Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 2 avril 1888, lundi 2 avril 1888
3£eme Année No 351-H5 dition quotidienne-11 ème Année Inindi 9 Ayril 1883 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS, J’ ET J’AIME.7110 MAS CFI A PAIS Rédacteur en Chef.Feuilleton du CO U MUE II l)U CANADA 2 Avril 1888—N» 31 LES Travailleurs de la SU1TK Depuis que le comte Alberti habi- comme elle avait sauve son corps.Mais les semaines succédaient aux semaines, et neuf mois entiers s’étaient écoulés depuis que le comte avait été pris dans la terme de Karl.Lui aussi attendait.Au moment où Tespionnage de Toefer livrait la bande des brigands à la troupe des pan- i il avait l’habitude de garder une co-dours, les hommes de Gaspard buvaient l’eau de vie à pleines coupes inédits qui me viennent de mon aïeul le Maréchal de Lévis.” En voici, en quelques mots, l’historique.Le général de Lévis, pendant son séjour au Canada, avait tenu un journal de ses campagnes, et entretenu une correspondance active, dont LEGER BROUSSE AU, Editeur-Propriétaire.l’entrée du bois se porta dertière la gauche ; il prit sur le champ le parti d’exécuter son mouvement avec la brigade de Royal-Roussillon à qui après avoir dépassé le flanc gaucho des ennemis il fit l’aire un quart de conv - - L’événement en soi n’a qu’une importance médiocre, et si l’accident survenu à M.Bauer ne nous afiligo guère, nous n’y chercherons pas non plus matière à triompher.Ce qui _ nous plait dans l’affaire, c’est le jour rersion à gauche et chargea les dont elle éclaire la question téné-nnis si vigoureusement qu'ils breuse des fonds secrets.L’autre jour, dans la discussion et racontaient leurs exploits avec une sauvage éloquence.Zingarelle dont les doigts couraient sur la cithare, regardait dans A * w O JL au moment de mourir, avait donné ordre de lui remettre.De retour en France, le général de tait avec eux, un changement pro- » 1° vague, essayant d’oublier la scène Lévis occupa ses loisirs à mettre en gressif s’opérait dans Bohême.la fille de la sur Carlo n’avait rien pu gagner l’esprit et le cœur de Gaspard.Le vice y avait laisser son cancer, et le mal ne paraissait plus guérissable.La jeune fille, au contraire, échappait à peine à l’adolescencj.Les exemples pervers avaient eu moins de prise sur sa nature Hère et presque sauvage qu’il n’en eussent exercé chez une créature moins indépendante.Sans doute, elle jugeait la vie à un point de vue erroné.Sans prendre part aux vols de ses compagnons elle acceptait sa part de pillage.Depuis son enfance elle vivait au milieu de gens de sa nation exerçant des friponneries de tout genre, et demeurait convaincue que, suivant une tradition racontée par un des anciens de la tribu, les Bohèmes ne faisaient qu’exercer des répresailles.Us avaient été jadis dépossédés de leur Etat, de leurs trésors par des chrétiens sans foi, et la guerre se perpétuait entre les deux races.Seulement on ne se battait plus en bataille rangée, on s’attaquait dans l'ombre : les Bohèmes avaient pour armes le fer et le feu ; les autres le couperet, les verges et les barres de fer.Ce fut Carlo qui, lentement, doucement, avec des précautions infinies, iuclina l’aine de Zingarelle vers la vérité.Cette fille lui avait sauvé la vie, il voulait racheter son âme.Avec quelle soumission elle l’écoutait ! Comme elle aspirait les paroles qui lui montraient l’existence telle que la font la société, la morale et la qui se passait sous ses yeux pour re- ordre toute cette masse de documents, trouver dans les lointains du passé, Il lit mémo transcrire avec grand soin des souvenirs moins impurs.Carlo, son journal et sa correspondance, les bras croisés sur sa poitrine, était rangea par dates les lettres des prin-assis près d’elle.cipaux personnages avec qui il avait A deux pas de là, Gaspard prenait, été en relation pendant son séjour des notes et traçait l’itinéraire que au Canada et üt relier le tout avec devait suivre sa troupe le lendc- un soin et mémo un luxe qui indi-main.quent l’importance qu’il y attachait.Vraiment on ne pouvait rien voir C’est cette précieuse collection qui de plus étrange que le spectacle qui J vient d’être signalée et dont la copie s'offrait en ce «moment aux regards I authentique sera prochainement exdes pandours.pédiée au Canada.Elle ne forme pas ennemis pie.11 devint de plus, après la mort furent mis en désordre et suivis de de Montcalm, le dépositaire de tous toute la ligne.Si la brigade de la relative â ce chapitre de son budget, les papiers du général oque celui-ci, Reine eut été à son poste, on auroit le ministre de l’intérieur déclarait ~ ‘ * ~ enveloppé les ennemis par leur gau- avec l’accent d’une émotion patrioti- che et vraisemblablement on leur que admirablement jouée, que les auroit coupé la retraite sur la place, fonds secrets ne sont pas ce qu’un ce qui auroit été décisif, mais ils se vain peuple pense ; qu’ils