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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 5 mars 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1888-03-05, Collections de BAnQ.

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8&emc AïiïÎoo» No 328-Edition quotidienne-! lème Année JLundi 5 Mars 1888 BUM JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.* • • % JE CROIS.J’ "ET J’AIME.THOMAS GHAPA1S Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire.I aniOBBBBBHnMgnBBBBa i 1 lot»u du COU tint ER DU CANADA 5 Murs 1888—N" 8 LES Travailleurs de la [ SUITE | —Monsieur, lui cria do loin Carlo, vous seriez fort courtois d’attendre que jo fusse parvenu à l’autre bord, car nous nous trouverions, sans cela, dans une situation difficile ; vous ne pourriez avancer, et je ne saurais reculer.—Ne m’avez vous donc point reconnu, Carlo Albert i ?demanda le second voyageur.—Le général Ryswick ! s'écria Carlo.Il s’arrêta à l’endroit où il était, et répéta d'une voix tranquille : —Vous connaissez les usages du pays aussi bien que moi, baron Rys-wick ; permettez moi donc de continuer mon chemin ; à votre place, j’agirais de la sorte.—(’cia prouverait que vous possédez plus de politesse en pleine campagne que dans les salons de Sa Majesté l’Impératrice.Je n’allais point ù votre rencontre, mais je vous trouve, et il convient do vous demander l’explication des paroles prononcées hier.—Je n’en ai point à vous donner répondit froidement Carlo Alberti.Ce que j’ai dit, je le pense encore : les conseils de votre politique sont dangereux, et pourront avoir des suites néfastes.Beaucoup de gens vous soupçonnent de soutenir les intérêts de la Prusse, et je suis de ceux là.—Insolent ! s’écria Ryswick, il te sied bien, fils d'un Italien d'aventure, exilé de Venise pour des raisons faciles à deviner, de juger les hommes du pays qui te sert de refuge.En garde ! quelque mépris que tu m’inspires, je to ferai l'honneur de me battre avec toi.—Je ne me bats pas en duel, répondit Alberti.— Serais tu plus lâche encore qu’insolent ?—Je suis de ceux qui ne tirent l’épée que pour de nobles causes, pour Dieu, la religion ou le pays.Vous venez de m'offenser par vos paroles, ja les dédaigne et je les oublie.—Mais moi, je n'oublie rien! répliqua Ryswick ; depuis dix ans, je te trouve sans lin sur ma route, contrariant mes projets, ruinant mes espérances.Ton astuce a fait écrouler la plus chère ; j’avais pour nue union souhaitée, l’assentiment de Reynold, et j'aurais vaincu les préventions de.—Je vous défends de prononcer le nom de ma femme ! fit Carlo en avançant de de deux pas.—Allons donc ! riposta Ryswick, j’ai trouvé le coté vulnérable,' parait il.Eh bien ! je te parlerai de cette Agnès qui lïit devenue ma compagne, si tu ne t’étais jeté en travers de ma voie.Mais j'ai le poignet ferme et je tire en maître, Italien de malheur ! Quand celle que je désirais sera veuve, j’on ferai une baronne Ryswick.—Misérable ! misérable ! répéta Carlo.Les deux hommes se trouvaient en face l’un de l'autre sur l’étroite passerelle.Les deux chevaux, à demi engagés, en obstruaient les deux extrémités, et les gentilshommes se mouvaient dans un espace excessivement restreint.Aucun d’eux ne voulait et ne pouvait céder le pas.Cependant le baron de Ryswick, arrive le dernier, aurait aisément pu faire reculer son cheval ; mais il avait une hâte trop grande de tirer vengeance de son rival et de son ennemi, pour laisser la place libre â Carlo.Celui ci lie voulait ni se battre, n i céder à la violence.Alberti avait sur le duel des idées arrêtées ; il le considérait comme un assassinat, et jamais il ne se fut abandonné au premier mouvement do violence qui nous porte à tirer vcngeaucc d’un outrage.Mais la modération de Carlo ne lit qu’accroître la rage de Ryswick, qui, tirant l’épée, se précipita sur Alberti.Cette fois il ne s’agissait pas do se battre, mais de se défendre.Lq mari d’Agnès n’eut que le temps de sortir à son tour son épéo du fourreau.' Pendant un moment, les deux adversaires lutteront avec un égal aventage.Ryswick mettait plus de rage dans l’attaque, Carlo gardait une réserve prudente.Il se courrait sans attaquer.Cependant le cliquetis du fer, la colère, le danger excitaient à la fois Ryswick et Carlo ; les regards des combattants occupés â suivre le jeu des épées brillaient comme l’éclair meme des glaives, la lièvre du combat s’allumait en eux.Dans la crainte de se laisser entraîner, Carlo rompit, rompit encore, et Ryswick, bondissant vers lui, l’atteignit â la poitrine.Carlo n’était pas gravement blessé mais le sang qui coulait en abondance tacha rapidement ses vêtements.Ryswick, manquant â toutes les lois de l’humanité et de l'honneur, voulut frapper Alberti une seconde fois ; mais celui ci releva son épée et s’en servit pour garantir sa poitrine.L’élan de Ryswick le jeta sur sa pointe, et il s’enferra jusqu’à la garde.Un râle s’échappa de sa gorge ; puis il tomba de toute sa hauteur.Carlo arracha l'épée de la poitrine de son adversaire ; puis, se penchant vers lui, il déboutonna l’uniforme du baron, et constata que la blessure était mortelle.Une pensée terrible traversa l'esprit de Carlo.Sans nul doute on l'accuserait d’avoir assassiné le général.Leur antagonisme bien connu ne s’excluent.Or la vérité est essentiel- * a des contracdic- ne et de l’autel ; aux prises tous les tous les instants, lement une.Donc il n’y a qu’une jours avec les Mirabeau et les Barna- J tiens de tous les genres ; ‘surmonter vraie religion.ve ; en butte aux clameurs mena-* l'insurmontable dégoût d’une lutte Conséquences.—Il est faux de dire ¦ çantes du peuple des tribunes ; expo- opiniâtre où la raison et le génie que l’homme est libre de se choisir sé aux insultes et aux poignards du étaient condamnés d’avance, où l’ora-une religion.—Vraie notion de la ! peuple du dehors, et assuré que les teur persuadait sans convaincre, tou- liberté.Il est faux de dire que l’homme n’a qu’à suivre la religion du nays où il est né.Devoirs des parents à cet égard.Que doit-on penser des engagements pris parfois à l’occasion d’un mariage mixte ?La liberté des cultes érigée ^en thèse absolue est la négation de la vérité, la négation de Dieu même.Le premier devoir de l’homme est de chercher la vérité.Mais objectera-t-on, proclamer la vérité d’une seule religion n’est-ce pas troubler la paix des Etats et justifier ces guerres déplorables connues sous le nom de guerres religieuses ?Nous répondons eu distinguant trois sortes de tolérance ; lo La tolérance personnelle qui est prescrite par la charité.2o La tolérance civile qui peut être une nécessité.3o La tolérance doctrinale qui est toujours un crime.