Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 12 avril 1886, lundi 12 avril 1886
30emc Année No S57Edition quotidienne-Ôémü Année Lundi 1# Avril 1880 JOUKNAL DES INTERETS CANADIENS.J*Esyiiiîi]g ¦« "Zxl ET J'AJlMTï.THOMAS CHAPAIS, Rédacteur eu Chef.LEGER BROUSSE A U, Editeur-Proprietaire.FRANCE Paris, 21 mars.Si les républicains du Sénat tiennent à leur considération, ils doivent être médiocrement satisfaits des commentaires qu’inspire à la presse leur dernier tour de passe-passe à propos de l’amendement Barbey.Les journaux 'd’extrême gauche ne sont pas plus tendres que les journaux de droite vis a-vis des “ faussaires ” du Luxembourg.Ces sévérités sont certainement très justes ; emprunter indélicatcment le bulletin d’un collègue que vous savez oppose à votre soumission ministérielle, pour faire triompher votre ami le ministre, est aussi malhonnête qu’emprunter le porte-monnaie d un ami ou d un passant distrait pour obliger un parent ou un ami indigent.A propos de ce fameux vote, d avant-hier, un journal du matin rappelle l'histoire laineuse du sénateur républicain Jacobin, lequel lut expulsé ignominieusement du Casino de ^ icliy pour avoir pratiqué la 44 poucette ” au jeu de cartes, et il ajoute qu en matière de législation, il y a des si nateurs républicains qui emploient le pio-cédé Jacobin *’.La réminiscence est tout à fait topique.Je ne sais ce que pense la majorité des 1.1 • conscrits de toutes les flétrissantes réflexions qui courent la presse , mais tout le monde soit que M.Goblet est devenu depuis deux jours particulièrement agacé et nerveux.M.de Gavardie ayant dit plaisamment hier que la France ailamêe et habituée à boire le vin de la politique et de l’eloquence a de larges coupes, (Mi était réduite aujourd hui à se contenter d’un “ petit Gobelet, le rageur ministre de 1 instruction publique est entré dans un véritable accès de fureur.Cette fureur a meme paru un peu exagérée a M.Le Loyer, le président du Sénat, qui lui a lait observer qu’il ne l’aurait pas cru capable de se fâcher si Sort poui une plaisanterie.Si 1 honorable M.de Gavardie avait ajouté que la majorité se voyant dans l'impossibilité de triompher honnêtement, avait eu recours à l’escamotage et a un “ tour de Goblet”, le petit homme d’Amiens serait devenu enragé.Je vous parlais l’autre jour du jugement rendu par le tribunal civil de Paris, sur l’instance de M.le curé de Sainte-Madeleine, dans 1 affaire de désaffectation de la chapelle de 1 Assomption.Ce jugement a mis en fureur notre digne conseil municipal, qui entend que les magistrats de la llépublipue rendent des services et non des arrêts.Hier, sur la proposition de M.Cerncsson, les furieux de l’Hôtel ont voté une résolution demandant que l’administration ne tienne pas compte du jugement du tribunal civil, et passe outre à la désaffectation de l’Eglise de l’Assomption.Il reste a savoir si M.Goblet, qui est le ministre sur lequel compte le conseil municipal, osera suivre la voie qui lui est indiquée.Il a charge du département des cultes, c'est vrai, et à ce titre il manque rarement une bonne occasion d’outrager la religion catholi- que et de persécuter le clergé.Les droits du curé et des paroissiens de la Madeleine ne pèseraient pas lourd devant lui.Mais M.Goblet est aussi ministre de la justice et garde des seaux.Va-t-il traiter la magistrature comme il traite le clergé de France ?Ce serait bien gros, car la magistrature a beau être un 44 corps épuré ” elle n’eu tient pas moins à conserver les apparences de l’indépendance et de l’intégrité, et ces apparences ne subsisteraient plus si M.Goblet annulait de son autorité privé un jugement rendu en bonne et due forme et enregistré par toute la presse de Paris.qu’elle soit elle-même constituée sous une forme spéciale de monarchie, n’est liée essentiellement à aucune forme de régime politique.Elle sait que le monde est livré aux disputes des hommes.Aussi elle traite avec les républiques comme avec les monarchies, quand les unes et les autres reconnaissent son autorité.Elle est la plus puissante garantie de l’obéissance des sujets pour les unes comme pour les autres.Tel a été constamment l'enseigne- Saint-Siège, qu’elle avait défendu et agrandi par l’épée de Charlemagne, ce pouvoir providentiellement constitué pour sauvegarder l’indépendance du Vicaire de Jésus-Christ, elle l’a livré aux convoitises de la maison de Savoie ; elle a fait du Pape le prisonnier d’un Allobroge.Sa fidélité au Saint-Siège, son titre dejpuissance éminemment catholique lui avaient assuré une grande influence, elle s'attache «à l’cflacer elle-même avec une haine de sectaire ; elle s'efforce de rejeter loin d’elle tout ment de l’Eglise, enseignement qui nous était encore rappelé récemment : son passé.Toutes* ses traditions cn-dans l’admirable encyclique lmmor- tholiques, elle les foule aux pieds, talo Dti.Mais ici, et plus que par- les unes après les autres, dans la Quelques illustres citoyens de la j tout ailleurs, il faut faire la distille- famille, dans l’éducation de l’enfant, Chambre, après avoir longtemps : lion entre la thèse et l’hypothèse, dans l’armée, dans l’administration, cherché ce qu’ils pourraient bien ! En thèse, toutes les formes de gou- partout, imaginer contre le cléricalisme, ont vernement, quand elles sont organi- La France est née avec un grand ^ 4 v» J.Vi VI VM | V* | - - —- _ _ — — — J -X illustres, proposent une taxe de dix providentiel, chaque nation a reçu jourd’hui elle le consacre au mal, a centimes sur toute bouteille d’eau comme une constitution naturelle tout ce qui est essentiellement anti- publicains ont si vite ruiné ?Sans ’ fions et entre dans la voie des nou- elle a frappé son soi pour sauver la doute, pour MM.Labrousse, Vacher veau tés révolutionnaires, qui sont république.La république a été et leurs amis, tout moyen qui per- ; nuisible à sa prospérité, et par cou- pour la France l'antipode de la mo-mettra d'augmenter un peu les j sequent a sa fin.narcliie.Comme la France monar- ressources du budget a du bon.Mais j Or, la France est essentiellement chique est essentiellement catholique leur proposition est