Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 25 février 1887, vendredi 25 février 1887
mo Année ««.mrvj r 7iri TOW5gegcCT?q!?.yrTgm iVo S!4-Edition quotidienne-lOème Année Vendredi 35 Février 7ïsn>m& JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JK CROIS.J’ESPÈRE ET J’AIME.1110MAS OUA PA IS Réducteur en Chef.•-v> guomma "Cil ¦ ~2 .if rŒRAMOOC Fiance exploitation du réseau d’Etat.a célébré hier à Vincennes, d’vne façon plus ou moins solennelle, “ le cinquantenaire des chemins de fer ”, La fête, qui devait avoir le caractère officiel, ne devait pourtant pas avoir la participation de nos compagnies de chemins de for.Les compagnies tiennent que le Lb.fi h ¦ !'- :i< ) ’ ’ SWF'.A ï.;, Editeur-Propriétaire.Paris, 7 février.M.de Soubeyran, à la dernière séance de la Chambre, a soulevé une intéressante question.Il a appelé ^ ^ l’attention de ses collègues et du j cinquantenaire sera célébré comme payo sur l'exploitation du ré-eau des • le désirait le gouvernement et elles chemins de 1er de l’Etat.Cette ex- ont décliné de prendre part aux ré-ploitation se poursuit dans des jouissances de Vincennes, qui m ont conditions absolument ^désastreuses, bien l'air d’avoir été organisées par Quelques chitires vous donneront un groupe de personnages sans man-une idée suffisante de ces conditions- dut Le gouvernement, lui, s’est montré moins lier, et il a consenti à Le réseau a coûté au bas mot de prendre sa part des réjouissances or-huit à neuf cent millions de francs, ganisées en dehors de son plan.La Les recettes ne s’élèvent que de deux plupart des ministres étaient repré-à trois millions de francs.Quel «entés—sinon présents a la solennité commerçant, quel père de famille ac- laïque et civile d’hier à Vincennes, capterait* de conduire une entreprise Mais M.Lockroy n’y était pas.De-aussi ruineuse Y II liquiderait et le- puis quelques semaines, notre “ il-rait bien.lustre ” ministre du commerce et de Mais ce n’est pas tout, l’ourle l'industrie est condamné au repos rachat, pour la construction de ce Par suite d une _ chute malheureuse ver contre des collègues aussi influents et qui, justement, font partie de son propre groupe,ceiui de l’Extrême gauche.En conséquence, M.Dre y fui-s’est vu oblige de publier des excuses et de déclarer que jamais, au grand jamais, il n’avait eu la in.ui vaise pensée de nuire à la considération et à l’honneur de ses chers collègues Camélinat et Basly.Les rétractations ne coûtent jamais rien à un juif embarrassé—et si M.Dreyfus a véritablement offensé scs terribles collègues, il ne mettra que plus d’énergie dans ses protestations.Quant au citoyen Rabuel qui, parait il, n’est guère intéressant malgré la qualité de son adversaire, il répondra cette semaine devant Je tribunal des gifles vigoureuses qu’il a administrées à un représentant du peuple dans le Palais de la représentation nationale.N.réseau, iUtaïïu des capitaux dont T11; au premier jour, n’était qu’une les charges pèsent sur l’Etat.Entre ioulure ou une simple égratignure, b 1 - • • ’ ' et qui aujourd hui encore empêche.i _ _ • .i • i • .i i • t ndre ( gloire! „ tern-1 perament délabré du sémite viveur J et usé.Le moindre accident peut creusé dans le Tréso*.L’Etat, du moins, lerciie t -11 a avoir pour ces santés-là de conséquen République, n’augmentent pas ou n augment» nt que dans des piopoitions insignifiantes, les charges et’ les frais croissent régulièrement.En 1870, les Irais d'exploitation se montaient à 78 p.e.des recettes.En 1880, la proportion atteignait SI p.c.; en 1884, 85 p.c.dans un palais i t n, au premier ap-, pel, tous les princes de la science, j Mais la barrière est encore insuflisan-j te pour la mort.Le calme de la politique, dont je vous parlais hier se maintient, lit cependant i! faut bien constater que, En présence de cette situation qui malgré le retour des gens de Bourse* empire au lieu de s’améliorer.M.de à des impressions plus raisonnnables, Soubeyran propose un remède bien ou du moins plus sincères, nombre simple.Que l’Etat cède son réseau de personnes bien informées coiiti-j aune compagnie particulière.Le nuent à croire la guerre non seule-réseau trouverait des preneurs à neuf ment possible, mais encore probable j cent millions, et l’Etat, au lieu d’en- C’est surtout à la frontière qu’on est ; fouir l’argent des caisses publiques pessimiste en la matière.Et chacun1 dans une entreprise coûteuse, einpo- en donne malheureusement des rai- i cherait les neuf cent millions qui lui sons qu’il est difficile de contrôler, j donneraient tout de suite le moyen J’ai vu aujourd’hui même quelqu’un , d’équilibrer ses budgets et d’éviter la qui m’a parlé d’une lettre reçue par création de nouveaux impôts.La pro- un de ses amis, de 1’Alsace-Lorraine, position de M.de Soubeyran était si ut la lettre annonce coram- signe de raisonnable que, môme à gauche,elle guerre, que nombre d’officiers de a rallié de nombreux adhérents.Néan- l’année allemande ont renvoyé leurs moins, la majorité du parti iépubîi- femme de l’autre côté du Rhin pour cain a voté contre M.de Soubeyran se préparer à entrer en campagne, comme un seul homme.Le réseau de Si le renseignement était exact il se-l’Etat est une bonne vache â lait rait ceitainement grave.Mais com-C’est une carrière pour les amis et ment le vérifier ?les parents des ministres des députés Vos lecteurs n’ont sans doute pas et des sénateurs.On disait autrefois oublié l’aventure du député sérai-que la France était assez riche pour tique Camille Dreyfus souffleté publi-payer sa gloire.Elle ne le sera ja- que.ment l’autre jour dans la salle mais pour lésisti r au gaspillage, à des Pas Perdus du Palais Bourbon l’avidité des républicains.Cependant parmi journaliste radical et méri je dois dire que les arguments et les dional, du nom de Rabuel.