îS’ii n’y a qu’une vraie religion, comment expliquera-! - on que les quatre cinquièmes du genre humain soient encore dans l’erreur ?Que deviennent dans ce cas la justice et la permettrait point de croire à son in- sagesse de Dieu ?Objection sérieuse, nocenca.Qui pourrait prouver que le combat avait été loyal ?Carlo Alberti n’eut pas le temps de s’interroger sur ce qu'il devait faire ; â la faiblesse soudaine qui s’empara de lui, il comprit qu'il avait besoin do songer d’abord â sa conservation.Ryswick était mort, et Carlo sentait sa vie s’en aller avec son sang.Il arracha son habit, tamponna, puis banda la plaie, et rassemblant ses forces, il s'assura qu’il pouvait bien se tenir à cheval.Rent rer à Vienne parut imprudent â Carlo.11 crut plus sage d’attendre et de voir queile tournure prendrait cette affaire avant d’affronter, et la justice, qui ne pouvait manquer de l’accuser, et le mécontentement du Marie Thérèse.Alberti songea que la maison de Waster se trouvait assez proche pour qu’il pût s'y rendre eu quelques minutes.Avec des précautions infinies, il força san cheval â reculer jusqu’à l’extrémité de la passerelle ; puis il remonta péniblement sur son dos, et peu de temps après il se trouva pour la seconde fois devant la demeure du garde chasse.(A suivre) -Al»» « -i’.» .* IW* Unité de la vrai religion CONFÉRENCE DONNÉE FARM.L’àBBÉ BRUCHÉSI DANS LA SALLE DIT CABIN ET D E I iECT U RK, Montréal—-Sommaire Nous tenons à reproduire le résumé suivant d’une conférence donnée à Montréal par M.l’abbé Bruchési, dont les chaires de Québec so souviennent toujours.L’importance du sujet et la gravité des questions traitées, donnent même à cette simple analyse un grand intérêt : N’y a-t-il sur la terre qu’une seule religion véritable ?Le spectacle des cultes si divers et des croyances contradictoires qui se partagent l’humanité nous fait poser celte question : Je regarde toutes les religions particulières, a dit Rousseau, comme autant d’institutions salutaires qui prescrivent, dans chaque pays, une manière uniforme d’honorer Dieu par un culte public et qui peuvent toutes avoir leur raison dans le climat, dans le génie du peuple, ou dans quelque autre cause locale qui rond l’une préférable à l’autre.” Et encore : u Honorez, en général, tous les fondateurs de vos cultes respectifs ; que chacun rende au sien ce qu’il croit lui devoir ; mais qu’il ne méprise point celui des autres.Ile so sont dits les envoyés de Dieu ; cela peut être et n’ôtre pas.” C’est le principe de l’indifférence en matière do religion on ne peut plus clairement formulé pour l'individu comme pour la société.Nous le réfutons en démontrant qu’une seule religion possède la vérité.# lo La religion vient do Dieu pour conduire l'homme à Dieu.Tous les hommes ont la même lin, ils devront y arriver par les mêmes moyens.2o Les religions diverses do la terre sont opposées l’une à l’autre et nous l’avouons, à laquelle nous allons répondre.lo La justice divine est sauve si elle ne demande à l’homme rien au dessus de ses connaissances et de ses forces, si le salut est possible pour tous.Or il en est ainsi.Beauté de la doctrine catholique sur le salut de tous les hommes.2o La sagesse de Dieu est sauve également si l’on démontre que la révélation n’a pas dû nécessairement être laite immédiatement à chacun, mais que, au contraire de graves raisons justifient le mode de transmission médiate.Car alors des causes physiques et morales peuvent mettre des obstacles à la diffusion de la vérité.Or ce mode de transmission médiate de la révélation est : lo Conforme à l’action générale de la Providence clans le monde ; 2o Lo plus simple : rendant plus rare l'intervention surnaturelle de Dieu ici-bas ; * 3o Le plus propre à créer entre les hommes les liens de la reconnaissance et de la fraternité.Nous lui devons les missionnaires et les apôtres.4o Celui qui favorise le moins l’impossible et la rêverie.Jugeons-en par la théorie des Quakers qui se prétendent immédiatement inspirés du ciel.Un mot de Pascal sera la conclusion de cette leçon : “ Il n’y a que deux sortes d'hommes raisonnables, ou bien ceux qui aiment Dieu de tout leur cœur, parce qu’ils le connaissent, on bien ceux qui le cherchent de tout leur cœur parce qu’ils ne le connaissent pas.” A quels signes reconnaître la vraie religion ?Ce sera le sujet de la prochaine conférence.principes dont il plaidait la cause succomberaient sous le plus grand nombre ; tous les jours repoussé, tous les jours sous les arme?, sans que la certitude d’être vaincu, le danger d’ôtre lapide, les clameurs, les outrages d’une populace effrénée l’eussent jamais ébranlé ni lassé.Il souriait aux menaces du peuple ; il répondait par un mot plaisant ou énergique aux invectives des tribunes, et revenait à ses adversaires avec un sang-froid imperturbable.L’ordre de ses discours, faits presque tous à l’improvis-te, et durant des heures entières, l’enchaînement de ses idées, la clarté de ses raisonnements, le^choix et 1*affluence de son expression juste, correcte, hormonieuse et toujours animée, sans aucune hésitation, rendaient comme impossible de se persuader que son éloquence ne fût pas étudiée et préméditée, et cependant la promptitude avec laquelle il s’élançait â la tribune et saisissait l’occasion de parler, forçait de croire qu'il parlait d’abondance.“ J'ai moi-même plus d'une fois été témoin qu’il, dictait de mémoire de lendemain et qu’il avait prononcé la vérité, en sc plaignant que dans ses souvenirs sa vigueur était affaiblie et sa chaleur éteinte.44 Il n’y a.disait-il, que le feu et la verve de la “ tribune qui puissent nous rendre 44 éloquents.” Ce phénomène, dont on a si peu d’exemples, n’est explicable que par la prodigieuse capacité d’une mémoire à laquelle rien n’échappait, et par des études immenses ; il est vrai qu'à ce magasin de connaissances et d’idées que Cicéron a regardé comme l'arsenal de l'ora-teur,Maury ajoutait l’habitude etune très grande familiarité de la langue oratoire ; avantage inappréciable que la chaire lui a donné.“ Quant à la fermeté de son courage, elle avait pour principe le mépris de la mort et cet abandon de la vie sans lequel, disait-il, une nation ne peut avoir de bons représentants, non plus que de bons militaires.“ Au moment où peut-être la dernière fois nous nous embrassant nous nous dîmes adieu, eut quelque chose d'une tristesse religieuse et mélancolique.“ Mon ami, me dit-il, “ en défendaut la bonne cause, j’ai fait ce que j’ai pu ; j’ai épuisé mes forces, non pas pour réussir dans une assemblée où j’étais inutilement écouté, mais pour j ter de profondes idées de justice et de vérité dans les esprits de la nation et de l'Europe entière.J’ai eu “ même l’ambition d’être entendu de “ la postérité.Ce n’est pas sans déchi-41 rement de cœur que je m’éloigne 44 de ma patrie et de mes amis, mais “ j'emporte la ferme espérance que la 44 puissance révolutionnaire sera de-“(truite.” Jo regrette de ne pas trouver dans chait sans émouvoir, ébranlait sans entraîner : c’est ce qu’on n’avait jamais vu, c’est sans doute ce qu'on ne verra plus.” • Dans une brochure de 1790, que ni M.Poujoulat ni Mgr Ricard ne semblent avoir connue et qui a pour titre: “ Petit Dictionnaire des grands hommes et des grandes choses qui ont rapporta la Révolution,” jo trouve ce portrait de l’abbé Maury : “ Maury c’est l’homme éloquent, le logicien, l’improvisateur de l’Assemblée.Son éloquence est à lui, il sait prendre tous les tons, toutes les formes.L’éloquence de l’abbé Maury a exactement le caractère que les théologiens attribuent à la grâce : “ pertingens omnia suaviier et forti-“ ter.” III Causeries littéraires L’abbé Maury et Mirabeau (de Y Univers) (Suite) Rien ne dit mieux la place éminente de l'abbé Maury à l’Assemblée constituante, parmi tous ces orateurs, que le nombre extraordinaire de pamphlets publiés contre lui dans les années 