Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 13 juin 1885, samedi 13 juin 1885
I 29eme Aunee No S-Edition quotidienne-9eme Annoe Samedi 1«] Juin ÎS85 unïer JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.J9 ET J'AIME.THOMAS tJHAh'AIS% Rédacteur en Chef.LL O Eli BROUSSE A U, Editeur-Propriétaire, Fit A NCI?Paris, 20 mai.Le Père-Lachaise devient décidément un champ clos où de temps à autre les communards éprouvent le besoin de se mesurer contre la police et l’armée, alin de savoir s’ils peuvent risquer leur insurrection définitive.Hier encore, â la suite des funérailles du citoyen Cournot, une nouvelle bagarre a eu lieu entre la force publique et les fédérés.Dans ma lettre d’hier je vous disais que la marche du cortège à travers les rues de Paris jusqu’au cimetière s’était exécutée sans encombre.La police avait permis que le drapeau rouge, atténué par des inscriptions lisibles, se déployât dans les rues.Puis, au cimetière, les manifestants savaient qu’on leur laisserait le champ libre.C’est là que j’en étais hier, et je pensais que, grâce à cette capitulation de l’autorité, les communards, ayant toute licence de manifester au Père-Lachaise, éviteraient toute collision avec la force publique.Je me trom pais ; les délégations ouvrières, au retour du cimetière, ont voulu dans la soirée, après une dizaine de discours qui les avaient échaudées, recommencer leur tapage sur la voie publique.La police les a dispersées et, croyant la besogne Jinic, est rentrée dans ses quartiers.Mais après le diner et dans la soirée, les délégations qui s’étaient réfugiés dans les établissements du quartier, ont reparu sur la place de la Roquette avec leurs bannières.La foule semblait les attendre, car, en dépit des efforts de la police, elle était encore plus empressée et plus curieuse à cette heure que dans la journée.Les agents de police, prévenus, sont arrivés.En outre, un escadron de la garde républicaine qui était resté à la Roquette, a, sur l’ordre des chefs, voulut rétablir l’ordre et la circulation.Au bout d’un moment, il a fallu charger.Une nouvelle bagarre en est résultée, et comme la veille, les soldats et les agents ont reçu des pierres et des coups de couteau.Finalement, force est restée à la loi.Ce matin, les journaux intransigeants, qui n’ont pas encore Uni d’exhaler leurs fureurs à propos de l’échaulfourée de dimanche, reprennent une vigueur nouvelle pour déclamer contre les “ massacreurs ” qui, une fois de plus, ont osé charger le peuple hier soir.Ce qu’il y a de bon, c’est qu’il est vraiment difficile de savoir à quoi s’en tenir sur le chiffre des blessés d’hier et d’avant-hier.D’après les feuilles communardes, l’ouvrier Joachim, celui qui a été transporté à l’hôpital Tenon, est mourant sinon mort ; en outre, des femmes, des enfants, d’autres ouvrieis ont été dangereusement blessés et se trouvent à toute extrémité.D’après les feuilles ministérielles, c’est, au contraire, du côté des troupes et des agents de police que se trouvent les vraies victimes de l’échaulfourée.Elles racontent que l’ouvrier Joachim est aujourd’hui hors de danger, tandis qu’un agent porté en mémo temps que lui à l’hôpital Tenon est perdu, que M.Carnat, l’oflicier de police blessé au Père-Lachaise^ est dans un Jétat désespéré^ D’au,très agents aussi seraient grièvement blessés.* ^ Il est malaisé de vérifier ces allégations contradictoires.Si vraiment la police et et la garde républicaine ont mis hors de combat un certain nombre d’anarchistes, le gouvernement a tort de ne pas donner des chiffres authentiques.Mais il veut évidemment dissimuler la gravité de réchauffource ;nous sommes en une année d’élections *et il ne faut pas alarmer la province.Alors le gouvernement ferait encore mieux d’interdire à ses orgafies les révélations qu’ils nous font sur le chiffre des “ blessés ” de la police et de l’armée.Car plus clairement que le chiffre des feuilles communardes, le nombre des blessés de la troupe et de la police dit la gravité des insurrections d’anniversaire.Du reste, il faut bien reconnaître que le gouvernement est débordé.11 capitulait hier en autorisant les partisans de la loque rouge à promener dans les rues dos bannières rouges avec inscriptions — ce qui évidemment sauve le principe — il capitule aujourd’hui en décrétant la désaffectation de l’église Sainte-Geneviève.M.Allain-Targé et ses collègues n’ont pris évidemment cette mesure sacrilège que pour apaiser l’extrême gauche qui doit aujourd’hui porter à la tribune une demande d’interpellation sur l’échauffourée du Père-Lachaise.Mais il se trompe s’il pense que cette honteuse capitulation sauvera son portefeuille pour longtemps.L’anarchie et la Révolution ont fait depuis quelques jours des pas de géant.N.biantes, il leur revenait.Le géant Antée, quand il avait touché la terre, sa mère, retrouvait des forces pour le combat.Le géant Hugo, quand il touchait le ciel, sa vraie patrie redevenait jeune et invincible.Honorons donc, sans trouble et sans remords, ce grand esprit certain de la postérité, dont les défaillances seules appartiennent à nos adversaires.Le mot honorons nous