Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 26 avril 1888, jeudi 26 avril 1888
8£eme Anne* Wo St'S-Edition quotidienne-llème Année Jeudi 86 Ayril 18S8 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME 1110MAS OÜAPAJS Rédacteur en Chef.minifflg, wfl TiTBWf^r.vTia: MŒZJG22 LEGER B RO ÏISSEA Ü, Editeur- Propriétaire.miBSXZBmrrœ Feuilleton du COURRIER DU CANADA flG Avril 1888-N® 54 LES Travailleurs rie la suite) les —Vous avez raison, docteur, morts seuls ne se réveillent pas ! Agnès retomba sur les oreillers pendant un instant elle demeura sans mouvement, pale comme une morte.Ses mains restaient immobiles sur sa couverture de soie ronge, ses yeux demeuraient clos; elle rassemblait ses forces alin de guérir de vivre en dépit des coups violents qui l’accablaient.Quand le docteur liais rentra chez lui, au lieu de songer au repos, il prit dans sa bibliothèque le Mundus sub-terraneus d’Athanase Kircher.et pendant une partie de la nuit il relut les travaux du savant jésuite sur les mines de mercure.Quand il ferma le livre, le jour se levait ; le visage du docteur était blêmi par la fatigue ; mais le rayonnement d’une pensée généreuse brillait sur son front.—Seigneur, dit il en posant la main sur l’in-folio couvert de cuir rougeâtre, cette pensée doit venir de vous, car elle est humaine et géné* reuse ; faites la fructifier et grandir, si vous la croyez capable de consoler et de sauver.| mé de vous savoir guérie ; ma presence ne pouvant rien à l'améliora-| tion de votre santé, je me suis abstenu de venir près de votre lit de malade.Je sais mal exprimer des idées de pitié et de consolation, et je me réservais pour un cas plus grave.Vous êtes debout, et me voici.Que comptez vous faire ?—Ce que me dicteront les circonstance et mes devoirs, répondit froidement la jeune femme.—Vous êtes enthousiaste, reprit Reynold avec un peu de raillerie dans la voix, et vous pouvez, en prenant seulement conseil de vos sentiments, commettre de généreuses imprudences dont vous auriez plus tard a vous repentir.,—Vous vous trompez, Reynold, répliqua la jeune femme, on ne regrette jamais une action inspirée par un bon i-entirnent.— Lorsque la raison ne contrôle pas nos actes, nous avons, souvent trop tord, assez île logique pour constater notre folie.— Où voulez vous en venir, mon Irère ?—A discuter avec vous vos projets.— Dieu m’inspirera, Reynold ; d'ailleurs, il me reste notre mère.-Une mère âgée, infirme.I Amiens.Il est d’une famille ûes vry.Depuis il a occupé des postes| lui inspirer ni confiance ni respect ?plus honorables ; son père était un j importants, à la tête de nos escadre II semble que tout le monde conspi-ferme et généreux chrétien.Lui, ; ou dans l’administration.Il sait par- re pour M.le général Boulanger.a poussé par l’ambition, a dégringolé 1er à la tribune sans tomber dans peu à peu jusqu’en pleine libre pen- rhétorique.Il mériteiait qu’on fit des sée.I.e 4 septembre le lit procureur vœux pour la duréo du ministère, si j général ; en 18*71, il fut élu député le salut de la France ne cousistait par la protection du général Faidlier- pas à repousser les Flocjuet, les Frey-be.En 187G, il échoua au scrutin dejcinet, les Goblet, les Lockrov et les ballottage et devint maire d’Amiens, autres.Il revient à la Chambre en 1877 Eu O ÊN £ VfiUITJOT.Courrier de l’érudition et ?-*o» - * M.Floquet obtint le poste de sous - secrétaire' d’Etat à la justice.Il avait flatté! Gambetta; il jugea convenable de j rompre avec lui, sous prétexte de1 rester fidèle à la liberté ! Les oppor- j # tunistes lui jurèrent une haine éter-j M.Floquet selon son habitude, doit nelle ; on vit s’épanouir le fond de être content de lui.En moins de trois son caractère, c’est-à-dire la rancune jours il a formé son ministère et lancé enragée.Ministre avec M.de Freyci-json programme.C’est un beau resu 1 -net ce I ti 1 t f (de Univers) I LES CONGRES Au moment où vont s’ouvrir les premières assises internationales de la science catholique, où, de son coté, la Société bibliographique, cette as- truction publique, il a assumé l’in- première vue, dénonce, quand on le j ments, il n’est pas sans opportunité lamie de la laïcisation obligatoire.1! lit de près, un esprit hésitant.Déjà d'inaugurer si cctto place un courrier est prêt à tout assumer.11 a été pré- il.Floquet a peur.Ce Cid, que Ion de l’érudition spécialement destiné révélées.Ils ne feront pas d’apologétique proprement dite ; mais ilscher-jeherontà “fournir aux apologistes des renseignements scientifiques de j bon aloi.*' Au reste, les lecteurs de T Univers ont eu déjà sous les yeux !les détails du plan ; il ne me restera J qu’a rendre compte de son cxécu-tion.A côté de ces comices solennels, la petite fête de lar Sorbonne perdra forcément de son éclat.® Fort heureusement, elle se trouve reculée, cette année jusqu’au mois de mai.On l’avait jusquïi présent placée au moment dos vacances de Pâques, afin de permettre anx membres des sociétés de province, pour lesquelles elle est spécialement établie, de profiter de leurs loisirs.|Mais apparemment; cette date donnait encore à la science officielle une teinte cléricale, et ce que l’on trouvait bon hier a été jugé mauvais aujourd’hui.Ainsi lorsque M.le ministre de l’instruction publique laissera déborder le Ilot périodique de son éloquence (les ministres changent, 'mais l’éloquence ministé- est prêt a toui assumer, n a eu- pie- ai.rioq _ _ _ # _ aident du conseil.Son arrivée aux croyait pressé de livrer batailfe, ren- à signaler, dans le champs des études j riello reste], Patten ! ion des savants 3 lire dans ses lignes avant que Penne- et du savoir, les victoires de la vérité, ne sera détournée par aucune cou- aflaires étrangères est un défi ridicule aux et insensé convenances et aux mi ait bouge.C'est comme les Ita- les défaites de l'erreur.Nous soin- intérêts.j liens à Massouah.Tout petit, toujours agité, parlant Pesez les promesses du programme i avec une volubilité prodigieuse, har- j ministériel, pesez en aussi les mena Une sainte, une martyre ’ ne l'oubliez pas.—A votre tour, Agnès, souventz vous que je me considère comme le gardien de ce qui survit de l’honneur de notre maison.-Qu’est ce à dire, mon frère, m’accuseriez vous d’v avoir porté lui gueux, rageur, tel est cet ce veut se mesurer avec M.de march.qui Bis- Pendant huit jours, Agnès se dé- atteinte ?battit contre les accès d’une fièvre intermittente.Enfin le mal céda non pas seulement à la médication du docteur, mais à l’énergie de la malade.Agnès voulait guérir, elle guérit.Cependant elle ne se trouvait point encore assez forte pour sortir, et la douairière se rendait à Poflice matinal accompagnée par Myrtille.Elle rapportait à Agnès un peu du calme sublime puisé dans la prière , la jeune femme se sentait plus confiante quand la noble aveugle lui disait d’espérer.Par une suite d'événements imprévus ou réglés d’après dos ordres supérieurs, les condamnés partirent le lendemain même du jour qui suivit l’exécution de Gaspard et de ses complices.Agnès se débattait contre un accès terrible au moment où le comte Alberti et ses futurs compa- Non pas vous, mais l’homme qui était entré dans notre famille.— Cet homme est mon mari, Reynold.