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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 9 mars 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1887-03-09, Collections de BAnQ.

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si orne Année Année Mercredi 9 Mars fl887 • ai JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J’ESPERE ET J AIME.THOMAS ODA PAIS Réel r.-w B'Vasic»; GO Chef ysciXTXjiLt'v^sssr^A LEGER BROUSSEAUy Editeur-Propriétaire.Paris, 15 février.La protestation des artistes, hommes de lettres et savants de Paris contre la tour Eiffel était adressée à M.Alphand, directeur des travaux de l’Exposition.En réalité elle visait M.Lockroy, le plaisanteur du Rappel devenu ministre, car c’est M.Lockroy qui a toujours été le partisan le plus échauffé, le protecteur dévoué de M.Eiffel.Aussi c’est.M.Lockroy qui a pris la plume pour répondre aux auteurs de la protestation, et cette réponse n’est point d’un homme sérieux, d’un ministre qui comprend les responsabilités du pouvoir, mais d’un Bobèche politique qui, grimpé au mât de cocagne du Parlement, fait la nique aux spectateurs d’en bas.M.le ministre trouve que la protestation vient bien tard, qu’elle est remplie d'une rhétorique ridicule, que la tour Eiffel sera élevée et qu’on y gardera soigneusement, pouv montrer aux visiteurs de 1 Exposition, le document extraordinaire adressé au directeur des travaux.Là-dessus, Mous Lockroy fait une pirouette et se rassied sur son fauteuil de ministre.Vous jugez de l’émotion que cette lettre de ministre improvisé cause dans les cercles de Paris .Je ne suis pour rien dans la protestation, de sorte que je ne me sens pas blessé par l’esprit de mauvais goût que M.Lockroy dépense au détriment de cette piece qui, à tout le moins, accuse chez les auteurs le respect du goût français et une juste appréciation des vraies beautés de Paris.Mais je suis ravi de l'impertinence et de l’aplomb du farceur Lockroy répondant d'une pareille plaine à nombre d’artistes et écrivains dont le moindre est considérablement son supérieur par le caractère et par le talent.Messieurs les bourgeois de l’indifférentisme politique et religieux se sont aceomodès de la République.Ils sont servis, et les ministres du genre de M.Lockroy sont chargés de les rappeler à l’hmilité de leur •ondition.Encore faut-il noter que si M.Lockroy est le plus allligeaut de nos ministres, il n’en est pas le plus nul.C’est Molière qui a eu hier les honneurs de la séance du Sénat.Le conseil municipal ayant eu l’idée lumineuse d’accorder aux enfants des écoles de Paris des billets gratuits pour une représentation de Tartuffe organisée à leur intention, M.de Ga-vardie a cru devoir demander des explications à M.Berthelot, ministre de l’instruction publie.M.Berthelot a naturellement profité de l’occasion pour louer Molière, pour tomber sur les dé\ôts que gène le chef-d’œuvre de “ notre grand comique.” Finalement, il a déclaré que la chose regardait le conseil municipal dont relèvent les écoles de Paris et non le ministère de l'instruction publique.Cette piteuse défaite a amené à la tribune M.Buffet qui y monte rarement, mais qui manque jamais, quand il y est, d’exécuter proprement les singuliers ministres que se donne M* Grevy.M Buffet a prouvé que le ministre de l’instruction n’é- tait nullement étranger à la direction des écoles de Paris ; car ces écoles ont des professeurs, des proviseurs, des inspecteurs, lesquels relèvent du ministère.Si on organisait au bénéfice des écoles de Paris des représentations pour bafouer M.Grévy, on verrait sans retard l’autorité universitaire intervenir pour protéger la *4 majesté ” du pouvoir républicain.Mais contre les cléricaux tout est permis, et sous prétexte de leur faire admirer un chef d’œuvro de Molière, on traîne les enfants I des écoles à un spectacle immoral.Car la pièce, immorale par elle-même, est absolument dangereuse pour des enfants.Il est vrai que démoraliser l'enfance n’est rien.Ce qui importe, c’est de lui faire croire que la religion est une mystification.que la dévotion est un masque et que les 41 cléricaux *’ sont des hypocrites qui abusent le peuple.C’est ainsi qu’on fait triompher la libre-pensée.Je n’ai pas be- firmation du livre de M.Drumont la France juive ! Mais citons : J’étais miné par une fièvre intérieure aux jours de sortie, j’achetais à la dérobée les journaux libres-penseurs, j’en faisais ma lecture et je les brûlais ensuite pour que personne ne pût se douter de ce qui se passait.Il y perdit la foi, et l’enfant qui avait été un saint, disait à son con.fesseur, la veille de Pâques : “ Je ne crois plus ! ” Continuons : Mon enthousiasme pour Rochefort était du délire.Le mois d’août, je le passai dans une agitation, dont il est impossible de se faire une idée.La Lanterne avait provoqué en province, la naissance d’uue foule de feuilles violentes, que je savoue-rais avec délice.J’aurais voulu être journaliste.Un jour, il se sauva de la maison V U V.AA ** A |/UO I/o -I »- - — — —- soin d’ajouter que le vote de l’ordre ; paternelle pour aller rejoindre Ro-du jour pur et simple,demandé par le ! chefort en Belgique, fut arrêté par la gouvernement, a été accordé sans gendarmerie, alla à Mettray, où son difficulté.M.Berthelot a prouvé Père, mal conseillé peut être, le plaça hier qu’il était le digne ami des Re- en correction, et tomba ou lycée de nan et des Paul Bert.Les républi-: Marseille,où il dévora de nouveau les cains ont aussi prouvé que leur im- ‘ feuilles rouges, et finit par y écrire, bécilité antireligieuse les empêche de A côté de cette aine dévoyée et rougir d’infamies qui eussent fait 'qui semblait pour loujours vouée au rougir le poète latin^dont on connaît mal, une autre âme veillait et priait, les vers prêchant le respect de Y en- : Elle allait porter son dévouement \ Si quid *jusclua 1 héroïsme : Turpe paras ne tu Jucri conte nipserisannos.\ Josephine Jogaild, S CG U T de 111 011 gne déloyale, je me disais, seul à seul avec ma conscience : Ce qiïe je fais là n’est pas honnête.Et puis, il faut bien le déclarer, je me sentais d’autant plus honteux que j’admirais le caractère sublime de Jeanne d’Arc.Les passages que je retranchais du procès étaient ceux qui avaient trait à ses visions.Je maintenais intact, au contraire, tout ce qui faisait resplendir le patriotisme de la vierge lorraine ; en supprimant le surnaturel auquel je ne croyais pas je transformais la Pucelle en 44 héroïne laïque.” Tout en elle tient du prodige, et le ! prodige je ne l’admettais pas.Mais j’avais beau couper les alinéas qui contrariaient mon incrédulité, je ne les en avais pas moins devant les yeux.Us me poursuivaient au milieu I de mes loisirs.Je les revoyais, comme i s’ils eussent été écrits dans l’air en lettre de feu.Le 23 avril, j’avais écrit un article à l’imprimerie, je me remis, pour terminer la journée, à ma traduction du procès de Jeanne d’Arc.Je fus assailli, plus violemment que jamais, par les raisonnements qui se heurtaient et se contredisaient dan s mon esprit éperdu Tout à coup, j’éprouvai comme une secousse formidable dans tout mon être.Il me sembla qu’une voix intérieure me criait : seul responsable de tout ce mal.Responsable aussi de la plupart des sociétés de libre-pensée fondées de 1880 à 1885, en France et en Algérie.Que les catholiques, dont la foi sait apprécier les splendeurs de la miséricorde céleste, unissent leurs prières aux miennes pour demander pour moi la grâce delà persévérance! Qu’ils prient pour les malheureux que mes mauvais écrits ont trompés ou détournés de la religion ! Noël 188G.Tels sont les derniers mots des “ Confessions ” de l’ex-libre-penseur.Souhaitons qu’il s’enraye, si possible, par ses œuvres de réparations nécessaires l’énormité du mal qu’il a commis.Mais nos républicains n’ont point un^ fus6 in fermé Fou que tu es! halluciné toi-même! de vains préjugés.Et ils préparent ^lsIJlaux\ Loisq e je fus eni rim «\, comprends donc pas nue Jean-\.n „ 1 1 ! Mettray a la suite des mtercades que : LU u\ .us uo ne pas que j Lan ' K • - .j’ai racontées, elle eut le cœur dé- ne^t une sainte, et que, du moment ! cliiré.Elle se disait que les enfants nielle était incapable d un mensoii- N.Variétés LES CONFESSIONS D’üN EX-LIBRE- PENSEUR (Suite et fin) C’est un mauvais compagnon de classe qui le perdit.Ce compagnon avait pour père un franc-maçon.Le compagnon révéla le secret au Jeune prodigues ne reviennent que par la grâce de Dieu, et que.cette grâce, .c’est la prière qui l'obtient.Elle pleura donc et pria.Sa pen-• sée ne me quittait plus, j II était écrit que mon impiété n’épouvanterait pas sa foi, ne lasserait pas son espérance, n’éteindrait pas .sa charité.Un jour pourtant la mesure fut comble.Je venais, d’entreprendre la t Y i • • , .i Lumuie.«ju venais, ucuuujifiiuii jü .,, * , .Jogand en lui faisant promettre D I campagne calomniatrice contre la sacrilege; Alougré, Sa, secret.Il avoua qu il était lui-méme mém0:re vénérée de Pie IX Non Mettray ; mon pere, ma louveteau et qu’il ne croyait plus à Cüntent de menlir moi-méme, je fai- *aillte ““"aine ; les jov rien.w «ntma de mon enfance et les ar qu elle était incapable ge, elle a réellement eu des visions qu’elle a affirmées ?tu ne comprends donc pas, malheureux, qu’elle accomplissait une mission surnaturelle ?tu ne comprends donc pas que le surnaturel existe, malgré ton scepticism.