Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 7 août 1886, samedi 7 août 1886
30cmc Année GfrtU i\o 50-Edition quotklieime-lOème Année Samedi *H Août 1883' JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.ï 110 MAS OU A PAIS, Rédacteur en Qu/.nsi oeois.J’ESpiEï! Err j'aime.établies par les RR.PP.jésuites, on pratique bien la culture intellectuelle la plus étendue, lettres, sciences, arts, langues vivantes et langues mortes, histoire, etc, etc.; mais on n’admet que des enfants appelés au rôle sublime de missionnaire ; ce sont bien des jésuites qui distribuent cet enseignement, mais ils ne se contentent pas de travailler seulement au profit de leur ordre ; le jeune homme qui leur doit l’instruction est absolument libre de choisir la congrégation où il fera fructifier le trésor qui lui a été don- L’Œuvre dos Ecoles Apostoliques Le compte-rendu annuel des Ecoles d’Amiens et de Boulogne, réunies à Littlehampton (Sussex, Angleterre) depuis la persécution, est cette fois consacré spécialement à rappeler le but et le fonctionnement de celte couvre admirable.A la vérité, les traits nombreux de piété, de zèle et de charité enregistrés dans les recueils précédents donnent une idée parlui-tement exacte du caractère de celte institution aussi belle qu’originale ; mais, comme elle n’a point cessé de! A- s’étendre, malgré maints obtacles, et j î "8 eon^ déjà nombreux les comme elle a un besoin incessant de j «levés de l’Ecole Apostolique qui nouvelles ressources, il importe tou- E0Α* entrés soit chez les Franciscains, jours de la faire connaître, d’indi- soit- chez les Capucins, soit chez les quer en quoi elle diffère d’œuvres Dominicains, soit chez les Tîédemp-avec lesquelles elle est parfois con- toristes, soit chez les Maristes, soit fondue, et qu’elle est son organisa- chez les Lazaristes, etc.Enfin, trait, lion propre.Aujourd’hui encore remarquable, trait unique, cette fondes extraits de la correspondance dation ne se soutient que par la clia-ravissante entretenue par les élèves rltc* ! Depuis plus de quinze ans, élè-avec leurs bienfaiteurs et avec leurs vc.s maîtres n’ont vécu que d’au-maîtres concourent au résultat que mènes.Elles sont venues de par-s’est proposé le bien-aimé rédacteur E0US toutes les formes Au du compte-rendu.Ces lettres sont de commencement de l’année le budget celles qu’on ne se lasse pas de lire, est épuisé, et l’on ne sait au moyen Elles se ressemblent toutes, et elles de quelles ressources elle se termi-forment un ensemble d’une variété ,lera- 11 fa»t que chaque jour le sans limite.C’est là vraiment lVx- pain, le vêtement et le logis soient pansion de la grâce au sein de fournis par la seule générosité de laquelle se développent, s’épurent et donateurs qui résident au loin.11 s’enrichissent les dons naturels; là la«f l’inspiration dicte à des s’épanouissent les vertus les plus don- amis et u des inconnus la pensée de ces et les plus fortes, les plus hum- subvenir pour une part quelconque blés et les plus nobles ; là est la vie :1 des besoins considérables, parfaite où toutes les actions sont or- Mars si le secours indispensable1 données vers Dieu par une règle ein- ne manque jamais,il s’oniaut de beau-brassée avec amour, où le bien, bailee- C0UP que l’administration;d’unc telle tion et l’harmonie naissent comme omvre soit exempte de soucis.1) or-d’eux-mômes,s’étendent et ravonnent.dinaire il n’arrive que lorsqu'une foi Les gens dumondequi se débattent au moins étonnante se serait fatiguée milieu deB divertissements vides et d espérer lorsque toutes les combi-des agitations fiévreuses ne se dou- raisons de 1 ingéniosité et du sacri-tent pas de cette paix et de cette hce ont été épuisées, lorsqu’il semble splendeur; tout d’abord, ils n'en que l'intercession de chaque instant croient pas leurs yeux, mais ils sont v;> demeurer vainc Parler de soucis bientôt émus par le spectacle de ces c est ne rien dire quand il s agit de familles spirituelles où de jeunes préoccupations qui se rapportent à enfants et de jeunes hommes s’exci- 1 existence d’une centaine d’enfants tent au sacrifice constant et réalisent dont les religieux ont assumé la des merveilles que ne conçoit pas la charge.Au temps ou les Ecoles sagesse humaine ou bien auxquelles Apostoliques pouvaient se developed n’ose pas aspirer.lH‘.r dans les villes^ ou elles avaient , , .,, pris naissance, il était moins dith- Les écoles apostoliques, fondées cjje (j0 recueil 1 ir les ressources né-par les RR.PP.Jésuites, ne sont pas et n’ont jamais été des collèges semblables à ceux que les illustres religieux dirigeaient en France avant la persécution ; ni des petits sémi- .naires • ni des petits noviciats pré- était, au prix d eliorts et de priva* parntoires ù la Compagnie de Jésus.arrivée à un développement Cette institution, dit le compte-rendu, qui pouvait passer pour une pros-“ diffère des trois précédentes, tout périt.- relative.Soudain, il a lallu “ empruntant à chacnue d’elles ce ‘out abandonner, fuir à l'étranger, “ qu’elle a de meilleur pour le but recommencer l’œuvre au milieu 11 spécial que nous nous proposons, la ^ eniraves bien plus bandes qu ou “formation des futurs mission unites".U début, puisque le nombre des élèves arrive souvent que de riches familles ; 8 élait rapidement accru.De nou-anglaises offrent ù l'école de Little- Vl>au ii a lallu oigamsor un budget hampton leurs enfants, auxquelles sur d autres bases et acheter une elles veulent donner l’éducnticn j ^«ison, comme si co n‘était pas française : ces propositions ne peuvent être adoptées.Au contraire, des pères de famille supposent que l école n’est ouverte qu’aux jeunes gens qui sont, par leur vocation,conduits vers la Compagnie de Jésus : c’est une autre erreur.A Littlthampton et dans les écoles LEG EU BROUSSE AJJ, Editeur-Propriétaire.cessai res ; mais depuis que les écoles ont du chercher un asile, les obstacles se sont multipliés.11 y a cinq ans, l'école d'Amiens pa assez d'avoir dû quêter longtemps pour payer la première ! Grèce à Dieu, grâce â l’obstination héroïque des religieux, grâce au zèle des enfants transformés eu ouvriers de toute catégorie, les plus dures épreuves ont été surmontées.Comme il se passe toujours dans les vues de Dieu, la persécution n’a pas été sans produire certains avantages à ceux qu’elle a frappés.La première préoccupation causée par l’exil c’était le moyen de continuer les études, car, “ d’après le plan pri-“ mitif du R.P.do Fores ta et dans “ la pensée de tous les pères Direc-“ tours de l’œuvre, l’Ecole Apostoli-“ que doit être placée aussi près que “ possible d’un de nos grands colle-“ ges ; nos enfants doivent en suivre “ les classes et profiter plus que tous “ les autres de cet enseignement “ vraiment supérieur ; d’après leurs “ règles, ils doivent rivaliser avec “ les meilleurs élèves.” Or, voici que les pères étaient chassés de leur maisons et dispersés dans tous les pays.Du mal sortit le bien: “Nos tê professeurs étant exclus de nos “ collèges de Franco, on put en choi-“ sir parmi les plus capables et les “ plus expérimentés et les appliquer “ à l'Ecole Apostolique.” La situation actuelle de l’Ecole de Littlehampton est