Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 20 mars 1888, mardi 20 mars 1888
3£eme Année No 34i-Edition quotidienne»!.1 ème Année Mardi 30 Mars 1888 & JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME.7 HO MAS G II A PA J S Rédacteur en Chef.3*3*833553 LEGER BROUSSEAÜ, Editeur-Propriétaire.Feuilleton du COUliltlEll DU CANADA 20 Mars 1888—N° 21 LES Travailleurs de- la SUITE! Du reste, depuis quelques .jours, l’humeur de Gaspard était devenu farouche, il parlait peu et d'une voix sombre.Gabor, l’interrogeant sur ses futurs projets, avait été rudement traité par le capitaine.II sentait que sa conduite a 1 égard du gentilhomme capturé à la ferme ne paraissait ni franche ni loyale.D’un autre côté, il n’avait osé demander à la Zinga-rclle une confidence que celle ci aurait dû lui offrir, blessé à la fois dans son orgueil et dans si tendresse pour celle qui devait être sa femme, il restait anxieux, et retardait la provocation d'un aveu indispensable.La troupe de Gaspard avait trop multiplié les méfaits pour rester davantage dans le pays, ou allait prendre un parti au sujet de Carlo Alberti, et il répugnait à Gaspard de le faire avant d’avoir un entretien avec la jeune fille.Mais, quelque insistance qu’il mît à la prier de lui expliquer quelles raisons la portaient à se dévouer pour l’étranger, la Zingarelle so contenta de répondre : —,1e raconterai devant tous pourquoi j’ai le droit de le défendre.Enfin, on décida que le départ aurait lieu dans trois jours.Quand il annonça cette nouvelle aux hommes do la troupe, Gaspard semblait heureux.On eut dit qu’il avait hâte de quitter les environs de Trieste.Gabor, son lieutenant, s'avança : —Capitaine, dit il, tu sais à quel point nous sommes soumis à tes ordres, et combien nous estimons ta bravoure, ne te blesse donc point si nous te demandons ce que tu comptes faire d'un homme qui.après avoir tué trois des nôtres, semble plutôt ton hôte que ton prisonnier.—lin vérité, répondit Gaspard, je n’ai pas encore pris de résolution à son sujet.—Il faudrait te presser, reprit Gabor avec une douceur mêlée de perfidie.Tu ne peux lui avoir sauvé la vie que dans l’espérance d’en exiger une forte rançon.Il n’y a point d inconvénient à ce qu'il soit resté prisonnier dans ce souterrain ; mais nous ne pourrions sans danger remmener à notre suite.Gaspard parut froissé de l'observation de Gabor ; mais une réflexion rapide le calma, et il répondit avec tranquillité : —Il est dans nos usages de faire payer cher la liberté à ceux que nous relâchons.Te vais faire mander ici le prisonnier, et nous saurons de lui ce que nous en pouvons espérer.—Bien, dit Gabor, nous attendrons qu’il s’explique.Evidemment, si Gaspard, n avait pas annonce qu’il allait en finir avec le prisonnier, les bandits l’eussent exigé de leur capitaine.Zachée reçut ordre d’aller chercher le gentilhomme, et peu après, celui ci entra dans la salle des délibérations.—Monsieur, lui dit Gaspard, nous vous avons traité avec courtoisie depuis que vous habitez parmi nous,et cependant c’est au milieu de ceux qui luttaient contre les nôtres avec lo plus d’acharnement que nous vous avons trouvé, llemarqucz que nous ne nous en étonnons pas.Nous sommes hors la loi, et l’on a droit de nous tuer comme des bêtes fauves.Si nous vous avions abandonné dans la ferme, vous seriez sans doute mort à cette heure, tandis que nous constatons que vous vous portez à merveille.Vous plairait il de nous apprendre votve nom V —C’est impossible, répondit le comte.—Vous êtes gentilhomme ?—Je le suis, répondit Carlo en regardant les brigands bien en face.— Riche ?—Je l’étais il y a quinze jours ; aujourd’hui, je l’ignore.—Par quelque moyen que ce soit, vous serait il possible do payer une rançon ?—Je ne le tenterai pas.—Réfléchissez, dit le capitaine : nous ne pouvons vous garder prisonnier.—Faites de moi ce que vous voudrez, répondit Carlo.En ce moment, un sourd murmure circula parmi les bandits.Monsieur, reprit Gaspard avec une sorte de déférence, ces hommes me regardent comme leur maître, à la condition que je remplirai avec eux les engagements de [’association.Si vous n’acceptez pas de payer votre liberté.