semble de trop.1 itgciueiifs mir Victor Hugo Sous ce titre : Dernier hommage, M.Leconte de Lisle vient de consacrer à Victor Hugo les vers suivants que publie le Figaro : Dors, Maître, «lans la paix de ta gloire ! Repose, Cerveau prodigieux, d’où,pondant soixante ans, Jaillit IVruplion dvs concerts éclatants, Va I Lu mort vénérable est Ion upot/icosc : 'l’on o pit immortel chante à travers lt*s temps ! Pour planer à jamais dans la Vie intime, Il brise comme un Dieu les tombeaux clos et [souids, Il remplit l’avenir dea voix «lu ton génie, Kt la terre entendra ce torrent d'harmonie Rouler de ïiè .le en siècle « n grandissant toujours.Toujours l’apothéose ! L’apothéose pour un homme qui est mort sans se réconcilier avec Dieu ! Dans le O un/ois, M.Henri de Pêne a écrit un article où l’on trouve le passage suivant : Victor Hugo a été le chantre sublime de Dieu, du Roi et de l’Empereur, aussi bien que de la liberté et de la nature *, il a été le poète de la foi et de la famille, et jamais l’inspiration n’a si triomphalement visité sa lèvre et fait vibrer si haut son luth que lorsqu'il demeura fidèle aux vœux de sa jeunesse ou que, échappant â la contagion des pestes am- Itécit domine I)U MASSACRE DU LAC A LA GRENOUILLE Strawbenzie via Battleford 7 .juin —La première description détaillée du massacre du lac â la Grenouille a été donnée par un témoin oculaire M.AV.15.Cameron, de la compagnie de la Baie d’IIuûson, un des prison niers évadés.M.Cameron a été fait prisonnier le 3 avril et s’est évadé le 1er juin, grâce aux efforts d’un métis nommé Louis Patenaudc et de quelques Cris des forêts.11 dit que lors de la nouvelle de la bataille du lac aux Canards les sauvages visitèrent plusieurs lois l’agence sauvage commandée par T.P.Quinn en faisant force protestation de lidélité Le 2 avril, les sauvages couchèrent autour du fort sans aucune apparence hostile.Le lendemain (3 avril) ils s’avancèrent en corps vers la demeure de Quinn—-deux sauvages, dont l’un le fils de Gros Ours, Mauvais Enfant, montèrent dans la chambre â coucher de l’agent.Mauvais Enfant avait l’intention de tuer Quinn dans son lit, mais celui-ci, qui était marié à une femme sauvage, a été sauvé cette fois par son beau-frère, qui accompagnait Mauvais Enfant.Cependant, la foule en bas s’était emparé de trois fusils et des munitions de guerre.Un lui ordonna de descendre, et malgré les conseils de Lovcman, son beau-frère, il obéit.On le saisit aussitôt et on le conduisit â la maison de l’instructeur agricole Delaney.Les sauvages, dans l’intervalle s’étaient emparés des chevaux du gouvernement.A la maison de Delaney, les sauvages tinrent conseil, et se dirigèrent ensuite, sous la conduite d’un sauvage nommé Esprit Voyageur, vers le magasin de la compagnie de la Baie d'Hudson.Mauvais Enfant entra le premier, et dit : “ Avez-vous des munitions ?” Cameron répondit : “ Oui un peu.” Mauvais Enfant lui dit : “ Donnez-les nous, ou nous les prendrons.” Cameron : îSi vous êtes décidés de les avoir, j’aime mieux les donner que de voir saccager le magasin.Cameron, qui était le seul employé sur les lieux, leur donna la petite quantité de munitions qu’il y avait dans le magasin.Un baril de poudre et presque toutes les cartouches â ealle avaient été envoyées au fort Pitt sur l’avis de Cameron après la nouvelle de la bataille du lac aux Canards.Pendant tout ce temps les sauvages le guettaient avec leur fusils chargés et dirigés sur lui.Tout-à-coup Gros Ours»arriva et faisant un geste de la main, dit “ Ne touchez rien de ce qui appartient à la compagnie.Si vous voulez quelque chose demandez-le â Cameron ” Ils demandèrent quelques objets et sortirent.Cameron sortit aussi pour voir ou ils allaient.Ils s’emparèrent de lui et Esprit Voyageur lui ordonna de se rendre â la demeure de Quinn.Il fut obligé d’obéir.D’autres blancs y étaient rassemblés.11 y avait l'interprète Pritchard ainsi que les RR.PP.Fafard et Marchand.Il y avait une foule considérable de sauvages.Esprit Voyageur dit : “Je veux savoir qui est le chef des Blancs dans le pays ?Est-ce le gouverneur ou la compagnie de la Baie d’Hudson ou qui Y ” Quinn dit en badinant : 11 y a un homme à Ottawa qui conduit les affaires.11 s’appelle Sir John A Macdonald.Les sauvages s’écrièrent : “Voulez-vous nous donner du bœuf?” Quinn demanda à Delaney s’il y avait du bétail qu’on pourrait leur donner.Delaney répondit : “ Oui, un ou deux bœufs ” On ramena alors Cameron au magasin et ou demanda encore quelques effets.Un des sauvages du lac à la Grenouille demanda à être mis en charge du magasin, “ parce que, dit-il, vous voulez toujours avoir quelque chose et il est inutile de laisser Cameron ici.” Us v consentirent.Quelque temps après Ksprit-A’oya-geur vint trouver Cameron et lui dit : " Pourquoi n’allez-vous pas â l'église ?Tous les les autres blancs y sont déjà.” * 11 conduisit alois Cameron à l’église catholique.C’était le Vendredi-Saint et les prêtres y célébraient le service divin.G ros Ours et l’Homme Misérable se tenaient debout de chaque côté de la porte ; les autres étaient à genoux.L’Esprit Aroyageur entra.11 était peint en jaune par moquerie.Après le service, le père Fafard recommanda aux sauvages de ne pas commettre d’excès.La foule sortit de l’église.Les blancs se dirigèrent vers la maison de Delaney, tandis que Cameron, toujours suivi d’Ours Jaune- et du sauvage du lac à la Grenouille retournait déjeuner.Après déjeuner il se rendit au magasin ou il voulait donner un chapeau à l’Ours jaune.Tandis qu’il était là l'IIomme Misérable entra avec un billet de Quinn conçut comme suit : Cher, Cameron, donne une couverte.