1790 et 1791.La collection du comte Labédoyère, qui fait aujourd’hui partie de la bibliothèque nationale, n’en renfermait pas moins de cent-trente, et elle était loin d’être complète.J’en ai trouvé d’autres, et en grand nombre, dans la collection de Kl.Gustave Bord.Le chiffre des pamphlets contre l’abbé Maury dépasse certainement deux cents.A ce premier témoignage,—et il ne saurait guère en être de plus décisif —il convient de joindre celui des auditeurs mêmes de l’abbé Maury, amis et adversaires.Mgr Richard a cité un passage de Marmontel, que jo tiens à reproduire ici en entier : “ En vous parlant de lui (de Monsieur l’abbé Maury) je ne vous ai donne, mes enfants que l’idée d’un bon ami, d’un homme aimable ; je dois vous le faire connaître en qualité d’homme public, et tel que 6es ennemis eux-mêmes.n’ont pu s’empêcher de le voir : invariable dans les principes do la justice et do l’humanité ; défenseur intrépide du trô- l’ouvrage de Mgr Ricard, à côté de ces pages de Marmentel, celles que nous ont laissées d’autres auditeurs de M.l’abbé Maury.Si vous voulez me faire connaître un orateur, il faut que vous me le montriez à la tribune ; il faut que j’entende le son de sa voix, que je saisisse ses gestes, son mouvement, son action.Seuls, scs contemporains peuvent le faire revivre, le remettre pour un moment sous mes yeux.Ne craignez donc pas de multiplier leurs témoignages, de faire de nombreux emprunts aux écrits, aux journaux du temps.M.Poujoulat, dans sa vie du Cardinal Maury publiée, en 1S55, a cité une page de M.de Donald qui mérite d’être rappelée : 44 M.l’abbé Maury déploya une puissance de talent, une force et surtout une prestesse d’éloquence, une force de caractère qu’on n’avait vues jusqu’à présent dans aucune assemblée politique, ancienne et moderne.Démostliène parlait devant le peuple d’Athènes, dotons les peuples les plus difficiles à fixer, mais le plus aisé à entraîner; Cicéron devant un Sénat grave, instruit, prévenu presque toujours par l'orateur ; l'un et l’autre n’avaient à parler que sur do grandes intérêts politiques, ou dans de grandes causes particulière.Mais raisonner devant des sophistes, avoir des philosophes à émouvoir et de beaux esprits à persuader ; parler avec éloquence, avec grâces sur la vente exclusive du tabac, sur les assignats, sur la constitution civile du cierge, sur l’impôt, sur la succession ; résister pendant deux ans à des assauts de tous les jours, à des dangers de L’Assemblée constituante ne ressemblait guère à nos Chambres actuelles, qui n’aiment rien tant que les vacances, qui siègent le moins possible, et qui traitent à peine dans chacune de leurs sessions une ou deux questions importantes.Elle siégeait tous les jours, même le dimanche seulement, ce jour-là,au lieu de commencer à neuf heures,la séance ne commençait qu’à onze heures.Elle tenait le plus souvent deux séances par jour, une Je matin et une le soir.Elle discutait les plus graves problèmes de politiques, de législation, de philosophie, de religion et de finances.Sur toutes les questions, il prononçait des discours étudiés,pleins de faits et d’arguments qui duraient souvent deux ou trois heures, mais dont la forme était toujours improvisée.44 Je n’écris jamais aucune de mes opinions — dit-il en tête d’un de ses discours improvisés —et toutes les fois que je monte à la tribune, je me livre à l’inspiration du moment.” * Un jour, le 22 mars 1791, Thouret venant de donner lecture de son rapport sur la Régence de Mirabeau, malade, demande l'ajournement de la discussion.Cazalès appuie sa demande et rappelle que le parlement d'Angleterre avait décrété l'ajournement d’une question importante pour attendre le rétablissement de la santé de M.Fox.Maury ne se montre pas moins courtois et déclare, on passant, son intention d’attaquer le projet.“ Parlez tout de suite ! ” lui crie-t-on des bancs de la gauche, d’où partent à son adresse des défis mêlés de rires.L’abbé se tourne vers les rieurs et leur demande cinq ou six minutes do répit seulement, le temps d’aller chez lui prendre quelques notes.Et.cinq ou six minutes plus tard, il était à la tribune, où il prononçait l’un de ses plus beaux discours.44 L'abbé Maury, dit Sainte-Beuve, improvisait bien réellement.Arrivé tard à l’une de ces séances du soir, quand la discussion était engagée sur quelque sujet tout à fait inattendu, on l’a vu appelé tout à coup par ses amis, qui lui criaient dès l’entrée : 44 Allons, l’abbé comme vous êtes toujours ; vous êtes absent, et voilà co qu'ils vont faire passer ! ”* On l’a vu, averti par un simple mot du sujet en question, traverser la aller, monter à la tribune, et y remporter un do ses triomphes.” Mgr Ricard a eu l’heureuse idée de reproduidre, d'après les tables du Moniteur, la liste des discours de l’abbé Maury pendant les années 1789, 1790 et 1791.En 17S9, en quatre mois, du 25 août à la fin de décembre, il ne prononce pas moins de vingt-quatre discours.En 1790, le nombre doses discours s’élève à soixante-quatorze.En 1791, jusqu’au 80 septembre, date de la séparation de TAsssemblée constituante, il prononce trente-sept discours, — soit, en deux ans, du 25 août 1789 au 30 septembre 1791, un total de cent trente-rim/ discours.C’est là un fait inouï dans notre histoire parlementaire.Et je n'ai pas tenu compte des incidents et des cscannourches.Maury, à la lettre, était tous les jours sur la brèche.Il lui arriva de monter treize fois à la tribune dans une seule semaine.(A suivre) ______ Télégraphe (l’alarme 1 rue S to Ursule, station centrais 2 Ste Anne et Auteuil.3 Grisons et Ste Geneviève# 4 Haldimand et St Louis.5 Jardina et Ste Anne, 6 Buade et Fort.7 Hébert et Rempart.8 Ste Famille et Hébert.9 Séminaire de c Québec.10 Ste Julio et d’Artigny, 12 St-Jean et Collins.13 Palais et Mac-Mahon.M S.Jean et S.Stanislas.15 Chantier Dinning, (Champlain)# 10 Epicerie Taylor.17 rue Champlain, 474.IS S.Jean ot Sutherland, 19 Dcligny et S.Olivier.21 Maison Giblin (Champlain).23 rue Champlain, 103.2*1 Dalhousie et Arthur.25 Côte do la Montagne, au bas.26 Sault-au-Matelot et S.Jacques.27 Côte Dambourges et S.Paul.28 S.François et la Chapelle.29 Pied do la rue de l’Eglise.31 Lemesurier, rue S.Paul.32 Marché S.Paul, station.34 Prairie et S.Dominique.35 Fossés et Pont.36 S.Valier et la Chapelle.37 L’Eglise et S.Joseph.3S Dorchester et des Commissaires.41 Dorchester et N.D.des Anges.42 S.Valier et Belleau.43 Colomb et Nelson.45 S.Anselme et S.Joseph.46 Caron et La Reine.* 47 Reine et Couronne, 43 Arago et Turgeon.49 Prince Edouard et Grant, 5 J Reine et Pont.52 S.Dominique et S.François.53 Dorchester et Ryland.54 Artillerie et Ste Julie.56 S.Augustin et S.Patrice.57 S.Patrice et Berthelet.58 Grande Allée ot Scott.61 Artigny et S.Amable.62 rue S.Amable, Bon Pasteur.63 Grnndo Allée.Ste Brigitte.64 S.Jean et Salaberry.65 Sto Claire et Richelieu.67 S.Jean et Sto Geneviève# 71 Robitaille et Latourclle.72 S.Augustin et S.Georges.73 Parlement.74 St-Jean et St-Eust:iche.75 St-Eustnche et Richelieu.»:TVL.r Guide des Voyageurs Chemins (te Fer Ci-OaCKE Chemin de Fer du Pacifique Canadien Départ de Qvéhf.c Train Express direct à 1.30 h.p m.Train Express direct à 10.03 h» p.ni.Ixi train du dimanche part de Québec pour Montréal A 3.30 heures p.m.5.30 1*.M.Québec et Lac St-Jean Allant au Nord O.35 A.M.Train mixte laissera Québec pour St-Rayraond arrivant là à 10.10 a.m.et sc rendant à la Rivière à Pierre les mercredis et vendredis, arrivant là à 11.50 lirsa.m.Train de la malle tous les jours arrivant à St-Rayraond à 7.15 et à la Rivière à Pierre à S.15 p m AUand au Sud 0.00 A.M.Train de la malle laissera la Rivière à Pierre tous les jours (St-Kaymond 7.00 a m.) pour Québec arrivant là à S.45 a m.M.Train mixte laissera St - Raymond tous les jours (Rivière à Pierre .es mercredis et vendredis à 12.20 p ni.pour Québec arrivant là à 6.10 p m >5 P Bateaux à Vapeurs Québec et Lévis Les bateaux font le trajet entre Québec et Lévis tous les demis heures.Prix 10 cents pour chaque passage.TRAVERSE LE QUEBEC A LÉVIS.QUÉBEC | LÉVIS •\, j I • .