À propos chiffres de M.de Soubeyran ont pro- de son affaire, M Rabuel avait racon-duit une réelle impression.De mê- me qu’il s’est trouvé nombre de députée républicains pour voter avec lui, il se trouve des journaux républicains pour demander que le gouvernement renonce û une ruineuse té que M.Dreyfus, en le calomniant avait aussi calomnié deux nobles serviteurs du peuple, MM Camélinat.et Basly.M.Camille Dreyfus était mis par là dans un mauvais cas.11 n’y avait pas moyen d’utiliser sonrevol- Lettres de Constantinople l’éra de Constantinople 28 janvier.M.Zankofi est l’homme important du jour ; il a obtenu plusieurs audiences du grand-vizir et lui a remis un mémoire sur l’état de la Bnlgmie et sur les moyens de pacifier la principauté.Le grand-vizir a réuni en conférence M.ZankofFet M.Voulkovitch ; cette conférence aurait duré trois heures.M.Voulkovitch a demandé à Sofia de nouvelles instructions qui lui auraient été immédiatement transmises.Les trois délégués bulgares qui se sont promenés en Europe ont manqué 1* courrier de Brindisi et n’arriveront à Constantinople que lundi prochain.Ce sera seulement la semaine prochaine qu’une discussion complète pourra s’établir sous la médiation de la Porte.; on saura alors si une entente est posable.Le Tarik allègue que l’Angleterre et l’Italie ont déclaré, que Ja Bulgarie faisant partie intégrante de l’empire ottoman, l’initiative de la solution appartenait à la Porte et qu’elles observeraient la neutralité dans l’élection du nouveau prince et dans l’arrangement des difficultés.Si l’on pouvait compter sur la sincérité diplomatique de l’Angleterre, il serait permis de penser que celte nouvelle attitude anglaise est favorable au rétablissement de la paix ; mais malheureusement lord Salisbury a des antécédents fâcheux à Constantinople.Il était premier plénipotentiaire anglais à la conférence de Constantinople de lb7G ; il était, disait-il, entièrement d’accoid avec tous ses collègues européens pour réclamer toutes les réformes que l’Europe demandait aux Turcs.Mais le second plénipotentiaire anglais, sir Elliot, faisait officiellement le muet et agissait secrètement auprès de la Porte pour faire repousser les demandes de l’Europe.C’est grâce à ce double jeu que la conférence a échoué et que la fatale guerre de 1870-1877 n’a pu être évitée.Qui nous dit que l’Angleterre ne tiendra pas encore la môme conduite qu’en 1870, qu’elle n’aura pas un double langage ; pacifique à Constantinople et querelle â Solia Y La duplicité de la diplomatie européenne dans les questions orientales est essentiellement pernicieuse et malfaisante.Les relations du sultan et dé la Porte avec sir White, le nouvel ambassadeur d’Angleterre, sont devenues, en apparence, très gracieuses, très aimables ; mais eu Egypte, les rapports de Moukhtar pacha, haut commissaire turc, avec les Anglais et Nubar pacha leur complice sont fort tendus, difficiles, rogues même.La presse de Constantinople, iTien que n’ayant aucune liberté et soumise à la censure préalable, est toujours disgracieuse pour les Anglais en Egypte ; elle continue de reproduire les articles les plus mer veillants des journaux européens ; ainsi la Turquie a publié le rapport de la Chambre austro-hongroise de commerce à Alexandrie, adressé au consul général autrichien au Caire.Ce rapport est un réquisitoire fort sévère contre l’administration anglaise, cause unique de la misère du pays, du mauvais état financier et de la décadence du commerce européen sacrifié au commerce anglais.Sir Drummond Wolf est attendu demain à Constantinople, où il doit arriver par le bateau de Trieste.La Turquie croit que lord Salisbury a fini par comprendre qu’un règlement satisfaisant de la question égyptienne améliorerait plus aisément les rapports de l’Angleterre et de la Porte que la politique tendant à prolonger la crise dans les Balkans.L’opinion de la Turquie serait fondée si l’Angleterre était disposée à faire beaucoup de grosses concessions et si nous n’avions en expectative une nouvelle question! Cretoise en train de se développer.Saras pacha, vali chrétien de la Crète a donné sa d* mission, qui a été acceptée.11 a pour successeur au autre chrétien grec, Uossuki-Antouo-poulo, procureur général à la cour de cassation.La Turquie dit que Costaki se rendra la semaine prochaine en Crète pour prendre possession de ses nouvelles fonctions et qu’il a reçu do la Crete de nombreux télégrammes de félicitations.Si la question bulgare se règle pacifiquement, ce que tout le monde à Constantinople désire et n’espère que timidement, nous aurons ensuite en Ciète, pour nous tenir en haleine, une nouvelle équipée des politiciens chrétiens orientaux.Les crises orientales sont endémiques et périodiques Elles ont pour cause primordiale l’ignorance et la duplicité de la diplomatie européenne.Les puissances qui se sont occupées do régler les questions orienta-tales ne connaissent rien pe l’Orient, ni des choses, ni des hommes,ni des aspirations particularisiez des populations Un antagonisme en quelque sorte indestructible existe entre les races et les religions ; les populations orientales sont ennemies irréconciliables, invétérées, les unes des autres.religieuse, en les ramenant à l’unité de foi, à la pure observance de l’Evangile.Et ce problème à résoudre demande des années et des années, des merveilles de charité, des prodiges de dévouement, d’abnégation et de sacrifices.Unies dans la vérité religieuse, les populations chrétiennes orientales pourront seulement alors être moralismes, instruites, civilisées et réconciliées.S’il n’y avait à craindre pour les Orientaux que l’ignorance diplomatique, le mal, quelque grand qu’il soit, ne serait pas incurable.Mais la grosse pierre d’achoppement sera toujours la duplicité de certaines puissances, qui se croient appelées à partager l’héritage des sultans au détriment des possesseurs du sol.Les chrétiens orientaux ont la haine du gouvernement turc, ils veulent s’en affranchir, mais ils redoutent plus que la mauvaise administration turque certaines ambitions européennes.Chaque nationalité s’est forgée une grande idée, qu’elle couve depuis des siècles ut qu’elle poursuit sans prudence, sans raison, sans logique, contre tout bon sens.Les Bulgares veulent rester Bulgares, ils ne veulent pas être russifiés ; ils poursuivent en outre la grande idée bulgare : affranchir leurs frères restés sous la domination ottomane et établir le trône de leur kral, de leur czar à Constantinople, qu’il n’appellent que Tzéragrad.Cette gran- péens les plus détestés par eux sont les Anglais, à cause de leur morgue insupportable, de la prise de Chypre et de la tentative de spoliation de l’Egypte.En 1880, quelques officie a de la flotte anglaise ont débarqué dans Tile pour se livrer à des parties de chasse ; ils ont été insultés, me.nacés et maltraités, et ils n’ont dû la conservation de leur vie qu’à leurs longues jambes.Le consul anglais de Crète ne cesse d’exciter les musulmans contre les chrétiens et les chrétiens contre les musulmans ; il cherche à allumer une conflagration qui servirait de prétexte à un débarquement anglais et a une occupation militaire, comme on a fait en Egypte.Les politiciens hellènes d’Athènes surveillent les menées anglaises, ils continuent en outre leur vieux jeu d’autrefois contre les Turcs, en poussant les chrétiens crétois à une nouvelle insurrection.C’est un jeu fort dangereux, car les Anglais 6ont plus forts et plus roués qu’eux ; mats ils comptent que les Cretois proclameront, comme il y a vingt ans, l’annexion de l’ile au royaume hellénique ; ils s’emballent sur cette utopie et se lancent dans un inconnu terrifiant.Il n’est pas douteux que les Crétois sont des aveugles, des pantins sans