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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 21 septembre 1887
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1887-09-21, Collections de BAnQ.

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f*ïrme Ain’.î^ I¥o 90-Edition quotidienne-llème Année HI ever edi %\ Septembre 1887 tgSCXggLT'T JOUENAL DES INTEEEÏS CANADIENS je crois.j’e«p^:r.e et j'aime.THOMAS OUATAIS Itéti»- Chut.LEGER BROUSSE A U, Editeur-Proprietaire ?rc< ^¦fl-.cooy m 61* OUV Une étoile Miir l’art (de l'Univers U a livre jçunarquable vient de pa" raître : L’O/ïïnion d'un artiste sur l'art, par M.L.Janmot.“ Qu’est-ce que l’art i C est une .anit’estation du beau.” Voila le impie début d» ce très remarquable _ uvrage (j» tiens à répéter l’épithète), qui renferme sous un titre modeste tout un traité d’esthétique.Dès la première ligne nous sommes jetés en plein dans le sujet, et nous n’en sortirons plus.L'Opinion s’empare du lecteur, le transporte dans les sphères les plus hautes, le ramène dans les régions les plus voisines de sa demeure, lui découvre les horizons les plus nouveaux, lui parle le langage le plus élevé, quelque* fois le fait sourire, toujours le charme et l’éclaire.M.Janmot ne saurait parler de l’art froidement.Le beau se manifeste sans cesse à lui dans cette longue étude de 500 pages, et sans cesse il voudrait faire passer dans l’Ame de son lecteur ce mens dininior qui le transporte lui-inème, et donne des ailes à son discours.Il y a de l’enthousiasme dans celte œuvre, et c’est vraiment pur là qu’elle saura se faire la place dans la foule indifférente.Sans doute, 44 pour le “ plus grand nombre l’art n’est rien, “ pour quelques-uns c’est un joujou, 4i une passe temps ; pour plusieurs, 14 une marchandise ” (page 17.) Tel sera aussi le sort de Y Opinion.Pour le plus grand nombre,ce ne sera rien, pour quelques-uns cependant ce pourrait être un passe-temps et des plus agréables, pour plusieurs ce sera une marchandise démodée qui n’est plus de vente.Mais encore quelques Ames d’élite se rencontrent chez lesquelles le culte du beau n’est point mort.C’est pour elles que ce livre est écrit.Elles sont rares sans doute, et l’auteur l’affirme en un langage qui ne manque pas de saveur.Après avoir comparé très légitimement l’Ame incapable de sentir le beau *4 à ces êtres dégradés chez qui l’habitude du crime semble avoir éteint “ toute lumière de la conscience, 4 qui s’en moquent, et qui nient la 44 morale dont ils n’ont plus besoin ”, il se hâte d’ajouter “ qu’il ne faut ce-44 pendant pas les condamner au der* 41 nier supplice, car, dit-il, cette me-44 sure exagérée dépeuplerait la terre.” (page 13.) Il est difficile d’analyser un ouvrage de cette nature : ce n’est point que Tordre y fasse défaut ; tout au contraire, et la lecture seule de la table des matières est lumineuse, intéressante, piquante même, et appelle aussitôt l’attention du lecteur ; mais on hésite à disséquer, pour la faire connaître, une œuvre si pleine de vie et de mouvement.Disons cependant que 1 livres partagent celte belle étude.Dans le livre 1er l’auteur esquisse A grands traits T histoire de l’art.11 examine d’abord l’art contemporain, puis, remontant “ ce grand fleuve dont les Ilots roulent des scièclcs ”, il rencontre successivement leXVII le siècle, ou la révolte contre l’idéal chrétien ; le XVIle du l’art courtisan ; l’époque de la Renaissance, ou le triomphe de l’art païen, et enfin la période chrétienne du moyen Age et des temps qui l’ont précédée.Le livre 11 est consacré A l’étude du beau.Le livre III développe le caractère des œuvres de Dieu et analyse la genèse.d’une courre d’art.Le livre IV, enfin, donne dos conclusions.Ce plan est imposant dans sa simplicité ; c’est un cadre magnilique qui peut embrasser l’art tout entier, et qui l’embrasse en effet.A cette sèche nomenclature je voudrais ajouter quelques-uns des traits par lesquels l’auteur dessine son immense sujet.Le chapitre II, sur l’art contemporain, nous conduit au Salon.Dans les Odeurs de Paris, Louis Veuillot remarque que ce mot indique le choix ; mais “ le progrès démocratique, dit-41 il, a fait du Salon une foire ” ; aussi quel pêle-mêle incohérent de Vénus, de baigneuses, de chaudrons, de légumes, de Madeleines ! 44 II y a de 44 tout ce qu’on voudra, excepté un 44 accent de l’Ame ; de tout, excepté une admiration primesautiôre pour “ un idéal quelconque ; de tout, 44 excepté la conviction, excepté le 44 beau, excepté l’art lui-même : place 44 aux marchands ! ” (Page 32.) Une réserve cependant inet l’auteur A l’abri du reproche de pessimisme ; le public, ce grand enfant que Ton amuse en le corrompant, sent encore la libre patriotique, il la recommit et la comprend.44 Cette veine 44 de poésie, gloire ou revers, nous 4i coûte assez pour mériter de survi-“ vre.” (Page 33.) Cela dit, M.Janmot voit aussi une lointaine espérance dans le réveil du sentiment religieux.“ lequel, poussé 4îà bout par de basses calomnies, par 44 des persécutions criantes, par une ignorance grotesque, vraie ou si-4 mulée, des notions les plus élémentaires de la doctrine chrétienne ”, comprend enfin que l’heure de se défendre est venue.Déjà en pleine lutte sur le terrain de la philosophie, dis sciences, de l’histoire et des lettres, il saura, si Dieu le veut, 4f faire rayonner de nouveau cette “ auréole divine de beauté qui fut si “ brillante jadis ”, (Page 35.) Dans cette histoire dr l’art moderne nous rencontrons la ligure raide, froide et fanatique de David, 44 con-44 ventionnel, jacobin et régicide, pos-4* sédant tout ce qu’il faut pour met-“ tre Part au niveau de ses convie-44 tions ”, et réussissant pleinement dans cet effort, par son ignoble tableau de Marat.Ce tableau est ici jugé comme il doit l’être .