Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 16 mai 1887, lundi 16 mai 1887
ft® 980' Edition Quotidienne“"10ènio Annoe Lundi IC Mai l®%*3 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.7110 MAS CTI A PAIS Bédw/w e» Chef.VOYAGE AU CA A N DA DAIS LE NORD DE L’AMERIQUE SEPTENTHILE FAIT DEPUIS L’AN 1731 A 1761 PAB J".O.JB.[suite] Cet homme mit six jours à se rendre au fort Duquesne parce qu’il lut obligé de faire beaucoup de détours, ce qui ne l’empêcha cependant pas d’être rencontré par un parti de sauvages Iroquois qui le questionnèrent et à qui il répondit qu’il venait de quitter un parti français dans lequel il y avait dos Iroquois, qu’il en avait été détaché pour annoncer qu’ils allaient arriver.Cette espèce de ruse lui réussit fort bien car ils le laissèrent passer et lorsqu’il s’en trouva un peu éloigné, il eut recours à ses jambes et arriva pieds nus et mourant de faim.11 donna la nouvelle de la défaite du parti Jumonville sans en pouvoir détailler les circonstances, i! rapporta seulement que s’étant écarté pour ses besoins particuliers à quelque distance du campement, il entendit du mouvement (pii l’obiiga à rester tranquille qu’un instant après il entendit des coups de fusil et peu à près une seconde décharge et des cris de mort qu’alors il soupçonna la défaite de son parti surpris par l'ennemi, ce qui le détermina à se sauver pour en donner la nouvelle.Ce rapport fut confirmé deux jours après par des sauvages qui donnèrent les détails dont il vient d’être parlé, ce qui lut encore dit par un prisonnier amrlais qui arriva quelques jours apres.La défaite de cette espèce d’ambassade, donna l’obligation au commandant Contrecœur, d’en instruire le Gouverneur-Général Duquesne, celui-ci eu écrivit au ministre de la marine qui s’en plaignit à l’ambassadeur d’Angleterre, comme un assassinat ; elle servit beaucoup dans le pays à animer les Français et les Anglais les uns contre les autres.Feu après la défaite du Sr Jumon ville, il arriva un courier de Québec au fort Duquesne, apportant la nouvelle que le Foi d’Angleterre avait fait passer des ordres secrètes à tous les gouverneurs de la Nouvelle Angleterre pour se disposer à attaquer le Canada de tous les côtés, cet ordre qui venait d’être donne n’était qu’une suite d’un précédant donné dès l’année 1752, par suite des mésintelligences qui n’avaient été dans l’origine que de querelles de commerçants devinrent ensuite des disputes de terrains et enfin une guerre ouverte t ramée d’abord dans le secret pour envahir le Canada.Le 26 juin arriva au fort Duquesne le capitaine DeVilliers commandant au fort Chartres dépendant de la Louisiane avec trois cents sauvages Illinois etosages avec plusieurs bateaux chargés de vivres et marchandises conduits par cinquante Français.Cet officier apprit à son arrivée la mort du J union ville son frère et les préparatifs qui se faisaient pour aller venger cette mort regardée comme un assassinat, il demanda de commander le détachement qu’on se proposait d’envoyer sous les ordres du Sr Lamercier, lequel sur la demande du Sr DeVilliers consentit à lui céder sa place tant à cause de la vengencc qu’il voulait tirer de sen frère que parce qu’il était son ancien au service, il fut son second dans cette expédition.Le détachement qui ne devait -être d’abordque de cent hommes fut augmenté de trois cents ^sauvages venus avec le capitaine de Villiers.Ce détachement parut alors assez considérable.J’y fus compris.Le 28 nous partîmes, partie par terre et partie par eau en remontant la rivière mal Engueulée, nous fûmes camper à quatre lieues, on y tint un conseil avec les sauvages où le commandant de Villiers leur lit part de sa résolution de venger la mort de son frère, il fut arrêté qu’il y aurait continuellement des découvertes en avant et qu’on marcherait à petite journée.Le lendemain matin avant de se mettre en JE CROTS, J’ESPl^RE ET J’AIME.marche on fit dire la messe au camp par l’aumonier, (11) ensuite on se mit en marche nous arrivâmes à un grand lian-gard construit l’année précédente et de suite abandonnée par les Anglais dans la même année.Cet hangard avait une longueur de quarante pieds sur vingt de large formé en pièce de bois couchées les unes et sur les autres et couvertes en écorce.Nous y laissâmes nos bateaux avec une garde de quinze hommes et cinq sauvages, ensuite nous continuâmes notre route par terre.Nous aperçûmes dans notre marche des pas d’hommes, qui nous firent craindre d’avoir été découverts, elle nous obligea à redoubler de précaution sans cependant craindre d’être