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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
jeudi 1 avril 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1886-04-01, Collections de BAnQ.

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'trrzw* .1 • .- 7— ‘ .* ¦ / • ’ V.Vv / , •.?•» ff-ry-xrr : W ~TwFr; ¦" ! • V.••' \* UOerne Année émana i\o 848- E(lition quotidienne-Beuie Aimée Jeudi 1 4>1* Avril JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.TE CROIS.sTEiSj^ÉIUC ET J'A IMF.THOMAS G II A PA IS, Rédacteur en Chef.LEGE it BROUSSE, AU, Editeur-Propriétaire.FRANC E Paris, 12 mars On s’étonne do la facilité avec lequel le les féroces doctrinaires de l'extrême gauche s’arrangent fort bien, en dépit de leurs déclamations violentes, de la république dont nous jouissons Bien n’est plus explicable.Ils ne savent pas ce qu’ils auraient si demain la Révolution était lancée dans les voies de la violence et du crime.Et ils savent qu’avec un peu de patience, de sagesse et de souplesse dans leur rôle, ils arriveront, tous le ministère du jour ou celui du lendemain, à un poste magnifique ou à quelque grasse sinécure.Voyez, je vous prie, le citoyen Lockioy, minière du commerce, présentement occupé à finir dans le Midi une tournée triomphale ; si jamais un homme a paru tait pour végéter dans les Parlements, c’est bien lui.Doué de quelque littérature, ayant de T esprit et la pratique des boulevards (il a été rédacteur du Figaro et vaudelis-te), il n’apparaissait à la tribune que pour divertir la Chambre de ses lazzis de gavroche ou pour harceler de traits inoflensifs le cabinet du jour.On ne lui répondait pas sans ménagements.L’homme lui-même, assurément, ne signifiait pasgnnid’chose; mais il faisait partie de la phalange de l’extiême gauche et avait du succès dans les réunions publiques de Paris, ('e sont des titres séiieux a la considération des ministres, par le temps qui court.Quand M.de Freycinet constitua son dernier ministère, il demanda le concours de l’extiémc gaucho.J1 voulait d’abord de M.Clémenceau ; mais M.Clémence au se réserve lui-même pour une prochaine présidence.Il n’était pas disponiible.Et on dit à M.de Freycinet : “ Prenez Lockroy ! Prenez aussi Granet ! ” M.de Freycinet n’hesila point ; il prit ces deux personnages sur une galère ministérielle.On pensait d’abord que le président du conseil voulait faire de M.Lockroy un ministre de l’Instruction publique et d« s Beaux-Arts.M.Lockioy est en effet 1 époux de la belle-li 1 le de M \ ictor Hugo, et le collaborateur de M.Vac-querie.Ce sont là des titres précieux à l’administration des lettrés de la République, et il était ainsi dûment qualifié pour le portefeuille de 1 Instruction publique.Quant aux Beaux-arts, M.Lockroy est tout à fait de la partie, son père—lequel de son vrai nom s’appelait Simon—ayant été acteur de quelque renom, sur je ne sais plus trop quelle scène parisienne.Et cependant M.de Freycinet a fourré M.Lockroy au Commerce.D’aucuns en rient ; M.Lockroy, lui, ne rit pas.11 se prend au sérieux et ne parle plus que de ses vastes projets pour* rendre la prospérité au commerce et à l’industrie Je yovl-ai déjà dit sonjzèle pour la fumeuse Exposition du centenaire de 1881b Aujourd’hui, c’est Marseille, c’est Toulon que M.Lockroy veut protéger contre le choléra.Depuis cinq jours, Monsieur le ministre du commerce a été à Marseille, à Toulon, à Hyères, l’objet des manliest at ions les plus pompeuses.Le canon tonne à son approche, les corps constitués le haranguent, des groupes de citoyens lui lisent des adresses.M.Lockroy, comme un triomphateur qui serait bon enfant, reç fit tout, répond à tout, promet de.se charger de tout.A Marseille, il dit qu’il appuiera dans les conseils du gouvernement les jusies réclamations dit commerce marseillais.A Toulon, il déclare qu’il est venu pour aviser .sms retaid aux travaux que réclame “ le plus grand port militaire de la République.A Hyères, il s’entoure de iné lecins pour faire choix d’une des îles de ce petit archipel méditai rançon, afin qu’on y établisse à demeure une station de quarantaine Je vous laisse à juger de i’enthousiasme clés Marseillais, des Toulonnais et des llyérois pour le grand citoyen Lockroy, cet aimable messager de la République qui, en des temps réguliers, aurait été digne de diriger une division de ministère dans une administration publique.Il y a beaucoup de citoyens intransigeants qui, pour la gloire et les beaux appointements de M.Lockroy, sont piéts à immoler sur l’autel de l’ambition les grands principes dont l’ardeur consume leur Ame.Et notez que rien ne leur est plus permis que j cette ambit ion.Au lieu de choisir les citoyens un tel et un tel, M.de Freycinet ou tout autre pourrait I jeter dans un chapeau les noms des membres d° chaque groupe et tirer ensuite au hasard, il n’y aurait pas j d’erreur.Vous savez que la police désorganisée par 1-s républicains— est encore sans nouvelle des meurtriers du préf t Barreme, de la fille Agué-tant, de la femme du marchand de vins de la rue Beaubourg et de bien d’autres victimes encore.Cependant de nouveaux crimes viennent encore épouvanter le public et lui inspirer i des appréhensions légitimes sur cette 