\, .d, 7.30 Malle pour 7.00 Train mixte de !r Halifax.Acco-j Riv du Loup, ni od a t i o n pour.P.M.la Rivière dulxmp 2.00 Malle de la Riv.10.30 Malle pour la du Loup, Rivière du Loup.P.M.5.00 Acco moda t ion pour la Rivière du lamp.Pour le Québec Centrât M.IA, M o 12.30 Express pour 11.30 Train mixte de P.M.2.00 Sherbrooke Train Mixte pour St-Joseph Saint-Joseph.P.M.3.30 Express de Sherbrooke Traverse du Grand Tronc LAISSERA QUEBEC P.M.,30 Train b °o M» lie dcVPOlïest.P.M.• Eclair pour l’Ouest.P.M.7.00 Malle pour l’Ouest.HéÈTVoyagcs intermédiaires pçrcir Iï$i# S TA TI O N DE L£VI$ A.M.2.00.Express ttel'Oucs: Le Courrier du Canada, Lundi 5 Mars 1888 SOMMAIRE : ru.'LETOLN,—-Les travailleurs île la mort Unité de la vrai religion .Causeries littéraires Variante Critique débile Petite gazette Commission du Travail Echos d’Ottawa Dépêches Echos Ciiuv inaiattaggagflaarM ,\.NONCES NOUVELLES Liniment géneau lias varices dalpiaz Ligne Allan voir la 4ème page Coupons ! Coupons !—Behan Brothers Avis—C.-A.Collet, Vire Nouveau recueil de la neuvainc h St-Joseph—N.S.1 lardy canadiens.La théorie soutenue par nos ministres avant le traité, est, suivant lui, absolument contredite par le traité: Nous nions cela formellement.Par l'extrait que cite Y Electeur, nos ministres refuse lent de reconnaître aux pêcheurs américains le droit de faire de nos havres la base de leurs opérations de pêche.Voici leurs expressions citées par l'organe ronce ‘a*?.CANADA (JHEBEC, 5 MAILS 15SS.VARIANTE On lit dans Y Electeur : Tous les candidats delà Minerve, du Monde et de la Presse aux dernières élections municipales à Montréal ont été défaits, à l'exception du Dr Germain qui serait en apparence élu par une majorité de 3, mais qui est probablement battu.Ce résultat donne une idée du sentiment public, dans la métropole, à l’égard des deux partis politiques.Nous soumettons au journal rouge cette variante : M.Beausoleil, le député rouge de Berthier, l’organisateur en chef du parti libéral dans le district de Montréal, l’associé de M.Mercier, le percepteur général du revenu provincial, le schemer numéro un, l’Eminence grise, en un mot, était en passe de se faire aplatir d’une telle façon dans la division la plus française de Montréal, qu’il a piteusement lâche pied avant la bataille.M.Beausoleil ! L’associé de M.Mercier ! ! Ce résultat donne une idée du sentiment public, dans la métropole, à l’égard des deux partis politiques, en général, et du premier-ministre provincial, en particulier.siou, Mgr Soulé est le second évêque français, venu spécialement au Canada pour y faire entendre la parole de Dieu.La contestation de M.Forest dans l’Assomption se plaidera le seize ; on dit que l’élection sera certainement annulée.rient du ileuve entre Montréal ci Québee.La contestation de Laprairie va être reprise aujourd’hui.M.Aimé Bourassa qui était allé faire un voyage de plaisir chez nos voisins, a été assigné comme témoin.lée : L'Ordre de Malte en Amérique.COMMISSION I>C TiCAVAIL CRITIQUE DEBILE L’Electeur de samedi essaie de prouver que le gouvernement canadien a lâché pied sur toute la ligne, et abandonné ioutes les positions qu’il avait prises dans sa correspondance officielle relative aux Pêcheries.Il publie, dans ce but, de volumineux extraits du livre bleu qui renferme cette correspondance.Nous ne surprendrons pas nos lecteurs en leur disant que ces extraits ne prouvent absolument rien, et que VElecieur a frappé, encore une fois, un coup d’épée dans l’eau.Ce journal veut d’abord prouver que le gouvernement canadien désirait obtenir la réciprocité commerciale avec les Etats-Unis, et qu’il a manqué son coup.L’organe libéral pose ce principe : “ Il n’y avait “ qu’une compensation équivalente 44 ci /’abandon de nos pêcheries : la réciprocité.” Admettons cela ; il reste à établir que nous avons abandonné nos pêcheries, et c’est impossible, parce que c’est faux.Nos pêcheries, c’est le droit exclusif pour nos pécheurs de pêcher dans les eaux canadiennes.Or ce droit est reconnu et garanti solennellement par les articles 3 et 4 du traité.Quant à la prétention que le gouvernement canadien a ofTert une sorte d’union commerciale aux Etats-Unis, elle n’est pas mieux fondée.La phrase citée par Y Electeur : 44 et “ le gouvernement canadien est dis-“ posé à étendre la réciprocité de li commerce avec les Etats-Unis au “ delà de ses limites actuelles,” cette phrase n’est que la reproduction du proviso qui se trouve dans le préambule du tarif de 1878.Elle ne signi-Jie pas Union Commerciale ; elle signifie simplement que si les Etats-Unis enlèvent ou abaissent certains droits, nous serons prêts à en faire autant.Le traité, quoiqu’on dise Y Electeur, fait écho à cette phrase par l’article 15f qui promet aux Américains le privilège d’acheter de la boitte etc., dans les eaux canadiennes, et d’expédier leur cargaison de poisson par nos ports, s’ils admettent n^tre poisson et nos huiles en franchise.L'J&cteur parle ensuite de libre entréo^t de commerce dans les ports 11 n’est pas vrai toutefois, que la convention de ISIS ne couvrait que les pêcheries côtières des provinces britanniques ; elle a été faite dans le but de permettre une définition complètement exclusive des droits et libertés dont les pêcheurs des Etats-Unis devaient jouir à l’avenir en pratiquant leur métier, en tant que ces droits pourraient être intluencés par les facilités d’accès aux côtes ou aux eaux des provinces britanniques, ou par facilités de commerce avec leurs populations.Ce n’est donc pas donner à la portée de cette convention une expansion indue que d’interpréter strictement celles de ces dispositions qui refusent cet accès à d’autres navires qu’à ceux qui en ont besoin pour des lins spécifiées.D’un autre côté, celte expansion indue aurait lieu si, sous le couvert de ses dispositions ou de conventions qui auraient pu être conclues depuis relativement à des relations commerciales générales, permission était accordée aux pêcheurs des Etats-Unis de fréquenter habituellement les havres du Canada, non pour y mettre leurs navires à l’abri et éviter cïes pertes de vie, mais pour faire de ces havres lu base d'opérations où ils pourraient exercer et organiser avec plus d’avantages pour eux-mêmes l’industrie qu’ils pratiquent.11 est clair que ce que le gouver nement canadien refuse ici aux vaisseaux de pêche américains, c est la liberté du commerce dans nos ports et nos havres, liberté d’acheter de la boitte, liberté d’acheter des agrès de pêche, d’engager des