exposée en ces termes clans le compte rendu : L’année qui commence s’annonce sous les plus favorables auspices ; jamais nous n’avons été si nombreux: soixante-huit apostoliques.Nous nous étions bien promis do ne pas dépasser la soixantaine ; notre maison ne permet guère que ce chitlre ; et puis il faut compter avec nos ressources, si précaires en ce temps surtout.En conséquence, ?ious avons refusé impitoyablement plus de cent demandes il admission ; plusieurs cependant se présentaient dans de bonnes conditions.Malgré cette sévérité nécessaire, des circonstances particulières nou3 ont forcés à admettre encore huit enfants ; et un moment nous nous sommes trouvés manquant de lits et de tables.Quelques anciens ont du coucher â terre, improviser des sièges et des tables de travail.Nos menuisiers se sont mis à l'œuvre, et aujourd'hui nos soixante huit, apostoliques sont casés, tant bien que mal.Tous sont animés des meilleures dispositions.Nous osons compter sur la divine Providence et sur nos généreux amis, ses charitables instruments, pour continuer â entretenir cette nombreuse famille et les neuf religieux qui la dirigent.On voit ce que les directeurs de cette merveilleuse institution appellent les /tins favorables auspices : que les charges s'augmentent, pourvu que grandisse le nombre des futurs missionnaires ; qu’il faille plus de sacrifices encore, plus de privations, pourvu que de nouveaux enfants profitent de cette adoption spirituel» li» ; et alors les prières se réjouissent et remercient Dieu.C’est un défi à la sagesse humaine ; c’est cependant la seule sagesse qui ne soit jamais déçue.Il est facile d’admirer la docilité d’écoliers qui pratiquent la perfection placés sous le seul regard “ de Dieu ; ( “ Jamais les RII.Pl\ ne “ les surveillent : au dortoir, à l’église “ â l'étude, le surveillant unique, “ c’est Dieu ” ) mais comment parler des maîtres qui se sont condamnés â l’héroïsme de toutes les humilités ?Là-dessus le compte-rendu est muet ; mais quiconque a eu quelque rap- port avec l’Ecole Apostolique est saisi par le spectacle de cette perpétuelle abnégation.Nous en savons des traits émouvants, que leurs auteurs nous reprocheraient de divulguer.J1 est juste de noter que le Denier des Expulsés n’a pas oublié les Ecoles Apostoliques dans la répartition des aumônes receullies depuis plusieurs années ; mais il est superflu de montrer qu’il n’a pu, malgré la générosité dos souscripteurs, que distribuer des secours très restreints.Si lourd que soit actuellement le fardeau des catholiques, obligés de subvenir à tant d’œuvres d’assistance, de propagande ci d’enseignement, nous n’hésiterons pas â faire un appel en faveur (les Ecoles Apostoliques.Il est très utile, il est très nécessaire de fonder des lits dans les hôpi-tauxef des bourses dans les collèges: il ne l’est pas moins de permettre aux âmes d’élite, qui sont en foule dans les classes pauvres, l’accession à la culture si complète qui forme les missionnaires.Car tel est le suprême caractèie des Ecoles Apostoliques ; elles recrutent la plupart de leurs élèves parmi les déshérités delà fortune.Quel mérite et quel avantage de doter de la faculté de s’instruire dans la science et dans la piété des enfants qui aspirent sans espoir â se dépenser pour le salut de leurs frères! Il n’est personne qui ne puisse contribuer a ce don royal.Certains bienfaiteurs assurent â l’école une rente par le versement d'un capital ou s’engagent à supporter les frais de l’éducation d’un élève choisi par eux ; d’autres souscrivent annuellement ; d'autres envoient leur offrande en argent ou en nature (linge, habits, livres, etc.) .L’école accepte tout avec reconnaissance ; elle a besoin de tout.Comme leur piété, la reconnaissance de ces petits, enfantés par la charité a la vie religieuse, n'est comparable à rien de ce que le monde connait : de leur cœur si pur et si généreux s'élève continuellement la prière ardente assurée d'êfre exaucée, la supplication des saints qui fait éclater les prodiges de la grâce.’Ils liaient eux-mêmes au centuple l'aumône versée pour eux.Eugène Tavernier.La Famille Impériale M.Boulanger poursuit le cours de ses exploits en rayant des cadres de l’armée le prince Roland Bonaparte.N’appartient-il pas à une famille qui a régné sur la France ?Une loi récente ne le prive-t-elle pas (le ses droits civils ?C’est ainsi, du moins, que le ministre de la guerre interprète la loi.La famille Bonaparte a-t-il constitué une dynastie, une race royale ?A-t-il fondé une hérédité impériale ?Il ne le pensait pas, puisqu’il disait â Sainte-Hélène : “ Que ne suis-je mon petii-Jils ?” La famille impériale ou royale, dans le sens où il la prenait et qui est le vrai, c'est bien la descendance de l'auteur commun, du fondateur (le la race en même temps que du pouvoir.Alors les mâles qui appartien- nent â cette descendance sont aptes a régner d’après la loi salique ou loi de substitution qui désigne le successeur.Napoléon n’a rien transmis, il n’a pas même joui d’une royauté viagère-re, et son lils n’eut pu, en 1800, reprendre le trône en vertu du principe d’hérédité.Il aurait fallu une élection nouvelle.Louis-Napoléon n’a pas invoqué le principe d’hérédité ; par un acte qui en implique la négation il s’est adresé ù la souveraineté du peuple, au suffrage universel.Mais lui aussi n’a exercé qu’un pouvoir viager et n’a rien transmis.L’empire est resté un pouvoir électif; ses partisans ne parlent que do plébiscites, d’appels an peuple.A ce titre d’élection tout français peut être candidat â l’empire, et n’a que l’inconvénient d’avoir un nom moins retentissant que celui des Bonaparte.La famille civile des Bonaparte a pour chef non Napoléon, mais le père de Napoléon, l’auteur commun.Aucun des Bonaparte ne descend de l’empereur.Leur droit, dit-on, repose sur le sénatus-consulte qui a fixé 1 hérédité impériale.Napoléon, comme un César, établissait les rangs, adoptait les uns, rejetait les autres.C’était une monarchie élective.Napoléon, élu par le peuple, élisait à son tour son successeur.La famille factice qu’il organisait n était que pour remplacer la famille naturelle et n’avait que la valeur des circonstances ot du fait.Les circonstances et le fait chan géant, tout l'échafaudage croulait Les lois, sénatus consultes et plêbis cites sont renversés par les évène ments qui imposent une autre léga lité.Et le peuple qui, dans le systè me électif est, en qualité de man dant, la source du pouvoir, a toujours le droit de révoquer son mandat.Le sénatus-consulte qui établit la famille impériale est-il encore en vigueur?Des législateurs étourdis ont paru le croire, et M.Boulanger le croit certainement ; mais alors, si le sénatus-consulte subsiste, il ne reste ou’à proclamer l'Empire, et M.Boulanger adlière à la légitimité impériale, beaucoup pins que les bonapartistes les plus acharnés qui n’osent s’appuyer du sénatus-consulte.Si le séna-fus-consulte est aboli, où est la famille impériale, et qu'en reste-t-il ï Le plaisant de l’affaire, c’est que M.Boulanger croit sérionsement au sénatus-consulte ; il prend la famille Murat pour la famille Bonaparte.11 tient pour existant en droit la famille