(/j suivre) Los Nouveaux Ministres 31.de Freycinet a soixante ans, lui aussi.Il est trop connu.Ses transformations, ses trahisons, ses hallucina-nations ont puissamment contribué aux malheurs de la France.Il a joué au général en 1870 ; iî a dépensé des centaines de millions dans des entreprises fantastiques : ii a chassé des religieux, il a sacrifié notre influence en Orient.La présence de cet homme sinistre à la tête de l’armée est un danger.JL Ft, rouillât est un vieil éehaias, ces, et vous y reconnaîtrez, à côté des plus mauvaises intentions, la marque de l’impuissance.En même temps qu’il promet à la gauche radicale toutes sortes de grandes réformes, M.Floquet, pour rassurer le centre et la au mes heureux d'avoir à commencer par un salut de bienvenue aux vaillants et aux studieux qui accourent de tous les coins de la France et de l'Europe pour déposer aux pieds de la foi le tribut de la raison.Leur empressement, attesté par les nombreu- curreuce ; il pourra sans crainte fain l'éloge de son administration tribuer à ses fidèles !a manne t umée.(A suivre) et dis-accou- es adhésions déjà recueillies, et qui ugmenteront jusqu’au dernier jour, Agriculture droite, déclare qu'il n’ira pas trop j est un véritable signe des temps.La Semailles en lignes et choix des vite.C’est plus tard, quand il aura : lumière se fait peu à peu sur tous les semences fait avec précaution des travaux I points et dans toutes les branches — 31.Floquet est connu pour avoir porté des chapeaux et des gilets extraordinaires, pour avoir crié : 41 Vive la Pologne !” devant l'empereur de Russie à Paris et pour avoir plaidé, devant fa haute cour de justice.pour la famille Noir dans l’affaire du prince Pierre Bonaparte ; mais il a accompli d'autres exploits.Député en 1871, il sc tenait entre la Commune et rassemblée nationale.Il penchait meme sensiblement vers la première, puisqu’il démissionna gnons quittaient la ville de Vienne pendant la lutte pour se rapprocher dans de misérables charrettes, qu’es- j de ses 4> mandataires ”, disait-il.coïtaient une vingtaine de pandours.Apres la répression, on jugea prn-Ces soldats ne suivaient pas seuls les dont de le tenir en prison pendant malheureux.Montée sur un cheval près d’un mois au château de Pau.maigre, mais d'une marche rapide, | U rentra à lu Chambre par la voie si une femme pauvrement vêtue et enveloppée d’une cape sombre suivait les chariots et l’escorte à une faible distance.Le premier jour il lui fut impossible de s’approcher des malheureux ; mais le lendemain elle les rejoignit et put serrer la main d'un des condamnés.—Courage, comte Alberti ! lui dit elle, La cape qui couvrait le visage de la jeune femme ne permettait point de reconnaître ton visage ; mais le prisonnier tressaillit à sa voix.—Zingarelle ! — Taisez vous ! fui dit elle, les pandours nous regardent.—Où vas tu, pauvre fille ?- Aux mines d’idria.fréquentée du conseil municipal.11 a toujours siégé à l'extrême gauche, réclamant l’amnistie, la suppression preca.(J- - — -( d’approche, c’est-à-dire dans un an des connaissances humaines.Le soul-lou deux, qu'il frappera les grands fie puissant qui ramène vers le ca-coups.La dictature seule, dit-il,peut tholicisme l'élite de la sociétémoder-promettre des 44 transformations su- ne a gagné les sommets delascience.bite” ; lui homme liberté, il marche- 11 descendra de là dans la plaine, ra lentement, attendant “ le moment c'est-à-dire dans les couches populai-favorable ” pour appliquer des me-1res.et bientôt dissipera les derniers , ., sures 44 sérieusement élaborées.' De j préjugés.Ce sera la gloire de cette tremblotant et bredouillant ; mais il* ja gürte, “ lesuccès sera rendu plus i lin de siècle d'avoir réconcilie avec l'Eglise tout ce qui pense et tout ce unisme cela ! ! qui raisonne, loquet ne s’en est-il pas aperçu * .___.otal, à - - semblée nationale, en prenant Ja dé- j mettre en route, il demande M * ' ' “ seoir, craignant s'il bouge de tomber, la nomination du bureau et du par- —44 Non ! non ! monsieur le président tage des sections.Quatre jours du-du conseil, lui crie la gauche, il faut*rant, ces dernières entendront les marcher.” j rapports et les communications qui Nous avions toujours pensé qu’il \ leur seront présentés.Mais il no faut On est généralement convaincu irciiiijKnuub m DRuuumttiu , iu.ua sürte, lesucces sera rend peut bredouiller pendant quatre heu- j Sl*ir et pius durable.” res, et c’est ce qui fait son mérite, il; Mais c’est de 1’opportunism vient du \ nr, quoiqu’il soit né h j jj.Flociuet ne s’en est-il pas a que les semailles en lignes sont les meilleures, maison néglige suivent de les faire ainsi, soit par habitude contraire, soit par insouciance.Les semailles en lignes permettent et facilitent les sarclages à la houe qui sont .si favorables au rendement des récoltes et à la terre qu’ils débarrassent de mauvaises herbes.Ces sortes de semailles sont aussi T il «w 18-79 a ]• i, i ;-1—.r TerçiL : Le congres bibliographique oat j fort utiles pour les carottes qu'on peut Lion.11 sest rcicict-n 18,-, a J as- Au total, a peine debout pour se reuni.Il s est ouvert par une messe saTcler plus facilcmCnt et surtout phis a s as- J du Saint-Esprit, qui a etc suivie do économiquement, puisqu’on peut cm- fense du gouvernement de Gambetta.C’est en cette circonstance qu’il parla quatre heures d'horloge.Il est vrai qu'il n’a qu’un souffle et qu'il ne se fatigue pas.Depuis, il est devenu sénateur.11 a reparu 1 année dernière, ;ava[t du farceur dans ce témé- pas croire que la bibliographie seule comme rapporteur de la loi la plus récente sur la laïcisation lui qui reculera devant les besognes abominables.n’v aurait il pas aussi rairo ; pleutre ?Qu’il soit aventureux ou prudent, qu'il fasse du radicalisme ou de l’op-31.Peytr*l est un pharmacien de port unisme, M.Floquet n’ira pas arseilie qui s’est découvert des ta- loin.Il n’obtiendra ni l’unité dans Marseille qu lents de financier et qu’a rapidement la Chambre, ni Limité dans le minis-grandi une correction que lui infligea , tore.Son appela l’union de tous le publiquement M.des lsnarcs.11 est aussi rouge que les locaux de ton ancien étalage.11 a été sous secrétoire d'Etat et président de la commission de notre ambassadeur près du Saint- * ! ?uu i0l‘e \ma?' Siènv etc.seillais.Peut être ce potara na-t-il Lu 1882, on le nomma préfet de la Pas encore debouené tontes ses fioles Seine, en remplacement de M.Hé.rold.11 accabla le conseil municipal d’attentions et de flatteries, il démissionna après avoir réclamé du gouvernement la mairie centrale et s’être ainsi assuré pour longtemps la confiance du radicalisme parisien.11 retrouva un siège électoral à Pcrpi- républicaius ne sera pas entendu.Et pourquoi l’écouterait on plus que n’ont été écoutés MM.Brisson,Goblet, Rouvier, Tirard ?S'il a pour lui les du'doive en faire la matière.La très utile et très laborieuse société fondée par M.le marquis do Beaucourt, avec une supériorité d’organisation que n'ont pu atteindre ses rivales (car le cercle Saint-Simon, créé dans un esprit tout opposé au sien et pour lui faire concurrence, vient d’être obligé de se dissoudre), a étendu son domaine à la plupart des questions scientifiques et littéraires.Elle ne se contente pas d’aimer le livre ; elle le On verra.monsei- gneur.—Qu’y viens tu faire ?