Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 27 septembre 1887, mardi 27 septembre 1887
fîlcmc Anne- No 95' Edition quotidiemie-llème Année Mardi 217 Septembre â8S^ qWBBOtIflttHBl I H JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS, J’ESPERE ET J’AIME.THOMAS G H A HAIS Rédacteur en LEGER BROUSSEÂÜ, Edi tear-Prop net air*.USBSBBBSSBZX.lïC&EVZZr Ç)7C* mæSS-l^ZZZ'ZæVC.i;.Kii Le libéralisme est un péché On suit riiistoirc do cet excellent volume.Composé par don Félix Sarda y Salvany, rédacteur de la ** Revista popular ’ a Barcelone, il lut dénoncé à 1’ “ Index ” une première lois Bientôt, un chanoine du diocèse de v ich, don de I azos, \int à la rescousse avec pièces a l’appui.La Sacrée Congrégation, aptes avoir mûrement examiné l’afl'aire, renvoya l’ouvrage do don Félix Sarda y Salvany indemne, en le couvrant déloges.Don de Pazos ne s’en tira pas à "si bon marché; car il eut le désagrément de voir son mémoire censuré, “ donee corrigatur.” L’ouvrage de don Sarda n a plus l)esoin d’étre recommandé, après l'aventure, de ses détracteurs.Le titre seul en révèle l’esprit et en donne la note.L’auteur va droit au but, par le plus court chemin ; en parlant à l’intelligence, il s’adresse surtout aux consciences, car il place la question sur le lorrain pratique.En France, nous sommes accoutumés à voir clans le libéralisme une doctrine purement spéculative, que les dilettanti de la philosophie et de la politique peuvent traiter à leur gré, pour faire, en toute liberté, leur choix entre les nuances de cette théorie ondoyante.Le grand bon sens espagnol la ramène à des termes plus pressants : “ Le libéralisme est un péché.” Déjà les 44 Casus conscien-tiœ, ” qui nous viennent aussi de l’autre coté des Pyrénées, rayaient envisagé de la même manière.Ainsi le catholique, pris au collet sans plus de façon, est tiré de ses rêves vaporeux, et s’entend menacer du refus des sacrements s’il est libéral.Volontiers j’appellerai l'ouvrage de don Sarda : le Catéchisme contre le libéralisme, à l’usage des catholiques qui n’ont pas le temps de parcourir de gros volumes.11 est divisé en quarante-quatre articles, qui ne sont pas des chapitres ; ces articles embrassent la matière sous tous ses aspects ; ils sont courts et substantiels, ce qui permet de porter avec soi cette amulette, comme on porte du camphre sur scs habits pour les préserver de la mite, ou un flacon d’acide phénique dans sa poche quand on visite les salles d'un hôpital et qu’on craint les miasmes.Tout ce qu'on a écrit sur libéralisme en Europe s’y trouve condensé sous une forme sobre et.vigoureuse.Ce n'est cependant pas un lieu commun: la personnalité y perce à chaque page, autant pour le caractère que pour le génie.A la suite d'aperçus de haut vol, après des définitions tchniques très précises, le côté pratique de la situation que le libéralisme nous a faite est abordé de front, avec le courage particulier que demande ce genre de polémique.L’auteur est un théologien de race, qui va chercher dans la doctrine les éléments do solution des problèmes qu’il pose et les armes avec lesquelles il combat victorieusement le philistin.Le casuiste ne le cède pas au théologien, car il poursuit les espèces jusqu’aux dernières ramifications : ses décisions sont sans réplique.L’ouvrage do don Saarda contient beaucoup de physiologie ; je parle de physiologie morale.Les partis politiques et religieux qui occupent la scène en Espagne et dans le reste du monde occidental, y sont dessinés d une main sûre.On sent que l’auteur, homme d'école dans le sens le plus distingué,est*encore journaliste.La gravité habituelle n’étoufl’e pas chez lui 44 l’humour " ; il se passe le mot, de façon à prouver que tout l’esprit n’est pas à Paris, sur le boulevard, et qu’il y en a à Barcelone.C'est ainsi que, voulant caractériser par un trait les trois espèces de libéraux auxquels il s’adresse, il a écrit 44 Le libéral exalté “ rugit ” son libéralisme ; le libéral modéré le 4* pérore ; ” le libéral teinté le 44 soupire ” et le “ gémit C’est charmant.Don Sarda excelle encore par le diagnostic.Il poursuit l’erreur protéiforme du libéralisme dans la littérature, dans la vie privée, dans la vie publique, dans la parole, dans le silence, dans les sympathies, dans les antipathies, dans les formules équivoques et en quelque sorte pharmaceutiques.Il saisit merveilleusement les symptômes qui, pour le menu fretin des obseï vateurs, restent vagues quand ils ne passent pas inaperçus.Voulez-vous savoir si tel journal, dit catholique et presque dévot, est libéral ; si tel personnage, qui communie fréquemment et porte le cierge à la procession, est piqué du même vers, interrogez don Sarda : ses consultations sont aussi sûres que gratuites.C’est assez dire que le journaliste de Barcelone — toujours courtois— ne ménage pas son monde.Avec toute la fierté d’un Catalan et l'indépendance du chrétien en possession de la vérité, il frappe d’estoc et de taille et en écartant de droite et de gauche tous les assaillants, il va droit son chemin ; si sa logique empoigne, son allure entraîne.11 ne recule pas devant les questions de la veille, questions encore chaudes, oû il met la main sans crainte de se brûler.Tour ne citer qu’un exemple : il défend les droits des laïques dans l’Eglise, au milieu des clameurs intéressées d’une certaine école qui outre les 'droits de l’autorité, malgré l’autorité elle-même, afin d’annuler ceux que les simples fidèles tiennent de Dieu et de l’Eglise qu’ils servent vaillamment.À ce propos, il énumère les grands laïques qui ont combattu le bon combat dans l’antiquité et dans les temps modernes : parmi ces derniers, en magnifique compagnie, on trouve, sans surprise et avec un légitime orgueuil quand on est Français, le nom de Louis Veuillot.Pour la coup, la campagne est bien menée.Les ultra-obéissant du libéralisme auront sans doute perdu l’envie de se frotter à ce rude contreversiste.Ils n’ontre d’autre consolation que d’aller le dire A Borne ; il est vrai que don de Pazos ne s’en est pas bien trouvé.Ceux que l’opinion d'un ceux pu-plicistc trouverait défiants ou réfractaires—quoique ce publiciste s’appuie sur la tradition et sur renseignement de l’Eglise moderne—liront avec fruit, a la fin du volume, une lettre des évêques de l’Equateur, réunis en concile national A Quito, en 1885.Dans cette lot/re, tous les principes exposés par don Sarda y Salvany sont, très largement développés et confirmés par l’autorité des juges de la foi.Ce supplément est mis avec beaucoup d’opportunité.11 est.permis de croire que l’ouvrage dont je viens de donner une faible esquisse a déjà obtenu et continue d’obtentr un grand succès en Espagne et dans scs lointaines colonies.En France, en Belgique et chez d’autres nations similiaires, on lui en souhaite un pareil ; on n’ose pas l’espérer.Chez nous, le mal a pénétré le» esprit jusqu’aux moelles ; nous avons cessé de le sentir, ce qui est un signe bien grave.L'integrisme, selon l’expression de don Pazos de Y ich, reste à la porte des instituts, des parlements et des agences de publicité ou des catholiques énervés et des politiciens finauds savourent avec complaisance les douceurs de l'hypothèse, cette capo tic des Ames qui ne veulent pas vaincre pour n’avoir pas A combattre.\ la porte du mauvais riche, le Lazare rencontra des sympathies chez les chiens, qui venaient lécher ses plaies.Lintégrisme a moins de chance : les chiens qui passent le méprisent ou le mordillent.Les chiens sont comme leurs maîtres : ils sont libéraux.P.At, prêtre du Sacré-Cœur.Polémique La polémique continue entre divers journaux de droite sur la nécessité, Futilité ou le danger qu’il y a, pour les conservateurs, A se rapprocher de la république.Nous trouvons ce matin, dans le Gaulois, une lettre bien raisonnable de M.Dugué de la Fauconnerie, adressée au chef et membre de la droite républicaine, M.Lepomrc, sur cc grave sujet.M.Dugué de la Fauconnerie tient à paraître original, paysan et bonhomme.Original ?Il l’est, mais un peu moins qu’il ne le croit.Paysan V Il ne l’est pas du tout, mais en se surveillant avec soin il arrive A bien jouer son rôle.Bonhomme ?11 ne faut pas s’y fier.M.Lepoufrc, nous en sommes sûr, va trouver qu’avec son air de grande bonhomie, le députe de l’Orne a parfois la raillerie mordante.Ce pauvre M.Lepoutre ! M.Dugué de la Fauconnerie lui déclare tout d'abord qu’il a été sur le point, un instant, de prendre la plume pour féliciter son “ cher collègue ” de son adhésion solennelle et ardente A la république.11 pensait que M.Lepoutre n’avait pu se rallier de cette façon éclatante que pour de très bonnes raisons, et il en était au comble de la joie.Nous allons donc avoir un gouvernement juste et sage ! s’est-il écrié.La chose est certaine, puisque mon cher collègue Lepoutre nous invite à nous ranger tous derrière ce gouvernement ! “ Je me suis dit que, sans doute, vos électeurs du Nord étaient extrêmement contents de la façon dont vont les choses ; que les affaires avaient repri» ; que l’on était reve nu dans votre département aux vraies et saines traditions d’une administration conciliante et paternel le, et que, craignant d’être débordé par l'enthousiasme de vos commettants, vous aviez tenu non seulement A affirmer le vôtre, mais à nous le faire partager.