Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 19 mai 1886, mercredi 19 mai 1886
30cme Année iNo 987-Jbîdition quotidienne-9ènie Année g.rrrryyy ;egwm' i Mercredi 19 Mai 1889 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.J® crois.ri£.&ï*}hr 000 suffrages du candidat Roche, qui en a obtenu environ cent mille.Il fallait s’attendre à ce résultat.M.Gaulier, patronne par les opportunistes et par les radicaux à la lois, était pour le citoyen Roche un concurrent trop sérieux.Nais je ne comprends guère l’allégresse des opportunistes à ce sujet.L’étonnant par une autre élection.Elle se passait en Vendée.Il s’agissait de donner un successeur au Sénat à M.le comte Cornulier, un des membres les plus honorés de la droite sénatoriale, récemment décédé.11 va fans dire que les conservateurs l’ont emporté haut la main et que le candidat républicain a été battu A plus de 80 voix de majorité.Vos lecteurs n’ont sans doute pas oublié la belle aventure du citoyen Vergoin qui avait trouvé un bon moyen d’échapper à une 44 vésu-vienno ’’ personne.Il avait sim pie-mont prié son ami h?ministre de l’intérieur ou le préfet de police ou n’est pas que M.Gaulier, appuyé ; quelque autre gros personnage de sur toutes les forces de la bourgeoi- mettre en vigueur contre la dite mai lift PU drnit (h* xmi nrn.u _:___ i» .a i ' A '_„ 1 contracta mariage avec M.Grollier, inspecteur général au ministère de l’intérieur.Conformément au jugement de séparation, Mlle André avait été placée au couvent de la Visitation, puis aux dames de Sainte-Clotilde.L’aîné des garçons avait été mis par le père à l’école Albert-le-Grand, chez les dominicains d’Arcueil.Le plus jeune, d’abord élevé au collège Rollin, à Paris, puis rendu à son père à l’Age de huit ans, ainsi qu’il avait été prescrit, avait alors rejoint son frère à l’école Albert*le grand.Dès que Mme André eut contracté un second mariage avec M.Grollier, le pensionnat de Sainte Clotilde _______ __ .déclara très nettement que la jeune sic républicaine on dépit de son pro- “ vésuvienne ”, un arrêté d’expul-: André, fille d’une femme remariée gramme quasi-socialiste, ait réuni sion rapporté jadis sur sa demande | après divorce, ne pouvait rester dans 1-15 000 environ.Non ; 1 étonnant à lui, Vergoin.Cette “ vésuvienne” , bi maison.c’est quo M.ltoche, le candidat sans nommée Schneider alias Sombreuil, ]j,; fi0n côté, le.directeur du collège phrase de 1 intransigeance et des a été dûment expulsée, ainsi que je | Alhert-le Grend écrivit à Mme (irol-revendxcations anarchistes, ait obtenu l’ai annoncé.Et l’autre jour, tous H,?r imo lettre ainsi conçue : dans la capitale de la République les journaux ont raconté son embar- j plus de cent mille suffrages.Et h» quement A Marseille pour Constan-, citoyen Roche n’avait pour lui que tinople.Mais voici bien une antre | deux journaux, \ Intransigeant et le afl’aire.La dangereuse personne Cn du Peuple.Et aucun de ces jour- n’^t point arrivée à Constantinople, naux n a dissimulé que la Candida- Au cours du voyage, elle a eu les* iure de Roche était une déclaration prit de tomber malade d’une façon de guerre au capital et a la hour- sj inquiétante qu’on a dû la débar- geoisie comme au gouvernement.quer dans l’ile de Syra.Le lende* i i i n main l’amie de M.Vergoin, soudai- Cependant on comprend dune «ement rétablie, prenoft un p; laçon 1 attitude de a presse opportu- bot - destination [[cs cùtes de Fr mste.Elle est obligee (In )0ner la EUe doit ôtre débarouée à l'heure „ .qu il est.Et on dit A.\ eigom de venjr ]es vojr un autre jour que le qui voudrait mettre la police sur les | • di et dimauche.1 1 .« - .- .Madame, “ On m’annonce que vous venez de vous remarier.Si la chose est vraie, vous ne serez pas surprise que je la juge autrement que vous même, et j’ai un pénible devoir A remplir.“ Malgré toute l'affection que nous avons pour Georges et pour Camille, nous aurons a examiner si nous pou-am'* vous les garder dans cette situation satisfaction et de tirer le meilleur parti possible d’un accident auquel ses chefs s’étaient résignés.Ce qui passe l’imagination, c’est l’air de bravoure entonné par Figaro.Le rédacteur en chel du moniteur des élégances parisiennes, M.Magnard, prend la plume ce matin pour commenter en dix lignes tout juste la portée des élections d’hier.Et voici son raisonnement, ramené A la (orme syllogistique : Le citoyen Roche et le citoyen Gaulier, ( ’est bonnet rouge et rouge bonnet.Or, M.Gaulier, le rouge bonnet, a obtenu 1*15 000 voix dimts a piopos de cette dangereuse, * u jq je censeur est autorise à s’en-personue — fort agacé et luit non eux.ten(jro provisoirement avec vous sur r N.prochaines vacances de Pâques, les jeunes Georges et Camille André seront retirés, par leur père, de la maison tenue par les dominicains d’Arcueil, et seront placés par lui dans tel autre établissement qu’il lui plaira choisir,rentrantdans les prévisions des jugements du 27 juillet 1880 et du 21 août 1884, et où la mère pourra les visiter aux heures règlementaires et avec tous les égards qui lui sont dus.” 44 Considèrent, dit l’arrêt, que jusqu’à son mariage, célébré en octobre 1885, avec Grollier, la mure a pu en exécution des jugements ci-dessus relatés, et en comformité de l’article 303 du Code civil, les visiter librement aux heures règlementaires de l’établissement d’Arcueil, dans lequel elle était reçue comme les parents des autres élèves, dans les conditions les plus honorables ; 14 Mais qu’aussitût après son second mariage, la dame Grollier fut informée par le directeur de l’établissement qu’il aurait A examiner si, en raison de sa nouvelle situation, il pourrait garder ses enfants, et qu’en attendant il la priait de venir les voir un autre jour que le jeudi et le dimanche, qui sont les jours réglementairement.fixés pour la visite des parents ; 44 Considérant que cette communication adressée non à Mme Grollier, mais A Mme Dehaynin, qui est son librement se remarier selon les prescriptions de la loi civile du divorce, mais il émet la prétention de faire considérer par des tiers la situation nouvelle de la personne en cause comme n’ayant atteint en rien sa dignité de femme et de mère.Or, c’est IA une prétention intolérable et qui fort heureusement, en dehors des laits de la cause, restera sans sanction, parce que c’est un défi jeté A la conscience religieuse laquelle reste protégée par les mœurs, lors même qu’elle ne l’est plus par la loi.Non, certes, l’opinion (les honnêtes gens ne ratifiera jamais cette nouvelle doctrine juridique d’après laquelle une divorcée qui rompt l’indissolubilité du mariage et se rem a-ne au mépris de la loi religieuse resterait aussi digne de respect que la femme fidèle A tous ses devoirs, qui, au milieu des traverses de la vie reste inviolablement attachée au respect d’un lien qu’il n’est pas permis A la loi humaine de rompre.L’arrêt parle à bon droit des sentiments d’honneur et de respect que l’enfant, A toute Age, doit avoir pour ses père et mère ; maïs il faut songer aussi A l’honneur et au respect que les père et mère doivent avoir pour leur propre dignité.N’en déplaise A la cour c’est le jugement du tribunal de Troyes qui, en cette affaire, se tient du côté de la vraie doctrine, 44 curieuse, pittoresque, très travaillée ” y ajoute ce portrait du poëte.