—Apprendre combien de temps on y peut vivre et combien il y faut de mois pour mourir.Les pandours avaient fini de boire : les conducteurs cinglèrent de coups de fouet l’attelage de la charrette, et le convoi reprit sa marche.Quand arriverait au terme du voyage la triste caravane?Nul ne pouvait le dire ; cela devait dépendre de la température, des pandours, de la santé des malheureux que l’on conduisait à une mort lente, mais certaine.Lorsquo Agnès, revenue de sa première crise douloureuse, s enquit de son mari, elle apprit que Carlo Alberti était déjà en route.Ce coup la frappa rudement ; mais elle était courageuse, et appelant Dieu à son aide, elle triompha de la lièvre et entra bientôt en convales- cence.Ello se trouvait seule un matin dans sa chambre, et, assise près do la grande fenêtre, elle regardait si la douairière de Haag ne revenait pas do l’église, quand Reynold entra subitement, et vint se placer dans un fauteuil à ses côtés.—Ma «cour, lui dit il, je suis char guan.Elu président de la Chambre lors de la format ion du cabinet Bris* son, il se montra courtois et à peu près impartial envers la droite, s'appliqua à ne pas employer les sévérités du règlement, soigna beaucoup ses oraisons funèbres ; en somme on vit un nouveau Floquet, toujours majestueux, mais aimable, un jacobin occupé à séduire.En 1885, il triompha à Taris; plus de 250,000 suffrages le mit au second rang de la députation de la Seine.Réélu président et en face d'une très forte minorité conservatrice, il persista dans ses nouvelles allures, tout en faisant savoir de temps en temps qu’il restait au fond fidèle radicalisme.Il a lait sa paix avec l’ambassadeur du czar.Le voilà au pouvoir, qu’il a recherché ouvertement, pre- mière journée a* tout l’air d’un désastre.M.Floquet est né en 1828 dans les Basses-Tyrenées.Il appartient par son mariage à cette famille Kcstncr qui est une vraie dynastie révolutionnaire et où toutes les nuances sont représentées do manière à ce qu’il y ait toujours au pouvoir quelqu’un de de la famille.Quand M.Floquet tombera, M.Ferry pourasans doute revenir.La famille no perdra rien.M.Goblet a une célébrité plus récente, il est né également en 1828.Il ost originaire du Pas-de-Calais ; mais il a suivi sa carrière d’avocat à M.Deiuns-Montaud.—Opport uniste qui a mal tourné, comme il arrive d’ordinaire, li est né en 1.845, dans le Lot et Garonne.Qu’a-t-il fait avant d’être député ?Nul ne le sail.Depuis quelques années, il se montre impatient de jouer un rôle.11 s'est mis au journalisme.Il a pris la direction du National, dont il a renforcé la nuance révolutionnaire et anti religieuse.Il est aussi bien* (ou aussi mal) placé aux travaux publics.M.Lockroy est le pitre du ministère.Vaudevilliste il fut ; vaudevilliste il est resté ; seulement, au lieu d’écrire des pièces, il les joue lui-même.Un type de l’aristocratie révolutionnaire.Très riche, passant pour lettré dans son parti parce qu’il radicaux,—qu'il ne peut garder qu’à répand.Elle ne fait pas seulement la condition d'agir,—ses prùdéces- ! de l’érudition ; elle fait de la propa-seuxs s’appuyaient sur les opportu- garnie populaire, et à ce titre elle nistes; troupe plus disciplinée, plus peut être considérée comme une des nombreuse, et qui cependant fut institutions les plus bienfaisantes de impuissante.| notre époque.Dans cotte grande as- Si, par impossible, Jo ministère Floquet ne succombait pas sous les coups de la Chambre, il s’elfron-drerait par le défaut d’union entre ses membres.M.de Freycinet et M.Goblet ne voudront pas porter longtemps les couleurs de M.Floquet.Il ne peut leur convenir de rester à la suite d’un personnage dont le succès les offusquent et qu’il doivent avoir semblée décennale, dont pourra faire partie jUoute personne qui se sera fait inscrire, elle s’occupera surtout de constater quels sont les progrès réalisés, depuis 1878, dans chaque branche de la science, et particulièrement dans les sciences historiques.C’est une vaste enquête, dont le résultat certain sera de consolider les conquêtes récemment accomplies ; économiquement, puisqu’on peut ployer de petites houes avec lesquelles on abrège de neuf dixièmes au moins les sarclages qu’on fait ordinairement à la main.Elles peuvent être également employées avec avantage dans la culture potagère en général.Nous ne saurions trop recommander les semailles en lignes qui économisent en outre la semence.Un premier essai, dans la grande comme dans la petite culture, voire mémo dans les jardins, serait indubitablement et constamment suivi Disons donc : Arrière la routine; c est une mauvaise conseillère ! Le choix des semences de céréales qu’on fait souvent sans soins, laisse généralement à désirer.Les cultivateurs soigneux emploient les cribles-trieurs cylindriques pour choisir les plus gros grains.D’autres, plus soigneux encore, forment une espèce de pépinière de céréales, en semant clair et en sarclant; à cet effet, ils épurent et choisissent successivement pendant plusieurs années les meilleurs grains des reprodoctions successives, sachant que c’est par ce moyen qu’on peut obtenir des grains de qualité exceptionnelle avec une bonne culture, bien entendu.quelque peine n ne pas trouver ridi- et d’en provoquer de nouvelles.cule.»3e jugeant plus forts à la tribune ({Ue ce déclaïuateur, plus rompus aux affaires, ils n’en passeront point par toutes ses idées.D’ailleurs, ils sont moins enfoncés que lui dans le radicalisme.Sur toute question «rrave il v aura lutte intime entre a voyagé en Asie Mineure ; passant les principaux ministres, et l'on ne pouf homme d’esprit parce qu’il cul-1 s’entendra bien que pour ne rien live le calembour ; vide d’idées, rem- faire pli seulement de tirades vieillies, Cela ne sera pas tin mal.Malheu-ravagé à l’extérieur, tel est le chef de rensement ce ministère, voué à l'im-l’édueation nationale ! ün a eu cependant la pudeur de lui enlever la direction des cultes, Le Congrès international des sa vauts catholiques, dont l’initiative a été prise, comme l’on sait, par Mgr d’Iiulst, avec l’approbation du Saint Pore, se tiendra aussitôt après, du 8 au 12 avril.Cette coïncidence a-t-elle été voulue ?Je l’ignore ; mais elle aura son avantage.Ellle permettra aux personnes venues de loin de prendre part, avant de s’on retourner, aux travaux de l’une et de l’autre assemblée, et de cette façon elles puissance quant aux questions do j pourront su convaincre que.si les politique intérieure ci auquel, en dé- deux congrès font quelque peu dou-pit de son programme, ii no sera per- j ble emploi, ils ne sont, du moins, qui est confiée au vieux et tremblant mis ni de transformer les impôts, ni inspirés par aucun sentiment de ri-Ferrouillat, non moins libre penseur, | de reviser la constitution, ni de tou- valité* Une même pensée, un môme mais moins porté au calembour.! cher au Concordat, ce ministère pour 31.Vielle est né en 1848.Au gouvernement il est d’hier.Il possède un accent franco-comtois qui pourra ra, par les positions données à MM.Goblet et de Freycinet, compromet- zélé en a déterminé la convocation.Toutefois le second a nécessairement un programme plus étendu et doit produire des effets curieux, allié à ! biir, quant a la discipline et a 1 or-l’accent méridional de M.Peytral.11 * organisation, nos forces militaues.n an nu nrvnr nvnir i 11 ré do rlésorrrn- M.Gaiiiol a donc fait UU acte pfO- tre nos relations