1 ère d impunité absolue qui commence pour messieurs les assassins.11 y a trois jours, dans un endroit très peuple de Perpignan, en plein jour, on assassinait l’abbé Malègue, aumônier des Petites-Sœurs des Pauvres, et un autre prêtre de ses amis.Hier matin, à Paris, on a trouvé assassiné dans son magasin un riche marchand de vins de la rue de la Gaîté.La police “ informe ” ; mais pas plus à Paris qu’à Perpignan, on ne semble être sur la piste des assassins.Décidément, nous allons bien ! N.LA CAUSE DE KIEL Documents importants soumis à la chambre Ottawa, 20 - Le gouverneur général a transmis aujourd’hui à la chambre des copies de.certaines lettres d’un caractère confidentiel touchant la rébellion du Nord Ouest, l’année dernière.La première de ces lettres ne port*-aucune date ni aucune signature.L’auteur écrit : Les Métis français de la rivière Saskatchewan et une partie des Métis anglais qui résident entre les deux rivières ont tenu des assemblées où tous les membres avaient juré de garder le secret.Néanmoins, il est assez facile de prévoir que des troubles sérieux s’élèveront dans le pays, si le gouvernement ne prend des mesures répressives.Nombre de résolutions d’un caractère violent furent adoptées : en-tro’autres, la résolution “cine ainsi énoncée : 4• Les Métis ne reconnaissent au gouvernement aucun droit sur les territoires du Nord Ouest.” Et ils nommèrent des délégués pour se rendre à Montana et inviter Riel à se mettre à leur tête, pour faire face à tout événement.Les délégués nommés furent Gabriel Dumont, Moïse Ouellette, Michel Dumais et J.Isbester ; ils sont partis hier pour Montana.Les Métis Français qui habitent les bords de la Saskatchewan sont au nombre de TOO : leur force augmente d’année en année par l’immigration qui vient de Manitoba et des parties sud des Territoin s.Ces hommes ne sont pas fermiers, mais ils cultivent des petits morceaux de terre un peu plus étendus que des jardins potagers.lis vivent de chasse et de transports Leur occupation comme chasseurs s’est terminée par la disparition du bullle et il n’y a pas dans tout le pays de transports suffisants pour donner de l’emploi au tiers de leur population et ils deviennent plus pauvres d’année en année.Ceci est en réalité la vraie cause de l’agitation, quoiqu’on dise que ce sont les prétendus griefs des Métis contre le gouvernement.Les Sauvages sympathisent avec eux.Les Métis Français sont liés inti-moment avec les Sauvages et il v a danger que les Métis persuadent les Sauvages à se joindre à eux.Les Sauvages n’ont pas d’armes ni de munitions, il est vrai, mais ils sont en nombre consinérable ayant appartenu aux anciennes organisations mil lit aires de la Saskatchewan.Cos Sauvages sont répandus dans tout le pays, mais ils pourraient être réunis et placés en surveillance à Prince Albert.Un détachement puissant pourrait aussi stationner à St Laurent.J’ai une connaissance intime du caractère de ces Sauvages et j’exerce assez d’inflence sur eux comme vous le savez.Plusieurs de ceux à qui j’ai parlé sont opposés à toute agitation qui est en contradiction avec la loi, mais plusieurs partisans de Riel dans les troubles de la Rivière Rouge, domeu- Va* rent au milieu d’eux, sont les promoteurs de ce mouvement et déclarent ingénument que si on permet à Riel de visiter leurs établissements, des troubles sérieux surgiront.Sui-vunt moi, et c’est l’opinion du Père André, que ces délégués soient épiés et si Riel accepte l’invitation et, essaie de traverser la frontière il serait fait prisonnier.Le Rév.Père s’accorde à croire avec moi que si on ne permet pas à Riel d’entrer dans le pays, 1 influence que nous exerçons sur les tribus contrebalancera Pin fluence que les meneurs peuvent exercer dans ce mouvement.Je pense qu’il serait bon d’informer le gouvernement de c.*s faits, et le premier ministre se verra dans la nécessité de faire une prompte enquête en cette affaire.Une autre est datée du 18 juin 1884 et adressée à John Purvis, de Brandon, secrétaire du Farmer's Union : “ Cher monsieur, 44 Je pense qu’il n’y a pas eu depuis le commencement de l’agitation de meilleur temps pour se mettre en grève qu’en ce moment.Tout semble opportun, préparé, Je suis sûr que les l de la population de Winnipeg sont en notre faveur, et je suis certain aussi que quatre ou cinq cents bous hommes accompliront notre projet sans aucune difficulté.J1 est un fait qu’il n'y a personne pour nous résister.Les millitaires ne sont ici que des enfants et nous aurons facilement accès dans leur magasin.Nous avons eu une réunion ce soir et tous étaient unanimes à se soulever immédiatement, Maintenant, je crois que si nous retardons, nous perdrons du terrain et notre projet n’aura aucune issue.J’aimerais à savoir le nombre d’hommes qu’il nous serait possible de lever pour nous prêter main forte.Tout à vous, Mack Howe.