Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 14 décembre 1886, mardi 14 décembre 1886
30emc Anne© No 156-Edition quotidieiinc'-lOeme Année Mardi 14 Décembre 1S86 JOUENAL DES INTERETS CANADIENS.TTC, ETC 2[10MAS GIIA PAIS, Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSE A U, Edi ‘ eut- Prop riétaire.z*nr.M ANDEMENT DE S.Em.lo Cardinal Taschereau ARCHEVÊQUE DE QUÉBEC AU SUJET DE i:UNlVERSlTf:.l.AVAL S DÉC KM H II K ISM ELZÉAK AI.EXANDRECaki» l'A SCI IKK EAU Par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêque de Québec.Au Clergé Séculier et Régulier, et à tousles Fidèles de l'Archidiocèse de Québec, Salut et Bénédiction en Notre Seigneur.t Depuis que, malgré Notre indignity le Souverain Pontife Léon XIII a daigné Nous revêtir de la pourpre romaine, c’est la première fuis, Nos Très Chers Frères, que Nous avons l’occasion de vous adresser la parole.Nous vous répéterons la bénédiction de l’Apôtre Saint Paul aux fidèles de Corinthe (1.Cor.I.3.) : (Jue Dieu notre père et Jésus-Christ noire Seigneur vous accordent ta grâce et ta paix ; gratia vobis et pax a Deo pâtre nostro et Domino Je su- Christo ! A vous N.T.O.F., et à tous les catholiques du Canada reviennent en premier lieu tout l’honneur et le mérite de cette dignité, comme le prouvent les paroles que le Souverain Pontife prononça dans le consistoire du 7 juin dernier.“ 'fout le “ monde sait, dit-il, avec quelle fer-'• meté les Canadiens sont attachés à ‘* la foi catholique, que) amour ils “ ont pour l’Eglise et quelle géné-“ rosité, quelle piété et quelle fîdéli-4* té ils ont montré envers le Pontife 44 romain sans des temps très diffici* 44 les.(’’est pourquoi, ajoute t-il,Nous “ ne doutons pas que l’élévation d’un 41 archevêque canadien à une si grau* 1 de dignité ne doive contribuer à 44 1 honneur de la religion catholique, 41 au bien et à la félicite du peuple “ canadien et à augmenter et confir-“ mer son dévouement envers l’Eglise 44 Romaine.” Lorsque Nous songeons, N.T.C.F., à l’immense bienfait que Nous avons reçu en cette occasion et à la vive reconnaissance que tous ensemble nous devons en concevoir, Nous Nous sentons rempli de confiance que vous accueillerez avec empressement et bonne volonté 1rs conseils et les désirs de Notre bien-nimé Pontife.Yoici la lettre que le ‘JG.juillet dernier, en la tête de la Donne Sainte Aune, patronne de cette province, et quelques jours seulement apirs les solennités de notre installation comme Cardinal,£le Souverain Pontife daignait Nous adresser : A NOTRE CHER FILS ALEXANDRE Taschereau Cardinal Prêtre de la Sainte Eglise Romaine, Archevêque de Québec.LÉON XIII PAPE Cher Fils, Salut et Bénédiction Apostolique.^ 11 nous a été fort agréable d’ap- prendre que, grâce à la générosité d’un avocat distingué de Québec, Monsieur Baillargé, une nouvelle chaire a été ajoutée à celles qui existaient déjà dans l’Université Laval, dont Vous ôtes le Chancelier Apostolique.Comme la fin de cette chaire est de former la jeunesse studieuse aux lettres et à la perfection de l’éloquence, Nous Nous réjouissons beaucoup de sa création parce que le progrès do la religion et du bien public dépend beaucoup de l’excellence de renseignement donné à la jeunesse et parce qu’il nous paraît nécessaire que les jeunes catholiques soient instruits des règles de l’éloquence pour pouvoir de vive voix ou par écrit défendre et propager la vérité.Nous pensons donc que par cet acte de libéralité Notre Cher Fils, que Nous avons déjà nommé, n’aura pas seulement contribué au développement des arts et des lettres dans sa patrie, mais se sera élevé à lui-même un monument durable, car il a mérité et les louanges de ses contemporains et les éloges de la postérité.Nous avons le ferme espoir que ce noble exemple sera un fort stimulant pour engager d’autre fidèles, distingués par leur zèle et iavorisés par la fortune, à bien mériter de la religion et de la patrie en contribuant par leur libéralité à cette grande œuvre, si importante surtout de nos jours, d’un bon et solide enseignement de la jeunesse.La distance qui Nous sépare ne Nous permettant point d'exprimer de vive voix «à l’illustre fondateur Nos sentiments d’affection paternelle et les vœux que Nous formons pour qu’il reçoive de Dieu l’ample récompense due à sa bonne œuvre.Nous Vous chargeons, Cher Fils, de le faire en Notre Nom.Nous saisissons cette occasion, Cher Fils, pour vous recommander instamment, à vous et à vos vénérables Collègues les Evêques de la Province de Québec, de pourvoir avec le plus grand zèle et avec un parfait accord à la stabilité, à la protection, à la prospérité et au bon fonctionnement de cette Université Laval, que seule en union avec la succursale de Montréal, le Saint Siège a décorée du titre de catholique.Nous vous recommandons aussi de faire en sorte que les jeunes gens de Vos Collèges et Séminaires soient inscrits au nombre de ses élèves.Plein de confiance dans votre éminente vertu, Nous vous donnons, dans le Seigneur et du fond de Notre Cœur comme gage des dons célestes et de Notre sincère affection, Notre Bénédiction Apostolique, à Vous, Notre très cher Fils; à l’homme illustre déjà mentionné ;à tous ceux qui par leurs efforts et par leur générosité contribuent à rendre plus llo-rissante au Canada l’éducation de la jeunesse ; nu clergé et aux fidèles soumis «a votre sollicitude pastorale.Donné à Rome, près de S.Pierre, le 26e jour de juillet de l’année 18SG, de Notre Pontificat la neuvième.LÉON XIII PAPE « Le Pontificat de Léon XI11 sera célèbre dans l’histoire de l’église par la puissanteimpulsion qu’il adonnée aux études et par le zèle avec lequel il encourage tous ceux qui contri-quent à l’éducation chrétienne et scientifique de la jeunesse catholique.Notre pays n’est pas oublié dans cette sollicitude admirable et universelle.Déjà à plusieurs reprises et suivant les traces de son prédécesseur l’immortel Pie IX, il avait donné à l’Université Laval dei marques évidentes de l’intérêt qu'il porte à cette institution si importante au bien de notre religion et de notre nationalité.Dans la lettre dont vous venez d’entendre la lecture il a voulu récompenser la générosité d’un de nos concitoyens et exciter le zèle de ceux que la fortune favorise à imiter un si bel exemple.Quand on étudie l’histoire de toutes les grandes universités de l’Europe on voit que les rois, les princes, les nobles, les riches de toutes conditions et même des possesseurs de médiocres fortunes, ont tenu à honneur de fonder des chaires, de léguer des bibliothèques précieuses, d’assurer à des élèves peu fortunéi les moyens d’en suivre l’enseignement.Pourquoi, N.T.C.F.n’en serait-il pas de même parmi nous ?Il est vrai que les grandes fortunes sont rares ; mais la foi est grande, la charité est ardente, le patriotisme en honneur.Ce qu’un seul ne peut faire, le nombre peut l'exécuter.Le fleuve majestueux qui traverse notre pays d’un extrémité à l'autre est si large et si profond que les gros navires peuvent le remonter jusqu’à une grande distance de l’océan, parce que des milliers de petits ruisseaux sont venu» lui apporter leur humble tribut.Remarquons bien, N.T.C.F., les motifs que nous propose le Souverain-Pontife.