* impie?malgré ion incrédulité.Je ne sais ce qui eut lieu alors.En quelques secondes je vis revivre tout mon passé : ma première bonne communion et ma première communion sacrilège ; Mongré, Saint-Louis et mère, ma jours heureux sais mentir les autres ’ mon ellfancc et les amertumes de On devine le reste L’âme était | ' DeVant Dieu, ma marraine prit une !ma .vie anticléricale; les amitiés atteinte.Il semit a lire la dérobeedes rgsoiU|jon héroïque., sincères de ceux dont je m étais —.~ jj devjnt - 4 * -Puisque mes prières ne suffisent sePar.e et Jes lmPlaJ , dit-elle, je me sacrifierai tout sectan es auxquels j 1ère.Elle se dépouilla de tout : I "Ontc ^es uns sincères de ceux dont w séparé et les implacables haines des e m’étais lié ; la méchanceté des journaux libres-penseurs.^ indiscipliné.C’est la lecture de la _0^ r 1 .i p i • I pas, un-vue, |U mu oauuuciui luui Lanterne, do Rochefort, qui .acheta entl£re Elle ie dépouilla de tout; - -'v-—¦- de le perdre et il be laissa attirer par el|(J distribua ses biens aux pauvrt.s.! autres i mensonges, mes injuries doctrines révolutionnaires.Un Bref) elle abandonna le monde, ne se .c-8-“A?fol“8- .„ J louveteau avait rendu cet agneau réservant p.s un centime et entra! ^tj éclatai eu sanglots.-Pardon, i nrîHTfî en lut communiquant le - m T ______ ^ .mon Dieu î mnrmnrnis.io n trHV»*r« ce qu’il en dit : i pel.,.- - .j ., .]c me jetai a genoux, et, pour la Un troisième radical que ie connus 1 Taï1^ avalt résolu, pour se faire première lois depuis dix-eept ans, je un troisième rauicai qui je connus nue renommée, de déshonorer Jeanne lors lut un juif, A.bunon ^eil.d’Arc après Voltaire ! Son pamphlet; Voilà en quels termes et par quels lelui-ci détestait le catholicisme t A.: j1 i voua en quels ici mes u par quels illustre n Liait pas asstz lung , alors » moyens ce coupable a retrouve le pour compléter l’œuvre il voulut chemin du repentir.alors w .Celui-ci détestait le catholicisme d'abord, l’empire ensuite.Il me disait souvint : — Le premier ennemi, c’est le Pape.Quand nous aurons détruit l’Eglise, tout~4e reste ira bien ”.Le juif achevait l’œuvre néfaste du louveteau.Quelle frappante con- réimprimer le procès dont on lui avait procuré une copie.Mais il se voyait obligé pour ne pas démentir ie pamphlet d’effacer sails cesse.Citons-le : Mais, en accomplissant cette beso- Repentant, Léo Taxil sent le besoin de réparer le mal qu’il a fait.Le mal qu’a accompli la maison d’édition satanique que j’avais fondée, dit-il humblement, ne saurait se mesurer.Mais je le déclare, je suis Le comte Robert de Mun De V Univers : Une grande douleur, qui aura son retentissement dans tous les cœurs catholiques, frappe M.le comte Albert de Mun et l’œuvre des Cercles ouvriers catholiques.M.le comte Robert de Mun, qui souffrait depuis assez’longtemps d’un mal pour lequel une opération avait été jugée nécessaire, vient de mourir à Munich des suites de cette opération et de l’hémorrhagie qu’elle a provoquée.Appelé en toute hâte, M.le comte Albert do Mun a pu avoir du moins la triste consolation d’assister aux derniers moments de son frère bien-aimé.A l'heure où nous parvient la nouvelle de ce cruel événement, le temps nous manque pour recueillir les souvenirs propres à faire connaître, comme nous le voudrions, aux lecteuis do Y Univers, la chevaleresque figure du noble chréiien que la mort vient de ravir à la tendresse des siens et à l’amitié de tousceux qui l’on connu.Dans l’œuvre des Cercles, l’admirable dévouement du comte Robert de Mun s'associait si bien au zélé de son frère Albert, qu’il semblait vraiment qu’une àme commune animât ces deux apôtres.Bien qu’il lût l’aîné, Robert de Mun voulait êtrefcle cadet d’Albert,et rien n’était plus touchant que de voir tout ce qu’il y avait en lui, pour son illustre frère, de tendre sollicitude et d’affectueux respect.Dès la première heure où fut connue l’idée de l’œuvre des cercles, Robert de Mun s’y dévoua avec toute l’ardeur et l’énergie dont ce fier soldat était capable.Qui dira les merveilles d’activité déployées par lui dans la constitution de l’œuvre, dans la formation des premiers cercles de province et surtout dans l’organisation de ces congrès annuels dont il était le puissant ordonnateur ?À ce travail incessant ses forces s’épuisaient sans le lasser, car le but de ses efforts était en haut et pourvu qu’il pût ajouter une conquête nouvelle aux précédentes conquêtes de l’œuvres il se tenait pour assez récompensé.Nos prières et, nous avons l’assurance, celle.% de tous nos lecteurs demanderont Dieu pour le comte Robert de Mun, la prompte possession de la gloire céleste, pour sa famille et pour son frère si éprouvé, les consolations chrétienne sans lesquelles ils ne pourraient supporter le terrible coup qui vient de les atteindre.Auguste Roussel.Depuis deux mois, M.le comte Robert do Mun s’était rendu «à Munich pour se faire soigner par un spécialiste une nécrose maxillaire.L’amputation de la mâchoire fut jugée nécessaire.On croyait avoir complètement réussi, quand une hémorragie te manifesta lundi dernier, mettant le patient à toute extrémité.Les enfants, qui étaient à Paris, furent appelés en toute bâte mercredi.Us sont arrivés juste à temps pour recevoir la dernière bénédiction paternelle.Le comte de Mun était Agé de quarante sept ans.Avec le comte Albert, son frère cadet, il était né du premier mariage du marquis de Mun avec Mlle de la Ferronays.Dangars du magnétisme Nous avons annoncé que le ministre de la justice du Daucmarck vient d’adresser aux commissaires de polico du royaume une circulaire interdisant les séances publiques d'hypnotisme et de magnétisme animal.Il y a lieu, à cette occasion, d’attirer l'attention sur les inconvénients et les dangers très sérieux de ces exercices.Nous si gnalons la nécessité d’une intervention de l’autorité sous ce rapport en Belgique comme en Italie et en Danemarek.11 y a quelques années, dit la Gazette, un magnétiseur vint à Bruxelles.Plusieurs jeunes gens se prêtèrent A ses expériences.La plupart on gardèrent un fâcheux souvenir.L’un d eux contracta des désordres nerveux des plus inquiétants.Pendant deux ans il dut voyager, renoncer au travail, et fut sujet A des syncopes qui ne lui permettaient pas de sortir de chez lui sans être accompagné.Nous connaissons bien d’autres cas du même genre.Mais sans s’arrêter aux cas particuliers, il y a un fait qu’il faut faire ressortir tout d'abord.C'est l’état de soumission complète auquei arrivent très rapidement, ceux qui ont été fréquemment endormis.Il n*y a en matière de magnétisme que le premier pas qui coûte.Le sommeil, auquel peu de sujets cèdent d'abord sans résistance, devient de plus en plus facile A provoquer.Au bout de quelque temps le sujet se trouve complètement au pouvoir du magnétiseur qui peut l’endormir par n'importe quel procédé,—par simple injonction, par exemple.Un physiologiste qui fair autorité, M.Beauuis professeur A la Faculté de Nancy, lait remarquer dans un très intéressant petit livre : Le Somnambulisme provoqué, que c'est même là un procédé très commode, pour endormir un sujet malgré lui.Sans doute, nul ne peut être hypnotisé contre son gré s'il résiste à l'injonction.Mais c'est précisément cette résistance à l’injonction dont on devient bientôt incapable.L’asservisse- Feuilleton du C0Ul\l\lTl\ DU CANADA 9 Mars 1887—No 12 1 ROSA TREVERN (Suite) 44 Avez vous arrêté vos plans pour main?” demanda le pic mie r, idis qu’elle se dirigeait vers le •don de la sonnette.4 Oui ; nous allons chez Bella ilburn ; son parc est une petite irveille.Nous lions promènerons mite dans la forêt ; il faudra faire eler le break pour une heure.lie, arrangez mes cheveux, je vous o.Oh ! vous pouvez rester, Fred, i A vous parler.” La femme do chambre couvrant ni peignoir les épaules de sa maî-M36C, enleva prestement les épingles fit retomber la magnifique clicve-ro dont pas un fil blanc n’avait core altéré la nuance dorée, et me de Salbouve reprit en anglais, Ditiô souriant,moitié sérieusement : “ Léon, je vous engage à veiller r votre fils.Ce grand enfant là, ie je croyais raisonnable, est déjà i train de devenir amoureux.” Elle s’adressait à son mari, mais elle regardait son fils dans la glace placée en face d’elle.44 Moi ! ” dit Fred, protestant.44 Oui, vous ! Dès le premier moment, je vous ai vu sous le charme ; et voilà que vous renoncez à vos projets de demain pour servir de cavalier a cette blonde créature ! —Mais, ma mère.—De grâce, Fred, soyez sérieux et positif, ou je trouverai moyen d’éloigner cette petite enchanteresse.Elle est charmante, je l’avoue ; mais je ne puis supposer que vous soyez assez fou pour songer à une fille sans relations et sans dot.Merci, Julie, ” ajouta-t-elle en français, quand la femme de chambre eut emprisonné les lourdes torsades de ses cheveux dans une résille blanche, 44 vous pouvez vous retirer.” M.de Salbeuve, qui arpentait la chambre d’un pas régulier, s’urrôta et regarda son fils en souriant.“ ÎSans dot ! Ce ne sera plus vrai d’ici à peu do temps.Trévern est à la veille do gagner beaucoup ü’ar-gent.” Mme de Salbeuvo haussa les épaules, tout en ôtant ses bagues et en les jetant dans un coffre à bijoux.