Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 24 février 1886, mercredi 24 février 1886
30ome Amice No 319-Edition quotidienne-î)eme Année Mercredi 34 Février 1886 i / JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.je crois.rKs»i»àmc eît j’aime TU OU A O OU A PAIS, Rédacteur en C!u/.W1 LE G EU BR Ü USEE A ir, Editeur-Propriétaire.isv-i ¦ÆfJiateirfzricx «r srr-v zzsæcas FRANCE Taris, o février.La Chambre a valide hier les élections du Haut-Rhin.MM.\ iellard Migoon et Keller lout désormais et régulièrement parlie de la représentation nationale.(Jette décision a supris tout le monde.Ou n’attendait pas de notre majorité républicaine cet acte de justice.L’élection de M.Viêllard-Migeon ne soulevait guère de contestations.Elle était bien un peu ennuyeuse pour les républicains; mais ils s’y résignaient pourvu qu'on leur livrât la tète de M.Keller.Car M Keller porte dans ce qui nous re.de de territoire alsacien, le drapeau de la réaction et du cléricalisme.En outre, il avait pris la place de M.Fréry, en frère et ami, désormais sans emploi et qu’on désirait imposer aux électeurs alsaciens.La.commission proposait de valider M."Viellard-Migeon et d’invalider M.Keller.C’était compter sans r honorable M.Keller qui était, lui, disposé à disputer son élection aux avocats de l’intolérance démocratique.“ Vous voulez m’invalider, a-t-il dit a la ( ham-bre, vous voulez m’invalider sous prétexte qu’on a fait en ma faveur [de la pression cléricale et de la corruption électorale.Ce n’est pas possible, car, si dans les élections de Belfort, on a fait de la pression et de la corruption, c’est contre moi qu’on a usé de ces moyens-là, c’est en laveur de mon adversaire qu’on a prodigué les menaces, l’intimidation et les promesses.” Et là-dessus M.Keller racontait des faits, citait des noms, lisait dos pièces authentiques.La Chambre stupéfaite écoutait.Le manque de scrupules de M.Fréry et de ses cornacs républicains ne la surprenait pas.Mais elle ne comprimait pas qu’on pût être si maladroit.L’honorable M.Clemenceau on levait les bras de désespoir : “ c’en est vraiment trop” disait clairement son attitude.Finalement, à une voix de majorité, la Chambre a validé M.Keller.Les journaux de gaucho qui se montrent ce matin surpris et irrités de la victoire du député de Belfort sont d’une rare maladresse.Ils disent qu’une voix de majorité c’est peu.Sans doute ; mais la République a été fondée a une majorité aussi modeste.1) ailleurs qu’après tous les faits révélés par M.Keller, il se soit trouvé si peu de républicains disposés à condamner It's inqualifiables manœuvres de M.Fréry, cela fait la honte des républicains, non de M.Keller.vient d’arriver à M.Edmond Magnicr, rédacteur en chef et directeur de l'Evénement^ une mésaventure aussi désagréable que bizarre.1 e vous ai souvent os fois parlé de ce personnage qui ne jouit pas dans le monde du journalisme parisien d’une immense considérât ion.11 passe pour avoir, sous l’Empire, cherché les bonnes grâces de l'administration du tyran.A la guerre, au lieu de partir avec, les mobilisés, où c’était sa place, il obtint de M.Gambetta la faveur de se réfugier dans les bureaux du Journal officiel.On connaît son rôle dans la presse où les républicains se servent de lui sans l’estimer beaucoup.Il esl parvenu à Infortune, car l’Evénement, qui est une manière de Figaro