surpris parce que nous avions toujours des découvertes en avant.Sur les trois heures après midi nous apprîmes par des découvreurs qu’ils venaient d’un chemin qui paraissait n’avoir point été fréquenté depuis trois jours ; ce rapport nous lit présumer que l’ennemi s’était retiré ayant été instruit de notre marche ; nous continuâmes néanmoins notre route en faisant souvent halte pour attendre les rapports de nos découvreurs, dans l’intervalle arriva un des cinq sauvages laissé au hangard, lequel nous amena un prisonnier se disant déserteur.11 lut aussitôt questioimé et dit que les Anglais instruits de l’approche des Français avaient abandonnés leur camp pour se retirer au fort de la Nécessité au fort de la Frairie indistinctement, lequel était peuéloigné.Pendant cei interrogatoire il arriva des découvreurs qui dirent avoir vu un camp que les Anglais avaient abandonnés depuis peu, d’autres découvreurs partirent à l’instanf pour aller plus loin et nous marchâmes toujours ; sur les sept heures du soir nous arrivâmes au camp abandonné, nous y campâmes on y découvrit plusieurs caches d’outils (42) que-l’on occupa à changer de place, ces caches nous donnèrent la preuve d’un décampement précipité.Le lendemain matin nous la quittâmes pour continuer notre marche sur le midi nous nous trouvâmes à l’endroit où le Sr Juraonville fut tué, i! y avait encore quatre cadavres dont la chevelure était levée, on les enterra, on lit une prière générale après laquelle le commandant de Villiers harangua les sauvages sur le lieu de l’assassinat de son frère et sur la vengeance qu’il espérait en tirer avec leur secours, ils promirent de le bien seconder ; ensuite on continua la marche jusque vers les trois heures après midi que nos découvreurs nous apprirent que nous n’étions plus qu’à une demie lieue du fort anglais, alors nous avançâmes avec plus de précaution tachant de pouvoir arriver le plus près possible de ce fort sans êtr** découvert ; mais lorsque nous l’aperçûmes, il en sortit aussitôt une cinquante d’hommes armés qui vinrent à notre rencontre sans probablement nous croire aussi nombreux, nous avançâmes sur trois colonnes û droite tous les sauvages prirent la gauche en faisant leur cri de guerre ce qui épouvanta tellement les cinquante hommes sortis du fort qu’ils firent volte face et entrèrent précipitamment, alors nous avançâmes jusqu’à vis-à-vis ce fort à portée de fusil seulement à cause de la plaine dans le milieu de laquelle était construit ce fort, à peine fûmes nous arrivé à cet endroit que Je canon du fort commença û tirer sur nous des biscayens car c’était des petits canons nous étions dans le bois et derrière chacun un arbre comme nous n’avions point de canons nous ne pouvions riposter qu’à coups de fusil, cependant ils atteignaient le fort, le feu de notre mousqueterie dura jusqu'à huit heures du soir que l’on envoya un officier avec un tambour pour sommer le commandent de se rendre sans quoi on allait le prendre d’assaut, en eli’et on s’y était préparé par des fascines que l'on avait faites dans le cours delà fusillade; mais cette précaution fut inutile car au moment où l'officier porteur de la sommation s'avança sur le fort le pavillon ennemi fut bais.-é ce qui fut un signe que l’ennemi était dans l’intention de se rendre ; cela ne tarda pas à se confirmer, par le retour de l’officier avec la décision du commandant du fort, pour sc rendre avec les honneurs de la guerre.On dressa de suite la capitulation en ces termes.(41) C’était un Kécolet venu avec le capitaine de Villiers du fort de Chartres, cet homme grand, fort et vigoureux avait servi en France dans la cavalerie, il s’était fuit moine depuis la mon d’une jeune personne qu’il espérait épouser.{j2) I.c mot cache est l’expression employée, sûreté est le terme propre.(A suivre).- itt raini>wiiiii»ii imh'ii LEG EU BRO US SE A.U\ Editeur- Propriétaire.rasxæcB Bill des RR PP Jésuites me envoyé, j’eus peur, et Ton comprendra combien j’avais hâte de connaître la réponse qui avait été faite.