—Quoi ! mon ami, est-ce bien vous qui parlez ainsi ?Vous devriez connaître co pauvre homme, à qui la fortune ne sourira jamais.Vous m’avez dit %voui-même qu’il n’a réuni en rien.—Cette fois, cependant, je crois qu’il tient le succès.—Bah ! en admettant qu’il ait rencontré une idée vraiment pratique, vous verrez que quelque mauvaise chance se mettra en travers.Je n’ai pas foi en l’étoile de M.Trévern.—Mais ce n’est pas tout, Carry ; il a des sœurs qui, ensevelies au fond d’une province, ont doublé leur patrimoine.et elles ont promis de doter sa fille et de lui léguer tout ce qu’elles possèdent ; or, elles sont plus Agées que lui, et l’une d’elles est fort malade.—Quelle fortune?” dit brièvement Mme de Salbeuve.44 Mais.quatre à cinq cent mille francs.— Hum ! si l’on en était sur !.Cependant, cher ami, Fred, avec l’héritage qu’il vient de faire et ses espérances, peut viser au million.— Soit, mais il faut faire entrer en ligne de compte les qualités de la jeune fille ; elle est charmante, et je verrais avec plaisir une alliance qui vint ainsi confirmer une vieille amitié.—Vous êtes sentimental ! ” dit Mme de Salbeuve avec une douceur légèrement empreinte de raillerie.Il la regarda gravement.14 Vous savez bien que non, Carry, répondit-il, appuyant sur les mots.“ Mais je considère ce parti comme •uûisammtnt avantageux, si la sym- pathie s’ajoute à des espérances réelles.” Fred était resté silencieux, jouant distraitement avec les épingles et les bijoux qui couvraient la table.Il se tourna enfin vers sa mère.’ 44 Soyez tranquille, ” dit-il en souriant, “je n’épouserai jamais une femme dont la position m’oblige A des sacrifices et à des privations ; mais, sur ma parole, je suis tenté de regretter qu’elle n’ait pas une dot un peu ronde-Si les tantes lui donnaient ! seulement.oui, pour ces beaux j yeux là, je me contenterais, je crois, I de.deux cent mille francs ! ” Mme de Salbeuve le menaça du doigt en riant.44 Pas trop vite, Fred, pas trop vite ! Votre mariage sera le couronnement de notre œuvre, car enfin nous ne vivons que pour vous.Montrez-vous donc circonspect, et ne laissez pas votre cœur se prendre ainsi à première vue.Au revoir, à demain.Je trouve moi même cette petite gentille, jo vous l’assure; on pourrait vraiment la former.” VI “V a t il des lettres, Jean ?—Oui, Monsieur.c’est à dire, pas pour Monsieur le docteur.J’ai seulement porté dans son cabinet des cartes et des brochures.Il y a une lettre pour Mademoiselle, mais elle n’«st pas encore rentrée.” Le docteur Olnar poussa la porte du salon, et se dirigea vers le petit guéridon où sa sœur posait son ouvrage et son livre.Il s’y trouvait une enveloppe carrée, dont l’adresse était écrite par une main féminine.Pierre ne la toucha môme pas ; mais il reconnut sans doute cette i écriture, car il laissa échapper un j soupir de soulagement, et commença ! à se promener de long en large, s’arrêtant seulement de temps à autre pour regarder la pendule, qui marquait sept heures.Tout à coup il se dirigea vivement vers la porte : la voix de Lœta venait de se luire entendre dans l’aniicham-bre ; et, comme il tournait le bouton, elle parut en effet sur le seuil, le visage animé, et un peu haletante.44 Tu t’es pressée, ” dit il d’un ton de reproche amical.44 Oui, je me savais en retard ; mais aujourd’hui Mme d’Abrol m’a parlé d’une famille si intéressante que j’ai tenu à me rendre à l’adresse indiquée sans plus attendre.Il faudra que tu voies ces pauvres gens, Pierre, c’est navrant ! Us habitent une sorte de cave, et il y a une jeune fille que je crois atteinte d’uu cancer.Elle ne veut pas attendre parler de l’hôpital ; tu sais comme moi que trop souvent les gens du peuple out à ce sujet de déplorables préjugés ; et cependant son mal sera aggravé par la misère, le manque de soins et l’aération insuffisante.—Je la verrai, ” dit-il rapidement.' 44 Tu as une lettre, Læta ; mais, quelque impatience que j’éprouve de savoir si j’ai bien reconnu l’écriture, je pense que je dois songer d’abord au devoir que tu m'indiques.Donne moi donc vite cette adresse.—Elle est inscrite sur mon carnet, la voici.Où est ma lettre ?” Tout en parlant, elle s’était débarrassée de son chapeau et de son manteau.Elle s’approcha du guéridon, jeta un regard sur l’enveloppe, puis leva en souriant les yeux sur son frère.44 C’est bien de Rosa.—Enfin !.Elle est partie vendredi, et ce n’est qu’aujourd’hui, mardi, qu’elle songea te donner signe do vie ! Lis vite, Læta ; je suppose qu il n’y a pas de secrets dans cette 44 àme de cristal ”, et que je pourrai juger par moi moi même de l’impression roduite sur elle par cette maison assentiellement mondaine.—Mademoiselle est servie, dit à ce moment le domestique, ouvrant la porte sans bruit.Le docteur, sans paraître se soucier du dîner, se jeta dans un fauteuil, les yeux fixés sur sa sœur qui déchirait l’enveloppe.Le feuillet qui sV-n échappa était petit, mais couvert de lignes serrées, croisées en tous sens.Comme elle commençait sa lecture, la porto se rouvrit doucement.{A uivrm) Le Courrier du Canada, Mercredi 9 Mars 1887 ment s’étend même à l’état de veille.Tout éveillé on exécute servilement les actes les plus compliques et les plus baroques.Et quand on en est arrivé là, ce n'est pas seulement de son magnétiseur ordinaire qu il faut se défier : le premier venu exerce sur le sujet un empire analogue.“ Sous l’empire de la détermination qu'on lui a lait prendre, dit un autre expérimentateur, le docteur Liébault le sujet marche au but avec la hua* lité d’une pierre qui tombe.On donne à un hypnotise, pendant son sommeil, un ordre à exécuter au bout d’un certain nombre de jours, a heure lixe., Au moment dit, il exécute mot pour mot ce qui lui a été suggéré, et il l’exécute convaincu qu il est libre quil agit ainsi parce quit le \cut bien et qu’ii aurait pu agir autrement.Il va, si l’acte suggéré est étrange ou insolite, jusqu’à chercher des raisons d'agir comme en trouve ! Le livre rend compte de vois d argenterie et de porte-monnaie commis ainsi, à heure iixe, par suggestion.D’autres out cité des simulacres d’assassinats accomplis dans les memes conditions.^ Le mêlait commis, le sujet ne s eu souvient plus, et ne peut, par conséquent, accuser sou magnétiseur, a moins qu’on lie l'endorme de nouveau pour l’interroger.11 est inutile d’insister sur le VANTARDISES effrayant de pareilles découvertes.11 convient cependant de les rappeler ; elle sont suffisamment établies, aujourd’hui, pour préoccuper le législateur.# Enfin le sujet ne peut avoir de secrets pour son magnétiseur.Il refuse parfois de répondre aux questions indiscrètes, mais il a beau iaire : si l’autre impose énergiquement sa volonté et augmente l'intensité du sommeil, il arrive toujours a triompher de sa résistance par des interrogations précises et multipliées.Il faut prévenir les ignorants et les ignorantes qui consentent à leur servir de sujets et les mettre en garde contre un jeu qu'ils prennent pour un simple divertissement de salon, et qui peut avoir, ou le voit, les pltts grands inconvénients.L’idée que l'on peut perdre toute volonté, n’ètre plus que le jouet d autrui, accomplir, sans résistance ni révolte, des choses ridicules ou odieuses suffira, il faut l’espérer, à dégoûter les sujets-amateurs et à réfréner la curiosité de ceux—et surtout de celles-—qui se font endormir “pour voir ce que c’est.' Aussi l'Eglise a-t-elle depuis longtemps vivement détourné les fidèles des pratiques de l'hypnotisme, du somnambulisme, du spiritisme, etc.Le Journal des Trois-Rivières dis pose péremptoirement des vantardises de M.Louis Pelletier, au sujet de l’élection des Trois-Rivières.Yoici comment notre excellent confrère démontre que Sir Hector a eu la minorité dans la ville aussi bien que dans la banlieue : M Pelletier veut absolument avoir eu la majorité des voix daus la cité des Troia-Ki-vières.Nous lui avons dit qu’il se faisait illusion et pienait des vest-ies pour des lanternes.Le bouillant jeune homme qui ne s’est pas encor© remis du triste résultat de son echuuliourée aux Troia-Rivières, nous lance un furieux démenti et cito Je rapport des huit bureaux de votation de la cité qui donnent apparemment 6 voix de minorité A Sir Ht-ctor i angevin.Si M.Pt-lTeiier était resté aux Trois Rivières pendant toute la journée de la votation au lieu de tiler vers Québec par le train du midi, nous ne savon* pour quelle raison, il aurait d’abord empècbé nombre de ses par-tuuvm.i V.VV (|e ju- décerner une foule d’épithètes il agit, Cl il peu gracieuses du genre d© celles ou'il n importées ici lui-même avec sa fameuse can didature ; puis ail sujet du fait qui lui trou, ble tant la bile, il aurait pu constater de ses propres veux qu'un bon nombre de i itoyens de culte vill*-, partisans énergiquement déclarés de Sir Hector Langevin sont allés enregistrer leur voix à Ste Marguerite où ils .nt des propriétés, au lieu de le faire dans la cité.Voici les noms de quelques-uns de ces citoyens, habitants de la cité, qui sont allés voter à Me-Marguerite pour >ir Hectjr : MM.Joseph Richer, W.Beaudry, Théode Beaudry, Flavien Lottinville N P., Zèph.Garce au, W.Ilarnois, H.Tanne on, Chs.LaBarre.Nous poumons probablement eu ci el* encore plusieurs autres, mais ces 8 noms sulhsent pour prouver que 8ir Hector a eu pour lui la majorité des électeurs de la cité comme il a eu celle des électeurs de la Banlieue et de Ste-Murguerite.Il prouvent encore que M.Pelletier ne sait pas ce qu'il dit sur ce point et que ses démentis ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits.avec Gabriel Dumont après le désastre de Batoche,a profité de l’amnistie pour retourner &ur ses terres.Le Globe vient de réduire son tarit d’abonnement quotidien de $7 à $5 Mort du Rév.Beecher New-York, 8.