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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 28 septembre 1885
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1885-09-28, Collections de BAnQ.

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29cmc Armee No 00 -Edition quotidienne-Oeme Année .Lundi 38 Septembre 1885 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J'ESPERE ET J’AIME.THOMAS OUATAIS, Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire.«erczxDB ___ _____ 1/Irlumlc et les eiulioliqucs nnglnls Nos lecteurs savent quelque chose de la courageuse campagne entreprise par Mgr Bagshawe, évêque catholique de Nottingham (Angleterre) en laveur d’une alliance politique entre les catholiques anglais et les nationalistes irlandais.Mgr Bagshawe a tout de suite rencontré parmi ses compatriotes des contradicteurs passionnés.Le Tablet a déclaré qu’il croyait être l'interprète des catholiques anglais en protestant contre la proposition de l’évenue de Nottingham.Et il a inséré avec une complaisance visible dans ses colonnes les lettres de divers correspondants qui, tous au nom de la moralité politique et de l'intérêt, anglais, repoussaient avec horreur toute idée de compromis avec les criminels apôtres de la rebellion irlandaise.Parmi ces correspondants se détachait avec relief l'abbé Angus, un prêtre catholique écossais ou anglais, nous ne savons au juste, mais qui ne laisse échapper aucune occasion détaler jusque dans les feuilles protestantes, son mépris et son horreur pour les ca- ! tholiques irlandais et l’épiscopat | d'Irlande.Le Tablet, commentant ses diverses communications,concluait qu'un catholique anglais pouvait seule-! ment être torn ou whig, et que dans les grandes questions intéressant ; l’Eglise il se souviendrait toujours de sa religion et de son Dieu.Mgr Bagshawo n’a point voulu laisser ces objections sans réponse.Dans une lettre adressée au Tablet.il demande à ce journal si l’intérêt du catholicisme n’exige pas impérieusement que des hommes-comme M.Mudella, le père de renseignement “ laïque ” en Angleterre, comme sir Charles Dilke et M.Chamberlain, dont le programme implique sussi la destruction des écoles catholiques — soient exclus du pouvoir.Et alors que devient l’aimable théorie du journal orthodoxe qui prétend qu’un catholique peut, en sûreté de conscience, voter pour un parti dont ces hommes sont les chefs olliciels.Le Tablet avait dit aussi qu’en conseillant aux catholiques anglais de s’allier avec le parti irlandais, le prélat leur conseillait “ un digne abandon de principes ”.Mgr Baghs-liawe répond.“ Pour persuader à mes frères les catholiques anglais qu’ils peuvent, comme moi, envisager avec laveur le programme dcM.Parnell et de son parti, je me suis permis d’indiquer que dans ce parti, qui se compose principalement de catholiques, qui représente une nation catholique et qui est guidé par une hiérarchie catholique, ils ne trouveraient très probablement pas la nécessité “ d'un indigne abandon de principes ” atissi aisément que du côte du libéralisme sans Dieu des whigs ou du fanatisme hérétique et intolérant des tories.Naturellement je dis ceci avec tous les égards dus au bon prêtre qui pense connaître mieux que les évêques d’Irlande, ce qui est conforme aux dix commandements et aux lois divines et humaines.Je crois quel gne et l’Espagne ?je peux en toute sécurité préférer l’avis de ces évêques au sien.A cette considération j’ai ajouté d’abord les fortes raisons de gratitudes qui devraient nous pousser à soutenir de notre mieux le parti irlandais, ensuite la considération qu’en agissant ainsi, nous travaillons non “ à une vaine tentative ”, mais ù ce qui sera —que nous le voulions ou non — une grande réalité ; c’est-à-dire la formation d’un parti puissant presque entièrement composé de catholiques, basé sur des principes catholiques, et capable de défendre avec succès la cause de l’éducation catholique.” ‘ En même temps que cette vigoureuse réplique, le Tablet recevait deux correspandances d’éminents catholiques anglais, qui adhéraient courageusement au programme de l’évêque de Nottingham.Mais il ne s’est pas tenu pour battu.Huit jours après il publiait de nouvelles correspondances anti - irlandaises.L’une de ces correspondances émanait même de M.Jemingham, un député catholique anglais, qui probablement doit son succès, dans une ville anglaise, aux électeurs irlandaise.Moins violentes que les premières protestations 'des-amis du Tablet, ces dernières correspondances n’en trahissent pas moins les mêmes préjugés, le même aveuglement vis-à-vis des catholiques d’Irlande.Mgr l’évêque de Nottingham ne laisse point encore ces nouvelles correspondances sans réponse., Le dernier numéro du Tablet nous apporte le texte (le cette réponse de l’éminent prélat.Nous croyons inutile d’en donner la traduction à nos lecteurs, qui sont suffisamment au courant de la question.Disons seulement que Mgr Bagshawe n'a point de peine à prouver que ceux qui se réclament du sentiment national 44 pour s’opposer aux revendications légitimes de l’Irlande, oublient que le sentiment national a aussi le droit (l’exister du côté de l’Irlande.Pour le prélat, les catholiques irlandais sont à meilleur titre que les protestants d’Angleterre les vrais concitoyens des catholiques anglais.Mais il faudra du temps pour inculquer à nos coreligionnaires d’outre-Manche cette simple vérité.Constatons, pour iinir et donner une idée des sentiments du Tablet, que ce journal n’est point du tout converti par les chaleureux appels de l’évêque de Nottingham, et qu’à propos du programme du parti irlandais, il adjure tous les catholiques anglais à s’allier aux tories .et aux whigs pour sauver l'acte d’ “ union ”, cet acte que les protestants eux-mêmes, dans un accès de franchise, ont appelé u un acte frauduleux.” L.Nemours Godké.'* r.L’IIc Y:;p -e Quelle est cette île Yap, dans le groupe des Carolines, dont les Allemands viennent de s’emparer et dont la prise on possession va peut-être aboutir à une guerre, entre l’Allema- L’ile Yap doit son origino à un soulèvement du sol sous-marin ; elle fait partie des 500 îles ou îlots qui constituent ce mystérieux archipel des Carolines sur lequel, il faut bien le dire, on n’a que des données fort vagues.Nous trouvons cependant dans le dernier numéro de la Revue scientifique quelques renseignements précis et intéressants dont nous allons extraire les principaux passages* L’auteur de cette étude, M.Planehut, doit ses renseignements aux officiers d’un croiseur de guerre, le Vetaseo, qui au commencement de la présente année, en février 1885, jetait l’ancre dans le port de Tamil, de l’île Yap.Sur l’atlas bien incomplet et déjà bien ancien de Malte-Brun, cette île est indiquée ; elle y fait partie d’un archipel dit des 44 Nouvelles-Philippines ”.Cette étiquette espagnole la préservera-t-elle de l’occupation allemande ?Le port de Tamil est ouvert à l’E.quart N.-E.et S.-S.