équipages, d’expédier leurs cargaisons Je poisson par nos voies de transport etc.Eh bien ! le traité sanctionne ce refus.Il ne recommit pas à ces vaisseaux le droit de commerce ; il ne leur donne que le droit de se mettre à l’abri des tempêtes, de réparer leurs avaries, de décharger et recharger, de remplacer leurs marins morts ou malades, et d’acheter des provisions pour s’en retourner aux Etats-Unis.Bas d’achat de boitte, d agrès de pèches, de pro-1 été informé qu’il ne recevrait que 80c.visions etc., pas d’expédition de car- par jour et de plus qu’il aurait à travail-gaison ; le traité leur refuse tout cela.1er dix heures au lieu de huit heures par Donc le principe posé par nos mi- jour nistres est maintenu.Depuis huit semaines il n a pas été L'Electeur poursuit : # pavé mais il l’espère l’être ; il n’a pas I/hcn.M.Thompson,dans son rapport raisou de, CI’oire qu’il ne le sera pas du 22 juillet 18SÜ prévoit l'impossibilité Avant les huit semaines en question il a de surveiller efficacement les pêcheries toujours été payé régulièrement tous dès qui on y admettra librement les vais- lesquinze jou»*s.Naturellement il souf-seaux américains.fre du retard apporté dans le paiement Et il cite les paroles du ministre, de ses gages, vu qu’il est obligé d’ache-La réponse est facile.Si vraiment on ter à crédit et que les marchands profi-admetlait librement, avec droit général tent de la position dans laquelle il se de commerce, les vaisseaux pêcheurs Douve.il serait certainement! La moyenne du salaire des journaliers ffZoel Fabre était employé dans la même fabrique que le témoin précédent et a été déchargé il y a _ ’ ue temps.Il a travaillé là pendant trois ans et a été déchargé sans aucune raison.11 attribue son renvoi à la haine du contre maître Dickson qui avait été ivre pendant ni u semaine durant laquelle le témoin n’avait pu travailler que 15 heures par la faute du contremaître lui-même.Séance de lundi.M.Stafford, agent d’émigration pour Une députation composée d’uu grand nombre de nos homme d’affaires les plus importants, doit se rendre I le gouvernement fédéral.—Il est clmr-prochainement à Ottawa,pour deman- gé de voir au placement des émi der au gouvernement de se charger grants’qui nous arrivent d’Europe.Des de la dette causée par l’approfondiss- jeunes filles qui étnig cnl comme ser- vantes trouvent de l’emploi au pays.Les mécaniciens et les ouvriers en général se placent moins bien.Ceux qui arrivent à l’automne ont beaucoup plus de difficulté à se placer que ceux qui arrivent an printemps.Quant aux jeunes garçons qui viennent au pays en cachette à fond de cale, ce sont les plus difficiles à placer et ceux T ., ,ir., , 1} .• .qui donnent le plus de trouble.Il est à , .peu pies impossible de trouver un rome- ment la coniiance que la sentence do àce-genre d’émigrationViui lieiirell,e prononcée contre lui sera annulée en ment est peu usité.11 y a des demandes appel.Ils prétendent que le juge a de mécaniciens à présent, mais beau- outrepassé les pouvoirs à lui confé- coup moins cependant que lors pie le rés par la loi et cela par désir de C.P.R.était en construction.Les émi- s’assurer les faveurs du gouverne- grants envoyés par les maisons de se- du.jour.J coins d Europe donnent des résultats satisfaisanls.Les émigrant qui arrivent Notre ami M.Joseph Edmond Roy, I à Lévis sont ordinairement peu retardés, de Lévis, vient de publier une inté-1 niais le transbordement du bateau aux ressante brochure historique intitix-1aux diars pourrait se taire plus rapide- américains, impossible de les empêcher de violer secrètement nos lois.Mais, encore une fois, tel n’est pas le cas.Ils ne peuvent entrer que pour des fins bien spécifiées dans le traité, et alors par un contracteur qui travaille pour je l’objection disparaît.gouvernement.Dans certains établis- Enfin l’organe libéral parle de la sements les menuisiers icroivent de théorie des caps soutenue par notre $1.40 à S1.50 par jour.Personne ne gouvernement, avant le traité, et affirme que le traité la sacrifie.Nous avons prouvé péremptoirement samedi que la question des baies est récriée dans le sens canadien.Suivre pas-à-pas 1 Electeur dans ses sant que tant qu’il n’aurait pas reçu son bévues et ses fausses représentations argent du gouvernement il ne pouvait c’est une tâche fastidieuse, mais né- payer ses ouvriers, cessaire.Nos lecteurs nous pardonne-1 Napoléon Ghambcrland, peintre, ga-ront d’y revenir si souvent.PETITE GAZETTE 011- gne 81.50 par jour durant l’été, lin hiver il ne gagne qu’une piastre.Depuis sept semaines il ira pas reçu de salaire, mais auparavant il était payé régulièrement.Il y a un an le printemps ^ r # dernier son patron lui adonné un billet Une dépêche spéciale de Mooers Ipromissoiro pour la somme de 8*20.Son Forks N.-Y., E.-U., annonce la mort patron lui a recommandé de se rendre du Rév.M.Demers, arrivée en cette chez un certain courtier auqi.ol il a dû localité vendredi matin.| payer la somme d’une piastre pour cour- tage.La cour a fixé le lundi 12 du cou- Georges Robitaille,travaille à la fabn-rant, pour l1 audition de la contesta- que de cartouches du gouvernement de tion d’élection de Québec-Ouest au la puissance en qualité de premier mé-parlementprovincial.M.M.A.Hearn canicien.Il est préposé à l’outillage, est l’avocat du défendeur M.Owen L’établissement ne possède past Murphy, M.P.et M.Bossé repré- tilla6e nécessaire'pour l’ouvrage qu’il y sente les demandeurs MM.Herbert .„ , .„ • 10 heures par jour et d une \ heure exCar >raj et roran.tra pour le congé de trois heures le sa- L’assembléo annuelle de la société mfL 11 1 »**, enfanta"! travaillent de colonisation de la ville de Sher- l.oir de ,,à ,2 an?Ce3 enfailtslga.brooke aura lieu aujourdhui.gnent 40 cts, et moins par jour et tra- La réunion sera tenue sous la vaillent le même temps que les hommes, présidence de Mgr Racine,' en sa Leur ouvrage est aux machines et assez qualité de président de la société.dangereux, et ils sont exposés à se faire - ^ couper le bout des doigts.Le témoin a La contestation de M.Bisson, dé- eu connaissance de ces accidents.Les puté de Beauharnois, est fixée au 12 enfants ne reçoivent aucune componsa-mars.On croit qu’il sera déqualifié.| tion quand ils se fout blesser.11 y en a # qui gagnent 20 cts, par jour.La cartou- Depuis Mgr de Forbin-Janson, ap-1 cherie est en opération depuis G ans et pelé en 1847, par Mgr Bourget, à le témoin a eu connaissance de cinq à Mflltréal, pour y prêcher une mis»[six accidents depuis ce temps.ment, si le personnel était plus nombreux.Il y a une femme à Lévis dont ie devoir est de surveiller rengagement des jeunes filles coin ue servantes.L’hon.John Mearn.