républicain, n’a pas de scrupules et fait de bonnes années.Personne plus que M.Magnicr n’a traité grossièrement les ennemis de la République.Il a laspécialité de l’injure atroce cl cependant plate.Mais malgré tous les services rendus par lui ou du moins par son journal, M.Magnicr n’a pu arriver à se faire prendre au sérieux.Il y a dix ans qu’il court à la recherche d’une position oflicielle, d’une candidature quelconque Et il n’est mémo pas conseiller municipal.Te crois qu’il répand une mauvaise odeur parfont où il passe, car il a échoué comme candidat dans la banlieue de Paris où cependant les électeurs ne sont pas difficiles.Vous pensez si un3 mésaventure arrivée à un pareil personnage doit amuser la chronique parisienne, et celle dont M.Magnicr est victime est la plus divertissante qui se puisse imaginer.L’autre jour son journal publiait un article dont quelques réflexions déplurent à M.de Dion, un des élégants viveurs du boulevard, qui eut naguère une retentissante allaire avec M.Aurélien Scholl.M.de Dion, au lieu de s’en prendre au signataire de l’article de Y Evénement, s’en prit au directeur, M.Magnicr lui-même.M.Magnicr, qui fréquente toutes les salles d’armes et même celle de l’Elysée—car M.Grévy voit un drôle de monde—-tient à passer pour beau tireur; mais il 11’aime guère à risquer sa peau.Il déclina la dangereuse proposition de M.de Dion et mit en avant son rédacteur.M.de Dion alla le trouver et, pour le décider, le souffleta de son gant.Pour le coup, M.Magnicr se décida.La rencontre eut lieu le lendemain.Au beau milieu de l’action, M.Ma-gnier se trouva acculé à une des voitures qui avaient amené le personnel de cette partie d’épée 11 perdit évidemment la tête et se mit à courir en cercle, pressé par M.de Dion qui le poussait l’épée aux reins.11 retrouva pourtant son sang-froid, et comme M.de Dion voulait bien accepter cet étrange intermède, se remit en position.Il fut immédiatement blessé à l’avant-bras ; le combat fut arrêté et on rédigea vaille que vaille un procès-verbal décent, il parait pourtant que, M.Magnicr et ses témoins partis, les amis de M.de Dion résolurent au milieu de tous les éclats d’une franche gaieté, de ne pas laisser perdre au public parisien le bénéfice d’une si comique aventure.Ils publièrent à part un second procès-verbal et le portèrent aux journaux.M.Magnicr se sentant, perdu de ridicule, lit appel à un jury d’honneur qui vient do se déclarer incompetent, mais après avoir entendu confirmer le procès-verbal des témoins de M.de Dion par les propres témoins de M.Magnicr.Et la conséquence, c’est que M.Magnicr veut se battre maintenant avec les témoins de M.de Dion, et que le maître d’escrime de Y Evénement, M.Tavernier, quitte le journal pour ne pas servir sous un pareil chef.On ne peut pas se plaindre des commandements du monde, quand on se moque des commandements de Dieu.N.Les évêques d’Australie Voici le texte de la protestation que les évêques d’Australie, réunis en concile a Sydney, ont adressée à S.Em.le cardinal Siméoni, préfet de la Propagannc : Sydney, en ce jour du premier dimanche de l’Avant 1885.Eminence, Qu’il nous soit permis, à nous cardinal archevêque de Sydney et à tous l-’s évêques de l’Eglise d'Australie, vos serviteurs très dévoués réunis pour la première fois en concile plénier pour les provinces d’Australie, d’élever, pleins