-O., parles pointes Tamil et Kull.Il est suffisamment abrité, quoique semé de bas-fonds très étendus.Le capitaine (1e vaisseau russe M.Kotzebue le visita en 1817.11 y fut suivi, en 1819, par M.de Freycinet, commandant de V Draine ; en 1S24, par Duperré, avec la Cou ville.Dumont d’Urville y parut avec Y Astrolabe, en 1820.Le capitaine russe Liltke a clos la liste, en 1828, par la Se?iiavine.D’après ce dernier navigateur, les Carolines réunies, exception faite des trois grandes iles Ualam, Panopi et Kan g, ainsi que des récifs de corail qui les entourent, n'auraient pas plus de 200 milles de longueur sur 200 mètres de large.La population, en dehors de celle de Yap et du groupe de Palaos, serait de cinq cents habitants par mille carré,chillre supérieur à ceux des pays les plus peuplés.Les récifs sont couverts d'une végétation composée de cocotiers, d’arbres à pain, de bananes et de racines pouvant aisément alimenter trois mille individus par mille mètres carrés.L’ile Yap est entourée, comme d’une verte ceinture, de cocotiers ayant un kilomètre de largeur.On en tire la noix de coco, qui sert à la nourriture des habitants et de porcs très nombreux.Ces animaux et les chèvres qu'on y voit ont été importés.Pendant la mousson du N.-E., qui se fait sentir de septembre à octobre, il passe sur Yap de fréquentes bourrasques.Il ne pleut pas beaucoup, mais les vents sont violents.En juin, mousson du S.-O., époque de grandes pluies qui ne finissent qu’à la fin d’août.C'est le moment des fortes tempêtes.Les maxima du baromètre sont de 704 à 761, et les minima de 761 à 759.Tant que durent les autres mois, la température est excellente et le ciel peu couvert.Pas de foudre et peu de tonnerre ; quelques tremblements de terre d’une courte durée.L’ile Yap doit son origine à un soulèvement du sol sous-marin.Elle est entourée comme Ceylan, de récifs de corail dont la désagrégation continuelle agrandit sans cesse sa super- ficie.La chaleur est grande, car le maxima est ordinairement de 29 à 30 : le minima, de 23 à 25.Les insulaires de Yap ne sont pas plus de 1,200 ; comme l’ile est d’une étendue de 150 kilomètres carrés, il faut compter 13.33 individus par kilomètre carré.La population totale des 500 îles et îlots serait (le 20,000 âmes.Mais qui pourrait garantir l'exactitude de ces chiffres ?• Le commerce qui se fait à file Yap n’est pas bien considérable, comme on le pense, ün en fait toutefois, et voici dans quelle proportion : Les uniques produits qui s’exportent sont la noix de coco, connue dans le commerce par le mot de coprah ; on en fait de l’huile pour savon ; on exporte aussi le tripang, une holothurie très appréciée des Chi-, nois* Du premier, on expédie an- j nuellemont environ 1,500 tonnes ;, en 1884, il n’est pas entré dans le, port de Tamil moins de vingt-trois barques repésentant 5,500 tonneaux.On trouve dans ce coin du monde quatre maisons de commerce dont voici les noms : Hernstein et C, de Hambourg, qui ont des succursales à Ultet, Panopi et les Palaos ; Handels y Pantagen, autres sujets allemands ; David O'Keel, Irlandais, un sujet anglais qui commerce pour son compte à Yap et aux Palaos, et enfin M.Holamb, citoyen des Etats-Unis.Ce qu’il y a d’extraordinaire à Yap comme dans tout l'archipel, c’est qu'on n’y cultive aucune céréale.Un n’a jamais pu y acclimater le riz.Et cependant, il s’il trouve d’excellentes terres noires où poussent avec vigueur les cocotiers, les bananiers, la canne à sucre, l'igname, la patate douce, l’ananas et l’arbre à pain ou le rima.La faune y est réduite à sa plus simple expression.Sauf le rat, il n'y a pas un seul quadrupède.On y trouve une grande variété de tourterelles, comme aux Philippines, puis la roussette, l’iguane, le lézard et une infinité de tortues, depuis la tortue à carapace verte, qui se mange jusqu’à celle qui donne l’écaille ambrée ou brune.Quant aux habitants, ils sc distinguent peu des sauvages, bien qu’ils soient de mœurs douces.Les femmes n’ont d'autre costume qu'une ceinture de feuillage, et leur coquetterie prend des formes assez primitives, comme on va le voir : Don Luis Cirera, médecin du Velasco, suppose que les Carolins qu'il a vus à Yap appartiennent à la race malaise.La chevelure de quelques-uns est lisse, ondulée ; chez d'autres elle est frisée, d’un noir mat, longue et abandaute.En général, peu de barbe.Le front est élevé et légèrement incliné en avant.Les pommettes des joues sont très peu saillantes, et la figure est aussi longue que large.La bouche est grande, les lèvres grosses, les yeux grands et noirs, le nez peu marqué et point écrasé, les dents teintes en noir.Hommes et femmes sont tatoués, et ces tatouages sont d’une rare régularité.D'un caractère apathique et sans énergie, et se contentant de peu pour vivre les indigènes des Carolines ne connaissent ni colère ni passions violentes.Leur langages se ressent de ce calme de l’esprit et (les sens : il est doux, quoique sonore, et d'une prononciation facile.Les hommes seraient entièrement nus sans le léger morceau d’étoffe ou le cordage en libres de palmiers qui leur ceint les reins.Les femmes portent une sorte de jupe en étoffe ou en herbage qui do la ceinture descend jusqu’aux genoux.Pour mieux plaire, elles se teignent l’intérieur des mains, la gorge et la poitrine en jaune.Leur cheveux sont séparés et roulés en deux parts derrière la tète, ou bien crêpes à la Ninon.Elles portent un peigne en écaille ; celles qui sont en domesticité n'ont pas l'autorisation d’en porter] Si les hommes se plaisent à orner leurs cous de colliers de corail, les femmes, plus modestes, ne se parent que d’un simple collier végétal teint en noir.Hommes et femmes fument, chiquent et mâchent le bétel ; pour cuire leurs aliments, tubercules, poissons ou mollusques, ils se servent de petites casseroles que l'on fabrique avec une terre rouge commune à Yan.Les quelques Européens qui sont installés à File Yap vivent de la façon suivante : Les Européens établis à Yap ont pour domestique des Carolins qu’ils payent de 15 à 25 fr.par mois.Les fouîmes refusent de servir.Les domestiques indigènes acceptent bien pour payement de leur salaire la monnaie anglaise, mais le Carolin indépendant n’en veut pas.Sa monnaie, à lui, consiste en pierres circulaires trouées au centre et dont le diamètre varie de 20 centimètre à 1 mètre.Avec cette pierre qui est très dure et qui vient des iles Falaos, où là aussi elle sert de monnaie, les Carolins payent le tribut aux roitelets (le leurs villages,avec elles ils achètent des terres pour ensemencer.Il n’y a pas de poids et mesures européens.Ceux qui servent pour la vente du coprah consistent simplement en paniers ronds ou boisseaux d’une même grandeur 11 n'y a pas de commerce intérieur : chaque famille a ses cocotiers et ses cultures dont elle vit.Après File Yap, c'est' le port de Koror, qui est, dans le groupes des Carolines, l’un des meilleurs refuges pour les vaisseaux dans cette partie de l’océan Pacifique.Le groupe, tout entier, est d’ailleurs divisé en trois agglomérations principales et bien distinctes : celle de l'ouest, avec cinq iles ; celle du centre, avec vingt-cinq îles ; celle de l’est avec huit.Il est bien entendu que les ilôts sont passés sous silence.C’est en 1686 qu’un voyageur es! pagnol, Francisco Lescano, donna, en l'honneur du roi d’Espagne Charles II, le nom (le Caroline à l’une des principales iles do l’archipel, on ignore laquelle.Le nom est resté pour le groupe entier.Les Espagnols, il faut le dire, ne s'occupèrent jamais beaucoup de cette conquête faite à pou (le frais par un de leurs compatriotes, et, depuis cent ans que les