ne servent retirèrent avec tant de précipitation " et ils étaient si près delà place qu’on ne pût les rejoindre, nos troupes G-ui.de des Voyageurs KCTWO» Chemins de Fer religion.La sauvage enfant se rebellait bien quelquefois ; tantôt elle ne pouvait compreudre la vie retirée de la mère de famille se dévouant à son mari et à ses enfants ; tantôt elle secouait la tête quand Carlo lui parlait du Christ Rédempteur.Elle quittait parfois brusquement le maître, vers lequel elle ne tardait pas à revenir, implorant des leçons nouvelles, et promettant de se montrer plus docile.Gas pard s’accoutuma difficilement à l'idée que son prisonnier prenait sur Zingarelle un empire croissant.Il tenta de lutter, mais alors la lilie de la Catarina montra une résolution froide qui le dompta â son tour.—Pourquoi ne me plierais je point aux mœurs de la civilisation, lui demanda t elle un jour.L’étranger me parle de choses que jamais la pauvre Catarina ne put m’apprendre.Je me souviens toujours de la rapide vision de l’église catholique de Vienne ; en écoutant le comte Alberti, je crois revoir cette chapelle et retrouver le visage recueilli de celle qui descendit les marches du temple pour venir à mon aide.Je vis avec Vous dans des terriers comme une béte fauve ; les paroles du mari do Mme Agnès me rafraîchissent coin me l’ombre et le murmure du bois.A partir du jour où Carlo lui eut fait comprendre l’abjection d’une existence de tromperie et de rapines, la Zingarelle refusa les parts île prise que ses camarades lui réservaient.Elle qui jadis se parait avec tant de joie de ses bijoux les laissa dormir dans le fond du coffret.Quand elle ne causait point avec i arlo ou qu'elle ne s’occupait point des repas des compagnons de Gaspard, elle jouait de la cithare ou composait des mélodies d’un caractère bizarre et charmant.Elle ne parlait jamais d’avenir ; et, si elle ne manifestait point la volonté de quitter la troupe, elle ne semblait; pas non plus vouloir resserrer les nœuds qui l’unissaient à cotte bande d’enfants perdus.On eût dit qu’elle s’abandonnait à un flot qu’il n’était pas en son pouvoir d’endiguer, et que les événements seuls lui inspireraient quelle conduite elle devait tenir plus tard.Peul être se disait elle que tant qu’il lui serait possible de protéger Carlo par sa présence, elle resterait avec les brigands, mais que du jour où le comto serait libre, elle courrait à Vienne, et.se jetant aux genoux cVAgnès de îlaag, elle la supplierait do sauver son ûme do la damnation Les torches de cire fixées dans les parois formaient une féerique illuminai ion.Les stalactites, dont la transparence se colorait parfois d’un rose pâle, brillaient de tous les tons du prisme.On eût dit une salle de pierreries éclairées par des feux magiques.Au centre de celte pièce, que les grottes de Han et celles de de Fin-gai ne sauraient égaler, les costumes pittoresques des bandits tranchaient avec uu vigueur surprenante, et formaient un groupe de démons dans le décor d’un palais de fée Les couleurs rouges et jaunes, les ors brunis, l’éclat, des armes soigneusement entretenues et rangées contre les colonnades naturelles, contribuaient â l’étrangeté du tableau.Les rires, les blasphèmes s’échappaient de toutes les bouches.Après avoir raconté leurs cruautés et leurs turpides, les bandits parlaient dejleurs prouesses â venir.Gabor se tenait en arrière.Le farouche lieutenant devait une partie de son empire sur les hommes de Gaspard à son dédain de la mort, à scs raffinements de cruauté sur les vaincus, ün racontait de lui des faits inouïs, monstrueux.Ses camarades venaient d’énumérer ce qu’ils réservaient dans l’avenir â leurs victimes.Gabor ne voulut point rester en arrière.(A suivre) IMPORTANTE DECOUVERTE DE MANUSCRITS SIR L HISTOIRE DU CANADA a _ Nous sommes en mesure de donner des détails précis sur les manuscrits très importants et tout-à-fait; ignorés que M.l’abbé Casgrain a trouvé récemment en France, et dont les journaux ont déjà dit quelques mots.Nous garantissons l'authenticité de ces renseignements ; car nous les avons tirés des notes mêmes de M.l’abbé Casgrain, dont celui-ci a bien voulu nous permettre de prendre des extraits.Ces manuscrits ont appartenu au général de Lévis et ont toujours été conservés dans sa famille.Ils sont aujourd’hui la propriété de M.le comte de Nicolay, arrière petit-fils du général de Lévis.El voici par quelle filiation.lo Le chevalier do Lévis devenu Marquis de Lévis, puis Maréchal de Franco et Duc de Lévis, (le vainqueur de Sainte-Foye.) 2o Son fils le Duc de Lévis, Pair de France, membre de l’Académie Française, chevalier d’honneur de Madame la Duchesse de Berry, décédé en 1830.3o Le précédent a eu un fils, le Duc de Lévis, décédé en 1863, et une fille mariée au Marquis de Nicolay, Pair de France.De ce mariage sont issus plusieurs enfants parmi lesquels le Comte Raimond de Nicolay, légataire universel de son oncle, le troisième Duc de Lévis, et à ce titre possesseur des Mémoires du Maréchal.Ces manuscrits ont été relégués pendant plus d’un siècle au fond d’une bibliothèque de province, au château do Noisiel, et ont ainsi échappé jusqu’à présont à toutes les investigations.C’est le présent comte de Nicolay, qui les a tirés de la poussière et gardés précieusement dans ses archives.