“ Le progrès de la religion, dit-il, “ et du bien public, dépend beau-“ coup de l’excellence de Penseigne-14 ment douné à la jeunesse.” Donc, N.T.C.F., votre foi et votre patriotisme sont intéressés à cette œuvre.Dans toute notre province il y a des écoles de divers degrés, ainsi que des collèges et séminaires, où vos enfants se préparent à occuper dans l’Eglise ou l’Etat la place que la divine providence leur assigne ; mais ce n’est encore qu’une préparation ; il faut remonter plus haut et tout peuple qui ne veut point déchoir, doit fournir à l’élite de 6a jeunesse des moyens d’acquérir les connaissances nécessaires %à ceux qui doivent y occuper le premier rang C’est le i ôle des universités.11 y a trente quatre ans, les évêques du Canada-Uni, persuadés de la nécessité d’une Université Catholique, ont obtenu, le 3 décembre 1852, de Sa Majesté pour l’Université Laval une charte aussi ample et aussi favorable que les catholiques du Canada pouvaient le désirer.Le Souverain Pontife accorda en même temps certains privilèges indispensables, se réservant de donner sa sanction définitive quand cette Institution aurait fait ses preuves.Au bout de vingt-quatre ans, après en avoir parfaitement connu l’organi- sation et l’enseignement et apprécié les avantages qu’elle offre à la jeunesse canadienne, Pie IX, le 35 mai 1870, érigea canoniquement et dota l’Université Laval de tous les privilèges que l’Eglise accorde aux institutions de ce genre.Léon XIII, à son tour, dans sa lettre du 2G juillet dernier, 44 recorn-“ mande instamment à tout l’épisco-“ pat de la province de Québec de “ pourvoir avec le plus grand zèle et 44 avec un parfait accord à la stabili-44 té, à la protection, à la prospérité 44 et au bon fonctionnement de cette “ Université Laval que, seule eu 44 union avec la succursale de Mont-44 réal, le Saint Siège a décorée du 44 titre de Catholique.” C’est ainsi, N.T.C.F., que la religion reconnaît,sanctifie et encourage tout ce qui peut contribuer au bonheur des peuples.Pour nous, Canadiens qui devons tout ce que nous sommes à la religion ne cessons d’en témoigner notre reconnaissance à Dieu par notre zèle à maintenir cette Institution si importante.En effet, N.T.C.F., il importe à l’honneur et à la conservation de notre nationalité que nos hommes de profession se distinguent par leur science.Notre position à nous, Catholiques du Canada, qui sommes en minorité, exige impérieusement que ceux qui sont à notre tête soient de plus en plus capables de défendre et de propager non seulement la vérité religieuse, mais aussi la vérité sociale, telle que l’Eglise, inspirée par son divin fondateur, nous l’enseigne dans ses principes fondamentaux dont un peuple ne peut s’écarter sans tomber dans l’anarchie ou la révolution.44 Or, dit Pie JX dans “ sa bulle d’érection canonique de 44 l’Université Laval, l’expérience de 44 tous les siècles nous apprend que “ les Universités ont puissamment “ concouru à détruire les erreurs qui “ naissent le plus souvent de l’igno-44 rance des lettres et qui défigurent 44 la doctrine sacrée de la république 44 chrétienne.’’ Bien des familles font élever à grands frais des monuments funèbres dans nos cimetières.Nous ne blâmons pas cette pratique que la piété filiale inspire et que son antiquité recommande.Mais ces monuments, comme le remarque Léon XIII dans sa lettie, ne sont guère durables et dans tous les cas, les sentiments de regret qu’ils éveillent deviennent de moins en moins sensibles à mesure aue ceux qui ont connu le défunt disparaissent à leur tour de la scène du monde.11 en est tout autrement quand il s’agit de personnes qui par leur libéralité ont contribué au bien de la religion et de ia patrie eu favorisant par des fondations le bon et solide enseignement de la jeunesse.Sans parler des vieux pays où l’on se fait un devoir rigoureux d honorer les bien fui te u rs de l’éducation, Nous pouvons en citer des exemples frappants dans notre province de Québec.Les noms des fondateurs de nos principales institutions d’enseignement sont gravés en caractères ineffaçables dans tous les cœurs ; le temps qui dévore tout ne fait que rendre leur nom plus cher et plus célèbre.Chaque nouvelle génération qui participe aux avantages de ces bienfaits bénit la mémoire de son bienfaiteur qui ee trouve ainsi immortalisé par un monument plus durable que le marbre, car dit Léon XIIf, 44 il a mérité et les louanges de ses* 44 contemporains et les éloges de la •‘postérité.” Le Séminaire de Québec, qui s’est généreusement chargé de la fondation de f Université Laval et qui n’a rien épargné pour rendre cette institution florissante, a toujours compté que des amis de l’éducation se feraient une gloire et un bonheur de l’aider dans cette importante et dispendieuse entreprise.Aujourd’hui plus que jamais il croit avoir droit à ce secours parce que les circonstances et le désii du Saint-Siège lui ont fait une position toute nouvelle par l'établissement d’uue succursale à Montréal qui, en partageant les élèves, diminue considérablement les ressources sur lesquelles il avait primitivement droit de compter.La théologie, le droit, la médecine, les sciences et la littérature offrent un vaste champ à la générosité et au patriotisme de nos compatriotes catholiques de toute origine.Si la fortune d’un ami zélé de la haute éducation ne lui permet pas de fonder une chaire, ii donnera de lion cœur son denier en se rappelant que Dieu et la patrie lui en tiendront compte et que son obole jointe avec d’autres offrandes fera de grandes choses et immortalisera son nom.Dans une audience accordée à Son Eminence le Cardinal Simeoni, protecteur de f Université Laval, le 5 septembre 1S8G, le Souverain Pontife, “ afin de donner un plus grand 44 accroissement aux études et pour 44 exciter les fidèles à venir en aide à 44 l’Université Laval par le concours 4: de leur zèle et de leurs contribu-44 lions, a bien voulu accorder à tous 44 les bienfaiteurs de cette Université 44 une indulgence plénière à l’article 44 de la mort.” De son côté, le Séminaire de Québec, afin d’assurer davantage la réalisation dos vœux du Souverain Pontife, a fondé à perpétuité une messe qui sera célébrée chaque semaine pour le bien spirituel et temporel des bienfaiteurs de notre Université Catholique.Comme conclusion pratique de tout ce que Nous venons de vous exposer, N.T.C.F., Nous vous dirons d’abord avec notre bieu-aimé Souverain Pontife: ** Nous avons le ferme 4* espoir que le noble exemple donné 44 par un généreux citoyen de Québec 44 sera un fort stimulant pour enge-44 ger d’autres fidèles distingués par 44 leur zèle et favorisés par la fortune, 44 à bien mériter de la religion et de 44 la patrie eu contribuant par leur “ libéralité à cette grande œuvre, si 14 importante surtout de nos jours, *4 d’un bon et solide enseignement de 44 la jeunesse.” Nous terminerons par un passage de la Sainte Ecriture qui résume et confirme pleinement tou» ce que Nous venons de vous dire.