surtout une monarchique, et de plus une monar- et qu'on ne la conçoit même pas machine de guerre contre la religion, chie catholique.Baptisée à l’heure autrement, la république a dû être, a Ils demandent qu'on taxe au double où en Occident aucune nation n’était été et sera essentiellement impie, des eaux minérales naturelles 44 les catholique, et où tous les peuples Trois eu quatre expériences sont là eaux miraculeuses ” de Lourdes et ! plus ou moins teintés de christianis- pour le confirmer, d’ailleurs.Voilà le plan ! Ces nie étaient souillés par l'hérésie En 48 comme en 71, la république grauds citoyens se figurent sans * arienne, elle se présenta immédiate- a été entre les mains des conserva-doute que le prix de l’eau de Lourdes alimente la guerre que les 44 cléricaux " soutiennent contre la République.Et ils veulent transférer dans leurs coffres vides un peu plus d’argent catholique.Les catholiques paient beaucoup; ils paieront peut-être encore ; ils ne paieront pas toujours.N.fort louable : Cette circulaire, a fait le tour de la presse, chez nos voisins.Sillery, 8 avril 1880.J.M.LeMoinb.CIRCULAIRE No.27 (traduction.) Departement de l'agriculture— Etats-Unis BRANCHE DE L’ENTOMOLOGIE Recherches sur l’Ornithologie économique.Circulaire sur ta distribution tréosra-phique et sur la migration des oiseaux de l'Amérique septentrionale pour 1886.Encore une illusion 11 paraîtra qu'il y a en ce moment, de la part de quelques républicains modérés qui ont l'illusion difficile à dissiper, quelques tentatives auprès de la minorité conservatrice.On lui demanderait de devenir l’appui de la république et de lui donner un gouvernement honnête.Ces tentatives peuvent-elles avoir du succès ?Le doute ne devrait pas même être possible, quelque profondes et fâcheuses que soient les divergences qui séparent les différentes fractions de la minorité conservatrice.11 n’y a pas, du moins, il ne peut y avoir, après l'expérience du 16 mai, de ces monarchistes disposés à tenter de nouveau un essai loyal.L’essai loyal, il est archi-expéri-mente.La France n'est pas faite pour la république, et la république est incompatible avec l’existence de la France.Celle-ci y perd tout ce qu’elle est.Je le sais, on nous dira: L’Eglise ne condamne pas la république.Sans doute l’Eglise, bien ment comme le bras droit de l’Eglise, tours ; on a fait ce que l’on appelle On rapporte que saint Kemy, racon- l'essai loyal.Mais la gourgandine ne tant à Clovis le drame de la Passion pouvait se plaire dans la compagnie de Jésus-Christ, le néophyte s’écria, d’honnêtes gens : elle leur a glissé dans son indignation de barbare entre les mains pour retomber dans converti : — Que n’étais-je là avec la boue sanglante où elle est liée.Et mes Francs ?il n’y a pas d'illusion à se faire, il en i -j _____• „ • sera toujours ainsi.Au fond du der- Ces paroles de son premier roi ., J • > i ,.1 -j .*1 *i i .mer hameau comme au sein de la catholique dessinaient le role de la T7.n r ., , ^ A.x ., r y îlle-Lumière, Ipour tout le monde, France vis-a-vis del Eglise, ou plutôt , , , r .* u , -, • , U .i * i o „L le républicain porte le signe de la sa mission.Pendant les quatorze T .1 ., .\ ° -, , v , v.! , .% il• .-, bête, et lui-même se croit-oblige siècles de son passe monarchique, il fV.Y*r m lui est arrivé sans doute de méconnaître parfois cette mission, et plus d’un monarque a contristé l'Eglise à laquelle il avait juré fidélité.Mais, dans l’ensemble de ses actes, il est impossible de le nier, la France monarchique a été le bras droit de l’Eglise.Et ce n’était pas un titre usurpé que celui que lui donnait encore récemment, avec une ten- d'afficher ce signe.Et ici c’est bien le cas de dire que les exceptions confirment la règle.Elles sont si rares ! Et c’est en ce moment où la république touche aux extrêmes limites de toutes les ruines religieuses, politiques, morales et financières, que quelques-uns de ces illusionnés de la dernière heure, désespérant de la capacité de leurs coreligionnaires, tendent la main aux monarchistes et s’est dépouillée de ce premier titre de gloire ; elle est devenue une tille ingrate, parfois même dénaturée, et dans l'ordre spirituel comme dans l’ordre temporel elle a cessé d'être la | fille aînée de l'Eglise, au moins ofli- j cicllement.Elle est en train de fouler aux pieds toutes les traditions de son passé.Dans tout ce qui se fait contre l’Eglise, elle a sa part ; elle est fatalement complice, ne fùt-co que par le silence de sa parole et le repos de son épée.Le pouvoir temporel du culture des Etats-Unis dans un but Ornithologie Monsieur le Rédacteur, Je vous signalais tout récemment le programme de la société Audubon, de New-York, fondée dans le but d’empêcher pour des objets de toilette des Dames, la destruction de nos plus beaux oiseaux.Je vous demanderai ce jour l’insertion de la Circulaire du Département d'agri- Le Departement de l’Agriculture s’étant assuré le concours de FA Michigan Ornithologists Union a résolu de continuer le travail que cette association s’est imposé sur la migration et la distribution géographique des oiseaux de l’Amérique du Nord.Le département desire constater les quartiers d'hiver de tous nos oiseaux et la date où ils quittent leurs quartiers d’hiver ; vérifier si c'est possible, le nombre et l'étendue des principaux sentiers de la migration dans l’Amérique du Nord ; la vitesse moyenne du vol de9 espèces qui émigrent ; noter les dates de leur apparition et de leur disapparition, dans au moins mille localités, le printemps et l’automne pendant une série d’années, et fixer sur la carte, les aires de la nidification do toutes les espèces qui élèvent leurs petits dans l'Amérique Septentrionale au nord du Mexique.Aux fins d’obtenir ces renseignements il est nécessaire de s’assurer des services volontaires d’un grand nombre d’observateurs dont chacun voudra bien fournir sa part de renseignements de la manière la w plus ample sur les diverses questions soumises dans cette circulaire.Le premier point dans chaque rapport doit être l’énonciation brièvo mais exacte du lieu où l’observation a été faite, sa latitude, sa longitude et son altitude.Les notes pourront se résumer en trois classes ; lo phénomènes ornithologiques ; 2o phénomènes météorologiques ; 3o phénomènes contemporains et corrélatifs.PHÉNOMÈNES ORNITHOLOGIQUES Chaque observateur est prié de préparer, dès l’abord, une liste complète des oiseaux connus aux environs de sa station et d'indiquer (au moyen d’abréviations) à quelle des cinq cathégories, chaque espèce appartient.lo.Les espèces résidentes (sédentaires) ou celles qui se rencontrent régulièrement pendant l’année seront désignées par la lettre B, 2o.Celles qui nous visitent en hiver et qui gagnent au printemps le nord seront indiquées par les deux lettres W.V.