— Le prix des Vendredi soir.loyers à Québec est de 81 à 10.L’état A iiuit heures, reprise des procédu- sanitaire ù un logement de Si n’est pas res.toujours excellent.Plusieurs logements A.Holliwcl, constable de la police de sont dépourvus du lieux d’aisance ou la ville, dit qu’il est gendarme depuis 201ceux llll’ils possèdent sont défectueux, ans.Il gagne G0 centins par jour.Lean est fournie à presque tous les La majorité des constables reçoivent logements par un des meilleurs aque-81.00 par jour.Son salaire a été réduit ducs du monde.Depuis ces dernières à G0 centins vu qu’on a prétendu qu’il années, le prix des loyers a beaucoup ne faisait pas sou devoir.diminué à Québec.A 1 heure qu’il est Télesphore Foutaine, journalier, a été h y a des endroits a Québec qui ne sont employé par M.Ford durant tout l’été Pas approvisionnés d’eau et où les gens dernier.Il recevait une piastre par jour -ont obligés de l’acheter a la tonne.Le durant tout l’été de même que durant témoin demeure à Québec depuis 184*2 les mois d’automne et les mois de dé- a toujours constaté que l’état sanitaire cembre et janvier.Depuis février il a | Je ki ville était excellent et que les gens vivaient bien et vieux.Zéphirin Paquet, marchand de St Roch, est dans le commerce à Québec depuis 40 ans.Depuis ce temps, ses affaires ont prospéré; il emploie eu moyenne 200 à 300 employés, autant d’hommes que de femmes.La moyenne du du salaire des hommes est de 88 par semaine, et pour les femmes de 83.!1 n’a jamais eu de troubles avec ses employés depuis 40 ans.11 ignore si la mail d’œuvre est plus chère ici qu’à Montréal.Les femmes travaillent de 7 a.m.à G p.m., le printemps et l’été, et quand l’ouvrage presse, (dies font de l’ouvrage supplémentaire.Elles sont payées extras dans ces cas et en sont satisfaites.Son commerce augmente toujours et il n’a pas constaté une grande diminution dans les affaires.La plus jeune fille qu’il emploie est âgée de 10 ans et il en est de même du plus jeune des garçons.Il y a dans rétablissement des lieux d’aisance séparés pour les hommes et les femmes.Le salaire moyen des femmes est de 83, mais il en a qui gagnent jusqu’à 810.Les hommes ont ordinairement p’us que les femmes pour un ouvrage car leur ouvrage est supérieur.Les commis travaillent l’hiver de 8£ hrs.à G hrs du soir et l’été de G a.m.ù 9 p.m.Les employés so.it satisfait de ce système.Major Prévost, surintendant de la cartoucherie, a 81 employés, *28 enfants, sur nu nombre.Le plus jeune enfant,a environ 13 ans.Sur le Cove Field, il emploie 15 ouvriers qui travaillent 10£ h.par jour et ont un congé de 3 heures le samedi.Les ouvriers doivent êtro rendus à l’heure le matin, sinon on leur enlève le temps pudu.Il n’a pas eu connaissance que les enfants aient été battus dans Rétablissement.du Pacifique, est arrivé ici, hier soir.M.Shaughnessey dit que la compagnie a transporté environ S,000,009 de mitiots de grains du Manitoba et des territoires du Nord-Ouest, el qu’il en reste environ 7 à 8 millions.La compagnie doit construire de plu s, quatre mille «bars de fret, afin de satisfaire aux exigences du trafic.LE REPOS DU DIMANCHE A LONDRES Londres, 3.—L’archevêque et les évêques réunis en concile hier, su sont elevés très fortement contre l’usage tendant à s’établir maintenant défaire du dimanche une journée d’amusement.A la maison connue autrefois sousjjles do Sloan’s Supper Rooms, Covent Garden Market, ou donne des représentations le samedi soir cl qui ne se terminent généralement que le dimanche matin.Ou y donne aussi d’autres amusements.Cet endroit est fréquenté par la première société de Londres.Les Jévêques condamnent la liante société de celle ville pour prendre part non-seulement à ces divers amusements mais encore pour faire des réunions de sociétés le dimanche.Des résolutions ont été adoptées condamnant l’habitude qui augmente de ne plus observer le dimanche.XOUVELLLES DE MANITOBA Winnipeg, 3.— Les honorables Green-wav et Martin sont partis pour Ottawa ce soir.L’honorable Green way me éner giquement la nouvelle télégraphiée d’Ottawa et disant qu’il a ouvert des négociations.avec le gouvernement fédéral.Il dit qu’il a en sa possession des documents pour prouver le contraire.11 a cependant une grande confiance que le gouvernement fédéral et 11 compagnie du chemin de fer du Pacifique Canadien accéderont aux deman les de la province du Manitoba et qu’on peut dire que la lin du désaveu est arrivée.est de 80 à90 cents par jour.La moyenne du loyer payé par les ouvriers est de $3 à S3.50 par mois.Les logements sont confortables et sont bien égoutés.Louis Fortier, menuisier, est employé reçoit moins de 81 par jour.Les charpentiers d’ordinaire reçoivent un salaire moindre que les menuisiers.Il est contre-maître et gagne S3 par jour.Depuis le 14 janvier i! n’a pas été payé, le contracteur pour lequel ii travaille di- DEPECHES A NNI VE RS AIH E G LO n T E ü X Rome, 2—Aujourd’hui la journée fut obeervée comme l’anniversaire du cou ronnement du pape.Sa Sainteté reçut les félicitations du Sacré-Collège.Le doyen du Sacré Collège lut une adresse et le pape y répondit, par une chaleureuse allocution.Il se plaignit plus que jamais de la position qu’il déclara être insupportable pour le Saint Siège.Il dit que si le gouvernement italien ne défendait pas les fêtes du jubilé c’était dans ses propres intérêts et qu’il n’agissait ainsi par aucun sentiment de respect envers le Saint Siège.^ Rome, 2—Le monde catholique doit être averti de la situation fake au pape.Aucun arrangement avec lo gouvernement ne sera possible jusqu’à ce que l’indépendance delà papauté soit restaurée.LE CHEMIN DE FER DU PACIFIQUE Victoria, 2—M.Shaughnessey assistant gérant du chemin de fer canadien Echos & Nouvelles Séance à l'Université Mercredi soir 7 mars les membres de l’Académie St-Denis, du petit Séminaire de Québec, donneront une séance littéraire et musicale dans la grande salle des Promotions à l’Université-Laval.—Les furoncles, plaies et ulcères indiquent un sang vicié.La Salsepareille d’Ayei expulse toute humeur malsaine Fanfare Mgr Bossé, préfet apostolique de la Côte nord, vient de fonder une fanfare.Les musiciens sont des Esquimaux, qui parait-il, s’entendent beaucoup à l’étude des droites et des croches.Les instruments leur ont été donnés.—Rien n’égale la .Salsepareilled’Ayer pour purifier le sang.C’est la médecine du printemps.Chirurgical Samedi matin, à l’IIôtel-Dieu, un for-ron de Camphelton, du nom de Fabien Couillard, a subi l’amputation de la cuisse droite.Le patient souffrait depuis de longues années d’un sarcome à la région poplitée qui avait reparu après une première ablation.M.le Dr Ahern assisté de M.le Dr Lemieux a pratiqué l'amputation du membre avec beaucoup de succès.La cause des détectives Le détective Flynn était en Cour de police à Montréal, vendredi.Interrogé au sujet de \\ i!son,il a déclaré que toutes les histoire que fou faisait circuler sur son compte étaient fausses en tout point.u—Supposons, dit-il, qu’elles soient vraies, cela changera-t-il les circonstances de cette affaire ?Wilson viendra rendre témoignage, ajouta t-il,du moins je le crois, et il saura tenir tète aux foudres accumulées contre lui.” Comme on le voit, l’on semble douter encore de la présence de Wilson aux assises criminelles.Il y a actuellement trois indictements Ce que je forai ! Les symptômes do l’excès de Bile so i malheureusement trop bien connus.Ils différent jusqu’à tin certain point chez es différents individus.Un homme Bilieux est rarement un mangeur à son déjeuner.Trop fréquemment, hélas il a un excellent appétit, pour les liquides mais il en nrmqu 3 le matin pour les solides.Sa langue mérité d'être examinée en tous temp* ; si elle n’est pis blanche et chargée, elle est ru le, à coup sur.Le système digestil est tout a lait eu désordre et ia Diarrhée ou la Constipation t>t mi symptôme