de douleur et d’indignation, notre protestation contre l’horrible attentat et la violation des droits de l’Eglise catholique universelle, accompli par l’injuste sentence des tribunaux italiens qui ont prononcé la conversion (les biens de la S.Congrégation de la Propagande.Nous croyons que ce fait n’est autre chose qu’une preuve nouvelle 4.1 Robert Dunne, évêque de Cris-banc.f Jean-Edmond Luck, évépic de Auckland.f Jacques Moore, évêque de Bcllarat.I Etienne Roville, O.S.A., évêque de Cerame, coadjuteur de Sandhurst.t Joseph-Pat rice Byrne, évêque de Bathurst.Causerie parisienne (De Y Univers) L’année nouvelle nous amène, d’habitude, deux choses également fastidieuses à la longue : le mouvement artistique et l’agitation mondaine.• L’année 1SSG a voulu faire mieux que ses devancières, et elle nous a gratifiés d’un supplément d’intérêt avec ce qu’on appelle dans le langage des parquets : “ le mouvement cricri md.” Le mouvement artistique commence et finit avec l’agitation mondaine ; la politique, au même titre que les théâtres, somnole quelques semaines par an : mais nous entrons dans une phase où, à en juger par les préliminaires, le crime ne nous laissera plus aucun répit.On pourrait craindre pour messieurs les assassins qu'ils ne finissent nommé Judo était un mythe, un personnage légendaire, inventer pour cacher un coupable connu auquel l’empire croyait devoir accorder l’impunité pour des raisons de haute convenance.Combien de faux Jude n’arrêta-t-on pas à cette époque ?Les journaux toujours prêts à donner sur une fausse piste, avaient si bien organisé la réclame autour du nom et.du signalement supposés, que dans toute la France et jusqu’en Savoie, qui alors n’était pas française, les paysans candidature par devant les électeurs radicaux de Poissy.Ce n’était pas assez d’être on honneur, comme peintre, au Luxembourg : M.Meissonier veut y siéger comme sénateur, faisant ainsi l’inverse de M.Paul Bert, qui, siégeant comme radical à la Chambre, s’en va comme vice-roi dans l’IndoChine.M.Meissonier était des premiers dans les arts, car à une époque d’études microscopiques et de fausse correction comme la nôtre, ce peintre à leste, ils ont occupe la ville de gujt0 Mais avec quel art ils songent 1/ «-r».?r* 1 ?n 1 n ni O n il nr.i- .^ .* ._ _ Rome, persécutant ainsi la supré- matie de Pierre et de ton Eglise.a ^varier le spectacle ! Rien 11e se ressemble dans toutes ces représen- un mari qui veut prou-quet que l’assassinat est i.* .-m et le moins coûteux des diflusion de 1 Eiangile, que nous divorces ; là c’est un drame mysté-.¦voyons être spécialement obliges rieux on chemin de fcr un préfet d’unir 110s protestations a celles qui Dans cette partie dn monde où nous j tations .c.ést ul] habitons, la Propagande a produit j yer ^ Naquel tant d’œuvres fécondes pour la je p]us ],, hier enfin, c’était la grève et avec les fidèles confiés à nos soins, nous défendons toujours, autant que nous le pourrons, les droits du Siège apostolique et de la Congrégation de la Propagande, et nous 11e cesserons jamais de lutter de toutes nos forces pour obtenir justice.De Votre Eminence les très humbles et très dévoués serviteurs.1 Patrice card.Moran, archevêque de Sydney et délégué apostolique, j Daniel Murphy, évêque de Hobart-Town.f Rodesimle Salvado, évêque de Victoria.i Patrice Moran, évêque de Dunedin.f Jacques Murray, évêque de Maitland.j Guillaume Lanigan, évêque de ( îoulbourn.i Martin G ri ver, évêque de Perth.