{Privée cl comfidenlitllc.) Je crois que vous avez commis une petite erreur en nommant M.Baily à la position qu’il occupe.Je n’essaierai pas à vous en donner les raisons.V oyez-le par vous-même, je vous proposerais un bon fermier qui est fermier encore à l'heure qu’il est.Tout à vous, M.JL Une lettre du major Crozier au gouverneur Dewdney, accompagnée d’une lettre confidentielle de l’inspecteur Howe et datée de Carleton, le 7 janvier 1SS5, dit : Riel a beaucoup d’influence auprès des Sauvages et des Métis.IR considèrent qu’il a souffert pour êux et pour la défense de leur cause et sont persuadés qu'il travaillera dans leur intérêt.11 sait très bien comment se prévaloir de leurs natures superstitieuses et quoique les blancs considèrent quelques-unes de ses paroles, do ses actions et des réformes proposées par lui cotnmeabsuuleset même ridicules, aux pauvres indigènes l’ab surdité de scs expressions ut de ses idées le font paraître à leurs yeux un homme d’autant plus grand et comme le bienfaiteur du peu.de.Depuis quelque temps il a paru dans le rôle du réformateur religieux ut je suis informé par une personne bien renseignée qu’il a influencé dans cette direction des gens dont le respect pour les enseignements de leur église et du clergé est proverbial, démontrant par là son influence dont il pourrait se servir et causer par là des embarras.I] dit qu’il a des réclamations personnelles ; le montant mentionné couvrirait ces réclamations.La lettre confidentielle dont on fait m» ntion pins liant, est datée de | Prince-Albert, 24 décembre 1884 et se lit comme suit : Monsieur, J'ai l’honneur de faire rapport que M.McDougall, membre du i onseil du Nord-Ouest, est revenu iiier de St.Laurent ou il est allé en compagnie du Père André, à la demande de Kiel, qui voulait avoir une entrevue avec lui comine membre de ce district.Riel a dit qu’il avait l’intention de s’en retourner bientôt au Manitoba, si le gouvernement voulait lui fournir les moyens nécessaires pour faire le voyage.11 désirait de plus qu’on annonçât au gouvernement que si une certaine somme lui était payée comptant (McDougall | pense qu’il accepterait 85,000) il dit qu’il a tant d’inlluence sur les Métis I qu’ils abandonneraient de suite les' droits ou réclamations qu’ils ont contre le gouvernement s’il lour conseillait do le faire.Il dit qu’il est très pauvre et n’a pas de quoi vivre et s il ne peut obtenir les moyens de quitter le pays et une somme fixe pour sa femme et ses enfants, il mourrait de iaim, et pourrait devenir dangereux Aussitôt que le gouvernement lui donnera ce qU’il demande, il dit qu’il cessera ses rapports avec les autres Métis, de fait il les abandonnera et s’engagera à ne plus revenir en ce pays.Son influence auprès des Métis est t rès grande, dit-il, et ils lui obéiront de la maniéré la plus impli» ite dans toute ligne de conduite qu’il se proposera de suivre politiquement ou autrement.11 dit qu’il aimerait à aller voir sir John, mais il ne peut se procurer les moyens d’aller à Ottawa.La lettre suivante a été adressée au Lieut.-Gouverneur Dewdney par le Révd.Père André,dans laquelle ce dernier, après avoir raconté les circonstances qui ont accompagné l’arrivée de Riel, dit de plus : Vous recevrez des rapports alarmants sur les prétendus dangers que l’arrivée de Riel va créer dans le pays.M’en croyez pas un mot.Ceux qui feront ces#rappmts seraient très heureux de vous voir commettre quel-qu’action inconsidérée.Ils vont vous écrire et vous conseiller de faire arrêter Riel.Tour 1 amour de Dieu, ne faites» jamais une telle action,avant d’avoir des motifs suffisants pour la justifier.Je vous le dis sincèrement et je vous d* nue ma ferme conviction qu il n’y a aucun touble à appréhender si vous laissez Monsieur Riel en paix, mais si vous ou aucun autre officier, lui causez des désagréments ou essayez de le faire arrêter d est à peu près certain qu’il y aura îles troubles.” Ensuite vient une lettre de Wm.rr-'Tr.fci Jackson, de Prince Albert, qui a agi comme secrétaire do Riel, pour quelque temps.Cette letre est adressée au chef de la rébellion, et après avoir parlé du progrès et delà réussite de plans formés pour le soulèvement.Jackson dit : “ MacLise a écrit privément à M.Blake pour lui demander de ne pas s’arrêter à la traverse de Clarke, et Blake lui a répondu que sa santé ne lui permettrait pas de visiter le Nord-Ouest cet été.Votre visite pourrait lui faire changer sa décision, mais je puis être renseigne continuellement par MacLise qui a entretenu une correspondance avec lui depuis loS1.” La dernière lettre est du révérend P.André, et datée de Prince Albert le 21 juillet 1884 ; elle a i apport à l’effet créé par la présence de Riel à une assemblée publique ; le R.P.dit : “lia produit une grande impression et a été fortement applaudi pendant tout son long discours ; et ses adversaires sont obligés de reconnaître qu’il est doué de grands talents et qu’il sait habilement faire partager ses opinions par le peuple.Je n’ai pu m’empêcher de l’admirer ; en le voyant, dans la position où il se trouve, surmonter tous les obstacles qui l'entourent, et s’attirer les sympathies de son auditoire.— Quelle sera la fin de tout cela ! La lin sera que nous aurons pour un temps, beaucoup de discussions, d’assemblées et de requêtes envoyées, et après un certain temps, l’excitation disparaîtra et nous serons paisibles comme d’habitude, et Riel, que nous regardons comme un prodige maintenant ne sera pins considéré que comme un simple mortel, nous serons aussi avancés que nous le sommes aujourd’hui, et toutes ces grandes réformes deviendront des choses du passé et le prestige du grand homme aura disparu.