îles sont abandon- nées par les moines qui, au commencement du 18e siècle, s’y étaient établis, ils n’ont pas même cru nécessaire d’y nommer un gouverneur.Une circulaire Nos Seigneurs les évêques ont reçu du ministère des cultes, en date du 1er septembre, la circulaire que voici : Paris, le 1er septembre 1885.Monsieur l'Evêque, Au moment où va s'ouvrir la période électorale, je crois devoir appeler votre attention sur l’attitude qu’il convient,aujourd’hui plus que jamais, de recommander aux membres de votre clergé.Citoyens et contribuables, les ministres du culte ont assurément, comme tous les électeurs, la liberté de leurs opinions et de leur vote.Mais l’influence même que leurs fonctions leur donnent sur leurs populations, la nature particulière de l'autorité qu’ils exercent sur les consciences, leur commandent, dans l’exercice de ces droits civiques, une réserve qu’ils no sauraient oublier qu'au détriment de la paix publique.Ils ne pourraient, dans les actes (le leur ministère, sortir (le la neutralité la plus rigoureuse, ni se prévaloir de leur qualité pour intervenir dans les luttes électorales, sans manquer à leurs devoirs envers l'Etat et sans compromettre leur caractère et les intérêts religieux dont ils ont la garde.Je n’hésite pas à penser, monsieur l’évêque, que le gouvernement peut compter sur votre sagesse et sur votre dévouement au bien public, pour rappeler en cette circonstance aux membres de votre clergé, avec l’autorite qui tous appartient, les règles de conduite dont vous devez souhaiter comme moi do ne pas les voir s'écarter, Je vous serai reconnaissant de vouloir bien m’accuser réception de la présente communication.Agréez, monsieur l'évêque, l'assurance do ma haute considération.Le ministre de l'instruction publique des beaux-arts et des cultes.René Goblet.11 est superflu de commenter au long cette étrange circulaire, qui justifie tout ce que nous avions entendu dire au sujet des fréquentes inconvenances de ton et (le langage que se permet M.le ministre des cultes envers NN.SS.les évêques dans la correspondance officielle qu’il lui arrive d’entretenir avec eux.Ici encore, c’est sur le ton du pédagogue parlant à des élèves que M.Goblet s’arroge de tracer aux évêques la conduite “ qu’il convient ”, à son avis, de leur voir 44 aujourd'hui plus que jamais recommander aux membres de leur clergé ”.Non seulement il le fait par souci des devoirs du clergé envers l’Etat, mais encore par souci 44 du caractère " des prêtres et des 44 intérêts religieux dont ils ont la garde ”.En vérité ! Est-il donc besoin d’apprendre à ü'‘H Feuillleton du COURRIER DU CANADA ! 28 Septembre 1385.—No 3 j LES COMPAGNONS DE MINUIT (suite) Du plus loin que s’apercevaient les pauvres petits, c’était aussitôt une triple fanfare d’allégresse enfantine, une folle course les cheveux au vent, des embrassades et des gambades a n’en plus finir.Fuis, tout le jour on gaminait, on folâtrait, on buissonnait au milieu des grands bois.Les jeunes sauvages, au milieu de leurs impénétrables savanes, les premières entants d’Eve et d’Adam, au sein du Paradis terrestre, ont dû vivre ainsi.Oh ! pourquoi ne resto-t-on pas toujours enfants ! Qui nous rendra ces beaux jours envolés ! Comme nous étions libres alors, comme nous étions heureux !.Te souviens-tu, Bertha ?.dis.te souviens-tu ?—Oui ! murmura doucement la jeune aveugle.Oh! oui.Conrad avait douze ans, Hélène en avait neuf à peine ; moi, sept tout au plus, ce qui fait que je vous considérais déjà comme deux grands personnages, que vous me guidiez souvent chacun par une main ; que sans cesse vous veilliez sur moi, et que tout naturellement j’ai pris la douce habitude de vous aimer, non seulement comme une jeune sœur aime son frère et sa sœur aînée, mais comme une fille aime son père et sa mère.Tu fus la mienne, Hélène.car je n’en avais plus, moi.Je t’appelais alors tout haut de ce nom ; tout bas, dans mon cœur, je te nomme encore ma petite mère ! Tu le vois bien, Hélène.tu le vois.je n’ai rien oublié ! # —Des années s’écoulèrent ainsi.poursuivit la comtesse, sans changer ni d’attitude ni d’accent.Puis un jour vint, fatal jour, jour de tempête, où la foudre tomba tout à coup sur le grand chêne au pied duquel nous étions accroupis.Elle nous renversa violemment tous les trois.tous les trois cependant nous nous relevâmes.Mais hélas ! l’éclair t’avait aveuglée, ma pauvre Bertha.Tune nous voyais plus ! —Et votre amitié, votre dévouement redoubla dès ce jour pour la pauvre aveugle, qui aurait dû davantage vous aimer désormais, mais qui malheureusement ne le pouvait pas.Déjà c’était impossible ! Et so soulevant à demi, la tendre jeune fille mit un long baiser sur chacune des mains pendantes de sa compagne.Presque aussitôt celle-ci continua: —Ce malheur nous isola, nous rapprocha davantage encore, Conrad et moi.Il venait d’avoir quinze ans.Déjà c’était un beau jeune fkomme à Fair courageux et fier.Un soir ma mère me dit : Hélène, tu n’es plus un enfant, tu ne dois plus courir ainsi les bois comme une fille de bûcheron.Je ne répondis rien, mais le lendemain matin, dès l’aube naissante, déjà j’étais hors du château, déjà j’accourais vers vous.Haletante, éplorée, je racontai ce qui m’avait été dit la veille au soir.Conrad aussitôt pâlit affreusement, s’élança vers moi et m’étreignit dans ses bras avec une telle violence que j’en perdis le souille un instant.Toi, Bertha, tu pleurais.Oh ! tu n’avais pas encore le don de seconde vue dans ce temps-là, ma pauvre chère aveugle ! sans quoi, rien qu’au cri que venait de jeter Conrad, rien qu’à celui par lequel jo lui avais répondu, tu eusses deviné notre amour! Heureux enfants que nous étions encore, nous ne le devinions pas nous-mêmes ! La journée, cependant, fut triste.Nous sentions vaguement qu’une première ombre planait sur notre innocente félicité, un premier nuage dans notre ciel jusqu’alors si pur ! Le soir vint, la l’orêt s’assombrit ; on ne pouvait pas se quitter.11 le fallut enfin.Conrad s’approcha silencieusement et ni embrassa au front.Je me sentis devenir toute rouge, et je me pris à pleurer.Pourquoi ?Oh ! mon Dieu.N’était-ce pas un pressentiment de l’avenir.Vingt fois je me retournai avant de disparaître parmi les arbres.Vingt fois nous agitâmes, lui son chapeau, moi mon écharpe, au sommet de chaque colline du chemin.Vous me suiviez.vous étiez là toujours.Enfin je rentrai au château.Hélène, médit froidement ma mère, vous m’avez désobéi ; et ce fut tout.Mais le lendemain, hélas ! je trouvai toutes les portes fermées.Plus moyen de vous réjoindre.Oh ! comme je fus malheureuse ce jour-là !.