“ Et comme, d’un autre côté, je ne pouvais pas admettre qu’un homme politique tel que vous, et un chef de parti4 qui a fatalement charge crûmes, tentât de nous entraîner dans une voie dangereuse, c’cst-à-diro pût nous demander de prêter notre concours à un gouvernement dont il n’aurait pas d’avance approfondi les intentions et mesuré l’énergie, je me suis sentis rassuré, si rassuré que j’avais même commence un petit manifeste, dans le-1 quel je disais A mes Percherons : , 44 Rassurez-vous, chers électeurs ! Si M.Lepoutre a écrit une lettre comme celle qu’il vient d’écriie, c’est qu’il a de bonnes raisons pour ça, vous pouvez dormir tranquille.’’ Seulement, M.Dugué de la Fauconnerie s’est souvenu tout A coup que son rôle de paysan — paysan de Normandie ! — lui prescrirait la prudence, et, avant de continuer son petit manifeste, il a pensé qu’il était sage d écrire “ A deux amis, l’un à Paris, l’autre à Roubaix, pour savoir si leur contentement était aussi complet que ” celui de M.Lepoutre.Or, voici cc qu’on a répondu A M.Dugué de la Fauconnerie.$12 la tonne n’est pas A meilleur marché que la moulée à $13 et $20 la tonne, que la farine de maïs à $20 ou $21, et que les tourteaux de graine de lin à $30 ou $31.Croire que ces substances puissent servir à F alimentation complète tout aussi bVi que le foin, serait une erreur grossière.Nous savons qu’une nourriture trop concentrée serait dangereuse pour le bétail sans l’addition d’une autre matière plus brute.Mais il y a un moyen de les rendre aussi avantageuse pour le prix, et pour le rapport que le foin par des combinaisons bien entendues.Lorsque le foin est comparativement cher, il est plus avantageux d’acheter du grain sous une forme convenable.L’emploi du grain coûtera moins et les vaches seront dans de meilleures condiPous pou • entrer dans la saison laitière que si elles n’avaient eu que du foin, même du foin de bonne qualité.Tout ce qu’une vache exige au delà de douze à quinze livres de foin peut être remplacé proportionnellement par le grain.Douze livres de fo;*i et huit livres de moulée par jour hiverneront mieux une vache de mille pintes que trente livres de foin.Mais la nourriture moulue doit, pour ét-e aussi profitable que possible, être mélangée avec le foin haché, et humectée de manière qu’elle y adhère, et quo passée dans le premier estomac, elle puisse être ensuite remas jquôe avec le foin, car la substance moulue incorporée seule passe qui vous ferait mener au poste, sans directement dans le dernier estomac liste sur laquello était M.Lepoutre !” De Paris : “ M.Proudhon, préfet de l’Aisne, m’écrit mon correspondant, celui qui a déclaré, l’autre jour que, nommé par un gouvernement de combat, il continuerait A combattre non seulement les conservateurs, mais les républicains suspects, de modérantisme, est toujours à son poste, et il paraît même certain qu’il ne sera pas déplacé.Son cas n’est d’ailleurs pas isolé, et un certain nombre de ses collègues ont tenu un langage analogue, sans que le ministre de l’intérieur paraisse s’en être ému !” En lisant ces deux lettres, qui jettent un jour, bien triste et bien vrai, sur la situation où continue d’être la France, le bravo et simple paysan Dugué, abasourdi, n’a pu retenir cette exclamation pleine de bon sens : 44 Quel drôle de moment M.Lepoutre a choisi pour crier : Vive la République ! ” En effet ! Et M.Dugué de la Fauconnerie, severe mais juste, s’adressant à M.Lepoutre, continue en ces termes, qui, de la part d’un paysan, ne sont vraiment pas mal du tout : “ La vérité est, cher collègue, qu’il ne faut pas multiplier des manifestations que personne ne songe A vous demander.Rien ne vous oblige, A coup sûr, de crier : 41 Vive le roi ! ” pas davantage : 44 Vive F empereur ! ” encore moins : 44 A bas la République !” (ce De Roubaix : 44 Jamais les choses n’ont été plus mal qu’elles ne vont depuis quelque temps, et il semble vraiment que l’administration prenne A tâche de désavouer, par tous ses actes, les théories libérales et sages exposées récemment par le président du conseil.44 Qu’il s’agisse de bureaux de tabacs, de recettes buralistes, de nominations de juges de paix, de percepteurs, d’agents voyers, d’instituteurs, de facteurs ou de cantonniers; qu'il s'agisse de renouveler les commissions administratives des hospices, les bureaux de bienfaisance, les commissions de révision des listes électorales ; qu'il s’agisse de désigner les répartiteurs, les membres des commissions d'hygiène, les délégués cantonaux, etc., etc., c’est toujours le même système d’intolérance, le même esprit, d’exclusion ! 44 Des services rendus, des titres acquis, de la valeur personnelle, de la moralité dos candidats, il n'est jamais question : la seule préoccupation est de complaire A la poignée d’intrigants, d'avocassiers de campagne, de vauriens, qui, depuis quinze ans, se sont donné la mission, dans chaque canton, dans chaque commune, d’espionner et de dénoncer les braves gens.C’est ceux-là qu'en toutes circonstances on continue à consulter, et dont ©n persiste à servir les passions et les rancunes, A l’exclusion des maires comme moi, à qui on ne pardonne pas d’avoir soutenu la même que vous puissiez, vu le cas de flagrant délit, invoquer l'immunité parlementaire ;) mais rien ne vous oblige non plus A crier : 44 Vive la république!” Ne criez donc rien, c’est si simple ; et vous n'avez qu’à lire ce qu’ont écrit de tous les journaux républicains, vous verrez A quoi ça sort de leur faire des petites risettes.Ça ne sert à rien du tout.’’ Voilà de sages discours, dont pourraient profiter aussi les conservateurs qui, sans se rallier ouvertement,comme l’honorable M.Lepoutre, à la République, soutiennent cependant avec obstination le ministère actuel.et n est cation.pas ramenée A la masti-Ocr.Cuis sut.D’après le Mechanical World, les mines de charbon de la grande-Bretagne sont les plus considérables de l’Europe ; la consommation annuelle étant de 160 à 170 millions de tonnes, la Grande-Bretagne a encore du charbon pour six cents A huit cents ans.L'Allemagne vient ensuite, avec une production annuello des plus Qu'il est dommage de penser que, j rassurantes ; la couche de charbon très probablement, ni M.Lepoutre, ni les autres n'en profiteront ! Bourvu, au moins, que M.Dugué de la Fauconnerie s’en souvienne ! PinitRE Veuillot.Valeur du foin.des bassins allemands peut être évaluée à 300 milliards de tonnes.L’Autriche fournit chaque année 7 millions de tonnes de charbon et 10 millions de tonnes de lignite.La situation de la Russie est incomplètement connue.Le bassin du gouvernement de Charkow remferme 10 milliards de tonnes.En Belgique nous relevons une production annuelle de 18 millions Beaucoup do laitiers considèrent le foin comme étant la nourriture la moins chère et la plus avantageuse pour les vaches, et la disette du foin j est regardée par eux comme étant de tonnes, et en Franco de 24 mil-une calamité.Cela est vrai dans un : lions.La production de la France est sens, aussi ceux qui tiennent du ' insuffisante et il faut, chaque année, L£tnil finiront-ils chercher à nrodiure .,M1., ., importer 10 millions de tonnes de bétail doivent-ils chercher à produire tout le foin qui leur est nécessaire* Mais il est rare que les prix des grains sur le marché soient plus élevés que celui du foin.Si nous considérons la valeur proportionnelle du foin et du grain ou des produits charbons anglais et belges.En résumé, notre génération et celles qui nous suivront n’ont pas A craindre de manquer de charbon, puisque la Russie, l’Angleterre et du grain, nous trouvons que le bon .n .foin de prairie ou le trèfle à $10 et 1 Allemagne ont une provision snfli- saut pour mille années.Feuilleton du COURRIER I)U CANADA 27 Septembre 1887—N© 45 LE OBI ME {suite “ —Elle devait épouser son cousin, celui qui est mort la nuit de la grande tempête.” Vous m’avez fait assassiner deux hommes au lieu d’un, car le capitaine Primanguet a succombé au chagrin que lui causait la perte de son neveu.Sans parler de la jeune dame si douce aux affligés, si pitoyable pour les veuves et les orphelins de la mer.