— C’est* là, Monsieur, l’idée que je me suis formée de l’état actuel des choses.—Un avait besoin de quelque, chose pour nous occuper pendant quelque temps, et mettre fin aux discussions sur la récolte passée, et la mince espérance d’en avoir une meilleure cet to année.Le nom Amérique Jules Murcode, un géographe el éthnologiste français, essaie de prouver que b* nom de notre continent ne vient pas u d Amérigo” Vespuci, mais bien, du mot Caraïbe u atneric ” signifiant une chaîne de collines.Sur la côte (lu Nicaragua, il y a plusieurs hauteurs de ce nom.dont Colomb 'fait xnentior lui même dans un de scs rapports datés le Lts Huertas, lequel nom s’appliqnai seulement à un petit district de l'Amêri que Central.Le nom de baptême d» Vespuci était Alberigo ” ; mais ur Allemand, fabricant de caries gèogrn phique.-.Matin Malzmuller, lit un.erreur, en prenant le terme americ comme un honneur pour le fameux explorateur et proposa de Bôtendie ù tous lés vastes territoires que les Espagnols appelaient eux mêmes d’abord, Nueva F.snana ou les Indes occidentales.Le sujet, quoique, sans une importance bien majeure, mérite d’être étudié.r^sr c?>r: Vuillet* n du COURRIER !>l! »* \x 1er Avril 13kG.—Ni *81 LIS II li il MIS DU (Suite) jouait la partie de moitié avec la baronne d’Ostcr\v*ld.Un était au 2 octobre.Depuis la veille, la cité de Mulhouse était en deuil, c ar le 1er octobre avait été le triste jour de l’option, où ceux que es ciiconstances forçaient à nster venait lit Piussbns parle l’ait seul, i tristesse était sur tous les visages Le* femmes toujours plus ardentes dans l’expression de leurs sentiments patriotiques, se montraient à leurs fenêtres en costumes noirs.1 d L vous aurez pourtant de nobles jours, mes Français et nous voulons rester Vous aurez la vie dans les tortures, j Français ! vou& la garderez dans les tombeaux, 44 11 faudrait, ajouta le Kreis-Direc-et l’amour sera plus fort que la mort, j tor, que tous ceux qui nous accusent “ Soyez Français et efforcez-vous à Berlin de ne pas savoir nous faire d’être Français.En nous contrai- aimer ni même obéir, uiteudLsent umrnt de vous reconquérir, vous.I l'accent avec lequel ces paruLsout aurez plus que nous servi la patrie.’ été prononcées.Ce télégramme, connue on a dû le ' Suivant cet exemple la plupart leviner,motiva le voyage précipité dos magasins de modes et de non* i Mulhouse dont la pauvre petite veautés de Mulhouse exposèrent des prida s’était réjouie si fort.Giselle étoffes do deuil et des tissus tricolour contraire, par un instinct du res à l’exception de tout autre, œur, avait prévu dès l’origine les j Le Kreis-Director était de fort déceptions que lui vaudrait leur j mauvaise humeur en se mettant à départ ; ello savait qu’en son absence table diner.Les saillies de Frida, lonte lettre arrivée à son adresse j la gaieté des trois petites filles, la serait remise à la boronne qui se gar- j sérénité gracieuse do Mlle Duparc ne Et nous, nous n’aurons pas de chant d’allégresse tant que vous resterez dans la mort ; et si nous vous oublions, que notre main droite soit mise en oubli ! ’’ — Que voulez-vous quo fasse un pauvre fonctionnaire allemand en présence d’incitations pareilles ?Un “ Dans le peuple même oû les sentiments sont moins élevés, nous rencontrons les memes difficultés.“—Vous devez éire bien content, disais-je à un vigneron qui m’apportait des échantillons à déguster.Sous le régime trançais, vous vendiez votre vin quinze ou vingt francs le le hait avant do le connaître.De tonneau ; aujourd'hui, vous en avez durait bien de les lui faire passer.Quand piusieurs semaines se lurent écoulées, elle supposa que tout •spoir de revoir son frère était perdu, le sursis imposé à Raoul no pouvant pas raisonnablement se prolonger au-delà d’une certaine limite.A la fin, lassée d’incertitude, elle lança dos lettres dans toutes les directions, parvinrent pas comme de coutume à chasser les nuages de son front.—Tenez, dit-il à sa femme, en lui passant un journal parisien, voilà ce qui s’écrit en France et co qui se passe de main en main dans toutes les maisons de Mulhouse.“ On le copie et le recopie.11 n’y.a pas jusqu’aux enfants qui ne s’ap- « rn a * % m • quoique douceur que jruse, on m’accuse ici d’offrir à mes administrés la coupe de fiel et de vinaigre.4I— Nous sommes sept cent mille catholiques en Alsace, me disait un grand négociant de Alu 1 house que j’essayais de ramener au calme, en lui prêchant la force du fait accompli ; et toute la Lorraine est catholique.La Prusse a beau mettre des sentinelles, monter la garde, elle ne nous empêchera pas de soulever la pierre du tombeau sur lequel elle a quatre-vingts francs.“—Eh bien ! le vigneron, je et quatre-vingt-dix monsieur, répondit vais vous dire une franche vérité ; pour redevenir Français, nous donnerions tous volontiers notre vin pour rien.“ Ou devrait nous tenir compte du sentiment si universel contre lequel il nous faut lutter ; l’empereur a plus de bon sens que tous les conseillers, car il a dit qu’il comprenait les sentiments des Alsaciens, et qu’il n'y les lûmes uuuo - , ~i-.j-.i-—- i- .