# ” \ oici cette réponse, envoyée par le Cardinal Simeoni, le 80 avril : “ Pontifex non judicat opportunum “ cogéré deputatos laicos.Eminentia “ tua videat an tuo nomine possis “ inducere ad supersedendum.” “ Le Pontife ne juge pas opportun 44 de forcer les députés laïques.Que 41 Votre Eminence essaie en “ propre nom de les amener à son sur- “ seoir.” Elle pre- (Suite et fin) “ Le second télégramme, bien autrement explicite, a été provoqué par 8011 Eminence elle-même.Son Eminence, voyant l’embarras dans lequel se trouvait les députés, crut devoir consulter le Saint Siège par télégramme.Or quand on consulte on peut le faire de deux manières.Tout en restant dans la stricte limite de la vérité, il y a une manière 11e disons pas insidieuse, mais habile, de faire la question de telle sorte qu’elle amène comme nécessairement une réponse le moins défavorable possible ; et il y en a une autre, qui expose nettement la question de manière à no causer aucune méprise à celui qui doit répondre, mais aussi au risque d’obtenir une réponse peu favorable, sinon contraire au désir.Sans blâmer précisément la première manière qui, après tout, dans certaines circonstances, peut être de bonne guerre, Il y a, si je puis m’exprimer ainsi, plus de loyauté dans la seconde.“Or je tiens de Son Eminence que, dans une première rédaction, passablement longue, Elle exposait l’embarras des députés catholiques et demandait simplement line direction I seoir.J’avoue que la teneur du télé-pour ceux-ci.En pesant tous les mots 1 gramme de Son Eminence prêtait û comme on le fait, chacun suivant son 1 cette interprétation par son laconis-caraetère, dans un télégramme de cette me ; mais je sais que telle n’était pas importance Son Eminence craignit de j l'intention de Son Eminence, qui causer de l’embarras au Saint-Siège et1 n’entendait solliciter que l’expression de lui tendre,sans le vouloir, l’éqniva- | d’un désir.—Dans tous les cas, il lent d un piège Aveceette loyauté qui résulte de là que si, comme -il était La distingue et qui la fait aller droit naturel de s’y attendre, la réponse au but, au risque d’obtenir une de se tut bornée à la première partie, ces réponses courtes qui, sans être fton Eminence eût été dans un grand défavorables, peuvent être facilement embarras, parce que chacun eût pu interprétées, dans un sens défavora- interpréter cette réponse dans son ble, Son Eminence réduisit sou télé- sens.gramme à quelques ligues, presque { “ C’est probablement ce qu’a com- sans explications, et demanda carré- i pris le Saint Père, qui pour enlever ment au Saint-Père de dire que les j toute ambiguité, a fait donner la se-lég islateurs devraient surseoir.! conde partie.44 Le sens est donc : Le Saint Père 44 Que signifie cette réponse ?se compose de deux parties.La mière, si elle était seule, pourrait prêter à ambiguité, mais elle se trouve parfaitement déterminée par la secouée.44 Ce n’est pas contre l’opportunité du sursis que le Saint-Père se prononce, puisqu’il conseille û Son Eminence d’user de son influence personnelle pour tâcher de l’obtenir.44 Ce que le Saint Père ne juge pas opportun, c’est sa propre intervention directe pour dicter des ordres à des député laïques.11 e&t évident que le Saint Père a cru que Son Eminence désirait que le Souverain Pontife tir une obligation aux députés de sur- 4’ Voici la teneur de ce télégramme ! LVO ~ ,vril « ici taira ni me ^ , , 0nvoyé directement au Vatican, le 28 “?ro 1 pas 11.solt °PP?rt™ 5k> - dicter lui-même des ordres u des de- putes laïques, mais que Votre Erni-Jesuitem hujus provincial postu- j nonce tâche d’obtenir, par sa propre 44 lant legem incorporationis quara ! influence, le sursis qu’Elie désire.“ phirimas graves objections po- “ C’est ce qu’a fait Son Emineu-“ mint octo episcopi Sedein Postulo ! ce.“ ut su minus Pontifex absque ulla , 44 On peut se demander pourquoi “ mora declaret legislators superse- j le Cardinal Taschereau, ayant en ‘4 dere debere.” main un télégramme qui l’encoura- geait dans sa ligne de conduite, ne “ Les Jésuites de cette province “ demandent une loi d’incorporation 44 contre laquelle plusieurs graves 44 objections sont posé par huit évê-41 ques qui veulent consulter le Saint 44 Siège je demande que le Souverain 44 Pontife déclare sans retard que les 44 législateurs devraient surseoir./ “ Personne ne dira assurément que j’exagère en disant que ce télégramme était peu insidieux.Je dirai plus: il était impossible de le rendre plus dangereux au point de vue de la position prise par Son Eminence.Mais Son Eminence voulait amener une réponse nette, étant décidée, comme toujours, à obéir si le Saint Siège blâmait son attitude.44 J’avoue que, lorsque j’eus connaissance de la teneur du télégram- l’a pas fait connaître plus tôt.