•j Christophoiv-Augustc Key nolds, évêque d’Adelaïde.j François Redwood, S.M., évêque de Wellington, f Eléazar Torregiani, O.évêque d’Armidal.t Jean Cani, évêque de ton.S.F.C.Rokhamp- Les romanciers avaient beau jeu à vulgariser les ressources du crime; voici que leurs élèves vont leur donner des leçons.Mais, en vérité, les assassins vont trop vite ; ils nous laissent à peine le temps d*appréoier à leur juste valeur chacun de leurs méfaits.Ne voilà-t-il pas que les évènements de Decazeville vont faire tort à l’assassinat du préfet d’Evreux ?Rien 11’é-gale cependant pour le public Battrait du mystère: ce coupable qu’on poursuit partout ot qu’on no trouve nulle part, que le parquet do Versailles invite gracieusement à entrer dans ses bureaux “ pour affaire qui le concerne ”, et qui a le mauvais goût de ne pas répondre, l’homme au ticket, l'homme au manteau, tout cola va-t-il déjà tomber dans l’oubli?On parla cependant toute une année, il va quelque vingt-cinq ans de cela, d'un assassinat identique en chemin de fer, celui de M.Poinsot, par le fameux Jude resté toujours inconnu.Le temps, qui apporte des éclaircissements dans tous les dossiers, nous a laissé entrevoir que le dévisageaient les inconnus avec un trois poils représentait dans les arts air de dire : “ Toi, tu es Jude, l’as- j le parfait notaire, leitabellion impec-sassin ; je vais prévenir la gondar-1 cable et le minutieux compulseur merie.” j des centimes de l’art.Il possédait Et de fait la gendarmerie était sur loutes ]es ressources infinitésimales, les dents ; elle arrêtait, elle incarcé- rien n’échappait à sa lentille, et M.rait des quantités de vagabonds, Pasteur n’eût pas trouvé dans toute voire d’honnêtes gens, et finalement sa Peinture le plus léger microbe de elle relâchait les faux Jude à moins; travers.d'autres comptes à rendre: la justice H n’était que des premiers, parce n’y perdait rien.Mais alors ia gen- que son talent n’est pas de ceux qui darmerie savait où était le devoir; arrivent à la royauté, et que cette aujourd’hui elle no sait plus de quel royauté est veuve depuis longtemps côté sont les honnêtes gens, où est le d’un homme de génie, crime, où est le droit.Elle sedeman- Mais enfin M.Meissonier est un de ; parfois si c’est l’agraisseur qu’il personnage important dans ce qu’il faut arrêter ou bien la victime, elle se y a de plus durable après la religion : demandera peut être bientôt s’il faut le culte du beau.Comme peintre, M.prêter main-forte au juge ou bien à Meissonier, qui a vécu longtemps, l’accusé.^ passera certainement à la postérité, Pandore ne sait plus ce qui est tandis son maître Trimolet, qui crime, tant on lui a retourné sa n’a Pas asscz vécu, restera toujours * • * boussole.Son tricorne 11e peut se 18nort'‘- faire à la 44 politique d’orientation.” Quelle gloire le peintre de l’épo-Singulier spectacle que celui de l>6o napoléonienne espère-t-il acqué* ce sous préfet, de cet ingénieur, de nr en ayant le droit de voter le bnd-ce maire, qui ne sont pas armés an Set 11 1(| votera en siégeant milieu d’une émeute, ou n’osant pas an “ena^ • faire usage de leurs armes, refusent La politique est un amoindrisse-le concours de la gendarmerie et ment pour l’artiste ; elle ramène son laissent