—Les veuves se consolent, dit Georges.—Vous savez tout, maintenant.• -Pas encore.— Que v ou s faut il de plus ?—As tu posé la main sur la poitrine de celui que tu venais do frapper ?—A quoi bon ?—Pour t’assurer de la mort.—Le coup d’aviron quo jo venais de porter eût suffi pour assommer un bœuf.— Enfin lu ne l’as pas fait V — Il était mort ! Ilctait mort, vous dis je, sans cela me réveillerais je en sursaut toutes les nuits, croyant le voir entrer dans cc bouge, le crâne fracassé, le sang coulant sur sa figure p;Ve.—Qu’est devenue la barque ?demanda Georges soucieux.—Le crime commis, je sautai de nouveau dans mon canot, je repoussai la barque servant de cercueil A Raymond Guébriant du bout de 1 aviron, et comme la tempête grandissait, et que je me trouvais plus près des Glenans que de Concarneau, je me dirigeai de cc côté.Plus d’une fois déjà j’avais rencontré une sorcière du pays connue sous le nom de la 44 Biûleuse de Varech ”, je heurtai au trou de roches qu’elle habite, elle me tendit une galette de sarrazin et une bolée de cidre chaud, me montra des herbes sèches, et je dormis là.le lendemain, remontant dans ma barque, je rentrais ici.Depuis j’ai bu toujours bu, afin d’oublier .—On n’oublie point quand on reste sur le théâtre du meurtre.—Je bois, je bois sans cesse.— On se dégrise de toutes les ivresses.D’ailleurs il y a les nuits.—Oui, les nuits, et alors jo vois.—Ceux qu’effraient les fantômes no doivent pas vivre seuls.—Si j’entrais au cabaret,je pourrais me trahir.—Change de milieu, va plus loin.Gagne une grande ville : Paris.Les yeux du Lascar étincelèrent.—Paris, j’ai longtemps souhaité y aller.# —Que ne réalises tu ce vœu ?— 11 faut trop d'argent pour y vivre.—N’as tu pas cinq mille francs ?—Quatre mille cinq cents .L’eau de vie est chère.—Mais si je promettais de te don-lier assez d’argent par mois pour y : trouver toutes les jouissances que tu rêves ?—Vous ?—Oui, moi.—Vous me feriez des rentes à Paris ?Cent ecus par mois ! .Un éclair de convoitise passa dans le regard de Carniveau, mais il s’éteignit vite sous l’impression d’un soupçon.—Aussi vrai comme je brise cette bouteille, dit il, vous avez un autre crime à me proposer.Georges le regarda tranquillement.—Un crime, non, une affaire.—Co doit être pour vous la même chose.—Tu vas eu juger.—Jo refuse dit brutalement Carniveau en saisissant uno bouteille par lo goulot, et en buvant l’eau de vie à 44 la régalade ”, je refuse.—Laisse moi m’expliquer d’abord.Le misérable continua à boire sans répondre, sans faire un signe d’assentiment.—Que diras tu do ceci : partir demain A la première heure, attendre à la gare de Quimper le départ pour Paris d’une jeune dame accompagnée de son enfant.Monter dans le même train, descendre en même temps qu’elle A Paris, sauter dans une voiture dont le cocher aurait pour consigne de suivre celle daîis laquelle s’éloignerait la jeune dame.S’arrêter où elle s’arrêterait.Prendre une chambre dans son hôtel, ensuite, quand elle louera et meublera un appartement, t’arranger do façon A demeurer on face.Carniveau ne buvait plus, il écoutait.—Enfin lorsque Mme Thiémont se trouverait complètement installée, et que tu connaîtrais ses habitudes, tu t’empresserais de m’envoyer son i adresse.—C’est, tout ?demanda le Lascar.— C’est tout.—Et vous me paierez cent ecus par mois ?—Pour commencer./ j’augmenterai la somme en proportion des services que jo to demanderai.—J’accepte ! fit lo Lascar, j’accepte.—En cc cas, sois à Quimper dans la soirée.Je devrai t’équiper d’une façon convenable, en rapport arec le rôle de petit bourgeois que tu vas jouer.—J’y serai.Le temps d’enterrer ces bouteilles d’eau de vie.Elle vieillira pendant mon absence.qui sait si je ne reviendrai pas ici.Georges se leva.—Je t’attenderai devant la porte de Laurent Grégoire, le tailleur.11 quitta lo bouge de Carniveau, rentra dans la petite ville, d’où rapidement il prit la route menant à Quimper.Carniveau fut exact, Ce que lui proposait Georges réalisait le plus ardent de ses rêves : voir Paris, connaître les plaisirs qu’il offre, descendre dans ses gouffres, y boire à toutes les ivresses, et cela sans trop compter, en sentant l’argent battre ses poches, et la gaieté chanter dans son cerveau.À Paris, personne ne saurait rien de son passé ; comme venait de le dire M.Iiervius, il y vivrait en petit rentier, mangeant à ses heures, buvant bien, se promenant toute la journée en fumant sa boufiarde et en roulant sa chique.Vraiment M.Georges lo paierait cher pour demander si peu de peine.D est vrai que peut-être il se montrerait plus exigeant, mais alors Carniveau demeurerait libre de lui refuser son concours.A Paris, il ne verrait plus la mer qui lui rappelerait imo si longue série de crimes, et lo dernier, plus horrible encore que tous les autres.Il changerait do nom.Celui de sa mère, un nom honnête, couvii-rait l’infamie du sien.11 deviendrait Célestin Rigonec, et se ferait passer 1 pour un ançieu baleinier.Ces pensées l’occupèrent pendant la route.C’était lui maintenant qui redoutait de voir Georges se dédire.Mais celui ci se promenait déjà devant la boutique de Laurent Grégoire, lorsque le Lascar arriva.Georges franchit le seuil de la boutique.—Voici, dit-il au tailleur, un brave homme A qui je dois de nombreux services, habillez le de pied en cap, et préparez un trousseau suffisant.Comme je ne souhaite pas courir avec lui de magasin en magasin, je vous serai obligé d’envoyer vos com; mis faire divers achats chez le chemisier et le cordonnier.Il faudra même une malle, afin d’y renfermer le trousseau.—Monsieur peut compter sur moi, répondit le tailleur.Il appela trois commis, leurs donna des ordres, présenta uno chaise à Georges, et entraînant Carniveau 1 dans un cabinet voisin, il lui fit ôter (ses vêtements de marin.(J suivre) • V. JLe Courrier du Canada, Hardi 27 Septembre 1887 ****** î> O M M i PETITE GAZETTE ! 1 c libéralisme est un péché Polémique Valeur du foin }¦'ki n j.i.kton— 1 -c crime des Glenan* Un mot risqué J .a conférence Petite gazette l)c Québec au lac St-Jeau Dépêches Eohos et nouvelles.A 7 heures nous prenons les voitures qui doivent nous ramener à Hoberval.M.Jolin Bell, députe conservateur lloberval, Charlevoix et Ouiatchouan.Dans ce dernier su trouve la Réserve des Sauvages.11 y a encore une quan- au fédéral, pour Addington, est sorti SM-'élicicn, appelé autrelois’iîioiêre à j tité de terrains non colonisés, et comme de la maison de santé de Toronto.Il rOu«, du nom d’une des rivières qui nous aurons l’occasion de l’md.quer ., ., .1 i • ! traversa la paroisse, date a proprement bientôt, le champ est vaste pour îagu- reprendra son siège à la prochaine ] session.••¦NNONCh* NolîVB: » .» ' s !‘N Chien à vendre Université-Laval—J C K Laîlamme Perdu Nouvelles étoffes à robes—Reliait lîaothers lmnouât ions d’automne.—Hehan Brothers.* « hemin de fer du lac St Jeun - voir 4cm e page CA N ADA Q1)£BEC\ 27 feiEPTflKBKE ISS7 ¦3*^0 .