Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 12 mars 1888, lundi 12 mars 1888
33cm c Année No 334-Edition quotidienne-lleme Année Lundi IS Mars 1888 !CZXSFX2X>£i3MH'U~U JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J’ESPERE ET J'AIME.TIlOMAb CHAPAUS Rédacteur on Chef.LE O EU BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire, Feuillet: :: 112 GOUllMRR DU CANADA 12 Mars 1*88 —N° 14 v»-j— 'U4- LES Iravaiileurs de a (suite! Jo lo (lisais bi»Mi, lit elle, que pour porter lion heur à un mariage il fallait inviter un pauvre, un voyageur, un soutirant enfin ! Tu ne me croyais pas, cher père, et, pour te punir de T incrédulité, le Seigneur te renvoie lui même, afin que nous lui offrions une place à mou souper de noces.Catherine (lit ces moto avec une pénétrante bonté, et le cœur de l'étranger on ressentit un allég ment fi sa douleur et à sa fatigue —Je vous remercie, ma belle enfant, dit il d’une voix faible, oui, je vous remercie , que Dieu void paye en bonheur l’hospitalité que vous m’offrez, et dont, je l’a voue.j’ai grand besoin.—.Johan, lit la jeune fille, conduis le cheval du voyageur à l'écurie, et lais en sorte qu'il ne manque (le rien.Je me charge du reste.^ Un moment après la porte s’ouvrait de nouveau, et des groupes de paysans entrèrent dans la salle tendant la main au fermier, t mdis que les femmes couvraient de francs baisers les joues roi es de Catherine.Celle ci semblait encore plus jolie depuis la bonne action qu'elle venait d'accomplir.Ên voyant rentrer un beau et robuste jeune homme, elle courut à lui avec empressement.Karl, dit elle, voici l’hôte de la soirée ; ménage lui une bonne place à notre table.Le voyageur sc U va du bmc sur lequel il était tombe.# —Je vous rends grace, dit il, mais mon épuisement est tel que j'ai plus besoin de sommer que de nourriture.Un peu de pain et de vin me euliira.Toutes les chambres de la maison sont occupées par vos parents et vos amis ; je me conterai puTaitemont d’une place daus l’écurie.—Par exemple ! s'écria Catherine, le soir de mes noces loger (le la sorte un étranger ! Cela porterait malheur fi notre union, n’est ce pas, Karl ?Je crois qu’en diet, vous avez grand besoin de repos ; mais soyez sans crainte : en acceptant la chambre de mon frère, vous ne dérangerez personne ; il est si fou de la danse que le soleil se lèvera avant qu’il ait achevé sa dernière vais'.Quant a votre souper, je me ch irge de le servir moi meme.Vraiment, si le malheureux qui acceptait l’hospitalité de la ferme n'eut été sous une impression semblable à celle qui le dominait, l'aspect de la réunion lui eut paru charmant.Les hommes portaient le costume des! jours de fûte : culotte attachée auxj genoux par des Ilots de rubans, ceinture dégageant.la taille, habit de drap léger, cravate noire serrant le col, bretelles vertes et noires tranchant sur la blancheur du linge, et large chapeau relevé sur le bord, et bordé d’un ganse d’or lin.Les femmes en jupes courtes, en manches de chemise flottantes, avaient la taille prise dans dos corsets ramages do fleurs brillantes.Un ample mouchoir de batiste blanche couvrait leurs cheveux, adoucissant l’expression de leur visage, et leur communiquant quelque chose de monacal d’une grace exquise.Toutes avec la pitié qui s’empare vite dos cœurs jeunes, firent accueil à l'étranger, et l'une détacha meme (le son corsage une fleur frileuse éclose sous le soleil d’hiver.Un moment après, le frère (le Catherine vint prendre l’étranger, et le conduisit au premier étage, dans une chambre s'ouvrant sur un couloir.—Dormez bien, dit le jeune garçon, et donnez sans remords surtout, je compte fêter le mariage (le ma sœur en dansant jusqu'à l'aube.—Elle semble aussi bonne qu’elle est jolie, dit l’étranger avec intérêt.—Oh ! je crois bien ! Aussi, n’eut clic pas eu un ducat en mariage, elle aurait encore pu choisir entre les plus riches fermiers du pays.Mais mon père lui donne un trousseau de princesse, et (les sacs d’écus à n’en plus finir ! S’il savait que je vous lais cette confidence, c’est moi qui serais grondé.- —Et pourquoi ?demanda lo voyageur.—Pourquoi ?Vous n’êtos donc pas du pays.—Non mon arni, j’arrive dos environs (le Hardig.—C’est donc cela ! si vous étiez (le Trieste, par exemple, vous sauriez que la ville et ses environs sont en proie à une panique.La bande de Gaspard Orsol ravage les alentours.Châteaux, fermes, maisons, rien ne lui échappe.Les bandits * sont dix, vingt, cent peut être.Les soldats et la police ne peuvent rien contre eux.Je no sais pas si un régiment de pan* dours en viendrait à bout.Vous comprenez qu’avec la pensée d’etre épiés, traqués, investis par les hommes de Gaspard, on cache son argent.Il y a même des paysans qui vendent leur bétail, parce qu’il n’est pas rare de voir enlever les chèvres et les bœufs par les mécréants.Orsol connaît bien ses hommes, je vous en réponds ! Aussi, dès que vient la nuit, on barricade les portes, on prend toutes les précautions possibles, ce qui n’cmpôchc pas Orsol d’apparaître brusquement dans les maisons comme s’il avait passé par le trou de la serrure.—Jacoby ! cria la voix de Catherine, Jacoby ! —Je cause, j ; cause, reprit le jeune garçon, et je manque à tous mes devoirs de garçon d’honneur.C'est grave, cela.Dites donc, j’ai peut être eu lort de vous raconter les histoires de Gaspard Orsol ; si vous alliez réver de ce bandit ! —Mon petit ami, répondit le voyageur, je suis si las, si las, que sans doute je ne rêverai de rien ni de personne.Retournez vers votre chère Catherine.—Oli ! je reviendrez savoir si vous n'avez besoin de rien.—Y a-t-il de l’eau fraîche ici ?—Certes, et des serviettes filées par ma soeur.—Jacoby ! Jacoby ! répéta Catherine.L’adolescent quitta lestement sa petite chambre, descendit en courant l’escalier (le sapin et rejoignit, la mariée.En même temps le paysan s’approcha de sa fille.—Tu n’aurais pas du introduire ici cet étranger sans mon aveu, (lit il; nous vivons dans un temps où toute défiance est légitime.Je reviens de l’écurie afin de m'assurer que le cheval ne manque de rien : eh bien ! la valeur de cette bête m’a donné (les doutes.Quest ce que ce voyageur portant.un habit de gros drap, et qui monte un cheval dont je ne saurais fixer le prix.j'en ai vu de semblables chez le comte do Gorritz ; mais jamais paysan de Vienne ni de Trieste n’en monta un pareil.