Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 8 juin 1885, lundi 8 juin 1885
29eine Annee JVo 3-Edition quotidienne-9eme Annee Lundi S Juin 188® JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.ET J’AIME.TIIOMAS ( 'll A PA IS, Rédacteur FKANCE e/i Chef.LEGER BROUSSE A U9 Editeur-Propriétaire.{.S' • Taris, 15 mai.Le Président Grévy a eu hier une journée occupée.Le matin, il recevait M.Morton, le ministre américain, qui a présenté ses lettres de rappel.L’après-midi, il recevait le successeur de M.Morton, M.MacLane, qui a présenté ses lettres de créance.Tout s’est passé fort bien, au dire des journaux gouvernementaux, et l’on a échangé les compliments de rigueur sur la vieille sympathie réciproque qu’éprouvent l’une pour l’autre la France et l’Amérique.M.Grévy, qui était de bonne humeur, a meme glissé dans son speech oliieiel un petit mot fort aimable pour Mme Morton, et il a, en outre, irardé M.Morton a déjeuner.C’est au milieu de ces cérémonies diplomatiques que notre illustre président a passé la fête concordataire et chômée celle de l’Ascension.M.Grévy n’a certainement pas accompli ces graves fonctions d’Etat entre les offices de l'Eglise, et s’il ne tient pas au culte clérical pour son propre compte, il y a autour de lui des gens qui y tiennent.Quand le chef de l’Etat reçoit des représentants diplomatiques comme hier, la cérémonie nécessite la présence de tout son personnel et surtout d’une forte escorte militaire, dont les hommes et les officiers devraient avoir, un jour de l'été, autre chose à faire que de caracoler autour de la voiture des diplomates ou de défiler dans la cour de la présidence.Je vous ai dit l’intention où était M.Clovis Hugues de développer demain samedi sa proposition en faveur de l’amnistie.Le conseil municipal de Marseille a senti le besoin de venir au secours de l’illustre député radical de la Canebière, et on lit aujourd’hui dans les feuilles intransigeantes que les édiles marseillais ont formulé un vœu énergique on faveur de l’amnistie.Energique ou non, le vœu n’intimidera guère le ministère qui est décidé à refuser l’amnistie, tout en voulant bien accorder des grâces.Si encore M.Allain-Targé était seul ministre, les radicaux pourraient espérer une modification du programme ministériel; car M.Allain-Targé est député de Paris et les questions d’amnistie ont le don de passionner les réunions publiques parisiennes.Mais M.Brisson est le chef responsable du ministère, et il a contre les anarchistes et autres trouble-fête de la République une dent trop particulière pour donner à M.Allain-Targé la permission de se lancer dans la voie de la clémence.Je vous ai dit que M.Sadi-Carnot avait pris le portefeuille des finances sans vouloir réformer toute l’administration financière comme M.Cla-mageran, et accepté le budget de M.Tirard à la condition d’en modifier quelques détails.Ces détails ne sont point sans importance.M.Sadi-Carnot trouve qu’on a considérablement exagéré les plus-values de certains chapitres, et il ramène ces évaluations â des chiffres raisonnables.Par compensation, il élève les prévisions du rendement de l’impôt sur les sucres.Voilà qui est bien ; mais pour équilibrer tant bien que mal ce budget ingénieux de M.Tirard, suivant des méthodes empruntées de son prédécesseur, M.Sadi- Carnot avoue à la commission du budget qu’il lui faudra émettre des obligations à court terme pour une somme de 250 millions.Ainsi, quand il manque dans les ressources du Trésor la bagatelle de 250 millions et que, pour les trouver, on se lance dans la voie des obligations à court terme, cela s’appelle équilibrer un budget.Dans tout autre pays on appellerait cela un déficit de 250 millions.Mais la République qui a ruiné la France tout en jurant qu’elle était le régime par excellence de la prospérité, a un système spécial pour orner de noms pompeux et trompeurs les vérités les plus désagréables.Les nouvelles du Tonkin sont toujours bonnes.Les Chinois continuent à évacuer leurs positions.Seulement en raison des difficultés matérielles, ils ont obtenu du général Prière de l’Isle une prolongation de délai de dix jours.On continue à ne pas parler des îles Pescadores que le gouvernement avait évidemment oubliées ; car il ne faut pas tenir compte de ce que divers journaux, plus ou moins officieux, nous disent do prétendues négociations que le gouvernement compte ouvrir séparément avec la Chine pour la cession des Pescadores.C'est une preuve de plus que dans nos régions gouvernementales on dirige la politique de la France au petit bonheur, et pour ne pas révéler les fautes trop allli-geantes on invente de petits racontars qui, grossis par une presse complaisant»*, donnent à nos politiciens embarrassés un air d’hommes d'Etat auxquels rien n'est étranger.Mgr Lavigerie, l’éminent cardinal archvêque d’Alger, a prêché encore ! hier à Saint-Philippe-du-Koule où, comme à la Madeleine, une foule choisie était accourue pour l’entendre.Sa quête pour ses œuvres d'Algérie et de Tunisie a été très fructueuse, j J’apprends aussi que, sur la demande d’une délégation d’étudiants catholiques, le cardinal prononcera incessamment une allocution spéciale pour la jeunesse des écoles.Lignées 1 ittéraircs (SUITE) La postérité de Ségur-Nans-cérémo- ; nies se confond aujourd’hui, par sa petite-fille, avec la lignée ducale de Gramont-Lesparre ; mais le comte, son aîné, le Ségur-cérémonies marié a Mlle d’Aguesseau, a laissé une nombreuse lignée littéraire.Son fils aîné, le comte Octave de Ségur, dont la carrière tourmentée fut partagée entre l’administration, les armes et de romanesques incidents privés, avait le goût des sciences naturelles ; il a écrit plusieurs ouvrages de botanique.Le fils aîné du comté Octave, le comte Eugène, épousa Sophie Ros- tospehine.Celle-ci a rendu le nom de Ségur bien cher aux jeunes générations.Elle a cuiisacré sa plume gracieuse au plaisir et à l’éducation des petits.Elle a multiplié les volumes de cette jolie bibliothèque rose, qui amuse ot instruit nos enfants, après nous avoir amusés et instruits nous-mêmes.Ce n'est pas un art facile que celui d’intéresser et de fixer des imaginations naissantes, que de parler une langue simple, claire et enfantine sans jamais descendre à la vulgarité.La comtesse de Ségur excelle par ce mérite particulier.Elle attache l’enfant, elle la passionne, elle lui arrache le rire ou les larmes, sans chercher ses effets ailleurs que dans les scènes, dans les sentiments de l’enfance.Et tel est Je charme de ces riants et maternels récits, que les grands aussi se prennent à les suivre, qu'ils disputent parfois le volume aux petits.Les Mémoires d'un âne, les Deux nigauds, et vingt autres histoires divertissantes, ont fait la joie d'innombrables foyers ; et la reconnaissance de tous se peut affirmer sans aucune restriction vis-à-vis de l’auteur ; car les sourires de la grand’mère sont purs comme les yeux bleus des petits-enfants ; les plus saines inspirations de la morale et de la religion guident partout l’auteur, qu’il apprenne aux petites lèvres les premières prières, ou qu’il émeuve les petits cœurs sur la misère des pauvres gens.Ces livres là sont écrits sans (loute avec une plume échappée aux ailes blanches qu’étendent les anges gardiens sur les petits lits.Les quatre enfants de la comtesse Eugène de Ségur-Rostopchine ont recueilli sa plume et continué, jusqu’à cette heure, les traditions littéraires de la famille.Sa fille, la vicomtesse de Pitray, écrit, comme elle, pour les enfants.Son fils, le comte Edgar de Ségur, dirige avec succès un recueil bien connu de tous ceux qu’intéressent les grandes œuvres du bien : Y Association catholique.Un autre fils, l’aîné, le marquis Anatole, qui fut conseiller d’Etat, a publié de très nombreux ouvrages, tout remplis de nobles et chrétiens sentiments.11 a chanté, avec émotion, 1 épopée de Rostop-chine son grand-père, la sainteté de Mme Molé, religieuse de ses parentes, le gracieux poème de Sainte-Cécile, qu’a couronné à bon droit l’Académie française, la jolie légende de Saint-François d’Assise et la gloire sacrée des Martyrs de Castelfidardo.Un troisième enfin, Mgr de Ségur, a imprimé son nom dans bien des cœurs, a laissé dans la population parisienne une mémoire bénie, une mémoire d’apôtre.Ce ne sont pas ces mérites que je dois mentionner ici.Il faut passer sur ces grands exemples de foi et de charité ; sur cette humilité héroïque et simple, qui subit sans révolte l’humiliation cruelle des censures diocésaines, et que trouvèrent, sans orgueil, les réparations éclatantes du Docteur Suprême ; sur ce zèle qui embrassait dans ses ardeurs brûlantes les œuvres ouvrières, les âmes des adolescents, toutes les souti'rances, tous les besoins matériels et moraux de la grande capitale.C’est l’apostolat écrit que je relève ici ; ce sont les publications du Prélat.Prêtre depuis quatre ans à peine il publia son premier opuscule et le plus célèbre : “ Réponse aux objections les plus répandues contre la religion.” L’opinion s’est traduite au sujet de cette œuvre par les faits suivants ; elle a eu en France près de deux cents éditions ; fcelle a été traduite en italien, en allemand, en anglais, en espagnol, en portugais, en flamand, Jeu polonais, en suédois, en russe, en hindou, en arabe.Ce succès est mérité.Les soixante objections saisies au vol dans les salons, dans les ateliers, dans les cabarets, dans la rue, sont résolues vigoureusement, avec une netteté spirituelle et alerte.La cécité vient obscurcir le regard de l’apôtre ; il ne déserte pas ; il dicte sans se laisser, il dicte des pages admirables sur l’Eucharistie, sur le Pape, sur le Roi, multipliant ses lumineux petits traités selon les besoins du jour, infiltrant partout la vérité sons une forme brève et piquante.On s’étonne qu'une piété ardente, mystique et douce, s’unisse si harmonieusement avec cette verdeur de polémiste ; et ce mélange donne aux œuvres du prélat une saveur toute spéciale.Si quelques esprits échappent à l’influence de l’apôtre, nul tout au moins ne méconnaîtra les qualités vibrantes de l’écrivain.A côté de cette branche aînée de ; Ségur que nous venons de suivre jusqu’aux jours présents, une autre j ligne descend de Ségur-sans-cérémo-nies, celle de son second fils Philippe ; et celle-là encore s’est illustrée par les gloires de la plume.Le comte Philippe de Ségur, engagé comme simple hussard à vingt ans, était général lors de la néfaste campagne de Russie.Criblé de blessures à Somo-Sierra, il se