—- Les funérailles du Rév.M.Batcher au ront lieu à Greenwood jeudi prochain.'fout Brooklyn est dans le deuil.Partout sur les principaux édifices de la vil- er •» i o \ o i > >¦, ,1 m Am Tl o rl o I le fiottaut des drapeaux à mi-mat, et de o 2 cents le numéro.11 a dt Us runérailles‘dti M.Beecher auront plus son traiu spécial de Toronto a London tous les matins.Les abonnés de London reçoivent leur Globe avant 7 heures.L’Univers du *22 février contenait la dépêche suivante : Rome, 20 février, midi 50 m.A l’occasion du neuvième anniversaire de son élection au Souverain Pontitieat, le Papo a reçu aujourd’hui les hommages et félicita tions des cardinaux, des prélats et des divers pert-onnages de la cour.Le Saint-Père a tenu ensuite une réunion intime dans sa bibliothèque privée.On y remarquait la présence des cardinaux Taschereau et Gibbons, archevêques de Québec et de Baltimore, Mgr Azarian, patriarche arménien, les évêques de Saint Brietic, de Clermont et de Blois.Echos &.nouvelles Malade Nous apprenons avec peine que M.Joseph Martin avocat, est retenu à sa chambre par une inllamtnaîiou «le poumons, contractée penlatt la dernière campagne électorale.Société Royale La prochaine réunion de la société Royale aura lieu le 25 mai.Emigration Le ministère d# l'agriculture A Üuta-ouais u été informé que Immigration au Canada sera irè< considérable eutie année.Départ cote Su Vj OMMAIRE F rar.es Variétés Le comte Robert de Mun Danger da magnétisme Fi uilllton.— Roia Tre*ero Cynique Algoma Vantardises DemolomV-e Petite Gazette Notes politique; La révolution en Bulgarie La crise européenne En Irlande Mort^u Rév.Beecher Echus nouvelle» ALGOMA Le Chronicle annonce ce matin dans ses dépêches que M.Dawson a 43 voix de majorité, et qu’il reste encore trois poils dont il n’y a pas de rapports.Une dépêche au Mail en date du 7 mars, dit : M.Dawson rapporte aujourd'hui d'Algoma Mills que toutes les iles Manitoulines, à l’exception de trois endroits dont'les rapports ne sont pas connus, lui donneront 60 de minorité dans toute Pile.Cet état met sa minorité dans la partie-est du comté à moins de 90.Sa majorité actuelle dans la partie-ouest est de 154.Fort Frances, qui lui donnera probablement 24 de minorité, n’a pas encore de rapport connu.Il est probable que sa majorité daus l’ouest sera de 130, et c’est pourquoi M.Dawson est absolument certain d'une majorité de 40 à 50 dans le district entier.” Le Globe dit : “ Un certain nombre de cabaleurs tories qui ont travaillé dans Algoma sont arrivés ici ce soir [lundi.] Parmi eux sont M.Taylor M.P.pour Leeds-aud et un nomme Jones.Ces deux messieurs ont travaillé dans File Manitoulin et déclarent que leur mhsion a été fructueuse, et que M.Dawson est élu.” PETITE GAZETTE trzrczææ CANADA uUEBEC.9 MARS 1887 CYNIQUE L'F.letleur cite le compte-rendu plus ou moins correct d’un discours do M.Desjardins, député d'Hoche-hga, sur la question Kiel, puis il ajoute : Il faut être cynique pour croire que des hommes qui ont tenu un pareil langage vont tourner le dos à la cause nationale.Eh bien ! la Patrie est cynique, parce qu’elle a rangé M.Desjardins parmi les députés anti-nationaux.Qu’on lise les lignes suivantes : M.Desjardins se présente comme can dictai antinational dans Hochelaga.' Il se déclare prêt à accepter le gouvernement de Sir John et à combattia M.lîlake.(La Patrie 8 février.) Donc, d’après le dictum de VElecteur, la Pairie est cynique, car c’est elle qui, la première, a rangé M.Desjardins parmi les candidats antinationaux.Nous engageons l’organe de M.Beaugrand à vider cette question délicate avec l’organe de M.Pacaud.La législature de File du Prince-Edourd est convoquée pour le 29 mars pour l’expédition des affaires.M.C.J.Towns* nd, ex-député de Cumberland, a été nommé juge de la Cour du Banc de la Reine à la Nouvelle-Ecosse.On se rappelle que M.Townsend s’était effacé en faveur de Sir Charles Tupper M.Sidney Smith, premier commis du département des postes à Ottawa, st-ra nommé prochainement surintendant des impressions du même département.Paul Henri levai, le romancier français, est mort hier, à Paris.M.Claudio Jannet vient de publier un ouvrage intitulé : Les précurseurs de la fravc-maçonncric au XVIcme et XVJU me siècle.Le décompte des bulletins dans l’élection du comté de Richelieu, commencé lundi, s’est continué hier matin.A trois heures, hier après-midi, M le capitaine Labelle, qui avait d’abord été déclaré élu par 04 voix do majorité, en avait alors 80 et il est probable que ce soir sa majorité sera portée à une centaine.Le décompte se fait devant M.le juge A.Ouimet.Michel Dumas, si gravoment compromis dans l’insurrection du Nord-Ouest et qui avait réussi à «’échapper Mgr Ricard, auteur des intéressants volumes intitulés : L'Ecole m c n n a i > ien/ic — La in e n n a is ,Lacordaire, Montalembert, Gerbet et Salinis, Rohr-bâcher, vient de publier la Vie de Mgr la B ouille rie.On lit dans la Semaine catholique du diocèse de Pamiers : Trois bons exemples Ju cardinal Caverot.Le cardinal Caverot a, par des dispositions dernières, donné trois bons exemples : Il a demandé que Ils* honneurs militaires ne lui fussent pas rendus dans la rue, et cela parce que les troupes ne peuvent plus entrer dans l’égiise.Il a demandé que ses obsèques ne fussent point, par l'amoncellement des couronnes, rendues semblables à dts funérailles païennes.Il a demandé qu'aucun discours ne fût prononcé le jour meme des obsèques.Disons, d'ailleurs, que c’est depuis quelques années, et par une triste imitation des usages civils, que de.s allocutions sont prononcées sur le cercueil des évêques.lieu à la résidence de la famille à 9.30 a m.jeudi prochain,et à l’église Plymouth à 11 30 heures a.m.C’est le désir de la famille que ces funérailles soient aussi peu somptueuses que possible.Ce sera le révérend Bail qui conduira les cérémonies et cela en vertu d'une entente entre M.Beecher et Hall que le premier des deux qui décoderait.l’autre conduirait les cérémonies funèbres.Le président Cleveland a adressé «i Madame Beecher un tel eg ram me de condoléances.Le Dr Seale dit q u'avant son attaque d’apoplexie Beecher était un homme très foi t pour son âge, qu'il souffrait de dan ta St Joseph de Lévis sont ce qu’on appelle la fièvre du foin, de Jjîpdi soir pour aller travailler i certaines affrétions bilieuses dont il se *“ guérissait par le seul fait de la diète et le repos; quo sa fièvre du foin lui revenait annuellement ; qu’il avait une affection chronique des rognons ; qu’il redoutait une dégénérescence du cœur; qu’aucun homme avait de meilleurs poumons que lui.Le même docteur fait connaître de quelle manière l’apo pltxie a amené la mort do son client.Albany, 8.— Le sénat a adopté des résolutions de regret au sujet de la mort du Rév.M.Beecher, et la séance fut -.journée comme marque de respect pour le défunt.Londres, 8.— Le Daily News dit que M.Beecher laisse aucun système de théologie ou d’enseignement d’eglise.Son influence, si ce u’esl qu’à titre d’ami personnel, se termine avec sa vif*.Il ne fut qu’un grand prédicateur.Notes politiques dans Les elle Le résultat de la votation Algoma n’est nas encore connu, libéraux réclament la victoire.Si peut les consoler de leurs déboires, tant mieux.Mais elle ne changera en rien la tournure des affaires, et M.Blake n’en restera pas moins chef de l’opposition, jusqu’à ce que les libéraux en aient trouvé un autre meilleur.M.Baker et Shakespeare, conservateurs,ont été élus samedi dans Victoria, Colombie Anglaise.Il ne reste plaque deux élections à faire dans cette province : Cariboo, et le district de Vancouver.Mardi prochain (15) auront lieu les élections da s les quatre divisions électorales des Territoires du Nord-Ouest, et le mardi suivant (2*2) dans Gaspé.Total des élections à faire : T *** Une dépêche nous donne le nombre de votes obtenus par cûaque candidat dans Victoria : Baker, 0*21 ; Shakespeare, 571 ; Humphries, 351 ; Fell, 321 ; McCallum, 2-47; Robertson, 179.Il reste à recevoir un poil où il ne s’en-règistre que 20 votes.M.Demolombe Les journaux de Paris, annoncent la mort de M.Demolombe, Temineiu professeur et doyen honoraire de la faculté de droit de Caen.M.Demolombe était né à la Fère, en lS04 ; apiès avoir fait ses études de droit à Paris, il fut reçu docteur en 1820; il jouissait alors déjà d’une brillante réputation parmi ses condisciples et ses professeurs.Dès l’année suivante, M.Demolombe passait, par dispense d'âge, le concours de l’agrégation ; il était nommé professeur suppléant à la faculté de Caëu Un nouveau concours, qui eu lieu en 1831, et pour lequel le jeune professeur dut de rechef solliciter ia dispense d'âge, lui valut le titre de professeur et la chaire de code civil à la même Faculté.C’est dans cette chaire qu’il commença à se rendre célèbre en professant fis cours qu’il devait plus tard publier.Cet ouvrage, qui fait autoiité en jurisprudence, devait comprendre le commentaire de tout le code civil.Commencé en 1845.il fut arrêté en 1879 par suite de l'état de santé de M.Demolombe et repris depuis, sous sa direction, par M.Guillouard, professeur à Caen.Doyen de la faculté de Caen en 1853, M.Demolombe fut élu, à deux reprise* différentes, bâtonnier du barreau de cette ville.Le gouvernement impérial le désigna, en 1864, pour les fonction de conseiller à la cour de cassation ; Al.Demolombe refusa de quitter Caen et d’abandonner ses études.L’Académie des sciences mordes et politiques le comptait au nombre de ses correspondants, et lui décerna en 1879 le grand prix biennal de vingt mille f ranc* M.bemolombe était commandeur de la Légion d’honneur.Mardi, lo 15 du courant, à heures, sera chanté à la Rivicre-Ouelle, un service pour lo repoB do l’âmo de feu Mesbirc Maximin Fortin, ancien curé do cette paroisse.uu‘,‘,c ‘V 4 ’1severe» aux poumon!:.Il s’agit d’après ulenr d un vol commis, chez M.lluel ,m nrinrinn ,rnv>.