massacrer devant eux le esprit des sphères supérieures aux scus-directeur Watrin.Ou croit rêver petites laideurs delà terre, et; l'on en lisant de pareilles choses, et l’on voit guère qu’un peintre de l'école voit approcher le moment où les de Manet qui puisse s’attarder à de honnêtes gens seront obligés de pareilles démangeaisons, s’armer pour protéger les gendarmes Après M.Meissonier, parlons de inertes, qui n’oseront même pas se M.Landry, qui vient de partir à l’age défendre de peur d’offenser le gou- ou M.Meissonnier pouvait encore reniement de la république radicale compter sur trente ans de gloire et ot socialist de profits.En attendant, les journaux du M.Landry appartenait à.lalamille boulevard nous donnent le compte des grands artistes, a la race des rendu d’une série d’enquêtes faites travailleurs consciencieux et achar-par leurs reporters ; ceux-ci interro- nés, chez lesquels la vocation a sur-gent les grévistes, les directeurs du 8’i du néant et.a 6U vaincre tous les charbonnage, la foule, le eabnivtier obstacles.Fils d’un sabotier, violo-du coin, comme ils ont interrogé noux de campagne pendant une partout Mantes, tout Evrcux et tout tie de son enfance, ce gas de Vendée Rouen pour l'assassinat du préfet, ne semblait certes pas prédestiné comme ils ont interrogé la veuve de n#u grand art ; il y est cependant arM.Larrême, comptant scs larmes, rivé, et la renommée a récompensé pesant ses regrets, exigeant toutes plus encore que la fortune cette voles confidences de son bonheur passé.lonte parsistante et ces sincères ns-Ainsi la police, que persécute le pirations vers le beau, conseil municipal de Paris, pourra n’est Pas k moment de juger désormais passer aux mains du syn- ici le talent et l’œuvre de Landry, dicat des reporters parisiens.Ce sera mais il nous est permis do parler du un moyen terme, et la police n’en caractère de l'homme et de son désin-scra ni mieux ni plus mal Faite, puis- térossement; qu'il suffise de rappeler que ce nom de Larrême, qui nous , ^nc ces admirables copies desi grands apportait d'ordinaire des solutions maîtres que Landry donna à l’école toutes faites et servait de guide-ànc, des beaux-arts, auraient pu être veriest maintenant devenu synonyme de problème insoluble.Le mouvement artistique a commencé cette année par une étrange manifestation : M.Meissonier se porte candidat au Sénat et pose sa dues un prix considérable à l'AlIc-mngne.(A suivre) Feuilleton du COURRIER DU CANADA 2 \ Fé v ricr 188 fi.—N o 51 1,18 DRAMES 1)1! HUB.(Suite) CHAPITRE XI Pendant les jours qui suivirent, le yrageur mystérieux et son corn paon, que M.Hotter qualifiait tour à ir de valet de chambre et do cham-lan, n’eurent pas grand mérite à itiquer le repos qu’imposait Tense du maître.Le temps avait changé complètent : le thermomètre s'était permis écart subit do dix ou quinze dote ; quant au baromètre sans le nndre souci do l’anxiété des bai-ears, il flottait de la pluie au vent û la tempête : oracles effrayants ie le ciel se chargeait de réaliser nuire en heure.Tantôt il se fondait en averses lu viennes qui rayaient 1 horizon s plus tristes hachures ; tantôt il couvrait de nuées épaisses qui ntr’ouvraient, à un moment donné ,ur laisser passer de nouveaux tor-nts.Tantôt, après quelques rayons un soleil consolateur, il sc remet-it au gris absolu.Alors le vent souillait en rafales inquiétantes, secouant furieusement le décor de verdure dont se parait chacune des maisons de la riante petite, ville.Quant à l'enseigne du Comte Je Mc-ran,—Zumgraf de Méran —c\\>' grinçait au bout de la tringle de fer, comme pour attirer l'attention et dire : Entrez clone ici ; vous trouverez bon souper et bon gîte.Dans le lait, jamais le chef de cuisine et les marmitons n’avaient déployé un pareil zèle.