extérieures et allai- ; intéresser un plus grand nombre de savants* Il embrassera toutes les ra est connu pour avoir juré de désorga niser l’administration forestière.31* Pierre Legrand est uu revenant depuis les élections de 1885.L1 ost opportuniste mêlé de radicalisme.Il a été déjà ministre de commerce.AJ.lamiral Krantz est un marin très sérioux et très capable.Pendant a commandé le fort d’I- la guerre il fondement regrettable en acceptant pour les affaires étrangères M.Goblet, un brouillon emporté, et pour la guerre M.de Freycinet, l’un des hommes qui ont le plus contribué aux désastres de 1870 et 1S71.Estoc donc le moment d’infliger à T armée un chef qui lui rappelle les plus pénibles souvenirs, et qui ne peut milications de la science sans exception, depuis la théologie jusqu’à l’histoire naturelle.Le juste et le vrai s’y feront jour sous toutes les formes, lectures, conférences, discussions.Les catholiques se proposent par là, premièrement, do s’éclairer entre eux sur les grandes questions à l’ordre du jour, secondement de démontrer implicitement l’accord des vérités naturelles avec les vérités Canadiens à l’étranger Inscrits au commissariat général éu gouvernement du Canada, 10, rue de; Home.M., Mme et Mlle ,1.-1.Pouliot, i'raser-ville, 8, cité d’Anlin.Abüé Hilaries Boulay, Québec, Ballon (Sarthe).M.11.U.Picard, Saint-Hyacinthe, 190, Faubourg St-Denis.* M.Louis C.Beaudry, St-llyacintlie, 190, Faubourg St-IA :is.L'abbé André Pelletier, (Québec, hôtel Fénelon.M.et Mme S* Dumoulin, Trois Rivières, hôtel Saint-Pétersbourg.M.Norman S.Leslie, Moiitré il, hôtel Bellevue.E.Emile Rosenthal, Montreal, hôtel de la Province.Mme.Duperouzel, Montréal, hôtel Fénelon.M.J.B.Laliberté, Québec.M.Rameau de Saint-Père a quitté Paris hier pour Adon.Il y reviendra pour se préparer à partir, avec sa famille, pour le Canada dans les premiers jours du mois de juin.Le plus sympathique accueil attend sur les bords du Saint Laurent fauteur d'Une colonie féodale en Amérique.Disons en passant que la seconde édition, revue et fort augmentée, de cet ouvrage paraîtra lin mai.M.Arthur Boyer, député au parlement do Québec et Mme Boyer, après une quinzaine passée à Paris, sont • .- vô;.\: .* ¦ . JLe Courrier du Canada, Jeudi 96 Avril 1888 embarqué^au Havre, samedi, Jan- D Bourgogne.M.Mme et Mlie Poulioi, : abbé André Pelletier, Mile Delisle e: M Leslie, parlent samedi par la Bretagne.P a r is - Ce -ado d u î 2.LEURS MOYENS SOMMAIRE i i :LLETON.—.-e> iravs;.Les .areattx ministres M.lAvtue?• • • • • t • .mer ce i cruaition Agr.' -Tilture Piuœo ce rcon * L-.-ars moyens Gabriel Dumont ''elite guette Histoire du droit canadien Cour du Banc de la Reine Parlement 'c iéral Dépôch lâches Nous lisons dans lo J ou nu i Trois-Rivières : B^szruï Gts caisses de gin à pèche au phoqu La prose est entree dans l'affaire, et ring.U croit que cette correspondance démontrera que le gouvernement du Canada a fait ce qui devait être fait à que nous ce sujet et il espère que le gouverne- Paulin et dans regrettons pont Gabriel Dumont, ment imoérial mettra un soin jaloux à ‘sauvegarder les intérêts du Canada.!.t boisson e: l'argent son: répondes ; eRe n’en sortira plus, a prolusion dans le comté au Leneuccl T1 , „ de M.Legr.s.Samedi soir on expédiait • ^ autre cho*o M *•: v* P CO' ~ O " ‘ ' 0r r»- ï i _ - 1 g.llli egaruei ICS llUcrL’ia Ull VidUima.u *j.e> ; vtL Mai*• .L est sonattscnie contre le cierge au M v, ont collent confrère n’est pas chargé de O1*- ^-ur devoir.Ils ont du eon-couleurs trop noires.damner ceux que Kiel avait entrâmes Samedi et dimanche, le comté de dans son apostasie et ses erreurs ; ‘ t.S-il.5 A r • K, A r J**.A IJ f-A* (IUEBEO, 2fl AVKIL ISvS ¦~-v PLUMES DE PAON.Parmi les merveilles prônées par nos adversaires, comme ayant été accomplies parle gouvernement Mercier, figurent en première ligne les rent rées que ce cabinet a eu la bonne fortune d’encaisser depuis qu’il est au pouvoir.Voyez, s’écrient les reptiles du du ministère, voyez combien ce iro1-vernement est habile : il a reçu $100,000 d’Ontario, $125,00 de Montréal, $150,00 de revenu additionnel provenant de la taxe sur les corporations etc.t )n dirait vraiment que ces gens-la prennent leurs lecteurs pour des imbéciles.Tous les gouvernements conservateurs ont à leur crédit de ces rentrées heureuses qui,de temps à autre,viennent lester le trésor.Ainsi le gouvernement Chapleau a retiré de la ville de Montréal $554,000 sous le titre du fond d’emprunt municipal.Le gouvernement Ross,lui, a fait des prodiges.Il a obtenu du gouvernement fédéral $2,391,000 comme subvention en indemnité de la construction du chemin de fer du Nord ; $2,540,213 pour l’intérêt retenu de 1867 à 1873, sur le surplus de la dette de l’ancienne province du Canada, assumée par la Puissance à cette dernière date.Soit en tout près de $5,000,000.Ces $5,000,000 repré-tent un revenu additionnel d'environ $250,000.En outre, les sommes retirées de?corporations commerciales sont dues au gouxrernement conservateur.L’honorable M.Würtele disait dans son discours sur le budget en 1883 : Les renseignements que j’ai recueilli® ont confirmée l'évaluation que j’avais faite du produit des taxes directes imposées sur les corporations commerciales.le porto la recette de celte source, dans ia révision que j’ai faite de l’évaluation, de 5123,800 à $125,000.Je n’ai aucun doute sur la légalité de l’acte qui impose ces taxes et fai lu conviction qnr /f\ perception & en fera.La perception s’en fait maintenant, grace aux cabinets conservateurs qui ont porté la cause jusqu’au Conseil Privé.M.Mercier n’a fait que récolter ce que les nôtres avaient semé.Voilà donc encore au bas mot $150,000 de revenu additionnel dû aux conservateurs.Ajouté aux $250,-OOO dont nous avons parlé plus haut, cela fait $400,000 d’augmentation de revenu, léguée à la province par les cabinets conservateurs, et dont M.Mercier et ses amis se veulent aujourd’hui, comme de succès personnels.Arrière, usurpateurs du mérite d’autrui.Vous n’en imposerez pas à l’opinion, et les électeurs de Maski.nongé, d’Hochelaga et de Missisquoi ne sc laisseront pas duper par vos vantardises.Sir Charles Tupper a donné axris d’une résolution par laquelle il entend pouvoir, sur proclamation, .faire admettre en franchise, aux | tragi-comique à la Salle de Musique Maskinomré était à nous.Il est in* contestable que M.Caron avait alors la majorité dans celte division électorale.Cette majorité, l’aura-t-il samedi ?Nous l’espérons : mais il est indubitable que nos adversaires donnent en ce moment un assaut terrible à certaines paroisses de Maskinongé Ils ent à leur disposition plusieurs milliers de piastres dont la source nous est connue.Des agents corrupteurs sont partis de Québec, des Trois-Rivières et du comté de Saint-Maurice.Une nuée de cabaleurs libéraux sont répandus dans la division avec des munitions de toute espèce.Le parti national veut l’emporter coûte que coûte.Malgré tout cela, nous avons es-poil*.Le parti conservateur de Maskinongé nous est apparu si ardent, si plein de vie, de force et d’enthousiasme, qu’il peut encore triompher de toutes ces manœuvres.Nous faisons la lutte sans argent, sans désordre.sans menées frauduleuses, par la seule discussion des hustings et des assemblées particulières.Une phalange d’arnis dévoués et vaillants s’est jetée dans la bataille.Encore deux jours d’efforts, de travail, et nous saurons si les écus du gouvernement Mercier sont tout-puissants.mais quand M.Dumont vient les accuser d’avoir manqué à leurs devoirs sacrés de ministres de Dieu et de dis.pensateurs des sacrements, il nous donne le droit de lui répondre qu'il fait une mauvaise action, ou qu'il ne sait pas ce qu’il dit.La dernière alternative est peut-être la pins acceptable, parce qu'elle est la plus charitable.M de l’Alaska et de la pèche du phoque dans la mer de Behring.Eu 1867, dit-il, le gouvernement américain a payé $7,200, 000 à la Russie pour le territoire de l'Aiaska.De plus, continue M.Prior, quand je déclarerai à cette chambre qu’une seule mine d'or d'Ala.