—Qu’est ce que cela prouve, mon pere?cet homme peut être au service ci’ un gentilhomme.o — Cela ne se peut, répondit le fermier ; si un valet ramenait une bête dans l’élat où se trouve colle ci, on le renverserait sur l’heure.Ce cheval a fourni une traite forcée.— lit vous en concluez.—Rien sans doute ; mais quand on sait que la bonde d'Orsol rôde dans es environs, tout devient dangereux à juste titre.[A suivre) RL l’abbc Janvier RT 1,3 CULTE DE LA SAINTE-FACE Les lecteurs de 1’“Univers ” ont déjà appris la grande perte que vient de faire le diocèse (la Tours.Le 4 février, s'est endormi dans le Seigneur, à l’âge de 71 ans, M.l’abbé Janvier, doyen du chapitre métropoliiain et directeur de la Saint-Face.Depuis plusieurs années, sa santé était ébranlée ; mais cette àme vaillante tenait bon contre la maladie et traînait quand même au labeur quotidien son corps affaibli par un long ministère sacerdotal.Formé à l’école des maîtres de noire grand siècle et de la philosophie chrétienne, M.l'abbé Janvier professa avec distinction au petit séminairo, dont il devint le supérieur.Nomme chanoine titulaire, doyen duchapitre et directeur de la u Semaine religieuse, ” il partagea son temps entre la prédication et l’hagiographie.Malgré une assez grave surdité qui paralysait son action oratoire, il se faisait écouter avec sympathie, tant sa parole, pleine d’onction, révélait de loi ardente et de tendre piété.Nous ne saurions oublier le panégyrique (le saint Vincent de Paul qu’il prononça dans la chapelle (les lazaristes, la hauteur de vues avec laquelle il interpréta la providentielle mission du grand apôtre de la charité, les mouvements de naturelle éloquence qu’elle lui inspira et lo charmo do sa diction élégante et pu- re.Comme écrivain, il composa, entre autres ouvrages, une “ Vic do l’apôtre saint Pierre, ” son patron, une “ Notice sur la bienheureuse Jeanne de Maillé et la Vie de M.Dupont.” Les vertus de M.Janvier, plus encore que son incontestable talent, le désignaient pour un ministère plus actif et plus important.Le vénéré M.Dupont mourut le 18 mars 1876, s’en remettant à la très sainte volonté (le Dieu en ce qui concernait son oratoire privé, consacré au culte de la Sainte-Face de Notre-Seigncur Jésus-Christ.Mgr Colet convertit en chapelle cet humble oratoire sanctifié par de nombreux miracles et le bénit le 29 juin ; puis il érigea canoniquement une confrérie réparatrice des blasphèmes et de la profanation du dimanche qui dut être affiliée à l’archiconfrérie de Saint-Dizier, et constitua une société de prêtres spécialement chargés de desservir le sanctuaire et de se tenir à la disposition des fidèles pour les besoins du pèlerinage ; enfin il désigna M.Janvier comme supérieur des orêtres de la Saint-Face et directeur de l’œuvre] et il lui donna pour mission particulière d’écrire la vie de M.Dupont.C'était confirmer tout ce qu’avait fait le “ saint homme de 'fours ”, et pour ainsi dire, le continuer par un saint prêtre.Mr Janvier a dignement rempli sa double tache.Sous sa direction sage et prudente, le culte de la Saint-Face, loin de sc ralentir, s’est répandu dans le monde entier et, grâce à son talent d’hagiographe, la 41 Vie de M.Dupont ” est devenue tellement populaire qu’elle a été traduite en plusieurs langues.Une suprême confirmation était désirée ; Mgr Meign&n l'obtint de N.S.P.Léon XIII.Un bref, en date du 1er octobre 1885, érigea la confrérie en archiconfrérie, avec faculté pour ses directeurs de pouvoir lui agréger dans le inonde entier, excepté à Rome, tontes les autres confréries existantes du même nom et du même but.Cet acte apporta une consolation bien douce au cœur du pieux directeur de l'œuvre.Témoin chaque jour de la dévotion de scs concitoyens à la Face adorable de Notre Sauveur, il se réjouissait pour euxjde voir cette dévotion solennellement encouragée et bénie par l’auguste Vicaire de Jésus-Christ.L’aflluonce des fidèles et des pèlerins devint si considérable qu’il dut faire agrandir l'oratoire ; puis il commença la construction d’une grande chapelle ; mais, après en avoir jeté les fondements, il lui fallut suspendre les travaux.Cette épreuve put lui causer des regrets, mais non affecter son amour-propre ; il s’inclina humblement, sans toutefois perdre sa foi dans l’avenir.Il avait montré le même esprit de soumission absolue au sujet de la nouvelle église Saint Martin, quoique, comme M.Dupont, il eût toujours désiré l’érection d’une grande basilique sur l’axe de Y ancienne.M.Dupont, son modèle, ne pouvait concevoir d’autre plan ; il soutint avec une tranquille persévérance son opinion et il eut le bonheur d’y rallier Mgr Guibert.Mais M.Janvier, par nature de caractère, allait toujours jusqu'aux extrêmes limites de la conciliation, au risque mémo de la franchir : même la moindre opposition respectueuse lui semblait être un acte d’indiscipline.La douceur et l’humilité sont les traits distinctifs de cette figure sacerdotale, où rayonnait la sérénité do sa belle âme.Ce calme d’une conscience pure ne se démentit pas un seul instant au milieu de ses souffrances.Il gardait la chambre depuis quelques jours quand, le 4 février, vers 2 heures, il sc sentit plus mal.Lo supérieur du grand séminaire, prêtre de la Mission, son confesseur, se rendit en toute hâte auprès de lui pour l’assister dans son dernier combat.— 41 La mort ne me surprendra pas, lui dit le malade, je m’y prépare depuis longtemps ; je ne passerai pas la nuit.” Après avoir rempli son saint ministère, le disciple de saint Vincent de Paul se retira, édifié des parfaites dispositions du mourant.Le médecin, qui venait d’arriver, constata que lo malade ne s’était pas trompé sur le pressentiment do sa fin imminente.Quelques instants après, Mgr l’archevêque se présenta.— 44 Je remercie Votre Grandeur, lui dit aussi toi le mourant, de sa haute protection pour l’œuvre de la Sainte Face, et je lui recommande mes prêtres, ainsi que les laïques et les enfants qui les secondent dans leur ministère.' * Mgr l’archevêque, vivement ému, assura M.Janvier de sa paternelle sollicitude pour les clignes collaborateurs qu’il avait tant aimés, lui exprima toute sa reconnaissance pour ses services et lui donna la bénédiction papale.M.Soreau, curé de la cathédrale, apporta ensuite le saint viatique au mourant et lui administra l’extrême onction, en présence des vicaires généraux, du chapitre et d’un groupe de fidèles.Toute l’assistance fut édifiée de sa piété.Il s’unissait de vive roix aux prières et, de peur de rien omettre, il consultait de temps en temps son plus cher disciple, M.l’abbé Baizeau.Puis quand la cérémonie fut achevée, il serra la main à chacun des prêtres et des fidèles.