* “ Dans la “ pose, l’expression, la reciicrche d’un 44 vulgaire trompe-l’œil, on reconnaît 44 avec horreur l’intention d’une apo-44 théose (Page 42.) Quelques pages plus loin, nous lisons un admirable parallèle du talent et du caractère d’Ingres et de Delacroix.Ces deux grands artistes reçoivent, dans l’œuvre de M.Janmot, une place digne d’eux.Leurs éminentes qualités sont mises en pleine lumière, et quelque différent que soit leur génie, ils trouvent dans VOpinion une égale justice.Mais l’auteur ne se laisse pas éblouir, et il sait adresser à ses maîtres cette belle apostrophe qui contient toute sa doctrine : 44 Chers et vénérés maîtres, vous avez tous deux préconisé les qualités les plus précieuses de l’art, yousavez tout dit par vos leçons et vos exemples, tout, excepté ce qu’il fallait en faire.Qui a osé dire que si l’art n’était avant tout l’expression d’un sentiment sincère, national, héroïque et religieux, il se trouvait placé en dehors des conditions qui dans tous les temps et tous les pays ont été sa raison d’etre, le secret de sa vitalité et de sa grandeur.?(P.Gl.) De là nous sommes conduits comme de plein pied à une solide critique de l’art systématiquement archéologique : 44 Nulle époque ne se peut ni ne se doit refaire, pas plus le moyen Age que l’antiquité.Ce n’est point ressusciter la poésie du moyen Age que la copier.“ Vouloir faire renaître et s’en assimiler mieux l’originalité,en reproduisant scs premières défaillances, en conservant religieusement ce qu’elle _ ._ a d'incomplet, chose toujours facile, même atteint, comme portée parla c’est se méprendre du tout au tout, nature angélique, sans parti pris,sans Ce n’est pas honorer, ni représenter j effort, les hauteurs de 1 idéal rcli fidèlement les héros et les saints, que de les faire anémiques.L’arUne détruit pas les conditions de la vie.(U.63).du dix-huitième siècle et du dix-septième siècle.En quelques traits pleins d’énergie, M.Janmot nous trace le règne de Voltaire ; il met en lumière cette exclusive et constante préoccupation des artistes et des philosophes de recruter des ennemis contre le christianisme ; il nous montre au milieu de la décadence générale le développement merveilleux de la musique ; il en donne les causes ; il nous présente Lebrun, Poussin, Lesueur ; il nous explique comment les artistes chrétiens seuls ont compris et rappelé dans leurs œuvres la beauté antique.C’est que seuls ils ont la vie en eux : 44 Pour redonner à la beauté antique la vie, il faut l’avoir reçue d’ailleurs.La force qui pouvait produire Atha/ie et Folyencte était la seule qui pût soulever les héros antiques et ranimer leurs poussière.(P.93.)” Je ne peux quitter ces chapitres sans citer encore ces quelques lignes sur Lesueur : 44 Lesueur avec cette pureté d’inspiration qui ennoblit tout ce qu’elle touche, avec cette institution révélatrice, cette profondeur qui s’ignore, cette tendresse de cœur qui ne peut se cacher, cette simplicité franche et originale qui ne relève que d’ellc- u U II gicux.Il est bon de faire entendre ce noble langage «à l’époque de décadence que nous traversons ; il est bon de 44 donner un démenti sans réplique à L artiste en effet, qui se laisse en-, “ ce préjugé inepte et invétéré d’après vahir par l’archéologie est un hom- j “ lequel la vie de bohème à un degré me condamné a mort A perpétuité.11 ! “ quelconque est inséparable de la faut se demander ici commont il se “ carrière des arts, dès l’instant peut faire qu’une idée aussi simple, | “ qu'elle est marquée d’une certaine i.i i aussi naturelle, aussi évidente, acceptée d'ailleurs toutes les fois qu’il s'agit du poète, du peintre,du musicien, du littérateur, soit non pas seulement contestée, mais absolument 41 notoriété (P.85.) Ce démenti, qui est donné ici en termes éloquents, un autre grand artiste, que l’auteur nomme A la page 395 de son livre, le donne à , sa laçon tenue pour erreur quand il s’agit de ; d'une manière plus éloquente encore l’architecte ?Au poète, au musicien, par la simplicité de sa vie modeste au peintre, on demande avant tout l’originalité, la personnalité ; c’est par là seulement qu’ils peuvent plaire, c’est par la qu'ils peuvent appeler l'attention, la retenir et la charmer.Or ce droit à Té tre, on le refuse A l’architecte, n celui du moins qui élève un édifice religieux.Les Gaumont, le3 Viollet-le-Duc ont su classer avec tant de sagacité les monuments du moyen Age, ils ont donné à chaque époque une étiquette si précise, la classification dans leurs ouvrages a tellement étouffé l’esthétique, ils ont formé des élèves si érudits et si nombreux, que Ton n’a plus le droit aujourd’hui d’imprimer à son œuvre un accent personnel, qui lui donnerait il est vrai, la vie, mais qui aurait le tort impardonnable de contrarier les amateurs d’étiquettes, de dérouter leur science, fort respectable d'ailleurs, mais qui n’a absolument rien de commun avec l’art.Ces considerations, si on a bien voulu nous suivre jusqu’ici, nous, aideront à comprendre les pages les plus élevées de notre auteur, que nous allons retrouver étudiant l’art obscure, pauvre,mais toute parfumée do l’esprit religieux, chrétien, catholique : 44 Qui se doute, en ce moment, qu’au fond d’une province vit retiré, dédaigné de l’art officiel, le plus grand architecte de ce siècle ?Aussi étant religieux, de quoi va-t-il se méier, d’avoir du talent et, mieux cela, une valeur hors ligne!.Cet artiste éminent, qui joint aux sens exquis de la proportion grecque une originalité qui ne procède que de lui a nom Bossau.” (P.395.) Une basilique s’élève à Lyon sur la colline de Fourvière, qui portera aux Ages futures, avec ce nom au- CD * 1 1 9 jourd’hui inconnu, un fécond enseignement.Elle apprendra que le respect du passé, qui donne la mesure, peut et doit s’allier avec le sentiment personnel qui donne la vie, et que de cette harmonieuse union seule peut naître l’originalité sans bizarrerie.Elle apprendra que la foi catholique, qui a donné au monde, après hs merveilles du inyen Age,Raphaël, Racine et Mozart, n'a pas épuisé les richesses de son sein toujours fécond; mais qu’au contraire ses vieux dogmes, doués d’une jeunesse éternelle, ne se lassent pas de produire des fruits toujours nouveaux.Car Fourvière est un fruit de dogme comme il est un fruit de la piété lyonnaise.Que si, après avoir étudié l’œuvre on étudie l'ouvrier, on saura que si “ l’esprit souffle où il veut, ” du moins l’artiste a-t-il su lui ouvrir la porte de son cœui, lui préparer par l’humilité une demeure pure, et Tap-1er enfin par la prière.Fourvière est une œuvre d’inspiration.Nous n’entendons pas employer ce mot dans le sens liturgique, il suffit qu’il conserve son sens naturel.Nous n'avons pas eu à nous éloigner de notre auteur pour jeter