* i Berlin d’abord, puis à F$ti& ù l’a-1 pliquent de leur grosse écriture .C*1 .r.\.MA.n» rtff/Ml* nu v \ iwnm dresse do Grcppo, puis à Strasbourg :i celle de Mlle Hamon.Lorsque les réponses arrivèrent à la sous-prélec-f.nre de Mulhouse, Giselle venait de la quitter ; décidément lo diable pour en avoir, eux aussi un exem plaire.” 11 se mit alors à lire à haute voix lo paragraphe suivant : 44 "Vous souffrirez, Alsaciens, mais gravé avec la pointe de son épée : avait que lo temps qui pût leur faire Ci-gît VAlsace et ta Lorraine ; elle ne oublier le passé.’’ nous empêchera pas do respirer encore l’air de la France—cet air qui donne la force et la vie,—d’entrevoir entre les éclaircies d’un ciel sombre et nuageux, lo doux ciel do la patrie dont nous sommes exilés.Nous som- Gisello se sentait lort mal à l’aise pendant cette lecture accompagnée de commentaires.C’était la première fois qu’on parlait ainsi politique devant elle, et elle n’aurait su quelle contenance garder sans les interrup- tions des trois petites filles qui recouraient à tout instant à son inépuisable complaisance.Heureusement, comme le maître de la maison s’apprêtait à donner de nouveaux détails, un domestique entra porteur d’un petit paquet de lettres et de journaux.—Voici quelque chose pour voue, mademoiselle Duparc, dit le Kreis-Director qui avait jeté un rapide coup d’œil sur le courrier.Giselle rougit de plaisir eu tendant la main pour recevoir sa lettre.C'était de Raoul bien Certainement.— Lisez sans vous gêner, dit la maîtresse de la maison avec son j placide sourire.Hélas! quel mécompte.Ce notait pas là l’écriture hardie et bien française du clici Raoul, mais une écri-1 turc pointue à la fois anguleuse et tortillée que Giselle connaissait bien, j Le cœur lui battit en brisant le ! cachet.44 Mademoiselle, disait la correspondante qui n'était autre que la baronne d Osterwald, au reçu de cette lettre, je vous prie de vous disposer sans retard à venir reprendre votre poste.“ Je me trompe en employant cette expression, car Frida ne doit pas revenir encore avec vous.Une de ses tantes qui habite Aix-la-Chapelle doit la prendre au premier jour à Mulhouse pour l’emmener passer une partie de l’hiver avec elle et ses filles, ce sera donc une antre tâche que vous aurez à remplir à votre arrivée ici.” —Que dit maman ?demanda Frida qui avait reconnu, elle aussi, l’écriture de sa mère sur l’enveloppe.— Je vous donnerai sa lettre à lire après le diner, répondit Giselle.—Oh ! tout de suite, je vous en prie, vous devenez pâle, votre figure change : bien sûr que maman vous fait du chagrin.La jeune fille secoua la tête.—Elle nous rappelle, s’écria impétueusement l’enfant.Oh ! quel malheur, nous étions si bien ici ! La bonne Kreis-Directorin se leva pour aller embrasser la petite fille et la remercier de cette aimable exclamation.— Répondez, répondez, je vous en prie ! répéta par deux fois Frida au comble de l’anxiété.Dans son impatience, elle n’avait pas même songé à icndre caresse pour caresse à l’excellente mère de famille.—Soyez tranquille, chère petite, dit enfin Giselle avec un faible sourire, vous resterez encore quelques jours chez nos aimables hôtes.—Mais vous ?(A suivre) Le Courrier du Canada, Jeudi 1er Avril 1SH$ _____ il i ¦ i-fl A**-* .O M M i H - France (.a cause d« fuel I.i r.om Améiiiue IVi-tLLSio.x.—Les drame: *1-’.cœur.Pn ' prophétie manqué * IVlito Gazole Pas do c**afû5i0n Changements au ;a: ; Par.emcnt fed-rai La politique angiaiso Education laïque La situation en Belgique Lfs grévistes Belges n l *£•• Vcbo* A nouvelies.ANM'NCHS SOUVKLLE Brand Ba:ar—A.C.ü Pa niet F.:r» au des es a ta U auurs .u s- r* • P Lesueur.Ls te: pu Nationale- P- L« iras ce L’ne nouvdi fcUeiùon —Uniras.Lar.c:o:s A L:- Vr u'.e îsns rvse^e.- B^Lan brothers Bazar Samuel.— L.L.Part s.\ ir*- PETITE GAZETTE L*Evénement d’hier soir contenait une sottise intitulée : Une désopilante méprise.Cost un nouvel exemple de ce manque de tact que nous signalions l’autre jour, et dont un certain nombre de journaux ont donne le spectacle, à l'occasion d’un événo-’ ment joyeux pour le Canada.Le plumitif imbécile qui a écrit droit, à la prétention fausse de ceux fédérale.Suivant lui.il y qui nieraient aux électeurs lodevoir de ., # s’assurer, dans une élection provinciale ltment t\ ués, mais non entrer en I uwuix (b- plomb e: plomb de « ha.-t.-e • , I 1 .J .I I r-,.k .• t.I I .I if ntl /fit fl fl I fl jugement avec eux au suj-t de leurs'.