( Winter Visitants.) 3o.Celles qui séjournent parmi nous dans leurs migrations pritan-nières et automnales porteront l'indi- cation T Y (Transient Visitors) 4o.Les oiseaux qui nichent parmi nous l’été et qui s’en retirent vers le sud avant l’hiver seront indiqués S V (Summer Visitors ) 5o.Ceux qui fréquentent nos contrées à do rares intervalles seront mentionnés comme A V (Accidentai Visitors.On ajoutera également une note sur leur abondance, ou leur rareté ; sur les accidents du terrain qu’ils parcourent ; mentionnant s’il y a des montagnes ; ceux qui franchissent ou qui tournent l’obstacle dans leur course ; où ils font étape ; leur motif, si c’est possible.Ceux qui voyagent en bande, ou seuls, ou par couple ; si les mêles, les femelles, les jeunes font bande à part dans leurs migrations.Quand arrivent les males ; date d’arrivée des femelles.Leur abondance et leur rareté d’année en année.Cause probable de ce phénomène.L’observateur a-t-il remarqué des espèces maintenant abondantes autour de sa localité, qui ci-devant y étaient rares ; assigner la cause, si c’est possible.Les oiseaux reviennent-ils chaque année, nicher au même lieu V L’observateur est prié de scruter la même localité pendant plus jours ; de bonne heure le matin et tard le soir.Quelle est la date de la mue, la date où l’oiseau chante, pour la première fois le printemps.Le département désire des renseignements exacts sur les aliments de chaque espèce, et fournira aux demandants une circulaire spéciale sur ce sujet.r 11E NOM È N ES M ÈT ÉORO LO GI QU ES On veut se renseigner : 1 Sur la direction, la force du vent.2 Sur la direction, le caractère, la durée des tempêtes.3 Sur la direction générale de l’atmosphère, des averses de pluie.4 Sur la succession de courants d'air froids ou chauds, y inclus les changements subits de température.PII É NOM H NES CONTE MPOR AI NS ET CORRELATIFS On demande également des rensci gnements amples et exacts sur : 1 La date de l’apparition de la première grenouille.2 La date du cri de la première grenouille.3 La date de l’apparition du premier crapaud.4 La date où certains reptiles etc, entrent en hivernement, ou en sortent au printemps.5 La date de l’apparition des divers insectes.G La date de la floraison des plantes d'une localité.7 La date où la feuille se développe et où elle tombe de l’arbre.8 La date de la congélation et du dégel des lacs et des rivières.Le Département remarque que ce n’est pas seulement aux Ornithologues, ou aux collectionneurs d’oiseaux qu'il s'adresse pour renseignements, mais encore aux agriculteurs Feuilleton du COU RW KK MJ i-ANU’A 12 Avril 188l>—No 1 A do rares intervales, une lueur rougeâtre vient frapper les vitres des fenêtres situées au nord.Ce sont les éclats du grand phare de la Haleine, qui indique les approches du port de Lambilly.Peut-être, du sein des et rejetés eu arriéré, vers les tempes, et blanchissent blés : ils ne rappellent à celui qui sa barbe, de les a rapportés ni l’enthousiasme nuance plus claire, taillée en épais juvénile des premières impressions, favoris, laisse voir des fils argentés.J ni l’admiration causée par de loin-Si une certaine désinvolture, la ma- tains pays.Surtout, une absence nière instinctive déporter ses vôte- j totale do confortable annonce que la " .mme s et s LE MANOIR gigantesque ) S ) ccssivement devant son souvenir.heureux, frappés sur un champ do Voici tout d’abord son aïeul, le bataille, morts à la Heur de l’nge, vieux chouan à la tète énergique, à dans toute la sève brillante de la la rude chevelure blanche, dont les jeunesse,—quelques-uns déjà oubliés merveilleux récits le transportaient d’autres ayant laissé derrière eux des d'enthousiasme au temps de son en- chagrins inconsolables!.fance, et qui représentait à ses yeux Ils lui apparurent tous dans cette l’honneur même et la fidélité jus- longue soirée; ils les saluaient triste- qu’à la mort ; puis, sa mère aux cheveux blonds, si douce et si paie, dont les mélancoliques refrains pas- ment à mesure qu'ils défilaient en une funèbre precession devant sa mémoire fidèle, et il se sentait enva- ,a nuit est sombre, le vent souille tempête, les nuages sont si lias ils enveloppent la vieille maison urne d’un suaire.La pluie louet-[cs vitres par violentes rafales ; ; sifllements aigus, des gémisse-nts mystérieux et étranges frasent les longs corridors et scient les portes sur leurs gonds, r moments, il so fait une sorte ccalmie comme si le vent, épuisé, recueillait pour reprendre haleine.di s on n’entend plus que les basses ce terrible concert qui résonnent ravers les sapins, font craquer les »ux troncs et rappellent le solen-1 mugissement des Ilots, jusqu’au munit où, la tempête se renfonçant plus belle de toutes ses voix gubres, des notes menaçantes et rieuses éclatent soudain de toutes irts, plus discordantes que jamais.phare,—du port, de la maison où des femmes en pleurs veillent en priant.Dans une vaste chambre, d’une simplicité presque monacale, un homme est assis près d'une table, devant un foyer brillant rempli de bûches énormes.11 écrit, ou plutôt il vient d'écrire, et maintenant il rêve, tantôt attachant ses yeux pensifs sur le pliaro aux lueurs rouges, tantôt regardant les flammes que le vent déploie en nappes tourmentées, et devant lesquelles une bouilloire aux reflets cuivrés semble vouloir lutter avec sa petite voix criardo contre les mugissements de l’ouragan.