cervelle entre les mains des Anglais et des politiciens hellènes ; il ne sont plus malheureux ni opprimés comme ils l’étaient il y a soixante-dix ans, w avant l’insurrection de 1821 ; ils de idée est actuellement et sera bien ! jouissent actuellement d’une sérieuse longtemps irréalisable ; et eopendant | liberté et d'une réelle prospérité; ce’st elle qui depuis deux ans les mai> ils sont chrétiens-schismatiques, pousse, les excite contre les Turc, les j démoralisés et sans prudence ni iogi-liusses, et contre l’Europe Et ils ne 1 pue ; iis ont la haine de leur maître sont pas trois millions d’àrn -s contre musulman, et ils se sont laissé allbler des centaines de millions d’adversai- par des perfides et des intrigante, res.Ils n’ont pas d’argent, il n’ont sous le prétexte de recouvrer* leur On rêve quand on s'imagine qu’on parviendra à les concilier par la fusion des intérêts.On n’y parviendra A grand’peine que par fa seule union que quelques soldats ; ils reçoivent de mauvais conseils, mais ils n’ont pas d’alliés.Les Grecs, eux aussi, ont leur grande idée : ils rêvent la possession de Constantinople, capitale du futur empire hellénique ; ils rêvent d’affranchir tous leurs lrôres de langue et de religion restés sous la domination turque.Ils se sont emballés T année dernière après la révolution de Philippopoli, et ils se préparent à s’emballer de nouveau aujourd’hui 1)0ur J a Crète, à raison des agissements perfides et des projets spoliateurs de l’Angleterre.Depuis plus de vingt ans, l’Angleterre prépare, par ses menées clandestines, l’usurpation de Pile.En 1879, son consul a envoyé au Foreign-Office un rapport disant qu’à un signal donné le drapeau anglais pourrait flotter d’une extrémité à l’autre de la Crète, que les chefs crétois lui avaient écrit pour lui demander la protection de l’Angleterre.Ce rapport insensé a été pnb’ié dans un blue-book.Le consul anglais de Crète a de téméraires illusions, mais on les a partagées à Londres et on les partage encore, puisque la flotte anglaise de la Méditerranée, commandée par le duc d’Edimbourg, rôde dans les eaux de Crète pour tenter une usurpation.Les Orientaux détestent les Occidentaux depuis la plus haute j antiquité ; mais de tous les Euro- indépendenoe nationale.Venise a possédé l’ile de Crète pendant cinq siècles.Sa domination a été oppressive et tyrannique; mais a prospérité de Pile était merveil-euse, elle possédait des routes, des ponts, des ports, des arsenaux, elle nourrissait de son blé sa mercantile souveraine (aujourd’hui elle ne récolte pas assez de blé pour sa population, d’environ 250,000 Ames), elle comptait enfin 090 villages florissants.Les Crétois ont trahi Venise, ont appelé les Turcs et secondé leurs conquêtes.Pendant près de deux siècles ils ont expié leur trahison et leur ingratitude par la plus cruelle oppression, la ruine, la dépopulation.Aujourd’hui que leur sort s’est grandement amélioré, que leur prospérité s’accroît de jour en jour, ils sont prêt A recommencer leurs fautes, du 17e siècle.Le Fiqaro aunoce que Monsieur le comte de Paris recevra prochainement le collier de la Toison d’Or et que lu reine régenté d’Espagne vient d’en informer les ministres.Il ajoute que cette haute distinction est conférée à un trèî petit nombre de Français dont voici U «ist«* : le duc de Nemours, le duc d'Aumale, le prince de Joinville, le mare cli.i! de Mac-Mahon, et if.Grévv.uillaton du COURRIER DU CANADA 25 Février ' 7—r \ 2 ROb-A TRKVÎRN :»>/* ) Ne vous oi-je pas vu Tester sourd bruit malveillant qui se faisait tour de vos ouvrages et de vos Abodes ?Plus tard, quand vous »s devenu un médecin en vague, us n’avez témoigné aucune joie libérante; on eut dit que, critiques éloges, tout glissait sur vous sans us atteindre.Et voilà que vous s subitement devenu sensible à la lange ! ., .—A la louange, non, mais à l’nflèc-n ; voua m’uccouh ruz bien le talent ‘s modeste de discerner ces deux oses, essentiellement différentes, •s hommes qui, d’une manière ou mo autre, descendent dans l’arène livent auparavant se plonger dans 3 eaux du Styx.mais vous savez l’Achille lui-même ne fut point in-îlnérablo ; Tonde merveilleuse n’a is atteint le cœur qui bat dans ma itrine.” .Læta avait écouté en souriant ite petite discussion.Roea taqui- nai volontiers le grave docteur, qui ! se piètait avec indulgence aux traits de son innocente malice, et leurs débats amusaient souvent Mlle OImtr.Elle regarda la pendule, et pria la jeune fille de faire ajouter un ¦ couvert pour sou frère.| 41 Ah ! il reste dîner ?” dit gaie- ment Rosa.“ Tant mieux ! Nous ferons de la musique ce soir, et le temps me semblera moins long jusqu’à l’arrivée de mon pere.car vous savez qu’il arrive cette semaine ?” Le docteur garda les yeux fixés d’un air rêveur sur la porte qui venait de se refermer.44 Quelle enfant ! ” murmura Mlle Olnar en souriant, i 44 Oui, elle a l’ignorance pleine de ! charme et la confiance touchante de ! l’enfance ; mais ne m’as tu pas répété j qu’elle est femme par le cœur et 1 intelligence ?N’ai-je pas vu succéder souvent A celte gaieté naïve des élans de sensibilité, des éclairs d’en-i thousiasmes, des idées saines, éle-I vées ; telles, en un mot, que tu devais t’attacher à lui en inspirer Y Ah ! son mari sera heureux !.” 11 y avait dans la voix du docteur ! un léger tremblement.Læta se retourna vivement vers lui, et prit sa main.“ Pierre, ” dit-elle d’un accent ému, t4est-il possible que tu l’aimes ?—Chut ! *’ répondit-il précipitamment, tandis que ses traits se courraient d’une pâleur encoro plus prononcée, “ ne répèto jamais un mot que je ne me permets même pas dans le secret de ma pensée.Ne sai-jepasquily a entre nous un abîme ?.Elle m’aime seulement comme un vieil ami, et ma laideur l’éloignerait plus encore peut-être que les années qui nous séparent.Coui-prends-tu, Læta, qu’un tel rêve ait pu éclore dans la maturité de ma vie ?Et tu sais si ma vie est austère et occupée ! Ma jeunesse a été sérieuse, sans amour, elle n’a connu d’autre passion que la science, et voilà qu’à mon insu ce rayon de soleil s’est glissé dans des sphères où il n’eût guère dû pénétrer! Du moins, je m’efforce de déraciner cette herbe folle ; c’est pour cela, mon amie, que tu me vois moins souvent.” Il y avait sur le visage de Læta une étrange et douloureuse sympathie.44 Pauvre Pierre ! ” dit elle enfin, 41 nous somme à l’Age où Ton souffre le plus profondément, et où Ton s’attache avec le plus d’ardeur à ses désirs, parce quo les perspectives terrestres commencent à se rétrécir.