ou les deux peuvent alterner.On rencontre souvent les llémorrhoïdes et même porte de sang.H peut y voir du vertige et souvent du mal de tète el de l’acijile soulhtulene ï el sensibilité au creux de l’estomac.Four corriger lout cela sinon le guérir essayez la Fleur a Août de Green, elle coûte peu et des milliers de personnes attestent son efficacité.La mère du R.Y.Laconibo Une pieuse chrétienne, une sainte femme est morte à l’asile de la Providence, de l’Assomption, le 21 février 1888, à l’âge de ST ans.Madame Albert Lacombe, (ie Saint.Sulpice, née Agathe Duhamel, était la mère do notre dévoué et infatigable missionnaire, le R.F.Lacombe, i >.M I.En donnant à l'œuvre des missions son lils bien-aimé, Mme Lacombe avaitaussi donné son cœur, car la conquête des aines, la predication de la foi aux peuples sauvages fut son unique pensée, le trait caractéristique de son existance.u Telle mère, tel li:s Vraiment, la mère et l’enfant ont travaillé de concert au même ouvrage, la diffusion de l’Evan- gile.gei contre les détectives.IJu pour vol au Grand-Tronc, l'autre pour conspiration contre le paie-maître du Grand-Tronc, à qui on voulait voler SüO.OUU en l'assommant.Un troisième indictoment a été Après un premier service célébré à L'Assomption, les restes de Madame Lacombe furent transportés à St-Sulpice.L’Eglise était remplie, toute la paroisse venait s’associer aux prières liturgiques pour le repos éternel de cette femme, modèle des éj mises et des mères chré-ti< nues.Aux sourds Une personne guérie d'une surdité constante de 23 ans l’emploi d’un remède très simple eu enverra la description gratis en français à quiconque en témoignera le désir.S'adresser, Nicholson 177 Macdongall str.New-York City.Mort de Mlle Cuthberfc La ville de Berthier en Haut, vient de perdre Mlle Cuthbert.teigneuresso de Lanoraie, Dasable et Maskinongé, morte mercredi dernier, dans un âge avancé.La défunte était fille de feu l'honorable Ross CuthberL membre du Conseil Exécutif du Bas-Canada et de Emilie Rush, celte dernière, fille elle-même du Dr Benjamin Rush, un des signataires de la declaration d'indépendance.Mlle Cuthbert était protestante, mais jouissait d’une grande estime, même parmi les catholiques.Onguent et Pilules d'Holloway Dans toutes les maladies il convient de faire un etl’oit suprême pour chasser ces infirmités ennuyeuses et les guérir.Les remèdes remarquables découverts par le professeur llollaway accompliront ce résultat désirable, sans provo voquer aucun de ces dangers résultant de l’antique méthode de traiter les inflammations ulcéreuses, les affections scrofuleuses, et les ennuis du scorbut.Les invalides les plus timides peuvent se servir de l’Onguent et des Pilules avec une grande certitude de succès, pourvu qu’on fasse une attention quelconque aux u Directions” qui les accompagnent.Tous deux adoucissent, guérissent et purifient.L’un assiste l’autre matériellement à guérir et à renouveler les forces épuisées de la nature.Lafraudo n’a pas réussi Il y a une couple de jours un constable montréalais étant à son poste à une heure matinale s’aperçut qu’on était à charger une voiture de marchandises à la porte d’un magasin.Il surveille et au moment où Ja voiture entrait dans la rue St Antoine TTarréte le charretier et demande des explications.Le propriétaire s’est vu forcé d’admetire qu'il était à la veille de faire banqueroute et que les marcha: dises dans la voiture étaient destinées pour son frère qui demeure de l’autre côté du Ileuve.U11 certain marchand en gros avec qui cet homme faisait affaire a été notifié et l’a flaire a été arrangée à l’amiable.1200 vgs de Tweed et de rapporté hier après-midi contre les détec- Serre double Invtrenv vnnni-lives, au sujet du vol d’un diamant sur v UOUOle laiSeui venant la personne du jeune Dufresne,au Snilt- .1 au-Jîécollet.Un constable compromis dans l’a Ha ire.S[ (3 ! * Nécrologie l.a mort vient d’enlever un de nos bons el braves citoyens de Saint Hocli dans la personne de M.F.Descroiselle’ 1 .„ l • .1 1 n .oçus, seront offert en Job, ial est I k 51.50 la vg par JL.GAGNON & CIE, BUE DE LA COURONNE.Quebec, 14 février iSSS.-.p Enquête de coroner homme chantable, fervent chrétien, A l’enquête tenue samedi par M.le affable pour tous; aussi comptait-il t:or°»er Belleau, sur le corps du petit beaucoup d’amis qui le regretteront g^ï011 de M.Philéas Nadeau, ferblan -longtemps.‘ Dior demeurant rue Richelieu, qui a ^ Il laisse pour déplorer sa perte une ?llccombé à la suite de brûlures reçues épouse, G enfants, 40 petits-enfants et ;> LieU(B, les jurés ont rendu un verdict de arrière-petits-enfants.u mort accidentelle.” Nos condoléances à la famille.Ha été établi que c’est en jouant dans «.le poêle en l’absence de sa mère, que .D enfant a mis lo feu à ses vêtements.Le • ne jeune fille s’est suicidée avant-hier, Dr Boulé, qui a fait l’examen du corps a Montréal, dans les circonstances sui- a dit que la mort avait été causée par vantes.Elle demeure au No 727 rue h) choc sur le système nerveux résul-Notre-Dame avec sa mère qui est veuve, tant des brûlures reçues par l’enfant.Son nom est Matlulde Lamontagne.Depuis quelques jours la jeune fille était.' Navigation Paris, la veille.Quelques minutes plus Dnêdiatement à le charger de bois de cor-tard elle descendit et était très changée, (lc?n destination de Québcc.Les derniers .ses vêtements étaient couverts de vert fr(?*ds ont été causes que le bateau a été ba mere.croit qu’elle aura pris ce vert cph’eprise qui a été couronnée de suede Paris, dans un moment (Thallucina- ccs.Jlior matin lo bateau est arrivé au quaides Commissaires, chargé do 50 Le coroner a été prévenu et tiendra cordes de bois d’épiuetto une enquête._ _ _ 31 Une Merveilleuse Histoire RACONTEE EN DEUX LETTRES.nil PII Q ."-3 Ccdar St., New York, U U I I LO.28 Octobre, m2." Messieurs: Mon pôro demeuro à Glover Vt.il ii beaucoup Bouliert de» Scrofules, ei la letti'O ci-jointe vous dira les merveilleux cf.fûts produits par laSALsrJ’AUKlMÆ D*Avi:it.le crois quo son sang doit avoir été infecté depuis dix ans au moins ; sans autro signe extérieur qu’une légère plalo scrofuleuse nu poignet.11 y a cinq ans do nombreuses ulcères commencèrent U so montrer, et peu à peu se multiplièrent à tel point quo son corps entier en fut couvert.Jo vous assure, messieurs, que sa position était bien critique quand il commença à so servir do votro inyde-duo.Maintenant il y a très peu d’hommes do son fige qui jouissent d'uno meilleure santé.Je pourrai facilement îiomthor cinquante personnes prêtesù certifier do la vérité des fait» que j’avance.A voua sincèrement, W.M.Phillips.” n I ] PP P P a “ C’est pour moi un plaisir, U'J iLltLi en mémo temps qu’un devoir, de venir auprès de vous attester et rccon-naiiro Ico bienfaits quo j’ai obtenus par l’usago de la Salsepareille d’Ayer.Il y a six mois mon corps était complètement couvert d’une terrible humeur et «le piaiert KcrofuleuscH.Cette humeur ino causait de?démangeaisons constantes et intolérables, cl à chaque mouvement do mon corps le peau ?o fendait en dilfércnts endroits, et le sang coulait.Mes sonffranceE étaient terribles, la vio était pour'moi un fardeau.Jo commençai l’usage de la SALHi:rAJtKiLLr: au mois d’Avril «b rider, et jo l’ai continué depuis lors.Un changement immédiat commença à s’opérer ; peu i peu les plaies so sont cicatrisées, et ma santé est devenue pnrfaito en tous hs points, de sorte que je suis capable de faire une bonne journée de travail, quoique j’aie soixante treize ans.Plusieurs me demandent comment je suis parvenu ft obtenir une guérison si complète, alors qu’ils mo croyaient incurable ; «-t jo leur dis co quo jo vous raconte.aujourd’hui.Glover, Yt., ‘21 Oct., 1882.A vous sincèrement, liiiiAM Phillips.” !.?Salkitparkillc d'Aver guérit les Scrofules**t toutes l**s Affections Scrofuleuses.I lie m ttoie le sang de touto impa* r * «-t r* staurc la vitalité ( t la force à tout le système.i*r:&i*AKivi: i*au Dr.J.C.Ayer&Co.,Loweli,Mass.N mluc par tous les Droguistes; prix Çl, six pour SS.GUÉRISSEZ VOTRE ESTOMAC! 