“ L’homme sage, dit le Saint-Esprit, “ instruit son peuple et le fruit de sa “ sagesse est stable et fidèle.Il sera ‘ comblé de bénédictions et ceux qui “ le verront le combleront de louan-‘ ges.11 est vrai que les jouis “ d’un homme sont courts : mais les “jours de son peuple sont innom-“ brables : et l’honneur que le sage “ se sera acquis vivra éternellement.” (Eccli.XXXVII.£6.) Sera le présent mandement lu au prône de toutes les églises et chapelles paroissiales et autres où l’on fait Polilce public, le dimanche qui suivra sa réception.Donné à Québec, sous notre seing, le sceau de l’archidiocèse et le contreseing de notre secrétaire, le huit décembre mil huit cent quatre vingt six, en la fête du Maiic Immaculée, patronne de l’Université Laval.E.-A.GARD.TASCHEREAU, Arch, de qüébec.Par Son Eminence, C.-A.Marois, Pire.Secrétaire.Une famille sous terre L* Petit Marseillais nous apporte des détails émouvants sur l’éboulement qui a enseveli le hameau de Méans dans les Basses-Alpes ; C’est dans la nuit du II au 12courant | vers 1 heure du matin, que le hameau de Means, commune de Réallon, canton de Savines, a été le théâtre de ce triste événement.Une avalanche de terrain i reboisé a glissé faiblement d’abord, très rapidement ensuite, du haut de la montagne.Quatre maisons existaient au bas de la montagne.On prévint en hâte les pro-prif taires de trois d’entre elles qui s’é-cli ippèrent à la course en criant : Sauve qui peut ! Le p:o, riétaire de la quatrième maison Marenthier, dit Tuti,qui habitait là avec sa femme et huit enfants, n’enten- i j dit pas ou entendit trop tard les cris d’alarm • de ses voisins.L’avalanche de terra arriva avec la rapidité de la foudre, projeta la maison à plus de 50 nôtres, l'ensevelissant en entier.Des populations entières vinrent y travailler i.»" père seule a été retiré, respirant encore.Le malheureux avait la tête et ur.bras hors de terre quand on l’a extrait de celte terre détrempée, son état est désespéré.Quant à la mère et aux huit en f mis,ils sont morts étouQ'és.asphyxiés ou écrasés sous cette avalanche.Sept cadavres ont été retirés.IL manque encore ceux du fils aîné, âgé de 18 ans, et de la fille aînée, âgée de IG ans.Feuilleton du COURRIER DU CANADA 14 Décembre 188G — No 140 LE CAPITAINE PHEBÜS (Suite) —Tiens ! moi aussi !.Quand partez-vous ?—Quand il vous plaira, monsieur le comte, si vous voulez bien naviguer sur le Subtil.Demain ?—Va pour demain ! dit l’ancien corsaire en se frottant le» mains.— Eh bien ?.fit d’un air .narquois Phobus en regardant Simonnet.Lo balafre 6erra la main que lui tondait la main Jean Brulart, mais il avait l’air piteux, piteux !.L’audience de congé que la princesse d’Orange ne put pas refuser à la comtesse et au capitaine Phébus fut brève et morne.- Triez pour moi ! dit-ello tristement à Mme de Villeneuve, Adieu, monsieur le comte, dit-elle à Phébus, je vous souhaito le bonheur que j’aurais voulu pour moi’ dans la vie ! Quand lo Subtil fît voile pour les côte» de France, 14 la belle comtesse ” lo salua de ses acclamations et do ses vœux.—An revoir, camarades ! cria Thé-bus, touché de cette preuve nouvelle de rattachement de ces braves gens.Simonnet *e cambrait sur le pont, mais, hum ! il n’y en avait pas pour longtemps, encore que la mer fût assez calme.Il faisait une splendide journée de printemps, avec une jolie petite brise qui donnait dès ailes au Subtil.—Chère Yolande, dit Phébus à sa fiancée qui regardait se fondre dans lointain le port d’Amsterdam, lorsque je vins en Hollande, j’avais le pressentiment que j’y trouverais le bonheur ! —Et moi, répondit-elle avec son sourire de fleur, j’ai le pressentiment que je vais le trouver en laquittant ! Jean Brulart avait déjà raconté 44 sa chienne do vie ”, comme il disait, depuis qu’il s’était sépare de M.le comte, Narcisse Ratiboul,—lequel, entre parenthèse, avait avalé sa gaffe dans la Baltique, le pauvre vieux !— l’avait ramené à Saint-Malo ; deux mois durant, i) y avait traîné scs amarres sans trouver un bout de commandement ; puis, en fin de compte, un brave homme d’armateur lui avait confié cette carcasso de brick, sur laquelle il faisait à perpétuité la navette entre les côtes de Franco, d’Angleterre et de Hollande.Une existence de pomme cuite ! Parlez-moi du bon temps où l’on était corsaire ! A présent, le roi s’avisait d’êtro en paix avec tout lo monde ; autant se faire apothicaire, ou s’en aller planter ses choux n’importe où ! Enfin, c’était toujours une rude chance que de s’être à point trouvé là pour rapatrier Mme la comtesse, M.le comte et sa jolie fiancée ! -Quand vous aurez assez du métier, lui dit Phébus, venez à Villeneuve ; il y aura toujours une place pour vous, mon ami.—Ça ne serait pas £e refus, mais, voyez-vous, je suis destiné probablement à finir comme ce pauvre Ratiboul, dans le sein de Téthys la blonde, et cette fin là en vaut une autre ! A Saint-Malo, les passagers prirent congé de Brulart, et, quelques heures après, deux voitures et un fourgon, frétés par Simonnet, les emportèrent avec leurs bagages.Ils arrivèrent sans incident à Fougeré, où la comtesse donna l’ordre à Simonnet d’aller avertir de leur approche messiro Michel Blatjvillain et messire Lucas Pélisson.Le balafré partit joyeusement au galop sur une rosse de louage ; une heure après, on se remit en route, et, non loin de Villeneuve, on rencontra le bon curé de Corbaon, qui monta dans le carrosse do la comtesse, et, après les compliments, s’empressa de parler de Mme de Longeville.—Ma mère !.dit Yolando avec une ardente expression.O monsieur lo curé, est-ce bien vrai que je vais la revoir, et l’entendre, et l’ombras- ser, et recevoir son adoré baiser ?— Oui, mon enfant, mais il ne faut rien brusquer.J’ai mis huit jours à préparer Mme de Longeville au miracle de votre retour ; elle sait maintenant que vous vivez et que, d’un instant à l’autre, vous pouvez arriver à Villeneuve.Elle pleure plus que jamais à present, mais ce n’est plus de douleur ! La débile nature humaine ne supporte pas plus l’excès de la joie que l’excès de la souffrauce.Maîtrisez votre impatience jusqu’au moment où nous irons vous dire : Venez ! —J’obéirai, monsieur le curé, mais faites que je ne meure pas d’impatience ! Se figure-t-on coque put être la scène du revoir entre cetie mère que, bien plus que les années, l’atroce chagrin avait blanchie, et cette fille adorée, qu’elle retrouvait dans l’épanouissement de la grâce et delà ! beauté ?—Yolande !.üù est-elle?.s’écria Mme de Longeville en ouvrant ses bras à son amie et à Phébus.