“ Rollinat est un artiste sincère.Et je ne sais pas de talent plus difficile A analyser ou seulement à définir ! Il a écrit de la musique et des vers, mais il ne suffit pour le comprendre ni de jouer ses compositions ni de lire ses poésies : il faut le voir et l’entendre.” Imaginez un garçon de moyenne taille que sa maigreur fait paraître grand ; des cheveux presque trop longs encadrent un visage fin, nerveux, inquiet, très intéressant ; l’œil est bleu ou vert suivant l’incidence de la lumière, profond, limpide ; le regard scrutateur et préoccupé ; la moustache rousse, irrégulièrement coupée en brosse ; les dents sont très apparentes par un certain retroussis inquiet de la lèvre, les méplats du visage nettement accusés.De l’ensemble, un je ne sais quoi de fruste et de distingué so détache.Mais la voix surtout est étrange, une voix tantôt grave, tantôt suraiguë, toujours juste et d’un timbre pénétrant.’’Quand il chante, Rollinat su donne tout entier et ses co mpositions, dites par lui, prennent un caractère, une vie, une intensité qu’on ne leur eût point supçonnés.11 faut le voir, vous dis-je et l’entendre.” Cependant, lisez ses vers.Vous y trouverez principalement du maca- nom de famille, est une atteinte ' gain de cause.Entre la femme divor- celle A laquelle, en dépit de tout, l’o- bro, du surnaturel, du bizarre, du pinion des honnêtes gens donnera fantastique, mais aussi un sentiment grave portée àla dignité d’épouse légitime et de mère, et démontre qu’elle ne pourrait plus A l’avenir se présenter A l’établisement d’Arcueil avec la certitude d’y être reçue, comme avant son mariage avec les égards Les suites du divorce Voici une lamentable histoire, C’est le Temps qui la raconte, et nous il’avons pas besoin d’un autre récit que le sien pour faire voir les tristes conséquences de l’odieuse loi qui, au ci M.Roche, le bonnet rouge, en a mépris de la foi catholique et de la simple loi naturelle, a réintroduit le divorce dans le code, ce qui est pour pour la famille la pire des dissolvants : M.et Mme André ont été séparés % M M • • i i « < aoa • obtenu 100 000.Donc.U parti de l’anarchie est une minorité impuissante et les Parisiens peuvent dormir en paix ! ! ! ” C’est comme j’ai l’honneur de vous le dire.Voilà la vigueur et l’originalité de l’homme qui dirige la feuille “la de corps le 27 juillet 1880.1 rois en-plus spirituelle de Paris ”.a la façon fants étaient issus du mariage.En sans doute dont le jardinier de Boi- vertu du jugement de séparation la lean dirigeait l’if et le chèvrefeuille garde de la demoiselle André était du jardin cl’Auteuil ! Quand même laissée au père, avec cette condition M.Gaulier ne serait pas au point de qu’elle serait placée dans un pension-vue socialiste l’équivalent de M.nat de Paris jusqu’au moment ou son Roche—c’est M.Magnard lui-même éducation serait terminée.Les deux Rui nous le dit — le chiffre de garçons furent egalement confiés A L00 000 voix obtenu par M.Roche la garde de M.André : Georges, no prouve pas que les anarchistes Puîné, A partir du jugement même; soient 44 une minorité impuissante ”, Camille, le plus jeune, a partir du au contraire.Et on ne voit pas abso- jour où il aurait atteint sa huitième 1 liment pas pourquoi l’élection de année, A la charge par M.André de l’anarchiste Gaulier, équivalent de placer l’un et 1 autre dans une mai-l’anarchiste Roche, doit rassurer les I son d’éducation a Paris, les vacances boulevardiors.Après cela que M.Magnard et lesboulevardiors s’arrangent ! Ils sont bien libres de s amuser et de se rassurer mutuellement jusqu’à la sarabande finale.Nous entendrons alors leurs grands cris, nous verrons leur beaux gestes.La journée d’hier a été marquée devant être paatagées entre le père et la mère, et chacun d’eux devant pouvoir les visiter aux heures règlementaires des établissements.Le 21 août 1885, Mme André, née .Dehaynin obtint la conversion du jugement de séparation de corps en jugement de divorce et,devenue libre, ce point.“ Veuillez agréer, madame, Passu-! rance de ma considération distinguée.' qUj juj sonj qus Votre très humble serviteur.” ! 1 ' _ ’ 44 Que, dans ces conditions, sans La lettre était adressée A Mme i avoir a apprécier les motifs qui ont Dehaynin, nom de demoiselle de inspiré au chef de l’établisement Mme Grollier.j d’Arcueil cette nouvelle disposition Ce n’est pas tout.D’après Mme desprit, il est impossible de ne pas Grollier, A cette vexation vinrent reconnaître qui le maintien des en-s’en joindre d’autres.C’est ainsi que fants dans cette maison serait la né- : le censeur affectait de rester couvert gation des droit* de surveillance qui1 devant elle.Il parait même que l’on ont été maintenus à leur mère par se montra, A partir de ce moment, | les jugements susrelatés et par la loi d’une excessive sévérité à l’égard des civile, qui est la seule dont les tri-enfants.bunaux ont A s’inspirer et A assurer Dans ces conditions, Mme Grollier 1 exécution ; s’adressa au tribunal civil de Troyes, • 4; Qu’il pourrait même en résulter qui avait prononcé la séparation de pour l’éducation des enfants les plus corps et le divorce, pour lui deman- fâcheuses conséquences, exposés der d’ordonner l’envoi de Mlle André qu’ils seraient au spectacle des hu-dans une pension laïque, et celui de initiations qui pourraient être infli-Georges et Camille dans un établis- gées A leur mère, A sentir diminuer sement où elle ne fut point “ l’objet Cii eux les sentiments d'honneur et de mesures qu’elle considère comme cle respect que l’enfant, A tout Age, attentatoires A sa propre dignité.’ cloit avoir pour ses père et mère.’’ Les juges de Troyes, sur le pre- : Cet arrêt est conforme aux conclu- mier point, firent droit aux conclu- ' sions de M.l’avocat général Ran.sions de la demanderesse, d’autant M° Dnrier a plaidé pour Mme Grol-plus que M.André n’élevait aucune lier et M° Du Bnit pour M.André, objection ; mais, sur les conclusions 1 de ce dernier, ils décidèrent le main- Laissons de côté la question de tien des deux fils dans l’établisse- savoir si les faits, tels qu'ils sont ment des dominicains d’Arcueil.j rapportés par le Temps d’après le la dame divorcée, sont plus ou moins cée qui se remarie civilement et la femme inviolablement attachée au lien conjugal, dont elle a librement consenti la pérennité, la conscience chrétienne du public fera toujours une différence, et nous n’avons pas j dont le talent s'exerce besoin de dire A quel profit.Dans j dans le XIXe Siècle ?l’espèce, la situation du second mari, ; .inspecteur général au ministère de • -.l’intérieur, ajoute au scandale, mais non point A la considération.très vif, très ému de la nature.Car ce poëte procède à la fois de Baudelaire et de Pierre Dupont ; il est violent et pitoresque, tourmenté et simple, complique et large.” Et que dirons-nous du critique de la sorte ÀrfsusTK Roussel, La poésie “ modernité Autre production.C’est celle de Mme Judith Gautier, qui a paru sous ce title: lskcnder, histoire persane.Ce qu’est lskcnder, on ne nous le dit pas, mais on nous donne ce sonnet i de M.Leconte de Lisle qui Va écrit j en guise de préface.Avec le printemps, on voit apparaître une foule de productions plus ou moins poétiques.Il y a d’abord l'Abîme de ce Rollinat qui met ses vers en musique et les chante aux applaudissements de M.Albert "Wolff, qui nous l’a voulu donner comme un poëte sublime, quand c’était surtout un poëte saugrenu.Le nouveau livre a tout juste la valeur des précédents publiés sous ces titres : Dans les bran-des et les Névroses.On y trouve nombre de vers comme ceux-ci sur la peur: J.» soumets l'homm* à mon caprice El, reine tie rubiquïlé» .le le convulse «'t le hérisu Par mon invisibilité.Mine Grollier ayant fait appel de témoignage de ce jugement, la cour de Paris a été puis remariée, s saisie de la délicate question soûle* - exacts.Ce qui i question qui importe, et ce qui est vée par le procès.Elle vient de la grave, c’est le libellé de l’arrêt rendu trancher A l’avantage de Mme G roi- par la cour de Paris, lier.! En effet, l’arrêt, non-seulement La cour ordonne, en effet, 44 qu’aux établit que la dame divorcée a pu IrOTC.Ou bien : () loi qui m’as L souven.visile*.Satan ! vieux roi «le Ja perversité, Fais-moi la grdcc.