—tin droit spécifique d’un quart actes.K des restent donc dans la^ con dition de puissances étrangères.Et qui prétendra que ce n'est pas là leur plus grande protection et que chercher à faire disparaître cette délimitation n'est pas une grave imprudence ?Quant à la question Riel, il est évident q h vile n’entre point dans les deux premières categories.Si nous y sommes interests, ce n’est pas parce qu’elle constitue un empiètement, ni le rrfus de remplir une obligation à l’egard de notre gouvernement provincial.C'est par un motif d'humanité, le même qui Après ces qualifications fondamentales j aurait pu faire agir tout autre gouverne et de droit ch^z tout candidat, l’électeur «rst certain d’avoir fait un choix jiuli* Ce que nous pouviou?faire pour ;e bénéfice de Kiel et des meut etranger.deux, parce qu'il aura accompli ce que métis par l’entremise de la législature La cour do révision de Montréal à confirmé le jugement rendu dans la cause de La flamme vs Le Jlail, condamnant ce dernier à payer $10, 000 de dommages La cour d’élection siégeant a Montréal vient d’annuler 1 election de M.Bernard, député de Verchères.Cette décision rendue par troisjuges est sans appel : en conséquence M Bernard, député libéral, ne pourra prendre son siège à Toivverture du parlement de Québec, le > du courant.UNE PROPHÉTIE MANQUÉE VINGT MILLIONS REMBOURSÉS.On se rappelle que, durant la ses sien de 1SS4, lorsque le gouvernement demanda aux Communes de ratifier le prêt de $22,500,000 à la Compagnie du Pacifique, ce fut un concert de récriminations.Ce prêt n’était qu'un don déguisé, un cadeau ruineux ollèrt par le cabinet aux magnats du Pacifique.Cet argent ne serait jamais remboursé.Les garanties stipulées pour le remboursement de l’emprunt étaient illusoires etc., etc.I Le gouvernement tint bon.11 répondit à ses détracteurs qu’il importait d’assurer, sons le plus bref délai, la construction de notre grande artère transcontinentale, que la garantie était inattaquable, que jamais prêt pins sûr que celui-là ne pouvait être fait par un gouvernement, et que le remboursement de ces millions était parfaitement •i certain.Lan dernier, le cabinet consentit à changer les conditions du prêt.La législation de la session précédente n’avait pas eu l'effet détiré.Le s toc le de la Compagnie était tombé à 40, et elle ne pouvait aller sur le marché anglais, à cause de l'hypothèque générale que le gouvernement canadien avait sur ses biens.On annulla donc les $35.000,000 d'actions que le gouvernement avait entre les mains, et le syndicat émit pour £35,000,000 de debentures, dont $20.000,000 furent remises au ccou- .° 1 vernement comme garantie pour une partie du prêt, Je reste étant' garanti par une hypothèque sur les terres non-vendues de la Compagnie.j Lorsque ce second arrangement; Noire confrère du.Tournai des Trou-itit fait, 1 opposition -cria encore Les Rivières, dont nous avons cité déjà garanties du gouvernement contre la lesopinions.au sujet de la distinction compagnie diminuaient; évident-j qu’il faut faire entre la politique meut le prêt n était qu’un don et la locale et la politique fédérale, répond.Puissance millions.Eh bien ! aujourd'hui, tous ces prophètes de malheur en reçoivent le ia loi ex»g de lui.Ce sont IA du reste les garanties exigées par la raison, la loi et la rtligiou.Les autres garanties particulières à telle ou telle question accidentelle sont secondaires et le sont d’autant plus qu’elles touchent à une politique étrangère.Le prétendu nouveau critérium quç l'Etendard veut substituer à celui là pour juger de la valeur des candidats provinciaux, et qui consiste à exiger avant tout de lui qu'il s'engage à tra vaiiler au renversement de tel ou tel à signer tel ou te! ministère fédéral.M.et Mme Drapeau, mademoiselle Mousseau et M.Toseph Mousseau étaient de passage en cette ville hier soir, venant de Rimonski et en route pour Montréal.Une lettre de l’honorable juge Berthelot à un citoven de Montréal.• annonce la mort de mademoiselle Joséphine Cartier, fille aînée de Sir George Cartier, décédée à Cannes, en France, le 19 du courant.C'est une perte sensible pour lady Caitit*r,déjà tant éprouvée.Mademoiselle CartUr était la nièce de Mirr •j Fabre, évêque de Montréal.Nous offrons à la famille sincères condoléances.no s programme fut il excellent concernant les lois et l'administration d’une législature étrangère à celle où on l'envoie : vy i cette nouvelle mesure, disons nous est fausse, parce qu'elle est trop courte et n'atteint que des accidents, des faits particuliers.au lieu û'enibrasser ce qu'ii y a de durable et de nature à produire toujours de bons t Lets.Comme exemple, supposons le ca?d’un candidat provincial parfaitement qualifié au point de vue du l'honnêteté, des connaissances nécessaires et de la droiture de conscience, qui, pour une raison ou une autre, une absence ou le defaut de renseignements satisfaisants, ne serait pas parfaitement au fait de la question du Nord Ouest et le (Loi ; bref qui ne serait pas en état de cire en conscience que l'exécution du IG Novembre est une iniquité et que le cabinet qui l’a sanctionnée mérite d'être renversé.On arrive devant cet homme avec Us résolutions du Champ de Mar>; on lui pose comme ultimatum de les signer parce qu'il a plu à tel ou tel politicien ou journaliste de faire de ces résolutions la mesure absolue de la valeur des candidats.Il refuse.On le combat et sa défaite assure l'élection d'un candidat, qui manque des qualifications fondamental s : on a pour résultat un député qui.