en passant un regard sur la grande basilique lyonnaise.Ce monument confirme pour nous cette belle pensée qui termine le Livre II, où M.Janmot, cherchant à expliquer dans leur source les chefs-d’œuvre de l’intelligence humaine, reconnaît que “quel-44 que chase de divin s'est surajouté, 44 pour ainsi dire à la raison de Thom* 44 me, l’élargissant, l’illuminant à un “ moment donné, accroissant sa 44 force de pénétration, et fécondant 44 ses facultés créatrices au delà des limites que, sans ce secours exceptionnel, livrée à elle seule, elle ne saurait dépasser.” (P.293.) Arrivé à ce point d'une analyse que nous ne voulions pas faire dans la crainte de décolorer cette belle étude, nous devons renoncer à la poursuivre.Aussi bien serions-nous tenté de transcrire ici tel chapitre j dans son entier, puis tel autre.i Tout est à citer dans ce traité d’es-, thétique, écrit à la lumière du cliris- i tianisme par un artiste qui a su maintenir dans un harmonieux équi-! libre le sentiment et la raison.j Il faut lire le chapitre du Carac-1ère des œuvres de Dieu ”.11 faut lire le chapitre de la 44 Conception ” et celui de T 44 Exécution ” : et ici 4 c’est aux artistes que je m’adresse, et à eux seuls.Ils éprouveront ce plaisir infini de voir, de sentir, de to si- 1 cher sous une forme vivante des idées jusqu’à ce jour habitaient en eux à l’état de fantômes fugitifs, d'ombres insaisissables.Ces deux chapitres de la 44 Conception ” et de T 41 Exécution ” sont vraiment le cœur de l’ouvrage”; c'est le sanctuaire où n’entrent pas les profanes.“Aures habent et non audient, nares liabent et non odorabunt.” 11 y a là des parfums réservés.Mais il est temps de s’arrêter, et nous donnerons ici comme conclusion cette belle page, qui nous montre le saint et l’artiste A la poursuite du même idéal : Ni l’un ni l’autre ne peuvent être satisfaits de leur œuvre ; ils voient des taches et s’obstinent à vouloir les enlever, là où .personne ne les peut découvrir.Ils sont insatiables, car ils contemplent l’idéal infini, et ils éprouvent ù ne point l’atteindre une déception, une noble souffrance, à peine soupçonnée ailleurs.Au milieu de circonstances qui embarrassent ou annulent bien des courages, qui défient toutes les prévisions, cet être exceptionnel, étrange,que Ton appelle un saint, trouve des solutions iin-oossibles à prévoir.Aux critiques, aux inquiétudes d’un bon sens vulgaire, il donne des réponses d’une raison supérieure et sereine.C’est ainsi que saint Vincent de Paul répond aux trembleurs qui lui reprochent de ne point donner de voiles à ses lilies de la Charité : Elles auront leurs vertus pour voiles !—Où a-t-il trouvé cela ?Qui lui a dit, comment était-il sûr de ces vertus, pour prophétiser qu’à partir de ce moment où il comptaient sur elles, elles ne le démentiraient pas, qu’elles ne cesseraient de remplacer ce voile matériel si hardiment refusé, par un voile, une atmosphère de respect que les plus exerces au sacrilège n’osent encore braver.” Je ne terminerai pas par la formule ordinaire : telle est l’œuvre de notre auteur.Car enfin je n’ai su ni tout dire, ni choisir ce qu’il y avait de meilleur à dire.Je m’arrête sur cette observation, qui est sincère, et par là j’in-pirorai sans doute A plusieurs le d»*sir de posséder cette belle étude, de la lire et de l’étudier.Saint-Marie Perrin.arch.—*•»* ?•»> • L’engrais de poule L’engrais de poule recueilli directement dans les poulaillers et rnis en tas sans mélauge.sèche difficilement et w 9 forme une masse pâteuse à peu près impossible à étendre régulièivmmt sur le terrain ; ainsi employé, il tue les plantes an lieu d’en activer la végétation.Reçu sur la paille, il forme un trop grand volume et ne contient pas assez d’humidité pour amener la fermentation et la transformer en fumier.La paille reste dans son entier et ne peut être utilisée au potager.On a essayé de garnir de sable le sol des poulailler ; l’engrais s’y mélange bien, mais il devient extrêmement lourd à tranporter et le sable ne convient pas à tous les terrains.C’est en présence de ces divers inconvénients que, la plupart du temps les déchets du poulailler sont tout simplement jetés sur le fumier et considérés comme n’ayant aucune j valeur.A force d'essai on a fini par trouver un véhicule parfait pour l’engrais de poule, qui en permet l'emploi partout et en tout temps, en l'alicite la récolte et lui donne une réelle valeur ; c’est le tan.“Au fond, que cherche l'artiste ?Que cln rche le saint ?Ils cherchent tous deux à connaître et à réaliser les lois de la perfection, car tous deux sont amoureux de la beauté.En jardinage le tan seul est trèr Le premier la réalise en dehors de employé ; ou l’utilise comme paillis soi, le second en soi-même : il est un artiste de la vie spirituelle.11 retouche sans cesse, pour la réaliser à son plus haut point de perfection, cette statue intérieure dont parle Socrate., Vil i UUIUJV, wiuiiiv j'i«>i>iv pour les fraisiers, pour les salades, et même pour les Heurs.Une couche de quelques centimètres de tan au pied de chaque arbre y entretient la fraîcheur avec le moindre arrosage.Feuilleton du COURRIER DU C\NADA £1 Septembre 1887—Ne 40 LE CRIME DK3 | W01TK Enfin à travers les vitres du presbytère brilla une clarté, et les malheureux recueillis les uns dans la chaloupe, les autres dans la barques, franchirent le seuil de la maison.S’ils n’eustfent été aussi brisés d’émotion et de lassitude,ils auraient éprouvé une sensation do curiosité étrange en pénétrant dans le “ presbytère ” de l’abbé Fat ris.Autour de la grande salle servant tour à tour de cuisine, de salle à manger et de chambres pour les hôtes de la Providence, régnait un banc assez large, semblable à e:ux que Ton voit dans les isbas des paysans russes.A terre le varech séché dissimulait les inégalités et la rudesse du sol.De chaque côtedo la cheminée large et profonde d’autres bancs s’enfonçaient L’A tre gardait des proportions énormes dans ce caravansérail de la charité.Un feu superbe ilambait, et le matin, dans la prévision des dangers et des malheurs de la nuit, Philax, escaladant les roches d’une ilo voisine, avait d’un coup de fusil abattu un mouton sauvage qui rôtissait en ce moment tout entier devant le feu.A Tune des crémaillères pendait une énorme marmite de fonte contenant des pommes de terre ; la vapeur soulevait de temps à autre le couvercle, laissant passer une odeur saine ; la seconde supportait une chaudière dans laquelle cuisaiant diverses espèces de poissons dant le bouillon s’armoratisait d’oignons lins d’un bouquet de perce-pierre, et de pleuric cueillie dans les bruyères avoisinant la grève.Sur la table sans nappe on voyait un petit nombre d’assiettes, et des écuellos de bois à profusion, écuelles finement taillées dans le hêtre, et enjolivées de branches sculptées avec un goût naïf.Des cuillers do bois les accompagnaient.Les sallières étaient faites à l’aides de coquilles d’halioti-des montées d’une façon bizarre.Une pile de galettes de sarrazin confectionnés par Eenotto s’élevait à coté de quatre pains do seigle à la croûte sombre persoméc do grains d’anis.