(Artt.h nui m r* nsf nunnrn îmino.mal-gri q larges ment térioux cheveux enatams v.n pou orientale, sur les murs b'anchisàla leurs; enfin, il y a sur un plateau chaux des cartes marines, des rayons un llaçon, un sucrier et une tasse, chargés de livres, un baromètre, des compagnons de cette rude nuit : la [ longues-vues, des revolvers et un tasse est ébréchée et le petit carafon sabre d’officier de marine, des des- antique privé de son anse délicate.| sins, pour la plupart ébauchés seu- Ce coup de vent, qui rage, a reçu lcmcnt, représentant côte à cote une en Bretagne un nom sinistre : nous pagode indienne, une vue dol’Islan- sommes au 2 novembre, et la tem- ; dc,°un restaurant chinois, un bazar pète qui augmente pour ainsi dire ; japonais, une forêt africaine, une rue périodiquement la* sombre tristesse de New-York ; sur un bahut sculpté de cette date funèbre s’appelle le à demi rongé aux vers, des potiches coup de vent des morts, merveilleuses, de délicats ivoires,! L’hôte solitaire de cette demeure des cloisonnés sans prix, des nattes désolée rêve toujours, les yeux fixés d’une finesse exquise jetées sur le.sur les tisons qui pétillent, l'oreille plancher de chêne à côte d’une peau ouverte aux mille bruits de l'oura-de tigre gigantesque, tout cela parle gan, l’esprit bien loin de ces lieux ; do longs voyages, sans toutefois quoique bercé, cependant, par le sau- sent dans son souvenir comme des hir par une mélancolie de plus en bouffées plaintives ; son père, le plus profonde.médecin aimé do tous, qui ne s'est “ Qu’est-ce donc quo la vie, ” peu-point enrichi, mais que tous les pau- sait-il, 44 sinon un rêve, un rêve trop vres ont pleuré.J court s'il est brillant, interminable Ce sont ses sœurs aînées, deux s'il est douloureux ?La mort nous joyeuses et attrayantes créatures que suit comme notre ombre inséparable, la mort a prises au milieu des sou- planant de sou aile glacée sur nos rires de leur jeunesse, et dont ses joies, se riant de nos douleurs qui yeux d’enfant ont vu les fronts gla- l’implorent.” cés couronnés de roses blanches ; et II’avait lu jadis, sur la muraille la vieille servante au visage sculp- d’un cachot de la Tour de Londres, tlirai, ù l’aspect si rude, mais dont le ce mot, tracé par la douce main de cœur était si chaud.Enfin son par- Jane Grey : 44 Mourir pour vivre ! ” rain, un second père, un ami dont il Mais, à cette heure de décourage-porte encore le deuil, et dont cette ment, il n’en comprenait pas le sens chambre même a reçu le dernier ! consolant et secouait la tête avec soupir.amertume.Et les compagnons de sa jeunesse ! ; 44 Vivre pour mourir, plutôt, ” se Que de vides se sont déjà faits autour de lui ! Combien de cos gais amis ont été emportés dans cette nuit profonde dont personne, hélas ! ne dit-il.44 Chaque minute, choque seconde contribue à la destruction de co misérable corps ; nous ne venons en ce inonde que pour nous achemi- revieni : run, noyé dans un nau- ner vers un but inexorable, et les frage, l’autre tué en duel, ceux-ci mieux partagés ici-bas ne sont pas enlevés par des fièvres meurtrières après tout, ceux qui vivent le plus.” - 'sur des terres lointaine, ceux-là,plus (/I suivre) lie Courrier du Canada, Lundi X?3 Avril 18b€» aux geus de métiers et aux gardiens des l’hares, etc., ,., Le continent entier a été divise en seize circonscriptions ou districts, a chacun, un surintendant a été nommé, pour recevoir les rapports des observateurs et correspondre avec eux.[Puis, suivent les noms des 10 surintendants et la limite de chaque circons-crij)tio?i\.C.Hart Meruiam, Ornithologue.30M MAIRE conclure do là qu’il considérait Kiel comme moralement responsable, dans une certaine mesure, malgré son dérangement mental ?Nous ne le prétendrons pas.Mais enfin, il est clair que M.Tardivel se trompe lorsqu’il déclare quo les Pères ont acquis la certitude que Kiel était aliéné, apres avoir écrit leurs lettres terribles contre lui.C'est le contraire qui est vrai.Le directeur de la Vérité écrit : M.Chapais regrette beaucoup l'exécution de Kiel.Mais pourquoi la regrette-t-il ?Il ne le oit pas clairement France Encore une illusion Ornithologie Feuillkton.— Le manoir îles cé.ihü.a'.îe?» Un dernitr mot Faite Gazette Conseil Législatif Echos A nouvelles.annonces nouvelles Earn' en faveur de l’Eglise Saint-Sauveur de Québec.Gants d * Chn reiu.— Relian Brothe s Un logement demandé—John F.Ilosscck Lo Paroissien Noté—J.A.Ranglais Une nouvel^ guérison.—Gingras, Langioia A Cie La banque Nationale—P.Lurance Bazar annuel.—L.L.f*arad;s, pire Le Pain-Ki'.ter de Perry Davis Cathartique com osé de Campbell Elixir tonique de Campbell O A N ADA QUÉBEC, 12 AVRIL 1886 UN DERNIER MOT Dans le dernier numéro de son journal, noire confrère de la Vérité nous adresse “ quelques mots pour finir ”.Comme question de détail, nous constatons que, du style fami- • • lier,il est passé au style pompeux.Il nous donne du vénérable.Nous refusons modestement cet excès d'honneur.Tout ce que nous désirions marquer, c’est quo nous ne sommes pas44 le cher garçon ” de M.Tardivel.Notre confrère a saisi la nuance : n’en parlons plus.Le directeur de la Vérité persiste à croire qu’en citant le Fère Fourmond, à l’appui d’une de nos appréciations du rôle joué par Kiel, nous nous sommes mis en opposition à Mgr Taché» parce que cet éminent prélat déplore le tactique de ceux qui veulent recommencer le procès de Kiel, en invoquant les témoignages des Pères.De notre côté, nous persistons à croire que notre confrère se trompe.Mgr l’archevêque de Saint-Boniface vise,-dans sa lettre, les journaux qui vou draient essayer de faire croire que les missionnaires étaient pour la pendaison.Sa Grandeur précise nettement sa pensée lorsqu'elle déclare regretter qu’on ait voulu 44 faire peser la responsabilité de cette mesure extrême sur ceux mêmes qui étaient les moins capables de la conseiller.’’ Mais nous avons été bien loin de commettre cette erreur.Nous savons parfaitement, et nous avons dit que les apôtres du Nord - Ouest devaient être naturellement pour le pardon.Seulement, discutant dans la presse les événements de l’insurrection qui appartiennent désormais à notre histoire, nous nous sommes appuyé, pour définir le rôle joué par Louis Kiel à un certain moment, sur un écrit de la plus haute valeur et d’une incontestable authenticité.C'était notre droit ; ce sera le droit de tous ceux qui écriront sur cette triste période.Notre confrère dit : En effet, les Pères André et Fourmond, pendant ou immédiatement après les troubles, ont écrit des lettres terribles contre Kiel : ils croyaient alors le chef métis sain u esprit.Ceci prouve que notre confrère ne possède pas bien la question, et qu’il ne l’a pas assez étudiée.Car les témoignages assermentés des missionnaires établissent que ces derniers ont cru Kiel fou pendant la durée même de la rébellion.Ainsi on pose au Père Fourmond la question.suivante : 44 Vous étiez d’opinion à l'époque de la rébellion qu’il était fou ?”—11 répond : “ Oui, et je vais rapporter quelques faits le démontrant.” Donc le Père Four-mond a écrit ses lettres terribles après avoir acquis la conviction qu’il a émise au procès.Peut-on Nos lecteurs savent a quoi s en tenir là dessus.Dans cette affaire Kiel, nous croyons pouvoir nous rendre le témoignage d’avoir formulé et motivé nettement nos opinions.Nous avons prétendu que c’est une injustice d’accusc.r le gouvernement d’avoir commis délibérément un crime, et nous le maintenons, n’en déplaise à notre confrère.Mais notr seule raison de penser ainsi n’est pas que le discours de M.Thompson 44 porte le cachet d’une conviction honnête, absolue, ” comme vent le faire croire le rédacteur de la Vérité.Notre confrère emploie ici le procédé de discussion qui consiste à représenter comme preuve décisive invoquée par l’adversaire, une simple observation faite au cours do l’article.Non;ceux qui nous ont lu,depuis quel quos semaines,savent pourquoi nous ne jugeons pas le gouvernement du Canada avec l’implacable sévérité de ses ennemis à outrance.Lo cabinet n'a pas cru à l’insanité de Kiel, pas plus que le jury lui-même, qui ne désirait pas la mort de l’accusé, puisqu’il l’a recommandé à merci, et qui cependant l’a tenu pour responsable unaniment, d'après la lettre d'un juré lue si maladroitement en Chambre par M.Blake.Le cabinet a jugé que les actes coupables reprochés à Kiel étaient surabondamment prouvés ; et il ne s’est pas trompé, en ce point.Il a jugé que les circonstances ne justifiaient pas ces actes ; et d’après nous, il était encore dans le vrai.11 s'est représenté, il s'est exagéré, si l’on veut, la nécessité et l'opportunité de faire un exemple pour assurer la sécurité future des Territoires, et il a cru devoir laisser libre carrière à la loi.A part ces considérations, le fait qu’un homme de la valeur morale de M.Thompson a pris la responsabilité de cette exécution, comme ministre de la Justice, nous paraît être une indication additionnelle de la "bonne foi du cabinet.Maintenant, que nous eussions choisi la clémence, nous Pavons dit le jour même de l'exécution, et nous le répétons une vingtième fois, pour les raisons énoncées dans notre article du 27 février dernier.Nous avons, au cours de nos écrits sur la question Kiel, consacré quelques alinéas peu flatteurs à deux ou trois députés conservateurs nationaux.Notre confrère v inclut M M.Girouard, dont nous n’avons pas parlé, et fait observer que, “tant que ces députés ont appuyé le cabinet, M.Chapais ne les trouvait pas trop désagréables.” J1 y a là un défaut de mémoire.Notre confrère ne doit pas ignorer, par exemple, que MM.Amyot et Bergeron n’ont jamais été nos hommes, et qu’ils ont reçu souvent de nous autre chose que des compliments, bien avant le mouvement national.Au sujet du rôle joué par les agitateurs blancs et par Kiel, M.Tardivel prétend que ce dernier n’a été que l’instrument des premiers.On a puni l’instrument, et les agents sont impunis.Est-ce juste ?La question n’est pas exactement posée.Les agitateurs blancs dont nous avons parlé, comme tout le monde, le printemps dernier, ont bien pu contribuer à faire venir Riel des Etats-Unis pour agiter les Métis.Mais une fois arrivé, il a été le cœur et la tête, dans tous les événements qui ont eu lieu.Agiter est constitutionnel ; se révolter ne l’est pas.Les grits de Prince-Albert agitaient ; ils pouvaient même nourrir dans leur àme des desseins séditieux.Mais, scène, et les blancs, ou bien se sont éloignés, ou bien ne sont devenus que les satellites du tribun, comme le fameux Jackson.Plus lard, lorsqu’à sonne l'heure des résolutions tions fatales, l’insurgé Kiel a pris sur sa tête toute la responsabilité du drame sanglant qui allait suivre.Donc si Kiel a été Y instrument de3 agitateurs blancs dans la pensée de ces derniers, il ne Ta été qu'au instant, et il est devenu aussitôt Y agent le plus immédiat et le plus actif de l’agitation qui était légitime, et de la révolte qui ne l’était pas.Voilà ce qui est prouvé maintenant, mais ce qui ne l’avait pas encore été le printemps dernier.Notre confrère conteste l’exactitude du portrait de Kiel que nous avons esquissé.Contentons-nous de diro que nous l’avons tracé d'après des renseignements sûrs,et une consciencieuse étude delà carrière fournie par cet homme singulier.Enfin notre confrère mentionne plusieurs points que nous n’avons pas touchés, suivant lui ; celui-ci,par exemple : Tout disait aux ministres de no pas pendre Kiel, tout excepté le fanatisme haut-canadien ; ils ont donc cédé aux clameurs du fanatisme.A cela nous avons répondu, dans notre article du 9 mars, qu’il pouvait y avoir,sur cette question Kiel, d’honnêtes divergences d’opinion.Au point de vue de M.Tardivel, il ne peut y avoir d’autre raison de l’exécution que le fanatisme.Au point de vue de personnes éminemment respectables, il peut y en avoir d’autres qui leur paraissent très valables.Nous avons cite le cas de Mgr Cameron qui a approuve l'exécution, et qui n’était certainement pas influencé par les loges.Plusieurs autres points mentionnés par notre confrère, ou bien n’en traient pas dans le cadre de nos articles, ou bien ont été traités par nous incidemment, ou bien ont été parfaitement expliqués par les ministres durant la discussion sur la motion Landry.Nous nous dispensons d'y insister pour ne pas allonger cet article déjà trop long.En terminant, nous exprimons encore une fois la conviction que l’avenir justifiera notre attitude et nos écrits dans cette affaire Kiel.notr.Province Cello nomination a 6tô'Ter du Nonl sont sur lo point .Vôtre j l’annoncer, mais jo dois diro franche.V.