“ Vous êtes la seule personne, écrivait le 15 du présont mois, M.le comto de Nicolay à M.l’abbé Casgrain, vous ôtes la seule personne à qui j’aie communiqué les nom- moins de onze volumes, dont cinq in folio et six in 4 to.En voici le détail.Volume 1er.Journal des Campa-g nés du général de Lévis intitulé : Canada, Cartes et Relations, jusqu’à 17GG.In folio, de 285 pagefe.Au commencement du volume sont placées neuf cartes ou plans des différentes batailles ou attaques livrées de 1755 à 1760.lo Carte manuscrite de la bataille de la Monongahéla.2o Carte imprimée ; plan de la bataille livrée près du lac George où fut défait le baron de Dieskau.3o Plan des forts de Chouagen avec le débarquement, le camp et les attaques de l’armée commandée par M.le Marquis de Montcalm : aquarelle superbe de 3 pieds et demi de longueur sur 24 de largeur.4o Plan du fort William Henry ou fort George construit par les Anglois eu 175G, assiégé et pris en 1757 par l’armée française commandée par le M.le Marquis do Montcalm : aquarelle de deux pieds de longueur sur deux de largeur.5o Plan des retranchements sur les hauteurs en avant du fort Carillon attaqués par les ynglois, le 8 juillet 1753, défendus par l’armée française commandée par M.le Marquis de Montcalm : aquarelle de 3J pieds de longueur sur deux de largeur.Go Attaque du fort Niagara pris par les Anglois du 25 juillet 1759 : aquarelle, grandeur de deux feuilles de fin folio.7o Plan du combat du 31 juillet 1759.[Bataille de Montmorency].Bataille de Québec 13 7bre 1759, imprimé.So Plan ; prise du fort Lévis par les Auglois : aquarelle de deux pieds sur dcux.Oo Plan de Québec et de la bataille qui s’est livrée dans les environs, le 28 avril 1760, outre les François commandés par le Marquis de Lévis et les Anglois sous les ordres du brigadier-général Mur- vJ ray : aquarelle, de quatre pieds sur deux.Les pages les plus curieuses do ce manuscrit sont, sans contredit, celles où le général de Lévis raconte, en se nommant à la troisième personne, tous les détails de la bataille de Ste-Fove.où il commandait lni-méme.C’est un récit de première main, s’il en lut 'jamais, et qui va mettre à néant plus d’une assertion accréditée.En voici la fin.Mais disons d’abord que le Chevalier de Lévis croyait que les ennemis étaient décidés à s’en tenir à la défense do Québec.“Il comptoit de faire avancer l’armée et de lui faire donner les vivres qui étoient dues ce jour-là ; il envoya pour cela ordre de les faire arriver à l’anse au Foulon,et monta à cheval le matin du 28 pour aller reconnoitre avec son état major les positions qu’il foroit occuper à son armée.” C'est, alors que Lévis s’aperçut que les ennemis s’avançaient en masse pour l’attaquer.Il se hâta d’appuyer sa gauche sur la maison connue depuis sous le nom de moulin de Dumont, et qui devint le théâtre d’une lutte restée célèbre.Bourlamaque y fut blessé d’un coup de canon, et eut un cheval tué sous lui.Lévis s’y porta de sa personne et ordonna d’y tenir à tout prix.“ 11 passa ensuite de la gauche à la droite entre les deux armées, ordonna en passant à nos brigades de charger et lit; marcher les cinq compagnies de grenadiers de la droite aux redoutes qui étaient sur les buttes dont les ennemis s’étaient emparés.“ M.le Chevalier de Lévis comptoit charger les ennemis en flanc avec la brigade de la Reyne et celle de Royal Roussillon qui débordoient les dites hauteurs, mais par un ordre mal rendu par un of licier de brigade étant excédées de fatigue, mais ils abandonnèrent toute leur artillerie, munitions, outils, morts et blesés.Leur armée était d’environ 4,000 hommes et la nôtre d’environ 5,000, dont 2,400 miliciens, mais il y eut plus de 1400 hommes du dit nombre comme la brigade de la Reyne et la Cavalerie, qui n’ont point eu part à l’action ; nous avions été obligés de laisser des détachements derrière, et nos sauvages s’étant retirés ne combattirent point.