—Bientôt vous la verrez, et je vous jure que vous serez lière de votre fille ! —Tout ce que m’a dit M.le curé tient vraiment du miracle.Elle a bien souffert, elle aussi !.Que Dieu est bon de m’avoir laissé vivre pour la revoir, la bénir et la donner à son fiancé !.Sais-tu que tu es bien beau, Phébus ?.Et elle ?Parlez-moi d’elle.Je lis dans vos yeux que vous me trompez par bonté d’âme.N’est-ce pas qu’elle est ici déjà ?.Par pitié, ne retardez pas d’une seconde la résurrection de mon bonheur.Jeserai forte contre lui, ne craignez pas, je 1 serai forte !.Et comme Mme de Villeneuve, le vieux chapelain et messire Michel paraissaient hésiter ; —Yolande, ma petite Yolande, mon cher doux ange, s’écria Mme de Longeville d’une voix séraphique en tendant ses bras tremblants d’é-mution, ne reconnais-tu pas ta mère ?.Viens, viens donc, pour te revoir j’ai tant prié Dieu !.Tous les serviteurs du château, Monique au premier rang, assistaient à cette touchante scène, Le cœur frissonnant et les paupières humides.—Venez !.dit à demi-voix le curé de Corbaon.Alors, d’une salle*voisine, s’élança comme une angélique apparition, une belle jeune fi»le aux cheveux noirs, blanche comme le lis des vallées, qui vint s'épanouir aux genoux de Mme de Longeville, puis son cœur, en redisant cent fois à travers ses larmes : —Ma mère !.Maman !.O ma bonne mère !.i La mère heureuse pleutait aussi, elle, en couvrant de regards adorants 1 et d’incessants baisers.Tout lo mon! de sanglotait autour d’elles.I —Tiens, Yolande, reconnais-tu celle-là ?.dit Mme de Longeville en désignant une vieille servante, qui larmoyait bruyamment.—Monique !.s’écria la jeune fille.Et Monique do redoubler ses sanglots ! Appuyée sur Yolande et Phébus, précédées des deux prêtres, suivie do la foule des serviteurs qui so pressaient pour voir de plus près 1 héritière de Corbaon, Mme de Longeville se dirigea vers la chapelle svec la comtesse do Villeneuve, et les fins vitraux blasonnées vibrèrent bientôt aux pieux et eut h onsiastas accents du Te Deum, Trois semaines après, le bourg de Corbaon était en fête, pavoisé à profusion, sa graml’rue tendue de draps blancs piqués de rose, le sol recouvert d’un immense et odorant tapis de fleurs.Une multitude bariolée formait la haie, parlant avec animation des aventures de la demoiselle de Corbaon, naturellement amplifiées en enjolivées ; et c’étaient des oh ! et des ah ! et de petits cris féminins, et de mâles interjections LOn était venu de vingt lieues à la ronde pour assis-j ter à son mariage, et toute la noblesse du pays eut à cœur de lui faire cortège.il suivre Le Courrier du Canada, Mardi 14 Décembre 1880 M%JMMU SOMMAIRE Mandement de S.Km.le cardinal Taschereau, a.-chevêquc de Québec L‘ne famille sous terre Feuilleton.—l e capitaine Phébu* lionne foi • Le» écoles séparée» 11 est répudié Hypocrites Petite Gazette M.lîurkc La situation en France % Les élections de Manitoba Attentat contre l’empereur Guillaume Echos 3* nouvelle* ANNONCES NOUVELLES Bureau de Poste, Québec—A.Ci.Tourangeau Huile Astrale ce Pratt—C.Peverley «?GRIP ” journal comique du Canada Bertrand 3~ Cie, marchands de bois Avis aux entrepreneurs—A.P.Bradley Bazar du Patronage Ligne Allan—Voir 4tme \ ;ge Traverse entre Québec et Lévis.faites l’essai de l'eau dentifrice A ris aux entrepreneurs—A Gobei! CANADA QUEBEC, 14 DECEMBRE 13SG BONNE FOI L'Etendard du 2 décembre disait : M.Meredith, l’associé politique de sir John, entreprend, en ce moment de défaire le gouvernement Mowat, parce que ce dernier rend justice aux catholiques.Il y a plus : il entend ostraciser TOI T CE QUI EST CATHOLIQUE, tOllt CQ qui est de langue française, qu'il appelle une langue étrangère.Nous dirons avec La Justice : un journal, le Globe, pour me faire pousser le cri religieux, «le refuse absolu ment de me laisser engager dans une telle position par flatterie ou par contrainte.Dans ce pays.où il y cl des hommes dont les idées religieuses diffèrent nous ne pourrons jamais former une grande nation si nous allumons la torche des haines sectaires, «le ne suivrai pas l'exemple de ces hommes qui, en 1857, ont attaqué non seulement la religion des catholiques Romains, mais encore les prêtres et les femmes qui voaient leur vie aux exercices religieux, «le méprise profondément une telle conduite, et si demain, en P adoptant, je pouvais devenir Premier de la Province, je repousserais cette offre avecdëdain.(7onnerrc d'applaudissements).M.Meredith est donc en laveur des écoles séparées, et méprise la tactique qui consiste à faire appel au fanatisme religieux.En présence de ces déclarations publiques, solennelles, d’un chef de parti dont les paroles en ce moment ont une si grande importance, que fait l'Etendard ?11 ne retire aucune de ses accusations contre cet homme public.11 laisse crtfire à ses lecteurs que M.Meredith veut “ ostraciser les catholiques ", et “ abolir les écoles séparées " En vain le chef de l’opposition ontarienne affirme-t-il le contraire.L'Etendard n’en tient aucun compte, et ne publie même pas ses paroles.Eh bien ! si c’est là de l’honnêteté et do la loyauté, les mots ne signifient plus rien.Ah ! comme on est juste quand on a rompu avec l'esprit de parti.Si c’était un journal conservateur qui en agirait ainsi, que d’injures ! des attaques auxquelles j’étais en butte.(Appl.) ” i.*• Liiez et méditez bien, catholiques conservateurs, qui êtes avant tout pour le parti, c'est-à-dire pour sir John.,l pour M.Meredith et ses écoles ynixtes." Et Y Etendard du 1er décembre avait dit : Le programme des conservateurs-torys du liant Canada comprend l'abolition de la dîme, l'abolition des écoles séparées pour les catholiques et la lectures forcée de toute la bible dans les écoles.Que nos frères d’Ontario y prennent garde.Far consequent YElendird accusait M.Meredith et son parti d'avoir pour programme la guerre aux catholiques, et l'abolition des écoles séparées.C’est une accusation trop grave pour qu’un journal honnête et sans esprit départi la lance à tort et à travers.Voyons donc si Y Etendard a dit vrai.M.Meredith a publié, sous forme de manifeste à ses électeurs de London, son programme politique.On y lit le passage suivant : “ L'existence du système des écoles séparées de la province a été garantie à nos concitoyens catholiques romains par lu constitution.Quelques-uns peuvent regretter que l'inauguration de ce system* soit devenue nécessaire, mais c'est néanmoins le devoir du gouvernement de s'y c mformer et de s'appliquer à le rendre le plus efficace possible.Le principe sur lequel e.