fit, dans sa vieillesse, l’historien des grandes choses qu’il avait vues.Le général consacra huit années à l’étude de son sujet.Son “ Histoire de Napoléon et de la grande armée ” l’emporte de beaucoup sur ses “ Mémoires, sur ses Histoires de Pierre-le-Grand et de Charles VIII.” Le tableau de nos désastres, en 1S12, est demeure classique.C’est dans ces deux beaux volumes qu'il faut lire, racontés par un témoin, les épisodes navrants de la retraite de Russie.Le tableau est sombre et plein d'horreur ; dans sa vérité nue il émeut singulièrement.Le style est sobre, militaire ; et cette exactitude éloquente vous empoigne douloureusement.Ségur juge Napoléon sans amertume, mais avec la liberté respectueuse d'un témoin qui constate, de ses yeux, la défaillance momentanée, les éclipses du génie.Cette publication n’alla pas sans encombre.Ces récits, qui vous glacent.trouvèrent des contradicteurs.Le général Gournaud, notamment, entreprit une réfutation de l’ouvrage en termes si violents qu’on dut croiser le fer ; le général de Ségur fut blessé sur le terrain.Mais le succès de son ouvrage n’en fut que plus accusé.Ce succès n’est pas de ceux qui passent : le document reste le plus authentique et le plus consulté sur les événements militaries de 1812.L’Académie ouvrit ses portes au général, pendant que Ségur-sans-cérémo-nies vivait encore ; en sorte que l’on vit le père el le fils siéger ensemble au sein du docte aréopage, ce qui est peut-être sans exemple.Le fils du général, le comte Paul de Ségur, a écrit comme député de Seine-et-Marne des rapports parlementaires ; et la fille du général, la comtesse d’Armalillé, a publié des études intéressantes sur deux de nos dernières reines, Marie Leezinska, Mario Antoinette.Vient enfin la génération d’aujourd’hui, qui compte avec la duchesse (l’Estissac, le comte Louis de Ségur.Celui-ci a raconté le voyage de Palestine qu’il lit en 18G0 avec Monsieur le Comte de Paris.Dix ans après sa Caravane française en Syrie, il a rédigé des rapports parlementaires sur les marches de la guerre à Lyon et à l’armée de Garibaldi.La tradition du travail et du bon style est inhérente à la famille.L.de La Prière.fin Le m*rh tin de liste à s’assurer les fruits de sa victoire.Ces appels au peuple, ces plébiscites électoraux n’ont rien do sérieux par eux-mêmes, et ne comportent pas l’émission de votes réfléchis et sincères.Tout le monde en est convaincu, et nos adversaires autant que nous.Nous devons môme reconnaître qu’ils en sont plus convaincus, puisqu’ils changent, à chaque instant, leur prétendue constitution pour se maintenir au pouvoir.Il n’en est pas moins vrai que nos lois politiques et principalement notre loi d’élection sont nées de l’insurrection et qu’elles en gardent le caractère transitoire et violent.Ce que la faction victorieuse demande à une loi d’élection c’est d’imposer au peuple, par ruse ou intimidation, l’opinion triomphante.Est-ce que toutes nos lois politiques ne découlent pas de l’insurrection de 1789, de l’insurrection de 1830, de l’insurrection de 1848, de l’insurrection de 1870 ?.Notre légalité moderne a précisément pour principe la violation constante de la légalité.Il n’est pas ici question de droit ; mais on ne sait même plus ce que c’est que la légalité.Les conservateurs se bornent à user des lois, telles quelles.Et si, par hasard, la chance électorale tourne en leur faveur , ils se complaisent dans une législation qui a été faite contre eux.Cependant, les*chiffres ^ produits par les élections sont une Nous voila revenus au scrutin de démonstration claire de l’insanité de liste.C est un changement do consti-1 nos lois électorales.La Chambre tution.Mais qui peut conter cos chan- des députés a souvent représenté, gements J La.constitution de 1875 dans ses derniers temps, la minorité n’a jamais existé que sur le papier.La du corps électoral.La faute est-elle loi électorale qui en est le fondement aux électeurs ?Mais ce sont pas les varie au gré de la passion ou de l’in- électeurs qui ont fait la loi électo-térêt du moment.L’élection est-elle raie.un moyen de connaître 1 opinion pu- Le législateur prononce que tous blique t Non, c’est un instrument en- les français mâles sont électeurs à tre les mains de la faction dominan- partir de vingt-et-un ans.Les a-t-il te.Elle craint le vote uninominal et consultés pour savoir s’il leur plaise réfugie dans le vote plurinominal sait de se livrer à cet exercice du qu’elle espère gouverner plus facile- vote ?A-t-il même consulté la miment.Au fond, chaque député tran- son pour savoir si la capacité de che la question dans le sens qui lui tous les électeurs, s'adaptait au man-paraît le plus favorable a sa réélec- dat électoral ?Il ne les consulte t ion.M.Gambetta rêvait un scrutin pas; ils disent toutefois, par leur de liste qui 1 eut rendu l’unique élec- abstention, ce qu’ils pensent.Ils tour de France.Il échelonnait le vote émettent mieux qu’une simple opi-sur des comités qui répondaient à un nion, ils produisent un fait irrécusa-comitô central dont il eut été l’inspi- ble En ne votant pas, la moitié des rateur.Ce rêve, ces successeurs le électeurs affirme l’absurdité de notre reprennent pour leur compte.sulfrage universel.Le législateur ne ^ Lescrutiii de liste esl possible en s'en étonne ni ne s’en plaint ; il Lelgique ; il n’y a que deux partis, trouve même cela tout naturel.Dans Dans un si petit, pays,tout le monde l’article 5 du projet de loi sur le se connaît, et l’électeur n'est pas scrutin de liste, il proclame la vali-trompé.Le temps a développe des dite de l'élection qui réunit, au pre-influenees reconues et acceptées.Il mier tour, le quart des électeurs, en a été deinemeeD Angleterre, et Voilà le maximum, il s’abaissera la cependant on semble se préparer beaucoup dans les tours suivants de a abandonner le scrutin de liste.C’est scrutins.A-t-on jamais plus ingé-déjà beaucoup que l’électeur connais- nieusement mis en relief la mystifi-se un homme qui ait sa confiance, cation du sulfrage universel et de la : En Angleterre, d’ailleurs, comme en souveraineté du peuple ?Belgique, il y a deux partis qui absor-j L'électeur votera line liste toute bent à peu près toutes les influences entière.C’est à prendre ou à laisser, politiques.La France n’a pas encore Et qui dressera cette liste ?Celui-là su organiser un parti politique.Les est Je véritable électeur.Cette liste circonstances violentes ou elle se dé- est une carte forcée.L’électeur sent bat depuis un siècle laissent prédomi- qu’il annule son vote, en ne se Conner chez elle les sentiments de eon- formant pas au mot d’ordre.Cons quête et de victoire.D’où viennent toutes nos constitutions ?d’une fraction qui a triomphé dans la rue, et qui cherche seulement tatous que nos lois d'élection ne sont que des manœuvres de parti.Il faudra pourtant s’organiser, engager la lutte.Sous le Directoire, tes FeuilIlctOD «lu COURRIER DU CANADA 8 Juin 1885.—No 8 I LS I m elle entra en service à Vitré, chez rares lumières brillaient comme des Mme Leguévcl, qui lui permettait deux-follets à travers les arbres, trois fois par an (l'aller passer huit j Musaraigne se lit indiquer la jours aux Ormes.Mme Leguévcl demeure du porte-balle.C’était une était veuve d’un notaire de Vitré et maison coquette pour le pays, cou-mère d’un fils qui achevait son stage verte d’ardoises, blanchie à la chaux d’avocat.'encadrée de fleurs.Madeleine mit ; À la Saint-Jean, à Pâques et à Noël pied à terre ; Musaraigne lia Bricoile Madeleine accourait chez son père, à l’anneau de for scellé dans la mu- (Suite) —Demain soir vous aurez ce qu’il vous faut, dit-elle.Maintenant, aidez-moi à placer ces sacs pour que Madeleine puisse commodément s’asseoir dessus.Le meunier arrangea les sacs, noua les deux extrémités d une corde de façon à former des étriers, arrangea Madeleine sur le dos de Bricoile, et remit la houssine à la vieille femme.Un moment après, les deux voyageuses se dirigeaient vers le bourg de Closay.Lejeune fille, ployée cm deux, gardait machinalement entre ses doigts la bride de Bricoile ; Musaraigne respectait la douleur de l’enfant.Madeleine était née la veille de la mort de sa mère.Pendant ses premières années, Claude et Marcel la gâtèrent avec une égale tendresse ; mais à mesure qu’elle grandit, Madeleine eut l’orgueil de travailler et s’obstina à gagner, elle aussi son pain do chaque jour.Quand elle eut quinze ans, Elle ramenait le mouvement et la joie dans la demeure du sabotier.raille puis heurta à la porte.Un mouvement se fit dans l’intérieur de On eut dit que tout réussissait mieux la maison ; la lumière bougea de quand elle s’asseyait au coin du feu, place, et une voix argentine demanda sa quenouille au côté, ou dans les le nom de ceux qui frappaient, beaux jours quand elle entraînait j —Ouvrez, Douce, ma fille, répon-j Marcel dans les prairies.Jusqu’à dit Musaraigne; ouvrez, c’est un , cette heure le jeune fille avait connu visiteur de Dieu qui vient chez vous, le labeur sans les privations, et au- Douce tira le verrou rapidement, cun chagrin n’avait troublé la séré- ! Elevant ensuite son chandelier à nité de son âme.Le coup qui l’attei- la hauteur du visage de la vieille fem-' gnait la frappait à l’improvisto.Ce me, elle la reconnut, et poussa un choc la broyait, la brisait, l’étourdis- cri de surprise, sait.Elle ne voyait plus autour d’elle ni ail-dedans d’elle-même.Pour j —Viens, Madeleine ! dit Musarai-reagir contre son désespoir, elle n’a* jgne en prenant la main de la jeune vait pas eu le temps do rassembler ses forces.Musaraigne lui disait :— “ Viens ! ” et elle marchait, écrasée par un immense désespoir.fille.L’étonnement de Douce redoubla, mais cette fois elle ressentit un étonnement joyeux.Si Madeleine venait Vers midi, les deux femmes Ira- ! à Closay, c’est, que Louis avait parlé ! versèrent un village.Musaraigne et que le mariage de Douce avec aida silencieusement Madeleine à Marcel était chose convenue ! Et descendre près du portail d’une 1er- J Douce aimait si grandement Marcel ! me ; elle força la jeune fille à boire ! au fond de son âme, qu’elle chéris-une tasse de lait et à se reposer un ' sait profondément celle qui allait peu Le jour baissait quand elles arrivô- devenir sa sœur.Elle se jeta au cou de son amie et rent au termo de leur voyage ; de l’embrassa avec ollosion.—Parle, Madeleine, dis-moi quelles nouvelles tu m’apportes.Cotte question fit tressaillir la fille de Claude.—Des nouvelles ! murmura-t-elle, tu demandes dos nouvel les ?