* —Je suis un homme mort.répondit Carlo, c’est ce quo vous voulez dire, n’est ce pas ?— Je vous l’ai appris, nous ne gardons pas de prisonniers.—Et depuis quand devenez vous bourreaux ?demanda la voix âpre de la Zingarelle : —Que fais tu ici ?dit Gaspard avec colère, nul ne t’a appelée ! 11 ne t’appartient pas de défendre ce prisonuicr.Je t’interdis de plaider sa cause ; peut être n’ai je été que trop indulgent.—Ah ! lit la Zingarelle, vous êtes libre, Orsol.Pui-, se rapprochant do Carlo Alberti r,—11 n’a personne que moi pour le protéger, mais je suffirai à cette tâche.Je vais vous apprendre ce qui s’est passé jadis entre moi et une personne de sa famille.C'était â Vienne, un jour (le fête ; ma mère et moi, nous essayions de gagner quelque menue monnaie ; je chantais, je dansais, tandis qu’elle disait la bonne aventure.Nous récoltions beaucoup d’argent.On était au printemps et tout le monde semblait joyeux autour de nous.Heureuse de notre recette, nous allions quitter la place, quand une voix s’éleva et cria : —Les bohémiennes, les sorcières, en prison ! Une minute plus tard on allait ajouter : Les sorcières au bûcher ! Ma mère comprit le danger ; elle était brave, et se jeta au-devant de moi en tirant un stylet de sa poitrine.S’il ne se fût agi que d'elle, sans nul doute la Catarina eût commencé la lutte ; mais elle tremblait pour moi.Elle me serra rapidement entre ses bras, et me dit â l’oreille : (A suivre) L’empereur Guillaume Guillaume 1er [Frédéric-Louis] roi de Prusse, est né le *22 mars 1797 Il était le second fils du roi Frédéric-Guillaume III et frère puîné du roi précédent ; il entra de bonne heure au service militaire et assista aux campagnes de 1813 et de 1815 contre la France.Lors de l’avènement de son frère au trône [1840], il devint gouverneur de la Poméranie et chef de plusieurs régiments en Prusse et à l’étranger.Il siégea â la première Diète convoquée eu Prusse et eut une influence considérables sur la direction des aflâires politiques.Il faisait parai tre une prédilection marquée pour le règne militaire.Regardé comme le principal soutien des doctrines absolutist es, il fut obligé lors des évènements de 1848, de prendre la faite et résida quelques mois en Angleterre.Grâce à l’habileté du ministère Cam-phausen, il rentra à Berlin au mois de juin, et fut élu député à l'Assemblée nationale.Lorsqu’au printemps de 1849 la Prusse lit marcher ses troupes contre les révolutionnaires .Greene ; < Htawa (( )nl).G.E.McMartin ; St-André (Go Àrgen-teuil.) Arrivée c Le R.P.Sauloureur, dominicain cle Paris, doit venir, ce printemps, résider à St IIvjcinllie.«• Exposition cle volailles L'on exposait samedi dans l i vitrine de M.Simard, fruitier, rue cie la Fabrique, une magnifique pièce de la basse-cour une poule cle Brahma, du poids cle onze livres.Cette pièce avait été acheté de M.L.P.Vallée qui s’occupe sur une grande1 échelle, comme Ton sait, de l'élevage des volailles, et cherche à intro cl u ire ces meilleures races ici.Pilules d’Holloway Enervement cl manque d'Energie.-Quand les nerfs deviennent distendus, et que la paresse l’emporte sur l’énergie, c’est le bon temps de prendre des altérants comme les Pilules d'Holloway pour prévenir tout désordre pouvant dégénérer en maladie.Ces excellentes Pilules corrigent toutes les irrégularités et les faiblesses.Elles agissent si doucement quoique énergiquement sur les fonctions digestives et assimiialives, que tout le corps est révivifié, le sang est rendu plus riche et plus pur, les muscles deviennent plus fermes et plus forts et le système nerveux et abondant sont plus Vigoureux.Ces Pilules sont propres à toutes les classes et à tous les âges.Elles ont un effet des plus merveilleux sur les personnes de toute constitution, elles rectifient bientôt tout ce qui est défectueux, restaurent la force du corps et inspirent de la confiance à l’imagination.Choses et autres • SOINS A DONNE II AUX JEUNES AIlWtES, AU PRINTEMPS.Si Ton veut conserver aux jeunes arbres toute leur vigueur, il 110 faut pas omettre de laver le tronc des jeunes arbi es dont l’écorce rugueuse peut servir de réceptacle à toute sorto*d’insectes, de végétations parasites et de moisissures qui pourraient arrêter leur