— 44 Au revoir ! leur disait-il, ce n’est pas une séparation !”—Non, pour les âmes du moins : l’Eglise militante, souffrance et triomphante demeure unie dans le Christ.A M.l’abbé Petit, directeur des orphelins * — 44 Faites prier pour moi, lui dit-il, vos petits enfants ! 44 Au II.P.Babin, de la Compagnie de Jésus : — 44 Priez pour moi.saint Ignace! ” A une dame qu’il reconnut : —Soyez une bonne tertiaire ! ” Réunissant enfin les prêtres de la Sainte-Face et les laïques associés à l’œuvre, il leur recommanda l’union et le dévouement et leur donna sa bénédiction.À sept heures, il exigea qu’on le levât, comme s'il eût voulut mourir debout ; mais il défaillit aussitôt, et il fallut le remettre dans son lit, où il recouvra quelque force.On commença les prières des agonisants.M.Buisson, vicaire général, lui rappelant alors qu’il avait beaucoup prêche le sacrifice de la croix, le mourant répondit : 44 Je demande au bon Dieu d’apprécier d’une manière pratique le mérite du sacrifice.” Comme on reprenait les prières, il tomba dans une sorte de prostration ; puis, son visage s’épanouit ; ce fut comme une sorte de rayonnement qui l’illumina : son âme paraissait devant Dieu.Ainsi s’est éteint doucement, dans la paix du Seigneur, le saint prêtre, successeur du 44 saint homme de Tours ”.J.Messire.Propos Divers (SUITE ET FIN) Telle est la thèse.Pour nous elle n’est pas nouvelle.Il y a longtemps que Balzac, dans les 44 Paysans ”, l’a exposée et soutenue, an grand scandale des amateurs de bucoliques.Mais Tolstoï la poussejusqu’à ses plus extrêmes conséquences.Il n’admet même pas dans son drame une figure sympathique, sur laquelle le spectateur puisse reposer un instant ses regards rassasiés d’abominations.Cet artifice de composition serait à ses yeux une faiblesse coupable, une concession pusillanime qu'on pourrait invoquer contre sa doctrine du mal inévitable et de la fatalité congénitale du vice et du crime.Ici apparaît un trait frappant de parente entre le comte Tolstoï et M.Emile Zola.Tous les deux ne voient de l’humanité et de la société que les difformités et les misères, et pour faire passer dans notre esprit leur pessimisme universel, ils ne reculent ni devant les choses ni devant les mots.Il y a dans V 44 Assommoir ” une épouvantable scène où l’on voit un ivrogne abruti par l’absinthe attacher au pied d'un lit sa petite lille âgée de de douze ans et la cingler de coups de fouet pendant des heures entières : et cela pour rien, pour le plaisir, parce que l’absinthe lui a suggéré tout à coup cette féroce fantaisie.Et la pauvre enfant meurt ainsi, martyre, sans savoir pourquoi.La scène est horrible, mais quand on ne l’a pasiluo on ne peut imaginer les mille détails que l’écrivain accumule pour en prolonger l’angoisse et en raffiner l’horreur.La même préoccupation se trouve dans la scène de Tolstoï où le paysan Nikita raconte comment il a tué le Nouveau né ; comment il l’a mis on-tro deux planches et écrasé lentement en marchant dessus.Il entend les os qui s’écrasent, il voit filtrer le sang entre les planches ; cependant l’enfant “piaule” mais Nikita ne s’arrête s’arrêto que lorsque le petit corps est devenu 44 plat, cmine une galette.” Là-dessus, les fanatiques poussent dos cris d’admiration.44 C'est Eschyle ! ” s’écrient-ils.44 C’est Shakespeare qui nous est rendu ! ” Pour moi, je pense que ce qui nous est rendu s’est tout simplement Eugène Sue, et encore ! Ces effets, après tout, s’obtiennent facilement, et s’il n’y avait pas autre chose dans les grands tragiques dont on invoque les noms, ces noms probablement ne seraient jamais parvenus jusqu’à nous.Le comte Tolstoï est tombé dans une autre erreur de même nature, et qui accentue Ja ressemblance entre Zola et lui.Comme Zola, il fait tenir à ses personnages les propos les plus abjects et de deux mots qui pourraient rendre sa pensée, on peut prédire hardiment qu’il choisira toujours le plus bas.L’enfant, pendant qu’on l'écrase, ne crie pas, il 44 piaule.” Les autres personnages ne s'insultent pas, ils 44 s’engueulent.” 44 Ah ! tu engueules le vieux ! “ s’écrie une femme scandalisée de voir outrager un vieillard, et son interlocuteur riposte en l’appelant'; 44 chameau ! ” Ceci donne la note ; tout le reste est à l’avenant, et j’omets à dessein les mots obscènes qui foisonnent, et que je ne voudrais pas indiquer même d'une initiale, par respect pour mes lecteurs.Et qu* on no mette pas ces malpropretés sur le comte des traducteurs.Le comte Tolstoï parlelraiiçais comme un l’arisien,et j’ai dit qu'il avait corrigé de sa main la traduction jouée au Théâtre Libre.On peut donc juger l’œuvre et l’auteur sur cette traduction et je crains fort que le jugement en définitive, ne soit favorable ni à l’auteur ni à l’œuvre.44 Mais c'est la Terre ! ” s’écriait-on l’autre soir, et il est certain que, dans sou drame, M.le comte Tolstoï se montre le digne émule de M.Emile Zola.Lorsque le public très spécial et très décidé à l’ovation qui assistait à la représentation a salué de ses applaudissements la pièce qui venait de finir, M- Zola a pu fort légitimement revendiquer sa part du triomphe.11 y a là beaucoup de choses qui viennent.11 ne peut à coup sûr être indifférent de voir la grande influence qu’exerce M.Zola sur la jeune Russie.Mais que devient en tout cela la régénération tant prônée du goût français par le goût russe, et cette transfusion de littérature 44 primitive *’ qui devait rajeunir notre veine épuisée ?Je parlais de déconvenue tout à ’heure, et véritablement c’en est une, et même un peu ridicule.Rêver des t ésors hespérides, Et presser tendrement un navet sur son corur I Quel réveil ! On rassemble dans une salle de spectacle la fleur du Paris lettré ; il s’agit d’assister à la révélation de quelque mystère 44 génial " d’un ordre inconnu.Les initiateurs ont l’air majestueux et pénétre qui convient à leur sacerdoce ; les néophytes se recueillent et attendent dans une attitude respectueuse l’apparition du dieu : le dieu paraît, et c'est Zola ! Zola à la vérité orné de quelques oripeaux russes, comme Floquet essaie présentement de s’en ajuster pour son diner de ce soir, mais toujours reconnaissable sous le déguisement qui n’a changé ni ses idées ni son langage.44 Franchement !" s’écrient