—Mes amis, dit l’abbé Patris, ce presbytère est la maison des pauvres soyez-v les bienvenus.A la suite dos hommes valide» ve- naient deux femmes redemandant leurs maris avec des cris lamentables, des hommes hagards sur le visage desquels se lisait un horrible désespoir ; enfin s’appuyant sur les plus robustes, des;naufragés blessés : celui ci par les roches, celui-là par le choc d’un agrès ; quelques uns se remettaient avec peine d’une demi asphyxie.Derrière ces groupes divers Philax et Jouas portaient le corps d’un homme ne donnant plus signe d’existence.L’abbé Patris posa de va le feu les deux enfants dont il s’était .chargé, ensuite il ouvrit la port de Tliumblo réduit qui lui servait de chambre, et dit à Philax : —Déposez là ce malheureux.Lorsque l’abbé Patris le reçut dans ses bras au moment où la vague le jetait sur les roche?, la lace couverte de sang, les cheveux et la barbe mêlés de caillots en faisaient à la fois un objet d’horreur et de pitié.Sous la clarté d’une lampe son état parut encore plus désespéré au prêtre.Blanc comme un suaire, il gardait la rigidité d’un cadavre.Le miroir que le recteur présenta devant son visage ne se ternit pas.Pourtant l’abbé Patris entreprit de le rappeler à la vie.Des bouteilles d’eau chaude furent placées a ses pieds, il frotta doucement la poitrine, insuffla l’air dans les poumons, puis, redoutant que la plaie existant au iront fut mortelle, il souleva la tète avec des précautions de mère, et commença à laver l'horrible blessure.Elle s’étendait du haut du front au sommet du crâne.11 fallut couper les cheveux ; ils tombèrent sons les ciseaux, et laissèrent voir davantage une physionomie d une expression à la fois noble et touchante.Les premiers soins rendus, le prêtre examina la blessure, et garda l’espérance que le cerveau ne se trouvait pas atteint.Des bandes habilement croisées rapprochèrent les bords d’une large coupure.Des couvertures chaudes s’amoncelèrent sur le lit, et le prêtre dut attendre qu’il plut à Dieu de ranimer le malheureux.Enfin, tandis qu’il versait sur les lèvres serrées une goutte de cordial, il lui sembla voir battre les cils du naufragé ; peu après la poitrine se gorilla, et un soupir s’en échappa, faible comme un souffle d’agonie.! —H Yit ! il vit ! s’écria le prêtre.Et tombant à genoux, il remercia Dieu.^ Un moment après le naufragé dormait, et sa respiration reprenait un peu de force.Alors l’abbé Patris rentra dans la grande salle.Elle présentait un pittoresque aspect.Sur les bancs des naufragés ranimés par la chaleur du feu sentaient s’éveiller le besoin do reprendre des forces, et do faire honneur au repas qu’ii les attendait.Jonas venait de descendre le chaudron contenant la soupe au Poisson.; Philax taillait le pain dans les écuellos de bois.A mesure que Tune d'elles en contenait assez, Caiman Bleu la prenait et la tendait à Jouas qui plongeant une écope dans le chaudron, versait le bouillon sur le pain bis.Renotte portait ensuite une écuelle à chaque naufragé, après avoir eu soin d'y planter une cuiller qui se trouvait toute droite, tant cotte soupe se trouvait épaisse.Les affamés la jugèrent exquise.Savamment composée de poissons et de coquillages, épicée et relevée avec ; du pleuric et du safran, elle ranima j vite les forces des malheureux naufrages.Le poisson fut ensuite partagé, les galettes de sarrasin, le pain disparurent comme par enchantement.On ne buvait que de l’eau, mais elle était excellente.Enfin Jonas dépeça le mouton cuit à point, saignant sous le couteau, et pela les pommes de terre exhalant une bonne odeur d’étuve, fendillées, jaunes et farineuses, et nul ne songea que le dessert manquait.—Mes amis, dit l’abbé Patris d’une voix douce, remercions Dieu de nous avoir conservé la vie.j 11 s’agenouilla, les naufragés T entourèrent, tandis qu’il récitait une courte mais fervente invocation.A peine était-elle terminée que toutes los mains se tendirent vers lui.Que de touchantes paroles do reconnais- sance, que d’actions de grâces jaillissaient du cœur ! Ces hommes, ces matelots, qui certes se connaissaient en courage, répétaient tous que l’héroïsme tranquille de Patris dépassait le leur.—Je vous en supplie, leur répondait-il avec une simplicité touchau te, ne me louez de rien.En vous sauvant je remplis mon devoir, rien que mon devoir.11 s’approcha de deux femmes prosternées qui redemandaient au milieu do leurs larmes des époux et des enfants.11 leur parla du ciel où ces êtres chers les attendaient, puis voyant deux innocents à qui le naufrage venait d’enlever tous ceux qui les aimaient, il mit les orphelins entre les bras des mères désespérées.Enfin il veilla à ce que chaque naufragé eût sa place sur le banc, et s’asseyant près du feu il en activa la flamme, lisait son bréviaire à cette grande lueur rouge.Vers quatres heures du matin il s’endormit.Deux heures plus tard il sonnait lui mémo sa messe, et pénétrait dans l’église.C’était vraiment une pauvre église ; cabane élevée moitié à 1 aide de galets, moitié avec des planches de provenances diverses.L’autel façonné par les mains du prêtre, conservait le même caraotcro rustre et naïf.(il SNIW&) Le Courrier du Canada, Mercredi 31 Septembre ÎSS’T BU SOMMAIRE U ne étude sur l’art L'engrais de poule Feuilleton—I-e crime «es Glsnans l’atronagc ministériel Appétits rivaux Obsèques de M.Carrier Dépêches Cohos et nouvelles.ANNONCES NOUVELLE Perdu Nouvelles étoffes à robes—Behan Baother» Chemin de fer d’Oxford et New Glasgov .