(A suivre) breux et très précieux documents de la Reyne, au lieu de se retirer à Propos Divers (SUITE) On n’a peut-être pas oublié un M.Mura ire d’Alavène, actuellement retiré à Londres pour des raisons assez mal définies, et dont il a été fortement question dans ces derniers temps, à propos d’un des multiples épisodes de l’affaire Wilson.Ce personnage, qui semble être eu assez mauvais termes avec le ministère actuel, a rempli sous d’autres ministères des fonctions do l’ordre le plus délicat.C’est lui qui, sous lo titre de “ chef de la police politique”, avait la mission de recruter des u indicateurs, ” euphémisme administratif qui sert à désigner les fonctionnaires anonymes que le vulgaire appelle simplement des mouchards.La place était bonne, 24,000 francs par an, sans compter les parties casuelles ; j’ai lieu de penser que M.d’Alavène ne la dut quitter qu’a son corps défendant.Encore un point obscur de cette obscure histoire.Ce qui est certain, c’est qu’en quittant Paris pour Londres, il emportait une formidable quantité de petits papiers soigneusement collectionnés, classés et catalogués.Si nous en doutions, l’expédition organisée par M.Levaillant, ^directeur de la sûreté générale, pour dépouiller M.d’Alavène de sa collection d’autographes le prouverait surabondamment.M.Levaillant, qui doit sa haute fortune â un chiffon de lettre ramassé jadis dans un wagon do Ire classe, partage nécessairement sur les petits papiers l’avis do Lau-bardemont, et l’on peut croire que d’Alavène avait dans ses dossiers île quoi faire perdre plus d’un sénateur, plus d’un député, voire plus d’un ministre.La descente de M.Levaillant en Angleterre ne réussit pourtant pas aussi complètement qu’il l’aurait fallu pour rassurer tout ce monde.M.d’Àlavêne, en homme expérimenté, n'avait pas mis tous ses œufs dans le même panier ; il en sauva ainsi quelques douzaines, et pour s’assurer contre le retour d’un pareil accident, il se hâta d’en faire une omelette.Cette omelette a été funeste â M.Iienry Bauër.Vainement il a essayé de prendre les choses de très haut ; vainement il s'est posé en victime des jalousies suscitées par ses succès et des rancunes soulevées parses injustices.Vainement l’esprit de confraternité, si puissant à Paris, a fermé à son accusateur d’outre-Manchc la porte de ions les journaux.Il a suffi qu’un seul, le “ Cri du Peuple, ” publiât l’acte d’accusation avec les pièces authentiques pour ne pas laisser de doute sur l’issue du débat.Y a-t-il eu d’ailleurs à proprement parler un débat ?Ce débat, dans tous les cas, n’a pas été contradictoire, ni par conséquent complet, et les juges ne pouvaient manquer d'atténuer dans la forme, la sentence qu’ils ne pouvaient an fond se dispenser de rendre.M.Bauer a été acquitté, on sait dans quels termes, et que ces termes, encore que fort adoucis, équivalent â une condamnation.L’événement en soi n’a qu’une importance médiocre, Jet si l’accident survenu à M.Bauër ne nous afllige guère, nous n’y chercherons pas non plus matière à triompher.Ce qui nous plaît dans l’affaire, c’est le jour dont elle éclaire la question ténébreuse des fonds secrets.nullement à subventionner les journaux riches de dévouement mais pauvres de lecteurs, que jamais on n’en a usé pour rétribuer le zèle des agents provocateurs, ni pour assurer par quelques libéralités opportunes le succès d’un candidat ministériel.Les fonds secrets sont surtout indispensables pour déjouer l’espionnage étranger qui nous étreint île toutes parts, et s’ils venaient à lui manquer M.Sarrien déclarait ne plus pouvoir répondre du salut de la patrie.Et sur cette péroraison irrésistible, les fonds secrets furent votés.ür nous savons maintenant par M* d’Alavène qui l’affirme et par M.Bauër qui ne le nie pas, que M.Constant avait 200,000 francs à dépenser pour la création d’un organe opportuniste.Nous savons enfin comment on s'y prend pour assurer le succès d’une candidature opportuniste en face d’une candidature radicale devenue menaçante.On emploie tout simplement un procédé usité dans les cour- j ses de chevaux, et qui consiste à faire “ faire le jeu ” par une seconde candidature radicale, qui au moment voulu s’efface et laisse arriver l'opportuniste au poteau.11 va sans dire que, pas plus au scrutin que sur le turf, cette honnête opération se fait sans argent.Il en faut, et beaucoup meme, pour payer les bulletins et ceux qui les distribuent, les affiches et ceux qui les collent, quelquefois les journaux et ceux qui les écrivent : 11 en faut aussi pour payer le candidat.Et d'où sort cet argent ?Parbleu ! il sort de la caisse des fonds secrets.C’est ainsi que les fonds secrets contribuent à sauver la patrie.Ciiemix de Fer du Pacifique Canadien Départ de Québec Train Express direct à 1.30 h.p m.Train Express direct à 10.03 h.P* m.Le train du dimanche part de Québec pour Montréal A 3.30 heures p.m.Québec et Lac St-Je an Allant au Nord '¦>•35 **L Train mixte laissera Québec pour St-Raymond arrivant là à ro.ioa.m.et se rendant à la Rivière à Pierre les mercredis et vendredis, arrivant là à 11.50 hrsa.rn.5.30 P.M.T rain de la malle tous les jours arrivant à St-Raymond à 7.15 et à la Rivière à Pierre à S.15 p m Al/and au Sud 0.00 A.M.2.13 P.M.Il ne m’est guère mieux démontré que les subventions théâtrales contribuent à sauver l’art dramatique.La Chambre, cependant a voté sans l’ombre d’une hésitation les 1,500,000 francs requis annuellement pour cet objet, eu dépit d’un amendement vaillamment soutenu par un député