—Mais toi, du moins, tu vis A l’écart des passions humaines et dos déboires qu’elles entraînent.Plains-moi, ma sœur, je suis un pauvre insensé.” La même expression douloureuse passa sur le beau visage de Læta.1 41 11 ne dépend pas toujours de nous d’éviter une souffrance de ce genre, ” dit-elle lentement, 44 mais nous pouvons du moins essayer de la dompter.Grace à Dieu, tu sais où puiser, la force, et aussi où trouver une diversion salutaire.Les incroyants et les gens oisifs doivent être bien plus malheureux que les autres.” Le docteur passa sa main sur son front, comme pour effacer une pensée pénible ; et quand Rusa rentra dans la chambre, toute trace de son émotion avait disparu.Il Quelques jours s'écouleront sans que rien vint interrompre la douce quiétude des habitants de Sèvres.Leur temps se partageait entre la lecture, le travail, la musique, le soin des pauvres.Les visites de Pierre et de quelques amis,une promenade aux environs, un nouveau livre, une journée passée A Paris, telles étaient les distraettons ménagées A Rosa ; mais, si sérieuses et insuffisantes qu’elles disent semblé à beaucoup de jeunes filles, la pupille de Mlle Olnar ne songeait point A en demander d’autres, car elle avait été élevée dans la retraite, et son esprit, bien qu’enjoué et naïf, se tournait naturellement vers les choses graves et jiitiles.D’ailleurs, elle éprouvait pour Læta une tendresse mêlée d’admiration qui occupait pleinement son jeune cœur, et la douce intimité où elles vivaient ensemble faisait le charme de leur vie.La petite maison qu’elles habitaient offrait cet aspect gracieux et recueilli qui séduit le regard du passant modeste et ami de la solitude.Elle était bâtie un peu A l’écart, assise dans un parterre fleuri qu’une grille enguirlandée de glycine séparait de la rue.Les volets, peints d’une douce nuance verte,ressortaient sur les murailles blanches où grimpaient en été les rosis de Bengale, le jasmin et la vigne vierge.Par derrière, un grand jardin rempli de fleurs éclatantes et de fruits savoureux s’étendait, tout entouré de charmilles, et l’intérieur de la maison, bien que meublé avec une grande simplicité, portait le cachet d’un goût intelligent et d’habitudes studieuses.Rosa ne rêvait point un horizon plus vaste ou plus brillant ; loin de presser de ses vœux un avenir que les jeunes lilies désirent souvent avec impatience, sauf à voir déçue leur confiante attente, elle se laissait aller au charme du présent et aux douces réminiscences du passé.Mais les grands bouleversements se produisent souvent au moment le plus inattendu : Rosa était loin de se douter qu’une période de sa vie était près de se clore, la plus heureuse peut-être, et à coup sûr la plus paisible de ces étapes que chacun est destiné à franchir ici bas.Une dépêche télégraphique, brève, inexpliquée comme elles le sont toutes, annonça l’arrivée de M.Trévern au Havre.Quelques heures eu core, et il serait près de sa fille.11 est plus aisé d’imaginer que de dépeindre la surprise mêlée de joie et d’angoisse qui s’empara do Rosa à cette nouvelle soudaine.La pensée qu’une maladie ou un revers de fortune amenait peut-être le retour de son père l'empêchait de se réjouir complètement.Son cœur battait en songeant à ce père tant aimé, qu’elle ne connaissait que par ses souvenirs d’enfant et par des lettres souvent brèves, mais toujours affectueuses.Elle souffrit, pendant les instants qui s’écoulèrent entre la dépêche télégraphique et l’arrivée de M.Trévern, tout ce que l’attente peut causer de tourments aux organisations nerveuses." Læta s’efforçait en vain de la calmer et de la rassurer : elle meme était en proie à mille pressentiments fâcheux.La soudaineté de ce retour ne la surprenait pas : elle savait que M.Trévern avait toujours été l’homme des résolutions spontanées et hâtives.Mais il l’avait laissée, au sujet de ses affaires, dans une ignorance qui excitait ses appréhensions les plus pénibles.[A invréfa JLe Courrier du Canada, Vendredi 95 JFevrier 1887 S O rV; ivï AIRE France Lettres de Constantinople Feüilllton.—Ko*a Trevem Du toupet I M.Thérien,*M.T.La majorité Triomphe conservateui Petite Gazette Notes politique* Yama&ka Montmorency Comté de’Québcc Echo» êr' nouvelles A -Mh\U'/S NOUVELLES Institut-Canadien—J.G.Couture Cjurs pa: correspondance Société de Cons:ruction Permanente de Québec— J.G.Gourdeau Département de la marine—^ ni Smitli Avis aux entrepreneurs—A Gol-cil C .nada et Inde- Occidentale?—J.M.Courtney A vendre—G.A.W.Rcid ufxitfx:: CANADA QI EUEC\25 FEVRIER 1S87 DU TOUPET ! LElecteur a complètement perdu la carte.La journée du 22 février semble avoir dérange ses facultés mentales.Le voilà qui essaie encore de mentir à son public, de tromper ses lecteurs en manipulant effrontément les chiffres, et en falsifiant les rapports électoraux.Jusqu’où ne va pas son audace et son impudence ?11 en arrive hier à affirmer sérieusement que l’opposition a dix voix de majorité.L'Electeur ment, il ment effrontément, - puisqu'il faut appeler les choses par leur nom.Ne pousse-t-il pas T effronterie jusqu’à réclamer, dans la province de Québec une majorité de IG voix, pour l’opposition.Vous allez voir comment il s’y m prend pour cela.Il compte pour les libéraux 38 députés, et nous en donne 22, laissant de côté ceux qu’il appelle les indépendants : MM.Desjardins, Guilbaut, Girouard et Smith, ür fElecteur lui-même, dans son numéro du 10 février, classait MM.Guilbaut, Girouard et Sir Donald Smith parmi les candidats ministériels.La Justice du même jour rangeait les mêmes hommes, et M.Desjardins dllochelaga, au nombre des partisans du gouvernement.L’opposition a combattu ces quatre candidats à outrance.Elle leur a opposé, MM.Lanctôt à Iîochelaga, Neveu à Joliette, Charbonneau à Jacques-Cartier,et Ward dans Montréal-Ouest.MM.Desjardins, Guilbaut, Girouard et Smith sont donc avec nous et contre l'opposition.Cela fait déjà 2G députés conservateurs d’élus dans notre province, au lieu de 22 comme le prétend /'Electeur.Mais iljy a plus.L’organe faussaire a le front de réclamer comme siens MM.Thérien, Gaudet, Coursol, Dupont.M.Coursol est un vieux conservateur qui a blâmé l’exécution de Kiel, mais qui approuve la politique générale,;du gouvernement, et lui donnera fair play- M.Dupont a été dénoncé par la Patrie comme un traître à la cause nationale.M.Gaudet a été combattu par les libéraux, qui ont suscité contre lui la candidature nationale de M.Mal-hiot.D’ailleurs voici ce que disait Y f-lecteur lui-même, le 17 février, au sujet de M.Gaudet : A Nicolet non plu3, il n’y pas eu d’acclamation.