* UN MOT RISQUÉ M.Alphonse Lusignan, l'auteur de Ciups d'œil et coups de plume semble avoir repris sa collaboration à la Patrie.11 publiait l'autre jour un article de genre sur la folie et le suicide.Sa thèse était que le suicide ne suppose pas nécessairement folie, et il s'insurgeait contre la coutume quasi-invariable des jurys de coroner, de rendre ce verdict : “ M.X.s’est suicidé dans un accès d'aliénation mentale." Jusque là nous n’avons guère d’observations à faire.Mais, en développant sa ^thèse, M.Lusignan se sert d’un argument que l'on ne saurait admettre sous la forme où il est donné.Après avoir raconté un cas de suicide dont il a vu la victime,comme membre d'un jury» le chroniqueur ajoute : Je suis revenu de celte entrevue plus convaincu qvc jamais que l’on peut se se suicider sans passer par la phase démente.J’ai pour me soutenir dans cette conviction l'Eglise, qui n invoque certes pas les folles cl rend cependant un culte à des vierges gui.dans les temps des perse-allions, se sont tuées pour échapper à rentrage.La portée de l'argument.n'échappera à aucun lecteur catholique.D'après M.Lusignan, l'Eglise rendrait un culte à des vierges qui se ceraient suicidées.Du même coup, par cette affirmation lancée si lestement, le suicide se trouve en quelque façon réhabilité.Nous sommes convaincu que M.Lusignan n’a pas réfléchi à cela.Quel est renseignement théologique sur cette question ?11 est clair et précis.Voici ce que nous lisons, au titre du suicide, dans la théologie morale du cardinal Gousset,tome 1er p.282 : Il n’est pas permis de se donner la mort ; car personne n’est tellement mai ire de sa vie qu’il puisse se fêter quand il lui plaît, ('.’est pourquoi la loi ne dit pas, vous ne tuerez pas les autre?, mais elle dit d’une manière absolue : Vous ne tuerez point.Quant au cas mentionné par M.Lusignan, l’auteur que nous citons en parle spécialement ; et que dit-il V De même, quoiqu'une jeune fille ne puisse se donner la mort, elle pmt néanmoins, suivant plusieurs théologiens, s’exposer au danger de perdre la vie pour n ôtre pas outragée.Voilà la doctrine eur cette question.On n’a jamais le droit de s’ôter la vie.Une conclusion contraire pourrait être tirée du mot de M.Lusignan, et nous croyons qu’une rectification était opportune.semblée à l'endroit de la saisie, a attaqué la police à coup de pierres et de fourches.La police s'est servi de baïonnettes pour repousser les assaillants, mais elle a été forcée de retraiter et d’abandonner les animaux saisis.L'archevêque Walsh a émis une lettre dans laquelle il dit qu'il espère que le peuple s'abstiendra de se livrer à des actes de violence.parler de 1871, bien que les premiers _______ colons, venus de Ste-Foye, de Beau port T ! i i ?let de la Bointe-aux Trembles y coin- Les choses vont mal en Irlande.i ., .,T .¦ ni en ce rent Us premiers deincheiuents Une dépêché annonce qu hier un] loro , , 1 , , .1 ; en 1863, dans le meme temps que ceux détachement dhommes do police!^ Sl.PHme.Kn ,872 u „-y avait pas avec un certain nombre d’huissiers,a ; encore (le c|iapdÛe, bien que lo site en Killbury, ont saisi un certain nombre déjà été ci10j,i par m.U?Grand-d’animaux appartenant à la lamille, Vicaire Racine, aujourd'hui évêque de Hurley, pour non paiement de leur Chicoutimi, ha chapelle actuelle qui loyer.La populace, qui s’était as- n'est que temporaire occupe une posi lion magnifique, sur une élévation, d’où l'on aperçoit une partie de la paroisse et la rivière Chamouchouaue jusqu’à une certaine distance.Celle-ci a, à cet endroit une largeur de près d'un demi mille et elle est navigable depuis son embouchure jusqu’à un rapide que l'on rencontre un peu plus haut que l’église, distance d'à peu près 10 milles.En 1871, il y avait à St-Félicien 22 familles avec une population de 112 âmes.L’année suivante, le nombre des familles était doublé, et la population s'était accrue de 76 personnes.Aujourd’hui ou y compte 155 familles et 030 Aines.Comme on le voit, cette paroisse est en bonin voie de prospérité.Le villa, ge est coquettement bâti.Le presbytère situé à deux pas de l’église commande un point de vue superbe.Quoique non terminé encore, il promet d’être un modèle du genre.On s’aperçoit à h grandeur de se» proportions que les paroissiens de St-Félicien espèrent qu’ils auront dans un avenir prochain un ou même deux vicaircs.il est certain que St Félicien f» ra une grande et riche paroisse aussitôt que le chemin de fer aura pénétré dans ses bures fertiles-C’est l’espoir que tous entretiennent.Et nous cioyons qu’ils ne se bercent pas d’illusion.En tous cas, ils ont reçu des promesses bien encourageantes de la part du premier ministre lors de son passage chez eux.Nous, journalistes, ne sommes pas en position pour faire de telles promesses, mais nous pouvons élever la voix quand l’heure des réali.salions viendra.11 y a cinq écoles à S: Félicien.Preuve que l’éducation n’est pas négligée.11 était rumeur hier à Montréal qu'un bref d'injonction serait demandé pour empêcher le comité des boodlcrs de continuer son enquête • L'hon.M.Norquay est à Montréal mais il refuse de rien faire connaître à propos de sa mission.Il est cependant certain qu’il est à s’entendre avec des banquiers pour prélever des fonds pour son chemin de fer.L'hon.M.La Rivière, secrétaire provincial du Manitoba, et aussi eu cette ville, mais il partira probablement dans peu de jours.M Gustave Drolet, qui est installée à Paris depuis plusieurs mois, n’est pas tendre pour son ami Beau-grand, admirateur enthousiaste du général Boulanger.Dans une lettre adressée au docteur Mount et publiée par VEtendard, M.Drolet s’exprime ainsi : “ Boulanger était le point de ralliement de tous les déclassés, de tous les mécontents, de toute la voyoucra-tie de France et de Navarre, qui sur l’air “ En revenant delà revue, " vou lait marcher sur Berlin." DÉPÊCHES C ‘SUR LA FRONTIÈRE •• ALLEMANDE • k* M.Wilfrid Prévost est nommé substitut du Procureur-Général, pour le prochain terme de la Cour Criminelle, à Sorel.On parle de la retraite prochaine de l’honorable M.Chauveau, qui serait remplacé, comme shérif par M.L.0.David.Ainsi le veut la rumeur.De Quebec au Lac St Jean EX CHEMIN DE PER LA CONFERENCE On lisait dans Y Electeur d'hier : Nous sommes en position d'informer nos lecteurs que la conférence interprovinciale organisée par l’hon.M.Mercier, se réunira à Québec dans la première quinzaine d’octobre.Los premiers-ministres de toutes les provinces ont accepté l’invitation d’y prendre part, à l’exception toutefois de celui de l’Ile du Prince-Edouard.Il est probable que la date do la réunion sera fixée définitivement aujourd’hui mémo à Toronto par l’hon.M.Mercier et l’hon.M.Mowat.Les premiers-ministres de la Colom-Anglaise, du Manitoba, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse en seront immédiatement informés A neuf heures la plupart *1 *s journalistes sont de retour à Hoberval.En ar.rivant au village on aperçoit les abords Je la résidence et ia maison de M.le maire Donohue illuminés.M.et Madame Donohue nous ont invités à une soitéeà laquelle prennent part plusieurs amis de la famille.Nous retrouvons d’ancienne» connaissances de Québec qu’il nous fait plaisir de revoir.Ce sont M.Orner Martineau, M.G.Paloine qui ont quitté la ville lu premier pour se livrer à l’agriculture et i autre au comment.On nous présente M.Lindsay, N.P.autrefois de Kamouraska.M.île la Bohîdèi p, français établi - à Hoberval d-pui.i quelques années.Au milieu des amusements divers nous oublions que le temps passe, et à trois h *ures du matin plminirs dos noires avaient oublié que nous devions partir à six heures le lendemain pour le Lac à Bfiley.Madame Latour a été d une gràc3 parfaite et nous n oublie on» pas l’accueil si cordial qu’elle nous a f*it.Quant à M.Donohue il s’est complètement rnis à la disposition des jouri alines durant leur séjour à Hoberval.De concert avec M F.D.Latour, son beau-frère, ils ont mis tout en œuvre pour rendre notre séjour agréable parmi eux.Ils ont droit à nos félicitations comme à nos remerciements.N’oublions pas non plus dans notre gratitude M.le Curé Lizotte et les citoyens qui nom ont ouvert si large ment les portes «le leurs résidences ainsi que ceux qui ont mis Durs voitures à contribution pour nous transporter d’un endroit à l’autre avec autant de bonne grâce.culture, sans compter l’avantage d’one vnie ferrée à proximité Nous croyons qu’un bel avenir est réservé à N.D.