lesnéo-44 phytes.ce n’était pas la peine de 44 venir si loin pour relire la 44 Ter- 44 re ” ! Tous cependant ne parlent pas ainsi.Il en est qui ne veulent pas avoir le démenti de leur enthousiasme, et qui s’essoufflent à s’enthousiasmer.D’autres, comme le dindon de la fable, et très sincèrement, croient 4‘ voir quelque chose.” Mais ils sont fort embarrassés de dire quoi.Peut-être, à la réflexion, se rendront-ils mieux compte de ce qu'ils éprouvent et trouveront-ils dans la 44 Puissance des ténèbres ” les “dessous ” psychologiques,sociaux et mêmes religieux que les croyants y découvrent avec les yeux de la foi.Et de lait, ils y sont ces dessous, et ils sc dégagnent tout seuls de l’œuvre de Tolsto ï comme de l’œuvre de Zola.Us se résument dans une vérité banale à force d’etre vraie : c’est que l’humanité est encline au mal et que pour la garder des excès Tolstoï et Zola nous la montrent vautrée, il faut autre chose que des policiers et des gendarmes ; il faut l’Evangile.Mais jo gagerais bien que co n'est point pour démontrer cette vérité qu’on a fondé le 44 Théâtre Libre.” Chaules Gaussan.Merveilleux Nous croyons qu’il eu il notre devoir dans l’intérêt de personnes qui souffrent, d’attirer l’attention de nos lecteurs sur le certificat que publie dans une autre colonne la COMPAGNIE D’EAU DE ST-LÉON.Les propriétés curatives uc cette eau pour toutes les maladies constitutionnelles sont tout sim* planent merveilleuses et nous ne saurions trop la recommanjj der aux personnes souffrant de la dyspepsie rhumatisme, constipation, m ladies de la peau, etc., etc.BUREAU DE POSTE, Burlington, V.T., A la Cie d’Eau St-Léon, Messieurs, Vous me demandez de vous dire ce que je connais de 1 Eau St-Léon.J’ai le plaisir de vous informer qu’il y a cinq ans, lorsqu’alors je n’étais Agé que de quinze ans, je souffrais horriblement d’une maladie de la peau, je fis un usage copieux de l’eau St-Léon et au bout de trois semaines j’étais couvert de boutons, de la tête au pieds, l’eau ayant ctt l’effet de chasser les humeurs du système.A la fin de la cinquième semaine de ce traitement, j’avais la peau aussi nette que n’importe quel autre enfant de mon age et depuis j’ai toujours été bien portant.Je certifie ici avec plaisir, que je dois ma guérison à l’eau St-I^on.Votre dévoué, 275-2f Earle S.Kiongslev.Cette Eau pour la maladie de la peau est en vente chez tous les détailleurs à 25 cts le gallon.Deman-dcz-là à votre droguiste ou chez votre épicier.Vendue en gros et en détail par MM.GINGRAS, LANGLOIS & Cl E No iî, Port Dauphin, Québec.Agents pour la Puissance Québec, 30 sept 1SS7— 539 Suide des Voyageurs Chemins (Je Fer teaaa' « îwa.a'anmarABasggw Chemin de Feu du Pacifique Canadien Départ de Québec Train Express direct à f.30 h.p m.Train Express direct à 10.03 II P* ni.Le train du dimanche part de Québec pour Montréal à 3.30 heures p.ni.Uuébeo et Lac St-Je an Allant au Nord O.35 A.M.Train mixte laissera Québec pour St-Raymond arrivant làà 10.10 a.ni.et sc rendant à la Rivière à Pierre les mercredis et vendredis, arrivant là à 11.50 hrsa.m.5.30 P.M.Train de la malle tous les jours arrivant à St-Raymond à 7.15 et à la Rivière à Pierre à S.15 p m Al land au Sud 0.00 A.M.Train de la malle laissera la Rivière à Tierre tous les jours (St-Raymond 7.00 a m.) pour Québec arrivant là à S.45 a m.2.15 P.M.Train mixte laissera St - Raymond tous les jours (Rivière à Pierre .es mercredis et vendredis à 12.20 p m.pour Quél>cc arrivant là à 6.10 p ni Chemin de Fer Intercolonial Trains laissera Lévis pour Halifax et St-Jean à S.co a.m.Pour la Riv.-du-Loupet Ste-Elavie à 11.15 a.m.Pour la Riv.du Loup à 5.55 p.m.Ces trains circulent sur l’heure du Eastern Standard Time, Bateaux à Vapeurs zxzzuz Québec et Lévis I^cs bateaux font le trajet entre Québec et Lévis tous les demis heures.Prix lo cents pour cinq* e passage.TRAVERSE DE QUEBEC A LÉVIS.QUÉBEC I LÉVIS A.M.;o M .1 1 1 e /•ov A.M.j) o u r 7.00 Train mixte de la Halifax.Acco-i Riv du Loup, m od a t i o n pour P.M.2.00 Malle de la Riv.du Loup.la Rivière dul.oup 10.30 Malle pour la Rivière du l.oup.P.M.5.00 Acc o m o d a t i o n pour la Rivière du Loup.Pour le Québec Central P.M.12.30 Express pour Sherbrooke P.M.2.00 Tmin M i x t c pour St-Joseph A.M 11.30 Train mixte de Saint-Joseph, P.M.Express Sherbrooke 3-3° de Traverse dit Grand Tronc LAISSERA QUEBEC P.M.1.30 Train Eclair pour l’Ouest.P.M.7.00 Malle pour l’Ouest.Voyages intermédiaires pour fret.S TA TION DE LE VIS A.M.U 00 Malle de l’Ouest.P.M.2.00.Express de l’Ouest Lie Courtier du Canada* Lundi Mars SOMMAIRE Tkuilltoln.—Les travailleurs de U mort M.l’abbé Janvier • Propos divers Expliquons-nous Petite ga/ette Vite de St-Joseph QuiqiKV su uni Echos d’Ottawa Dépêches Echos •fmftYrw & S N ONCES NOUVELLES On demande —Hotel Richelieu Cour Supérieure—P.Malouin l’ehan brothers A vendre—M.Cléophe Lavoie.Uniment ^ér.cau lias varices dalpiaz PETITE GAZETTE Les élections qui ont eu lieu samedi ne changent rien dans le résultat du scrutin de 1887.Le Dr Platt a été réélu dans le comté de Prince-Edouard, et le Dr Roome dans Middlesex Ouest, avec des majorités accrues.La date de l’élection dans le comté de l'Assomption est fixée au 3 d avril.CANADA QlEHIX, 12 MA HS I8S5.e«>£XUBU Une dépêche d’Ottawa annonce que le lieutenant colonel O'Brien ayant décliné l’offre du commandement du détachement qui prendra part au concours de Wimbledon, l hon.Chs.Macdonald d’Halifax le remplacera.L'Université Laval vient de conférer le titre de Docteur en droit à Son Excellence, l’ilonorable A.R.Angers, Lieutenant Gouverneur de la Province de Québec.EXPLIQUONS-NOUS M.Tardivel sollicite de nous une explication.11 cite un extrait du Courritr du 27 février, dans lequel nous lisons que la protestation du R.P.Augier “a été nécessitée par les excès do certains journaux que des articles comme ceux de la Justice, par exemple, ne pouvaient passer sans protestation.