-n„i .• • • « o, i i a.a •,a a d pimupeci noient des prescriptions icier, a Si Joseph, a ote arrête a l’or- ordinaires données par le, médecins, uf> l-ai' >1 nu guérit pas une lonxen laissant LA RÉVOLUTION EN BULGARIE Bucharest, 8.—Parmi les insurgés en Bulgarie se trouve M.Demin trie!!', le correspondant du Yiedomosrie de Moscou.Vingt officiers russes qui ont pris part â la révolte et qui prirent la fuite apiès la défaite des insurgés sont arrivés en Romanic.Le major Ouzanoff qui commandait les troupes rebelles à Rustchuk et qui a été grièvement blessé, était l'un des partisans enthousiastes du prince Alexandre et il a commandé AVidded lors de la guerre entre la Servie et la Bulgarie.Londres, S—Il est rumeur que l’Autriche et la Russie en seraient venus à une entente à propos de la question des Balkans.Vienne, 8—La Russie n'a pas encore protesté à propos de l’exécution en Bulgarie d’officiers munis de passe-ports.On croit dans les cercles officiels de cette ville que la Russie ne se départira pas de la politique d’inaction qu’elle a suivie ju-qu’à présent.L'empereur François Joseph, dans une conversation avec un député de la Diète hongroise, a dit aujourd'hui qu’il avait toute confiance que la paix sérail mainten ue.Le général baron Kuhn a été nommé commandant en chef de touies les forces militaires en Galicie et Bukonine.Unstuck.8.— Le capitaine Bellman, l’un des chefs de la derniers révolte a etc envoyé eu exil.Il est blessé aux deux jambes.Le colonel Feiloff, un autre chef de l’insurrection, est mourant.Le gouvernement russe, par l’entremise du consul roumain ici, réclame Feiloff, comme un sujet russe.Sofia, 8.—Le gouvernement est sur le point de convoquer la Grande Sobranje.Le parti national demandera à la To-brarje que des pouvoirs plus étendus soient accordés aux régents.Ou dit que les autorités roumaines ont ariétè, à Astrok, deux officiers supérieurs de nationalité russe, parce qu’ils auraient pris part à la dernière insurrection en Bulgarie.1,4 CRISE EUROPEENNE LA TRIPLE ALLIANCE Rome, 8.—Un croit qu’un traité d’alliance entre l’Autriche, l’Allemagne et l'Italie a été signé le 4 mars courant.Paris, 8.—Le Temps et le Journal des Délais contredisent semi-ofïiciellemem la nouvelle qu’une alliance aurait été conclue entre l’Allemagne, l'Autriche et l’Italie.Vienne, 3.—On rapporte que l’empereur François Joseph dans une conversation privée aujourd’hui, aurait contredit la nouvelle que la Russie s’était retirée de la triple alliance.St-Pôtersbourg, 8.— Le gouvernement a envové des instructions seciètes «à V tous les inspecteurs de chemins de fer du gouvernement sur la mobilisation et le transport des troupes.EN IRLANDE Galway.8.—Lors d’une émeute hier soir et lorsque les militaires étaient dans leurs casernes, la populace au nombre de mille, a battu une douzaine desoldatsqui se trouvaient dans les rues et les a reconduits jusqu’aux casernes.Elle a ensuite cassé les vitres des casernes à coups de pierres.Cork, 8.—La populace à Voughal a attaqué les casernes de la police el cela pour {empêcher l'arrestation du père Killeher et de Michael Kennedy, pour mépris do cour, parce qu’ils ont réfusô de comparaître comme témoins dans une poursuite récente à propos de loyer.Mariage Hier matin, M.l'abbé Pâquet a b mi le mariage du Dr Catellior, médecin interne de l’Hôpital de la marine et professeur à l’Université-Laval, avec Mlle Marie-Louise Moreau, fille do feu J.B.Aloreau en son vivant écr., N.1*., deLolbinièr», Un cc lhin nombre d hommes rési partis t Buv City, ‘ Arrestation Un nommé R.Paquin, accusé d’être l’a " épi ne Diocèse ûo St-Hyacinthe Les changements suivants viennent d’être laits dans le diocèse de .St-Ilvacin-the.M.J.Bachatul est transféré du vicariat de St Mal bias à celui de Si Dainase; Al.P A.Saint Pierre, du vicariat de Saint-Charles à celui de Belœil ; M J.A.Labelle est nommé au vicariat de Saint Charles ; M.F.A.L’Heureux, vicaire à Saint Dainase, passe dans le diocèse de Springfield, Etals-Unis, où H est nommé au vicarial de Ware.La neigo Le rapport de l'obseï vatoire de Québec dit que l’épaisseur de la couche de neige est de IOS pouces chose qui ne 5>’est pas vue depuis 1873.Le froid cet hiver n’a pas été tiès intense.La journée la* plus froide a été le 3ü décembre, où le mercure a marqué 26 degrés au dessous de zéro.Marbre Canadien Le Rév.M.Sentenue et Thon, juge Jetté, exécuteurs testamentaires de la succession F.X Beaudry, viennent de donner ordre â MM.Dinlras et McNeil de leur fournir et tailler et tous les appuis, couvertures de portes et fenêtres en marbre canadien dont ils ont besoin pour une construction qu'ils fout faire, rue St-Urbain, à côte de l’orphél i nat.Un commence à apprécier la qualité de notre marbre canadien.Les propriétaires des carrières du Canada sont en pourparlers pour la fourniture d’une façade en marbre canadien d’une construction considérable.Service anniversaire Jeudi, le 10 courant, à 8 heures aura lieu à St Joseph de Lévis, le service anniversaire de feu André Bourget, en son vivant marchand Parents et anus son priés d’v assister sans autre invitation.Le bassin Louise Il est rumeur qu'une assemblée de citoyens de Quebec sera bientôt convoquée dans le but d’exempter de péage les vaisseaux entrant dans le bassin Louise, afin d’encourager les armateurs à envoyer leurs vaisseaux à ce port.On a demandé au bureau de commerce de prendre les mesures nécessaires pour rendre le projet efficace.Nouvelles soirées canadiennes Nous venons de recevoir les livraisons de janvier et de février des Nouvelles Soirées Canadiennes.En voici le sommaire j i« S#nnet.Ernest Marceau 20 Anticosti ou l’tle tic l’Assomption.L».II Taché 30 Petit bouquet.Chs.A.Gauvrcau 40 Les chiens .benjamin bultc 50 Le rire.Chs.A.Gauvrcau 00 Ia*s peiites dettes.Walter Clcch 70 L our years ago.Armand Rinfrct 80 l>es chateaux du roi de Havière.Albert Bataille 90 Antoinette de Mirecourt .Madame Lqvohon Faillite Woodley MM.Woodley, fabricants de chaussures de £amt-Roeli, qui étaient en difficultés financières, eu sont venus à un arrangement avec leurs créanciers.Vente d'immeuble L’ancienne résidence de feu M.Frs.Vézina, caissier de la Banque Nationale, située 40 rue d’Aigmllon, a été achetée par M.E.II.C.Ilarbeson au prix de 84,400 comptant.On du que cei immeuble avait coule 88,000.Fête de la St-Patrice Il est décidé aujourd’hui, que conformément au désir de leurs pasteurs, nos concitoyens irlandais ne feront pas de démonstration extérieure, le 17 du courant, jour de leur fête nationale, il y aura grand'messe solennelle à l’église •Qt-Patriee.La soirée littéraire et musicale des années passées seia remplacée par un spectacle dramatique à l’Académie de Musique, sous les auspices de l'Institut littéraire St-Patrice.On jouera le célèbre drame en trois actes de James Filgrim, Robert Emmet, le martyr de la liberté irlandaise.Cour de Police L’enquête dans l’affaire Langelier-Delisle a été ouverte hier matin, à huis-clos.Comme on le sait, M.Delisle est accusé d’avoir distribué dans Québec-Centre, avant les dernières élections, une circulaire contre le maire de cette ville.Les premiers témoins entendus ont été Thon.M.Langelier et M.Oscar Evanturel.Conseil de comté Diner L’administrateur de la province, Thon juge en chef Stuart, adonné hier soir un dîner officiel.L'Intercolonial La voie do [’Intercolonial est maintenant complètement déblayé*».Les trains circulent régulièrement.* Aqueduc La tnunicipalité de Si-Sauveur a parait-il, décidé de faire poser des tuyaux d'aqueduc dans les rues de cette paioisse.On est à (aire signer une requête à celte fin et déjà les citoyens de plusieurs rues se sont empressée d acquiescer à la demande de la municipalité.(!e que peu faire le vrai mérite La vente sans précèdent du Sirop allemand, de Bnschee, depuis quelques années, a étonné le monde.C’est sans don t»; le remède le plus mïc et le meilleur, qui ait jamais été découvert pour la guérison prompte cl elJuce du Itlm-me, de la Iou.x et des troubles les plus ta* - a .A .la.