adoptive, factice, créée par Napoléon : et c’est à ce titre qu'il expulse ou prive de leurs droits civils les membres de cette famille ; il en fait des prétendants, et confirme la prétention de quelques-uns d’entre-eux.Il leur attribue ce titre héréditaire que Napoléon regrettait de ne pas avoir.M.le ministro do la guerre reconstitue la famille impériale, il est vrai que c’est pour on mettre les membres hors du droit commun.Les tribunaux admettront-ils cette fantaisie, malgré les Murat qui diront : nous sommes des Murat et non des Bonaparte, malgré le prince Roland qui dira : je ne suis pas un candidat désigné au trône de France par la loi d’hérédité ! Cette fiction d’un sénatus-consulte qui remplacerait, non seulement la nature, mais le temps nécessaire à la prescription, est plus qu’étonnante.Il n’y a pas do famille impériale, puisque cette famille n’eut pu se former que par la successivité au trône.La dynastie impériale s’est interrompue dès le début ; elle n’a pas même eu un commencement de prescription.Les Boanparte représentent uniquement la royauté élective ; ils le déclarent sans ambage, tout en formant le vœu d’hérédité.L'hérédité inscrite dans tant de constitution n'est qu’un vœu stérile,unesimple prétention, tant que le fait n'est pas venu s’y joindre à plusieurs reprises.La loi qu’on applique aux Bonaparte ne peut que les grandir dans l'opinion et développer l’idée éminemment démocratique et populaire de l’élection du souverain.Est-ce à ce but que tend M.Boulanger ?En tant que chef et fondateur d’empire, Bonaparte ne pouvait avoir d’autre famille que celle qui serait née de son mariage.La famille royale ne se compose que de porphyrogénètes, que de ceux qui sont descendus du roi, ot nés pour ainsi dire dans la pourpre.Les frères de Bonaparte ne sont pas dans ce cas.Ils n’étaient rien par eux-mèmes ; comparses do leur frère, ils n’ont exercé aucune action personnelle, aucune autorité qui ne fut empruntée.Avec l’empire sont tombées toutes les espérances d’hérédité impériale et de famille impériale, nous ne voyons pas l’utilité que trouve M.Boulanger à les ressusciter avec le sénatus-consulte qui les autorise.Coquille.L’ombrelle L’origine (le l’ombrelle est peu connue.L’ombrelle était déjà en usage dans la plus haute antiquité.On la voit figurer dans les sculptures de Ninive et d’Egypte, au-dessus de la tète des Pharaons.Les Romains, les Grecs et tous les peuples de l’Orient s’en servaient ; mais leur ombrelle était bien différente (le la nôtre : elle ressemblait plutôt ù un (le ces dais dont on se sert dans les cérémonies religieuses catholiques.Comme elle, était très-lourde, les femmes ainsi que les grands seigneurs, la faisaient porter au-dessus de leur tête par des esclaves.Mais (lès le début, l’ombrelle n’était pas exclusivement destinée à préserver des rayons du soleil ; elle était, et est encore dans certains pays une marque de distinction.Les Chinois ne la laissent porter qu’aux princes du sang royal.Au Japon, les descendants de haute lignée, seuls, les Samohai, peuvent s’en servir ; quant au peuple (le grands chapeaux de paille â larges bords sont suffisants et beaucoup plus pratiques.Dans l'Inde, l'ombrelle est d'un usage général, et le roi de Birmanie n’est pas peu lier de son titre de feuilleton du CnUlUUFAl DU CANADA 7 Août 188G—No 35 LE CAPITAINE PHEBUS (Suite) - Oui, pour Madrid, ou, comme vous savez, il est mort d’un coup (le sang.Moi, je l’avais quitté ù Paris, un peu parce que les années étaient venues et que je n’étais guère plus bon’à rien un peu, comme vous, par crainto de la potonce.—Crainte salutaire !.Et qu'est-ce qu’est devenue la bande de Lilith après son trépas ?—Je crois bien qu'elle est restée en Espagne.d ailleurs, elle était bien diminuée par les morts et les délections, et peut-être s’est-elle dissoute à la mort de son chef.Encore un verre, mon camarade ! —Volontiers.• -C’est si bon de vider ù deux une aimable bouteille en ressassaut les vieux souvenirs ! —Ah ! oui !.soupira Simonnet avec une onction touchante.voilà donc un écu do six livres pour vos bottes, maître Adalastor.—Grand merci !.Appelez-moi Ronifaco Cornichet, s’il vous plaît.Depuis que j'ai renoncé â la bohème 1 et à so6 pompes, ce nom de guerre ne sonne plus si agréablement â mon oreille.—Ce soir donc, maître Boniface Cornichet, je viendrai chercher mes bottes ù la nuit tombante.• —A votre loisir, et nous pourrons converser encore, si le cœur vous en dit.—Je l'espère bien ! dit Simonnet en se jetant hors de l'infecte boutique.Quand il en fut â quelques pas, il s’arrêta pour emplir scs poumons d’un air moin vicié, puis il fila rapidement du côte du quai Malaquais, où 6on maître attendait son retour avec une exubérante impatience.—J’ai cru que ce vieux malandrin t’avait assassiné, lui dit Phébus en 1 accourant à lui.—On n'assassine pas comme cela le maître d’armes de monseigneur le comte de Villeneuve.—Eh bien ! qu’as-tu appris ?—Beaucoup de choses.—Dieu soit loué ! j —C’est par une bande de bohémiens quo la petite Yolande fat emmenée, mais c’est la bande noire, la j fameuse bande noire (les bois de la Réorthe, qui l’avait enlevée dans la nuit du 6 juillet.—Dans quel but ?—Cela, je l’ignore.—Yolande vit, n’cst-ce pas ?—Oui.si elle n’esi pas morte de chagrin.—Morte !.Morte de chagrin !.s’écria douloureusement Phébus.—Elle no faisait que pleurer, toujours plourer, et, vous comprenez, messire, le chagrin a bien pu.—Pauvre petite chérie ! —De la Réorthe on l’emmena à Paris, et de Paris â Madrid, où elle doit être encore, si Dieu l’a laissée dans ce monde.—Oui, n’en doute pas, Simonnet, Dieu a veillé sur scs jours et nous la retrouverons ! —Je commence à le croire.—Quel maître limier tu lais !.Après le bon Dieu, c’est à toi que nous devrons le bonheur de délivrer Yolande.Ah ! fidèle serviteur, quelle reconnaissance nous te devrons tous ! —Ne parlons pas dé cela, messire, j’étais abandonne, dénué, malheureux, et.vous m’avez recueilli ; jamais je ne vous paierai assez la dette de mon cœur.Simonnet fit alors en détaille récit de son entretien avec Boniface Cor-nichef, et Phébus le complimenta vivement sur sa diplomatie.—Et maintenant, messire, que comptez-vous faire ?À ce moment, ils passaient devant l’hotel de Fontrailles, peu distant du palais de la reine Marguerite Phébus s'arrêta pour répondre â la question du balafré : —Ce que je compte faire ?.Tu me le demandes ?.dit-il ù voix lian- te dans un élan de joyeuse espérance.Mais, demain même, partir pour l’Espagne !.—Bien, messire.La grande porte de l’hôtel de Fon-i railles s'ouvrit tout à coup, donnant passage â un vieux gentilhomme, qui vint droit à Phébus de Chas-teaugalard, le salua courtoisement, lui remit un pli scellé, salua derechef, et, sans avoir dit un mot, rentra dans l'hôtel, dont la porte massive se renferma sur lui.Le mystérieux pli portait cette suscription.