républicain qui répond au nom de Cousset.Je n’ai pas l’honneur de connaître M.Cousset, et avant de lire à “ l’Uf-Jiciel ” son discours sur les beaux-arts j’ignorais jusqu’à son existence.On ne m’accusera donc pas de bienveillance préconçue si je déclare que M.Cousset a montré dans la séance du 8 mars autant de bon sens que de courage.Il faut en effet du courage pour parler, ne lïit-ce qu’une demi heure, devant un auditoire dont le siège est fait d’avance et qui aux meilleures raisons du monde ne répond que par des murmures et des ricanements.M.Cousset toutefois ne s’est pas trop laissé déferrer.Il a dit ce qu’il voulait dire, et ce qui méritait d’être entendu.Sachant à quelle sorte de public il parlait, il s’est gardé de traiter les grands côtés de la question.Il n’a pas montré une fois de plus ce qu’a de scandaleux cette dépense d'un million et demi on faveur do quatre établissements de plaisirs inabordables au plus grand nombre, et dont la splendeur entretenue par l’Etat est une insulte permanente et comme une provocation adressée à la misère publique.Sur ce terrain il se sentait perdu d’avance, et il n’ignorait pas les jouissances qui l’écoutaient ne voudraient pas se priver de ténors et surtout de danseuses, (A suivre) Train de la malle laissera la Rivière à Pierre tous les jours (St-Raymond 7.00 a m.) pour Québec arrivant là à S.45 a m.Train mixte laissera St - Raymond tous les jours (Rivière à Pierre .es mercredis et vendredis à 12.20 p ni.pour Québec arrivant là à 6.10 p m Grand-Tronc Train Mixte M-—Train mixte laissera la Pointe ^ pour Richmond et tous les points de l’Est et l’Ouest, arrivant à Montréal à S.cc P.M.Train du soir S.30 P.M.— Express pour Richmond, Sher hrooke, Island, Pound, Gorham, Lewiston Portland, Montréal et tous les points de l’Ouest et l'Est, et du Sud-Ouest et du Nord-Est.2.00 Lévis Chemin de Fer Intercolonial Trains laissera Lévis pour Halifax et St-Jean à S.00 a.m.• Pour la R iy.-du-Loup et Ste-Flavic à 11.15 a.m.Pour la Riv.du Loup à 5.55 p.m.Ces trains circulent sur l’heure du Eastern Standard Time, Bateaux à Vapeurs {VTW.'l BgCHEED Québec et Lévi S Les bateaux font le trajet entre Québec cl Lévis tous les demis heures.Prix 10 cents pour chaque passage.TRAVERSE DE QUEBEC A LÉVIS.QUÉBEC | LÉVIS A.M.lA.M.7.30 Malle pour1 6.30 Train mixte de la Halifax.Acco- Riv du Loup, ni od a t i o n pour P.M.la Rivière duLoup 2.00 Malle de la 10.30 Malle pour la Rivière du Loup.P.M.5.00 Acc o m o d a t i o n pour la Rivière du Loup.du Loup.Riv.6.00 Malle de la Riv.du Loup.Pour le Québec Central P.M.12.30 Express pour Sherbrooke , M.2.00 A.M 11.30 Train mixte de Saint-Joseph, P.M.3.30 Express Sherbrooke Train Mixte pour St-joscph Traverse dtt Grand Tronc LAISSERA e QUEBEC P.M.1.30 Train Eclair pour l’Ouest.P.M.Malle l’Ouest.7*3° pour S TA no N DE LEVIS A.M.7 oo Malle de l’Ouest P.M.2.00 Express de l’Ouest 7.00 T r a i n Mixte de Richmond.nar Voyages intermédiaires pour fret.Chars Urbains Ligne de la rue St-Je an ^ous lcs jours de S hrs du matin h heures du soir, et font le trajet tous les 10 minute entre J a bairière Stc- l*oyc et lo bureau du Courrier 5 cents.Voyagent du Couda a.Prix y.TYmvn A vendre.I E MAGNIFIQUE MOULIN VA construit sur la’RIVIÈRE BATI SC AN, à l’endroit qui sépare la paroisse de Stc-Gcneviève de celle de St-Narcisse, dans le comté de Champlain.Ce moulin est en bon ordre et mu par un pouvoir cVeau des plus puissants.11 est pourvu des meilleures améliorations, et donne les plus complètes satisfactions sous tous rapports.Conditions libérales.S’adresser sur les lieux à EDOUARD MATHON.Québec, S février iSSS.7d° Ligne de St-Koch Font le .JraJct tous les 15 minutes entre la barrière M-\ alier et le marché Champlain, tous les jours depuis 6 hrs du matin jusqu'à 025 lus du soir Prix 5 cents.Lignes d’Omnibus Cat-Rouge Départ du Cap-Kouge à S/4 a.m., arrive à Québec à 10 heures a.ni.Départ du Bureau de Poste.Québec, pour Ber-gerviile et le couvent de Sillery à 11 45 a.m Départ de l’Eglise de Sillery à I heure p.arrivé à Québec à 2 heures p.m.le couvent de m.Départ du Bureau de Poste pour Sillery et Cap-Rouge à 4 15 p.m.K«VJWv.DEMENAGEMENT „ —:o:— LES SOUSSIGNÉS ont transféré leur établissement des numéros 9S et loo, Rue St-Pai i, aux bâtisses de la Manufacture de Caoutchouc! 124, Rue St-Paul, coin de la Rue St-Thomas.Québec, 15 mars iSSS.J.vS* W.REID. JLe Courrier du Canada, Jbundi 3 Avril 1888 SOMMAIRE FeuiLLKTOK.—Les travailleurs île la m»it Importante découverte Propos divers Mauvaise foi .Rectification Pâques Petite gazette Echos d’Ottawa Dépêches Echos ANNONCES NOUVELLES Grande exposition de modes—Mme.J.Eabrecque Vente par encan—A.J.Maxham Soumission—A.Gobeil Printemps—Behan Brothers Bazar du Patronage Eau Minérale de St*Léon—MM.G ingras, Langlois et Cie Déménagement—J.