à la vérité s’est engagé à combattre les ministres d'unr legislature ou il ne mettra pas le pied, d'un provinciale, c'était par le moyen de requêtes faites au point de vue de l'il rima n i té et de la charité, ce qui est complètement en dehors du rouage dos lois.Four ne pas sortir du droit on pouvait donc en appeler aux sentiments d'humanité des électeurs sur ce point mais non pas en faire une question fondamentale et exclusive commtro n l’a fait dans Drummond et Aithabaska.L'Etendard cite triomphalement l'intervention de la Législature de Québec auprès du gouvernement fédéral en faveur des subsides de chemin de fer, et celui du gouvernement fédéral auprès des autorités britanniques en faveur d’un gouvernement autonome en Irlande.Il voit en cela des précédents qui sont un argument irrefutable en faveur du nouveau programme qui veut imposer les Résolutions du Champ | de Mars à tous les candidats provinciaux ainsi qu’à la législature de Québec elle même.Malheureusement notre confrère n’a pas saisi la difference qu'il y a entre ces précédents et la question qu’il veut résoudre, différence essentielle qui détruit complètement sa longue argumentation.C’est que dans le cas du gouvernement fédéral, ce dernier n'a jamais prétendu exercer un droit, mais a simplement formulé an vœu, une prière : dans le ca- du gouvernement local, celui ci a reclame comme un créancier ordinaire, se fondant sur des conventions expresses ou tacites ; ou de réclamation e:i vertu d’un droit tacite ou conventionnel, tandis que dans le cas actuel, il s’agit d'un jugement, d’une condamnation a’actes parfaite ment étrangers à la juridiction provinciale.Cet article, qui fait le plus grand honneur à noire confrère, comme argumentation, et comme discussion serrée, contient absolument nos vues ., sur le sujet.Nous le répétons une mais qui a un autre coté, devient r ., y , L ., membre d’uu parlement où il favorisera *0IS P*us : I as de contusion, clia- ?AS DE CONFUSION efficacement l’agiotage, la spéculation, travaillera directement et efficacement à imooser Je mauvaises lois.a Notre confrère cite alors le cas de Drummond et Arthabaska, qui, dans une large mesure, démontre l'excellence de sa thèse, et il pousse à Y Etendard cet argument a:l hominem : Que M.Beaugrand de la Patrie se présente aux prochaines élections pro vinriales.li est d'accord avec VEtendard sur la question Riel; il abonde dans son sens sur la quesuon iédêrale que n.-tre confrère pretend être dans le moment le cri terium de la qualification de tous les hommes publics tant Udé raux que provinciaux par ce qu’elle est une question d'iutérêt primordial.Pourtant l'Etendard r* fusera-t-il de L supporter ; i! le combattra au contraire Pourquoi ?Parce que M.Beaugraud d’accord avec lui sur un point secondaire est aux antipodes sur cent autres points fondamentaux.force st*ra alors à notre confrère de mettre de côté la question fédérale qu'il veut impose» aujourd'hui comme condition essentielle à tous Us candidats et électeurs pro vinciaux.cun dans sa sphère.Il y va des plus chers intérêts de notre province, il y va des principes conservateurs uirna-cés par M.Mercier et sa cohorte libérale.ne reverrait jamais ses dans son numéro de lundi, par un article magistral, aux critiques que lui adresse Y Etendard.Cet article est d'une argumentation ^ inc.uu x démenti.\ingt millions vont être puissante, et nous le croyons absolu*; ' Qu'e vaut donc une théorie qu'on est remboursés au gouvernement par la ment irréfutable.Après avoir disposé obligé de lâcher dans la pratique, compagnie.L honorable Ministre des d’une prétention de Y Etendard que Finances l’a formellement annoncé l'approbation de certains journaux est une présomption d’erreur, en lui Changements au tarif Voici la liste des modifications apportées au tarif déposée \ ar l’honorable M.McLeliU : Résolu qu’il est opportun de modifier roman» suit les droits sur les importation» à dater du 30 mars 13dfi et de révoquer toute échelle de droits contraires à la présente.Amandes écalées—un droit spécifique de cinq contins la livre.Amandes non écalées et noix de toute sorte auxquelles il uVst pas pourvu •ibeurs—un droit spécifique de trois centins la livre.Poudre à pâtisserie—un droit spécifi-! par la substitution d • la clause suivante que de mx centins la livre.j à Celle qui s’applique aux articles men IL fies, casiers, secrétaires: articles donnés en icelle.â.4 de ccntin par livre.Oleomargarine, butterine et autres substituts de h m*itc—un droit spécifi que de du cents i.t livre et huiL centins» la livre comme droit d'accise lorsque ces substituts sont fabriqués au Canada Colonnades, colinots ou indiennes non spécifiées ailleurs—vingt sept et demi pour cent ad valorem.Spiritueux et liqueurs fortes ni sucrées ni mêlées à aucune antre composition de façon à ce que »a force ne puisse être éprouvée par l hydrométie r^yk»;—pour chaque gallon supportant !’*» reuvf d • cet hydromètre et dans m ti par livre.Yeast—En tablettes ou en paquets dt moins d'uue livre, un droit spécifique de 8 cts par livre.Tuyaux de fer—Tuyaux en fer forgé, de deux pouces de 'diamètre ou an dessous, un droit de 30 pour cent au valorem.Fouets—Fouets de toute sorte, un droit de trente pour cent ad valorem.Fil de fer ou d’acier galvanisé ou non.de 15 degrés au moins, vingt pourcent ad valorem.Ciment—Ciment romain cl de l’oit-land classifiés avec toutes les autre?ciments aux taux spécifiques actuellement en vigueur.La cédule B contenant la liste do | objets admis eu franchise est amendée à la Chambre avant-hier.Je suis en état d'annoncer a-: il dit, ! montrant Y Electeur et la Patrie qui arran2ea?eiUs ont ?te Ia::s avec reproduisent ses écrits à pleines la Compagnie qui consent a nous paver les $20.000.000 en argent nue nous lui avons piétés, la moitié le 1er mai, prochain, et l’autre moitié le 1er juillet I Quant au mérite de la question, les prochain.Je soumettrai à la Chambre, ! articles.de noire cohfrère se résument colonnes, le Journal poursuit : au prenne! ?our, une proposition a effet.