«lu Lac.Comme place d’eau, il n’est guère possible de faire un meilleur choix.Partout sur le rivage on aperçoit une couche d u sable le plus fin qui s’étend ju?qu’à une bonne distance.L’eau n’est pas généralement froide, vu qu’elle s-^ réchauffe facilement sous les rayons du soleil qu'elle absorbe « n pnrtie.La rélbwion de la chaleur sur ce vaste miroir a aussi pour elltft de rèchaull’er la température autour du lac.Ce phénomène physique explique iri peu pourquoi il fait généralement plus chaud là-bus qu'au sud îles Laurentides.lîue autre considération c'est qu’au-jourd'hui avec nos falicités de communication, le touriste pourra s’adonner aux plaisirs de la pèche et de la chasse sans qu’il lui en coûte beaucoup.Les lacs sont légion dans ces endroits, et tous sont poissonneux ; on peut en dire autant des rivières qui abondent dans ces parages VII Sr-Fi;r.ic!EN—Retour a Hobervai.Soirée chez le Maire Donohue A trois heures et demie nous arrivons à St-Félicien où nojs recevons l’accueil le plus cordial de la part de M.le Curé Girard et de son aimable famille.Plusieurs anciennes connaissances viennent nous serrer la main.Ce sont entre autres, M.L.F.Roy, maire de la paroisse et M.le Dr Arthur Poliquin.La plupart des citoyens sont venus à notre arrivée et la connaissance s'établit bientôt entre eux et nous.A quatre heures, salut du Saint-Sacrement.M.l’abbé Provanclier remplace M.le curé pour donner la bénédiction Aussitôt après, M.le maire Roy prie les journalistes de se réunir sur le perron do l’église, et là, en face des paroissiens il nous présente l’adresse suivante : A Messieurs les membres associe’s Je la Presse a s se- ci/e Je la Province Je Quebec, Je viens, Messieurs, au nom des citoyens de cette paroisse vous souhaiter la bienvenue et vous remercier de la bonne idée que vous ave/, eue de choisir la vallée du laïc St Jean pour terme de votre voyage.Nous sommes ici bien loin des grands centres et comme perdus au milieu de nos forêts.Nous n’aurions jamais espéré que la Presse aurait jeté les yeux sur notre petit coin de terre pour venir faire son excursion ordinaire ; nous l’en remercions de tout notre cœur.Nous osons espérer que, continuant à combattre le bon combat, vous ferez connaître les ressources et les richesses de votre sol, l’avantage qu’il y aurait pour la Province de coloniser le grand nord, le vaste royaume du Saguenay.Nous osons croire que vous aiderez le Gouvernement dans les efforts qu’il fait pour favoriser la colonisation.Merci donc, Messieurs, de votre visite.L’honorable M.de la Bruère répond à cette adresse de bienvenue avec une visible émotion et recueille beaucoup d’applaudissements.M.le maire ayant invité le Secrétaire à porter la parole, il dut b’exécuter.PuisJparlère nt successi- Montmorency et de Québec.M.de la vement MM.N.LeVasseur, J.C.Ghapais, Boissière est probablement lo seul parmi G.J.Bartlie, B.Lippens, E.Rouillard, les Français établis à Hoberval qui per-elc.ce fut un véritable tournoi d’élo- sévèrera, M.de La Rue est absent depuis quence.un an, et M.de Virgile doit s’en venir à M.le curé nous convia ensuite à sa Québec, pour y séjourner temporaire-table hospitalière pour prendre part au 1 ment, nous dit-on.souper.Bon appétit sur touto la ligne.1 Gette paroisse comprend trois cantons .Notre-Dame du LacSt-Jean est la plus ancience paroisse riveraine.Son établissement date de 1857.Elle fut érigée canoniquement par un décret du 3 novembre 1870.Le premier curé fut le révérend M.A.Bernier, actuellement curé à Lolbinièta.Son successeur fut le révérend M Brime Girard qui prit la charge de la euro en 1863.La population actuelle de celte paroisse au recensement fait par le révérend jM.Lizotle ce printemps est de 1800 âmes distribuées en 262 familles.A pari de trois familles françaises, MM.de la Boissiere, do Virgile et de La Rue, et de trois anglaises dont, les chefs sont agents de la Compagnie de la Baie d’Iludson, toutes les autres sont canadiennes françaises, originant des comtés de Kamouraska, de Charlevoix, de Nous disons un dernier adieu à nos amis de Hoberval et nous nous hâtons de nous rendre aux Lac à Belly, où il est entendu que le train doit nous attendre.Au lieu de 22 à 23 milles, nous n’avons que IG à 17 milles de beaux chemins à franchir.Nous revoyons l*s mêmes paysages que le samedi précèdent, et nous ne nous arrêtons en rout?quo pour saluer une connaissance ou obtenir un renseignement qui pourrait servir.Vers midi le lac à Belley s’ofl’re à nos regards.Nos voitures abandonnent la route de colo" nisation pour le tsrrassc-nieiil du chemin de fer qui nous offre une voie sûre et facile.Pourquoi ne prjfiterions-nous pas de cet avantage ?Dans un clin d’œil nous atteignons l’année des travailleurs occupés à poser les dormants et les rails.Une couple d’arpents plus loin la locomotive n’attend plus qu?le signal pour prendre sa course.El puis M.Cressman et M.Cadmau sont aussi là qui nous reçoivent à bras ouverts.Leur bienveillance va se continuer encore-Et bientôt nous saurons comment.Maintenant que notre convoi e»t au complet, que nos confrères sont occupés à contempler les beautés agrestes des paysages do la route, jetons encore quelques notes sur le pays où nous venons de passer deux agréables journées.Parlons un peu du Lac St-Jean dont il a été dit tant de choses qu'il serait presque téméraire d’entreprendre d’en écrire sans tomber dans des redites Nous croirions cependant manquer à notre devoir vis-à-vis la compagnie de chemin de fer du Lac St Jean et la population du Lac si nous ne faisions pas connaître sous son vrai jour les avantages qu’offre à la colonisation le terri’oire qu’elle hali’c.Une minime partie de cette vaste région est actuellement sous culture.Des cantons entiers n’ont pas encore connu la hache du défrichtnr.Qae faut il Lire pour changer la face des choses ?Tout le monde, ministre?, députés, journalistes, s'écrient d’une voix commune : Coi.onî.sons î Colonisons ! ! Pour arriver à ce résultat, il faut offrir «au cultivateur, au fils de cultivateur des avantages réels, tangibles.L'ouverture d’un chemin de fer à travers les montagnes et les forêts qui séparent le St-Laurent du Lac St-Jean est un événement de grande importance pour le futur colon.Sans chemin de 1er, ce pays ôtait condamné à un état de stagnation prèsjue complet.Plusieurs?cultivateurs parlaient déjà de s’expa.tihr.Aujourd’hui i's refouleront au plus intime de leur être cette idée néfaste.Car ils ont chez eux ce qu’ils ne trouveront pas ailleurs : des terres fertiles, et un débouché pour leurs produits.En donnant à nos compatriotes des dètaPs sur chacun des cantons qui bordent le lac, nous espérons les persuader qu’il vaut infiniment mieux pour eux aller planter leurs tentes dans cette partie de notre province que de vouloir tonter fortune aux Etats-Unis, ou au Manitoba ou au Nord-Ouest.Le Saguenay et le Lac St Jean, ont des litres spéciaux à notre considéra lion.Colonisés tous deux par des pionniers Canadiens-Français, ils doivent rester Fiançai*.Le jour n’est peut-être pas éloigné où nous parviendrons à diriger vers cille Terre promise la population llottante «le nos grands centres, ainsi que plusieurs do nos compatriotes réfugiés aux Etats-Unis.Alors nous pourrons pronostiquer nue nouvelle ère cio prospérité : à noire grandeur matérielle comine Canadiens-Français dans notre province viendra se joindre une force! morale dont ne pouvons pas calculer aujourd’hui toute l’étendue.L’ancien Royaume du Saguenay reprendra l’appellation sous laquelle on le désignait du temps de Cartier.(A suivre) Paris,1.26—Les détails suivants sont parvenus sur une échauilburéc qui a eu lieu sur la frontière franco-allemande à Roan-sur-Plaine.Samedi matin,cinq sportmen et quatre éclaireurs longeaient le smlier sur le territoire français à sept mill-s de la frontière, lorsqu'une piM'sonne postée derrière un taillis d’arbres «lu côté allemand, tira sur eux trois coup de fusil.La première balle n'atteignit personne, mais la seconde tua raide fun des éclaireurs nommé Driguvn et la troisième at teignit un nommé Manger, de lYcole de la cavalerie de Saumur, qui fut giiève-m-nt blessé.las officiers allemands déclarent qu’un soldat prussien nommé lluull’mau que fou avait envoyé pour assister les gardes pour empêcher tout braconn ig«* a fait feu.Ilaulfman rapporte qu'avant de tirer sur eux, il leur a cri* t ois halte: liai te.• Il croit qu'ils étaient sur le territoire allemand.Les sportmen déclarent de leur côté qu’ils n’ont rien entendu.Lis autorités des deux côtés font des invisti-gat ions.Baris, 26.