^t basé ce système a été reconnu volontairement et ce principe ne saurait être perdu de vue.Donc le maintien des écoles séparées constitue l’un des articles du programme de M.Meredith.Plus récemment, dans son discours de London, M.Meredith a dit : Ceci est une lâche tactique de la part du Globe, en présence de mon manifeste dans lequel j’ai dit que je suis en faveur du maintien des écoles séparées, cl que je veux accroître leur efficacité.Le Globe n’a pas le courage de publier mes paroles, mais il les falsifie pour ceux qui n» lisent que ses écrits.Qui a assure l'adoption de la loi des écoles séparées f C est le parti conservateur du Canada.Ceux qui ont le droit ci9cire entendus ont énergiquement combattu cette communauté d’éducation, et le droit au système sépare est devenu loi du pays.Quand bien même, je voudrais l’abolir, je ne le pourrais pas.La loi a été bâsée sur le principe du choix volontaire, et l'on ne doit pas porter atteinte à ce principe vital.Il est bien clair, n’est-co pas, que M.Meredith est en faveur du maintien des écoles réparées.Quant à 14 l'ostracisme envers tout ce qui est catholique, ” voici comment le chef de l’opposition ontarienne entend le pratiques : Maintenant, un effort a été fait par protestant de la Caroline du Nord.M.Bowne a été pendant plusieurs i années, un ministre épiscopalien, et Voua comment c’est le parti de * ^ ,ln„c cn M.Blake qui a donné les écoles séparées aux catholiques Haut-Canadiens.C’est ainsi qu’on écrit 1 histoire, en ce pays, quand on est indépendant, impartial, et qu’on s’est placé audessus des atteintes de l’esprit de parti.a créé dans sa paroisse certaines dissentions parmi sa congrégation a cause de ses vues extrêmes.On a fait des arrangements pour son admission au Séminaire de St-Sulpice, pour le préparer à recevoir l’ordre sacré.M.lSowne a environ trente ans, possède de grandes capacités littéraires, et est un excellent musicien.LES ECOLES SEPAREES L'Union des Cantons de /’Est écrivait l'autre jour .Les catholiques dans Ontario ont des écoles séparées ; c'est le parti de M.Blake qui leur a rendu cette justice.C'est là un mensonge historique.La loi des écoles séparées dont jouissent les catholiques du Haut-Canada est due à l’initiative de M.Scott, alors député conservateur, et au concours de Sir John Macdonald et de ses partisane.C’est tellement vrai que le Gloue disait ces jours derniers : Ce n’est pas la faute de M.Mowat si le système des écoles séparées existe dans la province d’Ontario.La loi à cet effet a été adoptée en 1363, malgré le Globe, malgré M.Mowat.qui a vote contre.Cette loi a été faite à l'instigation des orangistes et de sir John A.MacDonald.avant la Confédération, et il a bien pris soin—le vieux perfide—de faire insérer une clause dans I’Acte de la Confédé ration.1807, reconnaissant le système des écoles séparées dans Ontario.Il n’est plus, par conséquent, du pouvoir des législatures provinciales de légiférer sur la matière.Voilà les faits relatifs à cette question.Qui est responsable?SIR JOHN A.MACDONALD.Donc la loi des écoles séparées a été adoptée malgré le Globe, M.Mowat et les grits, à l’instigation de sir John MacDonald qui en est responsable.A ce sujet,sir John lui-même disait?la semaine dernière, dans sa réponse à l’adresse des* irlandais catholique s de Cobourg : “ L’adresse de mes amis les irlandais catholique rappelle un tableau bien different de ce que nous voyons- dans le> luttes politiques du jour.Je me souviens du temps où j’étais attaqué dans le Globe jour par jour, semaine par semaine et «muée par année, pour ma prétendue soumission aux Canadiens du Bas-Canada, à ceux qui professent la religion catholique.Le Globe versait sur rnoi tous les venins qu’il est capable de ditillei.mais cula ne m’a pas inquiété.Je savais que j'accomplissais mon devoir, et.depuis, les catholiques m’ont remet cie des luttes que j'ai alors liviées contre le protestantisme rampant du Globe de ce temps-là.“ De concert avec ce grand homme et cet homme de bien—Hgerton Iïyer-son—je suis parvenu à obtenir poui les catholiques d'Ontario, un système d’écoles séparées qui leur donnait satisfaction.a Le Dr Ryerson—je n'ai pas besoin de le rappeler—n’était pas catholique.C’était un méthodiste d’une grande puissance intellectuelle et tous deux nous avons travaillé des jours et des nuits à la préparation du biil des écoles séparée?, et lorsque le travail fut terminé le docteur Ryerson déclara que celle loi ne porterait aucune atteinte, aucun préjudice aux écoles publiques du Canada.“ Il disait de plus que le bill, lorsqu’il serait eu operation, pourrait raffermir et élargir les baâes du système d’écoles publiques du Canada.Je remercie cordialement ceux qui ont bien voulu rappeler ce que j'ai fait autrefois dans raccoinplissement de mon devoir.Je croyais alors bien faire et j’ai agit d’après mes convictions saus m’occuper IL EST REPUDIE Les attaques stupides et odieuses du 31 ail contre nos institutions et nos droits sont répudiées de toutes parts.La Gazette de Montréal, organe de il.White, a formellement contredit ces articles fanatiques.Sir John a protesté contre le journal de M.Bunting.M.Meredith a désavoué sa tactique, dans son programme et ses discours.Enfin M.Thompson, ministre de la Justice, a consommé 1 a série des désaveu?, dans son discours cl’Alexandria.Voici ses paroles : On me demandera peut-être mon avis au sujet du grand organe conservateur de ce pays, le Mail.Ne s’emploie-t-il pas à soulever une guerre de secte ?Je réprouve dans Ontario comme dans Québec, les tentatives de ces individus et de ces journaux, quels qu'ils soient, qui essaient de soulever les guerres de religion.Ces tentatives sont absolument injustifiables, et je considère que le temps est passé où l'on pouvait faire du capital politique par de semblables moyens.Le Mail est un journal indépendant.Il peut attaquer le gouvernement du jour au lendemain, sans que nous puissions l'en empêcher.Nous n'avons rien à faire avec cette feuille.Ce n’est pa> comme le Globe, qui est révisé chaque nuit par un ami de M.Blake avant d’être imprimé.L’honorable M.Thompson, après l'honorable M."White, après M.Meredith, après Sir John ! La répudiation du 31 ail est-elle assez générale ?Et sont-ils justes les journaux qui ne veulent tenir aucun compte de ce fait ?Le 31 ail parle pour lui, dans sa campagne odieuse, et n’engage que sa responsabilité.JLm élection» de Manitoba I fon croit que cotte chasse sera encore 4 abondante cette année.Destruction d'une boite de scrutin Quoique moins agréable au goût que Winnipeg, 13—Le député-officier- le,s I^i'dt ix grises, les perdrix blanch m rapporteur Sibbald est arrivé hier 11 ,eu sonL P,as !n,0,IH recherchées, leur AL j y.y ».A plumage étant bien plus preferab.e pour matm, do Crimli, comte de Rockland.[»usag0 (]eg famille?, et leur chasse bien Il était complètement ivre.La boite p[us intéressante.de scrutin et les bulletins qu’elle contenait sont brûlés.I Un brusque reveil Le rapport des scrutateurs établit Un pochard a créé une sensation toutefois que 30 votes enregistrés dans la nuit de samedi à dimanche, à L'honorable M.Thompson, ministre de la justice, l'honorable M.Gha-pleau secrétaire d’Etat et le député ministre de la justice ont tenu vendredi et samedi uno enquête sur l’administration du Pénitencier de Saint-Vincent de Paul.Tous les officiers ont été interrogés avec le plus grand soin depuis le Préfet jusqu’aux tourne-clels.De cette enquête, il ressort que de grandes améliorations ont été introduites dans l’administration du pénitencier, que la discipline y est strictement observée, et que les officiers exercent un contrôle salutaire sur les détenus.Le travail qui s’y fait est très bien exécuté.C'est ainsi que tout l'agrandissement du pénitencier s’effectue par les détenus.Quant à leur nourriture, elle ne laisse guère à désirer.Un journal de Rome dit que