—Sœur, je les demande, et cependant je les devine.Mon père a vu Marcel et Trézek, n’est-ce pas ?—Il les a vus, répéta machinalement Madeleine.—Et je vais devenir l'heureuse famine de Marcel ?—Toi, toi, pauvre Douce ! Ah ! ce malheur me manquait.Tu aimes mon frère ! —Oui, je l'aime ! dit bravement la fille de Louis.—Vous êtes sœurs, et vous resterez sœurs, dit Musaraigne d’une voix sombre.Mais, Douce, tu n’as point regardé jusqu’au fond des yeux rougis de Madeleine.Tu n’as pas senti trembler ses mains pendant que tu les pressais.Oui, vous êtes liées, liées par la honte et la douleur, par le désespoir et les larmes.—Je ne comprends pas vos paroles, dit Douce, mais elles me glacent d’épouvante.Qu’est-il arrivé ?Une douleur, une honte, une vengeance.Que signifient ces mots terribles ?Mais, oui, Madeleine a pleuré.Elle pleure encore.Il est arrivé malheur à mon père.—Pauvre orpheline ! murmura 1 vieille femme.Douce saisit le bras de Musarai- gne.a —Oh non! pas la mort, dit-elle Quoi ! mon père ne serait plus ?Dieu me l’aurait repris ?Je ne le reverrais jamais.jamais ?—Nous sommes venues te chercher pour que tu puisses l’embrasser avant qu’on l’ensevelisse.Douce tomba sur les genoux suffoquée par les sanglots.—Et ce n’est pas tout, poursuivit Musaraigne, qui croyait devoir faire vider d’un trait à la jeune fille la coupe de la douleur ; ton père n’est pas tombé foudroyé par la maladie, il n’a pas été victime d’un accident fortuit ; non, un assassin l’a frappé.Et sais-tu qui l’on accuse de ce meurtre ! Marcel, le fiancé de ton cœur, et Claude Trézek.—Marcel ! s’écria Douce avec stupeur.—Tu ne les crois pas coupables ?demanda Madeleine.I —Eux ! dit la fille de Louis, eux coupables ! Non ! non ! Aurais-je choisi Marcel s’il eût été capable d’une lâcheté, d’un crime ?; Musaraigne raconta tout, sans I omettre un seul détail.Quand eile j eut fini, Madeleine dit gravement : —Il faudra les venger tous trois ! —Vous nous suivez ?dit la pauvresse.—Quand vous voudrez, répondit l'orpheline.A l’aube, les trois femmes quittaient Closay.Non loin des Ormes, elle rencontrèrent des groupes de paysans qui les saluèrent avec compassion.Dans le village, les travaux se trouvaient suspendus.Valets, laitières et fermiers causaient sur le seuil des portes, du drame sanglant accompli près du Chêne à l’Image.Musaraigne arrêta Bricoile près de la mairie, le nom de Douce circula dans la foule, et l'on s’écarta avec respect j sur le passage de la jeune fille.Le cadavre de Louis était, comme la veille, étendu sur la table ; un rideau rouge tiré devant la feuôtrejetait un 1 reflet pourpre sur le visage du trépassé.Douce pria et pleura jusqu’à ce que le charpentier et le fossoyeur entrassent.On l’entraîna défaillante pendant que l'on clouait la bière ; mais elle retrouva assez d’énergie pour suivre jusqu’au cimetière le père qu’elle avait tant aimé.L’abbé Rameau lui adressa quelques paroles de consolation, et prononça le mot de miséricorde pour les coupables ; mais Douce se redressant répondit au prêtre : (A suivre) JLe Courrier du Canada, Lundi 8 Juin 18§5 elections finissaient par mettre la du serpent, qu’au lieu d’Adam, révolution en minorité.Les coups faillible, Dieu rond aujourd’l on so le roi aujourd’hui au jamais _ main- contente tenant est un roi infaillible.d'Etat, les proscriptions, corrigeaient genre humain plus qu’il n’a j les erreurs du scrutin.Dans lajPfi'r?» ca.r d00110 France moderne, d’annuler les élections conservatri Dieu fera éclater sa puissance,comme ,, .5 c .fe.il faut, pour que je rétablisse tout.Je ces.Mais ce jeu ne saurait îndefi- demande que vous ne soyez pas enveniment durer, et il^ est permis dejloppédans les désastres prochains, et 1 1 1 J J ~ Que vous viviez longtemps et heureux.Je vous remercie des services que vous me rendez.Votre humble serviteur, croire que la lassitude du pays trouvera, d’une manière ou d’une autre, à s’exprimer.Coquille.Les impies attaquaient mes œuvras, on rn'ôtan t serait pour un pleutre, ce qui fait que Mes libertés.Ils ont tâché de me détruire.tous mes officiers au nombre de sept Je sais que dans la tombe ils voulaient me con- J Qüt acllel6 des chevaux.Nous avons ni ., .tl[d!**; I quelquos magasins, le beurre se vend Plusieurs de mes amis pensaient men luire,1 n °, » fautant.50 cts, le® «tifs 82.00, la biere 82.00 la Alin do renverser co3 complots sataniques douzaine.Une pipe de plâtre *10 sous.Le lils tie l’hommo a fait semblant de in’acoa- Le viti pour la messe $24.00 h) galon .-SOMMAIRE France Lignées littéraires Lo scrutin de liste Feuilleton.—Lo témoin du meurtre La folie de Kiel Petite gazette Lettre du Nord Ouest Choléra en Espagne Nouvelles du Nord-Ouest.Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Avis—L G Lépine, libraire Ligne Allan voir 4ème page Grands avantages dans le département de la bonneterie—Behan Bros.Police à cheval du Nord-Ouest.Chemin de fer Intercolonial —D.Pottinger Conseil général du Barreau.—S.Pagnuelo La compagnie des .«teamen?de Québec.—Arth Ahern.CANADA QUEBEC, 3 JUIN 1885 La folie de Kiel Dans ces derniers temps, on a beaucoup discuté sur l'état mental actuel de Riel.Et, du présent remontant au passé, on s’est demandé s'il a jamais été fou.Il y a même eu, à ce sujet, un échange de correspondances dans la presse.Nous croyons que cetto question n’est pas discutable et que la folie de Riel en 1876 et 1877, ne saurait être raisonnablement niée.Les manuscrits que nous avons en ce moment sous les veux ne nous laissent aucun doute sur ce fait.Ces documents, écrits de la main même de Riel, sont tout ce qu’il y a de plus insensé.Nos lecteurs nous sauront gré de leur faire connaître quelques-unes de ces productions extravagantes qui sont entièrement inédites.Au cours de sa folie, et lorsqu'il était à l’asile de Beanport, Riel écrivit un jour le morceau qu’on va lire : A M Je vous remercie des souhaits que vous me faites pour ma liberté.Je désire avoir ma liberté aussitôt que Dieu daignera vouloir me la rendre.Ce que j’aime c’est d’exécuter avec autant d’amour, de crainte et de fidélité qu’il m’est possible, cette mission que Dieu a daigné me donner à accomplir eu tous points, selon que j'en ai été prévenu par B.J’entends une voix qui me dit souvent que mes peines sont finies.Le Seigneur m’a fait dire à haute voix dans l’asile des lunatiques que je n’avais plus rien à faire dans ses murs.Le jour que C., m’a enchaîné parce que j’ai repris un blasphémateur qui a encore un peu de discrétion ; le jour que C.est venu m’enlever mon évangile, d’après les ordres impies du médecin, sous prétexte que l’évangile me rend fou, ce jour là, j'ai vu dans ma prison et dans mes liens, des cercles de feu se rapetisser devant moi.J’ai dit : Seigneur qu'est-ce que je vois ’/ Le Seigneur a daigné me répondre en disant : “ C’est moi-môme : je ramasse mes forces pour frapper Beauport.Ah î que C.a rendu un mauvais service aux méchants qui gouvernent cet asile, en agissant suivant l’Esprit du mal î C.me reconnaît comme Prêtre Prophète, Pontife infaillible.Et il m'enchaîne.C.UU3 reconnaît comme Prêtre et Prophète, et Pontife infaillible, et pour l'amour d’une chétive situation, il n’a pas osé avertir les propriétaires que c’est mal de me garder ici : il a consenti à être auprès de moi un des gardiens de l’asile, et à s’exposer ainsi à mettre la main du sacrilège sur la personne du Prêtre, du Prophète, du Pontife infaillible qu’il reconnaît en moi î Comme je le lui ai dit après avoir été enchaîné par lui, vous aimez à avoir un Pontife infaillible, mais vous ne voulez pas qu’il soit roi.Car tout en assurant que je suis Prêtre, Prophète et Pontife infaillible.C.s’est jusqu'ici abstenu de me reconnaître pour roi.Cependant je suis roi, et c’est la conséquence de mon infaillibilité en Jésus-Christ.L’homme a été créé Roi et la femme Reine.Satan les a fait tomber.Mais la rédemption est venue.Or, telle est l’excellence de la rédemption, et Marie Immaculée a tellement écrasé la tête Louis 44 David ” Riel.Prophète, Pontife infaillible, Prêtre-Roi.L’homme qui écrivait et qui signait ces élucubrations délirantes était incontestablement et absolument fou.Qu’on ne dise pas qu’il feignait la folie.Dans le milieu où il se trouvait, Riel n’avait aucune raison de jouer cette humiliante comédie.Il était assuré, à cotte époque, de la sympathie universelle, dans la province de Québec.Et d’ailleurs, sa tête n’était plus menacée.Il était simplement banni pour cinq ans, et n’avait pas d’intérêt à venir se donner en spectacle dans nos maisons de santé.Comme on a pu en juger par la déclamation que nous venons de citer, la folie de Riel avait par dessus tout le caractère religieux.Il s’y mêlait aussi une idée de domination, d’un grand rôle personnel, d’une mission surnaturelle et éclatante.Riel semblait, par moments, avoir conscience de son état mental.C’est ce que parait indiquer l'écrit suivant qu'il adressait à la même personne que l'autre : .A VI.Laissez moi vous dire que, si je suis fou, je le suis depuis ie S décembre 1875.Ce jour-là, j'étais à Washington, la capitale des Etats Unis.J'assistais à la grande messe de l'immaculée Conception dans l'église catholique, dite de Saint-Patrice.Au moment môme où le prêtre, ayant terminé son sermon, disait le Credo, et pendant que le peuple était debout et moi avec lui, je sentis soudain dans mon cœur une joie si maîtresse de moi, que pour cacher à mes voisins le rire de mon visage, je fus contraint d'étendre mon mouchoir à sa grandeur et de le tenir ainsi avec ma main sur ma bouche et sur mes joues.Malgré mes précautions, un jeune garçon d’une dizaine d’annés qui se trouvait un peu en avant de moi, s'apperçut de ma grande allégresse.Après que ces consolations m'eussent réjoui environ deux minutes, je fus immédiatement saisi par une immense douleur d'àme.Et si ce n’eut été des grands efforts que j’ai faits pour contenir mes sanglots, mes cris et mes larmes eusseut éclaté terriblement dans l'enceinte de l’église.C’est par discrétion que j’ai fait taire la douleur presque insupportable que j'éprouvais dans mon âme.Or cette grande peine qui avait été égale à ma joie, passa en aussi peu de temps qu’elle.Et mon esprit resta plein de cette pensée : u Les joies et les douleurs de l'homme ici-bas sont courtes.