“ qu'ils constituaient un véritable scandale " que “ les actes disciplinaires d’un supérieur religieux ne relèvent pas de la presse, "et que les journaux donnent un détestable exemple quand ils empiètent sur les privilèges et les immunités de la hiérarchie ecclésiastique." Puis, après nous avoir cité, le rédacteur de la Vérité ajoute : Comme la Virile a traité la question dont il s’agit plus à fond qu’aucun autre journal, les lecteurs du Courrier seront portés à croire, naturellement, que notre feuille est comprise dans les *• certains journaux " qui, au dire de M.Chapais, ont empiété sur les privilèges et les immunités de la hiérarchie ecclésiastique.'' Nous invitons M.Chapais à faire voir en quoi et quand la Vérité s’est rendue coupable de cette faute, ou bien à déclarer que ces 11 certains journaux " ne comprennent pas notre feuille.Notre réponse sera courte et honnête.Quand nous avons parle des excès de certains journaux,5 * nous avons certainement pensé à la Vérité, à l'Etendard et à la Justice, qui, suivant nous, ont été excessifs dans leur polémique autour du nom du R.P.Paradis.C’est là une matière d'appréciation pour le public, et nous sommes du public.La Patrie se plaint amèrement de ce que les conservateurs se sont emparés du Conseil de ville de Montréal, et contrôlent la majorité de presque tous les comités.M.Dubail, consul général de France revient au Canada à bord de la Gascogne avec l'hon.M.Mercier et M.Paul de Gazes.Nous regrettons d’apprendre le décès de Madame Ducliesnay, sœur de Son Eminence le cardinal Tasche-chereau.Son Eminence voudra bien accepter nos plus sincères condoléances.FÊTE DE St-JOSEPH ; La fête du bienheureux patron de l'Eglise universelle a été célébrée hier avec un éclat considérable.Les deux sociétés de bienfaisance dites Unions de St Joseph ont fait avant l'office une procession à travers les principales rues de St Roch et de St Sauveur.À st roch] La petite chapelle des morts était le point de ralliement des membres de l'Union St Joseph de St Roch, pours se mettre en procession.Vers neuf heures les officiers de l'Union, M.le Chevalier Martineau à leur tête, puis les autres membres précédés de la musique du 9e bataillon, commencèrent à défiler par les rues de la Chapelle, du Roi, du Pont.St Valier, jusqu'à St Sauveur et revinrent à l'église de St Roch par la rue St Joseph.Les délégués suivants des sociétés sœurs étaient présents : MM.David Mais le reste de la citation s’appli- Giroux et Edmond Grenier, de Beau-quait clairement à la Justice seule.P°rt ; Ephrem Dugal, de Saint Jean crovons-nous.Et lorsque nous par* Baptiste ; David Falardeau, de Sille-lioiis dempiètement sur les immu- Ly ; le chevalier F.It.Campeau, nités ecclésiastiques, nous n’enten- d’Ottawa ; Guillaume Bouchard et dions nullement désigner la Vérité I Octave Jacques, de St Sauveur ; qui, manifestement, a été beaucoup J Cléophas et Jérôme Lédard, de Char-plus réservée, en ce point, que son lesbourg ; Philippe Beaulieu de Lé- confrère national.Vls* Dans notre numéro du 3 mars, Au bas chœur, on remarquait au nous avons même opposé à Justice nombre des invités, Son Honneur le la parole de M.Tardivel : “ Les jour- maire de Québec, l’hon.C.A.F.Pel-naux et le public n’ont pas à inter- lctier et Mme relletier, M.Jules venir dans les relations de supérieurs Tessier, Ai.F.P., M.A.IL Falardeau, à sujet ” et nous avons fait con- JM.et Mme W.Miller, M.et Mme D.truster l’attitude des deux feuilles.Guay, M.et Mme Perd.Delislc, M.Le rédacteur de la Vérité ne saurait Jet Mlle Teachy, M.et Mme Léger donc nous reprocher de l’avoir Brousseau, M.et Mme A.Mailloux, montré soixs de fausses couleurs.ctc-Mais puisque nous y sommes, à Le service divin a été célébré par notre tour nous demanderons une JM* l’abbé Brunei, avec MM.Guimond déclaration à M.Tardivel.Approuve- et Fectean comme diacre et sous dia-t-il l’immixtion de la Justice dans les cre- relations de “ supérieur à sujet ; ’> ÛI.J ubbé 1.M.Labrecque, prol’es-approuve-t-il en particulier l’article seur de théologie au Séminaire, a fait du 20 février, où le E.P.Augier est le sermon.L’éloquent prédicateur a attaqué en sa qualité de supérieur du développé avec talent le texte sui- P.Paradis ?™nt : M.Tardivel ne l’a pas encore dit Tu eris super domina meam ; nettement à ses lecteurs.Lui qui U no tantum regni solio tepmeedam.aime tant à savoir ce que pensent ses Je vous donne l’autorité sur ma M.le curé Bélanger, son chapelain, qui a répondu très chaleureusement, puis elle a escorté sou président, M.le chevalier Martineau à sa résidence.A ST-SATJVEUR Comme à l’ordinaire, VUnion St Joseph de St-Sauveur n a rien épargné pour donner de l’éclat à la fête-do son Patron.La procession ayant en tête le corps de musique du Se Carabiniers Royaux et sa riche bannière de fraîche » acquisition,a défilé par les rues Boisseau.Sauvageau, St-Valier, Dorchester et Ste Hélène, où elle arrêta prendre le président de f Union, M.J.B.Thibeaudeau, à sa résidence , de là la procession a continué sa marche par les rues de l'Eglise, Ste Marguerite, St.Joseph, St.Valier.Albert, et est ensuite rentrée à l’église Saint-Sauveur.Une foule énorme encombrait les rues sur tout le parcours de la procession.* A 9.30 la procession était de retour à l’église de St.Sauveur où une grand’messe solennelle a été chan- w tée.On remarquait au bas chœur les invités dont voici la liste : Son Honneur le lieutenant-gouverneur et son aide de camp le lieutenant Lessard, l’hon.Duhamel, l’hon.Garneau, l'hon Shehyn, l'hon.Turcotte, Frs.Kirouack, écr., le Dr 01.Robitaille,, F.Carbray, P.Corriveau, Président Société St Jean Baptiste de St Sauveur ; A.Robitaille, Président Société St Jean Baptiste de Québec ; P.Pelletier, Président des tailleurs de cuir ; Ü.Murphy, J.F.Peachy deux délégués de l'Union St Joseph deBeauport; Ü.Bichette, M.Frémont, Président Institut Canadien ; Frédéric Juneau, P.J.Boivin, G.Marchand, P.B.Dumoulin, A.H.Falardeau, Président Union St Joseph, St Colomb de Sillery ; A.N.Côté, Dr Gin-gras, Président commissaire d’écoles St Sauveur ; P.A.Bourget, Union St Joseph Notre-Dame de Lévis ; Dr Rinfret, Union St Joseph St Jean Baptiste (délégués) ; la Presse.Monseigneur Hamel officiait assisté des Rév.PP.Valiquette et Pelletier comme diacre et sous diacre.Le chœur de St Sauveur, sous la direction de M.Lapointe, a chanté avec grand succès la 12e messe de Mozart.Au graduel on a chanté le Eenedicta Maria de Lambillottc.La fanfare du 8e Carabiniers a joué une ouverture à l’offertoire et la marche du 7e Régiment à la sortie.Après la messe il y a eu présenta tion d'une adresse à Son Honneur le lieutenant-gouverneur.Son Honneur a répondu brièvement mais avec une émotion visible aux paroles qui lui oui été adressées par le président de l’Union, M.J.B.Thibaudeau.Celui-ci n’avait pas oublié d’offrir des remerciements au R.P.Grenier, supérieur de la Commuauté des Oblats, pour l'intérêt qu’il n'a cessé de porter