malgré son grand fige—il a Q2—le R P.CO KmJ CO Beckx, général de l’ordre des Jésuites, vaque comme à l'ordinaire à ses occupations.Des lettres reçues, cos jours derniers, à l’évêché de Saint-Hyacinthe, annoncent que Mgr Moreau et ses compagnons de voyage, alors à Rome, étaient en excellente santé.Les Canadiens dans la Ville Eternelle ont eu une audience particulière de Léon XIII, à la fin de novembre.HYPOCRITES ET FARCEURS Le G lube dit, au sujet des élections de Manitoba : M.Norquav a été battu à plates couture» dans les comtés anglais, et soutenu dans les comtés habités par les Métis cann-diens-français, simp’ement p uce qu'il est métis lui-même,et qu'il a pour collègues, les chefs locaux des Métis.Ainsi les Métis français ont appuyé le cabinet Norquav.Qu’en pensent nos gens de la presse rouge-nationale, Y Electeur, la Pairie et la Jus lire ! La vraie raison pour laquelle les Métis et les Canadiens-Français ont soutenu en masse le gouvernement w conservateur, c’est que ce gouvernement leur a rendu justice, tandis que le parti libéral, le Free Press de Winnipeg en tête, n’ont cessé de soulever le fanatisme national et religieux contre nos compatriotes.Les journaux rouges d'ici dénoncent-ils leurs amis de là-bas, comme nous dénonçons le 31 ai P Pas du tout.Ha font des vœux pour le triomphe des grits manitobains, et arborent leurs drapeaux pour célébrer la victoire apocryphe de ces fanatiques.Hypocrites et farceurs ! PETITE GAZETTE On lisait dans le dernier numéro du Progrès de /’ Est : L’autre jour, M.Merei»*r abordait l’un de ïes confrères du b u reau dsi Montréal comme su*t : —Que me donneMu si nous battons Ta il Ion h Montcalm ?M.G.—Un souper aux h ni ties.M.Mercier.— Prépare-toi, car je m’at tends à ce que nous allons le battre Nous ne savons si M.G.s’est préparé, et a préparé ses huîtres S'il l’a fait, qu’il mange ses mollusques sans tambour ni trompette.Car M.Mercier n’ira pas lui rappeler sa promesse.M.Burke, M.?.P.I/Islet, 11 Déc.18SG.M.le Rédacteur, Je vois dans le u Canadien ” de ce matin, l'éloge de 2 canadiens français» élus pour la législature de Manitoba, MM.Gelley et Prendergast.11 est un autre canadien qui quoique irlandais de naissance n’en est pas moins canadien français de langue et de sentiments.Je veux parler du député du comté de ^t-François Xavier, M.Joseph Burke, arpenteur, qui a été élu par acclamation.Ce monsieur mérite nos sympathies et félicitations à plus d’un titre : c’est un conservateur dévoué et un garçon intelligent qui a su se rendre populaire et se créer un bel avenir au Manitoba, quoi-qu’émigrê en ce pays que depuis (j am seulement.M.Burke est natif deSl-Jean Port-Joli et ses compatriotes du comté do l’ialet seraient heureux de voir les journaux conservateurs faire son éloge, ce qui serait d'autant plus à propos que le public n’a pu le reconnaître ptrmi les députés élus, car tous les jourua *x ca-nadion-fiauç iis ont massacré son nom en écrivant Botirke au lieu de Burke.Je compte M.le rédacteur sur votre patriotisme pour rendre justice à l’un des nôtres eu lui consacrant quelques lignes de* votre journal pour faire sort éloge.Ce faisant vous obligerez ses unis.• Votre tout dévoué.*** « .1» • O • La situation cn France Un autre ministre épiscopalien vient d’entrer dans le giron de l’Eglise catholique.Le Rév.Georges Washington Bownc, ci-devant recteurs !e l’église protestante de St-Pierre, à Salisbury, fut dernièrement baptisé par le Père Dwight' Lyrnan, de Baltimore, qui aussi est un converti au sein du vrai bercail, et le frère de l’évêque Lyrnan, du diocèse FLOU HENS ACCEPT?: LE PORTEFEUILLE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES Paris, 13.—M.Flourens, vice-président du conseil d’état, a accepté le portefeuille de ministre des affaires étrangères dans le cabinet Goblet.A la réunion du cabinet aujourd’hui, il a été décidé de demander à la chambre de voter des crédits provisoires seulement pour deux départements.On regarde comme certaine l’adoption de ces crédits parce que les trois groupes de la gauche ont consenti à les voter.Dans les couloirs aujourd’hui on discutait fortement la question de la dissolution de la chambre au printemps “prochain.' M.Flourens fut autrefois un directeur du département du culte public.Il est un chaleureux partisan du Concordat et est en faveur du maintien de l’ambassade française au Vatican.La nomination de M.Flourens indique la dificulté que le gouvernement a éprouvée à avoir un ministre des affaires étrangères.TT r * J, .* i.i i .-n .I vitres volèrent eu éclats.C’était un Un avocat éminent de la Mlle e A ivr0gUvj qni s’amusait à lancer des bri- d opinion que le rapport des scruta- q,)es (]ans les vitres.Uno brique est allée tears sera accepté, sur un décompte, tomber sur une table, enroulée dans le Un autre avocat soutient le con- rideau de la fenêtre qu’elle avait enlevé traire.I au passage.Ou s’imagine facilement la terreur de la famille.M.Lefebvre s’esl levé immé diàlement et a poursuivi le malfaiteur, qui aura à compter avec la justice.AUeutat contre Peut perçur 2 ans et comptait beaucoup d’amis Cet acte produisit grande sensa-Mai,s eette ville.Elle était sœur du tion dans la ville, et une foule im inenso s’assembla près du palais impérial.L’empereur n’a pas été impressionné ; et il s’est montré à la fenêtre de son palais pour rassurer le peuple.La foule l’a acclamé.Honneur au mérite La lettre suivante a été reçue par MM R S.Williams Fils, de M.'W.lVllow agent commercial du Canada à l’exposi tion coloniale de Londres, Angleterre Steamer Vancouver.Liverpool 13 Xov.1380.MM.R.S.Williams & Fils, 1 S3 rue Yonge, Toronto.Capitaine Riverin et mère des Messieurs Tremblay, employés de la maison Price.Le Pacifique Canadien Les revenus du trafic sur le chemin de fer Canadien du Pacifique, du premier au sept décembre courant, ont été de $202,000.Pour la même période de l’an dernier, ils étaient de $17*1 OOt).Augmentation $28,000.L'affaire de Saint-Rémi La Liste scène de Saint-Rémi tient encore tout le inonde dans la crainte d'un dénouement tragique.Mme Bénoit n’a repris connaissance que deux jours après le coup.Elle est encore dans un état d’insensibité qui inspire des craintes sérieuses.M.Quinlan, qui était présent lors de l’affaire est le maître de section du MM.