“ Sur votre honneur, sur le salut do votre âme, vous ne prendrez connaissance de ces lettres qu’à Madrid.Allez, cl que Dieu vous conduise !.” VII LE UAL DES CONJURÉ: S La boutique de mercerie à renseigne du Grand Saint-Gilles était, en lt)4tî, la première de la capitale.Son digne possesseur, maître Bonaven-ture Morel, grand maître do la corporation des merciers ot bourgeois de Taris, était l’urbanité et la probité mêmes ; sans dédaigner les honnêtes profits, il répugnait à l’écorchement de la pratique, et c'était un de ses propos coutumiers qu' u une monnaie qui ne sonne pas juste ne doit pas entrer dans l’escarcelle d’un brave homme ”.Maître Bonavcnture avait pignon sur rue, et sa maison avait trois étages, au toit suraigu, était une des plus spacieuses et des plus avenantes du quartier.11 ne s'en était réservé que le rez-de-chaussée pour son négoce et pour son logement ; les étages étaient très fructueusement loués, le propriétaire de la maison du Grand Saint-Gilles n'admettait sous son toit ni soldats, ni petits marchands, ni gens le moindrement suspects ; Centraient là comme locataires que de bons bourgeois bourgeoisants, bien emmitouflés de fourrure et d'intégrité, bien calés, de vénérables gens d’église, des gentilshommes de bonne vie et de belle allure.^Bonavcnture Morel n’était pas un do ces frelons du commerce, un de ces éphémères du négoce, comme il y en a tant de nos jours, s'improvisant ceci ou cela pour s’engraisser le plus rapidement possible au râtelier parisien ; il était mercier de naissance, et sa suberbe boutique était un véritable fief, un lief héréditaire, s’il vous plaît, car il se transmettait do père en fils depuis de plus deux cents ans, depuis Tan de grâce 1439 que la maison du Grand Sain U G il les avait été bâtie par maître Gilles Morel, septaïeul de Bonavcnture, sous le vocable de son vénéré patron.Et comment ne sorait-on pas venu se fournir dans cette belle boutique, et comment no serait-on pas venu se loger do confiance dans cette calme demeure où Ton était certain de ne coudoyer ni bretteurs, ni pipeurs, ni péronnelles, où le àmaitre avait une figure à l’avenant (le son nom, une figure de bonne augure, toute ronde.] toute rose, toute 'béate, tont engageante, honnête, honnête ! I Dans le clergé, dans la noblesse, dans la bonne bourgeoisie, ce n’était qu’une voix sur le compte de maître j Bonavcnture : son révérend voisin, messire Vincent Cholet, prieur de la Couture-Sainte-Catherine, s’invitait deux fois par an à diner chez lui, et monseigneur Nicolas Bautru, seigneur et comte dfe Nogent, capitaine des gardes de la porte de Sa Majesté, ne passait jamais devant le Grand Saint*Gilles, sans s’arrêter pour dire un mot aimable au roi des merciers de Taris.Le patron du Grand Saint-Gilles bâtissait sur le devant, comme on dit, et sa démarche s'en ressentait ; obligé do rejeter sa bonne grosse tète en arrière pour rétablir l'équilibre, il avait l’air d’un bon vieux conseiller au Parlement, voyant avec une bonhomie somnolente quelque onctueuse plaidoirie.Bonavcnture était veuf, et c'était le nuage de sa vie ; il avait tendrement et fidèlement aimé sa digne compagne, Marthe Bimbenet, fille du riche pelletier de la rue Pavée-d’Andouilles, ravie subitement à son affection, en 1G37, par un implacable mal.(A suivre) Fe Courrier du Canada, Samedi *7 Août 18SO “ Seigneur des vingt-quatre ombrel- otjeorruptiou ! ’’ sans aucun titre ou les, ” qu'il porte orgueuilleusement signe de preuve qu'il y a eu menée au milieu de beaucoup d autres ,1 corruptrice et corruption, peut-être qu’un parapluie levait la Leg remarqUfiB a„ star sont très même chose pour lin i c’est la ligne de conduite 41S" Lui seul, ce grand dignitaire j que devraient suivre les journalistes orme peut porter une ombrelle blanche , dos deux partis.Avant dclaiicei une ses sujets sont astreints a en porter récusation, il faut être en état de la de couleur, jaune, vert, rouge, bleu, prouvor Mais c’est ce qui n’arrive ponceau, et couleur I sabelle.j presque jamais.Dans l'ardeur du Ce doit être un curieux spectacle,! * J .irons marchant ; combat, on dopasse les limites \ou- lues, et l'on tombe quelquefois dans de voir toutes ces _ dans les rues abritées par des ombrelles de tant de couleurs ; cela ressemble à un costume d'arlequin.Mais, c’est dans leurs mœurs, qui peut les en blâmer, ou du moins voulions-nous dire, en rire ?D un autre côté l’ombrelle est devenue un objet essentiel à la toilette de nos jeunes dames et demoiselles.SOMMAIRE 1/OFir des Ecoles Apostolique:» J,a Famille Impériale L'ombrelle Fr.riu.ETON.—Le capitaine Pli^l* *u< Les accusations Petite Gazette Un défi & M Trudel Politiques anglaises La France et le Vatican A Belfast I,e choléra Les pâturages j our le:* coclu-ns i ebos A nouvelles.Guide ties voyageurs—Voir 4:*me yago ANNONCES NOUVELLES hérv Couvent de Charles bourg Boulanger demandé Faillite de J S Gauvreau, libraire - I I1 Soumissions demandées—0 Oueüet Avis spécial—Gingras, Langlois A Cie Avis aux ontropreneurs—A Gcbejl Aux touristes—Filteauet Fr**s Bazar en faveur de l’église Si-Sanvtiir Carte—Reban Brothers Chemin de fer du lac St-Jean—•J W Scott Instituteur demandé—Rév-i M J os.I.c gueux des excès regrettables, qui donnent de notre pays et de nos hommes publics en général une bien mauvaise opinion sous le rapport de la probité.Les journaux rouges se signalent par ces excès.Si nous gagnons une élection, tout de suite, il y a corruption ; les conservateurs ont acheté tous les électeurs ; l’argent a coulé à Ilot.Et puis, si l’on demande des preuves, il n’y a plus rien.Eh bien, oui, on avait dit telle ou telle chose, mais.mais.Les accusateurs restent sur le mais, et non sur le mots.Jusques à quand durera donc ce règne d’accusations (le toutes sortes ?C est la question que nous posions un jour à un citoyen haut placé et bien pensant.Il nous répondit : Toujours—Pourquoi ?—Farcequ’il y aura toujours des ronges qui ne cesseront de crier à la corruption des conservateurs, pour cacher leur propre turpitude et détourner les yeux du peuple de leurs menées corruptrices.C’est vrai, et nous en avons des preuves tous les jours.Les libéraux accusent les conservateurs à tort et à travers.PETITE GAZETTE Sa Grandeur Mgr Taché est tout à fait rétabli et est parti maine pour Si-Boni face.rapprocher de l’Eglise.C’est là qu’est le salut.C’est là aussi ce qu’a compris M.de Bismark,qui lutte avec taut vigueur contre le socialisme en Allemagne.Dans sa sollicitude et sa charité, Léon X111 a voulu doter la ville de Pérouse d’un nouvel établissement charitable.11 a choisi à cet effet les reli&fieuses Pet ites-Sœurs des Pauvres qui sont parties de Koine au nombre de trois et se sont rendues à Perouse, où le soir même de leur arrivée elles ont commencé leur couvre de dévouement en recueillant dans la petite maison mise à leur disposition, quelques vieillards.Avant de quitter Rome,les bonnes Sœurs ont été reçues par le St-Pôre qui a béni leur entreprise et a exprimé le désir de voir leur œuvre prospère.Les habitants de Pérouse ont reçu avec joie ot reconnaissance les bonnes Sœurs que le Pontife envoyait.Communes a refusé à M.Sexton le j mettre en état de bien engraisser.Or, Illustrated News paper, publié droit do choisir à siéger pour Belfast ou Sligo, et cela vu la requête " bel fast contre son élection.Ncw- •efte se- CANADA QUEBEC, 7 AOUT 18SÜ.LES ACCUSATIONS mois de Voici l'état des recettes et des dépenses brutes du chemin de fer du Pacifique Canadien, pour le mois do juin et les derniers six l'année : Recettes brutes.S Dépenses ^’administration.P rot its net s .Du premier janvier au 30 juin iSS6 recette* brutes.Dépenses d’administration.Recettes nettes.S95»9=3- 01 5I9»473- 42 37^,449 59 4.160.432 oS 2,866,727 •93 1.203.722 .05 Le Herald de Montréal vient de publier un article, à propos de l’élection de Chambly, dans lequel il prétend que l'argent a été jeté à profusion dans le comté et que le parti ministériel distribuait ci et là des billets de dix à vingt piastres.C'est l’accusation que portent tous les journaux rouges après chaque élection.Cette chanson ne finira jamais ; c’est une vraie complainte de l’ancien temps.Voici comment le Star répond à cette accusation.On 11e taxera pas cette feuille de partisannene on de favoritisme à l’égard du parti conservateur.Le Star a toujours eu des principes libéraux et 11e se gêne pas de les formuler d’une manière bien claire.