—Puisque les voyageurs sont privés des beautés poétiques du paysage 1 pensait le pratique Holler, ils seront bien forcés de se rejeter vers le côté matériel de l’existence.Et alors le tourne-broche se mettait à tourner en conscience ; les casseroles sautaient toute seules sur les fourneaux embrasés, pendant que la neige des montagnes se mélangeait au café à la crème pour le plus grand plaisir des Allemands, et surtout.des Allemandes, très friandes de ce régal.Qui donc se serait hasardé, par un temps pareil, sous l'interminable allée de saules parlant de la ville ornée de l’écusson de la maison d’Autriche ?Seuls, les hommes à gilets rouges et à bretelles vertes, les femmes à jupe courte et à chapeau pointu, se hasardaient ù braver les intempéries de ces tristes jours.Ces rudes montagnards qui vivent de pain et do lait, et n’en sont pas moins agiles à la recherche du chamois, ne pouvaient pas s’épouvanter pour si peu.Quant aux promeneurs habituels, ou même aux bourgeois de.la ville, il n’en était pas question.Ceux-ci ne se faisaient voir que sous les sombres arcades de Laubvengasse, longue rue de neufs cents pas, bordée de massives arcades, à l imitation de Berne et de Schallhouse, et au fond desquels s’ouvrent les boutiques où vient s’approvisionner toute la contrée.• # Le voj/ageur semble broyer du noir derrière ses persiennes toujours fermées en dépit de ce ciel d’hiver.De temps à autre, il les entrouvre d'une main discrète et jette un regard vague sur la route déserte.Tout à coup son œil s'anime.Derrière ce grand chasseur tyrolien dont la taille élevée semble gigantesque, exhaussée qu’elle est par le feutre pointu où se dresse un haut bouquet de plumes, apparaît au tournant de la rue la vision désirée.Elle est blonde, elle est pâle, ses yeux sont mélancoliquement fixés à terre.No serait-ce pas l’ombre enchanteresse de la douce Agnès de Méranie, elle, dont le pur et poétique souvenir semble sortir à tout instant de chaque arbre de la contrée, de chaque pierre de sa ville natale ?Non ! tout ici parle de réalité.L’enfant mutine qui marche en sau-tillnnt comme un oiseau à côté (le la jeune femme blonde est Bien F’rida, la petite Frida, comme il avait l’habitude (le l’appeler.Ses pieds mignons, chaussés de bottines bon-groises, meurent d’envie de faire connaissance avec les flaques d’eau de la route, son petit chapeau tyrolien, une fantaisie de la veille,— semble peser sur sa tête, car elle vient de le dénouer (l’une main impatiente.et le fait sauter en l’air comme s'il s’agissait d'un ballon.—Frida, restez donc tranquille.Ne m’avez-vous pas promis d'être —Que me racontez-vous là t enfant.— C’est Dorothée, à qui M.Holler a dit que ce monsieur devait être un prince, car il payait comme tel, bien que sa table fut des plus simples.