—C’est avec plaisir que je vous i < , rp ., informe que Sa .Majesté la reine a choisi 9Vanes victimes parmi cellesqui sont faibles et délicates, cependant le même médicament les guérira infailliblement toutes lus deux.Après que les parties affectées ont été soigneusement fomentées avec de l’eau salée et que la peau a été bien essuyée il faut, pendant quelques minutes, les bien frictionner, deux fois par jour, avec l’Onguent Holloway ; ou prendra, eu même temps, les Pilules suivant les instructions imprimées.En effet, desinstructions, clairement détaillées, entourent chaque boite de Pilules, comme chaque pot d’Ongueut et qui- vente des véritables pianos Williams, conque les suivra attentivement, pourra pour la ville et le district de Québec facilement et avec succès, être son pro-sont MM.Bernard & Allaire.I pre docteur.R.S.Williams & fils Québec, 9 Décembre 1SS6—im 5^3 Echos L nouvelles Accident sérieux M.LE CURÉ DE SAINTE-RR IG IDE, LA VICTIME Un accident qui a été près d’avoir des suites fatales est arrivé vers onze heures, hier matin, sur ia rue Notre-Dame, en face du Palais de Justice à Mont-tréal.La voiture de M.l’abbé Lonergan, nu • y.curé de l’égliseSainte-ürigide, est venue Chronique religieuse en collision avec une voiture-express - Samedi matin, il y aura quatre or- dans les circonstancessuivantes : dinations de diacres à la Basilique.Les deux voitures suivaient la voie —Désormais, il y aura, tous les di- ferrées des chars urbains dans un sens manches et fêtes d’obligation, un salut opposé et les chevaux marchaient à une à l’église de la Basse-Ville, à sept heures allure un peu vive.Les deux cochers lu soir.On gagnera 1 OU jours d’indul- arrivaient l’un sur l’autre et quand ils gence chaque lois qu’on y assistera —La retraite pour les hommes mariés commencera dimanche prochain à IV-glise de St-Sa u ve u r, pour se terminer le jour fkr NYël.— Les paroi>>i ns de Notre-Dame de la ( ’« *rr!e ont été témoins, dimanche soir, d’n ne Délit cérémonie à laquelle iis ont assole 1111 gland nombre.M.l’abbé Les-sud.cure de cette paroisse, avait lait l’acquisition de deux statues, une de t»ainl Antoine de Padotio, une titre de saint Juan-Baptiste, et de deux anges adorateurs pour être placés de chaque côté du maître-autel.Il avait invite pour présider la cérémonie de la bénédiction, M.l’abbé Godbout, curé de Saint-Ro-inuald, le fondateur do cette paroisse, qui a bien voulu aussi piocher le sermon du circonstance.lies paroissiens de Notre-Dame de la Garde ont été heureux de voir au milieu d’eux celui qui avait laissé de si bons souvenirs.Le prédicateur n’a pas manque de faire ressortir le travail accompli par M.l’abbé Lessard pour le bien de cette jeune paroisse depuis qu’il en a eu la direction.Les décorations du chœur et du l'autel, dues aux Sœurs de la Charité de la localité, étaient marquées au coin du goût 10 plus exquis.Le chant et la musique n’ont laissé rien à désirer.Les statues sortent rie l’atelier de MM.Hegali et fils, de cette ville.Elles sont magnifiques.Cercle Frontenac A l’assembléo générale du club de raq ji lies u Le Frontenac de Québec,” b messieurs dont lus 1101ns suivent ont e; j ii' officiers pour l’année courante : A I T.ingiiay, président ; Ed.IL Bor-r.1, vice-piosident ; L.M.Poulin, sec.* tro.-uiier, F.Dallai ru, capitaine.(lunule de régir.: Louis Poulin, Nap.MoGan, Jos.Moisan, Elz.Noël, Juan Poitras et‘Adolphe Delisle.La perdrix La perdrix blanche a fait son apparition la semaine dorniôro à Chicoutimi, et voulurent tirer leur voiture hors de la voie ferrée, ils n’eurent pas le temps de le faire.Il en résulta un® violente collision ; la voiture de M.le curé duSainte-Brigide, moins lourde que l’express, fut culbutée et ses occupants lancés sur le pavé.On s’empressa autour d’eux ; M.l’abbé Loneigan fut transporté, privé do ses sens, dans la pharmacie de MM.Devins et Rollon, où on lui fit respirer des »els en attendant l’arrivée d’un médecin.Au bout de quelques instants M.le cure put articuler quelques paroles ; mais le poulx ne battait plusetsemblait entièrement paralysé.Il fut plusieurs minutes dans cet état.Dès qu’il fût revenu à lui,on le conduisit à l’hôpital Notre-Dame où le Dr Biennan lui prodigua ses soins avant de le faire conduire au presbytère de Sainte-Brigide.M.l’abbe est mieux maintenant et il ne lui reste de l’accideut qu’une vivre douleur à l’épaule gauche; dans sa chute, il s’est infligé à cette épaule des contusions douloureuses.Lu Dr Brennan dit que la commotion nerveuse a été si fortu qu’il 11e s’eu est fallu (j 11e do peu que l’accident ne coûtât la vie à M.le curé, qui, pour un peu plus, aurait succombe a la paralysie du cerveau.Nous sommes heureux d’apprendre que M.l’abbe est mieux en ce moment et que le danger est maintenant passé Le cocher qui conduisait la voitme de M.le curé a aussi r« çu de sérieuses contusions qui n’ollYeni heureusement aucun danger.Œuvre de l’Orphelinat Une quête faite dans l’église de Saint-Michel du Beliechasse, le jour du la fétu de i’Immaculée Conception, en faveur de la belle œuvre de l’Orphelinat de Québec, a produit la somme de S5U.Condoléances Les notaires de la ville de Lévis ont ou uno réunion à laquello ils ont passé Le Courrier du|Canada Mardi 14 Décembre 1880 IT.* IM des résolutions de condoléances au sujet de la mort de leur confrère M.Léon Roy Pour honorer la mémoire du deluiit, ils-porteront le deuil pendant un moi?.Des résolutions analogues ont été adoptées par les directeurs de la Société (Je consii uction permanente do Levis, dent M.Roy était secrétaire dépuis sa i'oiidalieii, c’est-à-dire depuis près de dix-huit ans.Edition de 4 heures ' •’v.’ur*»'* Pastorale Avis aux Mères lo “ syrop calmant de Mme Winslow devrait toujours être employé pour la den u-liou des enlantB 11 calme ) enlunt.adoucit les ccncives.apaise touteB les douleurs, euérit la colique, et eût le meilleur remede pour la diarrhée.Vingt cinq cents la hou- teuille., .Québec, J8 mai 188G—1 an Jni up.10.45 Malle pour la 6.00 Accomodation Rivière du Loup.! «le la Rivière du P» M.Loup.5.30 Acc o m o d a t i o n pour la Rivière du Loup.„ .i Québec, 27 Novembre I8S6 IA&C3.E> C A L E N D RIE R DU DIOCESE DE QUEBEC Pour 1887 * IL 'soussigné étant le seul autorisé à publier J l’ordo et le Calendrier du diocèse de Québec désire informer les messieurs du Clergé ainsi que messieurs les marchands que le Calendrier 18S7 est sous presse et qu’il îcra prêt dans quelques jours.Ce Calendrier est Je seul approuvé par Non Eminence la Oardhml Tancliercuii Archevêque de Québec, comme étant conforme à la rubrique et donnant la liste des 40 heures.Une réduction spéciale sera laite pour la vente en gros.Le soussigné profite de cette occasion pour informer messieurs les curés que la nouvelle édition, revue et augmentée, du Graduel et Vespéral Romain est prête.L’attention toute spéciale que nous y avons donné nous permets de dire aujourd’hui que 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infiniment préférable b tous les extraits de bœuf.En vente chez les pharmaciens et au dispen sa ire de l’Hôpital du Sacro-Cœur, Québec.Québec.28 novembre 18S4 69 —DU— Diocèse de Rimouslci POUR BEHAN BROS 1SS6 MaiNOii ISS7 (irai de mit a Muifin DE Marchandises sèches, d'étapes et de fantaisies pour liquider Toutes de nouvelles marchandises* pour la saison Dans le butMç réj’c * définitivement ln i succession de feu M.R.