—Ou dit que ce sont des gardiens allemands à la frontière qui ont fait feu sur les français à Roan-sur-Blaine.Ils étaient dans l’erreur et avaient pris ces français pour des braconniers «pii refusaient de se rendre.Les journaux de cette ville demandent au peuple de rester calme a fi i de ne pas embarrasser^le gouvernement dans le règlement «le cette a flaire.On insiste de toutes parts auprès du gouvernement pour qu'il exige une réparation complète.Le peuple en France est évidemment fort mécontent de c*s inci lents qui se répètent que trop fréquemment à la frontière allemande.Ou redoute que la patience du peuple vienne à se lasser et qu'il en résulte quelque explosion populaire.M.Bouvier a eu nujounrhui une entrevue avec le ministre des atlaires étrangères et le ministre de la justice au sujet «le l'incident de la frontière, après avoir reçu un rapport officiel.Il a été décidé d’envoyer une note à Berlin demandant au gouvernement allemand, en vue de continuer les relations d’amitié existantes, de faire sans délai une enquête à propos «le cette affaire.Le comte Von Munster, ambassadeur allemand en «’ette ville, dans une entrevue avec M.Fiourens, a dit qu’il regrettait l’incident de la frontière et a assuré que justice serait rendu par le gouver nement allemand.Le Temps d it : u L’upinion publique ne serait pas justiliabie de se hâter à propos de l’incident de la frontière.Eu même temps il est impossible de ne pas remarquer que si les incidents à la frontière ne cessent pas, on doit croire que les Allemands ont réellement des intentions que leur gouvernement désavoue.11 pourrait se i tire que cet incident lut du à un zèle excessif et dans ce cas, « ’est aux deux gouvernements à modérer la rigueur île leurs instructions et à choisir des personnes prudentes pour leurs agents.“ Echos 4 Nouvelles Coup de fusil M.lübbé Pagé, directeur du Petit Séminaire, a tué hier d'un coup de fusil, un énrerillon perché sur un arbre dans la cour de récréation.—Après la dictée d'un voyagr sur mer, pour prévenir les bronches et les éruptions,et pour aider à lV.cr.limatation, servez-vous de la Salsepareille d’Ayer.Pour New-York M.l'Abbé Siniéoa Jolicœur, économe du Séminaire, est parti vendredi dernier pour New-York, afin d’étudier les différents systèmes de lumière électrique à l’aide de laquelle on parle d’éclairer c«!te grande institution.Accident sur le Pacifique Le train express ayant quitté Ottawa hier à i.50 p.ni.pour Montréal, 'a subi mi accident à trois milles plus bas qu’Kastmans Spring.Les sltrprrs sur la voie ayant pris feu, les rails se détendirent et le*train fut lancé en bas d * la voie.Il \ avait 158 passagers sur le train au nombre desquels se trouvait Sir A.P.Caron.Personne n'a été blessé.Le trafic sera repris demain.—L’Ague-Cure d’Ayer guérit infailliblement tous les cas de malaria.En vente chez tons les droguistes : Prix un dollar.Mort subito Lu paroissien de SI Charles de Belie-ehasse, M.J.Plante est mort subitement dimanche soir.Il avait passé li veillée à converser avec son beau-frère, M.A.Gosselin avocat de Québec, et c’est en allant sè mettre au lit que la mort l’a frappé.Il était âgé de 54 ans, r t était beau-Irere de M.A.Gosselin, avocat, Québec et F.X.Gosselin, comnrs de la maison Beaudoin, de Lévis.Donnez-leur une chance ! C’est-à-dire, à vos poumons.Aussi à tout votre système respiratoire.C’est une machimio vraiment merveilleuse Elle ne comprend pas seulement les plus grands tuyaux pour le passage do I air, mais des milliers de petits tubes et des cavités qui y conduisent.Quand ceux-ci^ sont embarassés et utiangles do matières qui no devraient pas s’y trouver, vos poumons ne sauraient faire la moitié de leur ouvrage.Lt ce qu’ils font, ils ne peuvent le bien faire.Appelez les refroidissement, toux, croup, pneumonie, catarrho, consomp- ; tion ou maladies de la gorge, du nez ou de la tête ou des poumons, ce sont toutes de mauvaises maladies.On doit s’en débarasser.Il y a précisément un moyen sur de le faire.C’est de prendre le Syrop Allemand de Üoschee, que tout droguiste vous vendra pour 75 cents la bouteille.Quand bien môme tout autre remède vous aurait fait défaut, vous pouvez compter celui-ci comme infaillible.La tragédie do File d’Orléaua I M 1*111J OUNCES IMIVUmONN VIILKS KNQIJÉTÉ DU COHONKfl .M.le coroner B dleau est allé hi u à St Bierre, Ile d’Orléans, pour ouvrir une enquête sur la traité lie de samedi Il s’est rendu naturellement chez M.Bierre Godbont, père infortuné des malheureux lmiLiUs victimes de Lnvi-dent.Toute cette fimitle est plongée dans une désolation que l’on conçoit l icitement.Le coroner a assermenté le jury suivant : Amabie Duiand, président, Jos.Le tou mean, François Bichette, Octave Cantin, Célestin Bichette, Louis Bichette, Louis Bichette, tils de François, Abrahain Durand, Bhidyme Bichette, Napoléon Turcotte, David Durand, Na poléoti Lachance, Louis Lachance et François Noliu.M.Bier re Godbouf, père des trois défunts, a été entendu le premier.Voici le résumé de son témoignage : Il a identifié les cadavres.La dernière fois qu’il a vu ses enfants,tétait lesarmdi matin.Il y avait Jo eph, Agé de douze a is, Louis, de 11 ans.Alphonse, de mml’ ans, et Arthur, sept ans.Godbont t-.-i parti,ce matin-!à,pour aller au moulin du Betit Bré, avec Jean Lecleiv, après avoir dit aux garçons d aller arracher des pommes de terre.Comme il s’en retournait en chaloupe, ver» dix heures, il entendit une explosion sur la grève de St-Pioriv, et vit son tils Louis qui l’appelait, et criait nue ses frères él lient morts.MM.Godbont et Leclerc abordèrent en Date et à trois arpents environ trouvèrent Joseph et Arthur, morts tous deux.Alphonse vivait encore niais expira quelques minutes après.Il y avait près de là un tas de bombes—environ quatre-vingt—ramassées dans le cours de l’été, sur la grève et dans les terres cultivées.Toutes ces bombes étaient vi les, sauf celle ramassée par les enfants, qui a fait explosion comme nous l’avons raconté hier, et une autre trouvée sur la terre de François Bichette.Jeudi les cultivateurs iTavaienl pas été avertis qu'il y avait tir.Jean Leclerc a corroboré le témoignage de Godbout.Louis Godbout, frère des victimes a raconté comment l'accident est arrivé.Son récit e»t identique à ce que nous avons déjà publié.Le docteur Charles Errold Lemoine a déclaré que les défunts sont morts des suites des blessures causée s par l’explosion des bombes.L’enquête a été ajournée à vendredi.Tout le monde à Si-Bierre S3 plaint de la négligence des militaires qui vont tirer à la cible.Durant la saison d’été, c’est à peine si les cultivateurs osent aller travaillera leurs champs dans cette direction.Une pluie defer s'abat sur toute cette partie de la paroisse.Les bombes et les boulets vont creuser leurs sillons jusque dans les champs cultivés.On ne s’inquiète pas de constater si les obus ont éclaté ou non.Les bestiaux sont exposés constamment.Ht.si vraiment regrettable «ie constater un tel état de clios s.Des cultivateurs disaient qu’ils en étaient réduits à travailler leurs champs la nuit.M.'Taschereau «le la société Montant-banet Langelier et Langelier représ Mitait à l'enquête la famille dis défunts.Judiciaire M.Charles Langelier, M.B., vient d'etre chargé par l’hon.Pi oc.-Général de représenter la couronne aux prochaines assises criminelles à Bona vent nie.Comté de Lévis L'Exposition agricole et industrielle du comté de Lévis aura lieu, cette année, à Saint David, sur la piopriété de M.Claude Lemieux, demain, à neuf heures du matin.Incendie Un incendie s'est produit vendredi à bord du convoi express de ITntsrcolo-niai et a causé.des dommages pour une soin m ; de 8 5,000.La voie de ITnten'o-lonial où a eu lieu la terrible collision n’était pas encore déblayée et il a fallu transporter les passagers et le bagage du convoi express de l’autre côté des décombres où on avait formé un nouveau convoi.C’est lorsque ce dernier s’est mis en marche que le feu s’est déclaré dans le char à bagage ayant pour cause, probablement les 01 ir.celles s’échappant de la cheminée de la locomotive.On sait que ce char est divisé en deux compartiments dont l’un est réservé au bagage et l’autre au conducteur de malles.I! n’y a pas de communication d'un c jinpariitnenl à l’autre.Le feu a consumé tout le bagage et a communiqué dans le compartiment du conducteur de malle, détruisant nombre de lettres dont plusieurs ôtaient enregistrées.Onguent ot Pilules d’Holloway Une cause fréquente de la goutte et du rhumatisme eH un état inflammatoire de sang, accompagné de mauvaise digestion et de «lébilité générale.Quelques doses de Pilules prises à temps seront un préventif effectif contre la goutte et le rhumatisme.Quiconque est atteint de i une ou de l’autre do ces maladies devrait se servir/Ie l’Onguent d’Holloway en même temps, vu quo son action puissante alliée à celle des Pilules amènera une cure certaine.Ces Pilules agissent directement sur le sang,quVlles purifient et améliorent.Ayant une fois mailris e la sévérité de ess maladies, en persévérant dans l’emploi do l'Onguent, apres avoir fomenté les jointures avec de la saumure chaude, toute raideur disparaîtra et touto contraction permanente sera prévenue.o 0 Le Courrier du Canada Mardi 27 Septembre 1887 T • rntf-Mi* .v*v ej#lr?a L’EipÉrience in Révérai PÈRE WILDS.).»