— ht maladie encore dans h: système», tuai:» au contraire, il éloigne la cause du mal guérit les parties affectées et les lahse dans une condition purement saine Une bouteille gardée à la maison pour en finie usage quand la maladie vient épargnera le mémoire du médecin et iim.longue maladie.Un essai vous couve in era Je ces faits.Ce remède est positivement vendu pu* tons les droguistes et les marchands en général.Prix 75 cents pour de grandes bouteilles.Accident Lundi après-midi un jeune gaiçou qui revenait de l’éco e normale avec d’autres petits compagnons, s’amusait à glisser sur la glace qui se trouve sur le penchant de l’escalier du bureau de Faste, lorsqu’il tomba à la renverse et se démit un bras.Il a i té conduit chez lui immédiatement.Affaires municipales La corporation donne avis dans la Ga-zt tlc officielle, qu’elle s’adressera â la Législature de celte province, à sa prochaine session, pour en obtenir la passation d’un acte lui permettant d».* taxer d après la valeur vénale (real value') de la propiiélê imposable, d’eineltre des débentures pour le ptrachèvement et l'extension de sou système d’aqueduc et pour d’autres fins, d’annexer avec leur consentement, les municipalités voisines •U de taxer â des taux différents les diverses compagnies d’assurances.Lo bois de chauffage Le bois de chauffage a subi une hausse de 50 cts., â une piastre par corde, en conséquence des dernières tempêtes de neige, qui ont empêché beaucoup de cultivateurs d’en apporter â la ville.Le Cardinal Gibbons Le cardinal Gibbons a manifesté un désir prononcé de choisir Sunta-Maria comme son église titulaire.Cette église est la pins ancienne basilique de Borne.Le cardinal Gibbons en prendra probablement possession le 20 courant.Encyclique sur le socialisme Le pape est à préparer une encyclique sur le socialisme.Il traitera ce sujet d’une manière concise, faisant la distinction entre les unions bonnes et légales de celles qui sont dangereuses et anli-chrétieunes.de en Correspondance M.le Rédacteur, Comme le public est sur l’impression d’après ce qui a été publié sur certains journaux, que je me suis fait le distributeur ou colporteur par les rues d'une prétendue circulaire qu'011 dit être une reproduction de ce qui a paru dans le u Mercury ” tendant à accuser le maire de ceRe ville cl plusieurs conseillers de malversation, et que ces rumeurs me causent actuellement certains dommages, veuillez me permettre l’usage de vos colonnes pour déclarer sur mon honneur que je 11’ai jamais fait un tel colportage ou distribution, et que plus je n’ai jamais lu la circulaire question.Votre très obligé, Joseph Bus-ièrk, epicior 248, Rue D’Aiguillon.Club Camera de Québec A une assemblé de ce club, ten 113 le 7 courant, à l'hôtel St-Louis, la constitution et les règlements du club furent soumis par U?comité chargé de les rédiger et adoptés par le club.Les olliciers du club p»ur l’année courante furent alor; élus comme suit : Président, capt J.Peters ; vice-prèsi-leut, J.(ieo.Garuea’i ; secrétaire, ürnest F.W fi rte le ; trésorier, James Brodie ; Comité: J.B.Amvot, cant Imlah el H.E.Russell.Obituaire Un des plus anciens et des plus honorables citoyens de St Colomb de Sillery a payé samedi son tribut â la mort.M.James Mclnenly, qui fil partie pendant près de vingt ans de la maison Humphrey ft Mclnenly, avait été tour à tour conseiller municipal et maire de sa paroisse, et au moment de sa mort il en était ni irguiller.Université-Laval Jeudi, 10 mars, conférence dans l’am-ph i théâtre, sur la théorie de la combustion, par M.l’abbé E.Pagô, R.S, professeur agrégé à la faculté des arts.L’immigration _ 1 J , Le département de l’agriculture à Ot L'essemblee générale du conseil de tawa continue de recevoir les meilleures comté de Québec a lieu aujourd’hui au nouvelles concernant l’immigration l’été chef lieu pour l’élection du préfet et prochain.pour traiter différente» questions qui L’invasion commencera probablement •iront *oumuos.jdti les premiers jour* d’avril.Les agmls Le Courrier du Canada mercredi 9 mars 1887 du gouvernement fédéral ont fait de bonne besogne, disent qu’ils ont été liOMAl' Pilules Holloway Ces Médecines sont reconnues les eifets produits nous , - • .» » ¦ .ut remède et les *= -»~»s »i le.oito année».Lus aaei.lB dus |jas yu ,es fives innomb«,blc8 de1 Edition do 4 heures l pants môme par la force, en cas de résistance.¦ JuSf]ne là il n’y a donc aucun blâme à attacher à la conduite de Pelletier, 1 mais celui-ci a outrepassé ses devoirs quand, après avoir fait sortir les plaignantes, sans les avoir arrêtées, et d’Island '',£"7.V• 1 I.I.U., u,L .ju.ti et réconfortent la constitution la Colombie Rritann,que recevra '-uws.| Ces r’mèdes dès qu.0I1 e„ fait usage, une largo pari de celle immigraiion.j inspirent Unè confiance aveuale el des Le plus beau canon du monde Un a soumis jeudi à une première épreuve, à l’arsena! de Woolwich, un canon nouveau sortant de lu fonderie d’Elswich et destiné au Bcnbow de la marine royale.Le succès des expériences qui ont eu lieu tend à prouver, à ce qu’assurent les journaux anglais, que la pièce d'artillerie qui vient d’être essayée est le plus brillant .spécimen du genre produit jusqu’ici par l’Angleterre ou lout autre pays.Les expériences ont été dirigées par une commission dont faisaient partie sir \f.Ibddulpb, le colonel Maitland, le capitaine Nubie icmpiacaut sir W.Armstrong, M.Yavassour il un grand nombre d’ofliciers supérieurs.Le canon a line longueur d’un peu plus de 13 n.èlM s.Le premier projectile, de foi nie cylindrique et pesant 1,800 livras, tiré avec une charge de poudre de 000 livres, a atteint 510 mètres de vitesse par seconde.Le second, de uême poids et tiré avec une charge de poudte de 700 livres, a traverse l’espace avec une vitesse de 500 mètres par seconde.Le troLième, de même poids encore, tiré avec 800 livres de poudre, a ôté lance avec une vitesse (L* 510 mètres par seconde.Le tube inféiieur du canon était en parfait état a prés les expérience-.Les prochaines épreuves se feront avec des pi oj-utiles de même poids, mais avec des charges de [ oudre de 850, 000, 0*25 el 050 livres.Curieuse découverte Un paquet a été reçu au départe-tement des lettres mortes.Ii part de Boston et est adressé au prince de Galles, Londres, Angletepc.On le détenait là parce qu’il n’était pas n vêtu de timbres.Quand ou fa ouvert on a trouvé qu’il renfermait un portrait en cuivre du Christ qui avait probablement été détaché d’un crucifix et un petit tube en verre renfermant un liquide blanc avec deux fils dans le tnb * et dont les deux bouts en sortaient.Un papier qu’il y avait dans le pa juet contenait titre menace ridicule.On analysera le contenu du tube.Lo Jugement Dernier Une conférence de prophètes appartenant à diverses églises sVst réunie ces jours derniers à Nt w-Yoïk pour discuter le sujet scabreux du jugement dernier.Le révérend M.Baxter, un ministre anglais de l’école d’Oxford, y a dit des choses qui nous donne le frisson : il ne s’agit de rien moins que de rapproche» du jugement dernier.Il a par faitemedt établi que dans trois ans commenceront les préparatifs pour la grande alla ire.Le Christ viendra sur la terre en 1897, rognera en Asie-Mineure trois ans et en 1900 il mettra do côté les rois, empereur, czars, sultans et monarques de tous genres pour gouverner lui seul.11 n’y a que 144.000 personnes qui au-ronfle droit d’espérer de monter au ciel, pas plus, et elles seront tirées en l’air par une force mystérieuse.Les autres devront rester sur la terre pour souffrir jusqu’à ce qu’on ait décidé de leur sort.Le Hév.Baxter s’étend sur d’autres sujets, mais nous les laissons pour une autre fois.nspirent une confiance aveugl milliers de personnes ayant éprouvé elles-mêmes leur efficacité, ont rendu le pi•*^ grand service à leurs amis, en leur Avis aux Mère» Le 11 tyrop calmant de Mm© Winston’ devrait toujours être employé pour la dentition des enfants.Il calme l’en faut, adoucit les gencives, apaise toutes leB douleurs, guérit la colique, et est le meilleur remede pour la diarrhée.Vingt cinq cents la hou-touille.Québec .18 mai 1886—1 an O Bazar annuel Le bazar annuel en faveur dos pauvres de l’Hôpital du S.C.de Jésus aura lieu dans le cours de septembre prochain, sous le patronage distingué de Son Eminence le Cardinal Elzear Alexandre Taschereau et de messieurs les membres du clergé.Les dames dont les noms suivent ont encore l’obligenle charité de se dévouer à cette œuvre t-i recommandable, en se chargant de tenir les tables de ce bazar.Elles comptent sur la généreuse assistance du public qui.jusiju’ici, a été si porté à soutenir cette institution où un grand nombre de pauvres et d’enfants abandonnés réclament la nourriture quotidienne et les soins assidus des religieuses qui la dirigent : Table St.François d’Assise—Mines P.Dèchêne.G.Perron, A.Donaldson.Table St.Hoch —Mmes W.Carrier,M anquille.Table St.Jean-Baptiste—Mmes E.Picard, C.Guerard, F z.Tremblay.Table St.Joseph—Mmes II.Drouin, P Roussel, B.Rousseau.E.Marceau, J* G ravel.Table Ste.Anne—Mmes Frs.Giguère, O.Migner.G.Lavoie, Z.Tiudel.Table du Sacré-Cœur—Muns S.Laro-ehelle, C.Dugal, Dites V.Lemieux, M.Lemieux, Mme Elz.Côté.Table St.Louis—Mmes R.Geley, J Lescarbeau.Table des Saints Anges (Loterie)— DI les M.Mollet, A.Moffel, Mme W.Fn z bac.Table St.Alexandre (Rafraîchissements)—Mmes J.Picard, J.Michaud.L.L.Paradis, Pire., Directeur.Marché de Québec 4 4 5 Farine et Grains.Québoc, S mari 1837.Farl et©—Sup.extra, baril, 196.$ 4 25 a 1.\111! .Forte pour boulanger.Extra .lu prinlomps.Superfine No 2.3 Fine.Farine».eu poches, de 100 livres.*• de seigle en quart.