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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
jeudi 25 octobre 1888
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1888-10-25, Collections de BAnQ.

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32eme Année Wo 1^23* Edition quotidienne-llème Année Jeudi 35 Octobre ISS8 ii i JOUENAL DES INTERETS CANADIENS, JE CROIS.J’ESPlhRE ET J'AIME 7 //( ! ».*- t HA PA IS Rêdi “"r *n L[h«f L RG hit BRO USSR J, f Miu».* opnétaire.LE 1)15PEUPLEMENT 1)E TiA FRANCE L’opinion ne s’émeut quo des événements saisissants.Une grande catastrophe, un lléau, la perle d’une bataille : voilà ce qui la frappe.Mais le public ne‘fait guère attention à d’autres faits, qui ne sont pas moins graves quoique moins éclatants.Ai nsi on ne s’aperçoit pas que la population de J1 a France tend à diminuer de plus eu plus, comme si une épidémie la décimait périodiquement.Aucune guerre, aucun lléau 11e causerait un plus grand désastre.Les chillres sont là ; ils sont effrayants.Le Journal officiel vient de publier un tableau du mouvement de la population de la France pendant l’année 1887.Il a été enregistré l’année dernière 278,050 mariages, 899,333 naissances et 842,797 décès.Du rapprochement des chillres des naissances et desfdécès, il ressort que l’excédent des naissances sur les décès n’est plus que de 50,030.Ce chillre est déjà fort grave.Aucun pays en Europe ne présente une si faible natalité.Partout ailleurs l*t nombre des naissances l’emporte du triple, du quadruple et au-delà sur celui des décès.Mais notre statistique révèle une situation plus alarmante encore.Alors que depuis sept ans les décès se maintiennent à un chiffre à peu près constant et* variaut entre un minimum do 828,828 en 1881, et un maximum do 860,222 en 18.>G, les naissances suivent, an contraire, surtout depuis 1884, une marche continuellement descendante; l’écart en moins du chiffre de 937,758 naissances en 1884, à celui de 899,333 eu 1887, est de 33,425, ce qui représente pour les trois dernières années une diminution moyenne annuelle de 12808 naissances.L'exoédent annuel des naissances sur les décès, qui était, il y a sept ans, eu 1881, de 108,229, est tombé à 50,530 en 1887, soit une diminution de «51,693 en nombre absolu, ou de près de 48 ~ 0 .Voilà U chiffres.lin sept ans, i’oxcédent annuel de naissance, qui 1»Vtait déjà plus que de 108,000, est tombé à 50,000.Dans sept ans il sera réduit à rien, et alors commencera le dépeuplement de la France.Le nombre des naissances décroîtra d.î plus en plus et il y aura des excédents p ogress ils de décès.On peut calculer l’époque, et, elle 11’est pas éloignée, où.par la diminution annuelle des naissances, la France aura perdu un tiers de sa population.(V résultat est fatal.Pendant ce temps-là l’Allemagne (pour ne parler que d’elle) 11’aura cessé de g.andir.Sa population, qui s'accroît d’année en année, s’élèvera à la lin du siècle à cinquante millions.Sa supériorité numérique s'affirmera d’une manière écrasante.A cette époque-là, la France aura déjà perdu par sa faute un demi-million d’habitants, autant qui lui en a tait perdre la guerre de 1870.Avant un demi siècle, elle sera tombée au-dessous, de l’Italie et de l’Espagne.Ce ne sera plus qu’un peupl e de second ordre.Voilà où nous a menés la Dévolution ! Pendant que le chiffres de décès et celui des naissances s’équilibre encore et avant que 11e commence le mouvement descendant de la population, dont nous sommes menacés pour 1893, il faudrait aviser à une situation aussi alarmante.Comment la nation française, qui était jusqu’en 1789 une des plus fortes races prolifiques de l’Europe, et qui a continué à l’étre tant que l’esprit révolutionnaire n’a pas prévalu entièrement chez elle, est-elle devenue un peuple épuisé, stérile ?C’est là un sujet urgent d’enquête.Les causes de la dépopulation sont nombreuses; il y en a deux principale: le code civil et l’immoralité.Nous avons, depuis bientôt un siècle, une loi destructive de la famille ei de la propriété, une loi que la république a aggravée en ajoutant le divorce au mariage civil et en menaçant de supprimer l’héridité elle-même après la liberté de tester.C’est là la cause publique de l'amoindrissement des familles.Le code civil a aboli le droit d’aînesse ; mais l’intérêt privé l’a rétabli d’une manière criminelle.On ne veut plus qu’un héritier, soit pour avoir moins de charges de familles, soit pour n’avoir pas à partager l’héritage.La doctrine militaire se conforme au code.A côté du calcul, le libertinage.Avec l’irréligion, l’immoralité a augmenté.Notre brillante civilisation, issue des principes do 89 et accrue per les inventions de la science, n’a réussi qu’à développer la cupidité dans toutes les classes et qu’à augmenté les dépravations avec !a richesse, le luxe et la liberté.On ne vit plus que pour le plaisir ; tout tourne à la jouissance.Les lettres et les arts sont les complices des passions, et la 44 laïcisation ” républicaine achève de détruire dans les âmes, avec la crainte de Dieu, le dernier frein du vice.La luxure et l’impiété régnent partout à la faveur de la république.Les âmes se perdent ; les corps s’épuisent dès le premier âge ; les familles s’étiolent.Et ainsi la loi et la débauche concourent à tarir dans le peuple français les sources de la vie.11 faut y songer.La statistique est là.Comptons-nous ; comptons