\ ce.dans les deux simples propositions i suivantes dont la solution permettra à tout esprit impartial déjuger facilement U restera encore §9.000,000 sur ce lequel de notre confrère ou de nous a que uous avons prêté en tout à la Compagnie.Pour le remboursement Le Journal des Trois-Rivières démontre ensuite les dangers qu’on peut faire courir à l’autonomie provinciale en adoptant la théorie de Y Etendard.Li il rappelle le souvenir de l’abolition du double mandat : manufacturés pour ornementation en os.écaille, corne et ivoire, poupées et jouets de toute sorte : statuettes d’albâ- de fer et d’acier, sumac cru.Articles pour l’usage personnel descoi -suis généraux, borax, graillons limailit des volontaires pendant les troubles du Nord-Ouest, compte comme une année de service entière.En réponse à M.ClAStinxiN, b'hon.M.Cn\e/ i:ar; dit que le gouvernement de Qm b c, n’a euvové aucunes dépêches ou communications avant l'exécution do lïiel, demandant une commutation du la sentence de mort.En réponse à M.lirnrni:, L lien.Al.Tno.MesoN .1 it que des plaintes ont été portées centre le Magi>irat Stipicndaire Travis, »*i que |’o?i fan actuellement une enquête à ce sujet M Travis exerce encore ses fonction?La chambre se forma alors en comité pour considérer les résolutions préson tees par le Dr Orton relativement à un ocioi de charte pour h création dt* banques agricoles.La discussion se continue jusqu’à six heures sans que l’on en arrive à aucune décision, lia question entremis à plus tard.A la-séance du soir la i hamhre n’a siégé que quelques minutes.Il y a eu une passe d'armes très \îve entre le Dr Orion et M.Landrrkin.Lit politique anglaise LK SECRÉTAIRE D’ECOSSE Londres, 31 —Le nouveau secrétaire d’Ecosse, James Stanfild, a déclaré a ses électeurs d’Halif’ux qu’il est d'accord avec les principes émis par Gladstone dans son discours de Midlothian et qu’il est prêt à l’aider de toutes ses forces pour la réalisation de ses projets.Dublin, 31 — Le Freeman's Journal dit que le projet de loi de Gladstone ne contient pas, ainsi qu’il a été annoncé, aucune clause rendant obligatoire au gouvernement impérial.le rachat des terres.Tout cé que ce projet comporte est le droit des propriétaires de réclamer au gouvernement irlandais, après que le Home Rule sera devenu eu force, le privilège de lui céder leurs ferres à un prix fixé par la loi.Cette somme, dit le Journal, sera fixée par la multiplication des montants retirés de l’afiermage, là où il est fixé par la loi, ou d’un prix de loyer raisonnable (fair mil) pour les endroits non stipules par la loi et cela pour un certain nombre d’années.nombre qui devra cire fixé par le parlement.Dans chaque cas où les propriétaires feront cette demande, le gouvernement devra fournir l’argent et le gouvernement irlandais devra en garantir le remboursement.Tous les frais de collections devant être mis à la charge du gouvernement de 1 Irlande.^ D’après le Journal, le projet de G ladstone fixe à 4 0/0 par année sur le prix d’achat.Quand le locataire aura pavé par ce moyen le prix d’achat, le gouvernement irlandais Reviendra propriétaire et le locataire irlandais devra continuer à payer 4 0/0 à son gouvernement, argent qui tormera un fonds de réserve destiné à compenser les mauvaises dettes, les frais de collection, etc.Le projet de loi tel que décrit par le Fieemans Jour mil et t de beaucoup dill .-rent a celui attribué à Gladstone par quelques radicaux et par les tor it s.De fait cet énoncé a causé beaucoup d’étounement.Le projet actuel ne contient rien qui force fis anglais a quitter 1 Irlande.Il donne tout simplement au gouvernement le pouvoir d’opérer guiduellement le rachat des terres d une façon raisonnable et cela sans obérer le tnsor.De plus le risque de pertes en réglant le confit d’intéiêt entre les pavsans vt^ les propriétaires de terres en Irlande sera diminué, ('eux de ces derniers qui ne désireront pas laisser 1 Irlande seront libres d'y rester.tre, terre cuite, verroteries—trente pour cent ad valorem.Ecrous, boulons, rondelles et rivets de fer ou d’acier—un droit spécifique û’uii centin la livre et de quinze pour cent ad valorem.Les articles suivants sont retranchés • le la liste de ceux admis en franchise, for, sable, globules,, mastic soc pour polir le granit, l’huile essentielle de roses, instruments de physique, (dociles en verre, etc.et de toute autre sorte cent ad valorem.Cidn centins trait Teinture bleue pour les buanderies! La cédule P,” qui a ' vingt cinq pour! articles prohibés, est amendée par subtitution de la clause suivante : aux la Cidre—un droit spécifique do dix La réimpression d’ouvrages canadiens ntins le gallon impérial.dont les droits d'auteur ont été garantis Cordage de manille et d’agavô j
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