• Maïs ou blé d'Inde blanc par 200 livres.- Maïs ou blé d’Inde jauno, par 200 livres.U rn 1 im—Blé de semence rougo par GO livres.Fois “ “ .Fèves le mlnot.Avoine 34 livres.0 Foin par 100 holies.S Paille par 100 hottes.(Orge par rninot.Son par 100 livres.Ciuau par 200 livres.2 3 0 0 4 25 a 4 40 15 a 4 25 fiO a 5 00 75 a 3 «5 50 a 3 CO 10 a 3 20 90 a 0 % 20 00 a 4 40 10 a S :o 90 a 3 00 20 a 1 30 75 a 0 85 20 a 1 40 34 a 0 35 00 a 9 00 00 a 5 00 70 a 0 75 75 a 0 80 50 a 0 75 Volailles.Québec, 3 mar* 18ô7.Propriétaire Unevisite au laboratoire du Dr Green à Woodbury, N.J.a considérablement modifié nos idées, et surtout fait tomber nos préjugés à l’égard tir* ces medicaments généralement connue sous le nom de ‘l Médecines patentées de Standard.” Comme de raison nous sommes arrivés à cet âge de la vie où nous sommes forcés de conclure que la 1/^ elle-même est un humbug, et qu’elle détourne de tout ce qui n’a pas subi une experience longue et éprouvée.En ma qualité^ de médecin j’ai eu la curiosité de connaître comment la vente de deux préparations médicales a pu subir l’épreuve d’un aus.-i grand nombre d’années.Le système parfait d’apiès lequel l'affaire est conduite, et les manipulations pharmaceutiques nécessaires pourla préparation de ces deux i écipés que nous connaissons bien, nous ont suffisamment convaincu eue la Fleur d'Aoitt, pour la Dyspepsie et les Dérangements du Foie, ainsi que le Syrop allemand de Dosc/ice, pour les affections de la gorge et du poumon étaient d’excellents remèdes aux maux pour desquels ils étaient recommandés, et nous regrettons seulement que dans notre pratique, le code d’étiquette médical nous empêche de les prescrire sans pouvoir en rendre la formule publique.Quand on nous eut montré l’énorme quantité de lettres volontaires adressées au Dr Green, de toutes les parties du pays, et de tontes les classes du peuple avocats, ministres et docteuis, donnant une description de leurs maladies, les témoignages à l'appui de leur guérison, nous nous .^entons porté à appuyer la suggestion du Dr Green, c’est-à-dire, que le gouvernt ment oivrnit accepter des formules aussi acceptables, et leur accorder une licence pour l’usage général en donnant ainsi protection a l’inventeur comme aux autres inventeurs (Extrait de ta Circulaire des Droguistes de N.J.Oct.1886.) Dindes par couple $2 50 a 4 00 \ olai 1 lus ** .0 75 a t 00 Poulets 44 0 00 a 0 00 Oies 44 0 00 a C 00 (.Hlifll'iiS.•••«•• 0 60 a 1 00 Hgt)S .*••••* 0 60 a l 00 Compagnie de steamers Québec AVIS est par le présent donné que l’assemblée générale annuelle des actionnaires pour l’élection des Directeurs, cl la transaction d’autres alla ire s, aura lieu aux Bureaux de la Compagnie, à Québec le SAMEDI, 19 MARS courant, à ONZE heures A.M.Le livre de transfert restera fermé du 9 au 18 courant, ces deux jours compris.ARTHUR AHERN, Secrétaire.Québec, 7 mars 1SS7— 555 PAUL FÉVAL Le télégraphe annonce la mort de,1 après les avoir abandonnées complète- Paul Féval, romancier français.Les nient il s’est rendu plus tard dans le 1 ~ 4i 1: 1 1 -î Fl -i i vestibule de Régine et sest porté à des it.ties catholiques dont il était deve- voies de fait sur mademoiselle Lamou- ^ ' y nu l’une des gloires, font une perte sensible, en sa personne.35.reux.11 est en conséquence condamné à •n 1 va i -i -x , * tv m /i 82 d’amende et les frais qui s’élèvent 1 aul reval était né a Rennes,il était §8.50, outre ses propres frais, ou breton, et breton fier de l’être.Sa fa mille était royaliste et catholique.Il commença par le barreau, mais jeta bientôt la toge aux orties, et partit pour Paris où il se mit à écrira des romans pour les journaux de la capitale.Ses principaux romans à cette époque furent : Les mystères de Londres, les Compagnons du Silence, Bouche de fer, le Bossu, les Errants de nuit, le Jeu de la mort, etc.Los œuvres de Faul Féval, jusqu’à sa conversion en 1870, sans être hostiles à la religion n’étaient pas sans dangers.Mais ^leur inspiration 11’étaient pas foncièrement mauvaise», et il 11e leur fallut que peu de retouches pour devenir recommandables.Ceux de ces romans qui ont été rééditées par la maison Palmé ont été revu» et expurgées par Fauteur.En 187G Paul Féval se convertit.Il publia alors son livre célèbre les Etapes d'une conversion, Jésuites, etc.Dieu lui envoya des épreuves cruelles dans ses dernières années.Il perdit fortune et santé, et des deuils successifs vinrent décimer son foyer.Mais sa foi chrétienne ne se démentit pas un instant.Paul Féval laisse un nombre considérable d’ouvrages.Los nouvelles que nous recevons de Gaspé sont excellentes.En ville Le R.P.Arnaud O.M.L, est hier à Québec.La fille de Roland arrivé AVIS AUX ENTREPRENEURS Prolongement rte dale LA date depuis laquelle on pourra voir les plans et devis de L’ENTREPOT DE VÉRIFICATION A OTTAWA cil par les présentes prolongée jusqu’à Lundi, le ai Février, cl la date de la réception des soumission» est reculée jusqu’à Mardi, le 15 mari.Par ordre.vingt jours de prison.L’action prise par Mlle Foley est renvoyée.AVIS Nous enverrons le Courrier du Canada pour UNE PI A S TRE durant j .77 r ' I I Ks lunettes, les lou gnons nu b la session cle la L,eqis- l.LAURENCE sont les se».s véritables a rit clés anglais sur lo mond* cat -, lien, Us son Jnturp nrnpinrin/p n?/?(l(ïit \ re?5mmaru^*s i,ar ^ Pres*ffeni 11 collège de lui Ut L JJ! (JUlilClUlV IJlll UUll \ médecins et Chirurgiens de Québec et i.ar l I ffnVMn Um la IW.ilfA .1.* • - — bientôt s'ouvrir.HATTON GARDEN LONDON, ENG.346, ST-JAMES STEET,1 M'i MONTRÉAL.On monte actuellement, dans la société québecquoise, la représentation du chef-d’œuvre d’Henri de Bonnier: La fille de Roland.- Cette représentation aura lieu, probablement d’ici à un mois ou deux, au bénéfice d’une œuvre religieuse.Les rôles sont distribuées, et les répétitions sont déjà assez avancées.Cours de chimie On nous informe que le cours de chimie donné par M.Nagant à l’école des Arts et de dessin, est terminé pour cette année.Un jugement de la Cour de Police QIT DÉFINIT LK POUVOIR DES IlEDEAl’X On lit dans lo Monde : La cause des deux demoiselles Alice Lamoureux et Mary Foley contre le bedeau de l’église Bonsecours a été jugée hier après-midi en cour de police.Les journaux anglais du matin en ont donné des rapports qui sont loin de donner une idée exacte du procès et des raisons qui ont motivé le jugement de M.le juge Dugas.Pour établir les faits dans toute leur lumière, qu’on veuille bien recapituler avec nous.D’abord remarquons que les personnes qui ont loué un banc dans une église ont droit de l’occuper pendant les offices religieux.Hors les offices, les bancs sont libres.Ce jour-là, les demoiselles Lamoureux et Foley entrèrent dans l’église Bonsecours un quart d’heure avant l’ullice et elles s’emparèrent du banc de M.J.B.Gendron qui entra quelques minutes plus tard, avec une pareille à lui ; M.Gendron pria les deux demoiselles sortir de son banc.Elles refusèrent.Alors M.Gendron se rendit auprès de Al.J.B.Pelletier, le bedeau, et celui-ci l’accompagna jusqu’à son banc.AJ.Pelletier demanda aux jeunes filles de sortir du banc.Elles refusèrent encore.Il prit Melle Foley par le bras ; elle sortit sans résistance.Vint le tour de Mlle Lamoureux.Elle s’arc-bouta ; le bedeau, qui est aussi constable spécial, la fit sortir de force.Le bedeau conduisit ensuite les deux jeunes filles dans le vestibule de l’église.Les tins disent qu’il les laissa là, pour aller prendre son chapeau, d’autres qu’il les abrndouna complètement.Dans tous les cas, il ne les avait pas constitué ses prisonnières et quand il vint, l’instant d’après, appréhender mademoiselle Lamoureux au col et la conduire ainsi dans la rue, il outrepassa ses devoirs et ses droits ; car il les avait perdues de vue et elles n’étaient plus prises flagrante dclicio.Voilà pourquoi il a été condamné hier ; soir., , Voici les conclusions du jugement de M.le juge Dugas: La cour a décidé que bien que le service ne fut pas commencé, le locataire a j droit à son banc quand il se rend à i’ô-, glise dans un temps raisonnable avant le service religieux auquel il veut assister, surtout quand la cloche a sonné le premier appel.A.COBEIL, le premier «ppoi., .Secrétaire.1 par conséquent le locataire du banc Ministère d#s Travaux Publict, | lavait droit de l’occuper et le bedeau fix rut CATHARTIQUE^ composa™ DE CAMPBELL (Campbell's Cathartic Compound.) Aeit pfiicaccmcnt h faible dose, no pro dull ni coliques ni nVst ni irritant ni congestionnant comme tant d'autres cathartiques do forme pilulairo en usage dans les familles.• Les Dames et les Enfants, si délicat que soit leur estomac, supportent ce remède sans le moindre inconvenient.Le Catiiakti n i: com rosi r>E Campbell est surtout indiqué dans lo traitement des AprECTiore du Foir.lt des I)èsôk-DREO DES VOIl.** HILAIRES.Des Acidités de i.'Kstomac et de la PE II te d’Appétit ; De LA Migraine ET DE la DrepKpaiK; De la Constipation ; De toutes les complications au R ATT AGITANT AUX MALADIES DE l’F.stom AC.Ce remède étant liquide, on peut facilement en proportionner la dose avec une égale cfiKT.ci: • aux petit» enfants et aux adu'u:-.11 test livre au « r-.-c en bouteil- les do trois or.Tt «i » j trouve chez tous ceux qui • d :i remèdes do familles.VA • _ I • / r.: île de.