\.1.Bradley 'lerre à vendre—.Dame veuve Jean Rochon Arbres d’ornementation—Joseph Boivin Avis aux entrepreneurs—A.Gobeil Cour Supérieure—Blanchet, Drouin et Dionne Importations d'automne.—Behan Brothers.< hemin de fer du Iac St Jeun voir 4eme page O A N A D A «ICÎREC, 21 NEPTHIBBE 1SS7 5».«'ItvV PATRONAGE MINISTERIEL L'Etendard de lundi contenait nn article très curieux, sur la question du patronage accordé aux journaux ministériels par le gouvernement Mercier.L'Etendard se prétend calomnié lorsqu’on lui dit que le ministère récompense ses services par des annonces et des impressions.Et dans Particle même où il a la prétention de réfuter cette calomnie, il donne la preuve du fait affirmé par ses adversaires.On y lit, en effet, une déclaration de membres du conseil d’administration de Y Etendard, où se trouve le passage suivant : 11 Après l’avènement du gouvernement Mercier, l’administration nous soumit la question d’opportunité d'accepter des annonces et des impressions envoyées par ce gouvernement; en ajoutant que le directeur lui avait sigmtié sa volonté bien formelle qu’aucune annonce ni impression ne fussent acceptées d’aucun gouvernement.11 en agissait ainsi, afin que l’indépendance absolue du journal ne put être affectée, même en apparence : en d’autres termes, afin que nul prétexté ne fût donné à personne de suspecter le désintéressement de la rédaction.li Malgré ces avis, nous avons considéré que, comme hommes d’affaires agissant en accomplissement des devoirs à nous imposés par les fondateurs du journal, nous n'avions pas le droit de refuser des annonces ou des impressions ne contenant rien d’ilicito ou d’immoral.L'établissement de I'Etendald, nous sommes nous dit, a ouvert au public un atelier de typographie et ses colonnes aux annonceurs ; il est évident que nous ne pouvons raisonnai ement refuser aucune affaire offerte aux taux ordinaires, quelle viennent des gouvernements ou des particuliers.u Nous avions d’autant moins de raison d’hésiter à le faire, que cet acte de notre part n’affectait ni ne pouvait affecter, nous en avions la certitude absolue, l’indépendance du journal et de sa rédaction et ne pouvait engager la responsabilité du directeur." Cette ligne de conduito a été adopté par nous, malgré le dissentiment du directeur, M.Trudel, parce que ces affaires d’annonces et d’impressions étaient évidemment de notre ressort exclusif et nullement celui du directeur.C’est en vertu de cette décision prise par nous, qu'ont été acceptés, par T administra, leur cl sous noire contrôle, les a;.* :icc.î et impressions qui ont été données à V Etendard jiar le gouvernement Mercia*, et cela, sans que le Directeur ait pris aucune part à l’affaire, ni même, croyons-nouB il en ait eu connaissance.**' En foi de quoi nous avons signé.•* Montréal, iff septembre 1387.Damase Masson, J.O.D croîs, E.J.Bocrqce, M.D.Chas.Chahut.“Montréal, le 17 .Sept.1387.’’ Les italiques sont de nous.Il ressort de ce document que L Etendard reçoit et accepte des impressions et des annonces du gouvernement Mercier."V oilà le fait prouve par l’article même de notre confrère montréalais.Mais, disent les administrateurs, nous avons fait cela malgré M.Trudel ; il ne voulait pas que Y Etendard acceptât rien du gouvernement Ah ! la bonne comédie ! Si M.Trudel n’avait pas voulu, sérieusement, fermement, énergiquement, comme il sait vouloir quand il a quelque chose en tête, le conseil d’administration n’eut pu lui imposer ses vues.Nous voyons cela d’ici.M.Trudel a dit aux administrateurs : vous savez, moi, je suis contre l’acceptation du patronage ministériel ; arrangez-vous comme vous voudrez, mais n’oubliez pas que, moi, je n’ai rien à faire avec cela.Et les administrateurs ont répondu : C’est entendu, vous n’avez rien à faire avec cela.Et ils ont accepté le patronage du gouvernement, et M.Trudel est resté directeur de Y Etendard.Nous ne sommes pas dans les secrets de Y Etendard, mais il nous semble que les choses ont dû se passer ainsi.D’ailleurs, peu importe que M» Trudel se soit opposé oxx non à l’acceptation du patronage.Le patronage est accepté : voilà le fait.Ma rédaction est indépendante dix patronage, dit Y Etendard.Les journaux conservateurs ont toujours crié la même chose à leurs accusateurs.Et Y Etendard se trouve exactement dans la meme position que les organes qu’il a tant de fois accusés d’etre reptiles.Ainsi,les ateliers du Courrier du Canada exécutaient des contrats d’impres sion pour le gouvernement local.Cela ne pouvait affecter sa rédaction.Les contrats étaient en règle ; c’était une affaire commerciale, où.les obligations commerciales étaient réciproques.Et le rédacteur en chef du Courrier n’en avait pas moins le contrôle absolu de la direction politique.Le gouvernement ltoss est tombé.Le cabinet Mercier est monté au pouvoir.Si la direction dix Courrier eut voulu saluer le soleil levant,et mettre un peu son drapeau dans sa poche, notre établissement pouvait, comme d’autres, avoir sa part de patronage.Nous avons refusé, comme c’était notre devoir d’honneur.Donc la rédaction du COUKRIER du Canada était indépendante du patronage provincial, puisque nous sommes aujourd’hui carrément dans l’opposition.Quant au patronage fédéral, qu’on ouvre les Comptes-Publics et ceux de l’Auditeur ; il est nul, ou à peu près, pour le Courrier du Canada.Et ce ne sont pas quelques misérables annonces qui nous eussent empêché de passer à gauche si M.Laurier eut pris le pouvoir.Nous avons donc été, et nous sommes encore parfaitement à l’aise, sous ce rapport.L’article de Y Etendard nous fournit l’occasion de dire ces choses nettement, et nous sommes heureux d’en profiter.Non, non, Y Etendard n’est pas dans une autre position que celle de ses confrères flétris par lui, tant de fois, du titre infamant de reptiles.Sil avait raison alors, il est reptile aujourd’hui.Avant determiner, cueillons une perle de choix.Après la lettre des ad m i n i* t ra t ours, Y Eté n da rd publie celle-ci : “^Messieurs les membres du Conseil d'admi-“ ni.