—La raison en est bien simple : elle est contenue dans le télégramme même du Saint Père.44 Son Eminence y a vu le désir que manifestait le Saint Père de ne pas intervenir directement lui-même dans un débat engagé dans une législature étrangère.44 En présence de ce désir, quoique non formellement exprimé, Son Eminence s’est bornée à faire ce qu’on lui conseillait, c’est-à-dire, tâcher par Elle-même d’obtenir le sursis désiré sans même dire qu’Elie était encouragée en cela par le Saint Siège.44 Son Eminence a poussé le scrupule jusqu’à n’en rien dire même à son entourage immédiat, à ses con- Feuilîeton du COURRIER DU CANADA 16 Mai 1887—No 11 Une servante me demanda ce que sortis précipitamment.terreur.I je voulais.Oc fut d’ailleurs la seule allusion la chute < —Dites à madame qu’une person* au passe.Depuis lors, je la revis et J entendis ne, venant de Naples, vient lui ap- pas un mot d’amour ne sortit de mes maison ; il y avait devant la porte - porter des nouvelles du pays et des lèvres.Je connais trop mon devoir et une groupe où l’on m .rmurait à voix Une fois, j’allai chez elle à du jour.s un bruit inusité dans la LE COMBAT DSS TREIZf sa haute vertu.pe basse.Je vis sortir un prêtre, précédé [SUITE Dieu, qui n’abandonne jamais les siens, même quad il désespèrent de lui, me retint au bord de l’abîme.Comment te dire ma souffrance?J’éprouvais de tels serrements de cœur que ma respiration était haletante, étouffée.Je su (Toquais.Incapable de supporter une vie si douloureuse, je formais les projets les plus insensés.Je voulais mourir, mais mourir d’une façon si atroce et si inusitée, qu’elle comprendrait le motif de ma mort, et d’avance je me repaissais de sa douleur, je savourais les remords do l'infidèle.infidèle soit, mais infidèle contre sa volonté ! Devais-je la condamner sans l’avoir entendue ?Après plusieurs jours d’angoisse, je pris une grave résolution.Un soir, soigneusement enveloppé dans mon manteau, le chapeau rabattu sur les yeux, j’allai frapper à la porto do Ginovra.* ^ je ber sur une chaise.Quand sur l’escalier, j’entendis le froissement de la robe de Ginevra et reconnus le bruit de ses pas, il me sembla que la vie se r Ginevra entra et me pus ni parler ni remuer.En mereeon-naissant elle jeta un grand cri, et je crus qu’elle allait s’évanouir.Elle murmura : l’étais représenté, un être insigni- servante me dit —Hector ! si vous connaissiez mes malheurs ! —Je les connais, pauvro Ginevra ! —Non, pas tous, et je ne puis même pas vous les raconter.—Jo no viens ici ni interroger, ni récriminer.Je ne demande que la permission de mourir de douleur,ou, si je vis de rester dans votre voisinage, d’avoir le bonheur de vous entrevoir de temps en temps, et le droit de vous protéger contre tout péril ! J’entendis du bruit à l’étage supérieur ; craignant do lui causer quelque chagrin si l’on me découvrait, je fiant,ni beau ni laid, sans grands vi- —Madame est à toute extrémité, ces ni grandes vertus, excellent sôl- La veille au soir elle avait eu une dût, tout prêt à servir le Grand-Turc défaillance, mais le cas ne présentait raîTVlo * moi* «s’il y eût trouvé son profit.La fortu- pas de gravité ; on l’avait fait reve- re^arda Je no 110 do Ginevra l’ayant enrichi, il nir à elle ; et , enveloppée de linges "° * * considérait sa femme comme une chauds, elle avait été mise au lit.Le propriété rapportant de gros intérêts, matin on l’avait retrouvée encore 11 me fut très facile d’être admis évanouie.Un certain maître Jacopo chez lui avec d’autres gens d’armes, de Montebuono, qui passe pour ha-Jainais il ne soupçonna les lions qui bile médecin, mandé en toute hâte, m’attachaient à Ginevra.Eus-je tort l’avait trouvée presque froide.(Je-d’entretenir par ces visites des re- pendant il ne prescrivit rien, afiir-grets désormais inutiles ?Je ne le niant que cet état quasi léthargique crois pas ; Ginevra était redevenue était un phénomène naturel, sans ma sœur, et je reprenais mon rôle.| danger.À la seconde visite il parut D’ailleurs, si je souffrais encore, c’é- très effrayé, et il envoya quérir un tait pour elle et la souffrance me de- prêtre, car, dit-il, toute science lni-venait chère.; maine était impuissante.Quelques J’appris que Grajano, guéri de sa heures plus tard, je n’avais pas quit-blessure, allait reprendre le service té la maison, comme tu le penses je songai à m’engager dans la même bien, j’appris du médecin lui-même compagnie que lui pour no pas in’é- j que Ginevra venait de rendre le der-loigner de Ginevra.