à l’IIomme Misérable.(Signé) T.P.Quinn.Cameron dit qu’il n'avait pas de couvertes, l’Homme Misérable le regarda attentivement et se contenta de prendre des objets divers au montant d'à peu près cinq piastres.Tout à coup on entendit un coup de fusil, l’Homme Misérable sortit promptement.Cameron entendit quelqu’un qui criait “ arrêtez arrêtez, ” c’était Gros-Ours, qui tandis qu’il parlait à Mme Simpson, femme du ministre protestant avait entendu les coups de fusil.On apprit par la suite que Quinn ayant refusé dose rendre au camp sauvage avait été tué par l'Esprit Voyageur.Gouin, métis américain, a été tué en se rendant au camp.Cameron demanda à Ours Jaune ce que cela voulait dire.Ours Jaune l'empoigna par la main et lui dit : “ Venez par ici.” Puis apercevant Mde Simpson qui quittait sa demeure, il dit: “Allez avec elle et prenez-en soin.” Cameron partit avec Mde Simpson.Quand ils eurent fait une certaine distance.Mde Simpson appela l’attention de Cameron sur les prêtres qui se trouvaient à une centaine de verge plus loin et qui parlaient à des sauvages en train de charger leurs fusils.Delaney se trouvait près de là.Tout à coup, les sauvages levèrent leurs fusils etvse lancèrent sur Delaney.Le père Fafard se plaça devant eux mais il fut renversé.Quelqu’un lit alors feu sur Delaney et tira son second coup sur le prêtre.Le père Fafard était affreusement blessé.Un autre sauvage vint et les tua tous deux.Dans le même temps le père Marchand faisait des efforts pour empêcher les sauvages de courir après les femmes.Quand il s’aperçut que le père Fafard avait été tué, il tenta de se rendre auprès du cadavre de son malheureux compagnon, mais les sauvages lui résistèrent.Au même instant il était blessé à la poitrine et à la tête et tombait mort.Dans la poursuite qui eut lieu ensuite, Gowanlock fut tué.Gilchrist et Dill étaient ensemble, Petit Ours qui avait précédement tué Willis lit feu sur eux.Gilchrist tomba immédiatement, mais Dill ne lut pas blessé.Il prit la fuite mais les sauvages à cheval le poursuivirent Jet finalement il fut tué.Cameron était terrifié à la vue du meurtre des prêtres et de Delaney, mais il ne pouvait rien faire pour les secourir.Mme Gowanlock était avec Mme Delaney, ayant quitté sa maison, qui se trouve à 3 milles plus loin, à la première nouvelle des troubles, pour venir au camp.Les deux femmes se rendaient au camp avec MM.Gowanlock et Delaney, quand ces deux derniers furent tués.Gowanlock tombant mourant, dans les bras de la femme.Les Sauvages conduisirent ensuite les deux femmes au camp.Au départ de Cameron, le magasin avait été pillé.Quand les deux femmes arrivèrent au camp, elles furent achetées par des Métis, afin de les sauver de la brutalité des sauvages.John Pritchard, interprète, acheta Mme Delaney pour un cheval, et Pierre Blondin acheta Mme Gowanlock pour trois chevaux.Les deux femmes demeurèrent avec la famille de Pritchard.M.Simpson, de la compagnie de la Baie d’IIudson, était à fort Pitt, quand le massacre a eu lieu, mais à son arrivée, le soir, il fut fait prisonnier.Un ou deux jours après le meurtre, les cadavres des personnes assassinées furent jetés dans les maisons vides, non sans que les sauvages eussent enlevé tout ce qu’ils avaient sur eux.Les sauvages eurent une fête et des danses pendant plusieurs jours.Quand fort Pilt fut attaqué, les hommes seulement prirent part à l'attaque, et ils revinrent dès que la garnison eut évacué la place.L’intention des sauvages, était de se rendre à Battleford, afin de se joindre â Poundmaker et d’attaquer les casernes de la police.Pour cela tout le camp se dirigea sur Fort Pitt.Les sauvages marchèrent pendant dix jours mais ne se rendirent pas à Fort-Pitt, ils descendirent la rivière.Ils campèrent près de l’endroit où a eu lieu l’escarmouche du général Strange, et c’est là qu’ils furent su:-pris par quatre éclaireurs.M.Cameron dit que les sauvages du lac à la Grenouille, du lac aux Oignons et des autres bandes de Cris des bois ont été forcés dejjse joindre à Gros Ours, quoiqu'ils ne désirassent point prendre part aux troubles.Les Cris des bois ont fait tout en leur pouvoir pour sauver la vie des blancs.Ils ne savaient pas que Gros Ours avait l’intention de com-mottre les meurtre qu’il a commis au lac à la Grenouille, et quelques Cris des bois ont même eu l’idée de tuer Gros Ours mais ils n’étaient pas assez nombreux.Ceux qui ont échappé au massacre doivent la vie aux Métis et aux Cris des bois, et si les autres prisonniers ont la vie sauve, ils la doivent à leurs influence Les deux femmes sont restées tout le temps avec la famille Pritchard, et il n’y a rien de vrai dans toutes les histoires qu'on a racontées.La famille McLean n’a pas été assassinée et quoi qu’elle fut au commencement sous la charge de la bande de Gros-Ours, les Cris des bois leur ôtèrent, parce qu’ils croyaient qu’elle n’était pas bien traitée.