- Les nationaux du comté découvrirent à la dernière heure toute une intrigue moulée pour laisser mettre Sir Hector Langevin en nomination et assurer l’élection de celui-ci par la fraude.Furieux de voir M.Gaudet tremper dans ce complot, ils allèrent séance tenante prier M.Zéphirin Mailhiot, ingénieur, de se laisser mettre en nomination et formèrent entre eux la som me nécessaire pour le dépôt.Ce que voyant, M.Gaudet se décida à déposer son bulletin do présentation entre les mains de l’officier rapporteur.Cet incident a ciéé une profonde indignation dans le comté.Et VElecteur transforme aujourd’hui M.Gaudet en un opposition-niste ! Enfin M.Thérien eut un conserva- teur à toute épreuve, qui s’est présenté comme tel, et qui vient de se prononcer comme partisan du gouvernement.Ces quatre députés ne sauraient être rangés dans l’opposition.Nous I voilà donc avec 30 voix.U Electeur compte aussi M.Desnul-j niers de Maskinongé.C’est le docteur Coulombe qui est élu.Soit, en tout, 31 voix certaines pour les conservateurs.Ajoutons à ce nombre M.Joncas qui sera certainement élu dans Gaspé, et nous aurons trente-deux voix conservatrice sûre.Nous laissons à l’opposition MM.Gigault, Godbout, Duchesnay qui donneront, croyons-nous, fair play au gouvernement sur sa politique générale.Quant à M.Cimon, que Y Electeur a l’indécence d’accueillir comme national, il n’appartient présentement à aucun parti.Mais nous serions bien trompé s’il ne votait pas en faveur du gouvernement.En somme, nous prétendons qu’à la prochaine session, le cabinet sera appuyé par une majorité ordinaire de 8 ou 10 dans la province de Québec.Nous ajournons Y Electeur à cette époque.Que nos adversaires crient, et calculent tant qu'ils voudront.Nous maintenons que le cabinet peut compter sur une majorité de 10 à 40 voix dans la Chambre des Communes.Yamaska ‘sans doute, car la majorité conservatrice ira jusqu’à 40 voix.Mais enfin, .“ m ., .* 1 .Voici le résultat officiel des élec« il y a là une difference éclatante J A.tions dans Je comte d Yamaska : avec les ridicules prétentions de Y Electeur* Et la Patrie de son côté : Les élections qui ont eu lieu hier se terminent par la victoire du parti tory.Malgré tout, le gouvernement de sir John, ou plutôt celui de sir Charles Tupper, est maintenu au pouvoir.Nous ne chercherons pas à dissimuler le coup qui nous frappe.Nous sommes écrases par les influences sans nombre que ces politiciens sans conscience ont fait jouer contre nous.Seul Y Electeur essaie do mentir au public.Triste feuille ! m M.THÉRIEN M.P.Un dementi Puisque Y Electeur est en train de tromper le public sur le résultat d* s élections, il est important de lui cingler la figure pour chaque mensonge dont il se rendra coupable.Nous commençons aujourd’hui.L'Electeur d'hier, dans son tableau fantaisiste de la députation de Que* bec, classe M.Olaüs Thérien, le nouveau député de Montcalm, parmi l’opposition.Voici le démenti à cet effronté mensonge : 2 \ Février 1887.A Sir Hector Langevin, Mes sincères félicitations sur lf-résultat du '22 février.En même temps que mon élection, j’ai le plaisir de vous annoncer mon entière approbation de votre politique Olaus Thérien C’est avec des procédés comme celui-là que Y Electeur arrive à réclamer 16 voix de majorité pour son parti dans la province de Québec.L’impudence de ces gens-la est incommensurable.PETITE GAZETTE * On lit dans la Justice d’hier : Les membres du clergé dos Tiois-Rivières tant ceux du séminaire que de ta cure et de l’évé* lié sont au nombre de 2° sur les listes électorales.Depuis la Confederation, ils n’ont ja-ais voté m ce n’est dans les élection?-municipales : cette année ils ont vote pour Sir Hector Langevin.Nos félicitations à l’honorable Ministre des Travaux-Publics.De Y Electeur du 17 février : A Joliette, M.Guiibault n’est pas da vantage élu.M.Neveu, préfet du comté, a été mis en nomination comme candidal national et son élection est assurée.Maintenant Y Electeur voudrait faire passer M.Guilbault pour adversaire du gouvernement.La Justice affirme que Sir Hector avait, dans son élection, l’influence morale du olergé.Tant mieux pour >ir Hector, tant pis pour M.Pelletier.Iib.Cons.Saint-l ic.9S ^ amasKa •••••• • • • • •••••• •••• • • • 3a7 bnint-Da\ id .i.• • • 5 Saint-Zéphinn • • • 1S9 La fi aie du Fèvre • • • 98 Ilerreville .• • • *47 Saint-Françoia • • • 27 43c 461 4io Majofité pour M.Vanaste.3* - a —— w ^ Montmorency Majorité* Va un Langelier St-l.aurcnt 1 St-François 1 St*I icnc,.1 • • 1 .73 - Tite.*9 St-Joachim 0 ri Château-Richer 4* Ste-Anne.• • • • • •••••• •••••••• 21 L’Ange-Gardien 37 St*J C2H •••• •••••• ••••• •••••• 7* ^ ^ ^ ftl•••* •••• •••••• • • • • •• •• 4 Sic-Famille 7 Ste-Pétronille iS St-Féréol 39 >75 176 *75 nous pour la messe, présentés par les 1 Cheval à gosier d'argent # • .° \ , , , i 1 .e jour, a bt-Jean N.B.dans une les séminaristes et deux candélabres, collision entre deux attelages, i’mi des chevaux eut une partie du gosier emportée par le timon d’un sleigh.C'ét ,it un cheval de prix et on crut qu’il allait mourir.Le professeur Ross l’acheta et ces jours derniers, aidé du I).* Berry-ujan, il mil avec succès une doublure d’argent dans le gosier du cheval pour don des élèves.La réponse de M.le Supérieur fut très émue.Le regard jet * sur ving-cinq années de prêtrise lui inspira des paroles sensibles, et les impressions qu’elles out provoqué nous fait estimer ce jour connue une do nos plus belles fêtes de collège.Communiqués L’hon.Geo Duhamel, solliciteur-général, est retenu chez lui par la maladie.11 a contracté une violente attaque de rhumatisme, en revenant de Québec à Montréal, dans la nuit de vendredi à samedi.Les majorités des candidats conservateurs sont exceptionnellement fortes.On ne voit que des chiffres de 1,500, 1400, 1200, 1,000, 900, 800, 700, G00, 500, etc.La défaite de M.Blondeau dans Kamouraska, est une preuve éclatante de l'ingratitude populaire.Pas un député n’avait plus travaillé, ni plus obtenu pour son comté, que M.Blondeau.Et Kamouraska lui retire son mandat, par une majorité, vraiment inexplicable.TRIOMPHE CONSERVATEUR MAGNIFIQUE DÉMONSTRATION EN LTIONKEUR DE SIR JOHN TOUT OTTAWA EN FÊTE Ottawa, 24 février.—La démonstration qui a eu lieu ce soir en l’honneur du triomphe du parti conser-teur a été la plus imposante qui ait jamais été vue à Ottawa.La procession a passé par tous les quartiers.Les demeures sur tout le parcours étaient brillamment illuminées et toute la population semblait dehors pour être témoin du spectacle.Sir John A.Macdonald précédait la marche dans une voiture traînée par quatre chevaux et dans laquelle se trouvaient aussi les députés élus - du comté d’Ottawa.MM.Perley et RoHllard, et M.O'Connor, président de l’Association conservatrice.LA MAJORITÉ En face des vantardises stupides de Y Electeur i il est bon d’enrégistrer les aveux des journaux moins détraqués.