-ka rapporte pins d’un million de piastres par année aux capitalistes de la compagnie qui exploite celte mine, quand je dirai aussi que la compagnie des pêcheries du phoque d’Alaska paie $3,500,000 pour les privilèges qui lui ont été accordés, les députés seront à même de voir quelle est la valeur de ce territoire.En août 18S6, trois goélettes canadienne:- o u été saisies, l’une pendant qu’elle èuif à 130 milles du rivage et les deux autres à *263 milles.Cos goélettes so rendaient à l'Alaska.Une amende fut imposée contre eux et de pins li ars cargaisons do peaux do phoques valant $33,000 furent saisies.Lrs documents soumis A la dernière session ont prouvé que ce gouvernement av .il fait tout en son pouvoir.Ce pendant en 1887 le gouvernement des lilats-Unis a saisi six de nos navires et huit navires américains.On préfère insulter le gouvernement anglais pour ensuite accorder compensation et faire apologie plutôt que de forcer la compa gnie du phoque d’Alaska à être privée de scs privilèges.la constitution.Moi-même je l’ai inscrit sur leur programme.Mais ivost mon devoir de leur dire que ce mouvement s’épuisera en de stériles efforts, et que la France court à de grands dangers si elle croit que le nom seul, quel qu'il soit, puisse constituer un règlement de la question.Pour arriver à la solution dont elle a besoin, tous les conservateurs doivent demander la révision, non pas dans des assemblées divisées oû ils représentent la minorité, mais dans le pays entier régulièrement consulté.A l’heure décisive on s’apercevra que la solution est dans la monarchie telle que je l’ai définie,* à la restauration de laquelle j’ai mis tous mes efforts.BOULANGER GABRIEL DUMONT Gabriel Dumont est à Québec ; il reçoit des visites : il en rend ; il parcourt notre ville, avec M.P.A.J.Voyer comme cicerone : il donne des conférences publiques.Tout cela est dans son droit, et nous n'entendons pas le contester.Dumont a été amnistié.Il est libre, et peut librement aller oû il voudra, dans la province de Québec, trois ans apres s'être rnis à la tête d’une révolte sanglante dans les prairies de l’Ouest.11 nous plaît de constater ce fait à l’honneur du Canada et de nos institutions.Mais si nous reconnaissons le droit de M.Gabriel Dumont, nous regrettons pour lui-même qu’il en ait usé.Dans cette tournée qu’il a entreprise, il s’amoindrir incontestablement.Il y avait une légende autour de son nom.Une vague auréole d’héroïsme couronnait son front valeureux, et les lointains espaces où se détachait sur un fond de batailles sa silhouette géante, donnait à sa renommée quelque chose de ce que le mirage donne parfois aux sables du désert.Maintenant le prestige est évanoui, le charme est envolé sans retour, l’élément poétique est disparu.Nous avons vu Dumont, il a passé dans nos rues, il a monté sur une estrade théâtrale guidé par M.P.A.J.Voyer, il a servi de thème vivant et présent à un discours en trémolo de notre ami F.X.Lemieux, il a lui-méme fait un speech où l’élément comique a souvent gâté l’élément tragique.Hélas ! adieu le mystère et la fantaisie, adieu la poésie et la légende ! Dumont est un colosse, Dumont reste un homme qui possède certainement la bravoure de sa race, mais il n’est plus le héros que tant de gens avaient rêve.Les héros ne se promènent pas en compagnie de M.Riboulet et de M.Voyer, ils ne font pas de speech PETITE GAZETTE 11 n’y aura pas de révision listes électorales cette année.des L’honorable juge Taschereau est parti pour Rome où il doit assister à l’ordination de son fils.La société Saint • Jean - Baptiste d’Ottawa se propose de faire une grande démonstration le 24 juin prochain dans la capitale.M.Raphael, entrepreneur, qui s'était porté candidat dans le comté de Russell comme conservateur indépendant s'est retirée de la lutte en.faveur de M.Mackintosh.L’adversaire de ce dernier est M.Edwards.Au moment même de l’ouverture de la séance, hier, Lady Mcdonald s'est rendue à la chambre ci a remis à un page une magnifique couronne de lilas et de roses blanches qui fut déposée sur le pupitre en face du siège qu’occupait feu Thon.Thos.White.Cette couronne esl un tribut non équivoque d’estime pour feu Y bon.ministre de l’Intérieur.agi pays est Etats-Unis, la plupart de nos peo-DUIT.3 NATURELS, pourvu que les Etats Unis en fassent autant de leur côt(\ Us restent drapés dans la fierté de la victoire, dans la dignité de l’exil, ou dans la grandeur de la défaite, mais ils ne s’exposent à la HISTOIRE DU DROIT CANADIEN Nous accusons réception d’un ouvrage intitulé : Histoire du droil canadien, de puis les origines de la colonie jusqu'à nos jours, par M\ Edmond Lareau, avocat et député.C'est un fort et In-au volume iu 8vo.de olS pages, édité avec lux»* par M.A.Périard, de .Montréal.L’ouviage est divisé en deux parties.La prenneie traite du droit canadien sous ia Domination française.La seconde traitera du droit canadien sous la Domination anglaise.La première partie seule est parue.C’est le volume don*, nous venons d’accuser réception.Une telle œuvre a dû coûter à M.Lareau beaucoup de labour et de recherches.Nous ne Bavons pas encore parcourue, et, conséquemment, nous ignorons si toutes les idées en sont acceptables.il est assez probable que plusieurs opinions de l’auteur prêteront à la discussion.Mais, pour les avocats et les hommes de loi, cet ouvrage sera certainement d'uu vif intéiêt.Nous en donnerons sous peu à nos lecteurs une appréciation, après lecture faite.Ce livre est en vente à Québec chez MM.Filteau et frères, libraires, 27, ruo Ruade.Nos remerciements à qui de droit pour l’envoi d’un exemplaire.S® a 6*8 « Baie eb t IP c d e r à# 8 Je suis heureux de voir que la meilleure classe des journaux américains condamne la conduite du gouvernement des Etats-Unis.Lu question actuellement soumise e>t très opportune, attendu que j’ai été informe que trois croiseurs ont reçu ordre de partir de San Francisco pour aller faire la garde du détroit de Behring et saisir tout navire qui y serait trouve à faire la pêche au phoque.M.Foster.— La déclaration de M (iordon que les documents soumis à la dernière session prouvaient que le gou-gouvernement du Canada avait dans l’intérêt de ce derniei très vraie et lorsque les nouveaux do cuments seront soumis on verra que le gouvernement ne s'est pas départi de cette manière d’agir.Le gouvernement britannique négocie actuellement avec celui des Etats-Unis et j’espère que le résultat sera aussi favorable à ceux dont les intérêts ont été si grandement lésés qu'aux intérêts même du Canada.L’hon.M.McKenzie.