—Et nous donc ! se récria involontairement Bertha ; et nous ! Oh ! je me le rappelle comme si c’était hier.Nous arrivâmes comme à l'ordinaire au rendez-vous, nous attendîmes sous le grand chêne.L’heure s’écoulait.personne ! A chaque instant, Conrad me quittait pour courir jusqu’au sommet du premier coteau, et regarder longuement sur la route.Rien.rien toujours ! Et le soleil montait rapidement à l’horizon.Je ne pouvais voir mon frère, mais je l’entendais piétiner furieusement autour de moi, et.par intervalles crier d'impatience et de douleur.Puis sans rien dire, il me prenait par la main, et nous allions attendre un peu plus loin de chez nous, un peu plus près de celle qui ne venait pas.Nous arrivâmes ainsi jusqu'aux fossés du château de tanière, Hélène.et là, nous nous arrêtâmes tous les deux, ne pouvant plus cette fois avancer davantage ! Elle est malade peut-être, me disait de temps en temps Conrad.Si elle était morte! sccria-t-il un peu plus tard.Mais non, sanglotait-il un instant après, c'est tout simplement qu’elle nous oublie, qu’elle ne nous aime plus ! La nuit était arrivée depuis longtemps déjà.Pas une lumière aux fenêtres du vieux manoir.11 était trop tard pour frapper, pour avoir une réponse I quelconque.Et nous restions là, ! cependant ! Et nous y serions assurément restés jusqu’au lendemain, si le vieux domestique de notre père inquiet ne fût venu nous en arracher enfin ! Quelle nuit !.Pauvre Conrad !.Üli ! dès lors je le compris, Hélène.Il t’aimait nullement que moi, il t’aimait bien plus qu’on n’aime une sœur ! —Moi, pendant ce temps-là, je priais et je pleurais au pied do mon lit, car je ne m’étais point couchée.Durant tout le jour, tantôt j’avais rôde à l’intérieur des murailles, eu cherchant une introuvable issue, tantôt j’étais remontée auprès de ma mère, afin de conjurer à genoux de me laisser sortir.Elle fut inflexible.Tu l’as connue, Bcrtha, sans doute tu te la rappelles.C’était uno volonté do fer.La perte de sa fortune, la mort surtout de mon père qu’elle adorait l’avaient transformée en une blanche et froide statue, toujours drapée de noir, et presque toujours agenouillée.Car elle passait littéralement sa vie en prières.Les chagrins, l’exaltation religieuse en avaient l'ait une créature qui déjà n’appartenait plus à la terre.Elle m’avait pour ainsi dire oubliée jusqu’alors, je crois mémo qu’elle ne m’avait jamais embrassée.Pauvre mère !.Oh je lui pardonne tout, elle avait bien soull’ert !.Le lendemain matin cependant, brisée de fatigue, je me jetai sur mon lit.Quelqu’un entra* dans ma chambre, et, me voyant les yeux fermés, murmura tout bas : Elle dort ! Je me gardai bien de prouver le contraire, car j'espérais de cette erreur un relâchement de surveillance.En effet, sitôt que je me sentis seule, je me relevai vivement, je descendis sur la pointe des pieds, j’arrivai à l'étage inférieur sans avoir été vue de personne, et là j’eus la folle joie de trouver enfin quelque chose d'ouvert sur la campagne.une porte ou une fenêtre, je ne sais plus ?Tout ce dont je me souviens, c’est que je m’élançai de très-haut et que je me froissai quelque peu dans la chute.Mais qu’importe ! j’étais libre enfin, j'allais vous revoir !.(A suivre) L,c Courrier du Canada, Lundi SS Septembre $885 ¦g.M.Goblet quo les évoqués n’atten- lature qu'il avait si lestement traitée dent pas de lui les instructions pro- reçut du peuple de la province la pros a leur faire savoir quelle don ., .„ \ » , , .A., - sanction de tous ses actes, aux elec- etre la mesure de leur intervention .1 “ , _ _ dans les luttes électorales d’où peu- tlon?générales.Le gomernement vent dépendre la défense et la garan- de Boucherville revint des poils avec tie des intérêts religieux ?En revan- une majorité accrue, cho, M.Goblet pourrait apprendre A tous les points de vue, {'Electeur des évêques quels sont envers l'Egli- est donc incapabie de justifier les jours, en fait si souvent mépris.( Par°l°s Holton, dans la Cht C’est à quoi le ministre aurait pu I Lre des Communes, en 1375.réfléchir avant d’écrire l’impertinente circulaire dont nour publions le ; texte.am- Pacfique va céder au Grand-Tronc la ligne du St-Laurent et Ottawa, entre la capitale et Prescott.Orcliiuilions Les séminaristes suivants ont été ordonnés sous-diacres hier, le 27 du courant.MM.Philippe Garneau, Jean- Auguste Roussel Il outillait* A Mgr Déziel SOMMAIRE L'Irlande < : es caihol: ues anc’.ais.LTIe Vab.Une circulaire.Fbcillkto.v.—Les c mpagnons de m.nuit.*• L Electeur ’* et M.Holton.Bourrage à Mgr Déziel.Petite gazette ' Ordinations.Une IC-te touchante à Saint-Denis.Un miracle éclatant.Les zouaves ponlihcaux à Manchester.La cession d Heligoland.Le choléra.Conllit i.isj ano-alleman J.Retins neuve lies ANNONCES NOUVELLES NouvelI*'5 m&rchan lises d’automne.— B*.han Bros.Soumissions pour bois de chauirag .Soumissions.—Fred.White.Pianos de plus haut rang—Bernari A Allaire.La compagnie des steamers de Québec.—Arth Ahern.C A N A I) A QUÉBEC.2S SEPTEMBRE 1885 •• 1/Electeur *’ et .M.Ilolton Dans son numéro de vendredi, l'Electeur raconte à sa manière un incident de la dernière lutte électorale à Joliette.et le commente d’une façon tour à fait fantaisiste.L’honorable Procureur-général, M.Taillon, a fait allusion, clans une assemblée où il soutenait la discussion contre M.Langelier, aux paroles malheureuses prononcées par feu M.Ilolton, en 1875, à l’adresse de la Législature de Québec.On sait que M.Ilolton avait qualifiée de moribonde notre Chambre provinciale, parce qu’elle avait protesté unanimement contre la politique de chemins de fer de M.Mackenzie.U Electeur essaie d’expliquer, comme Pa fait M.Ilolton lui-même en 1875, cette expression mal sonnante.Et pour cela il cite le Hansard ; mais il se trarde bien de tout citer.Voici ce qu’il reproduit du compte-rendu des débats : l* L’hon.M.Holton.Mais i'iion.député de Terrebonne a fait allusion aux résolutions passées par lajlégislature moribonde de Qaêl ec dont les membres n’ont pas vu leurs commettants depuis quatre ans.L'hon.député a cité l'opinion de ce corps moribond en opposition aux opinions des honorables membres élus par les collèges électoraux pour traiter sur ce sujet et qui tous laitsircnt leurs commettants depuis douze mois seulement.” L’organe libéral s’arrête à cet endroit.et il apprend triomphalement ù ses lecteurs que le mot moribonde signifie simplement dans ce texte : “ à la veille de s’éteindre.” Mais si Y Electeur eut complété sa citation, comme nous l’allons faire, son explication eut manifestement été insuffisante à atténuer l’insulte lancée par le chef libéral à la Législature provinciale.Voici en effet ce que M.Ilolton ajouta : Je dis que ht résolutions de la moribonde Législature de Québec ne valent pas le papier sur lequel elles sont imprimées ?t quelles ne méritent pas la moindre considération de.notre part.Hansard 1S75—p.530, version anglaise.) L Électeur aura beau tourner et retourner cotte citation, il ne saurait établir quelle est flatteuse pour le parlement provincial.Le fait que ce parlement était à la veille des élections générales en 1875, ne justifiait INAUGURATION D UNE STATUE A LEVIS La ville de Lévis était hier le théâtre d’une démonstration qui lui fait honneur.Elle a voulu rendre un solennel et éclatant hommage au grand patriote, au prêtre vénéré, qui est pour ainsi dire son second fondateur, qui lui a donné sa vie.son labeur, son âme sacerdotale, Mgr Déziel, curé de Lévis, pendant tant d’années.La statue que notre ville - sœur a élevé â Mgr Déziel consacre â la fois la mémoire de cet homme de bien, et le souvenir reconnaissant que lui ont conservé ceux qu’il appelait ses enfants.Hiermatrn, Mgr Dominique Racine, chantait â l’église Notre-Dame de Lévis une messe pontificale, â laquelle assistait Mgr Taschereau, archevêque de Québec.Le chœur de l’église, sous la direction habile de M.Bernier, organiste, a rendu brillamment la messe du 2èmç ton harmonisée.M l’abbé Lindsay, professeur du collège