“ Cette sorte d’argument, dit-il, a été répétée à satiété.Le public aimerait qu'on lui fournit des faits dans le cas actuel.Si la corruption a été si grande,on doit en avoir découvert quelque part.Si les corrupteurs ont été si nombreux, le" Hcruld devrait être en état d’en nommer quelques-uns.Finissons-en arec cet éternel refrain de corruption en général, sans jamais donner un nom ou un fait à l’appui.Il n'y a jusqu’à présent qu’un seul homme accusé d’avoir fait de la corruption dans Chamblv, et la cause est maintenant • * devant les tribunaux, mais même si les allégations contre cet accusé sont vraies, le crime d'un individu ne doit pas condamne^ le parti auquel il appartient, pas plus que l'hirondelle ne fait l’été.Si c'était le cas, le parti libéral ne devrait pas chanter victoire à cause de l’élection de Chambly, puisque l’homme qu'ils ont amené de l'avant et élu dans cette division n’a pas encore expliqué où étaient allés les $1 000 d'argent de corruption que son parti avait placées entre ses mains.“ Mettons la fiction de côté et apportons des faits au sujet de l'élection de Chambly.Si l'on produit des faits, nous sommes prêt à condamner les corrupteurs, quels qu’ils puissent être.E11 attendant, nous pouvons remarquer que l’espèce la plus méprisable d’argument politique est le cri de “ menée corruptrice En juin 1SS5, les bénéfices nets étaient de $283.499.95.Du premier janvier 1885 au 30 juin de la même année, les profits nets étaient de $1,114,400.93.Le gain en profits nets sur ceux de la même période de l'an dernier est pour le mois de juin, de $92,958.C4 et du premier janvier au 30 juin de $179,207.09.Le trafic esi si considérable qu'on a donné ordre de construire 300 nouveaux wagons.M.l’abbé Caisse, du séminaire des Trois-Rivières, s’est embarqué jeudi, pour l'Europe, avec son compagnon, M.Cyprien Pelletier.Les paroissiens de St-Guillaume.feront un pèlerinage à Sainte-Anne de Beaupré, le 17 du présent mois, sous la direction de M.l'abbé Dauth, curé de cette paroisse.* Il y aura le 18 août courant, au village de Ste-Thérèse de Bienville, comté de Terrebonne, un grand pique-nique des conservateurs du district de Terrebonne et du comte de Laval.Les ministres de la Province, de Québec y adresseront la parole ainsi que les députés de ces comtés et un grand nombre d’orateurs les plus distingués du pays.L’assemblée commencera à onze heures a.m.pour se terminer à cinq heures p.m., afin de donner tout le temps nécessaire aux orateurs.Si le temps était mauvais, l’assemblée serait remise au lendemain.Un défi it M.Trudel M.Tassé, M.P., a adressé hier la leitre suivante à l’honorable M.Trudel, directeur de l'Etendard : Montréal, Gaoùt 1880.Hon.M.Trudel, ^ Sénateur et directeur (le Y Etendard, Monsieur, A plusieurs reprises vous avez déclaré dans Y Etendard que j'avais perdu la confiance de mes électeurs.La Minerve vous a répondu qu'il vous était facile d’en avoir la preuve.Vous avez paru ne pas comprendre, quand un homme plus courageux aurait facilement compris.Yoik'Jmaintenant que, revenant à la charge,vous publiez une lettre d’Ottawa, qui contient le paragraphe suivant à mon adresse : *l Dans Ottawa, votre ami Tassé peut faire ses malles.Sou titre de soldat politique lui assure une défaite en règle.Langevin n'en vent pas, les amis de Langevin n’en veulent pas, les libéraux n’en veulent pas, et ses propres amis n'en veulent pas.u En voilà un dont vous pouvez annoncer, en toute certitude, la rentrée dans la vie privée.” .Je ne perdrai pas mon temps à discuter si sir 1 lector Langevin ne veut pas de moi, si ses amis n’en veulent pas,si les libéraux n’en veulent pas—j'en suis bien sûr—et si mes propres amis n’en veulent pas.Si tout ce que vous imprimez est vrai, je suis parfaitement isolé, ayant perdu mes amis politiques, et mon écrasement est inévitable.Je suis assez fier pour ne pas vouloir représenter 11 n collège électoral dont j'aurais perdu la confiance.Or, je suis prêt à me démettre de mon mandat et à vous donner la chance de venir me battre dans la viile (pie j’ai l’honneur de représenter.Comme vous affirmez que ma défaite est certaine, vous ne risquez rien à abandonner votre siège au Sénat et à précipiter ma rentrée dans la vie privée.C’est moi qui risque tout.Je n’y mets qu’une seule condition, c’est que la lutte s’engage entre nous deux seulement et sur la question Riel exclusivement.Si je vous en crois encore, tous les avantages d’une lutte engagée sur ce terrain, seront de votre côté.N’importe je l’accepte à tout h «su*J.le vous prie de me favoriser d’une réponse immédiate et de croire à mes sentiments distingués Votre obéissant serviteur, Joseph Tassé, Député d’Ottawa.A Helfiiüt Bel last, d— La ville aujourd’hui est placardé»* il»* copies d’une proclamation du maire défendant les rassemblement» illicites dans les rues.Elle menace d’arrestation toute personne qui cherchera à organiser de tels rassemblements ou y prendra pari.Elle demande enfin aux citoyens d’aider la police à réprimer les désordres.Cette après-midi au moment où 500 ouvriers s’en retournaient ù leurs demeures, une bouteille fut lancée d'une fenêtre au milieu d'eux.Ils ripostèrent en lançant des boulons en fer.11 en résulta grand tumulte.La police et les militaires se hâtèrent vers le lieu du désordre, et firent feu sur les émeutiers sans pouvoir les disperser.La police a blessé plusieurs personnes.Dublin, G.—Le maire de Belfast est arrivé en cette ville, à la demande de Sir Michael Hicks Beach, secrétaiie d’Irlande, pour s’entendre avec les membres du nouveau gouvernement à propos de la situation de Belfast et sur les meilleurs moyens do rétablir et de maintenir l’ordre.Sir Beach a donné audience aujourd'hui au maire de Belfast et l’on croit que de suite des mesures de rigueur seront prises et une proclamation lancée.Onze nouveaux magistrats îési-dant à Antrine ont été nommés aujourd’hui, et cela en vue des troubles ù Belfast.La France et le Vatican Rome, 0.—Mgr Yanutelli, nonce du Pape à Lisbonne, est arrivé ici.11 ira en mission spéciale de la part du Vatican auprès du gouvernement français.Rome, 5.