• Une bande de Cris prit Cameron et les autres et se sépara de Gros-Ours, avant l'escarmouche du 27 mai.Les Cris de Gros-Ours auraient probablement massacré les prisonniers s'ils n’avaient été surveillés aussi attentivement par les Métis et les Cris des bois.Les femmes doivent la vie à Blondin, Pritchard et autres Métis.M.Cameron a fait une déposition en rapport au récit ci-dessus.Les autorités se serviront de cette déposition dans leur poursuite contre les meurtriers.Feuillleton du COURRIER DU CANADA 13 Juin 1885.—No 13 II 1 (Suite) Entre cette demeure peu solide, mal close, qui abritait la pauvresse depuis tant d’années, et le Châtie à VImage, on ne comptait guère plus de deux kilomètres.Ce voisinage parut convenir à la jeune fille.Le chêne des Ormes est un de ces géants végétaux qui ont leur place"au milieu des arbres types.Le châtaignier (le Neucelles, celui de l’Etna, les platanes de Smyrnc et de Cos, l’if de la Motte-Fcuilly, l’orme de Brignolles, l’érable de Trons sont connus des voyageurs.Le chêne des Ormes méritait une égale célébrité.Quelle date assigner à sa naissance ?Los vieillards assuraient que, du temps do leur grand-père, le chêne était déjà le sujet de mainte légende.Les siècles avaient passé spy sou front sans lui ôter sa couronne renaissante ; le tronc s'écroulait comme un monument miné par sa base.L’écorcc seule soutenait les branches et le feuillage.Le propriétaire de l’arbro entretenait une sorte de charpente dans l’intérieur, afin de conserver longtemps encore cette merveille du pays.Depuis deux cents ans, au moins, la piété changeait l’arbre séculaire en chapelle.Une niche énorme abritait une statue de la Vierge.Cette statue naïvement sculptée respirait une grâce incomparable.Le lendemain de son installation dans la chaumière de Musaraigne, Douce dit à son hôtesse : —Je voudrais acheter le Chêne à l’Image., —Et pour quelle raison,.ma fille ?—Je souhaite posséder le coin de terre où mon père fut frappé à mort.—Cela est impossible, pauvre Douce ; le propriétaire de cet arbre est riche et vaniteux.C’est Rabot le meunier, il ne le céderait à aucun prix., —J’irai lui parler.—Gardc-t’cn bien ! Si tu veux réussir, il faut attendre d’occasion.—Attendre ! dit Douce, attendre quand mes amis comptent les heures les minutes pour obtenir justice et consolation., • * —Si les hommes agissent lentement répondit gravement Musaraigne, Dieu ne saurait les abandonner car tous deux sont d’honnêtes gens et de bons chrétiens.: —Est-ce que la douleur ne conduit ' pas au désespoir, Musaraigne ?—Jamais quand on regarde la croix, ma fille ! —Vous parlez de patience, d'occasion.Si Rabot tient au chêne à l’Image, sur quel incident comptez-vous pour le décider à le vendre ?—Rabot est souvent malade .—Eh bien.?—Quand la fièvre le mine, que de cruelles douleurs ^’assaillent, il m’a plus d’une fois envoyé chercher inutilement.—Et à l’avenir?demanda Douce.—J’irai, ma lilie, répondit Musaraigne.Comme le vieille femme achevait ces paroles, elle aperçut un enfant courant à toutes jambes.—Tiens, dit-elle, voilà Cri-cri, c’est Dieu qui l’envoie.L’enfant essoufflé s'arrêta devant la pauvresse, la saluant avec un respect superstitieux, et regardant Douce pour se donner du courage : —C’est pour vous dire en vous disant, commença-t-il, que Rabot ne bouge pas plus que l’aile de son moulin quand il ne fait point de vent.Si c’était un effet de votre bonté de lo venir voir.-—Le moulin n’est pas à ma porte répondit Musaraigne, et je n’ai pins mes jambes de quinze ans.—Bricolle est dans le pré, objecta Cri-Cri.T ! f —C’est égal, mon garçon dis à Rabot qu’il est assez riche pour man- der un médecin ; je garde la clientèle des besoigneux.—Rabot me battra, en m'accusant d’avoir mal fait sa commission.—Allons, viens, garçonnet ! dit Musaraigne ; je ne veux pas qu'on le tourmente à cause de moi.La vieille femme s’éloigna avec Cri-Cri.Une demi-heure après, Musaraigne arrivait au moulin.Rabot, étendu sur son lit, poussait des cris inarticulés, mêlés de blasphèmes.—Elle ne viendra pas ! murmurait-, il ; cette cousine du diable me laissera mourir de douleur et de rage.Ah ! le feu de l'enfer ne doit pas consumer les damnés d’une façon plus terrible quo ces souffrances me ! dévorent.Le bruit des sabots de Cri-Cri résonna dans la cour.Musaraigne parut, s’approcha du lit, et considéra le malade avec une commisération railleuse.—Je soutire ! oh ! je souffre ! répéta le meunier.—Je le vois, Rabot, la flamme coule dans vos veines, les nerfs se crispent, la tète brûle.—Oui, c'est cela, Musaraigne ; guérissez-moi, et je vous compte cent écus.