ù sulfureux mossiro, i ar un minuit lugubrement tint**, De voir entrer chez moi la darne en c:re.Le critique du N IXe Siècle qui se p A me au sujet de.cette langue «uEæsrnjy; i on JEX r Vénérai J • berceau du monde, où Faille d’or.Le soleil, du milieu de,s roses éternelles, Dans l’espace ôb.o ji qui sommeillait encor Ouvrit sur l’univers ia splendeur de ses ailes Fleuves sacrés, forêts, m**rs aux Ilots radieux, Ame ardente ties Heurs, vierges neiges des cim'S O très saint Orient, qui conçus tous les dieux, Puissant évocateur «les visions sublimes ! Vainement, à l’étroit dans ton immensité.Flagullés du désir de l’Occident mythique, En ties siècles lointains nos pères l’ont quitté ; l.e vivant souvenir de la jatrio antique Fait toujours, dans notre ombre ot nos rêves [sens fin, Kespliii.Si:* la lumière •’* l’iior z*n divin.11 parait que quand on versifie de la sorte, on est mûr pour l’Académie.Et encore, étant donné le répertoire de M.Leconte de Lisle, ces vers sont ils relativement sensés! I fVuillcton du COURMEll DV CANADA, moi, ” dit-elle, 44 quand vous avez Une agitation nouvelle, qu’il essayait s commcnous pardonnons a ceux Iff Mai 1880—No 31 LE K surprise, levant sur lui son regard plet, ” dit Gérard, désignant la tar- limpidc.t Lie.“ Pourquoi, en faisant votre prière, Il la suivit des yeux tandis qu’elle avez-vous répété deux fois un cer- portait à l'enfant la friandise désirée.•n’étais pas une méchante petite Hile, en suppliante ?Chose bizarre, cette ;somie le tint toute la nuit éveillé, tain passage du P»ter .' \ avait-il non toutefois sans lui faire un doux I sans cœur et sans reconmmsnn- pensée le troublait dans s* vengeait-1 rappelant ù sa pensée des souvenirs un domestiques qui eut besom do j reproche et exiger une promesse ; ! v i» »co Ce cœur généreux pouvait bien impitoyables, lui montrant le sourire graver ces paroles dans sa ttte et puis il s t loigna, soucieux, rt \eur.- -* - 1 ¦ - ' 1 A - A—; son cœur ?’’ ajouta-t-il en sou- Pardonnez-nous comme nous pardon- fait un long voyage sur la prière de en vain de calmer, s’était emparée nous ont offensés.j mon cher papa, vous, si riche, vous de l’esprit, de Gérard.Etait-ce Élan- Il s’en alla sans brui son commandant, saviez - vous si je cho ?Allait-elle venir chez lui, cllet pas pour dormir, car-un t, mais non une cruelle in* DES OËLIBATAU t nous.mpourpra.tait.pour (Suite) Gérard, faisant un ctlbrl snv lui-même, essaya de bannir un instant ces pensées, et dit avec un sourire en mon ab pense contraint : 44 Qu’avez-vous fait son ce, petito Rcscl ?— Marie Coz m’a conduite chez monsieur le recteur.Oh ! comme il nsi bon ! ” ajouta-t-elle avec ravissement.44 Et comme j’aime sa sœur ! Tous ceux qui m’entourent me montrent.tant de bonté, que mon cœur se fond de reconnaissance.—Et comment ne serait-on pK bon pour vous, pauvre petit oiseau tombé du nid ?Vous inspirez de l’affection A première vue, et il n’y a pas de mérite A vous témoigner de la sympathie.” Elle secoua la tête en souriant, “ "Mais quand vous êtes venu A affectueux, et reprit 44 Ne s’est-il rien veau ici ?Personne demander V passe n’est de nou-venu me Ce mot divin lui causait une émo tion de même nature que celle qu'a-ous donc eu vait éveillée en lui le prône du curé Quand Rosel se fut retirée, il erra mordu par le doute, et la défiance A vous plaindre de quelqn un et a de Saint-Illam.Il ranimait tout ce ^ 1 - * .r la miséricorde f.Dites-le- dans les ténèbres du jardin comme amère empoisonnant pour lui toutes exercer .une Ame en peine, puis, rentrant joies, toutes les espérances cl’ici-bas.moi, lvosel, “ajouta-t-il i flntiR la maison, narconrut sans but Le lendemain, comme très jolie, quoique je n’aime pas tant blanche était ouverte, et un specta-sa ligure que celle de Mlle Alix, cle inattendu s'offrit A lui.La petite Elle rougit.sêneuse- il descen- ment.44 Quelqu’un vous a-t-il oubliante en-ronderez c lui le —Il faut me promettre de ne pas gronder Elle semblait inquiète, agitée ; elle a fille, agenouillée devant la statuette “ Ce n est pas pour moi, Monsieur dit qu’elle venait de Lambillv, ot de la sainte Vierge, récitait la prière .C est pour Guillaume, le petit pa —Le faut-il vraiment 7 Soit, je lui pardonne d’avance.^ une voiture ï’àttôndait dans îo cho- (lu soir, que répétaient tout bas tour de ja ferme." ¦ —Eh bien ! il a tnô lner, min.Ello reviendra demain.Marie Coz, Trévez et lo vieux jardi- Elle s on allait déjà, et la figure do pterres, un °£eau „ que Gérard tressaillit.nier, pareillement agenouillés.brune et curieuse de ce petit paysan donne Trêve .O .G - 14 Grande s’ouvrant enfin, était mince de en présence de du but de sa nnpoi qu’il y avait de généreux en son cœur.Une heure se passa.44 Elle viendra aujourd’hui, ” pensait-il.44 Resterai-je pour l’attendre?.” Il donna deux ou trois fois l’ordre de seller son cheval, puis le lit ramener à l’écurie.Mais, comme dix heures sonnaient, un bruit de roues retentit dans le chemin creux, et une voiture de louage s’arrêta devant la porte.Un instant après, un pas résolu fit crier le gravier de la Cour.Avec un émoi étrange, Gérard entendit ce pas dans l’escalier de chêne, et, la porte de la bibliothèque Blanche so trouva son ancien fiancé.—Elle a dit liait pour une tante.” Lo.repas s’acheva dans le silence.fois, avec une expression fervente et émue : Comme nous pardonnons —Je vous dirai tout ce que vous voudrez, Monsieur, ” répliqua-t-elle, dire mon rater.—Et le pardon est pourtant corn- (A suivre) Le Courrier du Canada, Mercredi 10 Mai 1886 SOMMAIRE France Les suit s du divorça La pcéfcie “ modernité " Feujixiton.—Le manoir des célibataire?.L'alfa re («ale L’assemblée de Bécancour Petite Gazette rnelbrillanie démonstration Parlement fédéral A rassemble Conseil Législatif Home Kule Echos A nouvelles.Guide des voyageurs—Voir 4î me page L’ASSEMBLÉE DE BÉCANCOUR ANNONCES NOUVELLES Avis—Ed Bégi.1 Société de Construction Permanente *le Québec J (î Gourd eau Arbres d’ornementation—J Boivin La Caisse d’Economie Notre-Dame de Québec.