ér* W .Reid UNE ŒUVRE HISTORIQUE I u THE PALL OF NEW-FRANCE n r A K- ADA (fl KIîK, 2 ATKIL IMS.MAUVAISE FOI Nous lisons dans Y Electeur : ( )n se rappelle avec quel acharnement la presse bleue a affiché pendant des semaines et des semaines le nom de M.Purcell, député libéral de Glengarry aux Communes, à la suite du singulier jugement prononcé par le juge Kose.Eh bien, ce prétendu scandale électoral contre lequel nos adversaires ont tant fulminé vient de se dénouer à leur confusion.La Cour Suprême vient d'invalider entièrement le jugement de première instance.Non seulement >1.Purcell n'est pas déqualifié, mais il conserve.son mandat intact.Oh ! la bonne foi de Y Electeur ! M.Furcell a vu son élection annu- M.Gerald E.Hart, président de la société dos Etudes Historiques, de Montréal, vient de publier un ouvrage de luxe intitulé : The fall of New-France, la chute de la Nouvelle-France.C’est un précieux volume, quand co no serait que par les magnifiques et coûteuses illustrations qu'il renferme.On y trouve en effet d'excellents portraits de Montcalm, Lévis, Bougainville, Wolfe, Saunders, Townshend, Monckton, Boscawen, Murray, Amherst etc., ainsi que desj^vues de Québec, de la bataille de Montmorency etc.Ces illustrations sont dues au procédé de l’artotypie.Cet ouvrage est un des plus beaux, au point de vue de l’impression et des gravures rares, qui aient été publiés sur notre histoire canadienne.Nous aurons probablement occasion d’en faire prochainement une étude plus détaillée quant au fond et à la forme.eu une entrevue avec le prince Bismarck.Le rapport que le Dr Mackenzie devait quitter son patient n’est pas correct.La population de Berlin le voit maintenant d’un hou œil.^ Le prince Williams partira pour Etns le 12 avril.L’état de sa santé continue à PAQUES.La fête de Pâques, la plus grande lête des chrétiens, a été célébrée hier avec un éclat considérable.De bonne heure le matin dos centaines de fidèles se dirigeaient vers leurs églises respectives pour remplir leur devoir pascal.Les exercices religieux ont été suivis partout avec un zèle admirable.Nos églises étaient splendidement décorées.Musiciens et chanteurs ont exécutés les programmes qu’ils s'étaient tracés avec un succès lée par le tribunal de premièrej remarquable, instance.On avait prouvé contre lui A la basilique, Son Eminence le et son parti des fraudes et des actes cardinal Taschereau a officié, de corruption inouïes.Son élection Mgr Hamel agissait comme archi-avait coûté $30,000.Lui-même avait prêtre, et les fonctions de diacre et été trouvé coupable et déqualifié.sous-diacre d’honneur étaient rein-Mais il y avait la question des six I plies par M.l’abbé Paradis, et M.mois, qui avait été réservée pour!l’abbé Vaillancourt.appel à la Cour Suprême.Et la Cour Mgr B.Paquet a fait un magnili-Suprême vient de décider que la que sermon sur la Résurrection, la pétition était en dehors des délais résurrection du corps dont l’âme statutaires.Et c’est grâce à cette reviendra prendre possession pour lui objection que M.Purcell échappe à faire partager son bonheur dans le la perte de ses droits politiques.ciel ou ses souffrances dans l’éternité C’est là ce qui fait pousser des cris malheureuse.de joie à Y Electeur, et lui inspire ses La partie musicale a été magniii-railleries à l’adresse de la presse que, un orchestre d'amateurs a donné conservatrice.en primeur et avec beaucoup d’effet La mauvaise loi de l’organe libéral ]a messe brève dite de Gounod, s’affirme tous les jours.Le quatuor vocal (avec M.l’abbé -**- -Laflamme) a donné le Christus Vincit UNE RECTIFICATION.J de Vervoitte.Ce morceau encore était — chanté pour la première lois à la Ba- La Revue du Monde Catholique, silique.VHymne de Pâques a été waeko, avec MM.Quézel et Godiu comme diacre et sous-diacre, et M.Rouleau assistant principal do l'École Normale, a fait le sermon.Voici le programme musical : 1° Vidi aquam de Haydn.—Chœur par l’Union Musicale.2° Messe de Pâques de Fauconnier.Les chœurs ont été donnés par l'Union Musicale et les solis par Mlle M.Moisan et MM.Th.Normandin, Nap.Drolet, Fortunat Gauvreau, H.La fleur.GRADUEL 3° 11 œc dies, Lambillotte, chœur, Union Musicale.Solis par Mlle Moi-^ san, Mme Clod.Delisle et MM.Klzéar St.Laurent et Nap.Drolet.OFFERTOIRE 4o Chant de Pâques, Musique do P.Rougnon, chanté par M.Fortunat Gauvreau.L’office de l’archiconfrérie, auquel M.le curé Plamoiulon a fait le sermon, a été grandiose.Nous avons rarement vu le maître-autel de l’église St-Jean-Baptiste orné avec autant de goût et aussi brillamment illuminé.O11 a chanté pour la première fois un grand Regina de feu Antoine Des* sane, d’un ellèt magnifique.L’Union Musicale a aussi chanté le Tantum ergo de Schubert.Les chœurs étaient sous la direction _ deM.EphremDugahetM.Geo.Hébert I scrutin dans P Assomption pour l’é-, ., - ., w n son ambition était de conquérir le mon- lection cl un députe aux Commîmes.d mais HoHoway a fait autrement.Au .Aux dernières élections générales, lieu de verser des océans de sang huA St-Sauveur la cérémonie a été Gauthier, national fût élu contre mai,fi h a guéri des milliers d'hommes, .,, H.,f U.Rochercousen-atanr, 21 voix fa"JS,E"rSB£ La messe a etc dite par 1 abbe ilon de majorité.médicaments ; et, bien qu'il ne prétende treuil assisté des Révds P.Jodoin et | - | pas ressusciter les morts, il a fait mai- peines qu’il s’est données, doivent assurément lui paraître légères.A l’Epitre, le Septuor Haydn a exécuté un sérénade de Moskowski.C’est l’une des pièce de son vasto repertoi- ^ ^ ^ ^ u,ui u«.i re, qu’il exécute avec l’ensemble lc|d0nnor de l’inquiétude, plus admirable.A l’offertoirc, le MENACES DE l’.UEHRE chœur a chaulé un Regina Cali de 1}ei.lin> 31 nia,s.