—Il ne me faut pas d’argent ; j’exige seulement que vous me vendiez le pré de la Mare.Y songez-vous ?Dans le pré de la Marc se trouve lo Chêne à l’Image ; à aucun prix je ne le céderai.Le curé, l'abbé Rameau, a déjà voulu me l’a- Rabot poussa un gémissement.La pauvresse sortit avec lenteur et cheter, afin d’en faire un lieu de traversa la cour.Le meunier se tor-pèlerinage, et j’ai refusé.dait sur son lit, la sueur coulait de —N’en parlons plus ! dit Musarai- son front, scs os craquaient aux gne, en s’éloignant du lit du malade.! jointures.Adieu! Meilleure santé je vous sou- — Rien à espérer, dit Rabot ; elle haite.^ me laisserait mourir comme un chien; —Y ous me quittez ! s’écria le mou- mais vendre le chêne ! nier ; vous me quittez sans me donner de soulagement ?—Puisque nous ne pouvons nous entendre.—Musaraigne, vous pouvez me guérir, car Martin sc trouvait dans un état plus grave que le mien, et il est tiré d’affaire.Musaraigne secoua la tête.Une crise terrible lui lit pousser un hurlement de douleur, et, vaincu par la souffrance, il dit à Cri-Cri : —Cours après Musaraigne, et raine-ne-la.L’enfant rejoignit la pauvresse.Rabot vous prie de revenir, dit- iiL Quand Musaraigne se trouva près —\royez-vous, dit-elle, il y a mal du meunier, elle lui demanda s’il et mal, remède et remède.Quand I pouvait écrire.j’approchai du lit de Martin, je sentis i —Je ne en moi que je pouvais le guérir ; il j malade.crois pas ! répondit le avait confiance et moi bonne volonté —Alors, pourquoi me rappeloz- Je voulus vaincre sa maladie, et j’en vous ?vins à bout.Martin est un homme ‘ doux et bon, amitieux pour moi.Vous, Rabot, vous me détestez, je le sens, au fond de votre âme, et ne venez à moi que par nécessité ; or, si le malade n’a ni confiance ni amitié pour le médecin, la cure est mauvaise.—Afin de vous engager ma parole.—\rère ! le serment d’un agonisant est une méchante monnaie quand il a repris vie.Cri-Cri, cherche du papier et de l’encre.Redressez-vous, Rabot ; dans un instant vous serez mieux ; les affaires bien faites tranquillisent tout le monde.- Je vous offre cent écus, répéta Avec des efforts inouïs, le meunier Rabot.j écrivit une obligation de vente pro- —J’accepte mieux un service qu’un visoire consentie à Douce.salaire.j (A suivre) Musaraigne leva le loquet de la | _______ ' porte.*• Le Courrier du Canada, Samedi 13 Juin 1885 r •» pf- 'S ii la Grc-; SOMMAIRE France Jugements sur Victor Hugo Récit Rétaillé «lu massacre «lu Lac non lie Feuilleton.—Le témoin «lu meurtre Le term nus «lu Pacifi«|ue Petite gazette Lettre il»' Montréal Nouvelles «lu Nord-Ouest.Une candidate féminine Les résolutions concernant les chemins «le K-.r Pèlerinage A Sainl-Romuald Bazar à la salle Jac'jiies-Caiti* r La crise ministérielle en Augletern* Los évéques irlandais à Rome Immense incendie L»ï choléra Tremblement «!«• terre En empoisonneur Petites nouvelles.ANNONCES NOUVELLES Lettre «le illouuénl TRAN.S LATION DES RESTES DE MC R BOURGET.£ grand et les membres du Conseil de \lroitc ; la batterie de campagne prit .faire (les prisonniers.Le gC ttVilio, les membres du barreau ainsi|seâ publions sur tuio hauteur et de- \ Middleton lait tousses efforts ;quo lés notaires et les médecins, tous|vajt produire des effets désastreux,^réussir.Tes colleges et académies, des repro-1 .ymr%nrn: m-u A Vf Le général pour nlvri dans des’ Tous les wagons seront mis de bagages à seul moyen * , on cou-comme in- L44 Marsden, que tout arrangement qui tendrait à ne pas donner J L“ à la compagnie du chemin de fer^s “ du Pacifique le contrôle absolu du “ chcmin de fer du Nortl'OÙ à Je vous écris au pa' tir la construction avant deux àwjfcsjm serait trop long et je g44 de la ligne du chemin du Paci/iquc\ie vous relater tout ce que je d'un endroit sur sa ligne princ à l'ouest de Montréal % jusqu'au de Québec, ne sera pas cons comme satisfaisant etc.” iliuucill il liniliill MU’ 111 lilUIMlk un tiuuui uu a/U »w».\ w.wivmu •.• Ml i i .' i ., “ • i- c* 4 i , édifices.Les rues par où le cortège!messe do requiem harmonisée sous lafr^Rit impossible de tourner la \ osi-gdia.La Saskatchewan grossit rapidc-doit passer sont décorées de draperiesBdirection de M.Ch.Labello.Ge chœuiŒiton, et vu le leu incessant de 1 onue-Hment.noires et jaunes, couleurs du deuilase compose des liiembres du chœur deHmi fortifié dans des retranchements! Winnipeg,12—Des nouvelles de romain ; laruesSt-Laurcnt entre autres,(Notre-Dame et des élevés du collège de (imprenables, les troupes retraitèrenilVouest confirment le rapport annon-excitc l'admiration par la richesse et lalMontréal et du collège Ste-Marie.Bau camp.Voici l’élat de 110s pertes tgeant que le général Middleton a 11 h i i 4.mais hors de danger.T.15.Strange.Grand»* fête des canadiens français Avis aux rnî repreneurs—A G obéi! Ligne do la malle royale.—A.Gabcury Pèlerinage à la Donne Ste-Anne.Holii * Soumissions demandées—D.Gervais, b 1 ' ‘ le bureau de la Chambre, mais le La compagnie des steamers «le Québec.—Arth.B.1 b gtexte que nous publions aujour- lks blesses Voilà tenant à la mission de Chippewagnii.|il est arrivé là le 9 courant.Cette dépêche confirme toutes les [dépêches ci-dessus.Les cérémonies commencent à deux! Pendant tout Volfice, [heures au Sault-au-Jtécollet.La levécHd'honneur, composée par une les zouaves garde! Ahern.d’hui nous semble se rapp: ijourdTiui pour la rhôpital delà Mâchoire à rOrignal.