“ Quelle est la majorité du gouvernement” ?se demande Y Etendard.Et il répond comme suit : En dégageant les rapports électoraux, à la fois de l’exagération ministérielle et de l’optimisme de certains opposition nistes, on reste en face de cette position.Le gouvernement aura probablement une majorité régulière d’une vingtaine de voix, laquelle pourra s’élever à 3U ou 32 voix, sur les questions où les conservateurs nationaux appuieront lo gouvernement.L'Etendard ne va pas assez loin Notes politiques Une dépêche annonce l’élection de M.Couture à Chicoutimi.Dos informations privées, desource excellente, nous permettent d'affirmer que M.Couture donnera un appui indépendant au gouvernement.La Patrie classe M.Dupont de Bagot parmi les députés conservateurs.Elle fait bien.M.Dupont a fait la lutte locale contre le député libéral, M.Pilon, dans son comté ; il a été fléiri pour ce fait par Y Union de Saint-Hyacinthe.Dans les élections fédérales il est allé prêter son concours à M.Desjardins, et la Patrie l’a chassé des rangs nationaux, à cette occasion.Maintenant, M.Dupont est un bon et solide conservateur, qui déplore l’exécution de Riel, mais qui n’en reste pas moins fidèle au vieux drapeau.L’ile du Prince-Edouard semble avoir donné G députés libéraux au lieu de quatre.Les procédures pour obtenir un décompte dans l’élection de Montmorency vont être prises aujourd’hui même.#** , .Les élections qui restent à faire sont : Algoma, 3 mars.New-Westminster, 4 mars.District de Victoria (2) G mars.Territoires du Nord-Ouest (4), 15 mars.District do Vancouver, (2) 22 mars.Gaspé, 22 mars.LVstimation est que ces onze députés restant à élire seront tous ministériels, ce qui portera notre majorité à environ 40 voix.Comté de Québec C’est à tort, croyons-nous, disait la Justice d’hier, que la rumeur a circulé ce matin que M.Martin était élu.Sir A.P.a conservé comme on peut le voir par l’état des poils que nous publions aujourd’hui, la dime de ses majorités ordinaires.Voici l’état de la votation : Majorités.Caron Martin lieauport.31 Sillery.61 Cap-Rouge.76 Ste-Foye.15 ^ alcartier.Stoneliam.S Lac Beauport.-, t Charlcsbourg.32 Jeune Lorette.42 Ancienne Lorette.65 Tewkesbury.iç Majorité pour M.Caron.135 Au Collège de Lévis Le 22 Février, il y avait fête au Collège de Lévis.Piètres, Ecclésiastiques et Elèves, tous unis dans une même pensée, célébraient solennellement le> Noces d’argent ” de leur supérieur, b* Kév M.Narcisse Fortier.Quelques jour.' auparavant, chacun avait pu lui apporter ses compliments et ses souhaits à l’occasion de sa fête patronale; les cœur.-battaient encore quand, mardi matin, le collège recueillait dans sou enceinte de nouveaux amis, venus pour le saluer, s«* réjouir avec la communauté et rehausser par leur présence une si grande fête.En effet, vingt-cinq années s’étaient écoulées depuis la consécration sacerdotal de H.Fortier, et ce jour qui a clos cette première carrière de sa prêtrise a été joyeux pour le collège.Li fête s’ou vrit par une messe solennelle.On remarquait entr’auires dans le chœur M.Mé-1 hot, supérieur du Séminaire de Québec, M.Gauvreau, curé de Lévis.M.Fafard.curé de St Joseph et M.Lemieux professeur de Théologie au Séminaire de Québec.Les décorations multiples qui ornaient la chapel e, les inscriptions qui ornaient les banderolles répondaient dans leur sens admirable aux sentiments des assistant?.Contentons-nous de reproduire dans leur ordre successif ces instants de la messo que le cœur n’a pas oubliés.Le chant, aidé de la musique instrumentale a eu un plein succès, et la bienveillant - coopération de notre excellent professeur, M.McNeil, a justi.fie la renommée qu’il s’est acquise.Huis, pour parler de M.Hamel, notre violon-niste distingué, l’admiration publique, qui a si souvent déjà rendu hommage au talent du musicien, s'est soutenue encore celte fois.Le sermon a été donné parle Rév.M.F.Beaulieu, un des directeurs de la maison.Prenant pour texte ces paroles de l’Ecriture : u Vous garderez le souvenir de ce jour, vous le célébrerez avec solennité en présence du Seigneur par un culte éternel,” il nous montra le prêtre dévouant une vie pleine de jeunesse dans le sacrifice île l’ordination, il le suivit dans les diverses fonctions do son ministère, puis s’élevant par degrés, il nous parla de la reconnaissance et du respectque nous lui devons, tout en faisant ressortir de son sujet de délicates allusions.La messe finit par le cantique d’action de grâces, LES TREMBLEMENTS DETERRE Millier» do porte «lo vie 15,000 ptrsonnes périssent dans un seul district * UNE ÉGLISE QUI S’ÉCROULE ET 3,000 PERSONNES QUI S T ÉTAIENT RÉFUGIÉES SONT TUÉES DES VILLAGES 80NT PRÉCIPITÉS BAS I)KS MONTAGNE» EN PARTOUT LA RUINE ET LA MORT Paris, 24, 4 heures p.m.—Le tremblement s’est do nouveau fait sentir dans le sud de la France.On s’attend à un semblable désastre d’un moment à l’autre.Nice, Cannes et Menton sont à moitié désertes.On exprime des craiutes au sujet des princes de Galles et d’Orléans qui sont actuellement dans ces régions.Rome, 24.—Les détails quo l’on reçoit du tremblement de terre qui a eu lieu hier indiquent que les pertes de vie et les dégâts sont plus considérables qu’011 l’a d’abord annoncé.Des nouvelles de Gervese Riveria annoncent que 1 500 personnes ont été tuées dans ce district.Au village de Bajard, situé au sommet d’une colline, les habitants se réfugièrent dans l’église à la première secousse.Les chocs subséquents furent tellement violents que le temple croula, et 3 000 personnes qui avaient trouvé refuge furent tuées.Londres, 24.— Une autre secousse a été ressentie aujourd’hui à Menton ; elle était tellement violente que les maisons furent ébranlées.Personne n’a été blessé.D’autres détails relativement aux dommages causés par les chocs d’hier annoncent qu’en certains cas des villages construits sur les versants des montagnes ont roulé dans la vallée.Nice, 24.—Soixante maisons sont chancelantes et prêtes à tomber par suite des tremblements de terre d’hier.Plusieurs autres sont grandement endommagées et presque partout les meubles ont été en parti brisés par la violence des secousses.Le prince de Galles reste à Cannes.50 personnes ont été blessées à Menton et une personne a été tuée.Le roi Charles et la reine de Wur-teuiburg restent dans leur villa, à Nice.Paris, 24, — ün a ressenti deux légères secousses de tremblement de terre à Nice et à Cannes aujourd’hui mais il 11’y a pas eu de dégâts.Hier 2 personnes ont été tués et 10 blo* sées à Nice, 4 tuées et 2 blessées à Bari, 2 tuées et 12 blessées à Bolleno; à Château Neuf plusieurs gens ont été blessés.A Savona 2 maisons se sont écroulées tuant 9 personnes et en blessant 15.Toute la population de Savona a campé autour de la ville.Rome, 24.— Les détails du dé-astre continuent d’arriver.Le nombre total des victimes jusqu’à présent est de 2,000 environ.Ü11 a ressenti d’autres secousses à Parme, Turin et Casenza.On a remarqué des ondulations à Cutané, en Sicile, au pied du Mont Etna.Le directeur du conservatoire de Turin télégraphie que l’onjn’anti-cipe aucune autre commotion terrestre.I** eardianl .fncohiul Rome, 24-—Le cardinal Jacobin i souffre d'une sérieuse rechute.On craint que sa maladie n’ait un résultat fatal.Plus tard.