à f Union depuis qu'elle existe.?Son Eminence le Cardinal Tasche- Eli bien î M.le Rédacteur, c’est contre cet état de choses que nous désirons protester et, certes, il en est plus que temps ; car du train que va la calomnie, on aura bientôt fait du corps universitaire, un corps de perturbateurs, un corps non civilisé.C’est donc contre cqs fautes de lèse-éducation, dont on nous gratifie chaque fois qu’un écervelé a le malheur de perdre féquifibre,que lions voulons protester.Qu’il soit doue entendu que nous ne méritons nullement ces invectives ;*ri n s détracteurs étaient un peu plus logiques ils pourraient sans aucun doute s’apercevoir que nous ne sommes nullement coupables dos torts qu’on nous attribue.En veulent ils un exeinple î Mentionnons la séance do mercredi soir, donnée à rUiliversilé Laval par MM.les étudiants du Petit Séminaire.Peut-on raisonnablement supposer que les Uni" versitaires aiuaient poussé l’indélicatesse jusqu'à injurier MM.les Séminaristes qui leur avaient fait l'Iionneurde les inviter spécialement à assister à leur séance.Peut on légitimement croiie que les Universitaires se seraient permis de censurer per des cris et des huées leurs confrères Universitaires qui avaient généreusement prêté leu»* concours à MM.les membres de l'Académie, eu contribuant à rehausser l’éclat de la séance par leur chant.Non, évidemment non ! de telles suppositions seraient absurdes.Si au lieu d'accuser à tort et à travers ou se donnait la peine de chercher quels sont les coupables, ou se convaincrait qu’il rst facile d’être universitaire sans être gamin, et d’être gamin sans être universitaire.S'il v a de ces êtres mai élevés, qui parviennent à se glisser parmi nous, nous ne sommes pas response blés de leurs actes.Cuique saura.Si les universitaires avaient ce mépris des bienséances et celte indélicatesse qui caractérisent si bien les auteurs de ces désordres, ii suffirait de mentionner un nom pour, de suite, nous exonérer de tout blâme.Nous n’aimons pas la médisance.Celui qui a crié : Ecoulez ! Ecoulez ! durant la séance de mercredi soir, se connaît et nous aussi nous le connaissons.C’est un certain employé dans un bureau de Québec ; c'est un chevalier errant qui n’a rien de mieux à faire que d’insulter tout le monde sans distinction d’àge, ni de sexe, partout où il se trouve, dans la salle de réception à l’Université, à f Institut-Canadien, dans les rues, enfin partout où sa gracieuse personne vient en contact avec des gens qui ne se trouvent \ as de sa condition.Restez donc chez, vous, MM.Es fanfarons.vous n'v perdrez, pas, et nous, nous y regagnerons.Car peut-être que nous n’aurons plus à répondre à ceux qui nous accusent de dégénérer,q ne nous ne dégénérons pas.Nous sommes trop orgueilleux de la réputation que nous ont laissée ceux qui nous ont devancés pour sous permettre de la ternir.Espérant que ces quelques explications suffiront pour rassurer le public sur notre compte, Je demeure, M.le Rédacteur, Voire très reconnaissant Un UnIVEHSITA! UE.LES CONFERENCES M.LEGENDRE Charmante conférence à l’Union chereau qui devait assistera l’office, Commerciale,vendredi dernier.Vingt en a été empêchée, au regret de tous, «ws de Québec, tel est le titre du par la mort de sa sœur, madame Du- travail intéressant que M.Napoléon DEPECHES LA MORT DE L’EMPEREUR Londres, 10.—La mort de l'empereur Guillaume continue à faire le sujet de l’attention générale du public de celte ville.Tous les journaux publient des biographies de l’empereur et, quelques uns mêmes, sont eu deuil.De ce nombre sont des journaux du matin.C’est là un tribut d’iiommage qui est rarement rendu à un personnage étranger, qutdqu’il-lustre qu’il soit.Un fait curieux c’est que la première nouvelle de la mort de l’empereur fut transmise à l’ambassadeur allemand do cette ville, par Je moyen d’uu télégramme, reçu à neut heures du matin, par lord Salisbury, et que ce dernier lit parvenir à l’ambassade allemande.On a une preuve de la vénération du public anglais pour le vieil empereur dans le fait spontané suivant que b s députés des deux partis politiques aux Communes se décoiffèrent lorsque l’hon.M.Smith lut le télégramme officiel, confirmant la nouvelle de la mort de l’empereur Guillaume.LEJEUNE RÉGENT D'ALLEMAGNE Londres, 10.—La politique du jeune régent d’Allemagne est suivie avec le plus vif intérêt.On voit jusqu'à quel point l’opinion publique redoute sa trop grande ardeur militaire par le fait que, dans plus d'une circonstance, le jeune régent a jugé nécessaire de chercher à rassurer le peuple allemand sur son compte.Ce peuple a trop conscience et expérience des horreurs de la guerre pour ne pas désirer ardemment la paix.LE PRINCE DE GALLES Londres, 10—C'est aujourd'hui le 2f>«* anniversaire du mariage du prince de Galles.La reine Victoria dînera a\a e lui au Malborougli House.C’est la première fois qu’elle dine en dehors de sou palais depuis la mort du prince Consort.Vu le décès de l'empereur Guillaume.ce dîner n’aura pas le caractère d’une démonstration publique.Ce ne sera qu’une simple réuniou de la famille royale ; et aucun autre personnage, à part les parents du prince et de la princesse de Galle?, y assistera.M.CHAMBERLAIN Londres, 10—Le steamer de la ligue Gunard, VUmbria, avec M.Chamberlain à son bord est arrivé dans ce port aujourd’hui.M.Chamberlain part ce.soir pour Birmingham où il sera l’objet d'une réception publique.UNE VILLE DÉTRUITE 13,000 PERSONNES TUÉES San Krancisco, 17.—Le steamer City Sidney apporte des détails sur Je tremblement de terre de Yunnan.La ville entière est en ruines et plus de 13,000 personnes ont été tuées.Une grande étendue de terre s’est affaissée et a été remplacée par un lac.Nouvaine de grâces La ncuvaiqo do grâces commencée le i du courant se termine aujourd’hui à la Congrégation de la haute-ville.Cette pratique de piété a été faite eu Thonneur •le Saint-François Xavier.* oàar 1200 vgs do Tweed et de Serge double largeur venant d’etre reçus, sorout offert en Job, à $1.60 la vg par IL, GAGNON & CIE, EUE DE LA COURONNE.Québec, 14 février iSSS.742 Accident On riit qu’un ouvrier nommé St-Miclu-i s'est blessé gravement à la jam.be, ou travaillant à la forge,au Palais législatif.Université Laval cours pu nues Demain, mardi, à f|* h., conférence par .Monsieur l’abbé J.Beaudoin, professeur d’iiistoiro du Canada à la faculté des arts.Su jet : u Jeun Cabot.’’ Ce que je ferai ! Les symptômes de l’excès de Bile sont malheureusement trop bien connus.Ils different jusqu’à un certain point cluz es diffère,il ; individus.Un lioinme Bilieux est rarement un mangeur à son déjeuner.Trop fréquemment, hélas il a un excellent appétit pour les liquides mais il en manque le matin pour les soiides.Sa langue mérité d'etre examinée en tous temps ; si elle n'est pas biam li • et chargée, cil - est ru le, à coup sùr.Lo système digestif est tout à fait en désordre et la Diarrhée ou la Constipation est un symptôme ou les deux peuvent alterner.Ou rencontre sou vent les I Iémonhoï 1-s et même porte d sang.Il peut y voir du vertige et souvent du mal de lêle et de l'acidilé soullatulence et sensibilité au creux d; l’estomac.Pour corriger tout cela sinon le guérir essayez la Fleur a Août de Green, elle coûte peu cl des milliers d » personnes attestent son efficacité.Eglise de la basse-ville Nous apprenons avec plaisir notre ami M.J.M.Tardivel, peiulrt que décorateur Ac cette ville, a obtenu b* chesnav.mqi K si;u.u Monsieur le Rédacteur, Legendre, causeur disert ut.délicat, est venu lire devant un nombreux et sympathique auditoire.Vingt ans de Québec ce sont des réminiscences littéraires, c’est Phis- Echos di.Nouvelles Echappée belle Les passagers qui se trouvaient dan.* le train-express d’Halifax, samedi soir, le \ mars, ont failli être précipités dans l’éternité.Vers Jes 3 heures, le train arrivait à toute vitesse aux montagnes de Cobéquid,quand un choc se fit sentir U.• * -il ._ I .‘I.' /Otui » ui^iiOéJ, (UU1C1UI3 uu V.rilt" : tram comme si la locomotive fut bec cl aujourd’hui teneur do livres à contrat pour les travaux d'embellissement de l’église de Notre-Dame des Victoires.M.Tardivel est un décorateur distingué cl consciencieux, qui fera res décorations avec l’habileté artistique qu’on se plaît à lui reconnaître.Ce qui froisse un plombeur Rien ne froisse un plombeur comme d’acheter quoique ce soit dans une pharmacie de détail.Bien ne l’ail des meilleurs ou de plus beaux biscuits que la poudre île Crème de 'Tartre impériale.Vendue par tous les épiciers.Société St-Jean Baptiste de Boston Ont été élus officiels de celle société, le 7 du courant : W.l'iliatrau 11.président ; Jos.Débi-garô, vice président ; (ieo.Lapointe, secrétaire archiviste; Edouard Dugal, secrétaire correspondant ; F.X.Julien, secrétaire financier ; L.Vanier, trésorier et collecteur ; A.Verdon, sergent d’armes.Directeurs.—A.Verdon, O.Doré et E.Dugal.Comité de visite.—Jos.Débi-garé, A.Marceau et O.Doré.M.Oscar Gagnon, autrefois dcQué- renue en contact contre un obstacle sur la voie.Les chars dérai liés rebondissaient sur les traverses, jetant à droite à gauche les passagers épouvantés, et après avoir parcouru un demi mille de la sorte, 011 parvint à arrêter le train.Les passagers, tellement terrifiés qu’ils ne pouvaient articuler aucune parole, s’empressèrent de soilii des chars pour Boston, a été reçu membre actif de la société.Onguent et Pilules d’IIolloway Dans toutes les maladies il convient défaire un elloil suprême pour chasser ces infirmités ennuyeuses el les guérir.__________________________________ ^ Les remèdes remarquables découverts s’àssü rer d e la cà usé d iT d~é raille ment.I Pai le Professeur lloliaway accompli-et furent saisis d’épouvante en consta- D’011*' ce résultat désirable, sans provotant que le train déraillé s’était arrêté à VOfJuer aucun de ces dangers résultant six pieds du bord d’uu préeipb- de 200 de ranliquc müthode de lrailei* les in-pieds de haut.Tout le train à iVxcention "aminations ulcéreuses, les affections du tombereau en arrière de la locomo- ?croîllle,l.ses» et les ennuis du scorbut.Liva avail déraillé ta rrrv.a Des invalides les plus timides peuvent se confrères de ceci et de cela, ne trouvera certainement pas notre curiosité déplacée.[maison ; Je n’aurai au-dessus de vous que (le trône.Grandeur de St Joseph prouvée : lo par la haute dignité dont il a été Le rapport de la commission char-1 revêtu ; 2o par la mission surémi-gèe du règlement des léclamations nente qui lui a été confiée ; 3o par nées de l’insurrection duNord-Ouest la puissance souveraine qu’il possè- a été produit en chambre jeudi.deLe nombre total en été de 925 dis- La partie musicale a été à la tribuées comme suit : 577 de Prince hauteur de la circonstance.Il existe dans noire ville un état de toire anecdotique et piquante d’un c 110 - •.* b regrettable pour le public en gé- groupe d’écrivains qui ont travaillé nerab et plus; fâcheux encore pour les pour la publicil6> do 1866 envir Etudiants de 1 I mversité Laval.Je veux parler des désordres qui se commettent partout et qu’on est toujours tenté, —je ne sais pour quelle raison — d’imputer aux Etudiants._ a 1880.La conférence a paru courte à tous les auditeurs.MM.J.Frémont, président de Albert ; 147 de Battlelord ; 127 de Calgary ; 74 de Qu’Appelle.La somme des réclamations fut de $1,208,713 dont il 11'a été approuvé que pour $483,700.Le chœur de l’orgue dirigé par M.Joseph Turcotte et accompagné par M.Ph.Roy, a chanté lamessc de Ste Thérèse de La Hache.A l’issue de la messe, l’union St*Joseph a présenté une adresse à En effet, y a-t il une séance quelcon- l’Listitut-Canadien, et Faucher de que: concert, représentation drainati- St-Maurice, ont félicité le conféren-que, etc., pendant laquelle certains indi- cicr en t ermes très heureux, vidus, qui ont plus do toupctque de no- M.paquet lions de savoir-vivre se laissant entraîner à tous les desordres où Jles poussent M.l’abbé L.A.Paquet a donné sa leur nature vile et leur mauvaise édu- deuxième leçon sur l’apologétique cation : vite on s’empresse d’en accuser chrétienne.Il nous en a fait, cette les étudiants.Et pourquoi ?ou ne fois, l’historique.Rien de plus ins-lc sait pas î Plutôt on le sait ; c'est uni- tructif et de plus attachant que cette quement parce que nous sommes uni'Levue idc ct é] ntc de ds , ., travaux des apologistes chrétiens.sœuvrés ! ces fainéants qui se permettent ^ous.avons caractérisé 1 autre jour ia les choses les plus disgracieuses pour le du jeune et distingué con- public.Pour eux, tout est bien ; ils peu- lércncier.vent manquer aux règles de la bieusé- A propos de ces conférences nous ance, en toutes circonstances, peu im- protestons une lois de plus contre les porte, pourvu qu’il soient dans .un en- incongruités commises par des jeunes droit où il se rencontre un universitaire, gens sans éducation,qui ne sc gênent on 11e les accusera pas ; oh ! non, on nullement de parler à haute voix, et n'osera pas même les soupçonner.Sial- de faire du bruit durant les séances heur alors aux universitaires; ce sont et les soirées littéraires cl musicales ou.