—Le gouvernement du Canada a-t-il voix délibérative dans ccs négociations ?Qui les négocie ?Sir Charles Tcpper.—Certainement il n’> a que ie gouvernement impérial qui puisse être partie à ces négociations et qui puisse régler la question entre les Etats-Unis et l'Angleterre.Cependant le gouvernement anglais, sur cette qnes lion comme bien d’autres, a obtenu des renseignements les plus complets du gouvernement du Canada, qui est aussi anxieux qu’on puisse l'être de voir cette question réglée, .le n’hésite pas à déclarer que le gouvernement anglais r exigera réparation aussi coaiplète qu’il j soit a même d’un gouvernement d'exiger.u MM.McNeii.et Edoar prennent aussi part au débat.M.Baker.—La Colombie Britannique voudrait bien voir cette question réglée, car au lieu de 17 navires.que cette province^ envoyés dans la mer de Behring dans la darnière saison elle en aurait envoyé trois fois ce nombre.La motion de M.Gordon est votée.A six heures, l’Orateur quitte le fauteuil.Paris, 25 avril.—La Cocarde annonce officiellement que le général Boulanger ne se mettra pas en nomination dans d’autres circonscriptions électorales.Le général a envoyé des invitations pour un diner politique qu’il donnera vendredi au café Riche.I/EMPKHEUR D’ALLEMAGNE Berlin, 25.— \ onze heures ce soir ia fièvre a laissé le royal patient, et il prend [dus de f,rce.Grâce à celle amélioration.ia reuie \ ictoria a décile de prolonger sa visite jus ju’à jeu li.LA RHINE Beilin, *25.—Li Heine est allée faire une seconde visile :ï l'Eiupei air Frédéric, puis elle a assisté à l'office dans la chapelle du château.Assitol après elle a reçu l'ambassale angi ii.- u puis ie prince de Bismarck.LI*: RARE ET L IRLANDE Londres.25.—Les rumeurs que L Rape in tes viendrait dans lt question d’Irlande eu faveur du gon*.ornement anglais sont remises en vigueur par i-correspondant à Vienne du Timts.Le correspondant du mêmejuuri *1 a Rome semble connaître moins us ugissnii: ut.-du Vatican que son confrere d Vienne.Dans tous les cas, cette intervention n’affecterait pas la question u Irlande parce que les parueilistes les plus influents et qui se targuent dv* re cathoî'-ques déclarent expressément qu'ils ne teconnaisscul que l’autorité spirituelle du Pane.GLADSTONE ET II ARLINGTON Londres, 25—L'attaque directe de M.Gladstone contre lord Uartington, lors du débat su r ie budget est une grande cause de contentement pour les libéraux partisans de M.Gladstone.Les journaux conservateurs jubilent du triomphe du gouvernement et disent que M.Gladstone a suffi une véritable défaite parc, u'il n'a pas adopté une ligne de con fuite de nature à lui assurer l’appui dos unionistes qui o it ia balance du pouvoir.Le but ré.4 de M.Gladstone était d’identifier lord Uartington et son parti avec Je système impopulaire de taxes.Le service anniversaire de feu Demoiselle Mathilde Gosselin sera chanté à St Charles de Bellechasse mercredi le 2 mai prochain, à 7 heures.SEANCE DU SOill A la reprise do la séance cinq .projets du lois privés subissent le troisième lecture.Le bill de M.McCarthy pour amender l’Acte de tempérance du Canada subit m sf condo lecture et ta chambre se forme en comité sur ce bill.Un débat assez long s’engage alors.MM.Jamieson, Milts, Tisdale, Fisher et Ives y prennent part.Finalement le Bill est rapporté avec amendement par ie comité.M.Jamieson propose la seconde délibération de son projet de loi pour amender lui aussi l’Acte de tempérance du Canada, li explique longuement les dispositions de son bill MM.Fisher et O’Brien prennent part au débat.M.O’Brien proposa que la seconde lecture soit renvoyée à six mois.MM.Mills, Bain (Wenlv/orth), Fisher et Casey continuent le débat.L’amendement à six mois de M.O’Brien est perdu sur division et la seconde lecture a lieu.Sir R.Cartwrkuit.— Demain .l’attirerai l’attention de la chambre sur certaines irrégularités qui sc commettent à K ingslon.La Chambre s’ajourne à 1.20 hr.a.ni.re- Béparation On fait actuellement de notables partitions au clocher de l’église Noire-Daine de la Victoire, Basse-Ville.L’échafaudage atteint maintenant le sommet du clocher.—Chargé d’impuretés votre sang a besoin de l'énergie purifiante et vivifiante de la >aîs.‘oaieili ‘ d’Aver.(jhaiiibrc (5« ; Commîmes Ottawa, 25 avril.L’Orateur prend ie fauteuil â 3 hrs p.m.I/hon.M.Thompson soumet un projet de loi pour amender de nouveau l'Acte des Cours Suprême et de l’Echiquier.Actuellement la loi exige cinq juges pour former le quorum de cette cour.Le bill actuel propose de réduire lo quorum dans certains Ct'is particuliers comme celui qu’on vient, do citer à quatre juges.L’hon.M.Chapleau, en réponse à M.Barron, dit que le gouvernement n’a pas [’intention î cette session de proposer un bill pour arrêter la révision des listes de voteurs en vertu de facte du cens électoral.DEPECHES LE PARTI ROYALISTE Paris, *25 avril.— Lors d’une récente réunion de ses partisans le comte de Paris s’est exprimé comme suit : u La situation est grave et nous devons l’envisager avec sang-froid, car elle est inévitable.Comme je l’ai prédit en 18S7, des dissensions intestines ont assailli avec force le gouvernement prodigue et persécuteur- La république est sans prestige eu France et à l’étranger ; elle n’a aucune force.Le radicalisme placé à la tête des affaires a désorganisé le pays.Le sentiment rivement prononcé en faveur du suffrage universel est le cri général de la France fatiguée de cette forme de gouvernement et anxieuse d’en être délivrée.Les monarchistes n’ont pas attendu la crise actuelle pour demander une révision do Dividende La Banque Jacques-Cartier a déclaré un dividende de 3A p.c., soit une augmentation de 1 j».c.sur l’an dernier.Gela fait la jubilation des financiers.Le caissier déclare qne les affaires de la banque ont été 1res profitables.Triple asphyxie Un pénible accident est arrivé hier durant la nuit, sur la rue Alexandre, St PocIj.Vers deux heures du malin, Mme veuve Lessard qui habite à l'angle des rues Colomb et Alexandre avec sa fille Mme veuve Feriand et les doux petites filles de celle-ci, s’est éveillée et.a élé tellement affectée par l’odeur du gaz, qu’elle s'est empressée de réveiller sa fille et ses enfants.U était temps, car en se lovant les deux petites ont perdu connaissance.Les deux femmes sont ensuite allées réveiller leur voisin, nommé Pageau, et là aussi le gaz avait pénétré et commencé son couvre d’asphvxic, car après avoir élé réveillés par leurs parents, les quatre enfants de Pageau se déclarèrent malades et s'évanouirent.Plus triste état de chose chez un nommé Pageau.On a trouvé les époux Page dans leur lit au premier étage et ne donnant plus .signe de vie.Us avaient la figure congestionnée, et une écume sanglante s’échappait du nez et de la bouche de la femme.Le voisin Pageau monta en même temps au grenier et en descendit le petit garçon dans le même état que ses parents.Il y avait alors beaucoup de monde dans la rue, et quelqu’un alla quérir en toute hâte prêtre et médecin.Les docteurs Dion ot Verge s'adjoignirent au Dr Bolduc, et à force do soins, on réussit à faire revenir à eux la mère et l’enfant, nue l’on considère maintenant comme hors de danger.Il n’en est pas do même du père, qui respire difficilement et qui n’a pas encore repris ses sens.Les médecins n’en désespérant pas cependant.Il est âgé do 45 ans.Sa femme, née Marguerite Leclerc, do St Charles de Bellechasse, a 37 ans.L’enfant a onze ans.Plusieurs des voisins de P âgé étaient indisposés .hier au point de no pas tra- vailler.L’odeur de-gaz s’est fait sentir jusque dans des immeubles de la rue St-Valier.La compagnie du gaz a fait couper immédiatement â l’angle des rues Voltigeurs et Colomb, le tuyau défectueux, qui a sans doute transmis le gaz aux habitations par les égouts.La femme Pagé et son enfant ont été jugés assez bien, hier l’après-midi, pour être transpoités à l’Hôpital de la Marine.