# • nier soupir.Depuis quelques jours je la trouvais j A ce moment, les jeunes gens arri-plus abattue que do coutume, et raient en vue des tentes ennemies, comme sous le coup d’une secrète Fieramosca interrompit son récit.Le trompette fut envoyé au devant d’un cavalier français, venu lui-même pour connaître le motif de la visite.11 prévint l'officier de garde, qui, après avoir lu la lettre adressée par Gonzalve au duc de Nemours, général de l'armée française, pria les messagers d’attendre la permission d’entrer dans le camp.La tente du général était éloignée ; on offrit aux jeunes gens de se reposer, eu attendant, dans un baraquement qui servait de poste d’avant-garde.Les deux amis préférèrent rester dehors, sous un massif de chênes foulfns.On attacha les chevaux aux arabes.Ayant enlevé leurs casques, les jeunes gens s’assirent à l’ombre, en goûtant la fraicheur de la brise de mer.Brancaleone pria Fieramosca de continuer son récit.SA NARRATION HECTOR POURSUIT Hector reprit ; — Avec Ginevra, je perdais tout ce qui m’était cher au inonde.Je sortis delà maison, titubant, ahuri, les yeux secs et euffammés.Ayant perdu la conscience de mes actes, j’allais comme une machine.J’éprouvais la sensation que donne un coup de masse d’armes sur la tête, quand les oreilles bourdonnent, les yeux se voilent, et que tout tourne autour de vous.Ainsi, sans savoir ce que je faisais, je traversai le pont, et me trouvai sur la place Saint Pierre.C’est là que Frauciotto, cet incomparable ami.me découvrit étendu par terre, au pied d’une des grosses colonnes du portique.Je sentis vaguement deux bras me soulever et me mettre sur mon séant.Il parvint avec beaucoup de peine, me dit-il ensuite, à me traîner jusque chez lui Là, il me déshabilla, me coucha, et, se tenant près du lit, sans me fatiguer de questions ou de consolations inutiles, il veilla sur moi, avec une sollicitude maternelle.Nous passâmes ainsi la nuit sans j échanger une parole.J’avais une , lièvre terrible, qui de temps à autre m’enlevait la raison.Je croyais voir iet|seniir sur moi un figure énorme, 1 couverte d’une armure monstrueuse, qui, de tout son poids, m’écrasait la poitrine.J’entendis sonner dix heures (4 heures du matin) au château, et les premières lueurs de l’aube entrèrent par les fissures du volet.Au-dessus de ma tête, contre le mur, étaient pendues mon épée, mes autres armes et l’écharpe bleue que Gineura m’a-jvait donnée, étant encore eufaut.La j vue de cet objet provoqua brusquement une explosion de lurmes qui me sauva la vie, en m’empêchant d’étouffer.(X minrti) JLe Courrier du Canada, Lundi 10 Mai 18^7 seillers ordinaires, qui vont apprendre aujourd’hui seulement, et par la démarche que je fais en ce moment, toutes ces circonstances.M Pour moi, Son Eminence me 1 a l’ait connaître avant les autres, pour ma propre consolation et pour m encourager à continuer de m exposer aux insinuations qui commencent déjà à circuler 6ur mes tendances.“ Ce n’est qu’avant hier soir que j’ai eu permission de faire connaître ces documents, et encore supposé que j’y fusse provoqué.On comprendra donc que j’avais bien raison de demander hier 24 heures pour me préparer en conséquence.’ ’ Après quelques mots du Kévd.Père Yignon, le Comité siégea à huis clos, et comme Son Eminence ne faisait plus instance, vota, sans discussion, parait-il, l’adoption du bill, sur division.SOMMAIRE Voyage au Canada Feuilleton.—11 combat d#> treize.Admission forcée Prêtre et citoyen Rapport de la Banque Nationale A l’église St-Tean-B*ptiste Assemblée Législative Dépêches générales La Russie et l’Allemagne La Reine Victoria France et Allemagne Win O’ B rien Guide des Voyageurs—voir ^ème page Echo* v!?' nouvelles • N!)NCES NOUVELLES Grande loterie en faveur du Curé de Stc-Ubalde— J E Rouleau, Ptrc Société de Construction Permanent?de Québec— J G Gourdeau Arbres d’onumentation Ornementations domiciliaire* Malle anglaise—A G Tourangeau Avis—Jos.Parent Ligne Allan—Voir 4cmc page Tapis—J os.Hamel & Cie Crédit Paroissial.—C.B.I^mctot.Avis aux entrepreneurs.—A.Go!*ei!.S5.00 pour 25 cts—Ls I.égaré La Caisse d’Économie de Notre-Dame de Quéï>ec— L.C.Marcoux Canada et Indes Occidentale»—J.M.Courtney I* Cie d’assurance canadienne sur h vie—F.N Belcourt Cinn tuts d’églises—F re chon, Lefebvre et Cie.CANADA QUEBEC.10 MAI 1887 ADMISSION FORCEE ILS ONT TROMPÉ LE PEUPLE On lit dans la Justice : Les journaux bleus font beaucoup de bruit à propos de l'augmentation de l'indemnité des députés et conseillers législatifs.Cette indemnité, fixée à SGOÜ.OÜ par le gouvernement Ross vient d'être élevé à $800.00 pour l'année courante.Le Courrier du Canada est particulièrement méchant.Il cite les votes des années passées et les opinions antérieures exprimées sur ce sujet par les chefs libéraux.Jl faut admettre que la position prise par le Courrier est très forte et qu'il est un peu surprenant de voir augmenter l'indemnité parlementaire au moment où la province est obligée