•/ — j C nuOàû.PAh ¦¦•-KILLER fiSTDE PERRY DAVISHB» EST RECOMMANDÉ PAR La Médecins, Us Ministres, les Missionnaires, les Chef's (V Usines et Atelier», les Hauteurs, le.9 Garde-Malades tics Hôpitaux, en somme partout et par tous ceux qui en ont fait l'essai.rim A L'iNlfcuiEI K MÉlfc A UN VERRA A VIN DE LAIT CIIAUD FPrwfc.IL CONSTITUE UN REMÈDE |.mA|'L Lini.R CONTRE LES REFROIDISSK M FNTS, LES FRISSONS, LA CONGESTION, OU GENE DE LA CIRCULATION.LES CRAMPES ET DOULEURS D’ESTOMAC, LES TROUBLES DIGESTIFS DE LA SAISON CHAUDE, LES MAUX DE GORGE, ETC.EN APPLIC '.TIONS LX1 ÂUIEURES IL EST RECONNU PVR EXPÉRIENCE COMME LK Mr.II.IEUR DU TOUS LE8 LINIMENTS CONNUS ET LE PLUS EFFICACE CONTRE LES ENTORSES, LES CONTUSIONS, LE RHUMATISME, LES NÉVRALGIES, LES ENFLURES DE LA FACE, L'ODONTALGIE, LES BRULURES, ENGELURES.ETC, ETC.25cts.la Doute tue* t£T Garo aus controiuçonc- %v\$UE Ü£/> t z cable :»u ; c:*.: e t active c-t pArticulb'.e* ment r.ü \ptcc a>i soulage- ^4 inr:st rt h lu guerdon cîc cttta d.i.se ü*.*ftcvtion4 qr.c caractciisr _ *4J IVjtu蕦emcîiti! : ystémcct quicker* r dâuiiremci.t a cîc i-.lettr 11 d«J Ilité et cle | .r;»it.«tions du cœur.No;; emploi e*t pronij.t»*.met»t efficace sr «pii accompagne iuvanui leinenija couvale • cence «les rtevre* grave*.Nul Tenicue % n umet-.e t;u \ uîaçeuter.t nussi prompt «!.»•.s la I >y>pcpMc mi riiitb^eMsou.^ Dans rajip;iuvri-'cmcnt du *arg, .la pet te d'appciit, la débilite ^ generale et tous L* r.\» ée à Québec Bernard Al Allaire, 77 et79,rue St-Jean etSt-Stanislas HAUTE-VILLE.QUEBEC.P.S,—La seule maison dans le commerce de _ .lausique avant de» commumcatians par télépbo»** ; »uson de GROS dan» 1a r*e Dalaouai*.Québec,* a Mms 1W7- Z j Québec, 1er Man» 1II7—M 5S3 & M JOSEPH HAMEL, ayant été nommé, par , les intéressé.;.ADM 1NI STATE U R d« affaires de la liquidation, informe le public que l’établissement de la Côte Lamontagne a été loué à la maison Joseph Hamel et Cie qui en prendra possession au 1er AVRIL prochain pour y ouvrir un département de Tapis, et que l’établissement dont l’entrée sc trouve sur la rue Sous le-Fort, a été également loué a MM.Vézina ô*» Fraser, qui se proposent d’y tenir un magasin de nouveautés dans le genre de celui qui y a existé jusqu’à présent.En conséquence de la possession de ces deux établissements qui devra se livrer au 1er avril prochain, M.Hamel a donné des instructions pour que la balance du fonds de commerce dans lc% deux départements, rue Sous-le-Fort et Côte Damontagnc, Tapis, Rideaux, etc., etc., etc., soit VENDUE SANS RÉSERVE DURANT LE COURS DtJ MOIS DE MARS, Le public est donc invité à faire une visite qui eu fin cle compte, ne pourra qu’être cxtrêiiemeat avantageuse pour les acheteurs.JOSEPH HAMEL âr* Cie continuent toujovr* Ije Courrier du Canada.Mercredi.9 Mars 1887 Guide des Voyageurs Chem in» de Fer QU’AUX COLONIES Cinquante pour cent de moins LIVRES ! LIVRES ! ! LIVRES ! ! ! TOUR AVOCATS, DOCTEURS, MEMBRES DU CLRP.GÉ, MARCHANDS, ÉCOLES ET COLLÈGES.CHXMtff PE FER DU PACIFIQUE « CANADIEN OÉrART DK QUÉSIO Trn'n Express direct à 2.30 h.p.ajrn''éeJi Trois-Rivières à 5.17 et à Montréal a 9.10 p.tn.Train Rxpreaf direct A 10 h.T- ?Trois-R'vière» à 1.50 h.a.ir., ei à Montréal à 6.30 h.a.m.Train Mixte à 9 b a.tn.arrivéeàTrols-Rivières à 7.45 a.m., et à Montréal à 3.00 p.m.Les trains de dlmancb* partent de Québec pour Montréal à 3$ baoreî p.œ.ÔRAND-TRONC TRAIE MIXTE p M.___Train mixte laissera la Polnie RELIURE, PAPETERIE.revues seroni livrés dans le plus court délai.Bibliothèques fournies au complet.Vente en gros de livres reliés et de papeterie à des prix extrêmement bas.Paiement par traite de bunque ou mandat-poste à ordre.J.MOSCKIPT, PYE et CIE.RELIEURS EXPORTATEURS,PAPETIERS ET ÉDITEURS, 154, RUE WEST REGENT, GLASGOW, ECOSSE IES soussignés qui assistent aux principales J ventes de livres et de tableaux, et qui achètent des bibliothèques des particuliers de grand prix en Angleîerre et sur le continent, peuvent fournir des livres à environ 50 pour cent de moins que le prix coûtant ordinaire.Tableaux, livres et MSS BONNE NOUVELLE DU PAYS ! achetés sur ordre.,, , -r.» c ,, T Pour la commodité de 44 Km Beyond Sea J.Tous les livres neufc et de seconde main et les Moscript Pye et Cie (de la susdite société) qui a acquis une grande expérience dans les diflércuts besoins des dames et des messieurs à l'étranger et dans les colonies, agit comme agent général, et exécute avec économie et célérité les cominissionss qu’on lui confie, pour toute demande petite ou grande venant de l’Europe.Des correspondants dans toutes les parties.Manufactures et patentes, aussi entreprises financières et commerciales placées sur le marché anglais.Honoraires payés d’avn-cc ^25 sterling.Parentés recherchées, Epargnes du temps, des peines et des dépenses, en communiquant avec M.Pye, 154, rue West Regent, Glasgow.Une remise sera dans tous les cas accompagnée d'iiistiuctions.Québec, il nov 1SS6—3m3ps 5°9 Chars TJi'bains LIGNE DE LA RUE 8T-JEAN Voyagent tous les jours de 8 hrs du matin à 8 heures du soir, et font le trajet tous les 10 minutes entre la barrière Ste-Foye et le bureau du Courrier du Canada.Prix : 5 cents.LIGNE DE 8T-ROCH .on f M—Train mute laissera ia roiu ^ ., ‘TV Ji' Pirhmnn.1 et tous les points de i bout lo trajet tous les 15 minutes entre la et^Oueft arrivant è Montréal à 8.00 P.M.’ barrière St-Varier et le marché Chamnlain, tous hst ?t .uuesi, armanv a .^ les jours depuis 6 hrs du matin jusqu’à 9.25 hrs TRAIN DD SOIR 5 30 P.M —Express pour Richmond, Eber-brooie.Island 1’our.d.Gorham, Lewiston, Portland, Montréal et tou: les points de ' Ouest, t)p l'Est, et du Sud-Ouest al N'ord-Es*.jours depuit du soir.Prix : 5 cents Télégraphe d’alarme 1 rue Ste Ursule, station centrale.2 Ste Anne et Autouil.3 Grisunh et Su* Geneviève.4 Hnldimand et St Louis.5 Jhrdint et Ste Anne, 6 Bu*vde et Fort.7 Hébert et Rempart.8 Su- Futaille et liebert.9 Séimunirt- de »;uei ec.10 Ste Julie et d’Aitigny.12 St-Jean et.Cobins.13 Palais et Mac-Mblon.14 S.I hhii et S ^iaiiielas.15 Chantier Dinning, (Champlain).16 Epicerie Taylor.17 rue Champlain, 474.IS S.Jean et Sutherland.19 Déligny et S.Olivier.21 MaibOD Giblin (Champlain).23 rue Champlain, 103.24 Dalhousie et Arthur.25 Côte de la Montagne, au bas.26 Sault au-Matelot et S.Jacques 27 Côu- Dambourgeo et S.Paul.S Franyoïb et la Chapelle.29 Pied de la rue de l’Egliso.31 Lemesuner, rue S.Paui.32 Marché S.Paul, station* 34 Prairie et S.Dominique.35 Fossés et Pont.36 S.Varier et 1a Chapelle.37 L’Eglise et S.Joseph.35 Dorchester et des Commissaire?.41 Durchester et N.D.des Angoi.42 S.Varier et Belleau.43 Colomb et Nelson.45 S.Anselme el S.Joseph.46 Caron et la Heine.47 Reine et Couronne.4" Arago et Curgeon.49 P.ince Edouard et Grant.5j Reine et Pont.52 S.Dominique et S.François, 53 Dorchester et Ryiand.54 Artillerie et Ste Julio.56 S.Augustin et S.Patrice.57 S.Patrice et Bertlielol.58 Grande Allée et ccott.6! Arligny et é>.Amable.62 rue 5.Arnable, don Pasteur.63 Grande Alice.Ste Brigitte.64 S.Joan et Salaberry.65 Ste Claire et Richelieu.67 S.Jean et Ste Geneviève.71 Robitaille et Latourelle.72 H.Augustin et S.Georges.73 Parlement.74 £t.Jean et St-Eu6tache.75 St-Eustache et Richelieu.QUÉBEC ET LAC ST-JEAN Allant au Nord 4 C0 P.VL Train de la malle tous les jours arrivant à St-Raymond â 5.30 ei à Rivière ù Pierre à 7 00 p m Allant, au Sud O.ùG A.M.Train delà malle laissera ia Rivière à Pierre tous les jours (St-Rny-mond ".10 a m.) ; our Québec arrivant là à 8.55 a m.CHEMIN DE FER INTERCOLONIAL Trains laissera Lévis pour Halifax et St Jean 4 S 00 a.m.pour la Rivièro-du-Louj, à 11.15 a m.Pour la Hiv.du Loup a 5 55 p.m.Ce> trains circulent sur l’heure du Eastern Standard Time.QÜÉBEOCF.NTRA L Express—quills Lévis à 1.10 t».m., arrive à | ?beibrtiokeà p-m et à New-^ork, a xn.Mixte—quitte Lévi 2.0 p.m., arrive à St-François à 7.45 p m.Ex j ress— dépar 1 de New-York à 4.30 p.m.arrive à Levi?à 3 20 p.m.VPxie—quille Saint-Frauçots, 6.00 a.m., arrive à Levis îl.15 a.m.Bateaux à Vapeurs QUÉBEC ET LEVIS Les bateaux à vapeur de la traverse font le trajet entre Quebec et Lévis toutes les demi heures TRAVERSE DE QUÉBEC A LÉVIS QUEBEC .| LEVIS Pour it chemin de fer Intercolonial.A.M.P.M.7.30 M a l 1 o pour 2.00 Mario de la Riv.Halifax.du Loup.Accommodation pour la Rivier» du Loup.10 30 Msl’o pour le Rivière du Louj P.M.5.0G AccommodatiuD pour la Rivière du Loup Je viens de recevoir à l’occasion des fêtes LE PLUS GRAND ASSORTIMENT De beaux instruments qu'il y ait en Canada, consistant en pianos à que tous les formats), pianos droits (nouveaux modèles), pian »>* carréit'u* * orgues de chapelles et de salons.$ rr$ .t.{ LIGNË ALLAN.Sous contrat avec le gouvernement Canada et de Terreneuve tnrjr U transport des Malles CANADIENNES ET DSS ÊTATO-DNIK 18SO-Arr«iigcm«?iitj0.1r8 8.^ SO M rPOUS Instruments de choix, de noivoiux stylos uniques dao* leur genre, et ne se trouvan ; X nulle part ailleurs.Les personnes désirant un instnimint de choix à un prix raisonnable devraient v nir virh -• mon assortiment si possible, ou écrire pour catalogues iliiistrés JL.E.K.P BATTIS, K»?6, 3'EÎC «SI t f de la Terr* Sainte, en 3 voiu e ; Recueil de Décrites et le médecin à U m.r- -• 25 cents Choix des Vaches laitières, j ar J.A .*••••.•• .
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