—Le Rhumatisme et les Catarrhes causés par un sang pauvre ef corrompu, sont guéris par la Salsepareille d’Ayer.Bulletin maritime —La goélette îles pilotes No.i, qui a passé l’hiver au Bic, a parait-il perdu ses ancres, ses chaînes et sa chaloupe pendant fa tempête de samedi soir, et elle a été jetée à la côte.—Les goélettes Fteelwing el Palma sont sorties de leurs quartiers d'hiver, dans te bassin Louise — La goélette des pilotes No.I avec, 20 pilotes à bord, est partie hier malin pour la station du Bic.—Ont fait voile pour Quel» c : Sodcrhamii),-.Dieppe, 20 avril.Zulett, Sketlev, Rrombino, 10 avril.Cirer istrf.Glasgow, 20 avril.Incendie d’un couvent Nous recevons la pénible nouvelle de l'nie-Midie de finie) en comble, de ia bâtisse dans laquelle les Sœurs île ia Charité avaient installé temporairement leur établissement après la destruction de leur couvent de St-Joseph de Beatuv.l'an dernier.O’eri mardi l’après-midi que ia catastrophe n eu lieu.Le l'eu a origiué dans mie boutique de charron voisine, 11.le vent a poussé les flammes sur le couvent.Un nouvel édifice est actuellement en voie de construction, mais i’institution va nécessairement beaucoup souffrir de ce second inc« ndie.& Les accidents fatals et les grands incendies arrivent si souvent qu’on pourrait les éviter avec plus de précaution, li en est de même de la santé.Elle peut être préservée en se servant de la poudre â pâte dite thème do Tartre Impériale.Elle est en vente chez tous les épiciers.Elle est manufacturée par Cuillett, Toronto, Ontario.La Commission du Travail La commission du Travail ouvrira ses séances à Ottawa le 7 mai.L’association ouvrière conservatrice soumettra à la commission le projet suivant : Qu’une association d’assurance soit fondée, d’après le mode d’organisation de la caisse d’épargne du département des postes, où les ouvriers pourront faire assurer leur vie, en payant une légère prime, cotte association devant être sous le contrôle du gouvernement.Les .membres les plus importants de la société ouvrière sont en faveur de ce projet et on dit que la commission du Travail va recommander au gouvernement d’organiser une association d’assurance, où les ouvriers pourront faire assurer leur vie à des conditions faciles.On demande aussi que le gouvernement établisse dans toutes les villes du Canada un bureau de renseignements, afin que les ouvriers qui se trouvent sans ouvrage sachent où ils pourraient s’en procurer et de leur côté, les personnes qui out besoin d’ouvriers sachent ou s’adresser ; que le gouvernement accorde aux ouvriers sans emploi qui désirent aller au Nord-Ouest les mêmes avantages qu e ceux qu'il accorde aux immigrants venant de l’étranger, c’est-à-dire en payant une partie de leurs frais de vavage et en leur concédant des terres gratuitement.Les Pilules et Onguents d’HoL loway Exercent un effet favorable sui toutes les maladies provenant de l’exposition à l’humidité ou des variations de la température.C’est pourquoi on les trouvera éminemment utiles â ceux qui travaillent dans les fonderies, les mines de cuivre et de charbon.Ces remèdes si bien connus ont des avantages manifestes sous lo rapport de Reflet et de la composition, étant entièrement compo* sés de végétaux choisis avec le plus grand soin et sans égard an prix.Quand ou l’emploie suivant la direction qui les accompagne, ils agissent sûrement mais avec douceur, et u’empùchent pas le travail quotidien.Il n y a que peu de maladies qui ne soient pas guéries,—on, au moins, soulagées—par l’usage persévérant des remèdes d'Holloway.Bibliographie Le Paris Canada dit quo il.Eugène lloveillaud, qui a une véritable passion pour notre histoire, et qui a déjà donné une Histoire du Canada cl des Canadiens Français, écrite d’un excellent style et très vivante, a exhumé un curieux manuscrit : l'Histoire chronologique clc la Nouvel le-Prance au Canada, par le P.Sixte Le Tac, qu’il a publiée avec un grand luxe typographique.L’ouvrago est fort curieux ; c’est un document utile à qui veut se rendre compte de la rivalité, pour Je bien el la conquête morale du pays, qui a existé entre les Récollets et les Jésuites.Lo jeûneur Succi Succi, le jeûneur, vient du renouveler a Florence ses expériences do jeûne.Depuis lo jour où il a renoncé à la chair et au pain, lo poids total do son corps a subi une diminution de 12 kilogrammes 22G grammes, ce qui fait une diminution moyonno de -500 grammes par jour.Malgré cet amaigrissement graduel, il n’a donné aucun signe d’abattement.Les amis do Succi sc montrent enthousiastes do son expérience et lui oui olfert un banquet auquel assistaient tous les membres du comité et un grand nombre de convives de choix.Le menu était des mieux imaginés, et cetto recherche gastronomique n’avait rien do superflu si l’on songe qu’ollc était destinée à natter lo goût d’un pauvre diable qui no mangeait plus depuis tant do semaines. Le Courrier du Canada, Jeudi 36 Avril 1888 IÆïfeice du Revérenfl PERE- WILDS.I.r liêv.Père Z.1».WJlcli, mlsHionnire liv< .tin 11 iiiyi u mu Mercredi, 25 avril 1888.h BAN CE I)U MA’ilN La cour s’ouvre à 10 heures, sous la présidence de leurs honneurs les juges | Cross et T essier.L’allai re Trudel vieil l devant la cour, pour j’argumentation des points de j droits réservés.M.Irvine demande du délai qui lui est accordé.L'alla ire Creighton vient devant 1 a cour et est remise à demain matin.Dans la cause de Kurd, accusé do parjure, la défense demande que l’acte tuic/ cusation soit cassé, car il n’a pas été signé par le piorureur général.Elle produit aussi à l’appui de cela un allida-vit, attestant qu'aucun ordre nd été donné par le procuieur général.Apiès une assez longu* di-mission, ldüaire e.-l renvoyée à demain.Dans l’aftaire de St.Sylvestre, M.Lu mieux déclare qu’il set a pièt à procéder demain.M.IL Ear!)ray renouvelle son cautionnement qui est f Kinii par MM.K.Carhrav, ex-M.P.P„ i ! (Donnellv.La cour s’ajourne ensuite jusqu’à 2 heu n-s cl c* l’après midi.SÉANCE DE L’a L* i t ÈS-Mlbi i A deux h-nires les grands jurés en-j trent et piést ment l •nr rapport.A l’occasion du procès de d lietij.: IVudc accuse de parjure, les grands! jurés atiirent.l’attention des avocat - de I la Couronne sur les accusations portées j coutD* phisit.urs m.mitres du Conseil de ! de viile relalivemeiit à i’;ucpp.l iiion du conlrat Beeuter pour ‘'aqueduc.Comm* il est dillicile de se procurer des preu j ves directes, les grands jurés suggèn n t ; qu’une plainLe soit faite au procureur : générai et (pi’une co i:mission Loyale soit nommée pour s’enquérir de cette question.S >n honneur le juge Tessu r remer- 1/ o cie les grands jurés de leurs travaux et les relève de lents fonctions eu leur déclarant que leurs suggestions seront série u semen t co n s i dé rée s.On procède ensuite dans U cause de* Fis Curodeau, accusé de Icntalived’em-poibonnemenl sur la personne de son épouse -Marguerite L- chance, le B avril 1888.M.J.B.liobitai 1 le o ’cup?pour la défense.Marguerite Lachance, épouse du prisonnier.de suis mariée à Frs.Curo-deau depuis 28 ans et je suis âgée de 52 ans.le demeurais à St.Sauveur depuis la 'Toussaint.