-tration de l’Eri.Nn.uu*, Présents* Messieurs, “ En réponse à votre demande j’ai l'honneur de vous informer que Monsieur le Directeur de la rédaction de I'Etemjaiid n'a nullement eu connaissamcc depuis que je suis administrateur du journal, des annonces et des impressions qui nous ont été offertes par le gouvernement Mercier, et que je les ai acceptés d’après votre approbation seulement, et sans le consulter.Bien à vous, “ J.A.Caro.v, 1• Administrateur.Ravissant, en vérité ! M.Trudel, rédacteur en-chef de VEtendard, n'a /jus connaissance des annonces ministérielles, qui paraissent dans les colonnes de son journal, et des impressions ministérielles qui i t PETITE GAZETTE font gémir ses presses ! Sourd et aveugle ! O candeur charmante ! APPETITS RIVAUX En dépit des réjouissances et des acclamations officielles, il y a de rudes tiraillements dans les cantons ministériels.Le cri général des libéraux de la veille, publiquement et privément, c’est que les nationaux ont une trop forte part du gâteau.Ils sont trop safres, disait énergiquement l’un des plaignards.Le Progrès de Valley field donne, sans façon, carrière à ce mécontentement sourd et menaçant.Si le député de Yerchères, M.Lussier, est appelé, dit-il, à former partie du ministère Mercier comme ministre de l'agriculture, les conservateurs nationaux et quasi-libéraux n’auront pas à se plaindre de la part de butin qu’on leur alloue.Quant aux castors, nous n’en parlons pas, ces gargantua ne peuvent plus rien demander tant ils ont la bouche pleine.Quant à nous, libéraux, qui ne demandons rien, qui n’attendons pas même les miettes de la table, observer ce qui se passe sous nos yeux est une compensation qui a bien sa valeur.Cet entrefilet nous apparaît comme un véritable éclair sur la situation ministérielle.M.Mercier n’est pas toujours sur un Jit de roses, entre tous ces appétits rivaux.Le conseil municipal de la ville de Toronto a récemment donné le nom de rue Grévy ” à Tune des nouvelles voies construites.L’un des éche-vins de Toronto, M.Steiner, a fait parvenir, à son passage à Paris, à M.le Président de la République, la délibération relative à cette décision superbement calligraphiée sur parchemin.M.le ministre des affaires étrange res a adressé à M.Hector Fabre, pour M.Steiner et ses collègues, les remer-ciments de M.Grévy qui n’a pu, étant en ce moment à Mont - sous-Vaudrey, recevoir M.Steiner.Le]) Citizen nous est arrivé, ces jours derniers, avec une toilette toute nouvelle.11 a une apparence très belle et très nette.C’est une amélioration considérable.Nos félicitations.Le prince Lucien Bonaparte-AVyse a adressé au comité littéraire et historique du Cercle catholique de Québec, par l’intermédiaire de M.le curé Libelle, une somme de vingt piastres comme contribution à l’œuvre du monument Jacques-Cartier.Le prince Bonaparte-Wyse affectionne particulièrement la province de Québec, qu’il a visitée l’an dernier et où il a acquis, croyons-nous, des propriétés foncières assez considérables.Sa gé-reuse souscription est une preuve nouvelle de l’intérêt qu’il porte au Canada et aux Canadiens.¦w De Quebec au Lac St Jean EN CHEMIN DE FER Il • Vendredi, t> septem n a e.Le tamtam de la gare du Pacifique vient de résonner pour la dernière fois, et la locomotive a jeté son e ri strident.Il est cinq heures et demie, l’heure rè g’ementaire du train express.Vingt journalistes ont rép mdu à l’appel et ils sont installés confortablement dans le ch u* pilais mis à leurdispo ition par la Compagnie du chemin de fer.Lue dernière poignée «le main à notre ami M.Braudel, estimé vice-président, un des plus grau îs promoteurs de cette ligne que nous a! ion * Ir entôt parcourir, et nous voilà rii roulf.Ces journalistes et littéral airs dont 1rs noms, et nous poumons ajouter les œuvres, sont bien i-juuus, n'ont pas besoin d’être présentés à nos lecteurs.Il nous suffira de les nommer.Liio * M.d : la B mere, «lu Courrier de Ü; Hyacinthe, MM.N i/, lire LeVass ;ur, de l'Echo des L larenli les, C u*y, du Mercury.l’abbé Provanciier, lu Naturaliste, A Servais,de Y El du Nord, Jolie tte.C-T.AJorMle, de YOjstc ilcur.J Miette, N.Olivier, de la Justice, Mercier, du Quotidien, G.J.Burl lie.de lu Sentinelle, F.II.Pioulx et II.i’.oulx jr., de la Gazette des Campa y nés, B.Lippens, du S ore-lois, L.II.M ineau du Courrier de Louise-ville, E.T.I).Chambers, du Chronicle, II.Bragg, du Slur et du free Cress d'Ottawa.P.LcOday, de la Patrie, LeGendre, de la Presse, J.C.ChapaU, du Journal de P Agriculture «J.D.Sua y, du Progrès du Saguenay, Fug.Rouillard, de Y Evénement, et le Dr N.K Dionne du Courrier du Canada.Nous liions d’abord sur le chemin du Pacifique atteign mt en quinz3 minutes la Jonction de Lorette.Pour peu qu’on ait voyagé dans cette direction, on a dû remarqué à cet endroit un remblai élevé sur un parcours de deux milles et demi de longueur à quelques arpents du lieu bien connu où se bifurque la rivière St-Charles.Le convoi est considérable : deux fortes locomotives chargées de vapeur le t rainent péniblement sur cette rampe de 132 pieds au mille.Bientôt tout s’arrête : il va falloir refaire un demi-mille de chemin afin de permettre aux engins de prendre un peu plus de l’air d'aller.Victoire ! c’est fait.Nous avons franchi l’obstacle, prévu du reste, et nou3 continuons notre route, it est heureux, ce petit incident de voyage, car il nous a fait voir que la compagnie a raison de demander la construction d’un pont en fer sur la rivière St-Charles.A part cette subordination à laquelle la Compagnie est assujôtie pour avoir, droit de passage sur les quatre milles du chemin depuis LoreRe à Québec, et pour lequel elle paie annuellement la sçmme de $12,000.il y a l’embarras de celle rampe dont nous venons de parler, et il y a plus encore.Comment le chemin de fer qui se construit actuellement entre Québec et.Ste-Anne de Beaupré pênètre-ra-t-il dans Québec?Faudra-til qu’il dépose sis passagers à la Canardière, —ce serait ennuyeux pour la Compagnie et très nuisible à l’intérêt public,— ou bien qu’il les conduise à Lorette j pour les ramener à la ville ?Si cependant la Compagnie n’obtient pas des autorités légitimes ce qu’elle demande dans fi a té ré t générai plutôt que dans 10 sien propre, nous serons placés dans l’une ou l’autre de ces deux tristes alternatives.D’un autre côté, comme le dit M.T.LeDroit, président de la compagnie, dans une lettre à l’honorable Premier Ministre de la Province, en date du 11 mars dernier, la compagnie se