de Lévis, récemment arrivé de Rome, a prononcé un admirable sermon.Nous regrettons de ne pouvoir mettre sous les veux de nos lec- • leurs cette page d’éloquence sacrée qui fait le plus grand honneur â la chaire canadienne.M.l’abbé Lindsay a retracé, avec uue grande élévation de pensée, et dans un langage magnifique, la vie sacerdotale et civique de Mgr Déziel.Nous espérons que cet éloquent dis- j cours sera livré à la publicité.C’est â la fois une œuvre de religion et une œuvre littéraire.Mgr Taschereau a chanté, vers deux heures de l’après-midi, un salut solennel.Durant la cérémonie, il y Le R.Père Gendreau, président do la société de Colonisation du lac Témiscamingue, et M.P.H.Cha- Laptiste Rue], Joseph Langlois, Jos.bot.son vice-président, ont Jeu une Galarneau, Achille biset, 1 humas entrevue avec l’honorable J.][.Marcoux, Tancrède Paquet, André Pope, ministre des chemins de for, Nadeau, Louis Olivier, Théodule dans le but de lai soumettre lesi^als’ Adolphe Grenier, Ls Garou, plans de la voie du Long Saut, qui! Joseph Laberge, Pierre Plante.Fran-viennent detre terminés par M.Paul! ?ols*XaTier Casgrain, Aristide MaT.C.Dtunais, ingénieur-civil.L’ho-; Charles - Emile Laboursière, norable ministre et son député, M.! J°s°ph Lavoie, tous de 1 archidiocèse Trudeau, se sont déclarés hautement c^e Qu^kec ; MM.Désiré Léger, insatisfaits de l’ouvrage accompli, s’en- ^eau» D-» Angus Chisolm, Ariehat , gageant en outre à favoriser de toutes leurs forces la société et son entreprise.Un individu a été condamné dernièrement, â Pittsburg, â deux ans de pénitencier pour vol.Le prison- Joseph McLean, etown Patrick Reardon, Portland.De nouvelles ordinations auront lieu demain.M.J.-B.Ruel sera fait prêtre, dimanche prochain.l ue fêle touchante A Ssiiut-DcnU nier a voulu s’excuser en disant qu’il ; Jeudi.L’ 24 septembre courant, la î ^ ^ i paroisse de .Saint-Denis, c«»mté de Kamou- t tait i\ le lorsqu il a to mm is son \ ol • * i, • ., ., • • i « .1 raska, assistait â une leto de ïamille “ Très bien, reprit le juge, j’ajoute six mois â votre punition, parce que vous étiez en état d’ivresse.’’ Et le prisonnier a été envoyé au pénitencier pour deux ans ei six mois.Un homme qui est porté â voler lorsqu’il est ivre, doit s’abstenir de boire avec excès.On dit que M.Beemer, entrepreneur du chemin de fer du lac Saint-Jean, se propose de construire une chapelle à la Rivière-à-Pierre, afin de donner une nouvelle impulsion â la colonisation dans cette région.Li Gazette du Canada ne mentionne aucun changement ministériel.On dit que le chemin de fer du Pacifique sera complété vers le 15 octobre prochain.Le II du courant la voie était terminé jusqu’à vingt milles â l’est du sommet Selkirk, c’est-à-dire à 2,503 milles de Montréal.Parmi les victimes du récent mas-1 sacre des chrétiens dans la Cochin- chine on rapporte les noms des Révds Pères missionnaires Banais, Duport et Martin.Les travaux de la nouvelle église O de Miteghan, comté de Digby, Noua eu quête.Les quêteurs et quêteuses ¦ velle-Ecosse, commencée au mois de étaient : M.et Mme Dupré, M.et Mme Julien Chabot, M.et Mme Desjardins.M.P.P., Mlle et M.TT.Carrier, M.et Mme J: E.Roy, M.et Mme Boileau.Le salut terminé, le dévoilement de la statue s’est fait par Mgr l’ar-chevéque de Québec, l'honorable M.Blanchet, M.W.Carrier, et M.le maire de Lévis.Son Honneur le lieutenant-gouverneur n’avait pu assister à la fête, mais Madame Masson avait envoyé une magnifique couronne de fleurs naturelles.' mai dernier, avancent rapidement.On est â poser la toiture.Cette église est en briques ; elle a 115 pieds de longueur, et 07 de largeur.Elle sera, nous dit-on, la plus belle de la Nouvelle-Ecosse.On est à couvrir en tôle galvanisée les deux clochers de l’église de S te.-Anne de Beaupré.Les journaux catholiques de Paris publient une lettre de M.le comte Albert de Mun â M.l’amiral Gicquel des Touches, au sujet de l’action n ie.î- * J *i x .politique des catholiques français.Des discours éloquents ont ete r, 1 .1 , ., _ • .______* i____i.1 .Cette lettre est un veritable mani- .jiu > um .i .- «*n n • .et, président du Lomteer y fut appet e Sir A.P.Caron : i * l0"s Us sernteor?E=!l!0 !;o'lr prononcés,dans l’ordre suivant : l’honorable M.Blanch comité ; l’honorable.,.M.Guay, M- P.; M.Lemieux M.P.constltu1°,r un ParU catholl?ue P.; U.I.Belleau; M.J.E.Roy.tion et d organisation, avec lequel le Tous ces discours ont été chaleureu- ' P0UT01r> qne qu 1 soit, c ra comp-sement applaudis.M.Napoléon Legendre a ensuite récité une poésie de circonstance, d’une inspiration très délicate.’ Sir Hector Laugevin et M.Fréchette avaient envoyé des lettres m d’excuses.Hier soir, la ville de Lévis tout entière se couronnait de feux.L’illumination était générale.De Québec, le coup d’œil était magnifique.Durant la soirée, deux feux d’arti- ter dans le gouvernement de la nation.Cette lettre est destinée à un grand retentissement.La Commission Rovalc a entendu samedi l’honorable M.P.Garneau.Il a dit, entre autres choses, qu’il n’a jamais été question ni directement ni indirectement d’un siège au Sénat, entre lui et M.Chapleau, dans le but d’influencer son vote sur la vente du chemin de fer du Nord, et que le Pacifique n’avait pas intérêt à acheter fices ont été tirés.Toute l’après-midi „ i .• ., .\ ,1a section-est tant que la question et toute la soiree, la voix du canon % ^ , a , i , • , , ’ .cl un pont dans les environs de Que- bec n’aurait pas été réglée d'une i manière favorable.s’est fait entendre sur les hauteurs de Lévis.Cette journée a été pour cette ville une journée glorieuse Lévis s'est honorée elle-même en honorant le mémoire de son ancien pasteur, de M.Shehyn.M.P.P., donne ensuite sa déposition.Le témoin déclare ne rien connaître concernant la construction et l’administration du che- pas M.Ilolton de dire que “ ses réso- j D*‘fel flui 11 tant fait Pour rE- min de fer.Il a toujours été contre huions ne valaient pas le papier sur\ = lse a Pa*rle* lequel clics étaient imprimées." C'était- là une parole injurieuse, et une théorie constitutionnelle plus que risquée.PETITE GAZETTE la vente du chemin de 1er du Nord.M.Shehyn a continué son témoignage ce matin.bien touchante et bien belle.Kilo célébrait le 25èmo anniversaire de prêtrise de deux de ses tils, et.en même temps, elle voyait réunis au pied des autels six dos piètres qu’elle a fournis au sacerdoce.11 y avait vingt-cinq ans que les deux premiers prêtres de Saint-Denis recevaient la consécration sacerdotale dans l’église île cette paroisse.Jeudi, l’un d’eux, M.l'abbé Hyacinthe Chignon, curé de Sainte-CTaire, célébrait le saint sacrifice dans le même temple, pour ses noces d’argent.Son confrère d’il y a vingt-cinq ans, M.l’abbé Achille Pelletier, n’avait pu se rendre à Saint-Denis pour la célébration do cette belle fête, par raison de maladie.Cette journée de Jeudi a vraiment été une fête du sacerdoce ; fête imposante et dont le souvenir restera longtemps dans la mémoire de ceux qui ont eu le bonheur d’y assister.Le digne pasteur de Saint-Denis, M.l'abbé Brochu,avait convié tous les prêtres, enfants de la paroisse, â se rendre à cette célébration.Ils sont déjà au nombre de quinze.Quinze prêtres ! quinze apôtres! dont le zèle, les vertus et les talents sont consacrés au service de- âmes et à la gbire de l’Eglise.Quel honneur pour Saint-Denis, jeune paroisse qui compte â peine un demi-siècle d’existence.De ces quinze prêtres, >;x avaient pu se rendre à l’appel de M.le curé de Saint-Denis.C’étaient MM.les abbés H.Gagnon, curé de Sainte-Claire ; J.Desjardins, curé de Sainte-Loui-e : S.Caron, curé de Saint Sébastien : M.Hudon, curé de Berthier ; B.Dionne, vicaire au Cap-Santé ; A.Michati !.vicaGe au Cap St-Ignace.Un bon nombre de membres du clergé voisin étaient présents : MM.les abbés Hébert.V.