\Y.Behan, nous lavons décidé de clairer en entier notre fonds de commerce et pour atteindre ce! (but, nous avons réduits toute nos marchandises sans exception, à un prix qui donnera au> acheteurs une opj ortumtéj ;de se procurer des ailiclcs de première; classe à un prix beaucoup moindre que le coût de l’importation.Nous commencerons cette grande, vente à bon marché l.itmli.le 22 courant N’oubliez pas.doutes les marchandises réduites.Chances dans tous les départements.Four argent comptant seulement.P.S.l’ont compte dû à la maison doit être réglé au plus tôt.Behan Brothers.U LEGERE ET SILENCIEUSE.MACHINE A COUDEE “DOMESTIC” Ï7 ST reconnue dans le commerce de machines à Hi coudre, comme étant la seule machine qui atteint le plus haut point d’excellence que pui>se atteindre une machine â coudre “ I A DOMESTIC” est pourvue du plus beau choix ae guides et accès-soirs.Le K)is qui entre dans la confection de cette machine, est ployé et de qualité supérieure.La machint exécute une plus grande variété d'ouvrages que toute autre machine dans le march/.La réputation de la *• DOM LS I IC ” déjà si grandement établie s’agrandit tous les jours par son habileté à exécuter les plus beaux ouvrages dart qui sc soient vus.Venez voir cette machine avant de fixer votre choix sur d’autre.Seule agence à Québec, &tari2nrec, 3 décembre 1SS6— Z CIIEAUN.DE FER DE Québec et Lac SU Je an I E et après.LUNDI, le 25 OCTOBRE 1886.î^t les trains circuleront tous les .jours (excepté les dimanches) pour et de la station du Palais, Québec, comme suit : ALLANT AU NORD 0.35 A.XI.Train mixte laissera Québec pour St Raymond arrivant la à 9j a.-m.el so tendant h la Rivière à Pierre les mercredis et vendredis, arrivant là à 11.45 a m •1.(16 5*.M.Train de la malle tous les jouis arrivant à Sl-Raymond à 5 60 et Rivière à Pierre à 7.00 p m ALLANT AU SUD G.(H) A.51.Train de la nulle laissera la Rivière à Pierre tous les jours (Si-Rû\moiid7.10 a ni) pour Québec arrivant là à 8.55 a m iî.RO V.55.Train mixte laissera St Raymond tous les jours (Rivière à Pierre les mercredis et vendredis à 12 45 pm) pour QUi bec arrivant là à 6.00pm Le train de !i made se rencontre à St Ambroise avec les omnibus allant au villagi Indien à Lorolle et à la station de Valcariiet avec l’omnibus pour le village do \ alcarlitT, à Si Gabriel avec le nouveau (bemin jour rétablissement de lu Rivière aux Pins, à l!i\icr« à Piwre avec lo cln min tie ooîonisi t.on pour Notre-Dame dés Anges, G ;iv e b s tiains de l’entrepr» nenr tous fi s jouis—un convoi tie pass, getsrn fail partie—povr it* Punt de P»at;s-or.ii (si le terni s le* pence U retournant à Rivière à Pie re le soir sus vdit.Pour information concernant le frit, le taux du passage, s’adresser à Ahxandre IJardy, agent general du li't »t de s ja-:sogers, Quebec.Des billets sont en vente -bt/ R.\Y.Sleeking, en facts de 1*Hôtel St Louis et par tous les ssus-agents.billets do retour de première classe au taux d’un sim/le bil!* 1.émis tous les same iis valables jusqu’au manii suivant.J.(î.SCOT r.Sec.et Gérant.# Chambres Commerciales Québec, 25octobie 1886 AVIS AUX ENTREPRENEURS J DES SOUMISSIONS seront demandées dans quelques jours pour la construction de la section du chemin de fer du Cap Breton s’étendant de Grands Détroits à Sydney, distance d’environ 45 milles.Cet avis préliminaire est donné afin que les entrepreneurs qui désirent soumissionner pour cette entreprise puissent avoir l’opportunité de visiter les lieux avant le commencement de l’hiver.• Far ordre, A.P.BRADLEY, Secrétaite.Dépt.des chemins de fer V et canaux.> Ottawa, 26 nor.1SS6.) QneVer, 39 aor.itS6— afifps 517 LES 3 Bots Bienfaisants DR ILeoisï Léom Keooimnnndoe par un pharmacien populaire de Montréal LISEZ CE QUI SUIT : Montréal, 11 octobre 1SS6.Au gerant de la COMPAGNIE DK l.’EAU DE ST-L LO N Montréal ; MonsIF.1 R,—-Je j uis certifier par mon expérience personnelle que L’Eau Minérale de St-Léon est grandement recommandable pour les douleurs des rognons.JOHN GARDNER, Chimiste.Coin des rues McGill et Notre-Dame.Des circulaires contenant des certificats importants envoyés gratuitement sur demande.Cette eau inappréciable est en vente dans toutes les pharmacies et épiceries importantes à 25 cts le gallon seulement.Comment faire usage de l’Eau ' Minérale de St-Léon Comme purgatif, prenez en deux ou trois verres chauds avant le déjeuner.Un ou deux verres aux repas agissent avec efficacité contre la dyspepsie.Buvez de cette Eau, qui est l’un des meilleurs “ altérants ; ” prcnez-cn chaque jour, un verre toutes les deux ou troi> heures, dans les maladies chroniques, et vous changerez et vous purifierez votre sang.Nous recommandons l’usage de l’eau de St-I éon comme préservatif contre les maladies causées par les baissons fortes.En vente par tous les principaux pharmaciens et épiciers à 25 cts le gallon ; en gros cl détail par MM.G1NGRAS, LANGLOIS $ Cit Seuls agents do la Puissance, Québec Visai •vis h Palais Cardinalice Québec, 15 NorttuWe 1SS6 484 Rl-huiî i*ar m.léger brousseau Indiquant la date de la solennité des Quarante Heures en chaque paroisse, et approuvé par Sa Grandeur Monseigneur l’Evêque de St-Germain de Rimouski.S’adresser pour la vente en gros, à Québec, chez l’éditeur, 9, rue Buadc QUEBEC Avis aux Entrepreneurs DUS SOUMISSIONS CACHETÉES, portant chacune .\ endos de “ Soumission pour le* I ravaux du 1 Livre de Québec ” et adressées au soussigné, seront reçues JUSQU’A TROIS HEURES, P.M., U UK JOUR SI .7® S.sNX .“ESJSL JgTç, 11 FSOffili.pour la construction de la partie sud du Bassin Louise, conformément aux j lans et spécification qui pour ront être vus, .H.BJH’-r ET APRÈS LE ^ ingt-neuf du courant, iUuiH le Bureau pu* an ée, d’iv&nce ; ou un abon erne* t au SCIENTIFIC AMERICAN ivoyez le prospectus plu> haut) * t m, au SCIENTIFIC AMERICAN SUPPLEMENT pour un an par la poste $7 aussi d’avance—Item;se pur la poste ô l’adresse de MUNN & Co., 4 PithîSshcr- American, HCl Broiiihvay New-York.tajn ML'NN à Co., ont obtenu pour Purs clients depuis l’établissement do leur bureau d'agence en 846 plus de cent mill * brevets.Aucun autre bureau dr c- g-nre n’a do m dlleu^s moyens à sa disposition pour obtenir à bonne comj'osition et promptement, dos Brevets, des msrq es de coimner.e.des droits u t )n fabrique les cartons en bols, pour o.’teî carton do paille, et pulpe de bols.MM.RKII> font l'Importation et le ccr c* •le toutes sortes de papier», effets pour 1 rj * -qs tapisseries.Ils gardent toujours en mr.ftMn un a rrrM ment de papier,de métaux, **td* fournitures y U marine, de,, etc «a* TtwTnvacwr CONDITIONS -DU— Courrier du Oanad c O î*î’ix «le l’AboKiiemen; EDITION QUOTIDIENNE.CANADA RT Etats-Unis.Un an.-.S fl.O O ($5 payable d'avance) Six mois .ÿtt.OO Trois mois- .f Un .‘-îfla str ANGLETERRE.-J Six mois.1*.« l Trois cois_ 0.3 suivantes, savoir : Mx llgno» et au-dessous.50 centins : our chaque insertion sub»»Hiuonte^.l2i “ I*?ur los annonces d’une plus grande étendue, ‘lies seront insérées à raison de 10 contins par • gr»ü |»our la première insertion, et de 5 contint pour log insertions subséquente*.Réclame» : 20 conts la ligne.Le» annonces, lo» réclame», les abonnement* doivent être adressé» à l.icger ISrcusscau.EDJTKUR-rROPRrÉTAIRïï, RUE BUADE, HA D TE-VU,Lis Québec.IMl'UIMli ST PUBTJi PÀB LEGER BROUSSEAb Editeur propriétaire, No 9, Rub Buade Hauta-VUla, Quête
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