propose de comtruire une entrée indépendante dans la cité de Québec, à partir d’un point à 12 milles au nord, en passant près dos villages de Saint-Ambroise et Charlesbourg “t traversant la rivière Saint-Charles, jusqu j dans les limites de la cité, probablement à l’est du pont Dorchester.Cette ligne desservirait une population plus nombreuse, s’assurerait un maximum d’inclinaison de 60 à 80 pieds par mille, et permettrait de mettre les produits du lac Saint-Jean et des régions intermédiaires à bord des vaisseaux océaniques sur le Bassin Louise,” et exempts du lourd impôt pi élevé par le C P.H.La construction de ces 12 milles serait ties coûteuse^ nécessitant un pont en fer sur la rivière Saint-Charles, rachat de terrains dispendieux dans la cité, et l’érection de gares, de bureaux et d’usines.Voilà la situation véritable, et nous la croyons assez juste pour qu'on y songe sérieusement.Cette digression nous amène loin «le notre récit.Si.d'un côté nous devons comme journaliste surveiller les inté* rets du chemin de fer, nous ne devons pas oublier non plus nos voyageurs qui sont à deviser, tout en dégustant quelques bons cigares que M.Cressman leur distribue avec libéralité.En arrière du train, est un fumoir ouvert à tous ceux qui ont le courage d'y pénétrer, car il s’y dégage avec la fumée des cigares une forte odeur de calembours.Signe infaillible de mauvais temps, d’après un Vennor quelconque de notre compagnie- M.LeVasseur, LeMay et LeGendre expriment l'opinion contraire.Tout de môme il commencera bientôt à pleuvoir et nous n’aurons fait que dépasser la station de St-Gabriel qu’il pleuvera à boire debout.La paroisse de Valcartiersituée à 1 \ milles de Québec, par voie ferrée, e?t divisée en deux parties pour les lins municipales : il y a St-Gabriel «le Yal-cartier et St-Gabriel-Ouest.En jetant les veux sur findicateur couleur de rose %» que je me suis procuré au départ, je je constate parmi les embranchements qui devront sustenter la ligne principale celui projeté de St Gabriel à la Rivière aux Fin-* c’est-à-dire à St-Gabriel-Ouest —distance de 10 milles.D'après M.LeDroit, «laus son même rapport, cet embranchement passerait dans une très belle vallee,—celle île la rivière aux Pins.—situ en en arrière d’une chaine de montagnes, presque inacessible», qui lui interdit l’accès du marché, et contenant déjà une population de deux cents familles.Il ouvrirait une vaste ét-ndue de terres pub!iques, riches en bois franc,auquel sa proximité de Québec donnerait une valeur immé diale, comme combustible et bois de service.Réjouissons-nous de cette construction qui no peut tarder à se fa re.(A suivre) DEPECHES AFFAIRES D’IRLANDE Londres, 20.—Lo baron Monck, libéral et l’un des lords juges, cotise’lie aux landlords en Irlande de suivre l’avis de l’archevêque Walsh et d’avoir des entrevues avec les fermiers en vue d’en arriver à une meilleure entente à propos des loyers.Le juge-en-chef Hugh Holmes, exprocureur général pour P Irlande, publie une lettre niant qu’il ait jamais déclaré que le nouvel Acte des Crimes, soit la cause que de nouveaux crimes soient com mis.AFFAIRES BULGARES Yionne, 20—La Porte a adressé une n ou v dl» circulaire aux puissances leur proposant qu’un général choisi par le consentement conjoint de la Turquie et de la Russie soit envoyé en Bulgarie.Ce général aurait le pouvoir de rétablir l’ordre en Bulgarie en se basant sur les dispositions du traité de B udin.On regarde comme certain le consentement à cette proposition par l’Allemagne, la France et la Russie et comme incertain celui de l'Angleterre, l’Autriche et l'Italie.LE GÉNÉRAL BOULANGER New-York, 20—Lue dépêche spéciale de Londres au Mail and Kcpress dit : u Un groune de députés radicaux sont allés à C'ermont, en apparence pour entendre la couférencede M.IvesGuyot sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, mais en réalité pour s’entendre avec le général Boulanger sur les meilleurs moyens à prendre pour résister à un coup de main que tenteraient contre la République les monarchistes ou les impérialistes.u Le manifeste orléaniste publié par le comte de Paris a de nouveau mis le général Boulanger en évidence et il n’est pas homme à être lent à prendre avantage de cette occasion de mettre son nom en évidence devant la nation Française, •• Il a déclaré qu’il if hésiterait pas un seul instant à tuer un prince des anciennes familles régnantes qu’il surprendrait fomentant la guerre civile.” L’HON M.NORQUAY New-York, 20—Le premier ministre Norquay, de la province du Manitoba, est parti pour sa province ce soir.11 était ici depuis plus d'un mois, afin de prèle ver des fonds pour construire le chemin de fer de la va«lée de la Rivière Rouge Avant de partir il a déclaré qu’il n’avait pas été heureux dans sa mission.Le projet, a-t-il dit, ne sera pas abandonné parce que les utwym-kais refusent d’acheter les actions de la compagnie.’’ LE DÉSAVEU Winnipeg, 20.—Les autorités provinciales concèdent que si l’allaire du désaveu est portée devant b* comité judiciaire «lu Conseil Privé, le gouvernement fédéral aura gain de cause, parce que l’acte de l’Amérique Britanique du Nord, en donne réellement le pouvoir du désaveu.D’un autre côté, la province considère que le gouvernement fédéral outrepasse les droits que lui donne une interprétation correcte «le l’acte.A ce sujet, on rapporte officiellement que l’affaire sera probablement portée devant la Reine en Conseil, parce q le devant ce tribunal ou considérera plus l’esprit que la lettre de la loi, et les autorités espèrent que Manitoba sera ainsi confirmée dans s i position.• «X* • «O CORRESPONDANCE M.le Rédacteur, M.J.G.R.qui, dans une correspondance, d’ailleurs assez bonne, donne un bon compte rendu do la balle fête de Dimanche dernier aux Soeurs de la Charité,s’est,je crois dans son enthousiasme, imaginé qu’une fois rendu sur son trône, ce bon sauveur nous enverrait les deniers nécessaires pour payer la construction du clocher.Si nous comprenons bien sa correspondance c’est, ma foi dire que tout est payé.Il est bien bon de remercier ceux qui ont donné mais malheureusement pas assez ont donné pour rencontrer les dépenses.Il n’y a peu près qu’un cinquième du montant nécessaire de souscrit, et certes je crois que J.G.B.aurait aussi b:en fait d’attendre un peu plus, pour remercier les donateurs qui certainement no commenceront que cette semaine à prendre véritablement à cœur de contribuer à cette belle et patriotique entreprise.Aidons donc tous les zélés entrepreneurs de cette belle œuvre.Que chaque catholique français, grandes personnes comme enfants de Québec donnent la modique somme decinu centinsehacun, et dès le mois prochain le dévoué J.G.B.