| Capitaine Clarke, 90e bataillon [capitaine Lazier, bataillon Midland sergent Aikens, bataillon Midland,| lue Candida turc féminine Une dépêche de Londres annonce qu’une des curiosités des élections de novembre en Angleterre sera la andidature d’une femme aux hon- 1 glu corps est présidée par Si Grandeurgjpontificaux, se tient de chaque coté du rocherjjMgr Wadhams, assiste par le R.P.Bcatafalque.C’était beau ut imposant, ^ beaucoup delà dernière résolution|Charreaux et M.l’abbé Rochette.Im Binais quelle iatigue pour les soldats lllîB^I”l“i K q0e bataillon • lo sol-lueurs parlementaires Mademoiselle , .gmediatement apres Je chant du Mera.BPupe ! Les zouaves sont commandés parK( ipnrai ivemp, jul oaiauioii , n.soi-gut uis paru mtmaircs.jyiaucmoi&wit que nous venons de citer.I u } g|e cor^n:Q se met en marche.Le coin gM.le chevalier Drolet.B^ût Kemp, 90e bataillon ; les soldat.^BlIelcn Taylor, la célèbre avocate des Quiugley, Gray, Foley et Marshall.|qroijs cles ferD C-, , -y - , < .pi HIU IVjjV/ O'- imT chemin de fer du Nord; qu’ils avaienllcompagnies ; reste la construction!10^ est représentée par une députation(je cèdent en rien à celles de l’égliseBb , t v i- d t i • Bavant à sa tète le révérend MonsieurfiNotrc-Dame.La demiobscunte qui conclu, sous la direction du gouver|d une ligne nouvelle.La logique|M-oreau, aumùlîier des zouavcs nement, un arrangement par lequellest rigoureuse.De trois propositionsBcau.x.les deux compagnies devenaient con-Bsi vous éliminez les deux premières.Le cortège défile par les rues Saiute-giesse indéfinissable., .j m i a p ., , .h Famille, Sherbrooke, St-Laurent.Graisl Demain matin, un service solennel! jointement proprietaires du dit che-Jvous restez en face de la troisième.S3l pjace d’Armes.Cette dernière placeSsera chanté à la cathédrale, â neuf min, et l’exploitaient en commun.Del II nous semble que ce coup d’œillost couverte d’une foule immense; lagheures, et les restes des deux illustres cette manière le Pacifique se rendait|rétrospectif explique assez par quel-l';irculation devient presque impossible.gévèques serout déposés dans un caveau ; i., B, • * , , .|Ün clergé nombreux attend l’arrivée duHPreparu a cette fin a la nouvelle cathe-l i devenait le ter-|les deductions et par quel enchaîne-|ü0nvoi funiibre sur ies marches du ner-fidrale.Les porteurs pour Mgr Lartigue : MM.gmidi pour rejoindre Gros Ours quil^'^ Jotal desélo'JoOO^ar iüiîepen- danl 20 ans, pour une ligne de chemin de fer reliant Montréal aux poi ls de St Jean et Halifax, en passant par Sherbrooke et Matawamkeag : 3o Un subside additionnel de SG 40,000 pour faciliter l'accès au port de Québec, pour les trains du chemin de fer du Pacifique, de la station de St Martin à Québec, comprenant la construction d’un embranchement de la jonction Jacques Cartier au chemin de fer du Nord, formant un total de ($1,500,000,) un mit- a beaucoup de marécages de petits acs, des taillis et des ravins.Le général avec ses troupes ne pourra pontili-Brégne dans ces deux temples divins faitBtaire que 12 milles par jour.Le ba-inaitre dans lame un sentiment de tris-gtaillon Middland a été envoyé à 13 milles au nord du lac aux Gronouil-, ment de faits le gouvernement enestHron de l’église Notre Dame.venu aux résolutions déposées sur le bureau de la chambre.jusqu’à Québec, qui minus de cette grande voie ferrée.La nouvelle semblait officielle.L’opinion publique à Québec s'en préoccupa ; les citoyens s’émurent ; il y eut une assemblée du ComitéBchambre, et nous aurons alors l’occa-Exécutif, dans les salles du Bureaulsion de les étudier au mérite, avec de Commerce, et Ion condamna (plus d’avantage qu’aujourd’hui.unanimement le plan annoncé.Le Je vous donnerai les détails de cette 27 avril, à une assemblée du comité des citoyens, M.T.Beckett, secondé par M.‘Andrew Thomson, fit la’ La musique des élèves du SéminaireBCérômonie dans une troisième lettre.«le Montréal fait entendre ses accords ^ les plus lugubres.La foule w Ces résolutions seront discutées engc'est le corps de l'illustre défunt quij arrive.Sa Grandeur Mgr Lalîèche fait la! levée du corps, et le cercueil porté par dix prêtres,est transporté dans l’église et placé sur un immense catafalque qu’on] a érigé au millieu de la nef.Les Zoua-! ves se placent de chaque côté du cata-ÇRAPPORT officiel DES combats des] 2fi 27 et 28 mai.LA RETRAITE DE GROS OURS î RAPPORT DU GÉNÉRAL STRANGE DEUXIÈME LETTRE DE MONTRÉAL 12 juin Les func rai lies La foule est immense.A huit heures du matin les fidèles Nous avons omis do dire que laicnvahissent déjà l’église Notre-Dame etgHRîRt et tua 2 «Sauvages, dont uni Cc chef s’est réfugié dans des forêtslprofesseurs et les élèves de l’École ^ “une heure plus tard, le temple sacré (chef, qui.portait sur lui une médaille|dont l’accès est impossible aux trou-flNormalu ont fait leur pèlerinage à St- PETITE GAZETTE ^ laïque, et l'on récite foflice des morts C’est aujourd’hui que les restes de|4lll,se terminent vers huit heures.proposition suivante : “ Que l’exten-|Mgr Bourget vont être conduits à!0^°ls‘•'’° S^les°PC’est° u^^va^tSt sion du C.P.R.jusqu à Québeclleur dernière demeure.Nous faisonsBcontinuel pendant une heure et demie.44 en faisant acquérir la propriété du B parai tre le Courrier du- Canada enH fout le monde voulait voir une dernière i * /i„ vr_,.j i_/ipl, , i .