™':1,1,1.™- irl-.L.» 1:.Chambre terminés et quo le rapport do celte | ment qufc nos demandos n’ont pas oncoro bien accueillie par toute la Chambré et par tout le pays.Cet honorable ipport commission sera soumis à la Chambre été exaucées.Néanmoins nous ••sp'.nms \î • nl.onVps de dans lo cours de la présente session fermement que nos réclamatiun * seront ¦in SleWdolde soiidintèlliRence, cl'j’espùro queces travaux ne coûteront réglées dans un sens ravor.iblu pour son habileté et de son R .lu.pas plus qu’ils méritent et que cette la province dans un avenir rapproché.enquête aura pour résultat de mettre .le le dis à la Chambre et au pays, le fin au système de dénigrement qui a gouvernement est pleinement convaincu été si eu vogue depuis quelques années, que ses réclamations sont empreintes .Nous avons tous l’espoir que celte du sceau de la plus stricte justice.Je *» enquête démontrera,d’après ce que nous déclare que le gouvernement, n’a rien J pouvons en juger jusqu’à présent, que négligé et ne négligera rien pour faire J toutes les accusations portées contre reconnaître ses droits et obtenir le PETITE GAZETTE Madame Henry Gréville,—de son vrai nom, madame Durand— a écrit au maire Beau grand pour savoir si elle serait bien accueillie, comme conférencière, à Montréal.M.Beaugrand lui a répondu qu’elle serait accueillie avec transport.Nous avons déjà dit à nos lecteurs que madame Henry Gréville est loin d’être un écrivain irréprochable.On avait parlé de M.L.O.David comme candidat national dans le comté de Laval.Il parait que M.David se refuse à cet honneur incertain.Une somme de $2-30 e^t, parait-il, disparue du coffre-fort du Monde, de Montréal, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier.Le tableau suivant donne lo nombre et le montant du passif des faillites qui ont eu lieu en Canada pendant le 1er trimestre de 1880.No.Jes faillites montant CJntoi «o ••••••••• •••••• •«•••• 173 $1.930,001 Uuo IeTv ••••.•••• •••••• •••••• 14 G 925,G71 Nouveau Brunswick.2 ) 78,500 Nouv» ii«î Ecosse VJ 703,500 J err~nui\e C 110,300 .e Pririco Edouard 3 17.700 Manitoba 13 11C,222 Total 339 S3,447,97: Conseil Législatif compbîîemeiu huiles.Mais je puis sausiacuoii que îe [nus uaui irinui: bien me demander quel a ôté le résultat de l’Empire a rendu un jugeine des enquêtes tenues jusqu'à ce jour, favorable à la province dans la questi Ces commissions ont-elles réussi à des linccncos.Oui, nous avons dr< porte nos hommes publies, qui méritentI règlement de ces questions si importan-deire mieux traités à cause îles services tes pour la province, qu’ils rendent à leur pays, sont absolu- Je suis persuadé que celte C!i unbre me ni suis fondement et* qu’elles sont et le pays ont appris avec la plus vive complètement futiles.Mais je puis satisfaction que le plus haut tribunal ement question droit changer les convictions produites par I de nous réjouir de celte décision.Après des accusations graves ?Les enquêtes ce qui vient de se passer, nous pouvons des années précédentes n’ont pas, que esporer que dorénavant chacun restera je sache, réussi à opérer ce changement dans son rôle, dans sa sphère respective, de convictions.Il reste toujours des 'foutes les difficultés sont maintenant doutes dans l’opinion publique, limites disparues ; il n’existe plus aucim doute.qu’on aurait pu empêcher si i on c’avait Ea constitution sera désormais claire et pas lancé des accusations à la légère, intelligible pour tous les gouvernements Néanmoins j’espère que la commission et pour tout le monde.Nous n’aurons actuelle contribuera à soulager l’opinion plus à redouter les désagréments des ^oblique.années dernières.Ou await cru voir Après ceaquelques considérations, je des empiètements sur notre autonomie reprends mou siège en disant que le provinciale, sur nos droits et nos privi-gouvernemeiil méritera nos plus léges, et l’on avait même jeté les hauts chaudes félicitations s’il accomplit tout cris.Mais aujourd’hui, la question est ce qui est annoncé dans le discours du vidée, et les craintes sont évanouies trône.l’aurais désiré d’autres mesures, pour faire place à la réjouissance.Je comme je l’ai dit plus haut, mais c i le répète, chaque membre doit coin* viendra plus tard.j** nVn ai aucun doute, prendre que nous devons travailler.Je le repèle, honorables Messieurs, si chacun dans sa sphère, à développer le gouvernement met à exécution tout les ressources Je la province et à ce qu’il promet, cette chambre et le augmenter sa prospérité, (l’est le moyen pays seront satisfaits.de conserver la bonne entente qui doit 1/lionoralde M.Mkihot— conseiller* Ili°!leI entre tous les gouvernements pour La Vallière—Honorables Messieurs, je ne me lève pas pour faire un chargés des destinées du pays.Le gouvernement a toujours veillé discours ; car, après les paroles élo- un Süm j Loux a l’emploi des queutes que nous venons d’entendre et .‘la colonisation, ce puissant les nombreuses remarques qui ont été lecteur de i avenir d une nation.Par faites sur le discours du trône, il neraPl,()I I» qui seront soumis a celle reste rien à dire, et je n’ai pas ja unanime, vous verre/., honorables MM.prétention d’ajouter beaucoup défi110 mu^avons obtenu de bons résultats, nouveau à ce qui a été développé par Lea sommes considérables qui ont été mes honorables collègues.Neanmoins votées 1 amine dernière ont donné une je ne puis résister au désir d’exprimer n0llvehe impulsion au progrès coloni-la joie que j’ai éprouvée en lisant le h^deur rt agricole.Les crédits ont été paragraphe du discours du tiuiiu qui M,us nieves que d ordinaire, mais ces nous annonce que le gouvernement dépenses étaient indispensables.Chacun favorisera encore plus que par le passé rappelle Mes inondations epouvanta-la construction (les voies ferrées.La ^ LS.