—F.IL A.Vézina CANADA QUÉBEC, 19 MAI 1886 L’AFFAIRE GALE Le sous-comité des Comptes-Publics s’est occupé hier matin de la fameuse affaire Gale.M.Mercier a persisté dans sa résolution de ne pas siéger et "M.Owens a retiré sa démission, et a conséquemment agi comme sténographe.L'honorable M.Lynch a prêté serment, et a fait sa déposition.Il a d’abord répété la déclaration qu’il avait faiteen Chambre.Tuis il a donné lecture des aveux faits par M.Gale» avant de mourir.Voici le résumé de ce document.M.Gale affirme dans cette pièce importante, que ses comptes étaient corrects, à venir jusqu'au 00 juin 188*2.Les irrégularités commencèrent vers cette époque, et à la fin de 1S83 et 18S4, il avait fait des détournements sérieux, qu’il avait cachés au moyen de billets non • payés.Il avait cédé à une violente tentation en prenant l’argent ; il n’avait aucun associé dans ses transactions, et il n’en avait parlé à personne.Il ne lui restait, au moment de sa déposition, que $4000, qu'il avait remises à M.Taché.C’est tout ce qu’il avait sauvé de ses pertes.Les spéculations avaient surtout pour objet les stocks de la Banque de Montréal, achetés sur marges.Les autres spéculations étaient simplement de petits placements aux Etats-Unis.Il n’avait aucun état clair et net de ces transactions.Il avait trouvé ses spéculations si peu satisfaisantes qu’il avait perdu confiance, et le courtier au moyen de qui il spéculait ne lui avait donné aucun état d’affaires.M.Gale prétendait de plus avoir perdu une fortune en favorisant la construction des navires.Il affirmait aussi, dans le document que nous analysons, que personne n’avait découvert ses transactions avant le 21 décembre dernier.Le système actuel * d’administration des Terres de la Couronne est le même que celui suivi avant la confédération.M.Lynch a donné également lecture de certificats par lesquels 1 es docteurs Rowand et Gale déclaraient l’état de l’accusé extrêmement dangereux, au moment de sa déposition.Une déclaration de M.Jewell, le commis du courtier, relative aux transactions de M.Gale, a aussi été mise devant le sous-comité.M.Lynch a dit que d’après renquùte faite, M.Jeweli ue lui paraissait pas blâmable.C’est par son entremise que le département a encore recouvré $500.00.La déclaration de M.Jewell prouve qu’il a reçu de M.Gale $32,209.28.M.Lynch est d’opinion que la balance des sommes détournées a été jetée dans d’autres spéculations,avant l’entrée en scène de M.Jewell.Comme on le voit, c’est une affaire peu compliquée.Un employé infidèle a détourné des fonds, comme cela arrive malheureusement trop souvent, et s’en est servi pour spéculer.C’est l’histoire, toujours ancienne et toujours nouvelle, du caissier agioteur à même la caisse dont il est le gardien.Ou lit dans Y Electeur, au sujet de l’assemblée de Bécancour : En dépit de l'organisation la plus complète de la part de M.Dorais, de la présence de tous ces orateurs étrangers, M.le Dr Turcotte a réussi a faire adopter une résolution favorable au mouvement national.Nous opposons à cette affirmation un démenti formel.M.le docteur Turcotte n’a réussi à faire adopter aucune résolution, à l’assemblée de Bécancour.Il a été roulé, au contraire, d’une jolie façon, et il a beau faire dire à la presse rouge qu'il a remporté un brillant succès, cela n’empêchera pas qu’il a vu se tourner contre lui une assemblée qu'il avait convoquée pour préparer sa candidature aux prochaines élections locales.LElecteur affirme que M.le docteur Turcotte est peut-être “ le meilleur tribun que nous avions en dans notre province depuis la mort de son père, feu Thon.Jos.Kd.Turcotte.” C'est la manie de cette feuille de faire des grands hommes des plus infimes individualités du parti rouge.Si un rouget qui iTa pas encore fait ses dents lâche trois mois sur un busting, sans interruption, vite.c’est un tribun de taille à éclipser Papineau.Si le plus insignifiant des députés rouges enfile une demi-douzaine de phrases à grand renfort de verres d’eau, c'est un débuter du premier mérite qui se révèle.Tout cela est ridicule et usé.Mais VElecteur ne parait pas s’en douter.Quoi qu'il en soit, l’assemblée de Bécancour a été un triomphe pour le parti conservateur, et un immense fiasco pour M.Turcotte qui s’y est fait rosser d’importance.PETITE GAZETTE M.François Langedier se propose-t-il DE COMBATTRE LA CANDIDATURE de M 'White dans M lu antic, AUX PROCHAINES ÉLECTIONS GÉNÉRALES ?M.Mercier se propose-t-il de COMBATTRE LA AXDIDA7URE DE M.George Washington Stephens, DANS LA DIVISION DE MONTRÉAL-CEXTRE, AUX PROCHAINES ÉLECTION* GÉNÉRALES ?neur.“ Vous avez voulu, ajouta son Eminence, prendre les devants et être les premiers à participer aux fêtes qui auront lieu prochainement â l’occasion de mon élévation à la haute dignité que vous connaissez tous.Je n’ai pas encore reçu ma nomination officielle.Je lie connais que l’intention du Souverain Poutife et 11 me l’a communiquée par Son Secrétaire d’Etat.La chose nest pas faite, mais elle le sera.Je suis donc très llatté de votre démenstration, et je n’ai aucun doute que Sa Sainteté sera aussi flattée que -moi en apprenant la démarche que vous faites ce soir.Je vous remercie encore une fois." Sur l’invitation de M.Charles Trudel, zouave, la foule qui encom brait la cour de l’arclievêehé et les rues voisines, poussa trois vivats en l'honneur de Son Eminence le Cardinal Taschereau.A la demande de Son Eminence, trois hourrahs furent aussi poussés en l’honneur des zouaves.Son Eminence dit en souriant : “ Le Pape a ou besoin des zouaves pour le détendre.Je ne crois pas en avoir besoin pour me défendre dans mon palais.” La fanfare fit entendre le God save the Queen, et les zouaves allèrent continuer leur feu de joie au son de la musique.Il était neuf heures quand la fête des zouaves se termina et que la foule se dispersa, enchantée d’avoir passé une aussi belle soirée et d’avoir assisté â une si solennelle démonstration.Les zouaves doivent être fiers du succès qui a couronné leurs courageux eii’urts ; ils sont peu nombreux à Québec, mais ils semblent avoir pris pour devise : Le petit nombre peut beaucoup avec de la bonne volonté.Parmi les zouaves (pii ont figuré hier soir, nous avons remarqué MM.Chs.Trudelle, Elie Brunei, C.E.Rouleau, E.Garneau, G.Bertrand, Thos.Normandin, C.Yohl, F.-X.Toussaint, F- X.Dumontier, V.Renaud et A.Thibault.Les zouaves ont l'honneur d’avoir inauguré la série des solennités qui auront lieu au mois de juin, et nous croyons qu’il appartenaitjauxjanciens défenseurs de la Papauté de figurer les premiers dans cette grande réjouissance.chambre se forme en comité et ajoute la clause demandée.* M.McCarthy propose en amendement qu’on égalise le prix de fret pour le transport du fret entre le Nord-Ouest et Toronto.Sir John s’appose â cet amendement, et ap*ès longue discussion l’amendein» m eM perdu par un vote de 119 cou i re N 5.Le hill est ht une troisième ibis et adopté.La chambre se forme en comité des subsides, adopte plusieurs items et finalement s'ajourne â 1.40 heures a.m.Conseil Législ at if cl opinion que les significations sont toutes valides, malgré le défaut île cautionnement que nous constatons.Le projet de loi actuel me paraît avantageux ; il aura pour effet de rehausser le niveau de la profession des huissiers, de régler leur admission et le mode do i cautionnement.Je le répète, la loi devrait être amendée de manière à ne pas exiger que le cautionnement des liais-j siers se fasse devant le secrétaire provincial.L'honorable Ross— .le prie l’honora-l ble Conseiller pour Mille-1sles d’accep-i ter mes remerciements et mes félicita- : lions pour les remarques qu’il vient de| soumettre â cette Chambre.Je suis maintenant satLfait et entièrement rassuré sur la va!: ui des exploits des huissiers.Je crois qu’il est tout â fait nécessaire de faire â l’avenir plus attention au cautionnement des huissiers.Ce point a été jusqu’ici trop négligé, car il peut arriver bien des circonstances où le manque de cautionnement de la part des huissiers peut, entraîner des pertes considérables, .le reconnais qu’il nVst pas opportun de.s’occuper actuellement de celte question, mais nous airons occasion ailleurs d’y voir et de sui vei'le* plus attentivement les eau- “ Homo Rulo M AU PARLEMENT IMPÉRIAL béance du mardi le 18 mai ISSU Présidence de l’honorable M.Doucher de LaBruère.l/honorable M.Horion dépose le 2 j rapport du comité des deux Chambres pour la refonte et la codification.