à cette bonne cause pourra annoncer, avec meilleure connaissance de cause qu’enfin le montant est souscrit, le clocher payé.Je crois que ce M.J.G.B.est tellement habitue à l’escompte, qu’il a voulu même escompter la charité publique, pensant qu'après une aussi belle fête comme celle de dimanche, les spectateurs auraient dès lundi envoyé plus qu’il n’en fallait pour payer les dix huit cents piastres dues sur ce clocher Bardou J.G.R.ce i*’est que simple rectification de faits.Max.La Question sur le Tapis.—Dû puis-je me procurer une bonne Es*en x* Cullinaire ?Demandez les Royal, ” ce fcont les meilleures.Echos L Nouvelles Personnel L’honorable M.'Failion est en ville.Il y a un grand nombre de Mixtures contre la Toux, mais un seul Ran med’Allen ; essayez-le.Honorifique MM.A.Hearn, avocat, C.II., vient de recevoir du général de l’ordre distingué de la congrégation du Très Saint Rédempteur, à Rome, le document constatant qu’il a été créé oblat de l’ordre.C’est la première fois que cet lion* neur est conféré à un Canadien.—Le Rénovateur des Cheveux de Hall rend la chevelure souple, soyeuse, brillante ; il est sans rivaux pour la toilette.Militaire Les officiers de la batterie C seront le lt.col.Holmes, commandant, le capt Peters de la batterie A.les lieutenants Ogilvie et Benson de la batterie B.On demande maintenant des volontaires pour les batteries A et B.Bref, mais précis La dyspepsie est redoutable.Le foie en désordre est une misère.L’indigestion est l’ennemi d’une bonne nature.L’appareil digestif humain est une des choses les plus compliquées et les plus merveilleuses de l’existence.Il est facile de le déranger.Une nourriture grasse, dure, salée, une mauvaise cuisine, les tourments de I esprit, des heures retardées, des habitudes irrégulières, et plusieurs autres choses qui ne devraient pas exister, on-fait des Américains un peuple de dys peptiques.Mais la Heur d’Aoîit du Green a fait beaucoup pour réformer cette mauvaise affaire et rendre le peuple américain si plein de sanie qu’il peut bénéficier de ses repas et être heureux.Souvenez-vous : Qu’il n’y a pas de bonheur sans santé.Mais la Fleur d'Aoûl de Green apporte la santé et le bonheur au dyspeptique.Dumandez-en une bouteille à votre drogu iste.Soixante-quiuze cents.Conflagration Dans la soirée de lundi, lo petit villa, go de Danby, situé sur la ligne du Grand-Tronc, à la deuxième station en liant de Richmond, a été réduit en cendres par un iuceudieallumô pir les feux do forêt.Les 22 ou 23 maisons qui composaient lu village, ainsi que la station du Grand frouc, et la voie ferrée stiV ui.ecertaine étendue,sont devenues la proie «les llam-mes.ll n’y a nas eu d’accident pour personne.En conséquence l’express d’hier i après midi était en retard d’une heure seulement, en qui indique avec quelle rapidité on a rétabli la voie.Un Ami Fidcle —Lu l'uin-Killer de Berry Davis.Sans danger et toujours utile dans toute famille.Enquêtes du coroner A l’enquête tenue lundi par lo coro ner Belluau, sur le corps de Budget Covell allias Coble, morte» en prison à l’âge de 06 ans, les jurés ont rendu un verdict établissant que la défunte a succombé à l'anémie.Hier, M.lu coroner Balleau a tenu une enquête sur le corps d’un enfant du sexe masculin appartenant à Jean Frédéric Lambert, cultivateur du St-Etien-ne de Lauzon, lequel « si né dimanche, a été baptisé lu même jour et a été trouvé mort dans son berceau, lundi matin.Les jurés ont rendu lu verdict de ** mort de congestion «e uno chose v« ri-mMenie/if fiés important*; pour tous «•« tu •I11 : sont «»Wi>.«s «le par titre fit publie.*' Mmi:.• >.A.!Nck*«•or r.écrivant «le l.'fni *ti • o.jh, i birtvstomi, )/«« *« : - «!«• temps «u temps «•«•mme art •• « «• toilette.*’ Nous avons «I* S e l.t'iiiie* « * ' -.-"ili ':«!• • t i«*.*tatnuis sur l'clücaeité «b la V:«.t i • *• t -« irvrrx ii'A vt:i:.I'n«*« •mpl.*« vaincra le» plus iucn-ihilcs.ru/:r.\i:i’:i ivm: Vit.J.C.Ayer&Co.jLowell,Mue .Vendue par tous 1* s Droguistes.JUD HIM—1 O1 î I ; a i u = Si : e i « S B f CANADA ) i Province DS Québec / COUR SUPÉRIEURE.! District de Québec.) i No 1015.j Dame MARIE MALVINA GRENIER,^ épouse commune en bien de Jean-Baptiste Garneau, de la paroisse de Notre-Dame de la Nativité île Beauport, duement autorisée à ester en justice.Demanderesse.vs Dernière Edition j JEAN-BAPTISTE GARNBAU, de la paroisse de Notre-Dame de la Nativité de Beauport, cultivateur.i Défendeur.I I ÜNE action en séparation de biens a été instituée en cette cause le trente et unième jour «l’août dernier.Québec, 7 Septembre 1SS7.BLANCHE P, DROUIN 6* DIÛNNK, Proc, de la Demanderesse.Québec, 9 Septembre 1887—im 663 Sérieux cas de Choléra — : GUÉRI PAR I.E SEUL USAGE DE : — L’EAU MINÏ-KAl i: 1>K M-LEO.\.M.L.Robillard résidant à Montréal, rue Notre-Dame, No 3861, nous autorise à donner les détails suivants : Jeudi midi, ressentant de grandes douleurs dans les intestins, ces douleurs étant suivies OBSEQUES DE M.CABEIER Les funérailles do M.C.W-Carrier ont eu lieu ce matin à l’église de Notre Dame de Lévis au milieu d’un concours immense de parents,d’amis et de citoyens de Lévis et de Québec.Le cortège funèbre a quitté la résidence du défunt à neuf heures précises.En tête l’on remarquait 150 .enfants de l’IIospice de N.D.de la Délivrance, dont cinquante portant j des couronnes, dos croix naturelles et artificielles.Puis venait le cercueil i porté par six des employés de la maison Carrier Laine & Cie.,ce sont : M.D.Laiixé, un des associés de cette puissante compagnie industrielle, M.W.Young, premier commis.M.H.Larochellc, M.A.Poli-quin, M.Thomas et M.Ths Le-melin.Le deuil était conduit par les frère* CJ v* O 1?© 1* .•/ M g © 2 2 h: x i?ce ci *- •-Ci W U a 4 ce r-j K fal ç-h .m g 5 ~ « « 72 H ° S 1 w & ^ co - ?.X o c a - : c - ?* fe; S5 O ' ; g O
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