d'emprunter trois millions et demi.Nous aurions, nous aussi, été disposé •V blâmer celte augmentation à laquelle nous nous sommes opposés sur les hustings : nous croyons que les députés ne devraient recevoir d'autre indemnité que leurs dépenses réelles de voyage et de pension.Il y aurait peut-être, dans ce cas-ià, moins de g&nsqui se présenteraient seulement dans le but de faire de l’argent.Mais, d’un autre côté, nous ne ferons pas de populacerie sur cette question, comme notre confrère du Coum>;\parco que toute la Chambre, sans une seule exception, a voté cette augmentation à l’unanimité.Les italiques sont do nous ?11 faut que nous ayons eu cent fois raison pour arracher cette admis, sion partielle à la Justice, édition du soir de VElecteur.11 est vrai que la feuille ministérielle essaie de défendre ses maîtres, en disant que cette augmentation n’a pas été combattue par l’opposition.Mai6 ce plaidoyer 11e prendra pas.Ce n’est pas l'opposition, c’est le gouvernement qui est responsable de cette augmentation d’indemnité.C’est lui qui l’a proposée, c’est lui qui Pa fait voter, c’est lui qui a ajouté à la dépense ordinaire $17800.Lors môme que nos amis do la gauche auraient provoqué un vote à ce injet, il» n’auraient pas empôché l’augmentation d’fitre adoptée.D’ailleurs, eux n’avaient jamais inscrit sur leur programme la réduction de l’indemnité parlementaire.Au contraire, dans les années passées, 011 les avait attaqués précisément à cause de cela Ils 11e manquaient donc pas à leurs promesses, à leurs antécédents, en laissant faire le gouvernement, en cette circonstance.Mais le gouvernement, lui ! mais le parti libéral ! Il a violé honteusement son programme.Il s'est moqué de ses déclarations réitérées.Il a renié ses votes, fait mentir sa parole, manqué à ses promesses les plus solennelles.En 1884, il disait que, “ vu l’état des finances delà province, cette chambre ne pouvait consentir à augmenter l’indemnité de ses membres." Et aujourd’hui que les finances, d'après le gouvernement, sont dans un état encore plus pitoyable, il demande que cette chambre augmente l’indemnité de ses membres.Si jamais il y a eu contradiction et palinodie politiques, si jamais il y a eu reniement d’un programme, c’est bien dans le cas actuel.On n'en sortira pas.Le parti libéral a trompé le peuple.Il a escamoté le pouvoir sous de faux prétextes.Il fait, au ministère, ce qu'il reprochait amèrement à ses adversaires, dans l'opposition.Nous sommes heureux de voir que la Justice est forcée de l'admettre, quelque mauvaise grâce qu’elle apporte à son admission.PRETRE ET CITOYEN UN RELIGIEUX Les habitués des séances parlementaires ont remarqué plus d’une fois, sans aucun doute, sur le parquet de la chambre, un religieux dans la force de l'aire, à la chevelure et à la barbe déjà grisonnantes, au regard intelligent, à la démarche vive et alerte.Cet humble“moine est un apôtre : un apôtre de la foi, un apôtre de la civilisation et de la nationalité canadienne.C’est le R.P.A.Paradis, Oblat de Marie Immaculée, et missionnaire dans les cantons lointains de la Gatineau.Jeune encore, il a fait de grandes choses pour la Religion et la Patrie.Il a porté l'Evangile jusqu’aux confins de la baie d'Hudson.Il a parcouru les forêts à la recherche des âmes.Et en môme temps que ses travaux apostoliques, il s’est imposé la tâche patriotique d’étendre les frontières de la civilisation, d’ouvrir à sa race de nouveaux espaces, en lui assurant des domaines inconnus qui feraient justement l'orgueil d’un roi.C’est lui qui, naguère, découvrait, pour ainsi dire, et ouvrait à la colonisation bas-canadienne les magnifiques et fertiles territoires du lac Témiscamingue.Tour-à-tour prêtre, défricheur, peintre—le R.P.est un artiste délicat—ingénieur, guide, et organisateur, il a exploré, décrit, évangélisé, fait connaître cette région admirable ; il y a lancé un courant fécond d’émigration canadienne ; il a créé avec la bénédiction et le concours puissant de ses supérieurs, cette société du Témiscamingue, qui est appelée à accomplir une si noble mission sur ces confins longtemps ignorés de la Province de Québec, et que le R.P.Gendreau dirige maintenant avec tant de zèle.Ce 11’était pas assez.Appelé, par son ministère, à desservir les missions de la Gatineau, il a voulu consacrer ses forces à une nouvelle tâche.Un groupe canadien considérable établi à Moncerf, dans le canton d’Egan, y prospérait sous sa direction.Soudain de puissantes hostilités menacent ces établissements dans leurs progrès.Des rois de la finance et de l’exploitation