*’ Pas longtemps après, à la suite seulement de quelques jours, on commença à me traiter de fou.Durant sa folie Riel a produit des centaines et des centaines de vers.Voici quelques échantillons de ces curieuses poésies d'illuminé : Quand je vous parle, c ’est la voix de Dieu qui [sonne Et tout ce que je dis vous est essentiel.Je suis le joyeux téléphone Qui vous transmet les chants et les discours du [ciel.Je fais communiquer d’uue manière insigne Le Séminaire avec la maison de la Vigne, Quelqu’un chante d’en haut : et j’en suis le [témoin ; Que vous êtes si proche et cependant si loin.Je suis l’eau du Jourdain qui coule et qui mur- [mure Grâce à Jésus-Christ Mon humble personno Est le téléphono Du Très Saint-Esprit.Je parle au nom de Dieu qui condamne et portion ne Le téléphone commençait alors à faire fureur dan* notre province.C’était la merveille du jour.Cette grande invention avait frappé l'imagination du chef métis.Et la comparaison du téléphone revenait à tout propos sous sa plume désordonnée.Les réminiscences bibliques se rencontrent presque à chaque feuillet des divagations de Riel, de môme que ses lubies au sujet du grand rôle prophétique dont il se croyait investi.Il évoquait aussi le souvenir de ses luttes et des dangers qu’il avait courus.Les vers suivants renferment l’expression de tous ces divers sentiments : Venez vous demander, un regardant ma mise Si Dieu peut envoyer un prophète en chemise.O Ills de Chanaan, je reviendrai chez vous.Mes mains protégeront les colonnes du temph*.Aux guerriers je saurai donner un bon exemple, C’est vrai que je n’ai pas l’étolo sur le cou.Mais j’ai reçu du Christ ma seconde naissance, J’ai pris la grande croix, le joug d’obéissance En me sacriliant jusqu’à passer pour fou.J’ai tout abandonné, sans réserver ma vie Pour combattre l'orgueil, lavante et l'envie [hier Les judas ont senti clos frissons galvaniques De joie.Et des nigauds sont venus m’alfubler Comme on allublo ceux que le démon possède.Les docteurs ignorants m’ont donné pour re- [mède Les gros liens de cuir qu’on métaux animaux A l’un de ses anciens professeur de rhétorique, il adressait cette apostrophe : Vous m’avez fait hi Rhétorique Grâce à vous aujourd’hui je parle puissamment.Et l’éloquence prophétique Sort de ma bouche avec l’éclat du diamant.En voilà plus qu’il n’en faut pour établir le caractère de la monomanie de Riel.Monomanie religieuse, prophétique et politique, déterminée chez lui probablement par les inquiétudes, la surrexcitation, la fièvre des années 1869 à 1875.lai PriiftHO et le Vuticiiu PETITE GAZETTE Un nouveau journal vient de paraître.C’est Y Echo du Golfe, publié à Rimouski.Nos souhaits de prospérité au nouveau confrère.Sa Grandeur Mgr Bourget a reçu hier les derniers sacrements.Sa Grandeur est excessivement faible.L'opposition a déposé les armes pour un moment ; le bill du cens électoral est adopté jusqu'à sa quarante-huitième clause.On pense que celle mesure sera votée d'ici à quelques jours.Sa Grandeur Mgr l’archevêque de Québec est parti ce matin pour St-Onésime, comté de Kamouraska.lettre i>u nord-ouest LE 9° BATAILLON DÉTAILS INTÉRESSANTS On nous communique la lettre suivante, qui sera lue avec le plus vif intérêt : MacLeod, 24 mai 1885.Ma chère sœur, J’ai reçu ta lettre hier.Aujourd’hui j’ai du loisir, je m’empresse devons écrire.Je dois d’aboril jvous dire que je suis eu parfaite santé, que le climat ici est le plus beau que l'on puisse désirer et que la vie que nous menons est des plus agréables.Vous avez du apprendre par les journaux ou peut être par mes lettres, si j'ai écrit depuis que je suis ici, que j’ai été envoyé en détachement comme commandant à Fort MacLeod avec trois compagnies du bataillon.Nous sommes ici logés dans de magnifiques casernes, excepté moi et le major Frenette, mon principal officier, qui avons jugé à propos de camper dans la tente, an milieu du square des casernes.Tous mes officiers, sous-officiers et soldats se portent à ravir; la nourriture est abondante et saine ; pas une goutte de liqueurs, ce qui m’évite bien du trouble, le dernier item étant souvent l’écueil du soldat.Nous passons les jours à faire l’exercice, le soir, nous jouons au whist à 15 sous du point dans les familles des officiers du Fort.Nous sommes vraiment portés sur la main, je puis dire même que nous sommes les favoris, ayant sous mes ordres un sel d’officiers et hommes distingués sous tous les rapports.Je ne dois pas omettre de vous dire que j’ai fait acquisition d’un excellent cheval de monture et que je profite de cela pour visiter les alentours ; j’ai aussi à ma disposition une magnifique paire de chevaux pour voyager.J’ai visité les montagnes rocheuses dernièrement, c’est le plus grandiose spectacle qu’il soit donné à l’homme de contempler, etc.La chasse abonde ici, ainsi que la pêche.Nous avons à notre disposition deux médecins, aussi un missionnaire oblat qui nous dit la grand’messe tous les dimanches, lo chant par nos gens ainsi que le service.Nous sommes entourés des auvagos Sarcees Pieds Noirs, Blood (sang) et autres.J’ai reçu avant hier la visite du grand chef,u Tête de Taureau, ” des Sarcees le Révd Père Lacombe étant l’interprête ; j’ai été obligé d’envoyer ma voiture pour prendre ces m.m.La visite s’est terminée par des présents, thé et tabac, que j’ai distribués au chef et à ses guerriers.Je vous assure que vous ririez à vous en tenir les côtes si vous pouviez me voir au milieu de ces faces peiutes, Le whisky quand il y en a (mais quel whisky) 87.00 la bouteille, et le reste de môme.Les officiers qui sont avec moi sont : Major Frenette, ie lt.Béique, ôtud.en méde.à Laval, qui agit comme Adjudant, paie-maitre et quartier maître ; le lt.Hamel, Faucher, Baiilargô, E.LaRue et G.Fiset, tous de très bons officiers bien travaillant et d’humeur joyeuse, très joyeuse.J’oubliais de vous dire que les habits, etc.coûtent très chers, les bottes de 15 à 25 dollars, un pantalon S20.00, des gants de kid 85 à 10.No pas oublier que nous devenons un peu sauvages nous-mêmes, et ne pas s’étonner si notre style, ortographe et écriture sont plus au moins étranges.J’ai reçu aujourd’hui par la poste à peu près de cent livres de lettres et de journaux pour le détachement, aussi il faut voir chacun faire sa correspondance, lire les journaux,et les figures déconfites de ceux qui n'ont pas de lettres.Nous étions jusqu’avant hier sans communications télégraphiques, une ligne a été complétée avec Medecine llatt, ce qui nous met en communication ave* le reste de l’univers.J’ai inauguré cette ligne par un télégramme ail col.Amyot à Calgary, cette ligne aboutit au bureau du détachement.J’ai en outre à ma disposition des cavaliers de la police montée qui portent à Calgary, distance de 104 milles, les correspondances pour les déposer au bureau de poste.Nous avons mis 4£ jours pour traverser la prairie pourjious rendre ici, avec dix-sept voitures énormes traînées chacune par quatre et deux chevaux ; nous avons eu à traverser 10 rivières gonflées par la fonte des neiges des montagnes, cela n’étant pas toujours sans dangers ; tous les soirs nous campions, aussitôt arrivés près d’une rivière tentes montées, feu allumé, bon dîner, une pipe pour coucher.Une troupe de cow-boys m'escortait, ces gens là ne sont pas aussi terribles qu’on le dit, leur service consiste à aller en avant pour découvrir l’enneini s’il y en a et avenir se rapporter de temps à autre au commandant; la nuit ils rodent aux environs du camp ; leur costume est pittoresque, ils sont les plus forts cavaliers du monde.Nous ignorons absolument quand nous serons rappelés ; ma foi, si je n’avais des all’aires à Québec, j’aimerais m'établir dans cet immense pays dont on ne se peut faire une idée qu’après l'avoir vu et habité quelque temps.La plupart des chefs indiens dont nous devons serrer la main sont des meurtriers à plusieurs victimes, ce dont ils se vantent; ils sont aussi voleurs de chevaux ce qui fait leur gloire plus ou moins selon que les chevaux volés sont en plus ou moins grand nombre.Les femmes en général sont laides et hideuses, les hommes sont bien faits et ont un grand air de dignité, on voit qu’ils ont été les rois de la prairie et qu’ils ne seraient pas fâchés de le redevenir.Ce sont les geus les plus curieux du monde, vous en voyez dans tous les coins; oii ne peut lever la vue vers une fenêtre sans en apercevoir quelques faces, hommes, femmes et enfants, il y en a dans tous les coins et il faut les tolérer; personne n’en fait de cas.Le tire-bouchon de Faucher a été volé à notre vue par un des chef des Bloods, drôle, drôle ! Je n’ai plus de papier sous la main.J’entends le cheval de mon courrier et j’expédie.Lt.Colonel Tus Roy.Berlin, 7.—On annonce qu’une entente cordiale entre la Prusse et lo Vatican est de plus en plus probable.On tend à en venir à une entente à propos d’une nouvelle loi relative à l’éducation du clergé et au règlement des difficultés avec le Vatican à propos des sièges épiscopaux vacants de Cologne et Posen.Choléra en Cwpagne Madrid, 6.—On rapporte trois cas de choléra à Murcie aujourd’hui.L’épidémie se propage toujours dans la province de Valence.Madrid, 7—On persiste à dire qu’il y a quelques cas de choléra à Madrid et que les autorités cachent ce fait.La proportion des décès cholériques à Valence a doublé.La population s’enfuit des districts infectés.Malgré qu’on affirme le contraire, il est absolument avéré qu’il n’y a aucun cas véritable de choléra à Madrid.Le maire a lance une proclamation ordonnant la mise en opération des mesures sanitaires.CJrainteM «lu choléra Ottawa,6— En réponse à un cablc-gramme du gouvernement canadien, I1IU >\Jkl WW w.ntvti WW www ***www ¦ J 7 à l’air formidable et ridiculement ha.