< i.curé de Kamouraska : Blouin, curé de Sainte-Hélène ; Deniers, curé de Saint-PhUippe : Moreau, curé de Mont-Cartel ; Dion, curé de la Rivière-Quelle : Dionne et Les-ard du collège de Sainte-Anne ; Vaillancourt.vicaire de Saint-Pascal ; Belleau, vicaire Te Kamou-raska.M.l’abbé IL t ingnon a chanté une messe solennelle, assisté de MM.les abbés B.Dionne et A.Michaud, comme diacre et sous - diacre.L’église était magnifiquement décorée.M.l'abbé H.Dionne présidait à l’orgue, M.l'abbé Lessard dirigeait le chœur et rendit plusieurs soli avec le talent qu’on lui connaît.Il y eut un éloquent sermon de circonstance, qui émut l’auditoire jusqu’aux larmes.Après la messe, on transporta le Saint-Sacrement dans la sacristie, et le maire de la paroisse, M.J.B.Garon, présenta une adresse à M.l abié Chignon et à ses confrères de Saint-Denis.M.Gagnon répondit en termes trè* appropriée Nous donnons ici l’adrcs-e : Révérends Messieurs, I.es paroissiens de Saint-Denis désirent pronter de la fête touchante qui nous réunit aujourd'hui, pour vous remercier d’être accourus au généreux appel de notre vénéré Pasteur, et pour vous faire part des sentiments de légitime fierté et d’allégresse qu'éprouvent leurs cœurs.Au pied de ce même autel et dans ce même sanctuaire, il y a vingt cinq ans, deux d’entre vous consacraient au Seigneur les prémices d’une vie de dévouement.Tous deux ont rempli dignement les promesses faites à Dieu, et leur pieux exemple a été suivi depuis par vous tous, Messieurs, qui partagez et qui continuez noblement La sainte carrière que ces devanciers vous ont tracée, La paroisse de Saint-Denis est heureuse et fière d’avoir été le berceau de tant d’apôtres du Lien, de zélés prêtres de La Vraie Religion.Elle s’unit à vous tou3 ses enfants, pour offrir des actions de grâces .au Souverain Dispensateur, et elle Lui demande pour chacun do vous ses dons lui plus précieux.La Providence vous appelle à des postes dont quelques-uns sont fort éloignés, mais il n’est pas de séparation pour Rattachement, et notre souvenir affectueux suivra toujours avec intérêt vos Labeurs dans les diverses missions qui vous seront confiées ; en retour, veuillez penser dans vos prières à vos anciens concitoyens qui s’honorent de ce que vous avez été choisis parmi eux pour être les élus du .Seigneur.La cérémonie rcligieu>o se termina par le chant du Te JJeum.Un grand dîner réunit au presbytère tous les confrères présents et quelques citoyens de la paroisse.L’élogo de la cordiale hospitalité do M.l’abbé Brochu serait superllu.notre excellent compatriote et ami M.F.X.Robitaille- Les zouaves sont arrivés en notre ville dimanche l’après-midi.Ils étaient au nombre de treize, y compris M.le Chevalier Mac-Donald, de Manchester.Voici leurs noms et les noms des endroits d’où ils viennent : Dr.G.IL Desjardin, Boston, Mass ; J.IL Guillet, E.II.Choquette, J.IL Bergeron, Fred.Bousquet, C.A.Bigonesse, Lowell.Mass ; Joseph T.Benoit, Haverhill, Mass; T.P.Paré, 'Williniantic, Conn; Napoléon L.üesaulniers, Malboro, Mass ; J)r.C.|A.Dubé, West Bovl-ston, Mass ; Gustavo Doucet, Greenville, N.H.L’aumônier M.l’abbé E.Pelletier, de Mittineague, Mass ; et M.le Dr.J.Larivière, de Manville, R.L, n’arrivèrent que lundi.De la gare, ils se rendirent au Windsor, escortés par les sociétés St.Jean-Baptiste et St.Augustin.La procession, comprenant ces deux sociétés, la société du Sacré-Cœur et le détachement des zouaves, dont six d'entre eux portaient l’uniforme, se forma a .hôtel Windsor et se rendit à l’église St-Augustin, où Sa Grandeur Mgr Denis M.Bradley chanta un salut solennel, assisté des RR MM.llévey.Bouthier et Timon.Au cours de cette cérémonie imposante, Mgr Bradley lit une magnifique allocution, retraçant en termes énergiques et de la plus haute éloquence les spoliations dont l’Eglise était l’objet, et félicitant les zouaves présents d’avoir volé au secours de l’immortel Pie IX.Mgr.fut très heureux dans ses remarques, et sa parole ardente trouva la voie de tous les cœurs.La musique était sous l’habile direction de M.J nies Quesnel.Le chœur de chant, composé de Madame Blanchard, de Mlles L.Côté, A.Côté, C.Mouette, F.Mouette, et de MM.Alfred Désilets, A.Thériault et J.N.Poirier, chanta divers morceaux de la plus belle musique sacrée pendant le salut.Dans la soirée, il y eut réception des zouaves à la Salle de Musique.Un auditoire choisi de 800 personnes environ était présent.Sur l’estrade, on remarquait les RR.MM.J.A.Chevalier et A.Boutier, et les zouaves pontificaux.La séance s’ouvrit par le chant intitulé : 4* Sol Canadien, ’’ puis M.F.X.Robitaille lut au Président de l'Union Charette une adresse de bienvenue au nom de la population canadienne de Manchester.M.le Dr G.II.Desjardins y répondit en termes émus.” Sous les palmiers ” (romance) fut ensuite chantée par Mlle E.Doucet et Mme H.Manseau.Plusieurs autres chants, notamment “France,’’ lurent rendus d’une manière admirable par le chœur qui se composait des personnes suivantes : Mlles E.Doucet.L.Verrette, Mmes H.Manseau et Calixte Lord, et de MM.Alf.Deslslets.Calixte Lord, F.I.Lessard et J.N.Poirier.M.le Dr Desjardins lut un magnifique rapport de son voyage à la Basse Motte (France), où il a assisté récemment à la célébration du 25ème anniversaire de la fondation du Régiment des Zouaves.J.H.Guillet fit ensuite quelques remarques touchantes au nom des zouaves, et l’assemblée se dispersa.Lundi, 21 courant, à trois heures p.m., tous les zouaves se réunissaient à l’hôtel Windsor pour procéder à l’élection de leurs officiers, pour 1885 1880.”\ oici le résultat des élections : Aumônier en chef, Rvd.E.Moreau, 8t.Barthélemy, P.Q.; Aumônier local, Rvd.E.Pelletier, Mittineague, Mass.; Président, Chevalier MacDonald, Manchester ; Vice-Président, Gustave Doucet, Greenville, N.II.; Vice-Présidents locaux, pour le Massachusetts, MM.E LeClair, Boston, N.L.Desaulniers, Marlboro ; pour le Rhode Island, l)r.Joseph Larivière, Manville ; pour le Connecticut, M.P.P.Paré, Willimantic ; pour les Etats de l’Ouest, M.Adolphe Martin, de St.Paul, Minn.; Secrétaire, Dr.C.A.Dubé, de West Boylston, Mass., Assistant-Secrétaire, M.C.A.Bigonnesse, de Lowell, Mass.On n’a pas encore fixé la date de la prochaine réunion, ni l’endroit où elle devra avoir lieu.Lundi soir, un grand banquet, présidé par M.François X.Robitaille, eut lieu à l’hôtel Windsor.Plus de 150 convives, parmi lesquels on remarquait MM.les abbés J.A.Chevalier, J.Reilly et M.Timon, étaient présents.Un menu délicieux avait été préparé pour la circonstance.On attaqua les mets succulents avec ardeur et l’on entendit bientôt le cliquetis des fourchettes Les résolutions dont il était ques- La loi Scott vient do faire tion avaient été adopt mité par la Chambre Il vient de paraitre à la librairie Cotte belle