\ qui auront le qu’encourt ,1.1- Icsjplus i,U6ressantc8.il faudrait pour, , , ., ° tant qu un tel abus prît fin.de toute personne bien élevée.H__________ •* la mort., .Il est sérieusement questioudefon- hmi ia G.uinrcsolenneb dm* un nouveau jaimiat à Montréal.^S.fp 1 ^ ‘un Le nouveau né serait l’interprète des iuptistepat It s LL.1 I .sentiments du parti national et aurait Tous deux adoucissent, guérissent et _ purifient.L’un assiste i’Autrc inalérielle- —Rien n’égale la Salsepareille d’Ayer I ment à guérir et à renouveler les forces pour purifier le sang.C’est la inélecine épuisées de la nature, du printemps.T .1 I Journalisme Nouvelle religieuse .• , I 11 est sérieusement question de fouiller soir a eu lieu la ciuiur .1 • - J U l le de la neuvaine à l’église St Jean Hap.r.-, se„„mcnis un r, i u".V;"0”' C SL1 h.Y’u 1 l‘la 1 fl jmr pour parrain l’un des membres du gou-e 1 ore Dosy, et en i absence de bon vernemcnt de Québec : l’hon.Ceo.Du-Eminence le Gai dînai laschereau, em- hamel lîmhesnav ‘ M TJ TT™ °» i^ppellerait le Courrier de Mon- , r .m.l’nA 'i ÜCIUàl’ cl" Sern‘- trëal ou encore le National.naue .itl.uimk sa.m.Les rédacteurs seraient M.Léon Lc- \0'U la partie musicale de la « eremo- dion, de la h-esse, M.Rémi Tremblay, ' , ./f .ancien Iraducteur du Hansard, M.J.Entree.Cantique a m Joseph, par Uésaulniers de VEtendard et M.R.Le-les élèves des r reres.mieux.Te Joseph célèbrent^ chant harmonisé, -kt i • par l’Union Musicale.laissez pas n salutam de Lrozi», duo par MM.A.Le rhume prendre de l’empire sur vous.\ ailliiiicourt et 1 .Laurent, avec violon Vous pensez qu'il est léger.Mais il obligato par Al.Lourchesue.peut tourner en catarrhe, ou en pneu- Ave Maria de*Rossini, Union Musicale, inouic, ou en consomption Tantum Ergo, do Lambilotle, Union Lo catarrhe est dégoûtant.La pneu-Musicalc.monie est dangereuse.La consomption, Je Dcum.c’est la mort.• Le cliœur était dirigé par .M.Lp.Du- I.e système respiratoire doit être cou gai, et Geo.Hébert accompagnait à Tor- sor\é sain et à l’abri do toute obstruc- ,n,eL * .lion et de toute matière offensive L eglise regorgeait de lulo.es qui peu- Autrement on tombe dans dos troubles tant ces neuf jours ont suivi avec mu ne loutos les maladies de ces parties, cation.—Les furoncles, plaies et ulcères indiquent un sang vicié.La Salsepareille d’Ayer expulse toute humour malsaine ont.savent des milliers do personnes vous lo dir Elles ont été guéries par lui, et sai comment.75 cents, la bouteille.Demandez, a n’importe quel droguiste. Le Courrier du Canada Lundi 13 Mars 1888 l**Wt Une Merveilleuse Histoire RACONTÉE EN DEUX LETTRES.OU KTII Q • “28 Cedar St., New York, U U ri LO a 26 Octobre, 1882.** Messieurs: Mon pôro demeuro ft Glover, Vt.Il n beaucoup souffert des Scrofules, et la lettre cl-Jolnto vous dira les merveilleux effets produits par la Salsi:i'A1u:illi: d’Ayeh.«le crois quo son sang doit avoir été infecté depuis dix ans nu moins ; sans autro signe extérieur qu’une légère plaio Bcrofulcuso au poignet.Il y a cinq ans de nombreuses ulcères commenceront ft eo montrer, et pen ft pen so multiplièrent ft tel point quo son corps entier eu fut couvert.Jo vous assure, messieurs, quo fia position était bien critique quand il commença ft se servir do votro médecine.Maintenant il y a très peu d’hommes do son fl go qui jouissent d’uuo mcilleuro santé.«Jo pourrai facilement nommer cinquante personnes prêtes ft certifier (le la vérité des faits quo j’avance.A vous sincèrement, \V.if.rniLUpe.” nu pppp , " C’est pour moi un plaisir, HU rLllLi en mémo temps qu’un devoir, de venir auprès do vous attester et reconnaît ro les bienfaits quo j’ai obtenus par l’usago do la Salsepareille d’Ayer.Il y a six mois mon corps était complètement couvert d’une terrible humeur et de plnlcH HcrofnlotiscK.Cctto humeur mo causait des démangeaisons constantes et intolérables, et ft chaquo mouvement do mon corps le peau so fendait en différents endroits, et lo sang contait.Mes souff rances étaient terribles, la vio était pour [moi un fardeau.«lo commençai l'usngo do la SALSLl’AJtniLl.E au mois d’Avril dernier, et je l’ai continué depuis lors.Un changement immédiat commença à s’opérer ; pou ii pou les plaies eo sont cicatrisées, et ma santé est devenue parfaite en tous les points, de sorto que jo suis capable de faire uno bonne journée do travail, quoique j’aie soixante treize ans.Plusieurs inc demandent comment je suis parvenu ft obtenir une guérison si complète, alors qu'ils mo croyaient incurable ; et jo leur dis co que jo vous raconte aujourd’hui.Glover, Vt., 21 Oct., 1882.A vous sincèrement, 11 Ht AM PHILLIPS.” Le SALsr.rAiiEiLi.13 i>’Avi:it guérit Ica Scrofules et toutes les Affections Scrofu-leiiHes.Kilo nettoie le Fang de tonte impureté, et restaure la vitalité et la force ft tout lo système.PKÉPAItéE PAR Dr.J.C.Ayer & Co., Lowell, Mass.Vendue par tous les Droguâtes; prix ÇJ, six pour $5./ ON DEMANDE UN JEUNE CANADIEN-FRANÇAIS, avec de bonnes recommandations, Agé de vingt à vingt-cinq ans, sachant parler et écrire le français et l’anglais correctement et ayant l’expérience des affaires.On préfère quelqu'un qui aura été employé dans les nouveautés.S'adresser par lettre à L’IIOTEL RICHELIEU, Montréal Québec, 12 mars iSSS—4L 753 A vendre.Dernière Edition DANS ! \ Province de Qufbix, District do Quête.\ JCCHJK SUPÉRIEURE No 316.FÉLIX C.OI RDEAU.de la Cité de Quél ec, industriel.Pi ma Ni dit' R.ALPHONSE KEROUAC, ci-devant «le la cité de Montréal, maintenant résidant eu la cité de Poston.I >1 FENDEf K.9 JS rriIE Molson's Bank, o.-rps polltiqucct incorporé JL.ayant son piiucidzl bureau ri’afiairc en la cité «le Montréal.Tiers-Saisi.il est ordonné au I>éfcmleur de comparaître dans les deux mois.Pureau du rrotonotaiic, ) Québec, 6 mais 1 SSE.\ (Signé) P.MA 1.0 U IN, ‘ I*.c.s.Vraie Copie P>i.ANcm.i.Drouin C-' Pionne, Procs.Dcm.Québec, 10 mai iSSS.—2 f.752 GVÉSISSE2 VOÏIiE ESTOMAC J PUHIi'IEZ VOTEE iOIE! mm US RUBLES DE BRISTOL PUREMEiiï VÉGÉTALES «eut lo nuMÎlpur Purgat H* ri le Itombdo le rlîirace coîiIpp ioutos lus nuiiadirs do PKsto* snae, lo Foie oi la Hispepsie.Palmo-Tar Soap, If/.' (J MEOJÇINÂi sm
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