— Le dernier rapport de la condition du cardinal Jacobini annonce que sa respiration est très difficile.Les derniers sacrements ne lui ont pas encore été administrés.Echos &.nouvelles En ville M.l’abbé Lizottte, curé de la Pointo-Blcue, est eu cette ville.Un lieutenant-gouverneur Il est rumeur que Sir Alex.Campbell < .va être nommé lieutenant gouverneur le Te Dtum.Après l’office, on 10 rendit d’Ontario, en remplacement du lioutc-daus la salle do récréation, magnifique J nant-gouveriieur Robinson.ment décoré, où une adresse fut lue à Destitution * 1 .„ ;i l.o gouvernement de Québec a desti- de la reconnaissance et de 1 amour qui tué N.Rocher, régistrateur du comté y étaient exprimés.Kilo offrait des do l’Assomption, parco que, dit-on.il a cadeaux do noces qui consistaient en brigué los suffrages des électeurs de ce un magnifique calice en or et des ca- pour la chambre des Communes.fermer la blessure.Le tube a trois pouces de longueur et lÿ de diamètre et est destiné à rester perniauemment dans lo cou de l’animal.Le cheval se porte bien.Changements ecclésiastiques dans le diocèse de Saint-Hyacinthe M.J.Bai:h md est transféré du vica-1 iat de St Mathias à celui de *St Damasc.M.P.A.St Pierre, du vicariat de St Charles à celui de Belœil.M.J.A.Isabelle est nommé au vicariat de St Charles.M.F.A.L’Heureux, vicaire à St Da-tnase, passe dans le dfbcèso de Springfield.E.-U., uù il est nommé au vicariat de Ware.Triste accident 11.IL Blanchard, coi oner du district de Si-Hyacinthe, a tenu à St.Liboire, le dix-neuf février courant, une enquête sur le corps d»Denis Desmarais, fii^âgô de 41 ans, tué le même jour à St-Liboire par un engin du Grand-Tronc, traînant 1111e chai rue.Le défunt, employé de la compagnie, marchait sur la voie au moment de Tacciden*.Verdict : mort accidentelle.Coincidence singulière, Feu-gin cause de la mort est le même qui, il y a quelques années, a tué l’enfant du défunt et sou beau-père M.Antoine Ménard.M.Desmarais laisse mie épouse et cinq enfants.Changements administratifs Une dépêche l’Ottawi annonce que b* gouvernement a décidé de diviser le depaitement de i’agiiculture et de nommer des dépuléf-ministres conjoints.M.John Lowu.aura la direction des affaires d’immigration et de quarantaine,tandis que la seconde branche qui sera confiée à M.G.A.Dansereau, de Montréal, sera consacrée aux statistiques et aux paten-œs.Ce changement e>t devenu nécessite par suite de lVnontie augmentation des a 11 lires de ce département dans les cincj dernières années.Le Dr’Taché, député ministre, qui est malade depuis assez longtemps prendra dit on, sous peu sa retraite.Le gouvernement est aussi snr le point de considérer la mise en retraite de plusieurs employés civils qui ont fait le temps demandé au service du pays.Une lugubre trouvaille Les employés de la Cie H.»\ U.Express de Pittsburg ont fait une fameuse découverte hier.Hier matin, on recevait de Cincinnati une boîte en bois de quatre pieds environ.Elle était adressée à James Osborn, Pittsburg, Pensylvania, et répandait une odeur particulière.On chercha en vain la personne à laquelle elle était adressée, et on décida alors de l’ouvrir.Ou aperçut les restes mutilés d’un homme dans un état de décomposition avancée.Les jambes et les bras étaient séparés du tronc.C’est l’opinion d’un médecin que le corps appartenait à un étudiant en médecine qui l’envoyait probablement quelque ami, en c*ffte ville.Les autorités ont télégraphié à Cincinnati pour s’enquérir de eetto affaire.Avocats de la Couronne L’hon.M.Mercier, premier-ministre de la province de Quebec, a offert la position d'avocats de la Couronne à M.R.Préfontaine, M.P.et à M.Trenhol-me, pour remplacer MM.Davidson et Ouimet dont la démission sera sous peu annoncée officiellement.M.Préfontaine a accepte niais M.Trcuholme a refuse c- lie charge.On croit que M.Greenshields sera choisi.Co que peu faire lo vrai mérite La vente sans précédent du Sirop allemand, de Boschee, depuis quelques années, a étonné le monde.C’est sans doute le remède le plus sur et le meilleur, qui ait jamais été découvert pour la guérison prompte et efface du Rhume, de la Toux et des troubles les plus sevères aux poumons.H s’ogit d’après un principe différent des prescriptions ordinaires données par les médecins, car il ne guérit pas une toux en laissant la maladie encore dans le système, mais, au contraire, il éloigné la cause du mal guérit les parties affectées et les laisse-dans une condition purement saine Une* bouteille gardée à la maison pour en faire usage quand la maladie vient épargnera le mémoire du médecin et une longue maladie.Un essai vous convaincra de ce- [ uts.Ce remède est positivement vendu par tous les droguistes et les marchands en général.Prix, 75 cents pour de grandes bouteilles.Nouvelles sociétés Langlois et Paradis, épiciers ou gros* G A.Langlois et Etienne Paradis, associer.II.Bourget et Cie, épiciers, village Lauzon, comté de Levis ; Virginie Bernard, épouse de H.Bourget, faisant affaires sous ce litre, Brochu et Drolet commerçants, Lévis; Jos.Brochu et Pierre Drolet, associés.W.A.C.Baldwin, agent général et marchand à commission, Quebec.Arrestations Apres plainte portée par M.MarBow A.U earn nnn/iiHut A n.jtu.m .piam ont etc an Oies hier après-midi mr » d«=cjir Tom.Walsh it leTrgS", Harpe M.Hearn accuse ces doux prison-mers d avoir fait de la corruption afin d assurer ’électiondo l’hon.Itf.McGree-\ Les deux prisonniers ont passé la nuit au pobto central ot comparaîtront 4 • .- _ Le Courrier du Canada Vendredi Feyrier 18î*7 «WM»1 • *-• m ce matin devant Son honneur Je juge* Chauveau.On nous informe qu'une, autreaire?talion sera o(j yJ J 1 a 15 a 70 a 75 a 50 .1 10 a 90 a 00 a a Kxeu.Tort- pou couianger.Hx ini t.h pi i.msmps.6uphi line No i.3 Fine.1 • •:!«> tin poches, de 100 livres.•Ib se,o • honnêtes gens de tous les partis.85! î .sont au nombre de 80,000.En somme notre bibliothèque nationale est 1 la plus riche et la plu6 ancienne de toutes les bibliothèques de l’Europe., On peut juger de la progression , du mouvement intellectuel de ces dernières années par les chiffres suivants : en 1878, la salle de travail I recevait 24 000 lecteurs ; en 1883,1 elle en a reçu 70 000.CHEMIN DE PER '.O1 40 35 Oü 00 SIR CHARLES TUPPER Provisions, Etc, Etc.Québec, 9 fév 1887 0 0 75 Sir Charles Tupper devra arriver 5?j de la Nouvelle Ecosse samedi soir en I compagnie de l’hon.Thompson, ministre de lajustice, et de l’hon.M.Costicran.fieune Irais par livre.