( le marquis Lansdowne, gouverneur- ««‘-r-V- vm'avcc inl"pti,e CŒfit'S pour s'entendre, et les quiproquo ,m se diat(/du gouvernement pour In nas-fonl.tous ces gens ont 1 air assez bien dation des amendements à l'acte mé-disposés à notre égard.Ils m appellent ^icil.le grand chef blanc et mes troupes à .Lord Derby ajoute qu’il espère que leurs yeux sont les vrais soldats de la le gouvernement anglais adoptera le Reine.Tout le inonde ici va à cheval- môme bill durant cette session, et celui qui se promènerait à pied pas- — LISTE CORRECTE DES REBELLES TUÉS ET BLESSÉS DEPUIS LE COMMENCEMENT DES • TROUBLES LES MÉTIS DE BATOC1IE DANS LA PLUS AFFREUSE MISÈRE • LA FEMME ET LES ENFANTS DE RIEL MOURANT DE FAIM NOMS DES MÉTIS PRISONNIERS AVEC RIEL DÉPART DE MGR TACIIÉ POUR OTTAWA ET MONTRÉAL "Winnipeg 5—Le Manitoba, journal français publié à St-Boniface, pionne ce qu’il dit être une liste correcte des rebelles qui ont été tués pendant les quatre jours de bataille à Batoche.Ce sont : Elzéar Touron, Damase Carrière, Donald Ross, Joseph Ouellette, père, Joseph Ouellette fils, Jack Swain, Joseph Delorme, Joseph Vandale, Michel Trottier et E.La-londe.Il y a eu cinq tués à l’Ànse-au-Poisson, ot environ 4 à l’Ànse-aux-Canards, soit en tout vingt Métis tués depuis lo commencement des troubles, mais une lettre datée de Batoche, le 24 mai, dit que le nombre total des tués a été de 23.Il est aussi probable que trois des blessés ont succombé.Les tués à l’Anse aux poissons sont: Jos.Vermette, St Pierre, Parenteau, Jos.Boyer et un nommé Desjarbois, outre deux sauvages.Les blessés sont Jos.Delorme, (dont on a depuis rapporté la mort,) Ambroise Jobin (qui est mort il y a quelques jours à Saskatoon.) Baptiste Boucher, le jeune, Charles Lavallée, Daniel Gariépy, Romual Gariépy, Maurice Henry, Wm Swain et Pieirc Townn.Le même journal donne aussi la liste suivante des prisonniers qui se sont rendus au général Middleton en même temps que Riel : Maxime Lépine, Emmanuel Champagne, Baptiste Rocheleau, Jos.Pilon, Alexis Saborneur, Pierre Ch.Parenteau, Dolphice Nolin, André Sauvage, Maxime Dubois, Baptiste \ andale, Pierre Vandale, Moïse Ouellette, Philippe Garnot, Patrice Touron, Francis Touron, Alex.Fisher, Albert Monk-man, William Jackson, Pierre Henry, Ignace Poitras et l’un de ses lils, Joseph Arcand et un sauvage.Cassoles Nathan, Thomas Scott, James Isbis-ter et Henry Monkman ont été remis en liberté.On a reçu la nouvelle à St-Boniface que de grandes souffrances et une affreuse misère régnaient parmi les Métis à Batoche.Riel a écrit à son frère à Sl-Boni-face, le priant de se rendre dans l’Ouest pour ramener sa femme et scs enfants qui sont plongés dans la plus grande détresse.Son frère, accompagne de Nault, s’est mis en route ce matin.Mgr Taché a reçu du Lac Froid des nouvelles au sujet du pillage des magasins de la compagnie de la Baie d’IIudson par les sauvages.La vie du missionnaire, le Rév.Père Logoff, a été menacée, mais les sauvages de cetto localité l’ont protégé.Mgr Taché doit partir aujourd’hui ou demain pour Montréal.Les employés do la Cie de la Baie d’Hudson croient que les blancs faits prisonniers à Fort Pitt ont été mis en liberté et qu’ils se sont dirigés à File à la Crosse, en suivant le cours de la rivière au Castor.Dans ce cas, ils seraient rendus aujourd’hui à l’ile à la Crosse, poste important de la baie d’Hudson.Ce poste se trouve à une grande distance au nord, de sorte qu’il laudra du temps avant qu’on reçoive de leurs nouvelles à Battleford.M,^Wrigley dit que s’il est vrai que Gros Ours se soit dirigé vers lo nord, le général Middleton ne pourra 10 faire prisonnier.Regina, 5—Riel jouit d’une bonne santé.Il passe la plus grande partie de son temps assis dans sa cellule, la tête basse et comme absorbé dans des réflexions sérieuses.Tous les jours 11 marche pendant une heure dans la cour de la prison, portant d’une main le boulet attaché à l’une de ses jambes par une chaîne.^ Gros Ours appartient à la tribu des Cris ; il est né dans la region de Carlton et est figé d’une soixantaine d’années, mais il parait plus vieux.Il n’y a rien d’imposant dans sa personne, et il ne possède pas le don de la parole.Il y a une vingtaine d’an-nee8, il quitta Carlton pour venir s’établir dans les environs du Fort Pitt et devint plus tard le chef d’une vingtaine de Sauvages qui résidaient à cet endroit.Ce n’est qu’après que le traité No 6 eût été conclu qu’il fut reconnu comme chef et il alla alors s’établir aux Montagnes du Cyprès.Pendant qu’il domeurait à Fort Pitt, la compagnie de la Baie d’Hudson l’employa souvent pour chasser le buflle et, il jouissait alors d’une bonne réputation.Les hommes de sa bande, cependant, étaient, pour la plupart, do fieffés coquins, surtout son neveu 10 Petit Peuplier.Gros Ours et sa bande ne s’engageaient pas souvent dans le sentier de la guerre, mais volaient, chaque fois que l’occassion s’eu présentait, de3 chevaux aux Pieds Noirs.Gros Ours ne passait pas pour un brave.Un jour qu’il était à Fort Pitt avec huit de ces hommes quatre Cris furent attaqué par une bande de Pieds Noirs, à une petite distance du fort, mais il ne voulut pas aller à lour secours.Les Cris, toutefois, réussirent à échapper aux coups de leurs ennemis.Dans plusieurs autres circonstances, sa conduite démontra qu’il n’était pas des plus braves.Lorsque le traité No 6 fut conclu en 1876, Gros Ours refusa d’accepter les conditions qui avaient été agréées par les autres sauvages.Il voulait voir si le gouvernement remplirait ses promesses.Il alla aux Montagnes du Cyprès, où il demeura pendant six a sept ans réunissant autour de lui, chaque année, un grand nombre do sauvages mécontents.A la suite de plusieurs engagements avec les Pieds Noirs et d’incursions sur le territoire américain, ses gerriers devinrent plus habiles dans le métier de la guerre et Gros Ours finit par être considéré comme un chef aussi, important que Pie-à-Pot.Enfui, il y a une couple d’années,.11 revint dans les environs de Fort.Pitt.Il accepta la somme que lui accordait le traité, mais il refusa d’aller s établir sur une réserve, n’étant jamais en peine de trouver une excuse pour motiver un refus.Echos ôfe nouveMe?s GUIDE DES VOYAGEURS Voir quatrième page.CHAUSSURES DE PAPIER fa l Les pan touilles (le papier sont dernière transformation subie p.ir papier.Un anglais a fait breveter une manufacture de pantoullles, sandales et autres chaussures faites en papier La pulpe de papier est employée pour les dessus et est moulée selon la forme désirée, et la semelle est faite de papier ou de cartOM, cuir ou de tout autre matériel de papier qui est réunie au-dessus par le moyen de glue, de colle ou de ciment.Les dessus sont pressés, et pci forés au cou-de-pied et aux côtés de façon à rester pliants et empêcher qu’ils, ne craquent lorsqu’on en fait usage.CTGARRES New York a fabriqué en avril J mit?lions de cigares de moins qu'eu mars, et 5 millions de moins que dans la meme période en 1884.BREVETS Le bureau des brevets d’invention du Canada a émis 218 brevets durant mai dernier.UNE FABRIQUE Le plus grand moulin à huile de lin aux Etats-Unis est située à Amsterdam, dans l’Etat de New-York.11 emploie* 16 presses, a une force de 275 chevaux vapeurs, et marchent jour et nuit sans s'arrêter.Près de 1,000,000 de boisseaux de graine est consommé chaque année, et 10,000 barils d’huile sont produits chaque année, et 10,000 à 12,000 tonnes de tourteaux de graine de lin sont exportés annuellement pour la consommation des bestiaux lui Angleterre.la poche des gilets Une nouveauté dans l’habillcmenr.est l’introduction de ce qu’on peut appeler la poche à l’épreuve des voleurs.La poche des gilets et des vêtements où 1 on porte habituellement son argent on sa montre, sont munies sous la doublure d’une bande mince, flexible et étroite soit en bois, soit en baleine, qui rond impossible aux voleurs à la lire du s’emparer du contenu des poches.LE 10 JUIN Nous sommes heureux de constater que la société de Québec s’empresse de donner la preuve de son hou goût et de ses aspirations élevées en couvrant du signatures le plan de la salle déposé chez M.A.Lavigne, 58 rue de la l'abri-que, pour la grande soirée de mercredi prochain, 10 juin, donnée à la Salle do Musique par le “Mendelssohn Quintette Club” de Boston.Gel empresse ment est d’un bon augure et nous avons la conviction quoies artistes qui forment lel{ Mendelssohn Quintette Club ” garderont un bon souvenir de leur visite à Québec ; ils seront contents du public de notre ville et nous savons à.l’avance que le public sera content de ces virtuosi s.i Madame Gieso qui accompngno le- lie Courrier du Canada, Lundi 8 Juin 1885 Quintette est dit-on, une cantatrice remarquable.PÈLERINAGE Les membres do la Société Saint-Vincent de Paul feront dimanche pro* chain leur pèlerinage annuel au Sanctuaire do la Bonne Ste-Anne.RETRAITE Une retraite pour les Associés du Rosaire vivant commence aujourd’ui A la chappollc de la Congrégation, Sainl-Rocli, et se terminera vendredi prochain.NOYADE Un terrible accident est venu jeter le deuil dans la famille deM.Jean Talbot, pilote, et demeurant à Berthier, comté de Montmagny.Jeudi, jour de la Fête Dieu, pendant la grand’messe, madame Talbot s’aperçut qu’un de ses enfants, egé de 3 ans, n’était plus auprès d’elle ; elle eut beau appeler, personne ne répondit.Après de longues recherches, elle trouva le pauvre enfant noyé dans un puits.M.Talbot est actuellement on voyage.prise d’iiàbit Les demoiselles dont les noms suivent ont pris ce malin le Saint habit chez 1rs sœurs île la Providence A Montréal : Mesdemoiselles Hébert.Fafard, Perrault, St-Paul ; Perrault, Joliette ; Noël.Rossignol, 15tu, Montréal ; L’Ami, Simard, Moussette, Vaillancourt, Dionne, Robert, Champagne, Picard, Barril, Laroche, Morin, Gendreau, Joutras, Landry, Mireault, Lezeau, Aur.lair, Pèlerin, Villeneuve, Gryon,et Calpé.ACCIDENT Un des employés de W.Carrier* Laine &Cie du nom de BoulTard,s’est fait couper un doigt, l’index, par une feuille de fer qui lui a tombé dessus, au chantier de M.Davie.Le docteur Lalleur a pansé la blessure.UN TERRIBLE ACCIDENT DEUX MORTS ET UN RI.ESSÉ Douze maçons environ, la plupart de Beaupor», étaient à travailler samedi sur un immense échafaudage élevé à une trentaine de pieds au-dessus de la voûte du péristyle de l’église Saint-Jean-Baptiste, lorsque l’échafaud céda sous le poids d’une énorme pierre que l’on venait de hisser à l’aide d’une grue, et s’écroula en entraînant dans sa chute ouvriers et matériaux.Cet elVondrement a fait trois victimes, dont voici les noms : Louis Galarncau, père de famille, Agé d’une trentaine d’années et demeurant A Beau port.Edouard Bavard, vieillard d’environ 70 ans, du faubourg St Jean, père de famille.Elzéar Cardinal, dé Beauport.Agé d’environ 50 ans et marié.On courut aussitôt chercher prulres et médecins.MM.les abbés Godin et Mayrand administrèrent les moribonds, et Galar-neau, qui avait le crâne horriblement fracturé, expira un instant après.Son cadavre fut descendu de suite dans le vestibule de.l’église, et les deux mourants furent aussi descendus ut placés dans l’église même, Savard avait une fracture analogue à celle de Galarneau.Cardinal avait quatre côtes fracturées et il a repris ses sens.Les blessés ont reçu les soins des docteurs Watters, Léonidas Larue et Dclislc.L’accident est arrivé vers trois heures Lanouvelle sen est répandu avec la rapidité de l’éclair