‘Im üi|t eu lieu dans certaines mesure promise aura pour résultat de l,arla,s de la province; chacun se donner un nom el essor à la colonisation, j^PP'dle aussi les dommages considéra-à l’agriculture et au commerce, (’/est .(llie ,s 0,lt causes : des ponts ont très bien, et la population tout entière 1^ emportes, «[»*s chemins complète doit s’en réjouir.Mais il y a un fait bomeversés et brisés, etc.(Lace qu’il ne faut par perdre de vue.Qn L11 augmentation des crédits consacrés entend parler beaucoup de construction ‘l a .c,OI,l?î|Kon, le gouvernement a de chemins de fer et de voies de 1 L‘lMU*x immédiatement les désastres communication dans des régions ouver- Sclfis retarder la construction des che-Ls depuis peu à la colonisation.On veut min*ue 1er, des voies de communication rendre les communications plus faciles, .l‘*yîl'utl(,,i des autres travaux publics et augmenter rapidement la prospérité et I!tJCt's;'iPl.ro*s a )a ^onne administration le progiès de ces parties de la province., ?a u a î re 3.Les sommes destinées à la Je serai toujours en faveur du progrès L?4°m~atl011 employées avec la de la colonisation ; mais tout en IP ,îs slnc^‘ économie.L est l'intention Séance du vendredi, le 9 avril 188(î.LE DÉ HAT SUR I/aDRESSK (Suite cl fin) L honorable M.Champagne—conseiller pour Mtlle-Isles—Honorables Messieurs, je crois qu’il est de mon devoir de prendre la parole en cette circonstance pour féliciter le proposed!* et le secon-deur de l’adresse en réponse au discours du trône, de les féliciter de tout cœur de l’habileté dont ils ont fait preuve dans l’accomplissement de cet important devoir, et de féliciter aussi le gouver- ___ __________ ____________ _______ nement de l’excellente nomination qu’il ^ rir .V l a faite dans la personne de l’honorable en fait, ils sont restés prudemment; Conselller pJr Lanaudil.,.0, d’avoir dans les limites légales.Us ont ) donné à cette Chambre un vieil ami, reculé devant la perspective d’une 8“* a Jou6 11,1 rùle marquant dans nos luttes politiques et qui s’est il vient de nous en donner une nouvelle dans l’admirable discours qu’il a prononcé au commencement de cette séance.Je le connaissais, et je savais que le pays peut compter sur sou dévouement.Il n’a pas trompé l’altcnU du public.Si j’avais à blâmer le gon vernement, cet acte suffirait pour me désarmer et m’engager à lui accorder entièrement pardon.Le discours du trône fait allusion au tléau qui a exercé de si terribles ravages dans la province et en particulier dans Montréal, la métropole commerciale du Canada.Je suis heureux de déclarer devant cette chambre que le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour arrêter les progrès de cette épidémie, qui a causé de si grands désastres et des dommages si considérables aux finances des corporations municipales.Les bureaux de sauté ont fait courageusement leur devoir.Leurs actes ont été diversement appréciés, mais j’aime à croire que toutes ces corporations ont fait pour le mieux dans les circonstances dilliciles dans h*.^ quelles • îles se trouvaient.Quoiqu’il en soit, 1 expérience nous a appris que la situation peut être améliorée, et je vois avec plaisir que le discours du trône nous annonce une mesure pour arriver à ce but désirable.Je suis convaincu que la Chambre mettra tout le soin possible à l’examen de cette importante question.C’est avec le plus vif plaisir que j'ai appris le succès que la province avait obtenu en Angleterre relativement à la loi des licences.O.i avait craint, en certains quartiers,que le gouvernement fédéral n’einpiôtài sur les droits des provinces.On redoutait une brèche à notre autonomie provinciale.La décision du plus haut tribunal de l'Empire a donc procuré une grande satisfaction à toute la province, 'l'otite crainte est maintenant disparue, grâce à la fermeté déployée par le gouvernement.C’est le devoir du gouvernement de se montrer inflexible toutes les fois qu’ont veut enlever à la province ce qui lui est dû par la constitution qui nous régit.Oui, que la province revendique ses droits, mais qu’elle ne dépasse jamais les limites de ses attributions.C’est le moyen de conserver la plus parfaite harmonie dans notre rouage politique.Les mesures annoncées par le discours du trône, Honorables Messieurs, sont de la plus haute importance.Mais je regrette d'y rencontrai une lacune, .le regrette de lie pas voir clans ce dissours le résultat des démarches du gouverne-mont pour obtenir le règlement de la dette de notre province et l’augmentation du subside à $1.00 par tète de la population.Je ne reviendrai pas sur les raisons déjà données pour démontrei toute la justice Je nos réclamations auprès du gouvernement fédéral.Nous demandons ce qui nous est dû et pas autre chose, .le n’ai aucun doute que le gouvernement de celte province a fait tous ses efforts pour le triomphe de sa cause, et j’ai fespoir qu'il nous fera connaître le résultat des négociations pendant le cours de cette session.Le pays a dû apprendre avec la [dus grande satisfaction et lr plus vif enthousiasme que le gouvernement a pu enfin rétablir l’équilibre dans nos finances.Cette nouvelle est nu rude échec pour les faux prophètes, qui criaient sur tous les toitsque la province était accablée d'impôts et qu’elle marchait d’un pas rapide vers la ruine et la banqueroute.Le gouvernement a obtenu cet immense succès, tout en continuant les travaux d'utilité pub'i-que, tout eu continuant de favoriser la construction des chemins de fer, l’agriculture et la colonisation.Nous avons rétabli l’équilibre entre les recettes et les dépenses, et nous sommes les maîtres du magnifique établissement que nous habitons, de ce monument national qui fait l’orgueil de la province et de tout le Canada et qui exile l’admiration des étrangers.Nous ayons exécuté d’immenses travaux, mais nous n’avons pas entrepris au delà de nos forces.Nous avons accompli de grandes œuvres, et notre situation financière est aujourd'hui dans un état florissant.Un autre paragraphe du discours du trône mérite une mention toute spéciale, et je dois avouer en tonte franchise que j’en ai entendu la lecture avec beaucoup de plaisir et une grande satisfaction, plaisir et satisfaction qui seront partagés par toute la Chambre et tout le pays.C’est le paragraphe qui nous annonce que le gouvernement se propose de présenter une mesure pour faciliter la construction des voies ferrées et favoriser davantage,par là même, Tagri culture, la colonisation et le commerce.C’est le moyen d’augmenter constamment les ressources du pays, car les chemins de fer sèment l’aisance et la prospérité dans tontes les régions qu’ils traversent et qu’ils livrent à l’exploitation des colons courageux et intelligents.