• Bfois celui ciui a passé en faisant le bien.44 chemin de 1er du Nord par le G.i .Bdcuil, par respect pour la mémoire! A demain 44 IJ.et le Grand-Tronc, ne rencontre! du saint prélat.44 pas les besoins du peuple de Québec 44 etc.” A la même séance on décida! La princesse Béatrise épousera le de faire connaître à Sir John l’opi-flprince Henri de Battenberg, le 23 nion du comité par télégramme.(juillet prochain, a "\\ hippingham, A ce sujet Y Evénement du 29 avril ('° ^ ^otit.disait : 44 Sir John et Sir Hector ont reçu de la part de quelques citoyens de Québec des apprennent que n’est pas contente pas l'arrangement le Pacifique et le Grand-Tronc, relativement au chemin de 1er du Nord» Comment se fait-il qu’une eorres- que ce chemin de\rait x‘^af?gpondance mise à la poste à Montréal!pan*lievèm vement entre les mains du Pacifique.g lieures et demie, au bureau de! Mgr Bailee Le gouvernement a le droit de seg!)0St,.de demander ce que veut Québec, car,|je (ju en vérité, il ne le sait pas.ffrfer du Canada Le 5 mai, une autre assemblée duftination comité des citoyens eut lieu.Onjjaux autorités s’y prononça encore contre le projet de donner un contrôle commun au Pacifique et au Grand-Tronc sur le chemin de fer du Nord.On fit meme un pas de plus.La résolution suivante fut adoptée à l’unanimité : 44 Proposé par l’honorable John g On a posé un très i4 Heam, appuyé par le docteurJsur l’aile droite.LES BLESSÉS LE CAPITAINE HOWARD LA RETRAITE DK GROS-OURS MIDDLETON ABANDONNE LA POURSUITE Fort Pitt, 11 —2fi mai—Sur le soir, les.Les grenadiers sont dans lesHlions cinq cent mille piastres! Mais si le environs du Fort Pitt et du lac auxjjshemiii de fer du Pacifique ne réussit Colons.Los Queen’s Owen sont!Pas^ans période de deux mois à dater toujours dans les environs des lacs! ^ aH°ption de ces résolutions a obte- au Brochet et aux Tortues.fc ‘,bre -:i ï'n^c pour ses Htrams par le chemin de fer du Nord, soit en achetant ou en obtenant le contrôle .[du chemin de fer du Nord, ou à faire Winnipeg, 11—Les facteurs de lafflavec les propriétaires de ce Chemin te.s [compagnie de la baie d’Hudson sontBarrangements sujets à l’approbation du (l'opinion que le général Middleton!sOLïveriîe,,,‘ en conseil, qui permet- finira par atteindre Gros Ours, mais |'r‘.l‘enl.a kj compagnie du Pacifique de que ce dernier forcera peut-être lesl^i-uie circuler ses tram sur le chemin troupes a parcourir une gramUjbec ailssi libn>men.[que si le ditehemm distance avant quelles puissent leSde fer faisait partie du chemin de fer laire prisonnier.(du Pacifique, alors les clauses 4, 5, G,de L’automne dernier, Dumont etjl’acte de l’an dernier, autorisant la cons- Gros Ours, en parlant de ce qu’ilsltruciion d’une nouvelle ligne au Nord feraient s’ils étaient forcés de retrai-S'Cviendraieut en force.Tout pouvoir ter à la suite d’engagements avec les!se^a donné alors à la compagnie du l’a- troupes, diront que clans ce cas üsrifiquc do faire avec la compagnie qui tâcheraient de canner la réirion do|consU-uira le chemin projeté, les arran-i.icneraicniae ga0ncr ia region u8£* Guide des Voyageurs Chemins de Fer CHEMINS DE FBlfr DU NORD il y a deux trains à passagers chaque jour de Québec à Montréal et wce-versd : Le train do la Malle partira de Québec à 9.15 heures a.m., et le train Express à 10 heures p* m.' Les trains du dimanche partent de Québec pour Montréal à 4 heures p.m.TRAVERSE DE ST-ROMUALD ET DE SILLER Y Vapeur Lévis GRAND-TRONC TRAIN MIXTE 10.30 A.M.—Train mixte laissera la Pointe Lévis pour Richmond et tous les points de l'Est et l’Ouest, arrivant A Montréal à S.45 P.M.TRAIN DD SOIR 8.30 P.M.—Express pour Richmond, Sherbrooke, Island Pound, Gorham, Lewiston, Portland, Montréal et tous les points de l’Ouest, de l’Est, et du Sud-Ouest et Nord-Est.De Qt'ÊimE G.00 a.m.9 00 a.m.11.30 a.m.2.00 p.ni.4.30 p.ni.6.15 p.m.De Qiéukc 1.30 p.in.3.00 p.m, G.00 p.in.DIMANCHE De St-Romuald 5.15 a.m.8.00 a.m.îO.OO a.ni.1.00 p.m.3.00 p.m.5.30 p.m.De St-Romuald 2.00 p.m.5.30 p.m.ISLE D’ORLÉANS ET QUÉBEC QUÉBEC ET LAC ST-JEAN Allant au Nord G.35 a.m.Train mixte laissera Québec pour le Lac Simon, arrivant là à 10.45 a.m.5.30 p.m.Train de la Malle laissera Québec pour le Lac Simon, arrivant là à 7.15 p.m Allant au Sud 7.10 a.m.Train de la malle de St-Raymond pour Québec, arrivant là à 8.55 a.m.1.15 p.m.Train mixte laissera le Lac Simon pour Québec, arrivant là à 6.00 p.m.Train de la Malle se rendra jusqu’au Lac Simon les mardi et samedi, arrivant là à 7.45 p.m.Au retour le train laissera le Lac Simon à S.15 p.m., arrivant à St Raymond 8.45 p.m.les mêmes jours.QUÉBEC-CENTRAL Les convois circulent comme suit : de Lévis à SherDrooke.Il h.a.m., convoi de la malle, arrivant à la jonction de la Beauce à 1.10 p.m.et à Sherbrooke à G.15 p.m.De Lévis à St Joseph, Beauce: départ de Lévis, train mixte 3,00 p.m.Arrive à St Joseph à 7.10 p.m.Départ de St Joseph à 6.00 a.m.Arrive à Lévis à 10.00 a.m.