—Frida, devenez-vous une petite commère ?L’enfant poussa un éclat de rire argentin et se remit à sautiller en avant.Mais cette fois le jeu avait changé.Elle semblait mettre, à éviter les flaques d’eau, un soin aussi exagéré que le plaisir qu’elle prenait sage, en retour de ma faiblesse de tout à l'heure à les rechercher, et vous promener par ce mauvais pendant ce temps, derrière la per-temps ?sienne, il y avait deux yeux gris —11 ne pleut plus, mademoiselle, fixés avec une attention intense, non Voyez là-bas, tout là-bas, le joli petit pas sur la petite Frida, malgré tout coin bleu.le mouvement qu’elle se donnait, —11 faut vos yeux pour le décou- mais sur la jeune femme vêtue de vrir.Enfin, le sort, en est jeté,avau- noir qui lui servait de mentor.^ Mais Frida s’est arrêtée.Son petit; chapitre XII nez retroussé reste obstinément en “Enfin, Arnold, je l’ai revue après l’air, elle regarde, à n’en pouvoir trois longues années de séparation, douter, les persiennes si bien closes Malgré les chagrins de toute sorte du premier étage de l'hôtel Méran.dont elle a dû être abreuvée depuis —Pourquoi ce monsieur tient-il ses fenêtres fermées ?demanda-t-elle.—Quel monsieur ?ce temps, je no l’ai trouvée ni vieillie ni changée.c< Le bel ange de la Passion, du tableau d’Owerbeck, ne ressemble 1 —Celui qui est arrivé lundi et qui pas plus peut-être aux anges radieux nous a amené le mauvais temps, qui venaient annoncer aux hommes répond la petite fille avec une moue la naissance du Sauveur.Il n’est très accentuée : elle ne peut se con- pourtant ni moins jeune ni moins Isoler d’avoir été retenue à la maison beau.pendant trois longs jours.1 “Telle est Giselle.Ce n’est plus la confiante enfant qui, malgré sa jeunesse éprouvée, pouvait croire encore aux promesses (le l’avenir ; mais il me semble que je l’aime mieux encore telle qu’elle m’est apparue aujourd’hui.Frida était auprès d’elle.Je crains les yeux perçants de ma petite cousine, et je me tiens plus renfermé que jamais.Je connais Giselle, je sais qu’elle ne me pardonnerait pas d'être venu la chercher jusqu’ici.Moi, qui pendant trois ans, ai su me tenir loin de Berlin, pendant la saison d’hiver, inventant prétextes sur prétextes, réclamant missions sur missions, je n’ai pu y tenir quand j’ai su qu’elle était à Méran, à vingt lieues de ma terre de G-rafïenricd, et seule avec son élève.“ 11 me fallait, à tout événement cette raison à lui donner : la proximité de Méran.Je sais bien qu’à la rigueur j'aurais pu expliquer notre rencontre par ce proverbe de l’Euga-dino : .44 Las mojitagnas staicn solda, ma ia g/iend s incontran.44 Ce qui veut dire : 44 Les montagnes se tiennent immobiles, mais les gens se rencontrent.44 Hélas ! Je n’aurais pas su m’en servir et répondre par un mensonge à une interrogation de Giselle.Ne devions-nous pas plus nous rencontrer dans ce monde que la Yungfrau et l’Himalaya ?(A suivre) # Le Courrier du.Canada, Mercredi 34 Février 1886 ___- - - -—MBH SOMMAIRE Fl ÛD JC Frf/.';v «rémunérer.ËSuEitcsa Êh-ohjÈj's.’ -; • ^ fl :: A.M.7.30 M a 1 1 .** j» û u r Halifax.8.C0 Accommo iution pour la Rivière «lu Loup.I î 00 Mail»4 pour U Rivière du Loup \\ M.5.00 Acroinino«ialion pour la Civière «lu Loup.B.M.2.00 Mail o «D la Rivière du Loup.FOI H t.M qniHMC CElVTie.il.' A.M.10.30 Express pour Sherbrooke.I».M.î 30 Mixte pou r S», .los »ph.A.M.11.00 *|fj Saint.Jos -pli.\\ M.4.00 lü x p j* t4 s s «I r* Sherbrooke.TRAVERSE i)V CUA\!