forestière, habitués à voir tout plier devant eux» entreprennent de fouler aux pieds les droits des colons sans défense • Mais le missionnaire est là.Le pauvre religieux, le pasteur pacifique accepte la guerre pour sauver son troupeau.Il s’agit de lutter, sans ressources, sans appui, avec l’aide du bon droit, contre une compagnie millionnaire, dominatrice, toujours victorieuse, et quasi-souveraine dans ces régions.N’importe ; le missionnaire n’hésite pas.Il se fait procureur, solliciteur, plaideur pour ses colons opprimés.Il multiplie les démarches, les voyages, les mémoires, les instances.Il dispute le terrain pouce à pouce à scs puissants adversaires ; et enfin, grâce à son énergie, à son dévouement, la justice triompho ; la redoutable maison Gilmour est forcée de lâcher sa proie : les colons voient se briser le joug sous lequel ils courbaient le front depuis tant d’années.Un jugement, rendu à Aylmer par le juge AYürtelo, constate la victoire de la colonisation canadienne sur le monopole injuste.Aujourd’hui le Père Paradis vient achever son œuvre, auprès du gouvernement.11 soumet un projet, dont nous parlerons dans ce journal, pour assurer la liberté du colon, tout en laissant une vaste carrière au commerce, ot en sauvegardant, en augmentant peut-être, les revenus de la Couronne.Voilà ce quo savent faire 110s prêtres, nos religieux.Ils accomplis, sent ici ce que leurs prédécesseurs ont fait en Europe.Ce sont les moines qui ont défriché et civilisé la Gaule.Dans notre pays, les Jésuites, les Récollets ont été les pionniers et les porte-étendard de la civilisation.De nos jours, disons-le pour accomplir un devoir de justice et de reconnaissance, les R.P.Ohlats figurent au premier rang parmi les continuateurs de cette œuvre sublime oit se donnent à la fois carrière le zèle apostolique et le dévouement patriotique.Dieu soit loué d’avoir donné à notre race, dans la personne de ses prêtres, des initiateurs en môme temps que des pasteurs, des ouvriers de l'œuvre nationale, aussi bien que des apôtres de la vérité éternelle ! Ils ont été les éducateurs de notre peuple.Us ont pris, en mainte occasion.la tête du mouvement agricole et colonisateur.Qu’ils continuent de travailler à cette tâche magnifique.Evêques, curés, religieux, le pays les applaudit et les acclame.Qu’ils fondent des cercles agricoles ou pleines de promesses ! sent notre avenir ; ils frontières de notre patrimoine national ; ils confient au sol, pour les époques futures, la semence de générations viriles et vraiment pio-gressives.La postérité leur décernera à bon droit le titre de : Pères du peuple ! des colonies Ils agrandis-reculent les PETITE C< iZETTE La Presse de Montréal contenait ces jours-ci un article très vigoureux sur l’administration de la justice telle que l’entend le gouvernement Mercier Le banquet Mercier a été un colossal fiasco.Le diner était maigre et sec, la musique peu bruyante, les discours sans entrain, les convives peu nombreux, vii surtout la modicité du prix.M.Mercier n’avait pas de voix.M.Laurier était glacial.C’est M.Longley, de la Nouvelle-Ecosse, qui parait avoir eu les honneurs de la soirée.Il ne manquait pas de libéraux, ce matin, pour dire que ç’a été une affaire pitoyablement ratée.M.Onésime Reclus a récemment fait le don généreux d'une somme do mille francs pour la chapelle de la colonie du lac Témiscamingue, dont il est du reste, un des principaux fondateurs.Inscrits à l'agence du gouvernement du Canada, 10 rue de Rome, Paris : M.l’abbé E.Blanchard, Malonc, hôtel du Vatican.M.et Mad.J.A.Archambault, notaire, Sherbrooke, hôtel d’Athènes.M.J.Guérin, Montréal, hôtel St-Sulpice.LA BANQUE NATIONALE ÉTAT ANNUEL 1887 Samedi, le 14 mai 1887, à trois heures P.M., la vingt-septième assemblée annuelle des actionnaires de La Banque Nationale a eu lieu dans les bureaux de la Banque.Etaient présents : Sir N.F.Bel lean, Honorable Juge Tessier, Honorable l.Thibaudeau, et MM.Joseph Ilarnel, Ulric Tessier, jr, M.