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL Trains laissera Lévis pour Halifax »*t St Jean à 8.15 a.m.Pour la Riv.du Loup à 1.45 p.m.Pour la Riv.du Loup à S.20 p.m.Ces trains circulent sur l’heure du Eastern Standard Timt.Lignes de Steamers LIGNE ALLAN Un steamer de cette ligne laisse Québec pour Liverpool, tons les samedis matin, à 9 heures, durant la navigation, avec les passagers, arrêtant à Rimonski pour le service de la malle.L’n steamer de cette même ligne laisse Liverpool tous les jeudis, avec les passagers et les malles canadiennes Le.» steamers de Glasgow, (le 'a mèm»* ligne aussi, parient dans leurs directions respectives, environ une fois par 15 jours.Prix du passage de Québec t Cabine $65, $70.et $S0 ; Cabine secondaire : $40 ; Entrepont : $25.COMPAGNIE DES TORTS DU GOLFE Le Miramichi partira de Québec mardi, le !G juin, à 2 hrs p.m., pour pictou.arrêtant h la Pointe aux Pères,Stirâmerslde el Charlottetown.Vente des nillets de passage chez Leve et Alden, vis-à-vis l’hûtel St-Louis.Bateaux a Vapeurs QUÉBEC ET LEVIS Les bateaux South et North font le trajet entre Québec et Lévis tous les A heures, depuis 5 h.a.m., à minuit.Prix, G cts aller et retour.STE-ANNE DE BEAUPRÉ Le vapeur Brothers fera ses voyages entre juébec et Ste-Anne tous les jours, à G heures ieures a.m., excepté les mardis et samedis où es vovages se feront suivant la marée.11 fera in vovago régulier tous le?dimanches Le lépart aura lieu à 8 heures du matin du quai Jhamplain.Le prix aller et retour sera de i0 cents.SAGUENAY Les vapeurs St-Laurent et Union partiront du rjuai Saint-André tous les mardis, mercredis, vendredis et samedis, à 7.30 a.m., pour Chicoutimi et la Baie des Ha ! Ha ! arrêtera à la Raie St-Paul, Ile aux Coudres, Eboulements, Malbaie, Rivière du Loup, Tadoussac et l'Anse St-Jean, aller et retour.TRAVERSE DE QUÉBEC A LÉVIS QUEBEC | LEVIS Pour le chemin de fer Intercolonial.A.M.t.M.7.45 Malle pour Halifax.8.00 Accommodation pour la Rivière du Loup.».M.1.15 Malle pour la Rivière du Loup.5.00 Accommodation pour la Rivière Halifax, du Loup.Les samedis seulement ».M.2.00 Malle anglaise pour Rimouski.Pour le Québec Central 5.30 Accommodation de la R.du Loup P.M.2.C0 Malle «le la Riv.du Loup.7.45 Express de i.M.0.30 Express pour Sherbrooke.».M.2.30 Mixte pour St-Joseph.A.M.ÎO.OO Mixte de Saint-Joseph.P.M.4.00 K x p r e s s de \'j x p Sherb rooke.TRAVERSE DU GRAND-TRONC LAISSERA QUEBEC A.M.10.00.Express pour ichmond.P.M.7.30.Malle pour )uest.STATION UE LEVIS A.M.7.00.Malle do l’Ouest I».M.3.30.Train Mixte do Richmond.G.15.Train Mixto do Richmond.De l’Ilk i/Orlêans 5.15 a.m.5.00 a.ni.ÎO.OO a.m.1.30 p.m.3.30 p.m.5.45 p.m.DIMANCHE Df.l’Ilk d'Orléans 11.30 a.m.1.45 p.in.3.15 « 5.00 « 7.00 « Arrêtant à St-Joseph en allant et revenant.Les jours de fête, un voyage se fera de l'Ile à Québec à S heures du matin.Dp.Queued G.30 a.m.9.15 a.m.11.30 a.m.2.30 p.m.4.45 p.m.G.45 p.in.Québec 1.00 p.m.* 2.30 « * 4.00 « G.00 « QUÉBEC ET MONTREAL Le vapeur Montréal, capt Roy, laisse Québec pour Montréal, les lundis, mercredis et vendredis à 5 heures P M.Le vapeur Québec, capt Nelson, laisse Québec pour Montréal, les mardis, jeudis et samedis 5 heures P M BERTH 1ER Le vapeur Montmagny, quittera le quai Chain-plain à 4 h.p m , les mardis et jeudis pour St-Laurent, St-Michel, St-Jean et Berliner, et les vendredis et samedis à 4 h.p.m.pour les endroits ci-dessus.ST-JEAN DESCHAILLONS Le St Louis, capt Lahelle.part de St-Jean Deschaillons, tous les lundis olvendredis, arrêtant à Ste Emélie, Lotbinière, Portneul, Platon.Départ de Québec, les mardis et samedis.Heure réglée par la marée.Prix : aller et retour 50 cents.ORONDINES L'Etoile, capt Paquet, part des Grondines, tous les lundis et vendredis, remontant le lendemain, arrêtant au Platon,Deschambault.Eot-hinière, St-Jean Deschaillons et Cap Santé-Heure réglée par la marée.ST-NICOLAS * Le Laurent ides, Capt A Baker, part tous les jours de Québec, à 4 heures 1» M., et de St-Nicol&s à 6 h a m.Prix : aller et retour 30 cents.STE CROIX Le Ste Croix, capt Boisvert, part de Ste-Croix tous les lundis et vendredis, remontant le lendemain, arrêtant à St-Nicolas et à la Pointe à Aubain, Pointe aux Trembles et Ecureuils.Heure réglée par la marée Lign es d" Om n i h us ÉGLISE STE-FOYE, LA CÔTE GRAbDOX, LES COUVENTS JÉSUS-MARIE ET DE IIELLEVUE, ET LES CIMETIÈRES MOUNT HE R MON, WOODF1ELD ET HELM O NT.Voir rannoiicc «ur la îlème page pour riienre «tu «l' T; .• JL/’Ooa p i T r.h - uvzrjix,— •Il)’ C.B.LANCTOT, IMPORTATEURS d'Ornements, Bronzes et Marchandises d*Eglises de fous genres.-\Ü\-* M A X D F A CTI) K K DE Statues de toutes descriptions, Vêtements ecclésiastiques, Soutanes, Lingeries d’églises Chemin de Croix en peinture sur toile.Vin de Messe, approuvés par Sa Grandeur Mgr de Montréal, Cierges, Chandelles, Huile d’olive, Encens, Braise-encens, Chapelets, Images, Médailles Crucitix, objets d’arts et de fantaisies, Mérinos à Soutanes, Says noirs, Draps noirs, Toiles, Soiries (ie toutes couleurs
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