^ijlo gouvernement a trouvé le moyen de terminer ces grandes entreprises publiques sans augmenter le fardeau ou les charges de la province—et jo n’ai aucun doute qu’il remplira les promesses qu’il fait dans le discours du trône— nous devons nous réjouir de cette bonne trouvaille.Si le gouvernement obtient les résultats annoncés, il méritera nos plus sincères félicitations ; car il aura surmonté de grandes difficultés et doté notre province d’entreprises publiques qui contribuent ’ * ' ‘ richesse d’une nous prononcer nous ne connaissons détails.Après que (Jll “ JO recevra chambre et de la province.Isles a exprimé le regret de ne voir.! dmii'liG mV.q a .~ .- Le discours du trône nous annonce dans lo discours du trône, aucune ! le navs • -ar nnrèVl° u-,0.un,r a) oc tout encore que les travaux de la Commission ! allusion au règlement de la dette pro - •* ’ ’"P les sacrifices énormes Royale chargée de s’enquérir minutiou- , vinciale par 1(3 gouvernement fédéral m accordant ces faveurs, il ne faut pas °1, ’.l V0,oll^‘.(^1 gouvernement de oublier les vieilles paroisses, les vieilles I ootitmuer la distribution de ces crédits divisions électorales qui manquent av0(: loul K* soin, toute Tintelligeiice et ommunications.Je pourrais mention- î?11/0,.so^ritude dont il est capable, er entre autres, celle que j’ai Thonneur , s amont toujours pour objet e représenter dans cette honorable i Pr0SI*es Çt le bien-ôtre de la province.qui inanqu coramunu nei de représentes Chambre.J’ai donc l’espoir que ma division m négligée qit gouvernement les mesures treà notre considération.Tous les honorables membres de celle 3 sera pas à l'avenir plus K^,aiRhre savent que 1 un des principaux ne les autres et que le arLeh‘s c»an Jt s.Parker, et autres.” radicaux de la partie ouest dc Loil- Ce PIANO est fait pour servir dans les salons, dres se sont réunis aujourd’hui.Ils Ies sa,,es d’assemblees et les boudoirs.11 est Ai„_ ___* 1 | en usage dans toutes les écoles, les conseils et Ollt utclarfs ctic opposés au projet JCS C0uèg0S, Il est cho'si par les professeurs, de Gladstone.• tant par la puissance que par la beauté du son.Les ouvriers de la partie-est sont En un mot lô RIA^() XKU'COMHE est dl^iéts a et sujet.Ils attendront lai trices pour sa beauté et sa douceur dans présentation du bill concernant le l'accompagnement du chant rachat dos terres avant de se déclarer.Si Gladstone propose qu’un emprunt dont les fonds devront être pris à même le trésor impérial soit accordé au parlement irlandais, afin do désintéresser les propriétaires I ,c irlandais, les ouvriers radicaux de' Londres s’opposeront unanimement à ce projet.Lord Hartington, lord Salisbury et M.Goschen s’uniront afin de maintenir l’intégrité de l’empire.Le projet de coalition entre cer tains whigs et les tories fait des pro grès, lord Hartington acceptant les idées de M.Goschen pour la forma tion d’un parti whig-torie.S&icrfiKa&H’*! & AHaire, 77 et 79, rue St-Jean, HAUTE-VILLE, QUEBEC.Le seul etablissement dans la ville ayant Québec, 10 février 18SG.Z -ARSON EXTER MIHAÎÛR Death to Rats.Mire, Kor.chc*, Water-Hugi*, Ht-rllcs, Ants And All vermin.Ho to In, dwellings mid tfrannrics ch art d in 01)0 nlK’ht.$AFK to have 'round.Xoarscinfe.l’nrwon’H Kxtormlimtor, 15c.Mail *J0c.Wkkkh ii.1’otter, Boston, Ma*i.Inspection Mort aux fiats.iOUIUS, COQUE BELLES, PUNAISES, BARBEAUX.FOURMIS et toutes sortes de S lit>11 IB JOBIN, STATUAIRE COIN des RUES CLAIR FONTAINE et, BURTON, Q U A R TIER 310 N TC A L M, Qt£U£U Québec, 5 mal 1881 lu % I * ’—' —w • v v • • *•' v* IVO ViV 11 v a eu inspection du 80, vendredi, vermines.Les hôtels, les résidences privées et ail Drill Shed de la Grande Allée.les.g^niers soul débarrassés dans une seule nuit.Il n y a pas do danger a s’en servir, il - _ _ i * * • «« .^ Elections C’est aujourd’hui qu’a lieu la nomination des candidats aux élections municipales.Le premier steamer Le premier steamer de la malle qui se rendra jusqu’à Québec, cette année est le Vancouver.no renfermé pas de poison.Exterminateur de Parson, Î5c.,pnr la malle, 20c.WEEKS A POTTER, Boston, Mass.Québec, 9 septembre 1885— tau.*275 "VIEH^IDIFtlEL SCROFULES.I • Scrofules et tou:.j Ica ncik.üc* rcro-fuh.-uic*, te Icsquu UlcÎTCK, l»laies, l'.iyiU.l»clc/i, iCtvnjim, l'UMtiilcK, Irnpétff-4>, Tu• suc tin».( liarhon, I-'urouc]«?ii, C'Ioiim, «*l fini pilon 4 Un lu , sont lo réaultut direct «lo rimptircté du sang.Ih*|»uis plu* ihî rjnanintc fir.K, !;; Sai.suim.Ruii.i.u D’AvuRost rcfonnuo conimo l’Agent le plu*» puimant ponr lo purifier.Kilo dô l.vro lo «ystèmo de tonte Imnieur îimlrtilne, enrichit et fort ill.* le sang, evpulse toute trace de traitement mercuriel.montre en un în'.t lViinomi redout.'ih'.d et lrrc• ••" -i - I n ilertiN r i — .i y.us iccor.r* \ Il S.VI.dlIMi IIl.Ii: D’A YKIt «t le té-Il liât «»ht*.,nu t il t «h r plu* S;» t ;>f.:i«;ij;î*, mes uh«r«s «»*it disunni, «*i nin p-.*nr«- «‘est prnjidemcnt une Ii *re*." U-y Sullivan St., Non Vork.’JI Juin, 1 w:*.t fr * Tonie»! 1«-m perKonne* InléreHHé«?n invitée* .1 ne reluire i Uez .'iiuiainc O'Urian.LVcrivnisi bien connu du Poston limita, .».r.îî.Ua ut., «h liachtsier, A’.//., écrit en date «lu 7 Juin, “Sonlfraiit enmllcnw r.f •!«• l’Erz/mn u-::-tlsil «ii* ar !!•¦.s, «t n»* i-iiv.Miit trouver «îe i-Mihs j.miu ut «Lu s aucun ;« n.*«!e, .'«•- uim ” New-York.NAM’I.III NKHAM, Mec.*r J I>AVII> Wf JUl>l>f pré»., Québec, 30 décembre 1885.** - » .iMl’îii.Mf.It'f rvisiAi J»*K L E O E li B H o U ÿ N F A i Editeur propriétaire, 325 No 9, Huo Rtiado, llaule-Villo, Qi,61joC 1109
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.