-Lo changement Palma.soudain dans la position des partis poli- Les solistes étaient Mad.Auger, tiques en J* rance a suscite de nouvelles », .T , ,, ,,,, „ .,, apprehensions pour 1 avenir.Le général Mad.Larochelle.Mlle Cornue Bou- boulanger n’est plus considérée comme rassa, M.Thomas, M.Ferland, et M.l’ombre d’un spectre, mais une force E.Bourassa.réelle menaçant la paix européenne.On \ « " « , , , ne croit pas qu’aucun ministère puisse Aux vêpres, lo chœur a repute le I maintenir la paix.Si la dissolution do Regina Cteli de Palma, et chanté un la Chambre crée un fort parti boulau-Tantum ergo de Millard.Siste- Ceci équivaudra â un vote eu la- L orchestic se composait de 1 que la Krance soit prête pour la comA.Lavigne et Narcisse Hamel, 1ers mencer.* violons; J.Gilbert, A.Vézina et MINISTÈRE RENVERSÉ R.Marcoux, 2es violons, ; A.Paré et Copenhague, loi avril.—Le ministère A.Courchénes, violes ; Ls.Dufresne, danois a été renversé sur un hill con* i .I n , violoncelle ; E.Dorval, flûte ; N.LeVasseur, contrebasse ; A.Roy et W.Roy, trombones ; E.Roy, cornets â piston.•ernant les finances.PETITE GAZETTE M.Alfred Pinsonnault a été nom mu maire de St-Jean d’Iberville.B„e.s hommes ale uerl'ot ale caractère Parmi les hommes qui se sont fait un chemin vers la gloire et la fortune, nous pouvons citer comme exemple digne d’imitation, celui déjà célèbre et justement fameux de Thomas llollowav, si connue â travers le monde par ses Pilules et son Onguent.Nous n’avons pas l'intention de parler de ces médicaments, Sir Adolphe Caron, descendu à car il ne s’agit pas ici de réclame, mais Québec samedi matin, on est parti de luits bien ôlablis> afin de prouver ce „ i.* -t que peut faire une grande force d’esprit ; aj res-midi pour Ottawa.|du VQS[G tout homme peut faire ce qu’un “7 .autre a fait, pourvu qu’il y im ite toute C est demain qu’aura lieu le (sa capacité et son énergie ! Nous lisons du Grand Napoléon, que présidait â l’orgue.La cour suprême a rendu juge- cher les boiteux ; il n'a pas donné l’ouïe ,,, , i J mpiif rfiiK B .-men aux aveugles, mais il a réconforté les etc prononce par lo| ment dans la cause de 1 élection .on- nioribûniis.e’L dans les5 qualPe roills d„ livraison de Mars, publie la note suivante au sujet de certaines réclamations qu’ont soulevés, en haut lieu, les articles de M.de Cotton : ARCHEVÊCHÉ DE QUÉBEC.Québec, 21 janvier 1888.M.Victor Palmé, Editeur de la Revue du Monde Catholique.Monsieur, u Je ne puis m’empêcher d’attirer votre attention sur un article publié dans votre Revne du 1er novembre 1887 .A travers le Dominion cl la Californie.“ A la page 368, il est dit que “ la province de Québec s’est retirée de l’Œuvre de la Propagation de la Foi, donnant pour raison que le Canada avait assez de besoins pour lui consacrer toutes ses ressources.L’excuse était mauvaise et n’avait pas même le mérite d’être sincère ; le résultat a été la perte de l’Œuvre qui n’existe plus que pour mémoire." u Je ne sais où l’auteur a puisé ses informations ; bien loin de n’exister qu’à titre de souvenir, la Propagation de la Foi dans Je diocèse de Québec est t-ès prospère, et je ne crois pas que, proportion gardée de la population, il y ait beaucoup de diocèses de France où fis recettes soient plus considérables.En 1887, cette œuvre a reçu dans le diocèse de Québec seulement, la somme de 7,700 piastres, environ 40,000 francs.C’est un joli souvenir ! “ J'ai l'honneur, etc, Le Trésorier de la 41 Propagation de la Foi, 14 à Québec.” rendue par M.H.A.Bédard.Le quatuor donna aussi le O sa/u- taris de Arnoud.Pelletier comme diacre et sous diacre.Le sermon a Révd P.Royer.Le chœur de l’orgue messe de Millard sous M.J.B.Lapointe, organiste.La partie mus exécutée par de gués, entre antre Bigaouette, MM.j Bélanger.Les vêpres ont Rév.Père Jodoin., , .wi.wvuuü j tu uauj i UIU3 UU testée de Glengarry.L appel de globe ses préparations ont fait leur che-e a chanté la M.Purcell pour rejeter le jugement 1111‘b 11011 pas P111' l’épée, ni par des îa direction de | 1= «ait a été accordé avec {£-> -fi depuis.Dans cotte cause la cause 1 là ou il v iivnii.smiiirnirf»; A Fahey condamné Comma nous l’avons déjà annoncé, Fahey a