et a jeté partout la consternation.Un moment la scène a été indescriptible.Les parents des ouvriers accouraient de toutes parts pour savoir les noms des victimes.Un petit garçon du nom de Galarneau est monté tout en pleurs de St-Sauveur, croyant que c’était son père, employé au môme endroit, qui venait de se tuer.Une des filles du malheureux Savard se trouvait au magasin de ta had de M.Dussault, lersqu’ello a appris le malheur qui la frappait.Elle a failli s’évanouir.Savard a expiré hier soir, vers six heures, sans avoir repris connaissance, A sa résidence rue Saint-Olivier où on l’avait transporté immédiatement après l’accident.Le corps de Galarneau a été placé dans un cercueil et transporté A sa résidence A Beauport, par M.Cloutier.La femme de l’infortuné dont la santé laissait déjà A désirer, s’est évanouie en apprenant le fatal événement, et on la dit en danger.Les funérailles de ces deux victimes auront lieu demain malin.Cardinal a été transporté A l'Hôpital de la Marine.Son état ne s’est pas aggravé mais il est peu probable qu’il ne survive A ses blessures ; il a presque toutes los côtes broyées, et un poumon a été atteint par une côte fracturée.JM.le coroner Belleau tiendra une enquête aujourd’hui sur les causes de cette terrible tragédie.ANNIVERSAIRE 11 y aura douze ans la nuit prochaine que le corps de Sir George Etienne Cartier est arrivé d’Angleterre A Quebec.CONFIRMATION Samedi matin, Mgr l’archevêque a administré le sacrement de confirmation aux élèves des Ursulines qui ont fait lour première communion cette année.MORT SUBITE Samedi, un homme dont nous ignorons Je nom et Fige et qui demeurait A riiôpital du Sacré-Cœur, est mort subitement dans la rue, comme il venait de sortir.INCENDIE Une dépêche de Ainliersburg, A la tète du lac Erié, nous informe que M.Morgan, autrefois marchand de nouveautés a Québec et établi aujourd’hui en cet endroit, a failli périr avec sa famille dans l’incendio de sa résidence samedi matin.M.Morgan est le beau frère du Dr Lemieux, de cette ville, et de M.Delorme, greffier de l’Assemblée Législative.AUTRE ACCIDENT Un nommée Laperrière s’est fait couper un doigt par une pierre qui 1 ui est tombée sur la main, lorsqu’il travaillait samedi A la maçonnerie de l’église du faubourg St Jean.UNE ERREUR Une erreur typographique s’est glissée dans le compte-rendu de la fête de M.le Supérieur du collège de Sainte Anne.Au lieu de Thomas Morus, on a publié Thomas Morris, en parlant de la soirée qui a eu lieu au collège A cette occasion.POUR CHICOUTIMI Le steamer St Laurent, capitaine Barra», quittera le quai St André demain matin A sept heures et demie poui|Cliicoutimi, la baie des lia ! lia ! et les autres ports qui se trouvent sur sa route.UN SOUVENIR Jeudi, on a placé, dans ie pensionna1 du couvent des Sœurs de la Charité de Lévis, un portrait en peinture A l’huile de Mgr F.1).Deziel.Ça été l'occasion d’une belle cérémonie en mémoire du vénéré pasteur qui a dirigé si longtemps Noire-Dame de Lévis.UNE SECONDE NOYADE.Thomas Watsun second A bord du navire Salabcrnj, capitaine Nelson, qui est maintenant eu chargement A l’Anse Ottawa, près deSillery, s’est noyé samedi soir au moment où il était occupé A réunir et A compter les billots finit mis prèsdu batiment.Le défunt était natif de Wellington Key, New Gastlo-siir Tync, en Angleterre.PROCESSION 11 n’y a pas eu de procession hier A cause do la pluie qui n’a cessé de tomber de neuf heures du matin A trois, heures de l’après-midi.Cependant des préparatifs considérables avaient été faits pour donner tout, l’éclat possible A cette belle fête.A Sl-Roch et A St-Sauveur, de jolis arcs et de forts beaux reposoirs avaient été érigés, et les rues étalon’ bordées de sapins et ornées d’innombrables drapeaux.UN NOUVEL ORGANISTE Nous sommes heureux d’apprendre que M.Joseph Letourneau, étudiant en droit et fils de M.Létourneau professeur à l’Ecole Normale Laval, vient d’etre nommé organiste de l'église de St-Tlio-mas de Montmagny.Le public québecquois a d6jA eu occasion d’apprécier les talents de ce jeune musicien qui fera honneur A sa position.LE VOL DES §100.000 New-York, G — Richard Scott, le comptable payeur de la banque de la compagnie Manhattan, pour l’arrestation de qui on offre une récompense de 85,000, est probablement au Canada.M Hays, président de la banque,a dit hier A un repoiler : 41 Je suis pleinement convaincu que Scott est A présent au Canada.Un gentleman qui le connaît bian et qui a habité la meme maison que lui, l'a vu dans 1e train express de Montréal, parti, de la gare Grand Central, lundi, A G heures 30 minutes du soir.” Dans la dernière résidence du fugitif, No 3 Quarante-septième rue Est, il a été impossible d’obtenir des informations.On ignore même si Mme Scott est encore A New-York ou si elle a été rejoindre son mari.UNE BIBLIOTHÈQUE EN VENTE La vente de la bibliothèque de feu M.Oscar Dunn commencera mercredi soir A 7 hrs et demie aux Salles d’encan deM.Octave Lemieux No 253 rue St-Jean, st se continuera les jours suivants.Les livres seront visibles de fi heures a.m.A six heures p.m.LE CARRÉ DÉZIEL Les travaux d’excavation sur le nou veau carré Dôziel on face de l’église Notre-Dame de Lévis se poursuivent f activement, sous la direction de M.D.C.Morency, représentant du comité des citoyens.On a commencé les terrassements en gazon, et quand le tout sera terminé Lévis pourra être certaine d’avoir une des plus belles places publiques du Dominion.AUDITION D’ORGUE A huit heures ce soir, plusieurs organistes se feront entendre sur le nouvel orgue construit et installé dans l’église Saint-Jean-Baptisto par notre facteur québecquois, M.N.Dêrv.L’Union Musicale a bien voulu se charger de l’exécution de deux grands cliœu rs.L’admission est gratis pour tous, et l’usage des bancs est laissé libre.Une collecte sera faite dans le cours de la soirée dont partie sera pour rencontrer les frais de cette audition et partie pour achat de musique pour l’église St-Jean.Voici le programme : 1— Italienne on Algérie, ouverture.Bossin M.A1 j).Bernier, organiste ô Noire-Dame do Lévis.2— Grand oirertoire en ré.Batiste M.K.A.Bishop, organiste à la Cathédrale Anglicane.3— Laudato Dominum .A.Adam Duo pur Mcsdiines T.Uugal et C.belisle et l’Union Musicale.4— Mélodies Irlandaises.-.M.A.Hamel, organisto à Sl-Patrice 5— Grande1 marche do procession .Mourîan M A Dernier (i—a nota Maria.I* auro Solo par M F Dorval 7—Poète et I aysan, ouverture.-.Suppé Transcrit pour orgue par Delmar, M P Rov, organiste à St Roch H—Offertoire Ste-Cécile en fa .Batiste M G Hébert, organiste à St-.Iean 9—Intermezzo.Macbeth M K A Bishop 10-Ave Maria.Molitor L’Union Musicale 11 — Chants Canadiens.K Gagnon M G Hébert 12—Bergers Watteau (Garotte).Greg h M P Roy 13 Hymne a Ste-Cécile.L David L’Union Musicale ONU lent hollo wav.— Ulcc rations (le toutes sortes, Blessures.Plaies et Maux de Jambes—Lorsque par suite de quelque accident, de faiblesse, de la circulation de sang impur ou de refroidissement, une inflammation, suivie d’ulcération, est portée aux membres inférieurs, le sou if rant peut,sans crainte de mécompte, avoir recours au célèbre Onguent Iloiloway dont la renommée pour la guérison de telles affections, s’est répandue dans toutes les parties habitées du globe et les attestations en toutes langues sont venues reconnaître les merveilleuses propriétés eu rat i vues des ces médecines.Dans tous le cas anciens, il faudra prendre des Pilules Holloway, en même temps qu’on emploiera son Onguent ; combinés ensemble, ces médicaments sont des plus efficaces et ils accomplissent la guérison, radicalement et sans douleurs.Sous leur influence combinée, les blessures ou ulcères de la pire espèce, prennent bientôt un caractère plus sain et peu après, commencent A se remplir et A se cicatriser, jusqu'à ce qu'une peau saine soit substituée A l’ancienne, et la force retourne./ j LA COMPAGNIE DE MACHINES A TRICOTER DE TORONTO.: FABRICANTS DE MACHINES A TRICOTER c ( ECLIPSE,” 11G, KUE ISA Y.es u es U i © s © es S © b c es •c ej B O S 5 © a a s?NI *1 O rs O s 0 ?1 0KN machine à tricoter ECLIPSE paiera duns toute famille.Après avoir pourvu aux besoins de la famille, on peut tricoter pour les voisins ou pour le commerce.On ne peut faire un meilleure usage de ses heures do loisir.Un jeune homme ou une fille peut gantier de $1.50 à $2.00 par jour avec T ECLIPSE.Les MARCHANDS peuvent fabriquer toute la bonneterie, Ij.G.ÏÆ1*1NE, tibrairi', INFORME les membres du clergé, ses amis et le putdic en général qu'il a transporté la balance du stock de marchandises qui lui reste en mains au No 53, rue SMoneph A fct-Koeli, où il continuera à recevoir toutes les commandes pi’on voudra bien lui confier Québec, 8 juin 18S5 215 Poêles à huile ! Poêles à huile ! Les favoris et populaires : Le FLORENCE, avec appareil extensif pour cuisine, chauffeur en ii p ect.FAIRY QUEEN, avec appareil extensif pour cuisine.GEM, avec appareil extensif pout suisine.Poêles A la ni.e.Chauffeur en fer breveté s’adaptera l toute lampe.Ne faites pas votre choix avant d’avoir examiné l’assortiment nu 16pût d’huile astrale.L’huile astrale et canadienne sera distribuée dans toutes les parties di la ville.JOHN F.HOSSAOK, 56, HUE DE LA KAUJUQUK.P.T.LEGAJRE ENTREPOT d Instruments Aratoires 461, Une St-Vallor, ST-SAUVEUR.QUEBEC.Québec, 30 avril 1885—4m.190 Situation demandé PAR un homme pouvant so rendre généralement utile, pour prendre soin d’un cheval, et ayant do bonnes ecommnndations.S’adresser aux bureaux du Courrier du Canada-Québec, 5 mai 1885, 198 foulards, mitaines, tuques, etc., dont ils ont besoin dans leur commerce pendant toute la saison, et do la sorte tenir leurs commis constamment employés.Les FERMIERS peuvent convertir leur laine en différentes sortes de marchandises et réaliser 100 pour cent de plus sur la laine qu’ils produisent.La seule machine à tricoter parfaite en est une qui possède un mécanisme (ribber) simple et sûr pour faire les eûtes.L’appareil de ce ribber diffère des autres presque sous fous les rapports, et les juges compétents l’ont proclamé comme parfait.L'ECLIPSE est la seule machine propre à T tisane de la famille.91 Quebec, 8 avril 1885—lanlfps.Romances et Duos FRANÇAIS.R.MORGAN, MARCHAND IME MUSIQUE, DEPUIS l’année 18GI, A toujours gardé en magasin la plus grau le variété de musique vocale française de celle ville, et toute assertion contraire est absolument rausse M MORGAN est extrêmement peiné d’être obligé de faire cette remarque, mais les bruits ridicules et préjudiciables répandus sur son compte, le forcent à donner ce démenti à cette nouvelle, mise en circulation dans un but intéressée.R.MORGAN, 47, rue Ruade.Québec, 1er janvier 1SS5.R La Caisse (l’Economie DE PIANO A VENDRAS.U N MAGNIFIQUE PIANO à vondre à bon marché.S’adresser à L.P.VALLÉE, Photographo.39, ruo St-Jean.Québec, 25 septombre IS84 G2 Notre-Dame de Québec.LE et après le 1er «JUIN prochain, la Banque paiera A son bureau.Hautc-Vil’c, un dividende de CINQ PAR CENT sur le montant du capital versé pour le semestre expirant le 31 du courant.L’assemblée annuelle des actionnaires aura lieu dans la bâtisse de la Banque, Haute-ViPo.LUNDI, !c 15 JUIN prochain, à SEPT HEURES ET DEMIE P.M.Par ordre, F.R.A.VEZINA, Sec.