—L'Osserva (ore Romano dans un article évidemment inspiré fait des commentaires sévères sur l’opposition de la France à l'établissement de relations diplomatiques entre la Chine et le Vatican.Le Vatican, dit-il, a recherché la coopération de l’ambassadeur français, mais la conduite de la France a forcé le Saint-Siège de lui rappeler qu'il n’existait aucun précédent qui pût limiter l’action du Pape, et que d’autre part le Vatican 11’avait délégué aucun privilège religieux à la France en Chine.l’engrais, il pourra se conserver ainsi en bonne santé assez longtemps pour engraisser à sa fin ; mais si on a gâté déjà son estamac par les grains, on sera obligé de le tuer avant ce terme, car il perdra l’appétil, par cause de maladie, et lej surplus de la nouritlire qu’on lui donnera alors, ne lui servira de rien.Ainsi, si l’on veut avoir des cochons desquels on puisse tirer un véritable prolit, qu’on les prépare à l’engrais en les mettant dans le bons pâturages.Le choléra Londres, G.—Voici les bulletins du choléra depuis notre dernier rapport: Trieste.Ravenne.Venise.5 Vérone.10 Bologne.21 Ailleurs.70 o nouveaux cas 00 “ • » d 11 • t 1 i 8 décès 9 I < » n O • » O Total.139 12 00 mm mM 45 it t • Beaucoup de vérité on peu de mots Nous sommes un peuple libre, un grand peuple, un peuple entreprenant ; mais il faut admettre, aussi, que nous sommes un peuple dyspeptique.Nos estomac* 11»* sont en aucune manière aussi sains que notre constitution politique ; et plusieurs d’entre nous, si on leur adressait ce langage de Macbeth : “ Lot “ good digestion'’ wait on appetite, And health on Dot 1» “ chercheraient avec empressement pai quels moyens ce désir pourrait être réalisé.(Trace à Thomas Holloway, on peut répondre victorieusement à cette question.L’incomparable stomachique connu dans tout le monde sous le nom do Pilules d’Holloway est certainement un spécifique pour la douleur.La mauvaise digestion résulte de la coudi lion affaiblie du suc gastrique—le llui-de qui dissout la nourriture dans l'estomac et lui donne pour les besoins de la vie, la forme du sang.Si l’organe qui secrète ce résolvant est dans un état visqueux, morbide, le fluids sera défectueux sous le rapport de la qualité et de la quantile, »*l sa fonction déterminée dans l’économie interne du svstème * sera remplie sans effet.L’estomac étant en désordre, toute la machine vitale à laquelle il donne le soutien et la force sera affaiblie, et les esprits vitaux se ressentant de la débilité physique, subiront une dépression considérable.Voilà la dyspepsie ; et ses victimes, quand cette maladie os t à l’état chronique, sont les plus misérables du genre humain.Hile est généralement accompagnée de perte de l’appétit, affaiblissement, oppression apiès le repas, dérangement des intestins, lièvre lente et nerveuse, grande débilité, battement du cœur, sommeil agité, douleur dans le côté droit et entre les épaules, e* profonde mélancolie.Tous ces symptômes et beaucoup d’autres dans la manifestation de cette douloureuse maladie sont promptement éloignés au moyen des l’il nies d’Ilollowav.Mettant de * côté le témoignage des autres sur cette question, nous avons une garantie su Misante, d’après nos observations, dans cette déclaration vaste ot positive.Il ne faut pas s'étonner alors qu*Holloway ait acquis une telle réputation universelle.Dans ces remarques sur un homme qui se distingue par la promptitude, la simplicité et l’assurance de ses guéri' ms, nous désirons remplir un devoir une nous devions ou croyions devoir au public.(Test à lui d’agir d’après notre suggestion comme il le croira convenable.Les pâturages pour les codions ?«o.Lu politique Anglaise Dans une élude publiée par un journal libéral sur \o mouvement socialiste en Italie, on remarquait cette phrase : “ En ce qui concerne les ouvriers des campagnes de la Sicile, ils sont absolument dépendants des prêtres ; aussi 11e manifestent-ils aucune tendance pour les doctrines socialistes.’’ Cet aveu précieux est un magilique éloge du clergé et du catholicisme ; preuve que partout la religion catholique est un obstacle Le cultivateur qui s’adonne à l’élevage des cochons doit avoir des pâturages à leur donner durant l’été.?Sans cela, il court bien des chances de 11e pas avoir un surplus de recettes sur les dépenses.Le trèlle est ce qui est jugé la meilleure chose pour les cochons, et il est même preferable de les mettre dans les mauvaises herbes, plutôt que de ne pas leur donner de pâturages du tout.Quand on se trouve dans cette dernière position, il est très - 1 avantageux de faucher de l’herbe et Londres, 5.— Mathew Arnol, qui de la leur donner ; du trèfle fauché est en Amérique, publie une lettre et servi vert est ce qu’il y a de dans le Times de Londres, dans la- mieux.quelle il dit Je suppose qu’il n’y Aussitôt que les pâturages peu-a pas un pays au monde où l’unani- vent être milisés au printemps, il mite en faveur de M.Gladstone soit 'faut y envoyer les cochons, car c’est plus forte qu’aux Etats-Unis.Ccpen- alors qu’ils préfèrent l'herbe, vu dant même ici si vous pesez au lieu qu'elle est plus courte et plus tende compter les opinions, la balance dre qu’en aucun autre temps.On est opposée à sa politique irlandaise, peut leur donner en outre un peu de “ Le motif principal que les Ame- sel, et cela subira pour leur permet-ricains ont d’avoir des sympathies tre de subsister comme il faut, et de pour M.Gladstone est qu’ils veulent profiter.Quelques personnes aiment faire plaisir aux Irlandais.L’opinion à leur donner aussi un peu de blé-qui pèse le poids n’est pas avec celle d’Inde tous les jours ; ainsi traités, ils du public qui se laisse aller à son seront plus avancés en engrais à penchant de liait or les Irlandais, l’automne, mais quand ils seront veinais elle est (l’opinion sérieuse), avec ritablement à l’engrais, ils ne feront les vues de l’homme sérieux qui ré- pas aussi bien que si on 11e leur sisfe à ce penchant de flatterie.avait point donné ce blô-dTnde.Un 4* L’opinion est contre M.Gladstone, bon pâturage, delà bonne eau, de cependant les Américains, tous et ch a-1 l’ombre, voilà ce qui suffit, ils n’en-eun, croient que les Irlandais doivent ! graisseront pas, mais ils seront bien avoir le contrôle de leurs affaires lo- ! préparés à engraisser, cales.Nourrir un cochon durant lout “ Le marquis de Salisbury doit re- l’été au grain est un mauvais sys-connaitre ce droit.S’il ne cherche tome, à moins qu’on ne veuille les qu’à maintenir l’ordre et laisse les engraisser l’été même.Il coûte au-choses suivre leur cours actuel, il tant qu’il rapporte d’argent.Et perd une magnifique occasion.S’il [puis il est sujet à foute espèce de soumet un bon projet de loi de gou-imaux qui lui nuisent excessivement vernement local il aura probablement ! quand il s’agit d’engraisser.Et c’est l’appui de M.Gladstone lui-même.” | très important qu’un cochon ait une à.chos nouvelles Grand-Tronc Les recettes du Grand-Tronc pour la semaine qui vient Je s’écouler ont été les suivantes : 1 hissager».Fret.8131.032 210,539 bonne sauté, autrement on ne peut espérer l’engraisser autant que sa taille l’aurait permis.Le cabinet décidera la semaine _ prochaine s’il convoquera pour l’au- sûr contre les envahissements- des tomne une session du parlement.