fête laissera un agréable i___; - , - .souvenir aux paroissiens de Saint-Denis, ~omiUe Par.lçs accents de bonne qui en garderont à leur vénéré pasteur j humeur des convives, une vive reconnaissance.Le repas terminé, on lut des lettres d excuses venant de Sa Grandeur, I Mgr.Bradley, qui offrait aux organisateurs ses bons souhaits de succès, La réunion annuelle des ex-zoua- ; P.llévey, A.Bou- E.Pelletier, de Mittineague ; au Clergé—Rvd J.A.Chevalier ; aux Etats-Unis—Dr J.W.I).MacDonald ; au Régiment des Zouaves—Dr G.IL Desjardins ; au Canada—-MM.J.K.Venue et 11.Gazaille ; à la Franco — M.J.II.Guillet ; à la ville de Manchester—M.F.C.Mi ville ; à la Société St-Jean-Baptiste — MM.F.X.Robitaille et P.Primeau ; â la Société St-August in — M.1.C.Tremblay ; à la Presse—MM deTonnancour (pour Le Travailleur) et Jules Quesnel ; aux Dames—Dr C.A.Dubé ; au Comité d’organisation—M.J.IL Guillet.Le banquet a obtenu un succès complet sous tous les rapports et certainement l’un des plus magnifiques qui aient jamais eu lieu à Manchester.Les Américains avouent que cette démonstration en faveur des zouaves n’a jamais été surpassée à Manchester.Nous nous en réjouissons comme Canadien et comme catholique.Cela démontre une fois de plus qu’ave* de la bonne volonté et de la persévérance on peut arriver à faire de grandes choses.Si la fête des zouaves a eu tant déclat, nous le devons spécialement au comité d’organisation de la fête, qui s’est acquitté on ne peut mieux de ses nombreux devoirs.Ce comité, qui a tant fait pour le succès de la bonne caille, se composait de MM.le Dr.J.W.D.MacDonald, F.X.Robitaille, F.C.Miville, J.N.Lacourse, Jos Larivière et L.Gauvreau.Le représentant du Travailleur otire à ces messieursses plus sincères remerciements pour les égards dont ils l’ont comblé.A ivent les sociétés nationales et les Zouaves Pontificaux ! G.de Tonnancour.lu miracleécUtmit * «_ I n miracle a eu lieu dernièrement à Ste Anne.Nous avions entendu parler de ce prodige, mais nous voulions avoir des détails plus complets avant de le faire connaître â nos lecteurs.Voici ce que nous trouvons dans le-» archives le la paroisse de S le Anne de Beaupré : Ce matin (17 septembre) une jeune fille, d environ 1 > ans.a été gnêi ic par la bonne sainte Anne.Gilte jeune fille, nommée Lizi Donav, venue d* Gleens Falls, comté de Warren, Etat de New- Vf* ux York, était aveugle des deux depuis six mois.Sa cécité provenait d'abcès qui avaient laissé des taies sur les yeux.Le curé de la paroisse, le Rév.M.Louis 5t.Onge, ayant une grande confiance en la bonne sainte Aune avait donné de l’eau de la fontaine miraculeuse de Beaupré, afin que la malade s’en lavât les yeux.Ce qu’elle fit.mais sans succès.Alors elle s’adressa à un docteur «pii est établi aux Etau-l nis et qui est un spécialiste pour les ophthalmies.Celui-ci, après deux mois de soins assidus, déclara la guérison impossible.M.le curé dit aussitôt â la malade : 4* Il taut aller a Sie Anne de Beaupré, c’est le seul moyen d’être guérie.” La mère et la fille recueillirent en quêtant la somme nécessaire au voyage, puis vinrent eu toute confiance à la grande thaumaturge du Canada.Arrivées :m Sanctuaire, elles prièrent avec foi.Or, après la communion, la bonne Sainte Anne opéra le prodige.La jeune lille.comme elle l’a raconté elle-même, sentit après la communion comme une chaleur bienfaisante à ses yeux et comme une main qui passait dessus : aussitôt après, elle ôta le bandage qui couvrait ses yeux depuis >ix mois, elle était guérie.l.< s taies étaient tombées, et elle voyait distinctement.Le docteur Marois de Québec, qui était dans le temps à l’église, a constaté que les veux étaient â présent parfaite* ment sains.La jeune fille a déposé le bandage devant la statue do sainte Anne et a fait dire deux messes en actions de grâces- La mère, qui jusque là avait dû conduire sa fille aveugle no cessait de dire : u Le miracle est éclatant î Le miracle est éclatant ! ” Jugez de la joie do la mère et ,1e la tille.Gloire à la bonne sainte Anne î La jeune tille a également laissé sa béquille, dont elle se servait autrefois sans ponvoir la quitter.Ees zouave* pontificaux A Manchester ées à l'anani.: conquite dans Ontario.Elle *>«•»*« : Tes pontificat,* Canadien.nS'hnbî- iticr' J- f Lyons-nn télégramme- dAssemblee , a*£té adoptée, vendredi, par plus de j‘SUR ^ICT0R 11100 Par loui* 'veuil* j^en^ jes Etats-Unis a donné lieu à c^e Choquette, de Lowell, et M.Joly lui-même les avait approu- J 400 yoix majority dans le comté L0T \—1>*lroducl'°»* noles et appert- une démonstration grandiose, qui ne i ?e Mcssie*l.rs °; A- Drolet et Alf.y ées ; elles étaient le fait des deux de Peterboro.J dices, par EUGÈNE veuillot.J devra jamais s’effacer de la mémoire ' Yarocque^ Chevaliers de St-Grégoire, Nous publierons, demain, l’intro- ces braves défenseurs de la Pa- îr,e j01ul^ea!v S0?J?.au et ^ls- Action que M.Eugène Veuillot a TfUt6, qui, °?1 1!ait à notrc ville ^r^el- Quebec, L.P.Hébert, Mon._ Aa i f _ _ ,, _.1 honneur do la visiter.ireai.Tins vinrent les santés suivantes, qui furent bues avec enthousiasme : A Léon XIII—Réponse par lo Rvd partis, et comme telles, elles avaient une force et une portée toutes particulières.D’ailleurs, l’événement donna tort : laquelle s'est aflectué le transfert du j haut intérêt, et d’une actualité On croit qu’en vertu d’une clause ! duction de la convention conformément à mise en tête de cet ouvrage, d’un ! * n*!-Lu' i a été laite par la société St-Jean- absolument à M.Ilolton.La légis- chemin du Nord, la compagnie du heureuse.Baptiste, qui a pour président actuel l.it r(o ,» uliod pu Koiiinôl Londres, IG.—Dos avis do 1' polis annoncent que le gonve; îStrausky a rendu un édit ordoi à tous les olliciers do reprendri postes qu'ils occupaient avant 1 position de Gabriel Dacha.Toi populace idolAtre le princo A1 « dre.Paris, 20—Le Paris publie ni d liui une dépêche de son corro: dant do Londres annonçant nu marquis de Salisbury a obtenu lorte la promesse do no pas yoyor de troupes turques en Ro lie jusqu a ce que les puissance gnatnires du traité de Berlin ses consultées sur l’opportunité et ni aurait opportunité pour le sul adopter une pareille mesure.Le quis do Salisbury,ajoute le corro: dant, a pris 1 initiative de soiuli puissances intéressées sur leur ic / SS Le Courrier du Canada, Lundi 38 Septembre 1885 ana Jw.tr tique au sujet de l'insurrection en espagnol regrette profondément ce Rouinêlir.malheureux incident et Ton espère que l’apologie offerte sera reçue avec Berlin, 2G— La Gazette de l'Allemagne du N ml dit que les Bulgares devraient déjà s’être aperçus que l’espoir d’ôlre soutenus par la Russie était une illusion, le Czar ayant rappelé le major* général prince Conta-cuzene, qui exerçait les fonctions de ministre dj la guerre de Bulgarie, et il n’est pas nécessaire d’etre prophète pour deviner la réception qui sera laite à la députation bulgare envoyée au Czar à Copenhague.Londres, 2G — Une dépêche de Philipopoli dil que le prince Àlex-dre, dans son télégramme au sultan pour lui demander de reconnaître la nouvelle union, lui a oflert de continuer à payer le tribut.Londres, 20—M.Fawcett, consul-général d’Angleterre à Constantinople, et le major Trotter, attaché inillitaire à la légation anglaise dans la môme