-Trés.Québec, 1er mai IS83—Gs.193 LA COMPAGNIE DES Steamers de Quebec —* •r- .- — » C-Z- ¦ • LE steamer Miramichi, capitaine A.Baquet, a l’intention do partir pour Piclou, arrêtant à la Pointe, nu-Père, Percé, Su m mers i de et Charlottetown, MARDI, le 16 juin à 2 heures P.M.Ce steamer offre un exeellent confort aux passagers.Pour le fret ou los passagers, s’adresser à ARTHUR A BERN, Quai Atkinson.Québec, 28 mai 1S85, 202 DANS LE DEPARTEMENT DE LA BONNE Bas de fils pour dames et fillettes.Bas de soies 1 1 , Bas en ccton êcrin [Balbigan] pour fd’ettes.300 douz.de bas unis et barrés pour dames et lillettes, achetés au rnba's et vendus à moitié prix.Vêtements de dessous en gaze et eu mérinos pour dames.Demi lus on soies, on lil et en coton, pour messieurs.Demi bas en 00*011 (cru [Balbi-g 5 n] pour messieurs.Vêtements de dessous en soies pour messieurs.Vêtements de dessous en mérinos >our hommes et jeunes gens.Vêtements do dessous on coton pour hommes et jeunes gens.Un lot considérable de camisoles et do caleçons en colon et en merinos pour messieurs, achetés nu îabais, seront vendus à sacrifce pour clairer.Chemises blanches pour messieurs, cols, cravates, poignets, bretelles, etc, etc.On trouvera dans les MARCHANDISES Cl DESSUS les articles les DIËILLGIJI» MAHCHÉS QUI n’aiknt JAMAIS été offerts.BEHAN BROS.Avantages Extraordinaires Au Bon Marche, Coin des rues St-.Iean et Collins, HAUTE-VILLE.— : o : L mentionné vendu?à un BON MARCHE exceptionnel.Indiennes de toutes sortes, depuis .gc# Etoiles A Robes de toutes sortes,.joc! et plus Cachemire français, tout laine .47c., 8oio Gros-G rain (.lob.).1.00 valant 1.30 1 Ottoman, broché.1.60 1 3.25 , « « unie.1.50 • 2.00 Entoucas.25c, pjus PARASOLS, UNE GRANDE VARIETE.Franges ot ornements en chenille, broderies, depuis 3c.jusqu’il 2,50.Gants en kid, en soie, en 111, en coton, etc., etc.Corsets de tous genres, depuis 50 cts.Tweeds tout laine, 50c.valant 70c.« importé, 90c.1 1,20 1 1 pour pantalon, un choix considérable.Serges, 75, 95, 1,30, 1.50, 1.95, 2.40, 3.00, valant 30 0/q (le plus.Habilllements en Tweed tout laine, faits sur commandes, 7,50.Un lot considérable de 3as, pour Dames et Enfants.Chausse!les, Bretelles, Cols, Chemises, Poignets, Cravates, le plus beiu choix ; Calerons e Camisoles en coton et merino, A moitié prix.* Enfin, un assortiment varié des marchandises Fs plus nouvelles vendus à des prix «ans précédent.* r ‘ * Venez voir, ut vous assurer vous-mêmes que c’est une occasion unique de faire vos achats pour la saison, à meilleur marché (pic partout ailleurs.Uu seul prix, et les marchandises marquées en chiffres.Au Bon Marché, Haute-Ville, N.Garneau.Québec, 2 mal 1885—1 un.194 , ES IBrl ^ —-r JB- JL JL xmi M h i ( ¦to- C.B.LANCTOT.IMPORTATEURS d'Ornements, Bronzes et Marchandises d'Eglises de tous genres.-IPI- -¦ - • MANUFACTURE DE Statues de toutes descriptions, Vêlements ecclésiastiques, Soutanes, Lingeries d’églises Chemin do Croix en peinture sur toile.Vin de Messe, approuvés par Sa Graudeur Mgr de Montréal, Cierges, Chandelles, Huile d’olive, Encens, Bra:se-encens, Chapelets, Images, Médailles Crucilix, objets d’arts et de fantaisies.Mérinos A Soutanes, Says noirs, Draps noirs, Toiles, Soiries de toutes couleurs et qua ités, Etoffes ù voile, Galons, Franges, Dentelles et Guipures en or, Glands, Bouquets brodés or, etc., etc.Candélabres et lustres en Cristaux, Lampes de Sanctuaire, Chandeliers d’Autel, etc., etc.— Grande spécialité de— Bannières, Drapeaux.Oriflammes, Colliers, Bandelièros, Insigne, et] tout autre décoration pour fêles nationales et publiques.J Toutes commandes pour célébration de la Fête de St-Jean.Baptiste, reçues avec reconnaissance ot exécutées sous ie plus court délai, avec soin, à la satisfaction pleine et entière do nos clients aux prix les plus modérés.Québec, 29 avril 1885—1 an 547 Barreau de la Province de Quebec.CONSEIL GÉNÉRÂT DU BARREAU, Montreal, 2G Mai 1885.LES EXAMENS DU BARREAU.1 CES EXAMENS auront lieu à Sherbrooke le 8 JUILLET prochain.Les examinateurs ont décidé d’exiger «les candidats A l’étude et A la pratique, l'entier accomplissement des sections 40 et 41 delà loi du Barren u.En conséquence, nul no sera admis à l’examen s’il n’a déposé un mois au moins avant Je 8 JUILLET, entre les mains du Secrétaire de la section à laquelle il appartient, un avis spécial et tous les papiers requis par la loi du Barreau et les lèglemenls, et s’il n’a payé tous les honoraires.Par ordre, S.PAGNUELO, Secret.Général du Barreau de la Province de Québec.Montréal, 2G mai 1885 Québec, 29 mai 1885—6f 213 COMPAGNIE DU MM imjlî ST JIM Pour la côte Graddon, le couvent de Jésus-Marie et les cimetières Mount Hermon et Woodfield.LA SEMAINE.Départ De la barrière.7.30 a.m.12.15 p.m.2.15 ]j.m.G.15 p.m.Départ Do la Cête Graddon.8.15 a.m.1.C0 p.m.4.00 p.m.7.15 p.m.Une aulrtc preuve de l’efficacite de L'EAU MINERALE DES CÉLÈBRES SOURCES ST-LEON.Certificat.Messrs GINGRAS, LANGLOIS A CIE.Messieurs, Depuis nombre d’années, je soufTrais do la terrible maladie de Dyspepsie, à un tel point quo jo ne pouvais manger do viande, depuis près ile 2 ans.Ayant lu les differentes guérisons obtenues par l’usage de l’Eau Minérale de St-Léon.je commençai A en boire suivant la manière prescrite dans vos annonces ; j’en fais usage depuis un mois et maintenant je puis manger de la viando ; j’ai bon appétit et je deviens plus fort de jour en jour.Jo me fais donc un devoir recommander cette Eau merveilleuse A tous ceux qui souffrent de la mémo maladie.Jo suis, avec reconnaissance, Votre très honoré, LEVY RECIO, Agent général d’impressions, 61, rue Grant, St-Roch.Un approvisionnement frais reçu aujourd’hui.GINGRAS, LANGLOIS A CIE, N.3, ruo Port Dauphin, Vis A vis le Palais Archiépiscopal.Québec, Il mai 1885.tS7 Pour T église Sle-Foyc, le cimetière Belmont et le couvent de Bellevue.Départ De la barrière.G 30 a.m.8.45 a.m.2.15 p.m.G.15 p.m.Départ De l’église Ste-Foye.7.40 a.m.10 00 a.m.4.00 p.m.7.15 p.m.LES DIMANCHES.Pour les couvents de Jésus-Marie cl de Bellevue, et les cimetières Mount Hcr-mont, Woodfield et Belmont.Départ de la barrière Ste-Foye à 1 heure p in., et tous les demi heures jusqu’à 5 hrs p.m.Un omnibus quittera la barrière Ste-Foye pour l’Eglise Ste-Foye à 1 houro p.m.et 5.30 p.m.Quittera l’Eglise Sto-Foye à 2 heurts et 7 heures p.m.§Éÿ“En prenant le tramway 15 minutes avant les heures ci-dessus, on arrivera à temps pour prendre i’omnibus.W.W.MARTIN, Gérant.Québec, 15 mai 1885.208 LOUIS JOBIN, STATUAIRE COIN des RUES CLAIR FONTAINE et BURTON, QUARTIER MONTCALM, QUEBEC , Québec, 5 mal 1883.785 Le Courrier du Canada, Lundi 8 Juin 1885" UK Guide des Voyageurs Chemins de Fer CHEMINS DE FEE DU NORD Il y a deux trains à passagers chaque jour do Québec à Montréal et vice-versd : Le train de la Malle partira do Québec à 9.15 heures a.m., et le train Express à 10 heures p.m.Les trains du dimanche partent de Québec pour Montréal à 4 heures p.m.GBAND-TBONC TRAIN MIXTE 10.30 A.M.—Train mixte laissera la Pointo Lévis pour Richmond et tous les points de VEst et l'Ouest, arrivant à Montréai à 8.45 P.M.TRAIN DD SOIR 8.30 P.M.—Express pour Richmond, Sherbrooke, Island Pound, Gorham, Lewiston, Portland, Montréal et tous les points do l’Ouest, de l’Est, et du Sud-Ouest et Nord-Est.QUÉBEC ET LAC ST-JEAN Allant au Nord G.35 a.m.Train mixte laissera Québec pour le Lac Simon, arrivant là à 10.45 a.ni.5.30 p.*m.Train de la Malle laissera Québec pour le Lac Simon, arrivant là à 7.15 p.m.Allant au Sud 7.10 a.m.Train de la malle de St-Raymond pour Québec, arrivant là à 8.55 a.m.1.15 p.m.Train mixte laissera le Lac Simon pour Québec, arrivant là à 6.00 p.m.Train de la Malle se rendra jusqu’au Lac Simon les mardi et samedi, arrivant là à 7.45 p.m.Au retour le train laissera le Lac Simon à 8.15 p.m., arrivant à St Raymond 8.45 p.m.les mêmes jours.QUÉBEC-CENTRAL Les convois circulent comme suit : de Lévis à Sherbrooke.11 h.a.m., convoi de la malle, arrivant à la jonction de la Beauce à 1.10 p.m.et à Sherbrooke à 6.15 p.m.De Lévis à St Joseph, Beauce: départ de Lévis, train mixte 3,00 p.m.Arrive à St Joseph à 7.10 p.m.Départ de St Joseph à 6.00 a.m.Arrive à Lévis à 10.00 a.m.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL Trains laissera Lévis pour Halifax et St Jean a 8.15 a.m.Pour la Riv.du Loup à 1.45 p.m.Pour la Riv.du Loup à 8.20 p.m.Ces trains circulent sur l’heure du Eastern Standard Time.Lignes de Steamers LIONE ALLAN Un steamer de cette ligne laisse Québec pour Liverpool, tous les samedis matin, à 9 heures, durant la navigation, avec les passagers, arrêtant à Rimouski pour le service de la malle.Un steamer de cette même ligne laisse Liverpool tous les jeudis, avec les passagers et les malles canadiennes Lcj steamers do Glasgow, de la mémo ligne aussi, partent dans leurs directions respectives, environ une fois par 15 jours.Prix du passage de Québec t Cabine $65,#$70.et $80 ; Cabine secondaire : ; Entrepont : $25.COMPAGNIE DE8 PORTS DU GOLFE Le Miramichi partira de Québec mardi, le !G juin, à 2 hrs p.m., pour Pictou.arrêtant à la Pointe aux Pères,Summerside et Charlottetown.Vente des nil lets de passage chez Leve et Alden, vis-à-vis l’hôtel St-Louis.LIGNE DOMINION Ces steamers sont en connection avec le chemin de fer du Grand Tronc, et partent chaque samedi de Québec pour Liverpool.Le prix des cabines, aller et retour, varie de $90 à $108, f Les billets de passage peuvent être achetés à tous les principaux bureaux du Grand Tronc.Bateaux a Vapeurs QUÉBEC ET LÉVIS Les bateaux South et Forth font le trajet entre Québec et Lévis tous les i heures, depuis 5 h.a.m., à minuit.Prix, G cts aller et retour.SAGUENAY Le vapeur St-Laurent, capt.Barras, quittera le quai Saint-André tous les mardis et vendredis, à 7.30 a.m., pour Chicoutimi et la Baie des lia! lia! arrêtera à la Baie St-Paul, lie aux Ccudres, Eboulements, Malbaie, Rivière du Loup, Tadoussac et l’Anse St-Jean, aller et retour.TRAVERSE DE QUÉBEC A LÉVIS QUEBEC | LEVIS Pour le chemin de fer Intercolonial.A.M.5,30 Accommodation de la R.du Loup P.M.2X0 Malle de la Hiv.du Loup.7.45 Express de Halifax.TRAVERSE DE ST-ROMUALD ET DE SILLERY Vapeur Lévis De Québec G.00 a.m.9.00 a.m.11.30 a.m.2.00 p.m.4.30 p.ni.6.15 p.m.De Québec 1.30 p.m.3.00 p.ra.G.00 p.m.DIMANCHE De St-Romuald 5.15 a.m.8.00 a.m.