• i:.*v.i'* ro T.WiliU* lulMioBttirw Ova connu «!»• lu vlllo «1« Now York, H IV.'to «I»* roll l'ôiiilm ni .1 ««;:*• U’ildâ, do la Snprfimo Cour «h» Ma*»acl»ugctt8, écrit 4'/' (j II i Huit ! •• 78 /:.SUA SL, St w Yotl:, IC Mai, lssü.Mi.Hsirs.d.c.Avi:n&Co: .!«• | ii4, rinvor » lender, cl» proie a une lui, ! ur .ni tort until men iiicuiLn.* «le «l« niai: hitohtablea ; la nuit mii tout .«.«•» ' Plierai» • ¦ • 1:1 twritilei,outre 1K Québec [ COUR SUrÊKIEURE.District de Québec.) No 1015, Dame MARIE MALVINA GRENIER, épouse commune en bien de Jean-Baptiste Garneau, de la paroisse de Notre-Dame de la Nativité «le Dcauport, duement autorisée à ester en justice.Demanderesse.vs ' JEAN-BAPTISTE GARNEAU, de la paroisse de Notie-Dame de la Nativité de Beauport, cultivateur.Défendeur.ÜNE action eo béparatioa de biens a été insti tuée en cette cause le trente et unième jour d’août dernier.Québec, 7 Septembre 18S7.BLANCH ET, DROUIN dr* DIONNE, Proc, de la Demanderesse.Québec, 9 Septembre 1887—im 663 Dernière Edition Sérieux cas do Choléra — : tiUlR! PAR LE SEUL USAGE I)E.: — LT1U1 NI.MJULE DE ST-LEOX.LES CORPORATIONS COMMERCIALES Ln Patrie d’hier nous apporte les renseignements suivants sur une entrevue de M.Mercier avec les représentants des banques : Smiedi, lei honorables MM.M«rcit • et MeShane ont reçu aux Mlisscs du gouveinernenL rue St-Gabriel, une irn portante députation de banquiers du Monliéal, comprenant MM.\Volforston Tboiiiaç, repiésentaut de la Banque de Montréal et de la Banque Molson ; M.j Hague, Banque dus M in hands ; .lacq.j Grenier, Banque du Beuple et Banques, eanadiehnes-irançaises ; M.Grindley, Banque de l'Amérique du Nord et M McDougall, Banque de Québec.M.Hague exprima l’espoir que lu gouvernement laissera de côté et n’exi- yUUQOES CONSEILS ?Güîl L'USAGE DES PILULES D'AYER.f-W'- Doses - f’our tt/ji ment s,lr in U « 4 pUnlts ; it w ment, de 4 à G ^ ff t L'cxjiiriena ÏîJ décider de chaque cas.M.L.Robillard résidant h Montréal, rue Notre-Dame, No continuant jusqu’au soir, il se décida à faire usage de l’eau minérale de St-I^éon.Il en prit un verre qui lui donna beaucoup de soulagement, il en prit un autre verre un peu plus tard, et enfin un dernier verre à la nuit qui calma complètement toutes ses douleurs.I.e lendemain matin, M.Ro-billa.d était complètement guéri, frais et dispos.géra pas un intérêt sur les tj.xes spéciales des corporations.M Thomas déclara qu’il avait corn-3861, nous autorise à donner tes ‘ Pris par les termes employés par l’hono-détails suivants : ; râble premier ministre que l’intérêt no Jeudi midi, ressentant de ! serai t pas exigé si la t txe elle même grandes douleurs dans les intes- j était promptement pavée.tins, ces douleurs étant suivies «, ,« .1 1 de Diarrhée et de vomissements, - -M edi.Grenier au nom des J)an- il en conclut que c’était le cho- ! q^cs françaises assurt que, bien que, léra du pays.Ses souffrances suivant S 011 a VIS, la taxe lflt lourd:) Cl injuste, les banques la paieraient promptemcMit, si iinlérùt notait pas exigé.MM.Smith, Giiudley et vl McDougall parièrent clans le même sens.Le premier ministre après avoir exprimé le plaisir qu’il éprouvait à rencontrer une délégation aussi importante faisant alluMon à la position où 1 avaie Jt mis s s pr déccssüurs, déclara Cette Eau pour les cholériques est en vente chez que tout en èttillt dispOSi à s*.î rendre us les dét illcurs à 25 cts le gallon.Demandez- autant que possible aux Mies exprimés i à votre Droguist ou chez votre épicier.En gros et au détail.Par MM.GlNGTvAS, LANGLOIS & C!E No d, Dort Dauphin, Quebec.Agents pour la Puissance Québec, 2 1 juillet 1887- 539 1 parues nussidurs, il ne pouvait le faire suis consulter ses collègues absmls et ne pouvait rien promettre.Quant à M.MeShane, dit-il, il est libre d’exprimer indiriduell* inviit son opinion sur ce - ijel.Le Révérend M.Théberge (Tobie), ancien curé, décédé «à Saint-Simon, diocèse de St-Germain de Rimouski, le 2G du courant, était membre de la société d’une messe, Section provinciale.Archevêché de Québec / 27 sept.1887.\ * C.-A.Marois, C.S.Secrétaire i S Lrti tlru^CN mru&uftfi ont lieu !o TROISIEME MERCREDI *>E CHAQUE US O IS.La valeur des prix qui seront tirés le MERCREDI, 5» Octobre S h S '7 —SERA DE— $60,000 LE CHOLÉRA Home, 26.—Voici le bulletin du choléra pour lus dernières 24 heures : Messine.I Hs nouveaux cas, 49 décès.Gala ne.G Bal finie B Total.1*27 U ( t U 8 3 00 t • U COUT DU BILLET Première Série.- Deuxième Série.$1.00 0.25 Demandez lo catalogue des prix.Lk Skcrktaire, S.E.Lefebvre, io, jruü st-ja€Qe:.e:s MONTREAL VICTOR MARIER, Ageul pour la Tente des Billets, 88.Rue d’Aiguillon, QuKBEC ÇuéWcc, 29 a#ut 1SS7- 594 Manuel de Cantiques SAINTE-ANNE (Alita Notés) Contenant des prières à Sainte Anne, suivies d’an neuvaine & Sainte Anne confession, communion, messe cl cantiques d’actions de grâces Par Etleuuo LEflAK a oh mit ru 1^ prix it comme suit : 25 cents par exemplaire.$2.50 la aouz.pour le commerce S’adresser au bureau du COURRIER DU CANADA, Mariage Ce mutin, à six heure?, dans i'église du Bon-Pasteur, Mgr lUcine, évêque d- Sherbrooke, a béni le mariage de uotre ami le docteur Arthur DeBlois, avec mademoiselle Marie-Louise Boy.fille du Ru 1?docteur Louis Roy, de cette ville.Les témoins étaient, pour lu marié.M.DeBlois, son père, et pour la mariée M.Klzeberl Roy, son frère.On remarquait au chœur MM.les abbés A.A.Blais et Raymond Casgrain.; Les jeunes époux sont parîis pour Moniréal (*t Newport par le train de neuf heures.Nos meiliturs souhaits lus accotn-! pagnent.i Lncorc lo feu à Montréal TROIS SINISTRES ENORMES D0MM A (T ES Montréal semble voué au feu.Dans la nuit de dimanche à lundi trois immenses incendies ont désolé la métropole commerciale.Le premier incendie a consumé les bâtisses do la i/o?real fourniture Cic, au coin des rues Richmond ,et St-Jacqucs.Lorsque les pompiers sont arrivés Us flammes avaient déjà fait la moitié de leur œuvre.L’incendie a gagné de pioche en proche et dévoré presque tout le bloc situé entre lus rues St-Martin, St-Anioine, Richmond et St-dacques.De tous côtés on voyait les parents et les enfants sortir à demi vêtus de leurs maisons en flammes.C’étaient navrant.Les marins et officiers de la Tournai inc ont rendu de grand services.Les pertes sont S 175,000.Vers le même temps 1 hôpital Sl-Roch, pour les variolés, près de la Montagne, était la proie dos Gamines.Les pompiers, étant obligés de se diviser pour aller à l’incendie de la rue St Jacques, il n’en est resté qu’une poignée qui ont fait bravement leur devoir.Tout l'ancien hôpital St Koch a été consumé.Fortes §20,000.FEU AU COTEAU SAINT-LOUIS La résidence do M.John Tait, de la société Bark et Tail, a été réduite en cendres hier matin, dit la Presse.Cetle bâtisse, située sur la rue Robin, Mile-End, était à deux étages.Le feu éclata un peu après minuit et les pompiers de Saint-Louis du Mile-End furent bientôt sur le théâtre do l’incen- 1 4?rAflK Guide des voyageurs — rom rZ DOS Kl» - Cour tvjir douce- intestins, de éncrqiquo-pilutcs, 'expérience seule jteul ta dose dam chaque Dour la Constipation, il n’y a pas do ro-uièUcpluH fllicace quo les Pilulkh d'Aykk.Eliot» assurent les fonctions journalières dos nt«.-stiiiH et les remettent a leur élut normal.l'our Indigestion, ou Dyspepsie, les l'i i.L'Lii.s i>’A ver sont guérison assurée.Cinstralglc, Perte d'Appétit, Kstomac Chargé», l-’lntiilenccs.Vertiges, Maux do Tf te, NauHées, tous sont soulagés et guéris par Ica Pilules d’Aykk.Dans les Maladies du Foie, les Disorders ISilicux, et L-.Jaunisse, los i’i-m lus d'Avkr doivent être données en doses nsecz fortes pour stimuler le foie et les intestins, cl déloger la constipation.Comme médecine du printemps j»our purifier le sang, ces Pilules sont sans égales.Les Vers, engendrés par l'état morbide des intestins, sont expulsées par ces Pilules.