$ 0 20 a Beurra salé pur livre.0 10 a Futaies par minot.0 4U a UEufs i ar douzaine.0 5 o Sueie durable par livre.0 0Ç.se.5 0 a lirons par caisse.5 50 a -l-l * « Poissons.Québec.9janv.1887 4 00 Les conservateur* d'Ottawa veulent faire à Sir Charles et à ses collègues des provinces maritime?une ovation grandiose.N-chf le qniutal.$ 3 00 Morue verte le taril.4 25 Saumon No 1, Irani d-* 200 livres.Saumon No I, la !ivn.\ Hi.n :;g du I.abrodor.18 0 4 a a 50 u 12 a 50 a i i 0 1?M» 0 12| b 90 témoignages à l’appui de leur guérison.•n,4“r‘.t r** * -w.n nous nous scifous porté à appuyer suggestion du Dr Given, eYst-à-diio, que le gouvernement devrait accepter des formules a u-si acceptable-, «• i leur accoidcr une licomv pour l’usage général en donnant ainsi protection à Tin-venteur comme aux aimes inventeurs.{Extrait de ta Circulaire des Droguistes de A\ ./.Uct.1880.) ' Onguent et Pilule Holloway Dans les nombreuses maladiis externes où l’assistance chiiurgi',ah* la plus distinguée a été donnée et ou la science la plus profonde a vainement cheiché uno guérisou, ces remarquables renié, des, découverts par le Professeur Hollo way, ont accompli le grand desideratum-Dans chaque génération, il se trouve des hommes qui laissent les sentiers bat-inset léussissent à trouver une voie plus courte ei plus facile.Ainsi fit Holloway.alors qu'il commença à produire ses Remèdes et qu’il vit les ulcères les plus sérieux, les inflammations les plus intenses et les affections scrofuleuses les plus sérieuses, céder à son •Onguent il a ses Pilules.Ces piéparatious adoucissantes dont l'une assiste matériellement l’autre, guérissent et purifient tout en renouvelant les forces.Avis aux Mères Le 11 syrop calmant de Mme Window'* devrait toujours étie employé pour lu dentition de* enfanta 11 calme l’enfant, adoucit le» gencive*, apais* toutes le b douleurs, guérit la colique, et eet le meilleur rernede pour la diarrhée.Vingt cinq cents la bou teuille.Quebec, 18 mai 1886 — l au u liœufr, Moutons, Etc.Québec 9 f-r.D87.lUru i- 1ère qualité, par 100 bv.$lU C0 u 12 00 t • < i 260)0 3»ïuim Bœuf j ar livre .Mouton par livre Veau par livre.I » • • • • • • • t •••••• » • •••*•¦ 9 00 a S 00 a i* 00 a 0 10 u 0 08 n tü 00 9 < 0 0 15 0 12 0 m Volailles.Québec, 9 Ijï.!8t>7.Dindes j ar ouiiplo 4*2 50 u 4 00 Volailles *• 0 75 a l 00 Poulets ü 40 a 0 60 ()ît!9 14 v/ivjg •«••••••• 0 00 a C 00 Canard* (t 60 a \ ou ** .•AUVMgfA 0 00 a • 1 hO [.-unis, Jambons, Etc., Etc.Québec.9 fév.1887 * i • i •- v il « i •• • •• par ‘ l.urU nié.par 100 livres.•• frais par livre.- Sii .(t *' 11 .Jambons Irais pur livre.•• fumés “ .Lard Mes?, 200 liv .“ Minco, “ •' ." Prime 5î*i*s “ “ .•* Engl.P M» fs." " .Extra Prime,** < < G 25 u 0 08 a 0 10 o 0 07 a 0 12 o 15 50 a 15 00 a 00 00 a 11 00 a II 00 a 6 0 0 0 0 50 10 10 08 13 IG 00 15 00 12 (0 Il 50 Il 50 MARCHE AU BOIS Prix par corde -ivblr de 3 pieds 4 2 j .4»;r:s;er 3 « t Bazar annuel Le bazar annuel t u faw n: (U s pauvres de l’Hôpital du S.(’.'Aiai*£i : 1 ; Di: la ÂIir.nAisr.kv ni: la Drri-i::-.vu ; Dk la Go.vstipation ; Du TOUTES LUS COM J-LJUAT IONS «L RATTACHANT AI*X Xî.\ LA DIES !»E l’Estomac.Ce remède étant !:•; ’ facilemcnL en pro-.v - • .avec une (Trr.lo .enfants et :.u:; : : * .Il est livre • .les do iroi.; i loua ceux c **.: ’ : familier.on peut !r. î E NTS.LES FRISSONS.LA CONGESTION, OU GENE DE LA CIRCULA-'PION.LES CR A Ml’ES ET DOULEURS 1VESTOMAC, LES TROUBLES DIGESTIFS DE LA SAISON CHAUDE, LES Maux de GORGE, ETC.EN APPLICATIONS KXI fcltIEL*IIKS IL EST IIKCON.VU PAU KXI’fclUENCE COMME LE M LILLE!* U J>E TOUS LES L1NIMENT3 CONNUS ET LK PLUS LFFIÇACK CONTRB LES ENTORSES, LES CONTUSIONS.LE RHUMATISME, LES NÉVRALGIES, LES ENFLURES DE LA FACE, I/O DO NT ALGIE.LES BRULURES, ENGELURES.ETC, ETC.25cts h Boutek.e# 5&T Gare aux contrôlaçons.DE CAMPBELL -:o:- Cette preparation tout à la fois acre, able au goût et activa est particulièrement auapldo au soulagement et U la guérison de celte classe d'affections que caractérisé 1 épuisement du système et qui est ordinairement nccoixipugneo do pâleur do débilite et (lu palpitations du cirur San emploiestpromptomer.t cfri-cave dans les cas ci épuisement a la suite d’ia mon liagic, do maladn s a ignés ou c'üioniqiit s et dans la laiblessc qui ac-cnmpaêno invariablement Ja couva s-cen e osition au froid humide, il agit comme un précieux reconstituant, cm* la combinaison du Cinchona, Calisaya et de la .Serpentaire c.-t universellement reeonuuG ceinino spéoiliquo dos désordres .sus-mentionnés.En vente chez tous les marchant*.: remèdes domestiques.« Prix, $1.00 /a JiOutcille ou Six Bouteilles pour $6.00.Davis & Lawrence Co.(Limited) SEULS AGENTS, ___ ___________Montréal, P.Q.^^ préparation hn Cette préparation tout \ Il foi^ agréable au c‘ùt ft active C't particulière, ment adaptec au fcouhg* rient et h la guet-son de cctic lOUl U lui» Wyl agréable au goût ft ._ r£ .- cla\ f- ai adics aigues eu chroniques et dans la faibles-* ipii accomjugiie invariablement la convaio- • cern e de* l icvrc* graves.Nul remède name'ne un soulagement aussi proruj t dans la Ilyspcpsieou l’Indigestion.1 >an> l’apj»auvrisieiiieiit du >ar ç, .\a pcite d’appel it, la débil.té generale et tous les cas ^ 'q où uu stimulant actif % O.estindi|ue,t'l lix .¦ est tmcon'j-ar.Able.oVO' ¦f^e,cuSi»^cV l'.n : tr.it chez tcui irt w*n?i.iu.fs .v ti.'hitjtiçuïs.RAVIS A LAWREXCKCO.(WmlP «’ Skuls Agknts, MONTE LAI , i .ENTREPRENEURS Prolongement de «Inte A date depuis laquelle on pourra voir les .b., et devis de L’ENTREPOT DE VÉRIFICATION A OTTAWA est par les présentes prolongée jusqu’5 Lundi, lé Levrier, et U date de la réception des soumission est reculée jusqu’à Mardi, le 8 Mars.Par ordre, A.GOBEIL, Ministère des Travaux Publics, ) Secréttir»» Ottawa, 12 Février 1S87.I Québec, 16 Février jS8;— if ^ De la Riv.du Loup.De la Riv.du I/>up.D’Halifax et St-Jean.5.30 A.M.1.45 P.M.5-55 I*.M.1^; cliar Pullman quittant Lévis les Mardi, Jeudi et Samedi, sc rendra à Halifax, et celui quittant Lévis les Lundi, Mercredi et Vendredi, se rendra à St-Jean.JfctTTous les trains circulent d’après le Eastern Standard time.On peut obtenir des billets et aussi des informations relativement à la roule, au fret et nu prix des passagers de T.LAVERDIÈRE, 49, rue DaMtausie, Québec.U.POTTING ER, Gérant-Général, Pureau du Chemin de fer, i Moncton, N.IJ., 16 Nov 1SS6 \ Québec, 25 Nov.18S6— ?Ê l Canada et Indes Occidentales fconiKilHHioiiH pour de* Lignes do Paquebots .c-3 35.HATTON GARDEN LONDON, K NC».346, ST-JAMKS STEET.I MONTRÉAL r ES LUNETTES, LES LORGNONS DE B i-J LAURENCE sont les seuls véritables ert* clés anglais sur it- n.01 de canadien, iis son recommandés par le piésuttni «m college de raril ic:i s ft ciiiiuigii iif de Québec et par l doyen «b la fact lté de nu dtcine de rUnivot silo La M.l t Moimtl ! 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