\Y.Baby, E.W.Méthot, Ant.Pain-chaud, Gy.Tessier, Edmond Giroux, Elisée Beaudel, N.S.Hardy, Frs.Kirouac, dis.A.Pcmland, J os.Archer, jr, Jos.Garneau, A.B.Dupuis, Jean Papillon, Nap.Lavoie, Oct.Montminy, A.Robertson, C.N.Hamel, M.Mercier d’être lus, soient approuvés, publiés et et autres.imprimés pour l’usage dos actionnaires.L’IIon.I.Thibaudeau fut appelé à Adopté.présider l’assemblée et Ly.fessier, éci., Proposé par E.W.Méthot, êcr., sccon- hit prié d’agir comme secrétaire , dô par*Elisée Beaudel, 6cr Avant de procéder a la lecture uu « r 1 * rapport annuel, les messieurs dont les’ Que les remercimentssincères des ac-noms suivent furent élus scrutateurs, tionnnires de la Banque Nationale sont savoir : MM.Joseph Archer, jr, E.W.dûs et présentement offerts à MM les Méthot et J.L.llardy.j président, vice président eidireettur* de LTIon I.Thibaudeau, président de la j cet institution, pour leur bonne gestion Banque, donne lecture du rapport ; des affaires de la Banque pendant l’un-suivanl : née écoulée.Adopté.Vingt-septième Rapport des directeurs mu; j Proposé par Octave Montminy, écr., Actionnaires de la Hanque Nationale.secondé par A.B.Dupuis, écr ; Messieurs, Que les rumerciments de cette assem- Yos directeurs ont l’honneur de vous ! Idée soient présentés aux Caissier,géi uni ‘ • • « 1 ¦ Banque, pour dans leurs charges respectives.Adopté.On nroccde alors à l'élection des » U3 UU UlvlUUl 3 UUV i UUIIIIOUI ‘ , soumettre le rapport des opérations de jeî autres employes de la Banqi la Banque pour l’année écoulée le 30jl®ur attention particulière da aviil dernier.Les profits do i’auuee, dépenses *1 :-duites, sont de S121), 189,47 ; cette somme ajoutée à celle de ${7,123, balance au credit du compte de Profits et Perte*, de Fan dernier, fojme lin total de $170, 312.47.De cette somme vos Directeurs ont approprié 880,000 pour payer deux dividendes de 20;° chaque, l’un payé le 2 novembre dernier et l’autre pavé le 2 courant.De la balance de $96,312,47 il a été pris une somme de 858,043,54, pour dettes mauvaises et déductions sur anciennes dettes en partie douteuses, laissant une balance de 838,268,93 au credit du compte de Profils et Pertes pour l'an prochain.Dans le cours de l’année vos Directeurs se sont occupés de la vente de differentes propriétés de la Banque ; ils ont réussi tm partie et ont effectué des ventes de limites à bois pour 877,500.Ils espèrent que l'année prochaine verra la vente d'une grande partie de celles qui restent.Ces ventes mettront en activité un grand montant qui ne donne pas de profits dans le moment.Dans le cours de l’année la Banque a perdu un de ces employés par le décès de M.John Campbell, Gerant à Sherbrooke.Le décès de ce monsieera laissé un vide qui u’a pas encore ete rempli.Vos Directeurs ont appointé temporairement un des employés du bureau de Québec à la charge de ce bu reau.Votre nouveau Bureau de Direction devra faire le choix d’un Gérant pour cette Branche.Comme ci-devant le* Branches de la Banque ont été examinées par l'Inspecteur et visitées par des Directeur»?.Le tout humbieraeiil soumis, Pour les Directeurs, ï.Thibeaudbau, Président.COMITE DE PROFITS ET PERTES 1556.Avril 30—Balance au Crédit ue pro* fits c: pertes .$ 47 133 00 1557.Avril 30—Profits nets fie l’année, déduction faite des frais d’adminis- • tration et des intérêts accrus J sur dépôts.DEDUISANT Pour dividende 2 p.c.payé 2 nov.iSSb.S40 000 00 Pou.dividende, 2 p.c-payable 2 mai 1SS7.40 000 00 1SS7.Avril 30.— Pour dettes, douteuses et mauvaises .5S 043 54 129 1S9 47 $176.312 47 13* 043 54 laissant une balance au crédit de profits et pertes au 30 avril 1S87 t couvert** «rime chevelure abondante et vigoureuse.” •J.VV.Iîowiin, Propriétaire du .1 te Arthur (Ohio) /i/n/mrer, «11» : “La Yi* « uis, et r — j 1 CKtè.À * • é • • m *- L a?.5 Cv m.VS -a A • .TUrK.«« • • - • • .IJ»1 diet -i i éliuU *»• • w sur .( ^ • l •k.A futrcK**- u’c* ¦ r Ai.-.ill'.; .• .A * •*- :DUtS - 1=1 .- • ri< ’Jtnio c»* • .».V ti - f» « l •••/ *• ** ; ' t *W4 .j «w 523, < ZÎr.T.• - îj-i /.t.y; .«oc:-*- — \ AIL .0“ l A ' i 1 l ¦ i r-, l r î i • B y - *.• * • -«Ufc .«w V !‘A URIQrr /i n TL DK i1A iJ ! K : ; i De Liverpool.De Den y.1 Steamers.De .uèbec.22 A-.ril 23 Awil POLYNESIAN 13 Mai 13 Mai 14 Mai.Circassian 3 Juin 27 *‘ 28 44 P OLYA ES IAN 17 14 17 Juin 18 Juin.ClKCAb Si A N 8 J1.illot 1 Juillet 2 Juill.Polynesian -1} «.22 •• 23 •• Circassian 12 A« fît t \ ^ i Lui L 1 y >l\ i .FABRIQUEES !c f«uiru pou; lojluro, ¦:! p ^«¦>123 les tapis.Aussi or.Ues n .uhu w papier, caries, tapisseries et pa» envelopper -i \ împriav.: ri le.PapcUrii du Boni .0.lannqub lec cartons ^ i out- nv c-irtcu le paille, .rt pulpe du l ûl-'î.R BID font l’iiüt‘*.» EDITION QUOTIDimUB, K T Etats-Ums.’— « — — — '— • ••• • »» uu UO w|i remettre le prix d’avance.Il y a à bord do chaque nat ire uu médecin.Des billets de connaissement j our la traversée sont donnés à Liverpool et ux ports »Jr Continent pour tous les points d a Canada pi dco Etats «îü l’Oueat.Hour de plu*, amples Information* s’arires-c*.k ALLANS, RAE & Ci£, .x , , Agents.Québec, t mai !8b7.Lnan.^0-
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