Éruptions, Maladies do la Peau, Hémorroïdes, résultant do T Indigestion ou de la Constipation, sont guéries par l'usago des Pilules d’Avek.Pour les Rhumes et Refroidissement*, prenez les Pilules d’Avkji pour ouvrir les porcs, et calmer la lièvre.Pour la Diarrhée et la Dyssenterle, causées par un froid subit, une nourriture indigeste, etc., cto., les Pilules d*A ver sont le vrai remède.Les Rhumatismes, la Goutte, la Névralgie, et la Sciatique, souvent résultant do désordres digestifs, ou de refroidissements, disparaissent aussitôt la enuro enlevée par l'usage «les Pilules d'Ayer.Lez Tumeur*, l'Hydroplslo, les Douleurs des Rein*, et autre» désordre* oausiSf soit par débilité, soit par obstruction, sont guéris par les Pilules d'Ayer.I.a SuppresHiou, et l'Écoulement Pénible «le* Menstrué*, trouvent un remèdo sûr et toujours prC-l dans les Pilules d’Ayer.On trouvera sur chaquo boite des directions complètes et «l«.:tailléc*.en plusieurs langues.l'R&rARLES l’Ail LK Dr.J.C.Ayer&Co., Lowell, Mass En vente cher, tous les Pharmaciens.Québec, 30 avril 1S87—nui L A 577 ML m U REMEDE INFALLIBLE joui* guôrir radios.]emont toutü mal*idi-3 provonaut do l’Impureté •'.u.?îrloHhiirratinmo, Ica Plaios rnvétcrcc« c-t tout es le*: Affections i nature ét aptivc-, .scroi’iiloutto o t rriilLriovœ.» .v 8 • >:;* ¦’> ’> u pin • ^ î’j 2XAÛ U SCO.L& Téritab!» - rœ- Smy 1 LaniiîËi!.1 K PLUS EXQUIS d# tous }«4 arfiæ»posrteT6i}üit0 Supérieure à « l Han de Cologne» par la d^lie*lr»«« do *on aràrne «i la fratdiewr et perrmaacDce de **.-o ]>ar-fuat sur le M «Ht choir.DASS LS EAUî elle rafraîchit le C^rps cl Vivifie le Cerv«Kt.^ Défier kt CeitrsfaMM.GUERISSES VOTRE ESTOMAC J PÏÏRUTSZ VOTRE FOIE! 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Graduel, et le \ espéral, sont certainement les deux livres les mieux imprimés qui soient sortis de 1 imprimerie Dclislc.l-a.re $ messe Bougies, .,-, .sieurs du clergé, et les communautés religieuses sont invités à venir faire leurs achats X cette librairie.Ils seront certains d’être servis avec ponctualité, et à des prix très modérés.J.A.I-iïïM&'Iîaâs, LIBRAIRE-EDITEUR.177, rue SI-J osepl«, St-ïiocli, QUÉBEC.Québec, ig Mars 1SS7 LE PIANO DE ,B£.S.Wilüé;»E£2ç ichs, qui la c’asse en tête de tout instrument, aux matériaux employés dans sa construction et aux soins dans tous les détails qui nécessitent la construction d’un piano de première cla-se.Ci-suitune lettre de Sir Charles Tupper, Exhibition coloniale et de l’Inde 1SS6 Section Canadienne, South Kensington.Londres, S.W.Décembre, 15 1SS6.Mon cher Monsieur, En réponse A votre lettre du 1er courant, je vous informe rvec beaucoup de plaisir que 1- piano que j’ai acheté de votre "Exhibit”, A l’Exposition Color‘aie et Indienne m’a donné entière satisfaction.Votre sincère, Charles Tuppek, llaut-commissionnaire pour le Canada.à K.S.Williams, Ecr., ) Toronto, Ont.\ Ces célèbres pianos sont en vente t Quebec seulement chez Bernard & Allaire, 77.7î», RUE ST-JE AN, H.-V., QUÉ13EU Québec, 23 août 18S7— 649 Perdu tics qui étaient ifims les éuinies.flammes so propagèrent aux ècuiies l’incendie prit les proportions di TJTKR SOIR, un jeune chien de la race du mont St-Bernard, âgé de trois mois, gorge ^ ___ prit les piopuiiiuii» u une d’un jaune très clair, grandes oreilles, deux fils ônnfHcralion Vers quatre heures, le noirs sur chaque joue, les quatre pattes palmées.feu s’anaisa do lui même.Tout esl on La personne qui le ramèneni Cte* M.J.A.leu 8 aPdUil u * ûrl.emit dVrivirnn L»nglaLls» llbraire» n,e St-Joscph, à St-Roch, recc cendres.Les poi le^ sont u environ YrJt, nc ^compense de cinq piastres ($5.00).$50,000.1 Québîc, 20 septembre 1887 665 Fabricuntâ arzÉec à G heures du matin.Prix : aller et retour, Go cts.Barrière du Sault Montmorency Bertiiier Lignes de Steamers W2Ztse.rz&rxs- r Ligne Allan Le vapeur Mor.tmagyty, quittera le quai Champlain à 3 hrs p.m., tous les jours pour St-Laurcnt.St-Michel et St-Jean.Les lundis, mercredis, jeudis et samedis pour Berthiei à 3 hrs p.in., par le même vapeur.Deux omnibus partiront du Pont Dorchester pour le Sault Montmorency, tous les jours, matin à 10 heures et 11J4 heures.L’après midi à 5J» heures Déport de la Barrière du Sault, le matin à 7 heures.I.’aprèsmidi à 2 et 4 heures.Les dimanches, de la Barrière du Sault à midi et à 5 heures p.m.De Quél>ec, à 1)2 heure p.ni.et 6)2 heures p.m.Prix : aller et retour, 20 cts.De Québec a St-Tite des Caps Un steamer de aette ligne laisse Québec pour jverpool, tous les jeudis, durant la navigation, rec les passagers, arrêtant à Rimouski pour sendee de la malle.Prix du passage de Québec : Cabine $60, et $So ; Cabihc secondaire : $30 ; ntrepont : S 20.Sti:-Croix Le Ste-Croix, capt Boisvert, part de Ste-Croix tous les lundis et vendredis, remontant le lendemain, arrêtant à la pointe à Aubain, Pointe aux Trembles Stê - Antoine, Heure réglée par la marée.La voiture transportant la malle pour St-Titc des Caps, prendra des passagers pour Sault ?>Iont-morency, Château Richer, Ange Gardien, Ste-Annc, St Féréol St-Joachim et St-Tite des Caps.I* départ a lieu tous les jours à 4 heures de Paprès midi, de chez Evariste Drouin, épicier coin des rues Ste Margueritte et Grant, St-Roch.H.BEN & Co.?'L2A-P SHEFFIELD, ES «L BBC ^ A ngfeterrc.Manufacturier de Couteaux de poclie, couteaux de table, Razoirs, Ciseaux, etc., etc- WW Axni Toutes les commandes accompagnées de références su ri'Angleterre ou chèque sur Londres ou Paris, seront exécutées immédiatement Quebec, 24 août 1SS7 G49 Préparée por les SŒURS DE L’HO riTAL DU SACRÉ-CŒUR “ I Cet elixir contient (à l’état soluble et assimilable) tous les principes «lu sang heureusement associés à J l’esprit de vin et au célèbre Fer Bravais.C’est un composé alimentaire et médicamenteux qui demande le moins d* travail possible de mac, pour étic absorbé dans le sang et qui, de plus, active l'appétit et la digestion, le rendant ainsi - ASJ„i:Y X PLUS GRANDE MERVEILLE DU TEMPS MODERNE.supérieur, dans son usage, à tous les extraits «le ! bœuf.L’expérience de plusieurs années a prou vu ’ que c’est le remède le plus prompt et le plus actif pour enrichir le sang, pour combattre la tendance a la consomption et la dyspepsie des* personne débiles.eor.lral .-ttJes 1-* guuvt^ac^nrrd :i\i Cùtx&dD et dt Terreneuvc vc-ur < transport dis MciHes CANADIEN:.*T :ix:l îCTATS- .1 .•»s m*.° \ Vv ) •?r •' * ’•L %.\ r.ngcmriits « ’ ï 1 < - ^ « 1 .Z.K ¦ '.V=Kè •% LES lignes de cette compagnm se composent des vapeurs en fer a double engin suivants, construits sur la Clyde, lis contiennent dis compartiments à l’épreuve de l’eau, sont sans rivaux pour la foret?, la rapidité et le confort, - -| — - - - - y — i' - — — - • sont équlppés avec toutes les améliorations modernes quo l’expérience pratique a pu suggé.rer, et tous ont ‘ïii'ectué les plus rapide trever- - V:?p sées dont 11 soit fait mention dans les anna>s maritimes.Vaisseaux Ion- Commandants nage N U MIDI AN.6100 en construction PARISIAN.5400 Capt James Wvlie.SARDINIAN.4650 Lt Smith.R N R POLYNESIAN.4100 Capt J Ritchie.SARMATIAN.3600 “ J Graham.CIRCASSIAN.4000 “ W Richardson.PERUVIAN.-.3400 » II Wvlie.NOVA SCOTIAN.3300 “ H R Hughes.CASPIAN.3200 Lt R Barrett R N CARTHAGINIAN.4600 Capt A Macnicol.SIBERIAN.4G00 “ R P Moo e.NORWEGIAN.3531 “ J G Stephen.HIBERNIAN.3440 “ John Brown.AUSTRIAN.2700 “ J Amburv.NKSTORIAN .2700 “ W Dalzi’el.PRUSSIAN—.3000 “ A McDougal.SCANDINAVIAN.3000 “ John Park.BUENOS AYRKAN.3S00 “ J Scott.CORE AN.4000 41 G J Menzics.GRECIAN.3600 44 C K LeGallais.MANITOBAN.3 1 50 44 R Carrulhors.CANADIAN.2600 “ John Kerr.PHOENICIAN.2S00 » D McKillop.WALDKNSIAN.2600 “ D J James.LUCERNE.2200 “ W S Main.NEWFOUNDLAND.1500 44 C Mvlius.ACADIAN.—.1350 “ F McGrath La ^ •*>«?PlhiU'® ut Onguent Holloway t .ES PiLULKS ïparîüun’ L sang, et guériFsen t i loin les dérangrm d”.foi»».«1»» l'estomac.1 re,H;« et des iatft3l»nF.Elles r::r.'.e et la sanlé aiu constît :»ious -V 'dir:, «»* d’un secours Inappréciable dens les înd!» paEltions des personnes du sexe le tout âfp* Pour ioF entants et les %do-llards, elles sont d’tV CHEMIN DE FER DE Québec et T me St-Jean 1 K et après ?uNDI, le 6 JUIN TEST Vj le?trains circuleront tous les jours (exc«»pt“ les dimanches) pour et d*» !s statio*?du ïhibvs, Ouéboc, comm«' suit : ALLANT AU NORD 5a voie la plus courte sur mer entre l’Amerlqr* et l’Europe, la traversée >’effectuant en cin ; 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