[/honorable M.Champagne dépose le 8a rapport du comité désordres permi i tionneinents des huissiers.La cour peut nents et des projets de loi (l'intérêt encore mieux que le gouvernement Il v a eu congé hier, au Séminaire, â l’Université - Laval et â l’Ecole Normale lorsqu’on a appris que Sa Grandeur Mgr Taschereau serait créé cardinal an prochain consistoire.Des drapeaux flottent ce matin sur plusieurs maisons du faubourg St-Roch où Son Eminence s'est rendue pour donner la confirmation aux enfants qui ont fait leur première communion le jour même.UNE BRILLANTE DÉMONSTRATION .Les zouaves pontificaux de Québec, en apprenant la nouvelle que Sa Sainteté Léon XIII avait décidé de créer cardinal Sa Grandeur Mgr l’archevêque Taschereau, au prochain consistoire, qui aura lieu au mois de juin, ee sont empressés de payer un tribut d’hommage au nouveau prince de l’Eglise.Ils se sont donc rendus hier soir à huit heures sur l’einpla cernent de l’ancien Balais Législatif, ayant â leur tête l’excellent corps de musique du 8ème bataillon, dirigé par M.Joseph Vézina, ci là ils ont lancé un grand nombre de pièces pyrotechniques, telles que fusées, chandelles romaines, feu de Bengale, pendant que la fanfare faisait entendre ses accords les plus harmonieux.Cette brillante démonstration avait attiré aux abords du palais archiépiscopal et sur la terrasse plusieurs | milliers de citoyens, qui applaudirent avec le plus vif enthousiaste le feu de joie des zouaves et la musique du 8e bataillon.Au milieu de la soirée, les zouaves, avec leur bande en tête, se rendirent devant la grande porte de l’achevé-chô pour saluer d’une manière toute particulière le premier cardinal canadien.Son Eminence apparut aussitôt sur le perron, accompagné de M.lo grand-vicaire Legaré et de plusieurs autres prêtres.La fanfare se mit alors à faire retentir l’air du magnifique hymne à Die IX : Viva Pio nono ! L’hymne terminé, Son Eminence adressa la parole aux zouaves et les re-j mercia cordialement de la démarche flatteuse qu’ils faisaient à son bon- Parlement Fédéral CHAMBRE DES COMMUAMES Ottawa, 18 mai 1886.M.Girouard présente le rapport du comité des privilèges et élections sur les accusations portées par M.Edgar contre Thon.M.Bowell et M.White, de Hastings.Le rapport déclare les accusations non-prouvées par l’enquête qui a été faite.L’hon.M.Thompson présente un bill pour amender l'acte de franchise de 1885.Lu pour la première fois.En réponse à Thon.M.Laxgelier, L’hon.M Chapleau dit que l’hon.M.J.S.C.Würtele, Orateur de l’Assemblée Législative, n’a pas encore accepté la position de juge.M.Watson, avant, la troisième lecture du bill pour amender l’acte relatif au chemin de fer du Pacifique, demande des explications au sujet de l’annulation de la charte pour la construction d’un chemin dans le Southern Manitoba et il propose en amendement que le bill soit référé de nouveau au comité des chemins de 1er afin d’y mettre une clause qui brisera le monopole du Pacifique dans le Nord-Ouest.Sir John s’oppose à l’amendement et il explique la politique du gouvernement relativement à l’annulation do la charte en que3tion-Le gouvernement veut conserver pour le Canada le commerce du Nord-Ouest.La discussion se continua jusqu’à six heures, et après l'ajournement M.Woodworth reprit le débat.Finalement l’amendement fut mis aux voix et perdu par un vote de 49 contre 116.M.Camaron JHuronJ propose en amendement que le bill soit référé de nouveau au comité pour faire disparaître la clause relative au paiement au gouvernement de la dette de 10 ù00 000 du Pacifique par un équivalent en terres.Perdu sur division.Un antre amendement semblable est aussi perdu sur division.M.Trow propose qu’on renvoie le bill pour y insérer une clause déclarant que le chemin du Pacifique devra de temps à autre fournir un état des terres vendues par lui de manière à ce qu’on puisse les taxer comme d’autres terres dans les municipalités.Sir John accepte l’amendement, la local.Les projets de loi suivants sont adoptés en troisième délibération : Pour constituer le Cercle Frontenac de Québec ; Pour définir les pouvoirs de l’exécuteur testamentaire de feu Robert Kno\, êcuier, quant à certaines propriétés en cette province et pour autres fins : Pour constituer l’Union Saint-Joseph de Salaberry de Valley field ; Pour constituer l’hospice de Saint-Thomas de Montmagnv : Pour autoriser le barreau de la province à admettre au nombre de ses membres M.John Napier Fulton ; Pour définir la saisine, les pouvoirs et les devoirs des exécuteurs légataires de feu William Dow, éewier, et concernant d’autres fins s'v rattachant : % i Pour amender l’acte constituant l’hôpital du Sacré-Cœur île Jésus à Québec Les projets do loi suivants sont reçus de l’Assemblé Législative et votés on première lecture : Acte pourvoyant à la construction de l'église catholique de la paroisse du Sacré-Cœur de Jésus de Montréal ; Acte pour autoriser une certaine cession de liions faite à la corporation épiscopale catholique romaine du diocèse de Nicoiet pour la paroisse de Saint-Jean-llaptiste de Nicoiet ; Acte concernant la compagnie du chemin de fer de la Baie-des-Chaleurs.L’ordre du jour appelle la prise eu considération, en troisième lecture, du projet de loi intitulé : u Acte constituant la corporation des huissiers du district do Montréal.L’honorable M.Champagne—En proposant la troisième lecture, je communiquerai avec plaisir à la Chambre le résultat des démarches que j'ai faites conformément à la demande du premier ministre au sujet du changement survenu dans les cautionnements des huissiers.D’après l’acte primitif, les huissiers donnaient caution devant le protonotaire du district et le cautionnement, était de 8U30.En 1869, on passa un acte ordonnant qu’un certain nombre d'officiers publics, tels que protono-taircs, shérifs, régistrateurs, etc seraient tenus de donner un cautionnement soit par un dépôt en argent ou par un nantissement entre les mains du trésorier de la province.En 1872,le cautionnement des huissiers a été mis su r le même pod que celui des officiers précités.Ce cautionnement pouvait se faire de trois manières 1.par nantissement ou dépôt en argent.2.par une police d’assurance donnée en garantie et d’après la 17 Victoria, avec l’approbation du gouverneur en conseil, par une hypothèque sur propriété foncière.Après cet aperçu, je suis d’opinion que tous les liussiers nommés depuisl872 et qui ont fourni des cautions d’après l’ancien mode, n’ont pas réellement de cautions.C’est le seul efbt que je constate.Il ne s’ensuit pas que les exploits de ces huissiers soient sans valeur ; au contraire ils sont valides, mais on ne peut avoir recours contre les cautions, puisquelles n’existent pas en loi.Par la 32e Victoria, il est dit que le trésori-r doit soumettre à la chambre tous les ans un état faisant connaître les noms de tous les officiers publics qui sont obligés de donner caution.Il ne faudrait pas perdre celle loi de vue.Ce qui me fait croire que les exploits des huissiers, qui ne se sont pas coi for niés à la loi, sont valides, c’est qu’il existe une clause par laquelle le t/ésc-rier provincial doit avertir les huissiers de renouveler leur cautionnement, et le fait de ne pas renouveler leur eau ditionnement ne les expose