été condamné jeudi dernier, à 14 ans de pénitencier, et dans l’après-midi du même jour il dut faire ses adieux à sa famille et prendre le chemin de St-Vincent de Paul.Nous empruntons b la Presse les détails suivants sur son départ de la prison cl son arrivée à sa nouvelle demeure.Vers trois heures de l’après-midi, une voiture couverte avait franchi les murs de la prison, et deux femmes voilées montèrent les degrés de la prison.11 Mon mari î ” demanda d’une voix tremblante une des deux que le gardien roconnut lion r la femme de Fahey.Le prisonnier arrive bientôt, et une scène touchante a lieu pendant quelques minutes.Enfin, la pauvre femme, d’une voix brisée par la douleur, l'embrassa une dernière lois, en lui disant : u Adieu, Johnnie, nous nous reverrons au delà de la tombe î ” Le prisonnier appelle tout son courage, la console, lui parle d’espérance, de l’avenir de ses petits enfants, puis, faiblissant, il tombe sur une chaise etsan-glotte comme un enfant.Mais sa nature vigoureuse domine ce mouvement et, un dernier baiser., puis adieu.Ions les prisonniers, les fers aux mains et aux pieds, montèrent dans une grande voiture Auprès des murs, un groupe de deux femmes attendait le passage de la voiture.Elles saluèrent Fahey en pleurant.Une foule énorme attendait leur arrivée à la gare Dalliousie.Il y a eu des manifestations de sympathie, mais beaucoup n’ont pas eu de pitié pour le prisonnier dans son malheur.Lu arrivant a la gare, les huit prisonniers, sous la garde du gardien Kyle, du sergent Desjardins, du constable Gravel et de M.Payette, furent introduits dans Lt salie aux bagages et ‘attendirent le départ du train à cinq heures.Dans la gare certains individus s'amusaient à faire les farces les plus ignobles sur le compte du prisonnier.fie train partit bientôt.Faliev ne prononça pas un mot avant Saint Martin.U était le seul calme; les autres ricanaient.surtout fiemav, lié pieds -et mains â Fahey.‘ A i apparition des murs lugubres de Samt-\ lurent : “Salut, cité de la mort,” s écria Iveriy—4 Non non, pas encore, ne i-.i mort, reprit Fahey en se tournant, la vie, sans la liberté, c’est la lurent ses dernières paroles fiuis des murs.1'., .était celui du juge Rose, de la cour tel plan ; et s’il l’a fait, .- -'o- uv itfc wu* | .1 (;0s! que ses jardins.Les prisonniers fuient couLa partie musicale acté très bien Cornwall,déclarant l’élection, nulle ppQpjqliés'^uira^ives111 niervei^Dusc^^^ L tians.*.es Ulules des nouveaux rendue à St Sauveur et nous en féli- Purcell coupable de corruption Poet Close s Historical Notices.^Ui^net^nlus t-mf0!?1!1 jours.personnelle.I__________ I,_ ! _,pui Pu,b LdI(J, !e preiet leur lut La cour suprême a décidé que les A cinq heures, il y a eu salut so-1 procédures n’ayant pas été faites lennel â la Congrégation de la Haute dans les six mois suivant la requête Ville, célébré par le Père Désy assis- de déqualification, M.Purcell ne té des Pères Caron et Rottot.Le Père J pouvait être privé de son mandat.Caron a fait le sermon.citons l'organisateur.-V - T .En outre, le jugement comporte que pondant plusieurs joùrs.-Ua i L Union Musicale a chante le can- 1 instruction d’une requête d’élection | temps froid avec grand vent.— tique Gloire ci Jésus de Bousquet, doit se faire dans les six mois et que Mlle Jobin faisant le solo.la motion, pour étendre ce délai, doit Hœc dies de Lambillotte, solis par être laite avant l’expiration des six Mlle Moisan, Mme C.Delisle et M.mois.le règlement, un médecin les examina uli'.i de dire à quel ouvrage ils seraient aptes.Au souper, ils reçurent une pinte et demie de thé, de la viande et du pain.On les abandonna dans leurs cellules, seuls avec leurs pensées.Hier matin, on leur coupa les cheveux ras, et on leur passa l’habit brun et Il au 19,]jaune.-o- .Du 19 au s’imagine les idées du fameux 26, beau temps.- -Du 25 au 2 mai, gêné- detective, eu se revêtant de l'habit infà-ralement beau, grand vent par inter^.Imant.Echos (L Nouvelles Pronostics \ oici les pronostics du mois d’avril.Du *R I C vent, pluie, grêle et neige valles ; quelques jours de chaleur et d’autres de froid.• À l’église St Patrice, la grand'mes-sc a été célébrée par le Père Hayden avec les Pères Cronin et Miller comme diacre et sous diacre.Le Père Rossback a fait le sermon.Le chœur a chanté la 12e messe de Elz.St Laurent.Regina Cœli de C.Delisle, dédié par l’auteur au président de l’Union Musicale M.Ep.Dugal, et chanté pour la première fois.Tantum ergo de Heintz.DÉPÊCHES CUISE EN FRANCE FLOQUET, PREMIER-MINISTRE fy t» i?î i v-i -p, i i* • I i.aris, 31 mars.—Les journaux oodot MM.C.Delisle et Ep.Dugal dm- !unistc’ disent que la dJéfaitc dn Mozart, sous la direction de M.C.geaient alternativement le chœur, et tère donne à Boulanger ce qu’il désire, Delisle, M.Ernest Gagnon touchant M.Geo.Hébert accompagnait â ror-Ua.5oaii.^on
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.