développement, les tuer même, car les jeunes arbres sont délicats.Le procède employé par quelques jardiniers consiste à les frotter avec uno brosse de chiendent trempée dans de l’eau de savon.On a constaté que le résultat do cette opération est des plus heureux pour la santé des arbres qui la subissent.Nous signalons co fait aux propriétaires de vergers nouvellement plantés, qui veulent hâter et assurer le développement de leurs plantations sans marchander les soins RE JARDINAGE Le jardinage est une des principales ressources des campagnes.Nous déplorons qu’il soit si généralement négligé, même dédaigné.Cependant le jardinage est la plus haute expression de ia culture intensive.C’est par le jardinage qu’on obtient les plus forts rendements, c’est donc à le propager quo doivent tendre nos plus grands efforts.Tous les principes, toutes les combinaisons de la grande culture, ont leur application au jardin.H s’en suit qu’on ne fait pas un bon jardinier sans faire du même coup un bon cultivateur des champs.Avis aux Mères fie 11 »yrop calmant do Mrno Winulovt devrait toujours être employé pour la donti lion des entants.11 calme Tentant, adoucit te» gencives, apaise toutes loa douleurs puéril K colique, ot est le meilleur remède pour la diarrhée.Vingt cinq cents la, hou trille.* Le Courrier du Canada, Mardi ft O Mars 1889 Le Renovateur des Cheveux DE HALE, VÉGÉTAL SICILIEN.(Halil's Hair Renewer.) A été la prcmièro préparation parfaitement ntlaptéo h la guérison des maladies «lu eulr cbovolu, et la prcmllro aussi a rendre, aux eliovcux gris et flétris, leur couleur primitive, leur croissance et le lustre brillant* «lu jeune fige.I)o nombreuses imitations ont suivi, mais aucune ne possèile les éléments réduis pour la conservation île la chevelure et du cuir chevelu La Rénovateur des Cheveux ni; Ha LL a constamment grandi dans l’ertimo publique, et sa renommée b’est propagée dans toutes les parties du globe, tant il répond :in besoin général.Le succès sans précédent qu’il a obtenu n'est «1(1 qu* à une cause: “Il iiont ce qu'il promet.” Les propriétaires «lu RÉNOVATEUR onl été souvent surpris «b* recevoir «les commandes «les pays les plus éloignés, alors qu’ils n’avaient rien fait pour introduite leur préparation «l ins eew contr«M's.Lo Rénovateur m:s Cheveux ni: 11 am., même uiitpid}é pcmiaiiL au temps très court, produit un effet favorable à l’apparcne-* p r-sounclle.Il nettoie le cuir chevelu do toute impureté, guérit toutes les humeurs, la Jièvn*, cm* tiédie 1rs cheveux de devenir «ces, par conséquent la Calvitie n’est plus :ï craindre.11 stimule l'action «les glandes atfablies, **t les mi t ii même de produire une nouvelle croissance.Les effets do cette préparation no sont pas passager», comme ceux des préparations alcooliques, ils restent longtemps, co qui la rend supérieure et économique.(Buckingham's Whisker Dye.) La Teinture tie Buekingltam pour ies Favoris Change h volonté la barbe et les favoris en un châtain foncé naturel eu on noir.La couleur est permanente et ne disparait pas en sv lavant.I.a préparation étant simple on l’nppliijtu facilement.I’KÊ!*.\!lf:S par H.P.i-!all c*.Co., Nashua, N.H.Cher, tous les marchands ’ ÉTA l’ES.Tout est marqué en plein chiffre au plus bas prix possible.r IJ F.Il AN I£ ItOS.Conditions libérales.S’adresser sur les lieux \ EDOUARD MATIION.Québec, S février iSSS.740 yuers ¦°OWDEREI3 99 POCU CENT Le plus Pur, le plus Fort, le Meilleur Prêt à mettre en usage en aucune quantité pour faire le Savon, la Lessive, Désinfecter, et dans cent autres cas Une boîte équivaut à ho livres île Sel Soda.En veute chez tous lesJSpiciers et pharmaciens.AT.GILLET - - TORONTO ( jfSk.JE- €02) "HC-T 1KS 33EŒL F’ A MAISON maintenant occupée J PAR LE SOUSSIGNÉ, RUE ST-PAUL.— AUSSI — COUT DU BILLET Première Série.Deuxième Série.$1.00 0.25 UNE DES BATISSES ci-devant occupées parla COMPAGNIE DE CAOUTCHOUC, RUE ST-PAUL, — ET — UN CERTAIN NOMBRE DE BUREAUX nu second étage de la Fabrique, coin «les rues ST-PAUL et ST-TIIOMAS.J.& W.Keicl.Québec, 20 janvier 1SSS.Demandez le catalogue des prix.25 cents le billet Lk Secretaire, S.E.Lefebvre, 19, fifcttJfcS ST«JA€
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