#1“ demeurais auparavant à St-Thomas de Moutmagny.l’élève une petite fille du nom de Fortin.Le jour en question je suis allée an magasin ; de retour au souper la petite 1 i 11o m’a dit : u regarde donc ce qu’il y a sur ta soupe, c’est blanc, c’est amer/' j’ai remis la soupe dans le plat, il restait un dépût au fond de l'assiette que j’ai mise dans une boite dans le magasin.Le lendemain eu arrivant, la petite m’a dit la même chose que la veille à propos du pudding, et m’a conseillée de ne pas en manger.J ai alors porté /assiette où était la soupe au IL P.Duio* cher.Le Dr Biouiu, d : Montmaguy, m’avait déjà averti de faire attention à mou mari, et qu'ii avait des at taques de folie.C'est mon mari qui m’a fait assurer pour $1000, mais je lui avais dit que l'argent devait retourner à mes enfants.C.d.Samson, médecin, pratiquant à St-Roch.de connais le prisonnier 'depuis 15 ans.Quelques jours avant les faits en question Curodeau est venu me demander un purgatif comme je lui avais déjà donné, de lui ai donné 10 à 15 grains de (calomel) protochlorure de mercure.Il a insisté pour avoir une plus grande quantité de cette poudre blanche, de lui en donnai à sa demande et jo divisai le tou’ en deux parties.Arthur \ allée, médecin, a procédé à i’exauien des objets en question.Le petit paquet contenait de l'arsenic, et le dépôt dans les vases était du proto* lilo-rure de mercure.Le calomel n’est pas comme un poison violent.-V cet endroit la Couronne déclare qu’elle abandonne la cause faute n’ai jamais rien trouvé d’aussi efficace.C’est donc avec un grand plaisir quo j’en fais l'éloge, toutes les fols que l’occasion se présente.W.L.Bac c, or W.L.Page & IIro.** Franklin St., Richmond, Va., a Juin, 1862.Jamais elle» n’ont manqué." Je inosers depuis longtemps «les Pilules r/AVKK, jamais elles n’ont mampié do produire l’ellot désiré.Nous en avons toujours chez nous une provision, les considérant; comme uno médecine de famille, sûre, infaillible, et agréable h prendre.Pour la J >YSPEPS1E elles sont inuppréb-t».-r.T.II a ves." Mexin, Texas, 17 Juin, 1SS2.La Constipation guérie.Le Rev.Francis I».IIaiilowe écrivant •CAtlanta, (Sa., «lit : ** Pendant quelques années j’ai été sujet à la constipation, et malgré l’emploi do «luantités «le médecines de toute sorte, mes h nil francos n’ont fait qu’augmenter.Je commençai, il va quelques mois, a prendre les Pilules d'Aveii, mes souffrances se sont peu à peu calmées, mes intestins ont pris leur fonctionnement régulier, et nia santé est devenue excellente." - ¦ ¦ ¦ ¦¦ • Les Pilules Cathartiques d’Ayer corrigent les irrégularités des intestins, stimulent Bappétit et la digestion, et par leur action prompte et complète donnent «lu ton et de la vigueur ft tout lo corps.ritftl’AKÉES PAR LG Dr.J.C.Ayer&Co., Lowell, Mass.Vendues par tous les Droguistes.C.B.LANCTOT, Mîtôâs line Notre-Dame ÜWr'ar,.HK5.BB^:^à.Manufacturier de Statues de tous genres, Magnifiques choix de cbasubleries, calices, ciboires, bronzes Importateur d’ornements, bronzes, orfèvreries d’Eglises, Soies, Mérinos, etc —TOUJOURS JEN MAINS— Vins de messe Encens, Cierges, Chandelles, Huile d’Olivo, Veillons -s Chapelets, etc., etc., Aux prix les plus modérés Dno commando est respectueusement sollicitée.Québec, 3 mai 1887—lan 580 •i S fte.Frcohon, Lefebvre & >.1045, Rue IVofre-Daitte Montréal hO«é.O.O HNEMENTS D1 EG L TS E Vases sacrés—Garnitures d’autel Wuvt Chasubh'i’ies- Abides—Says—Lustres à cristaux iîttâï«s sïiï* mesuves .VINS DE MESSE______CIERGES ET IIÜILE D’OLIVE.Une SpécialitéL !‘PERM EN I (voyez 1 annonce ci-dessous) seront adressées à tout abonné pour un an, postage j compris sur réception de sept piastre*».U meilleure manière de remettre le montant «le l’abonnement se Tait par un mandat « Rosie foutes lettres ri tous mandats doivent être a iressés et payables à MUNN & Co., Editeurs, 361, Broadway, New-York.Scientific 'American Supplement.c'est une publication différente «le celle du SCIKN'i JFIC AMERICAN mais du même format, chaque numéro contient 16 pages.Le SCIENTIFIC AMERICAN SUPPLEMENT contient un Ao.9, ünie tSuadc, Haut'-Ville.1 ) Ci?:.LIGNE ALLAN.Soui contrat avec le gouvernement du Canada et de Tervcncuve pour le transport des Malles CANADIENNES KT DES ETATS-UNIS.l’architecture de nouveaux édifices publics, de jolies maisons «le ville ot de campagne, iFameublernents, etc.nentitiques par les hommes les plu.• minents paraissent dans le SCIENTIFIC AMERICAN SUPPLEMENT.Ce journal mis en volumi forme une encyclopédie de renseignements les plus utiles, et représente Fliistoire complète du progrès du temps dans les Sciences, les Arts et le génie mécanique Ce journal ne contient pas -l'annonces.l^rîx—$5 par année, d’avance .or.un abonnement au SCIENTIFIC AMERICAN (vovez le prospectus plus haut) et un au SCIENTIFIC AMERICAN SUPPLEMENT pour un an par la post*» $7 aussi d’avance—Remise par la poste à l’adresse de MUNN & Co., Publisher* Scientific American, :$ttl Rromlway New-Yotk.Sab**' MUNN A Co., ont obtenu pour leurs clients depuis rétablissement de leur bureau d agence eri 1846, plus de cent mille brevets.Aucun autre bureau de es genre n’a de meilleurs moyens à sa disposition pour obtenir à bonne composition et promptement, «les Brevets, des marques de commerce, des droits de propriété etc.Après examen des inventions, avis est donné gratis sur la possibilité de lus faire breveter.Nous nous chargeons d’obtenir à des conditions faciles îles Brevets dans les Etats-Unis, en Canada et dans les autres pays.On adresse gratis à ceux qui en font la demande «les pamphlets donnant les renseignements nécessaires pour obtenir «les Brevets dans ce pavs et à l'étranger.pour Québec, 0 février 188S.m impobtateub bu «SL - Sa StiC.«T"! 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PLUS EXQUIS (le tous les fum sur le Mouchoir.PANS LE BAIN elle rafraîchit le Corps ¦ 1 \ : LA PLUS GRANDE MERVEILLi DU TEMPS MODERNE.^ g?, - J.; 1881—1 an n v./ TQSZXUSXRft: CONDITIONS —DU— Courrier du Cauad; EDITIOB ÇUOTIDiemrn CANADA KT Etats- Uw jg.Ln 0U.M.lilVj ifcSiîe dhtvnm*/ mois .Trois mois.; j AKOUJTBKHK.J su ‘ l Trois mole-.O.Î2 FRAMrur fc«û an,i.OOFranci t RANGE.J Six mois.,, {.Trois mois.1 TARIF DES ANNONCES.Les annonces sont ln$êrc*8 nus condition» suivantes, savoir: UJIUons •Six ligues ot au-dessous.50 contins Pour chaque insertion suhvqiteQte.î2i *« Pour les annonces d’une plus grande étendu* elles seront insérées \ raison «!o 10 centins pir ligne pour la première în&rllon, et do 5 centh» pour les insertions fiubséquoutes Réclames : 20 conte la ligne.J*8 M'noiwM, les réclames, lt-a abeunemenU doivent être adressés A .Legcr JBrousscau.EDITEUR! JR O PR I ETA ! R E.RUE BÏJÀÜjffi, HAUTK-VïUUH -.Jl'U.Vl jtIx .l'.IMI*.60 ceutc IMPEÎMJS iST PUBLIÉ P Ail L EG E Ji B U O O E A E A i éditeur propriétaire.rue Buade Haute-Villo, Québec.^ 1362200
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