îO.OO a.m.1.00 p.m.3.00 p.m.5.30 p.m.De St-Romuald 2.00 p.m.5.30 p.m.ISLE D’ORLÉANS ET QUÉBEC De Québec De l’Ilk d’Orléans G.30 a.m.9.15 a.ni.11.30 a.m.2.30 p.m.4.45 p.m.G.45 p.m.Québec 1.00 p.m.2.30 * 4.00 * G.00 i 5.15 a.m.S.00 a.m.10.00 a.m.1.30 p.m.3.30 p, m.5.45 p.m.DIMANCHE De l’Ilk d’Orléans 11.30 a.m.1.45 ]).ni.3.15 « 5.00 c 7.00 i Arrêtant à St-Joseph en allant et revenant.Les jours de fêle, un voyage se fera de l’lle à Québec à 8 heures du matin.QUÉBEC ET MONTREAL Le vapeur Montréal, capt Roy, laisse Québec pour Montréal, les lundis, mercredis et vendredis à 5 heures P M.Le vapeur Quebec, capt Nelson, laisse Québec pour Montréal, les mardis, jeudis et samedis à heures I* M TJ O cç e c 2* ‘oc 0 o 2® P ?— O O H £ p C M v_.e 2 S 6 P c-» O £ «o U.rL °* P* o »0C 2.3 £T* la $ » £ s’ M n • q* C* O ° il ** A— • • O o c o r?o TJ -1 O C- c O B.§ a » 5.S =r Cri5 p n a Cu o 8Sgg r- TJ *3 p • ci g ?o " O en 2 c/> 3 -“TJ “ 5-S (V8 p ° z a 2.Ô M# C o ° B S’?3 cr Ilr3 B 5 .?« o .-• J.4 W REID, FABRIQUANTS DK PAPIER ' A LA PAPETERIE - liORETTE FABRIQUENT le feutre pour toiture, lambrlsage et pour mettre sous les lapis.Aussi boites à allumettes en papier, cartes, tapisseries ot papiers à envelopper et à Imprimer A la Papeterie du Pont Rouge On fubrlquo les cartons en bols, pour boites carton do paille, et pulpe de bols.MM.REID fout l’Importation et le commerce de toutes sortes do papiers, effets pour relieurs, tapisseries, Ils guident toujours «n magasin un asMirlJ.ment de papier,de métaux, Hide fourniture?poi.r 1j marine, etc., etc.Ou paye le plus haut prix pour toute son*) toile, cordages, chiliens, ruunuron de papier et toutes sort os de vieux métaux.Québec, 2G octobre 1882.n A.M.i 7.45 Malle p o u i Halifax.8.00 Accommodation pour la Rivière du Loup.1*.M.1.15 Mal!o pour la Rivière mu Loup.5.00 Accommodation pour la Rivière du Loup.Us samedis seulement R.M.2.00 Malle anglaise pour Rimouski.Pour le Québec Central A.M.10.00 Mixte de Saint-Joseph.P.M.CAP ROUGE Départ du Cap Rouge à M a.m, arrive à Québec à 10 heures a.in.Départ du Bureau de Poste, Québec, pour Bergerville et le couvent de Sillery à 11 45 a.m.Départ de l’Eglise de Sillery à l heure p.m., arrivé à Québec à 2 heures p.m.Départ du Bureau de poste pour le couvent de Sillery et Cap Rouge à 4.15 p.m.st-ambroise (Jcuno-Lorcttc.) Départ de Québec, tous les jours, à 4 heures p, m., de chez Ant.Blondeau, épicier, coin des rues de la Couronne et $t-Valier, St* Koch.Prix : 50 cents aller et retour.Les vapeurs du service de la Malle «lo IIVERPOLL, LONDONDERRY, QUEBEC et MONTREAL VERS LE 15 AVRIL PROCHAIN, nous transporterons le siège de nos alîaires dans nos nouvelles bâtisses, coin «les rues ST-JEAN et ST-STANISLAS Haute-Ville, qui subissent actuellement des améliorations considérables.Atin d’eirectuer une grande diminution «le notre assortiment considérable «le PIANOS, HARMONIUMS, Etc., Etc, Etc., et ne pas exposer nos instruments à subir des dommages dans lo déménagement, nous ferons, d’ici au 15 AVRIL les réductions suivantes «jui sont SANS PRECEDENTS.GRANDS PIANOS CARRÉS De 7$ octaves, bois de rose riobementgiinis, charpente en fer, etc., etc., etc.Prix régulier $130.00* vendus pour 250.00 PIANOS DROITS Richement Unis, charpente en fer, 3 cordes hile Et'* 10 te Prix régulier $150.00 vendus pour $250.00 HARMONIUMS Pour Salons, De $l.*tU.OO vendus pour $05.00 ORGUES-HARMONIUMS pour Eglises, très puissants, «le $100.00 pour $200.00.! PIANOS et HARMONIUMS du seconde main accessibles par toutes les bourses.M USIQ UE EN VE U ILLE S Morceaux «le 25c vendus pour 12Je, la même réduction est faite sur tous les morceaux «le dilferents prix.MACHINES A COUDRE Des differentes marques de $50.00 vendues pour $B0.00 et garanties pour G ans.Superbes machines à coudre «le seconde main vendues pour dix i$10.00) piastres et plus MACHINES A TRICOTER Aussi à f rix spécialement réduits.Uernard & Alflsiirc.Editeurs de Musique, No G, rue La Fabrique, Québec.Québec, G février 1885 7, CHATEAU RICHER Départ do Québec tous les jours à 4 heures P M., chez Jean Lemelin, épicier.111, ruo du Pont, St-Roch.Départ du Château Richer à Gj heures du matin, Prix : aller et retour 50 cents.STE-ÀNNE DE BEAUPRÉ Partira «lu pont Dorchester trois fois par semaine, les mardis, jeudis ot samedis à 2J heures P.M.Prix : 70 cents aller et retour.BARRIÈRE DU SAULT MONTMORENCY Partira du Pont Dorchester pour le Sault Montmorency, tous les jours, le matin à 10 hrs.et à midi.L’a près midi à 5 heures.Prix, 20 cts aller et retour Chars Urbains De Liverpool.De Derry Steamers De Québec 21 Mai 22 Mai Sardinian 13 Juin 28 * 29 « Sannatian 20 1 4 Juin 5 Juin Polynesian 4 Juillet 11 « 12 .Parisian 27 Juin 18 * 9 « Circassian 11 Juillet 25 1 20 « Sardinian 1S < 2 Juillet 3 Juillet Sannatian 25 « 9 1 10 1 Parisian 1 Août PARTANT DE IIA LIFAX A DEUX HEURES P.M., ou à l’arrivée du tiain du chemin «le fer Intercolonial venant «le l’Ouest.Prix du passage de Québec via Halifax : Cabine.$G0.00, $70.00 et $80.00 Suivant les accommodements.Intermediairo*.•.$J0.00 Entrepont.Au plus bas prix.Les vapeurs du service «le Geagow, Québec et Montréal De Glasgow Steamers IG avril 23 i 30 i 7 mai Il < 21 • Nestor iini.Garlhaqenian.Siberian .Norwegian.Grecian.Buenos Ayr can De Montréal le ou ver3 le Voir ligne do Londres 9 mars IG i 23 i 7 Juin 14 > A.M.10.30 Express pour Sherbrooke.P.M.2.30 Mixte pour St-Josepli.4.00 Express de Sherbrooke.TRAVERSE DU GRAND-TRONC QUEBEC A.M.10.00.Express pour Richmond.P.M.7.30.Malle pour l’Ouest.LA.ISSKBA STATION DE LEVIS K.M.7.00.Malle de l’Ouest P.M.3.30.Train Mixte de Richmond.6.15.Train Mixte de Richmond.Voyages intermédiaires pour fret.LIGNE DE LA RUE ST-JEAN Voyagent tous les jours do 8 hrs «lu matin à 8 heures du soir, et font le trajet tous les 10 minutes entre la barrière Ste-Foye et le bureau du Courrier du Canada.Prix : 5 cents.LIGNE DE ST-ROCH Font le trajet tous los 15 minutes entre la barrière St-Valier et le marché Champlain, tous les jours depuis G hrs «lu matin jusqu’à 9.25 hrs du soir.Prix : 5 cents.Ascenseur Marche tous les jours de 6 h.du matin h 9.30 h.du soir.Le dimanche do midi à 9.30 h «lu soir.Prix : 3 cents, 5 cents aller et retour, ou deux passages.Les vapeurs «lu service de LONDRES, PLYMOUTH, QUEBEC, ET MONTREAL T)e Londres via Plymouth Voir ligne *!e Glasgow 30 Avril 14 Mai 28 i Steamers Nestorian.Corean.Canadian.Nestorian.I)e Montréal lu ou vers le 2 Mal IG « 30 « l3 Juin ___ *On ne peut retenir sa chambre sans en remettre le prix d’avance.f Il y a à bord de chaque navire un médecin.Des billets de connaissement pour la traversée sont donnés à Liverpool et aux ports du Continent pour tous les points da Canada et des Etats de l’Ouest.Un vapeur avec les malles et les passagers pour les Steamers do la Malle «le Liverpool laissera le quai Napoléon chaque SAMEDI MATIN, à NEUF HEURES précises.Pour de plus amples informations s’adresser à ALLANS, RAE & Cie,' Agents, Québec, G juin 188t P Semaine Sainte notée.LE soussigné est heureux de pouvoir olfri aux Messieurs du Clergé, aux Communau tés religieuses et au public en général, une nouvelle édition revue, corrigée et augmentée du livre intitulé i La Semaine Sainte ou la grarnlo semaine, » car c’est dans ce livre que nous trouvons des détails précieux sur la passion, la mort et la résurrection «le notre divin Sauveur.Combien de personnes ont ouvert les yeux à la lumière «le notre sainte religion en iné»lilant sur les soulfiances et la mort de Noire-Seigneur Jésus-Christ, en lisant la semaine sainte ou en suivant los chantres pendant los ollices «le cette grande semaine.On pourra se procurer à la même librairie : Le Paroissien noté, dernière édition augmentée do toutes les nouvelles fêtes, etc , etc., aussi le nouveau Manuel des Congréganistes [ sans renvois], tous les livres do piété en usage dans notre pays, tous les nouveaux ouvrages «le polémique religieuse, ainsi que tous les oui vrages contre la franc-maçonnerie européenne et canadienne, un assortiment d’articles religieux, tels que Chemins «le Croix, Images, Statues et Statuettes, Chapelets, Cartes «lu rosaire.Médailles, etc., «île.Le soussigné so charge do l'importation, pour églises, des cloches «le la célèbre fonderie de Mears, à Londres, Angleterre, ainsi «jue de toute autre commande que l’on vomira bien lui conlicr.Toujours en magasin : Ootensojrs, Ciboires Calices, Burettes, Encensoirs, Lampes pour églises, Encens, Hosties, Cierges garantis pure cire, etc.Livres classiques, Fournitures « o bureaux et d’écoles, Editeur-propriétaire «les «leux magniliquos séries de cahiers de calligraphie -en anglais et en français—approuvées toutes deux par le Conseil de l’Instruction Publique de la Province «le Québec.Un escompte libéral est accordé pour los achats au comptant.Une visite est soliieitée.J.A.LANGLAIS, libraire, No 177, Rue St-Joseph, St-Roch, Quebec.Québec, 18 mars 1885 1 03 A la lyre d'or ! Lafrance, Vincelette & Cie 124, RUE ST-JOSEPH, ST-ROCH.ANCIEN MAGASIN DK FOUIUtURKS DK J.B.LA LIBERTÉ Agents pour les célèbres pianos “//a- m Q letton ”, de New-York, les pianos et H ‘îarmoniums “ Dominion ”, de Row-m manvillo.Ont., etc., etc., etc.H Assortiment choisi de musBjue (voN jalo et instrumentale), tapis et bancs de ^ le pianos, violons, cordes de violons, ËJ :olophan«j, etc., etc., etc.AUSSI cartes de fêtes et du Jour de l'An, objets «l’ait importés de Paris, etc., etc.B0MANCK NOUVELLE Ne l'en va pas I.Ed.Vincelette.—35 cts.‘ 18 Décembre 1884.— 10G O » p* te M O te W .Yuq [rp- CHEMIN DE FER IN TER CO LO NI A1 LA PLUS GRANDE MERVEILLE DU TEMPS MODERNE «M ' ' yrh ¦ 1 Lee Pilules et Onguent Holloway ! u 1SS5—A r ran ^cinen ts 10*1X0 M fl U ‘CSS ‘AVMOTIOn Jnnssojojd r.p luotuossijqcioq y ubuuojuos «jniorjnni?;ç •juaij surs iso u ‘nuod rj .«p sotpifjrui 9oj ji;o0!îïso,&vn*iîat t EDITION QUOTIDIENNE CANADA f Un an.$
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