>.TîtO\(’.?» I vous avez besoin «l’une lampe ou run chandelier, vous commettez ino erreur stneuse en achelatl avant «l’avoir vu notre assortiment «le chan- falters en cuivre poli, 2, Il et 4 lu ancres.I0AMFES siisrrxmn s EN Gt lVRE POLI, LAMPES EN lUtONZE ET EX MÉTAL BATTIT* I.A CEI.MHRK LlMl»E ELECTEIQlE famie une lumière égale à trois jets «le gaz.JOHN F.IIOSSACK, 56, rue de la Fabrique.X QUEBEC.P.M.1.30 Ex press pour 1T luest.1».M.G C0 M a 1 1 •* p 0 u 1* laissera STATION DM LEVIS.A.M.7 00 Malle «b4 F a « tonnage N'I'MIUIAN .OlitO on construction PARISIAN.5400 Capt .lames Wylie.SARDINIAN.1G50 I.t Smith, it N lt POLYNESIAN.WOO Caj.t .1 Ritchie.SARMATIAN.3COO •• .1 Graham.CIRCASSIAN.4000 •• W Richanlson PERUVIAN.3400 •• U YVylie.NOVA SCOTIAN.3300 U R Hughes.CASPIAN.3:00 Lt R Uarrett R N CARTHAGINIAN.'.GOO Capt A Macnicol.-•IBERIAN.4000 NORWEGIAN.3531 HIBERNIAN.3440 700 • ••••••• * » • • • • • • 2700 ’’000 CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL T rains laissera Lévis pour Halifax et St Jean - à 8.00 a.m.Pour la Rivière-du-Loup à 11.25 p.m.Pour la Riv.du Loup a 5 25 p.m.Ces trains circulent sur l’heure du Eastern Standard Time.Bateaux à Vapeurs QUÉBEC ET LÉVIS L' = bateaux Artic et Pilot font le trajet entre Québec et Lévis tous les A heures depuis 6} h a m., à 7 heures p.m.Prix 10 cents.TRAVERSE DE QUÉBEC A LÉVIS * QUEBEC | LEVIS Pour le chemin de fer Intercolonial.A.M.F.M.7.30 Malle pour Halifax.i 2.(*0 Malle «le la Riv 8.00 Accommodation du Loup, pour la Rivière du Loup.U.C0 Malle pour la Rivière du Loup.! i'.M.5.00 Accommodation pour la Rivière du I.oup.CIIE AUSTRIAN.NESTORIAN PRUSSIA N.« SCANDINAVIAN.3000 BUENOS AYREAN.3S00 COI; MA N.4000 GRECIAN.3600 MANITOBAN.3150 CANADIAN.2600 PHOENICIAN.2*00 waldkn si a n.2coo LUCERNE.2.NEWFOUNDLAND.1300 «4 PAYS É TH ANC EUS $L LA PLUS GRANDE MERVEILLE DU TEMPS MODERNE.r- ; IV • c -s c.c = V w — w.— C c 3 O ê z O K C W C t -1 tait iuipo.-stM»* «t'* supi«o» o r la plu* !• .*• s •* cnivcitim*.smiUraiH *»» >»icin«« !• " !•> d*un violent «*:it:irrl»o.«*t «t un** toux «• *« tIumuu* ; j'avais p»*r«lu l'app*'iit, « t mi.» m* «5tal( au plus Pris.« 'oim il-Mtiil la ' .te la Sai.si:i*aiiiUM.t: i»*AM n.s«'*t par 4»l»«*oi*vfttl«»ii «Ians plu*«i«*ius «*:»h «t»; tu:-.,t par rusag«t «pu* J’«*n n\ «il lait moi immc «|tu*l«|Ues nunc. «loves p:u jour, «•! avant que la .!«•»» vième llacon ! dt lint, m » santé était ooinpW le meut retaMn*.le mets «•.•* tails a vol «a* .1 imposition, vous «levriez les pul.lier dai s Pint.iêt «le lu»* scuil>lat»l«*S.A vous, avec respect, 1*.Wil.tis." 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QuAboc, 30 .l.’ceml.re 18S5.A«lrct«He7.li c«m cl vouh rccc» roz imr la I’ohIo leimm.i , .«lu “ Amerl€.n„AKrl«„ltur»A*n„lTlô« «IV^re pu «preuves avec hi tnhle «Ich inatl^rcM *»u “ l aü.Iloùk.- ON DEMANDE DES SOLUCITEUnS d aiionnements pautoijt.Adresse—PUBLISHERS A M ERIC j N AGRICULTURIST, 751, Broadway, New-York.SAHi’J.4 RI VKHAT Sec* 325 ligne pour la première insertion, et «t«* 5 V-?.,*.«!, pour les Insertions siii.*sû;fuontcs Réclames : 20 centa la ligne.' Les annonces, les réélûmes, les abou«*.*ni, doivent être a.Jrcssés à iiCgcr Broiîs.scnïï, EDITEUR-PRO PR IX î \ s« } «> Sï J&> ^ RUE BUADE.ÜÀFJTE-Vuj,.,- q»iél>cc.'M, »./.*v imprimé et TOBU6 pak LEGER BROUSSE A | Editeur propriétaire, 1 No î), Une Buade, Haute-Ville, Quôb i C.
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