pas à se voir privés de leur commission.Mais cetté question n’a rien à faire dans ce projet de loi, que j’ai déjà expliqué.'font de même il serait bon de s’assurer de la validité dos cautionne merits des huissiers.L’honorable M.Rémillaiir—.le n’ai qu’un mot à ajouter aux remarques de l’honorable conseiller, qui a l'ait une élude spéciale de la question.J’ai constaté comme mon honorable ami que l’article 83 du statut refondu exige que le cautionnement des huissiers se donne devant un prolonotaire, et le cautionnement restait entre les mains du protonotaire.En 1869 on a passé une loi portant que le cautionnement des officiers publics qui reçoivent un salaire du gouvernement devait êlrc^ fait au secretaire provincial.En 1872, on a confondu les huissiers avec ces officiers publics, et l’on a obligé les huissiers à donner caution devant le Trésorier de la Province.Je ne vois pas pourquoi l’on a fait un tel changement, puisque les huisiers ne contribuent en rien au revenu de la province : ils sont directement sous la juridiction de la cour.J’ai l’espoir que le comité de la codification des lois fera une distinction entre les huissiers et les officiers publics qui fou voir à la validité do ces cautionnements.Quoiqu’il arrive, il est nécessaire de prendre toutes les précautions pour mettre le peuple à l’abri do ces irrégularités, remplies de couséquences parfois désastreuses.L’honorable M.Ciiampagni:—Je suis heureux de constater que l’honorable premier ministre a changé de d ispositions à l’égard des avocats et qu’il approuve aujourd’hui la suggestion que j’ai faite l’autre jour, en disant que la cour ou le secrétaire provincial devait voir à la validité des cautionnements.Comme je l’ai dit tout à l’heure, il existe une clause qui oblige b* trésorier à soumettre chaque année un état portant les noms des officiers qui sont obligés de donner des cautions.La chose n’a pas été laite jusqu’à présent.Je n accuse pas le gouverne men i.car il me faudrait accuser tons les gouvernements précédents.Maintenant que notre attention est appelée sur ce sujet, le chef du gouvernement verra, j’en suis convaincu, à ce (jue le trésorier s'assure de la validité des cautionnement, il faut mettre fin au règne dos cautionnements illusoires et même trompeurs qui peuvent causer de grandes pertes.Le projet de loi est voté en troisième lecture.I/ordre du jour appelle la nrise on considération, on deuxième délibération, du projet de loi pour constituer la compagnie d'assurance contre le l’Equitable de Montréal.L'honorable M.Cmiiapaune—41 s’agit par ce projet de constituer une compa gnie pour assister contre le feu.A part les personnes mentionnées dans le projet comme devant être les premiers actionnaires, j’ai entre les mains une petition contenant un grand nombre d’autres citoyens résidant à Montréal (L'orateur cite ces noms).Cette compagnie assurera sur propriété mobilière et propriété in i mobilière.Le capital sera de 8*250,000.Je puis assurer à cette Chambre que le projet de loi sera accompagné des meilleures garanties possibles pour le public.Les promoteurs de cette mesure comparaîtront devant le comité des projets d’intérêt local, ot si le comité ne juge pas les garanties suffisants, ils s'engagent à en donner de nouvelles.Il y a une clause qui doit ressnrer celle lionnorable Chambre, « ’est que les actionnaires ne pourront pas commencer leurs opérations a va ut d’avoir lin arrêté du gouvernement à cet effet.(7e.sk déjà une bonne garantie, et nous pourrons en faire d’autres en comité.L’honorable M.Aiichamhault—Je ne connais pas encore cette mesure dans tous ses détails.M ùs je vois cependant que l’on se propose de mettre en opération une compagnie d’assurance avec un montant de 810 00(1 seulement.Cette somme m*- parait peu élevée »*t n’inspi-reça pis b .vau coup de con fi nice au public.L’honorable M.IIbmim.mii» — Il est toujours bon de donner des explications sur les mesures rtc* ce genre.J’ai tou-» jours été opposé aux sociétés qui n’offrent pas les garanties suffisantes.On.n’a pas oublié les désastres causés par la chute de la compagnie Stadacona.Le capital de la compagnie projeté ne me semble pas assez élevé, et d’un autre côté le montant des actions exigé pour être directeur n’est pas suffisant pour rendre ce directeur responsable envers les intéresssés.Le projet est adopté en deuxième lecture.La séance est levée.À l'Assemblée 1 out e la séance d'hier a été consacrée presque entièrement aux subsides.La Chambre s'est formée en comité général avant 6 heures et a voté plusieurs items du budget.La séance du soir a duré jusqu'à minuit; toujours sur les estimés.Choléra Rome, e8-—Voici un état des bulletins : Venise, 7 nouveaux cas et 3 décès, Bari, 21 nouveaux cas et 6 décès.1*^8 princes (l'Orléans Paris, 18— Les journaux de cette ville disent que l’expulsion des princes d’Orléans est imminente.Le nouveau prince Madrid, 18—Le baptême du fils do - j.la reine Christine aura lieu dans la dépendent du gouvernement.Je suis chapelle royale, vendredi prochain.Dublin, 18,—Michael Davift présidait à la réunion de la ligue nationale tenue en cette ville aujourd’hui.11 a dit qu’il avait confiance que le projet de loi Home Unie deM.Gladstone serait adopté en seconde lecture.Il a aussi dit que les menaces laites par les orangistos étaient honteuses et déplorables.Le trésorier de la ligue a annoncé aux membres que £1145 de contributions avaient été reçus depuis l’assemblée de la dernière quinzaine et que $820 avaient été dépensées pour venir au secours des fermiers évincés.Londres, 18.— Les amis de Gladstone commencent à perdre espoir que le projet Home Unie sera adopté par le parlement.Neuf députés aux communes qui jusqu'à samedi dernier, étaient opposés au projet Cl Home Rule ont été convertis en sa faveur.On attend sous peu d'autres adhésions à ce projet.Lord Ilartington, dans un discours qu'il a fait à Bradford, a dit que la majorité des libéraux du pays n’approuvaient pas le projet de Home Rule.Il a ajouté que le gouvernement va ou se maintenir ou être renversé par un vote sur ce bill.Lord Cowper dans un discours qu'il a fait a dénoncé les libéraux pour ce qu’il appelle “ le culte idolâtre ’’ à Gladstone.11 a ajouté que cela avait pris 200 ans pour concilier l’Ecosse à l'Union ; et que 80 ans n’étaient pas un temps suffisant pour prouver comment l’union de l’Irlande avec l’Angleterre fonctionnerait.Soixante et huit députés parnel-listes qui désireraient parler sur le bill Home Rule ont tenu une assemblée aujourd'hui et conformément aux vœux de Parnell, ont consenti qu'il n’y aurait qu'un nombre limité d’entre eux qui prendraient part aux débats.On s’attend que le vote à propos du bill sera pris à la fin de la semaine prochaine ou vers le millieu de la semaine suivante.Les conservateurs affirment avec indignation que le gouvernement prolonge le débat en vue de s’assurer de nouveaux partisans.M.Shaw Lefèvre reprenant le débat sur le projet Home Ruiez invité lord Ilartington et Chamberlain à faire connaître leurs projets.“ Nous savons, dit-il, que le projet de lord Salisbury est la coercition.’’ (Cris d«* mécontentement des députés conser vateurs et applaudissement des libéraux et parnellistes.) “ Ce serait, continua-t-il, un malheur de ne pas trouver un moyen pour tousles membres du parti libéral en faveur du projet de loi accordant l’autonomie à i’Irlaude.” M.Labonchère a dit que les libéraux qui s'associent aux conservateurs ne faisaient qu’aider les Tories à mettre en pratique la coercition.Labonchère,au cours de ses remarques, a violemment critiqué Chamberlain disant que c’était un homme manquant de jugement, excessive ment présomptueux et n'ayant confiance qu’en lui-même.Labouchère s'est aussi moqué des menaces des citoyens de F Ulster.Sur ce, deux députés de l’Ulster ont quitté la chambre aux grands applaudissements des parnellistes.M.Sulli van a prétendu qu'il était taux ([ue les parnellistes avaient de la haine pour les anglais.Sur motion de M.McCarthy le débat est ajourné.La reine consent à une dissolution du parlement, mais elle recommande que la dissolution soit renvoyée au mois d’août, parce que des élections générales au mois de juin ferait tort au commerce de Londres.^3BIDB95CDSBBOIBBEMiBBSABBBB3IDEEIV9IO9IHQS^3iBBBSA0ft» ho service anniv *rsairo do Daine Sophie Adeline St-Hilairo, épouse do M.George Landry, sera clinntô demain, jeudi, ii 7 heures, a.m., à l’église St-Jean Baptiste.Parents et amis sont respectueusement invités d’v assister.Echos nouvelles Voyageurs de contrebande Le steamer Oxcnholmc, qui est arrivé dimanche dans le port, a ’” _ *• ici onze jeunes garçons à l’apparence des moins sympathiques, qui s'ôtaient cachés parmi la cargaison du bàtim.cnt afin de faire gratis la traversée de l’océan.A Saint-Sauveur Le H.D.Lacombe, O.M.I , prêchera dimanche prochain, à la granclmof.se, à Saint-Sauveur.—Nulle autre préparation ne répond aux besoins (Pmi système affaibli, rom -me la Salsepareille d’Ayer.Contestation d’élection M.Molony conteste l'élection de MM.McCreevy et Ayhvin comme conseillers de ville, il a pris, hier, contre eux.des brefs do quo warranto.M.L.McGreovy est accusé d’avoir fait des actes de corruption.Dans le cas deM.Aylwin, le quo warranto soulève une question de droit : Le statut dit que nul ne pourra être élu conseiller s’il n'est propriétaire, u 6689 Le Courrier du Canada, Mercredi 1» Mai 188« ,ic*« 'finrimw htj K! Ot'nementations^domiciliaires.|SECONDE EDITION Ion y prétei.il que celui qui vit en pen-j VTOUS avons déjà eu occasion deîpaikr à sion no p Mit être considéré comme -P* Elections onsidéré comme y* nos lecteurs de M.FRANÇOIS MARTEL, .1 vant feu ,*t lieu dans le sens rie l’acte.1 !, l’ANCIENNELORETTE, qui s’occupe de, mRnp attwadvd I 1 entre lion dos jeunes arbres destinés a orner IHOIr AIMABLE j les devantures des maisons.Il otrre de plat 1er ’ NLSSA&LtXfJStSlZS La 'fc"“ baigne lancer dee candi.“Ï SS»*.ÎLrrout 1 I’attj rieceux qui aimeraient ù planter des arbres I ^s directeurs de cette Jeuille À une assemblée des membres vie la société SainL-Jean-Uaptiste de Sainte-Mario de la Beauce, les messieurs suivants ont été élus : Chapelain, révérend .1.I;.A.Chaperon curé ; présidenl-lionoraire, l\ Morency ; président-actif, d.A.Morency ; vice-président, G.S.Théberge ; secrétaire-archiviste, Désiré Rousseau ; trésorier, II.O.Korlier ; commissaires ordonnateurs, Joseph Ferland, Lrnest Larue, George Rousseau, George Hlouin ; comité de régie, Gustave ( tarant,Thomas Garrot, Joseph Morin, Hubert Landry, Gldéon Morai- cy.•* Escapade Samedi soir, deux jeunes gens de Levis, dont run s’appelle Moore et l’autre Canuel, ont loué un cheval et une voiture chez M.Ktlouard Bégin, rueShaw, sous prétexte, disait Canuel d’aller chercher son père à St-Romuald.Dimanche soir, les deux promeneurs n’étaient pas encore revenus au logis et M.Hégin télégraphia immédiatement à la Beauce, d’où on lui a appris que les deux-fugitifs étaient passés ce jour-là mémo à cinq heures du soir, à St - Joseph.La police de Beauce ne manquera pas évidemment de lomli.T sur la piste des jeunes fugitifs.—Chaque année accroît la popularité du PectoraI-Ccri.se ri’Aver.Recommandé [;our toutes les a lier t ions (Us poumons.Canadien noyé aux Etat-Unis l’n jeune Canadien-français du nom de Louis Caron s'est noyé dernièrement dans U* Mississipi.Ilétaitallé travailler dans les chantiers et était sur le point de revenir à la ville lorsqu’il s’est accidentellement nové.Il vint au Minnesota %> il y a près de doux ans, et pensionnait chez M.Généreux.Quelque temps avant sa mort, un de ses amis lui demanda de donner l'adresse de ses parents afin de pouvoir communiquer avec eux dans le cas où la chose deviendrait nécessaire ; mais Caron refusa, disant : u Je suis parti île chez mes parents qui demeurent à la Kivièrc-du-Loup, en bas rie Québec, parce qu’ils n’ont pas voulu me laisser épouser une jeune fille que j’aimais, et jamais je ne leur pardonnerai, car ils ont rendu ma vie malheureuse.Je ne veux pas qu'ih sachent où je suis.” Ce sont là les seuls renseignements que le malheureux Caiou consentit a donner.Lorsqu’il s’est noyé, Louis Caron avait reçu de son maître un chèque ou paiement de ce qui lui était du, mais ce chèque n’a pas été retrouvé dans les vêtements du défunt dont le corps a été E(£U_CHAPEA(yjjr 39G I.& W^REI J), VENTE SANS RÉSERVE.TOUT SPÉCIALEMENT POU H LES DAMES.1 PC A A Vgs do velour noir et de couleur rie lt/uU durèrent»» largeur que nous offrons A 50 *7, au-dessous du prix en gros.Les dames et te pub.ic en général sont invités ii venir nous faire une visite.Quant à la quantité, nous leur donnerons satisfaction .Une visite est sollicitée.J.A W RK 11), 98 et 100, me St-Paul, Québec, «ju' oec, 19 octobre 1885.a J.I W REID.FABRIQUANTS DE PAPIER A LA PAPETERIE LORETTB FABRIQUENT le feutre pour toiture, lambrlsage et pour mettre *ous les tapis.Aussi boites à allumettes on papier, cartes, tapisseries et papiers A envelopper et à Imprimer A la Papeterie du Pont Rouge f)j fabrique les carions en bols, peur boites c.rto:.b* i :l!lc, et pulpe de bcls.MM.HEU.) fent l'importation et le commercé de toutes sortes de papiers, effets pour relieurs, tapisseries.î!s gardern loujutu** 4n magasin un assortiment de i »'.d~ fournitures pou* .» Milirjp* "r i .A rbros d’onieinontatioii OI^ESMAG^ferbonTalrché.rnirfan(ilisiste s’occupent donc de leurs Québec, 5 mai 1880.—i m 390 petites affaires, et travaillent donc en silence à préparer leurs petites candidatures personnelles.Us auront assez de besogne comme cela ; et leur popularité bien connue dans les comtés qu’ils visent ne doit pas les empêcher de cultiver le champ électoral.Le peuple est si curieux ! Le révérend M.Moreau, curé do Sainl-Barthélemi et aumônier des Zouaves pontificaux, est en cette ville.Un pèlerinage.Hier midi, à T occasion de la réception do la note officiele annonçant que Sa Grandeur Mgr l’archevêque sera créé prochainement cardinal, les messieurs du Séminaire donnaient une demi-journée de congé à leurs élèves.Messieurs les ecclésiastiques en ont profité pour aller en pèlerinage au Sanctuaire de Ste Phi-lomène à Ste Pétronille de Beaulieu, et vers deux heures et demie, ils partaient pour Tile au nombre de 53 en compagnie de leur vénéré directeur Mgr.Paquet.Après une petite r.; m u m § Une Merveilleuse Histoire RACONTÉE EN DEUX LETTRES.nil CMC, 4‘28 Cedar St.New York, UU I ILO > 28 Octobre, 1882.u Messieurs : Mon père demeure h Glover Vt.J1 a beaucoup souffert des Scrofule*, e4 la lettre ci-jointo voua dira les merveilleux effets produits par la Salsepareille d'Ayj’K.do crois quo son sang doit avoir été infecté depuis dix ans au moins ; pans autro signe extérieur qu’uno légère plaie scrofuleuse nu poignet.11 y a cinq ans do nombreuses ulcères coinmeucèrent & se montrer, et peu ù peu se multiplièrent A tel point quo son corps entier en fut couvert.Jo vous assure, messieurs, quo sa position était Lieu critique quand il commença A sc servir de votre médecine.Maintenant il y a tiès j>eu d'hommes do son Ago qui jouissent d’une meilleure santé.Jo pourrai facilement nommer cinquante personnes prètesà certifier de la vérité dos faits que j'avance.A voua sincèrement, W.M.Phillips.” DU PÈRE: “C’est pour moi un plaisir, ' en mémo temps qu’un do- üno spécialité de Chapeaux en Patin et en Feutre POUlt LES MESSIEURS DU CLERGE.Dernièrement reçu, une grande quantité de Chapeaux de Feutre rie toutes formes de toutes couleurs les plus rares Bn vente à une grande réduction chez DEGTIKNI2 & GINCrlvAS.Cnéqcc., 1er mai 18 fi G 393 le Sacrement adorable de VKucharistic.