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privilèges et élections, M.Grirouard ; lois expirantes, M.Royal ; chemins de 1er et canaux, sir Hector Langevin ; bills privés, M.Ives ; ordres permanents, M."Wood ; comptes publics, M.Rykert ; banque et commerce.M.Hall ; agriculture et colonisation, M.White, de Renfrew.M.McNeil, député de Bruce-Nord, doit déposer lundi un bill pour amender l’acte du service civil.L’objet principal de ce bill est d’exempter des examens de promotion les employés publics dont la nomination est antérieure à 1882.L’honorable sénateur Trudel occupe son siège dans le sénat, bien que sa santé 11e soit pas entièrement rétablie.11 doit faire un vovaffe d’Europe après la session pour essayer d’autre climats et prolonger son repos.Lord Stanlev, le successeur de lord Lansdowne, comme gouverneur du Canada, a déjà choisi les membres de l’entourage oiliciel qu*il aura ici.Son secrétaire militaire sera le Capt.Colville, des Grenadiers Guards, e* ses aides-de-camp seront le lieutenant MacMahon et le lieutenant Stanley, son fils ai né.Avis aia Clergé ET AU JBJ»IBLJMMTKLé M JE soussigné donne avis au Clergé et au public que MM.Arthur 'Toussaint C^Cie., de Québec, sont les seuls agents autorisés pour la vente de mes vins, Claret (vin table), Tort et vins de messe.Ces derniers sont approuvés par Mcsscigncurs Walsh, évêque de London et Thomas Dowling évêque de Peterborough, d’Ontai io.MM ARTHUR TOUSSAINT c- Cie., seuls, ont un dépôt de mes Vins, ci-dessus énumérés.Ces vins sont analysés par le Dr Valade.d’Ottawa, analyste du gouverneme.it 11 par le Révd M: Page, professeur du chimie à P Université-Laval, Québec.A.t).TOL’ltXlKlt, Viticulteur à Sandwich, Ont.Tout vin offert en vente ne portant pas l’étiquette et un Ixnichon brûlé de la maison 'Tournier, doit être considéré falsifié.En vente chez tous les épiciers de première classe doit être mis en bouteilles.Ce vin acheté en futaille ou au gallon dans les 24 heures que le fut est ouvert comme cela vous aurez un excellent vin, autrement il perdrait de sa saveur.J’AI ANALYSÉ, POUR M.A.TOUSSAINT er* Cie., deux échantillons de vin Porte (vin rouge, et Claret, fabriqués à Sandwich, Ontario, par M.A.C.Tournier.Ces deux vins sont agréables au goût et possèdent un arôme particulier que Ton ne rencontre que dans les meilleurs vins.lai proportion d’alcool, dans ces deux vins est de 10 pour cent.Quont à la matière colorante je n’ai aucun doute (iu’elle provienne du raisin.KÉVl).P.J.Ed.TAGE, Prof, de Chimie à P Université-La val.Québec, S octobre 1SS7.Ces Vins sont en vente à la Cave Française, 111, rtl O *St-Pierre, ainsique chez M.A.Grenier, épicier, rue St-Jean, llaute-Yillc, chez MM.Côté T’ière, rue et faubourg St-Jean, et chez M.J.K.Assclin.À.Toussaint & Cie Marchands île Vins No.111 RUE ST-PIERRE Ouébcc, 10 Décembre 1SS7.—ian.711 /m El J* xfeSik.1' A MAISON maintenant occupée iKP'aiSÎI L TAU LE SOUSSIGNÉ, RUE |M»iH ST-l’AUL.— AUSSI — UNE DES BATISSES ci-devant occupées parla COMPAGNIE DE CAOUTCHOUC, RUE ST-PAUL, — KT — UN CERTAIN NOMBRE 1)E BUREAUX au second étage de la Fabrique, coin des mes S'T-VAULct ST-T1IOMAS.J.& W.Keld.Québec, 20 janvier 18SS.LE TRAITE DES PECHERIES Londres, 3.—La lettre otlicielle adressée par il.Chamberlain à lord Salisbury et lui annonçant l’entente des plénipotentiaires sur la question des pêcheries est généralement approuvée parce qu’elle est d'une nature concluante et révèle des qualités d'hommes d’Etat chez son auteur.Même en dehors des rangs des partisans du gouvernement, il en est peu qui croient que les prophéties de ceux qui ont annoncé que Chamberlain avait fait un fiasco se sont réalisés.l.e Daily News, après avoir parié des grands services que Chamberlain a run du par l’habileté avec laquelle il a conduit ces négociations difficiles et délicates, résume ainsi les vues des libéraux radicaux : “ Nous avons, dans d’autres circonstances exprimé une opinion contraire et dont nous ne nous départirons pas.Quant au choix par le Premier de M] Chamberlain, quant au discours que ce" dernier a fait après sa nomination ; nous sommes tous [dus que jamais prêt à reconnaître que le plénipotentiaire anglais a accompli ses fonctions avec toute la célérité d’un homme d’aü'aires.Si le sénat des Etats-Unis ratifie le traité, i-en résultera de grands avantages pour deux nations de l’univers parlant l'anglais.Nouvelles religieuses Ce sort les RR.PP.Désy, supérieur des Jésuites à Québec, et Caron,S.J., qui pièchentlu neuvaine à St Joseph dont les exercices sont commencés depuis samedi matin à l’église St Jean-Baptiste.Le Révd.Hère Hamel.S.J., est arrivé samedi en cette ville, pour prêcher une retraite au couvent du Ron Pasteur.Alarme de feu Hier soir, line alarme a été sonnée à la boîte 51, pour un feu de cheminée à St Roch.Chômage Une cinquantaine d’ouvriers employés au Palais législatif ont été congédiés vendredi.Acquittement Le jeune Young, qui a été arrêté la semaine dernière à Québec, sous accusation d'avoir forgé un billet de 835 à Moncton, où il a ôté ramené par le chef de police de l’endroit, a été acquitté, et il est revenu ici dans l'intention de s’enrôler dans la batterie B.Institut Canadien Mardi le C mars courant, à 8 heures p.m., le Révd.L.N.Bégin, Principal de l’Ecole Normale, donnera dans les salles de l’Institut Canadien une conférence intitulée « Deux grands orateurs chrétiens » Les membres pourront se procurer des cartes d'admission en s’adressant au gar- Pectoral-Cerise d’Ayer.Il n’y a pas do maladies aussi pr fldes dans leurs attaques quo celles qui affectent l«a gorgo et les poumons ; et aucune qui no soit aussi négligéo par la majorité des malades.Cependant uno toux ou un rbumo ordinalro négligé n’est souvent quo lo commencement d’uno maladie mortelle.Lo Pectokal-Ceiuse a prouvé son efficacité par uno lutto trlomphauto do quarante années coutro les maladies do la gorgo et des poumons ; l’important est do «’ou servirà temps.Toux persist an te guérie.11 En 1857 jo pris un gros rliumo do poitrine.U110 violente toux s’en suivit et jo passai do longues nuits sans sommeil.Je fus condamné par les médecins.En dernier ressort, j’essayai du PECTORAn-CmtfSE D’Aveu, et bientôt après, mes poumons so dégagèrent, lo sommeil, si nécessaire à la réparation dus forces, mo revint.Par un usage continu du Pectoral j’ai obtenu uno guérison complète ‘ t radicale.J’ai a présent G2 ans, jo suis robuste et vigoureux, et c’cst à votre I*i:
de

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