^ doctrines socialistes et subversives.Le Daily Telegraph dit que Glad- Le pâturage est le meilleur moyen T ncVnnvivrnpmpiits nui désirent K 'stone ct scs se proposent de fai- d avoirde gros cochons, si l’on vise au L^^gou\ ernenaeuts j re une campagne dans le pays à Tau- poids ; la valeur vient de là.Le grand point est donc de les faire •- A W VWAV paix et qui veulent sincèrement coin- tomne.bat tre loNsoci alisme, doivent donc se.Le Standard (lit que l’Orateur des profiter autant que possible et de le Total.$312,171 Lu 1885 elles étaient de 8209,822, soit une augmentation de 872,359 en faveur de 188(5.Hébert et Genesl Nous apprenons plaisir que M.Hébert, sculpteur, «le Montréal, aura le contrat des statues qui doivent orner l’extérieur du Palais Legislatif.M.(îenest, sculpteur, 1 : .1.8.in A U Y R E U Libraire Une belle affaire 1*01» R I ) S t'ommunautis IMigiiuscs, Municipalités Scolaires, Collèges et le commerce ni général.IE soussigné ayant fait l'acquisition «le tout le _! 1*0 N DS DI'.LIBRAIRIE, provenant de la 1 AIL1.1TE de J.S.(ïauvieati, libraire, iS, rue Saint-Pierre, vendra d’ici à quelque temps, A l'RANDS SACRIFICES, tout h- Fonds de Li-l*i ai rie ci-haut mentionné qu’il a transporté clic/ lui, nu No 40, rue Saint-Pierre, ltasse-Ville, clin «le donner au public et à toutes ses pratiques l'avau-tnf;e de profiter «le cette immense téductioii.b.p UBHAIHF.40, rue St-Picnv.(fe-Une visite est sollicitée avant «l’acheter ailleurs.Québec, 4 Août ï886—Im 456 Death to Hats.Mkr, ItonchrK, Water-Hu K'a, P«M-ik», .N ut h ittxj ull vi-rmiii.II o t c I h , «IwHling* and ^c.uarleii cleared in mie nitrlil.Ha uk to lave 'round.Noma-tile, raraon'.i Mxtci’inloutor, 13c.Midi ü»>*\ WlttiK* U l'oTTi.u, llotloii, Mau.Wort aux H at s.RARSOffl I.XTFR S(mJVn,vü(3UKHELr‘ES» i'UNAlSKS, BAH-v„.ni h0lJHMlS et toutes sortes tic •¦tics.Los hôtels, es résidences privées et „»‘iîfsont débarrassés dans une seule .‘ J 11 V n Pft* «lo «langer ù s’en servir, 11 p pas de poison.Exterminateur de 1 «rson, 15c.par lu innlîo, 20c.0|1.^KKS A POTTER, Boston, Mass.Quebec, 9 septembre 1885—ton.275 tout 11 azr&Meau £ot*.t * t ac:ne evt particulière-n.'-nt adaptec nu soulage.7 > meut et à I.» gucrison tic ccttc y - ta » Hassc tralTc'rions tjuc caracteri>e r" I épuisement du système et qui est or» f**** .dinaircincni neenmpa^née de pâleur de ucl.ilitc tt de palpitations du ca*ur.Son emploi est promptcmcni Hfi- ace dans les raA d epuisenient a la suite d*lieinorrItalie. »> PUREMENT VEGETALE; sont le Jiieilleui- Purt-atiT n- h> Kenihde le jilns eîHeaci' eontro toutes les maladies de URsto-mae.le Foie et la Disnepsie.3 r l’estomac comme toniqif doux 11 inotiensif, stimule lo travail des organes do la digestion «t produit ainsi mi soulageaient immédiat » t.perma [ tient Les propriétés carminatives des! dithuents aromates quo contient FL-lixir b* rendent utile clans la Dyspcp-su* Mi.niqnoquc l’on rencontre*«ouveut chez les g< mieux.Dans j appativri.ssnnf *.d;i rang, la perte d appétit, la dé’.:.,.e générale et tous les cas oit u:t M.mulant actif est indique, l’Elixir est imomparablc.Dans les lièvres •» *yue paludéen et les différents accidents qui résultent de l'exposition au froicHiumide, il agit comme un précieux reconstituant, car la combinaison du Cinchona, Cali say a et de la Serpentaire est universellement reconnue comme spécifique des désordres sus-mention lies.- L'n rente chez tous les marchand.remèdes domestiques.* l'rix, £1.(H) la bouteille on Six bouteilles pour $5.00.Davis & Lawronco Co.(Limited) SEULS AGENTS, _____ MoNTnfÎAi., P.Q.montagne a la tortue Une communication de la Lutte St-Paul, montagne à la Tortue, Dakota> 1I0l's apprend que l’émigration est considérable cet été à cet endroit.I ne nouvelle mission sera bientôt établie près du chemin de for qui doit passer à sept milles au sud de l’église de la paroisse delà Butte Sl-t'aul desservie par le Rév.Père.Brn-nolle.Les nouveaux colons de la Butte St-Paul ont bâti une église en bois de 58x34.Celte année la solennité religieuse de la fête St-Jean-Baptiste a été célébrée dans cette église, Le Rév-I ère Malo y a oflicié et donné le sermon do circonstance.Cette fête a été grande et belle, tout ce que l’on pouvait attendre du chaud patriotisme de no3 braves Canadiens de la Montagne à la Tortue.Il y a eu le même jour un bazar au profit de l’église qui a réalisé, toutes dépenses payées, au delà do §200.Pendaison d’un innocent Kn décembre 187i, mie jeune femme nommée Nancy Lauronce fut assassinée an Jersey dans des circonstances qui accusaient, son frère d’être le meurtrier.11 subit un procès, fut trouvé coupable et il fut pendu en protestant «le son innocence.L’autre jour un homme vivant tout près du théâtre du crime, se croyant sur le point de mourir confessa que c’est lui qui avait tué la jeune fille, dont le frère était entièrement innocent., .' f ,2 * '.**’•.* • i - ’occasion des fêtes !.E PLUS GRAND ASSORTIMENT Dr '“Z/Z'ZTn qu'“ ¦' “!‘ e“ «^ «mêlant en marne à „ Me ZT11"'?(»»«« moinee), plaZ carré, T 1 rg'ucs de chapelles et de salons.G H •f M U S Cf EXCURSION i A LA Baie Saint-Paul •) & Lé Ilerahl d’hier matin, en réponse au Star, avoue qu’il lui est impossible de ne lournir aucune preuve de menée corruptrice ou de corruption dans l’élection de Chamblv.Murray & Lanmari.I K PLUS EXQUIS «te tous les £ Parfums pour laToilette S milieu IV «.l’Eau «le C lognc f pai la délie ai< «le son ai orne et la fraîcheur et j)ermanencc de son parfum sur le Mouchoir.DANS LE BAIN elle rafraîchit le Corps et vi-vitîe le Cerveau.Musique n dit que notre cavalerie se propose d avoir bientôt un corps de musique.Douanes hes droits]de douane perçus hier en cette ville se sont élevés à la somme do 82, fiOG.l i.Chronique religieuse Mercredi, 11 août, on célébrera, avec !;i p:us grande solennité possible, dons l’église de Sainte-Pétronille de Heau-lien, la fête de Sainte-Philomène, la grande thaumaturge du siècle.Voici l’ordre des oflices : J.e matin a (> heures, messe basse ; a /.[ heures et 10 heures, grand’messe et sermon.Dans l'après-midi, allocution «lu cnn* sur les progrès de la dévotion a la Sainte, bénédiction et imposition solennelle des cordons, vénération de la relique et salut du Saint-Sacrement, la* bateau a vapeur Orléans laisse le Par le “ PÈLERIN.” na in prochain, 12 Août 1886 ET LES ORGUES-IIARMONIUMS u I>OjYITj\IO\ »* _____ ” ^~ T (JUS Instruments de choix, de nouveaux sivleq uni.mm.- i eullo part ailleurs.' si>jes urn.juos dans lour genre, ei ne se trouv'afd Les personnes désirant un instrument de choix ù un nrix rnitnnn.i i i mon assortiment si possible, ou écrire j,our catalogues iUustrés.' devraient venir visiter la.S.M.PRATTEj MonlPéal.sors i.ks -ausncks nu Cercle C.&flioEique I 1 AU B KM.F ICI', lil MONUMENT DE JACQUES-CARTIER DEPART : -O HEURES A M « très précises ” et RETOUR DANS LA SOIRÉE.PRIX ALLER ET RETOUR ; ÇDMjo Musique, provisions et rafraîchissements a boni.ON fera bien de s’assurer des cartes de suite, vu qu’il n’y en a qu’un nombre restreint pour éviter l’encombrement.Dans pou le cas où le voyage serait remis pour cause de mauvais temps on pourra recouvrer son argent sur présentation de son billet ù M.J.A.Langlais, trésorier de l’institution.