^ Immédiatement après la messe Son Eminence le‘cardinal Taschereau administra le sacrement de la Confirmation aux nouveaux communiants ; Son Eminence était accompagnée des Révérends MM.Bélanger et Midland ; le révérend M.Garneau, de l’archevêché remplissait des fonctions de maître de cérémonie.Son Eminence expliquaaux enfants le sacrement qu’ils allaient recevoir et leur fit connaître en même temps les graces abondantes que la Confirmation renferme.La fête se termina vers neuf fieu res.visite au Saint-Sacrement, et quel- fine *on!e immense de fidèles assistaient ques minutes de repos et de contem- ,l (rUo et imposante cérémonie, plation du magnifique panorama qui M.H SERJI ROI VIN, de Saint-Ambroise, • ( si ri-jj connu do nos lecteurs comme un pépiniériste jouissant d'une grande réputation Nous aimons à le signalerai! public er.oora une fois t our le foin particulier qu’il donne à IVn-trerien dis jeunes arbres frütieis et à coin rieMim’s à ormr 1rs dt vanturcs des maisons.Il a constamment en mains ries ms ici s.ries pru-ni( is, «1rs pommier?, etc.‘'t.Boivin in\ite ks personn-s qui dé>iront orner leurs demeures eh plantant ries ar! res rie choix à visiter la collection qu’il poterie et qu’il ve nd 'n ries prix eMiônument réduits.Qui bec, 27 Avril 1SSG.Cuél (•¦», b irai I88G.— 1 ni 393 A l AS.immédiatement repêché.Ses restes inor-lois ont été enterrés sur les bords du Mbsissipi à un endroit connu de\J.Généreux.Louis Garon était à l’emploi d'n u marchand de bois dont nous n’avons pu obtenir le nom.mais nous sommes informé que ce monsieur est juét à p«\vei à la famille le montant qui lui était du loi s de son décès.Les parenU ou amis de Louis Garou pourront obtenir tous les renseignements qu’ils désireront en s’adressant au rév.Hère Dagnaull, curé de Notre-Dame de Lourdes, et au bureau «le VEcho de l'nncs: de Minneapolis.Recompense au courage.bouillissions demandées Dans l’affaire de Eusèbe Simard, de N.D.d’Hcbertville, Marchand-général, Failli.DES fournissions soi E Ii E NGSTON i .l1jUIU 1 bRDff-midqJ.D.AJbert, otnplove journa/'d: Education, 1ère année, $1.03.K!¥ ISSI5 ; a bord et il steamer (.anatui, est tombe du ; p,uide indicateur des sanctuaires et lieux hislo- sur tous les pianos Canadiens, Allemands et POnl.au mUio t des madiines pendant I Am.wnins duo le sieamei* était en marche.L ordre Américains.~ - - — .Sanctionné par d’aussi éminents artistes tels instil ut rice disiiomble que “ Otto Bendix, autrefois pianiste à la Cour J ! Je $a Majesté lo Hoirie Danemark el premier professeur du Conservatoire Musical de Copenhagen, Carl Martens gradué «lu Conservatoire Royal Leipsic Gernmny, G.M.Shathy, Directeur en musique, professeur de la chaire do musique | )OUR enseigner «m f aurais dans une * r le JL élémentaire, à la campagne Eli» peut enseigner la musique et se chargerait do jouer t'o gue ru ITannc ni m dans uno église : M.Hébert oiga'isto (*o l’église St-,lean lia, t s «• de Québec, »a ie?cintnumlè lui-inéiuo par t n co’ttlicat d’aplitud»1.SV dresser ou Courrier du (’.inaila Quenti , 19 mai 181 G.— ‘ill K colt* Normale laval que d’arrêter fut immédiatement donné ot exécuté, mats le malheureux avait déjà été broyé.La mort fut presque instantanée.Le défunt n’était employé à bord de ce steamer que depuis le mois (Va* vri I.riqurs de la Terre Sainte, «*:i 3 volumes, $2.00.Recueil de Realtes cl \o médecin à la maison, 25 cents.Choix des Vaches laitières, par J.A.Couture, prix : 50 cents.Î ’examen ptéliminairo pour l’admission des J i lè\es-ninUres it des élèves-maîtresses aura lieu lo 25 MAI (mardi), A 0 heures A.M.aux 1 Tfulincs.Tout cnnri.riat devra être muni d’un rcrlilicat •;\ige (IG ans fails) et do moralité.SM désire •oh mir une bouiM*, il devra présenter aussi un • M'itilicut do pauvreté.! j.N.Bl-GIN, Rire.IL incipal.Qiffbec, W mai 1880.—Bf m à rUnivcrsilô du Collège do la Trinité, ’Toronto, Edwanl Fisher, Organiste de l’Eglise St-André et directeur de la Société «le chœur do Toronto.Aussi «le W.Waugh Lander, Florcnco Margatt, W.II.Pilchor, .1.S.Parker, et autres.” Ce PIANO est fait pour servir dans les salons, les salles d’assemblées et les boudoirs.D est on usage dans toutes les écoles, les conseils et les collèges.11 est cho’si par les professeurs, tant par la puissance que par la beauté du son.Un beaujour L’établissement du Courrier du Canada fait des impressions de : luxe de tous genres, et cela sous le Grande joie et belle fc'te ce matin à , .o/.p,; l’église du faubourg Saint-Koch.Près | Plus com t.nuni* ., de quatre cent cinquante enfants ont; Un atelier de reliure est at taché fait leur première communion.L rétablissement.La messe fut célébrée par le reverend , M.Michaud, du vicariat.Pendant cette ; Toutes les commandes sont remEn un moi la PIANO IVEWCOIIIBE est solennité, les enfants de VEcole des pi:e8 oV0C nromptitude et à lu sq- préféré à tous les autres par tomes les canta- : Frères ont fqitde l’excellente musique \ /' \ .1 .1 .trices pour sa beauté et sa douceur dans | an chœur do Porgue .Les cantiques ont ist action des clients l’accompagnement «lu chant.' été chanté avec entrain ! .lEerfilSfird &, Alïsîire, - Après l’évangile, * le révérend M.ni?T A fl |> \î ' I îout-éira trouvé sur 47 et 79, rue St*Jeail, l'élanger, curé de la paroisse, monta on \J\h d U UitJ' J • « K nie au bureau J1AUTE9 VILLE, QUEBEC.chaire et prononça lino touchante allô- d’annonce de journaux Je geo, p.rowhll Le seul établissement dam lu ville ayant nilion sur le boiihonr qu’on doit éprou- e’ônffi« 'avuiS*1 “onr °“Ærnîd'" le telephone.ver en co jour, le plus beau de la vie, jvow-York.Qui'boc, 19 février is.se»./ et sur l’amour qne l’on doit avoir pou v t e*b#c.îJ wri 1S»0 >’ïi £2 '"HT* BB-C EN conséquenco ilu décès de MJ Robert W.Behan el dans le but ;rie régler les affaires de la succession, nous avons décidé do vendre en entier notre fond de commerce (y compris les importations de la saison h mi énorme sacrilice.Pour argent comptant seulement Par cotte vente, les acheteurs auront une opportunité de se procurer des marchandises de première classs à un prix extraordinairement bas Toutes personnes endettées enverra maison font priées de régler ai.plus vite., B.B.Fourniture de maison celte semaine Tapis A prix réduit Tapis Brussels à Don marché Tapis Tapisserie ù bon marché Tapis Ecossais ù bon marché Tapis de corde et le lfcellc A bon marché Foyers cl Hugs a bon marché Rideaux en points A bon marché cou:cur crème, blanc, vieil or, rouge etc I.es meilleurs prelarîs anglais, appareils pour rideaux • Poles en cuivre d en ébène, anneaux etc Lits en for et en cuivie, berceaux Sommier en acier tressé Mateîats, traversins, oreillers en laine ot en cnn, et tout co qu'il faut ! 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