ville, ont eu hier de longs entretiens avec le prince Alexandre et M.Strausky, gouverneur provisoire de la lloumélie orientale ; puis ils sont rentrés à Constantinople.Une dépêche de Philipopoli au Standard dit que correspondant de ce journal a eu une entrevue avec M.Fawcett et le major Trotter, et que de sa conversation avec eux il aurait induit que l’Europe ne peut pas désapprouver l’union.MM.Fawcett et Trotter informeront les ambassadeurs étrangers en Turquie qu’il était de toute nécessité que cette union fut accomplie.Saint-Pétersbourg, 2G — Le bruit court que la circulaire envoyée hier par le sultan aux puissances signataires du traité de Berlin, insistait pour que les Balkans fussent maintenus comme frontière de la Turquie.Solia, 2G—L’assemblée nationale de Bulgarie a approuvé à l’unanimité la politique du prince Alexandre et a proclamé l’union des deux Bulgares.Le parlement bulgare a voté un crédit de Xo 000 000 pour mettre à exécution le projet d’union entre la lloumélie et la Bulgarie, et il a voté des résolutions demandant au czar de permettre aux o(liciers russes de l’armée Bulgare de rester à leur poste.Vienne, 2G — Le gouvernement achète à un prix élevé tout le mais et l'avoine qu'il peut trouver sur le marché pour l'approvisionnement de l’armée.Le Prince de Galles est passé dans cette ville incognito, en route pour Bézenye, Hongrie.Philippopoli, 27 — Le capitaine d’artillerie Varcoforow a été nommé ministre de la guerre par le nouveau gouvernement.Belgrade, 2G— L’année servienne est prête pour le service actif.Constantinople, 2G— On affirme que le prince Alexandre avait notifie, il y a quelques jours, au sultan son intention dese rendre à Philippopoli, en réponse à la demande populaire, mais que le sultan avait tenu la nouvelle secrète jusqu'à dimanche.Le bruit court que la Russie a.envoyé G0,000 hommes do troupes sur la frontière turque.Ordre a été donné à plusieurs navires turcs (le se tenir prêts à entrer immédiatement dans le service actif.Le bruit court que des changements dans le cabinet sont imminents par suite de divergences d’opinions sur la politique à suivre par le gouvernement turc dans la crise actuelle.!. soutiennent leurs établissent its do Quebec, ejez MM.i ' Décheno et (iingras, â l’encoignure des rues ce pont, qui, entre les quais des deux St-Joseph et do la Chapel’e, St-Roch, et rjves, a une longueur de 390 pieds, et nous avons la certitude qu’il sera bien servi, , 0 ., Nous sommes convaincu quo lo visiteur 11,1 ü ïargeui de R piod>.recevra là pour son argent; ct du reste il Mercredi soir, la veille, il y aura sur trouvera tout ce.qu’il tout pour satisfairo le L , publique, un feu' d’artifice goût le plus difficile en lait de fourrures 1 ., 1 1 .pour messieurs, tels que capots en seal, I organise p»u quelques jeunes gens (lu mouton do Perse, castor piqué et naturel, ct village, on Bacaron.Pour les dames, blouses en Shetland, seal, FÉLICITATIONS mouton do Perse, ainsi qu’un grand nombre ., , do Dolman et Dauphin.Nous apprenons avec beaucoup de t’n assortiment complet do circulaires et plaisir que Mous.Alphonse Si rois deSte aussi manchons, collerette, et casques, etc., ^nne de Lapocatière d subi avec plein ° C’est l’un des magasins oà nous trouvons succès l’examen du brevet pour la les fourrures les plus riches, et l’un des médecine.Nos félicitations les plus 1)lLos>i)ropri6taLos'' PARTANT DE HALIFAX A DEUX HEURES P.M., ou à l’arrivée «lu t:ain «lu chemin île fer Intercolonial venant de'f Ouest.Prix du passage de Québec via Halifax : Cabine.$60.00, $70.00 et $S0.00 Suivant les accommodements.Intermô-iiaire.$30.00 Entrepont.Au plus bas prix.t-M en remé !•' 'nfallllblo pour les douleurs dant-lesJambes, uoitrlno, pour les vieilles blés sures, plaies et ulcères.Il est excellent pour la goutte et le rhumatisme, Pour les maux de gorge, bronchite, rhum«‘s, toux, excroissances glanduleuses, et pour tjutos les maladies do la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement à Rétablissement «lu professeur HOLLOWAY, 533, RUE OXFORD.ONDRES, et vendu à raison île îs.Ijd., 2s.9d., Ils.22s., et 33s.chaque boite et poL et au Canada à 36 cents, 90 cents et $1.50, et h*3 plu?grandes dimensions en proportion.E A V E RT I NS K M EN T S.—J e n’al pasd’a^ gents aux Etats-Unis, et /nés remèdes ne sont pas vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention à l'étiquette sur les pots et les boites.Si l’adresse n'est pas 533, OaFOUD STREET, LONDRES, il y a falsillcation.Les marques de commerce «le mes rc*mèdë sont enregistrées à Ottawa et à Washington.Signé : THOMAS HOLLOWAY, 533, Oxford Street.London ,uébec.2 novembre 1881—î an.C J W FABRIQUANTS DE PAPIER A LA PAPETERIE ™ LORETTK FABRIQUENT lo feutre pour toiture, lamhrlsage et pour mettre sous ies lapis.Aussi boites à allumettes en papier, cartes, tapisseries et papiers i envelopper et à imprimer A la Papeterie du Pont Rouge On fabrique les carions en bois, pour boites carton do paille, et pulpe de bois.MM.RhID font l'Importation et le commerce do toutes sortes de papiers, effets pour relieurs, tapisseries.Ils gardent toujours en magasin un assortiment de papier,«le métaux.*t«je fournitures pour !a maiino, etc,, etc.Les vapeurs du service «le Gteagow, Québec et Montréal st-ambroise (Jeune-Lorefte.) 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Ha ! et arrêtera à la Baie St-Paul, Eboulements, Ile aux Coudres.Malbaie, Rivière-du-Loup, Tadousac et l’Anse St-Jean.On peut se procurer «fes billets et retenir des canines au Bureau Général des Billots vis-à-vis l’Hôtel St-Louis, et au Bureau de la compagnie de Navigation à Vapeur du StLaurent, quai St-André, et à boni du tapeur.A.GABOURY, Sacré tairo.Québec, 7 Êoplembro 1S85 184 j/*- .• • V SOUMISSIONS POUR BOIS DE CHAUFFAGE.La compagnie du navigation a VAPEUR DU ST-LAURENT rccovrn de?soumissions jusqu’au 12 OCTOBRE PROCHAIN, pour la fourniture du bois nécessaire à leurs bateaux durant la saison 1886.Ce bois devra être livré aux quais ci-après mentionnés : St-Ali*iionse,— * .2,000 Cordes do Bouleau.1,000 4* d’Epinetle et Cyprèi.L’ Ansk St-Jean,- 7C0 Cordes de Bouloau.300 “ d’Iîpinette et Cyprès.La Maliiaie,— 550 Cordes d’KpineUe, Cyprès et Bouleau.Le bois sera mesuré à la mesure française, 8 pieds sur 4 pieds,—bois do trois pieds de long—et devra être do bonne qualité.Aucun morceau no sera accepté s’il a moins de 3 pouces de diamètre.CHEMIN DE FER Québec et du Lac St-Jean LE ©t après MERCREDI, lo 20 du courant, les tralus circuleront tous les Jours (les dimanches exceptés) pour et de la station du Palais, Québec, comme suit : ALLANT AU NORD «•35 n.m.Train mixte laissera Québec pour le Lac Simon arrivant là a 10.45 n.m.5.30 p.ni.Train do la Mallo laissera Qu 6- ber.pour Saint-Raymond, arrivant là à 7.15 p.ra.ALLANT AU SUD 7.10 a.ni.Train de la Mallo de St-Raymond pour Québec, arrivant là à 8.55 a.m.1.15 p.ni.Train mixto laissera le Lac Simon pour Québec, arrivant vaut là a 6.00 p.m.Train de la Malle se remira jusqu'au Lac Simon les MARDI et SAMEDI, arrivant là à 7.45 p.m.Au retour lo train laissera le lac Simon à s 15 V.M., arrivant à St-Raymond à i M., fes mémos jouis.Train «lo foi» rémittent JugoWlhl», «h* lu Suprêmu Cour «lu Mussnoliuaetli», écrit ce
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