< ai tes aux mains des membres, Quéljcc, 7 août i SS6— 2f - C 5 'r- S a ?HATTON GARDEN London, INC.34b, ST-JAMES STKF.T, MONTRÉAL.quai Champlain, tous Jos jours, à 0+ T l:s ^ U N KITES, heures, 9| et 11j.heures A.\î.et à 2-A- , Laurence *; Ai K ü| heures l\ M.7’\ Boulanger demandé ÜN BON 1I0ULAN(’.ER trouvera de l’emphn en s’adres-sant soit par lettre ou en personne a Quéliec, 4 Août 1SS0 11.JULIEN, Boulanger.Ulir.leau-Richer.455 COU VENT DE CHATtLESBOURa LA rentrée «le; élèves aura lieu MERCREDI, b 1er SEPTEMBRE, 1 heure P.AL | Québec, 0 août 1 Ss>0—1 457 Un suicide Une dépêche reçue hier matin à la banque de Montréal annonce la triste nouvelle que le capitaine K.Ci.Green, de l’artoilerie de garnison de Montréal, s’était suicidé la veille eu se lançant une balle à la lète, à Château Lamothe, près de Hordeaux, France.Celte nouvelle a produit une bien pénible sensation parmi ses nombreux amis.M.eu était âgé de B9 ans et était né à I firming h am.Il habitait Je Canada depuis une vingtaine, d’années et avait toujours^ réside à Montréal.Il partit pour l’Europe au commencement de juin dans le but d’obtenir l’agence de certaines maisons faisant le commerce de vins et de liqueurs en France et en Angleterre.Ses dernières lettres annonçaient qu’il faisait de bonnes affai-iys.( >n ne peut expliquer la cause de «•«•t affreux suicide.Toujours véridique.Sous le titre de liravo ! notre confrère de la Justice ennonee hier que le bombardier Bridgford, de la batterie A, de notre ville, a remporté le premier prix donné par la ville de Montréal pour le canon Armstrong de H).Vont» n’v êtes pas, confrère ; la Batterie A n’est, pins en notre ville, c'est la lîalterie B.Voilà ce que c’est que de faire des comptes-rendus vïridiques et d'être tou-joms bien renseigné.Est-ce encore une erreur typographique?Dans ce cas, ils ont le dos large, vos typographes, puisque vous êtes obligé de leur taper dessus tous les jours.Lumière électrique Mercredi soir, toute la population de la haute-ville a pu admirer le magnifique coup d’œil qu'offrait la place du Bond de Chaîne éclairé à la lumière électrique, placée au sommet de la pvrr-uiidc qui surmonte le jet d’eau, line foule d’étrangers à notre ville se sont portés à cet endroit pour contempler ce beau spectacle et voir les etlets mirobolants de la lumière à travers les arbres qui ornent cette place, (l’est M.Morgan, tailleur, qui a payé les frais de l’éclairage pour ce soir-là.Il est regrettable de constater que l’on no puisse pas faire fonctionner cette superbe lumière tous les soirs pendant la belle saison.Si tous les citoyens des environs se cotisaient, la dépense par tête serait bien minime.Mais il paraît que le progrès à Québec est passé à l’état de choses impossibles.Que doivent penser de nous les nombreux touristes qui visitent notre ville pendant les beaux jours de l’été ?LES LOIÎÜKONS DK D.0nl Rs seuls véritables arti- cles anglais sur le moule canadien, ils sont recommandés par le président du college üt< meilecins ot chirurgiens de Qu«*l)ec et par Je doyen de la faculté de médecine «le l’Univer-Ht«* Laval ù Montréal Peur plus amples infer nid tiens s adresser G.SE1EEBT, JLijontier, rue de la Fabrique, Québec.EMILE JACOT, bijoutier, IM», me St-.ïosepli, Sl-Hodi, Québec, k’vbee.i Juin !8.vfi— lan 422 Bazar E:i faveur de l'Eglise Saint-Sauveur de Quédec.Avec :a bienveillante autorisation de son EMINENCE LE CARDINAL Archevêque de Québec, RR.PP.Oblats se proposent d’ouvrir, l’été prochain, un Bazar jour la restauration intérieure de leur égliso.Voici les noms «les Dames cl Demoiselle cti I dépôt chez Kci’iîard &.Allaire.n et 79, rue St-Jean, Il AU TE-VILLE, QUEBEC.Québec, 3 juillet !£86./ Opinion pn Capitaine Holiwell il/il/.(U N GRAS, LANGLOIS Cit Seuls agents de la Puissance, Québee Messieurs.—J’ai leplaisir d’attester 1 incalculable bénéfice que j’ai tiré de la justement célèbre eau St-Léon.Pendant les dix années qui ont précédé l’année 18S5 j’ai souffert le martyre du Rhumatisme et de la Goutte que des excursions de chasse et de pêche m’avaient fait contracter L’année dernière, j’ai fait l’essai de votre célèbre eau St-Léon, ot j’ai régulièrement continué à en faire usage.Je dois déclarer que pendant les dernier douze mois je n’ai plus ressenti les atteintes de inos anciens ennemis de quelque manière que ce fût.Bien à vous.Capt.C.E.HOLHVELL.Québec, If.Avril ISSG.,07 BOMIÜION Le Courrier du Canada.Samedi 7 Août 1886 HEURES OES OFFICES OU DIMANCHE ET DES JOURS DE FETES DANS LES Eglises catholiques de Qnebec.Haute-ville BASILIQUE.—Révd M.Job.Auchir, cuvé.— Rues Buadt et LaFabriquc.Messes Basses : 5 hrs, 6 hrs, 7 hrs, 8 hrs.Grand'Mksse : 9J hrs A.M.—Vêpres : -I hrs P.M.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL Trains laissera Lévis pour Halifax et St Jean à 8.t5 a.m.Pour la Rivière-du-Loup il 2.30 p.ra.Pour la Riv.du Loup a 5.05 p.ni.Ces trains circulent sur l’heure du Eastern Standard Time.CONGREGATION N.-D.—R.P.Sache, Sup.— Coin des rues Dauphine et d'Auieuil.Messes Basses : 5} hrs, 6 hrs et 7 hrs A.M.— Salut : 5 hrs P.M.V- CHAPELLE DU SEMINAIRE.Messes Basses : 5J hrs, 6 hrs.G} et 7 hrs A.M.QUÉBEC-CENTRAL Express—quitte Lévis à 2.45 p.m., arrive à Sherbrooke à S.40 p.m.et à New-York, 11.45 a ra.Mixte—quitte Lévis 3.00 p.ra., arrive à St-François à 7.45 p.m.Express—départ de New-York A 4.30 p.m.arrive à Lévis a 2.20 p.m.Mixte—quitte Saint-François, G.00 a.m., arrive il Levis 11.15 a.ni.* • STE CROIX Le Ste Croix', capt Boisvert, part do Ste-Croix tous les lundis et vendredis, remontant le lendemain, arrêtant à la Pointe b Aubain, l'ointe aux Trembles et St-Antolne.Heure régléo par la marée j'rélégrnplie (l’alnrme do Québec Lignes de Steamers E(1 LISE STP A TRIG E.—R.P.M.S.Burke, Supérieur.—Bues St-Stanislas et Mc Ma’ion M esses Basses : 5} hrs, 7 hrs, 8 hrs A.M.— Gband’Messk: 10 hrs A.M.—Yêpbks : 7 hrs P.M.LIGNE ALLAN lTn steamer de cette ligne laisse Québec pour Liverpool, tous lés jeudis, durant la navigation, ._ avec les passagers, arrêtant à Rimouski pour | tous les lundis et vendredis, remontant le len- 8AGÜENAY Le vapeur ST LAWRENCE, partant île Québec à 7.30 A M les mardis et vendredis.I/O vapeur UNION, quittera Québec, à 7.30 A M, les mercredis et samedis.Le MAGNET partant île Québec à 7.30 A M les Jeudis.Arrêtant a la Baie St Paul, les Eboulements.Malbaie, Rivière du Loup, Tadoussac, Ha ! Ha ! Bay et Chicoutimi.Le vapeur MAGNET partira aussi de Québec le Dimanche à lh P M pour Chicoutimi et Ha ! Ha ! Bay, arrêtant b tous les ports intermédiaires excepté la Baie St Paul, les Eboulements et l’Anse St Jean.On • ourra se procurer des billets t*t retenir des cabines pour les ports ci-dessu3 nu bureau do la Compagnie, quai St-André GRONDINES L'Etoile, capt Paquet, part îles Grondines, le service de la malle.Prix du lissage do Québec : Cabine $60, $70 et $80 ; Cabine secondaire * $30 ; Entrepont : $20.COMPAGNIE DES TORTS DU GOLFE CHAPELLE DE LUIOTEL-DIEU.—Révcl M Beaulieu, Chapelain.—Bue Charlevoix.Messe Basse : G hrs A.M.VfernES : 2 J hrs P.M.j j \ %.» ec
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.