nos voisins, nos ennemis.Nous sommes une nation perdue si, à toutes les causes do décadence, s'ajoute encore la dépopulation.Arthur Loth.Boileau n’a pas encore paru.Des bergers pleins d’innocence, amoureux et heureux dans leurs amours, d’illustres héros, préoccupés uniquement après le soin de leur gloire, de galanterie et de bel esprit, ne pouvaient décemment s’abaisser jusqu’au suicide ; et du reste ils n'y songent pas, pas plus que n’y songent les êtres moins imaginaires et moins chimériques qui vivent dans les récits rie Mme de Villedieu et de Mme de la Fayette.Les premières, en France, l'indifférence et la misère, se donna la mort ; mais à ce moment nul ne songea à faire de cette mort le sujet d’un drame parhétique, et Gilbert, malheureux comme Chatterton, 11e suivit pourtant pas son exemple et 11e se révolta pas contre la destinée Quatre ans plus tard parut en Allemagne le célèbre roman do Goethe : Les Souffrances tin jeune Werther.L’ouvrage fut immédiatement traduit en français, il était même précédé d’une introduction— Procédés littéraires LE SUICIDE (De Y Univers) v (Suite) Après les fabliaux, après les satires, le roman proprement dit fait son apparition.Durfé et La Calprenède Gombault et Mlle de Scudéry, le genre pastoral et le genre héroïque, se disputent la faveur de la cour et de la ville.LïAslrée, le Cyrus et la Clèlie donnent le ton et font la mode : Fkvii.M.ton du COURRIER DU CANADA 25 Octobre 1888—N° 97 LES MYSTÈRES DU I! ii A T ii AI M AU ü I (il (Suite) Je cachai le médaillon daus ma poitrine et je promis à Guilia de chercher cet enfant, et d’essayer de réparer sa faute, en lui remettant ce qui, peut-être, constituait son unique héritage.Pendant mon séjour à Rome, je m’enqui8 vainement du comte Palma.Il avait quitté l’Italie depuis de longues années.Il est vrai que les gazettes et les récits des voyageurs citaient son 110m parmi celui des hommes les plus savants de ce siècle cl on ajouta ce que vous venez de m’apprendro du professeur du château du Danube, qu’il s’occupait d’alchimie.—Et do magie.—Celte accusation est bien grave.—Vous en jugerez.^îLo jeune homme raconta les faits —Et vous avez cru ces closes demanda Angys.—N’est il point question dans des livres dont la véracité 11e peut être mise en doute des prodiges accomplis par des Àpollinins de Thiane, dos merveilles opérées par Simon le magicien, du pouvoir des Mages, do Pharaon.—Oui, mon Ills, sans aucun doute.Mais à l’époque où ces laits se passèrent, les esprits, avaient besoin d’être fortement frappés.Aujourd’hui de semblables choses 11e sont plus nécessaires, et je crois peu au rajeunissement du maitre de ce château mystérieux.Qui sait si nous ne sommes point sur la voie d’1111 crime, et si nous n’allons pas réparer la faute de Guilia, d’une façon éclatante ?—Que comptez-vous faire, mon père ?demanda le jeune moine.—Interroger Paulus, quand nous irons au château donner à Salomé la vie de la grâce à laquelle elle aspire ! Quelles voies mystérieuses suit la Providence, mon fils ! N’admirez-vous point avec moi quels prodiges d’inconcevable bonté se multiplient autour de cette enfant.Elevée dans le culte israélile, par un vieillard entêté dans ses croyances, elle va naître à la lumière, sous l’influence ces deux femmes écrivirent des ro-j dont l’auteur gardait l'anonyme-mans qui s’efforçaient de peindre la remplie d’éloges pour Goethe et pour réalité.Avec Mme de la Fayette se les autres écrivains allemands.Malcontinue la pure tradition du moyen , gré ce soin louable de l'introducteur, âge : le devoir, mais un devoir trans- ou se montra peu sensible aux in for-figuré, atteignant les régions surhu- tunes et à la mort de A\ erther.maincs, règle les actions de ses per- “ Ce roman, écrivait La Harpe, est sonnages et les contraint à sacrifier absolument dénué de situation et leur bonheur ; ilss’en plaignent dou* d’événements.Le style en est vague cernent, mais en même temps ils en- et décousu.tourent ce devoir d’une telle auréole u y a quelques traits de vérité perde gloire, ils 1 élèvent a un si haut «dus dans une multitude de détails point de grandeur qu’ils s’en voix- indifférents et froids.” Le jugement draient mutuellement de jamais pas- (]e La Harpe paraît avoir été celui de ser outre et n’y survivraient pas.Qui scs contemporains, ne connaît au moins de réputation la s ,, .Princesse de C/cves, ce chef-d’œuvre , U a remarquer d ailleurs, que de délicatesse et d’exquise sensibi- .htteiatuies étrangères, a 1 excep-lité?.T’ose à peine me figurer ce tmn de la littérature anglaise, étaient qu’il deviendrait aux mains d’un ?°.rs P.°! ])‘îllg,?titecs.Les écrivain moderne : ah ! la belle ma- Donations de Voltaire avaient, donne tière à suicide, et comme cette aima- (llu* 9U(; de la mamerc deMiakos- ble princesse se garderait bien de Pea^e ileclatant succès des pamphlets de bwilit, des romans de bidding et Richardson, s’était étendu jusqu’en princesse terminer ses jours dans un couvent : ces folies absurdes étaient bonnes aux siècles passés ; et comme le duc de Nemours jugerait bien que c’est pour lui un point d’honneur de ne pas survivre à la perte de ses espérances ! Nous aurions peut-être une seconde Lélia, un second Sténio, mais nous n’aurions pas la Princesse de C/èvcs.Quant à Mme de Villedieu, que je place a côté de Mme de la Fayette d’abord parce que ses romans obtinrent au moment de leur publication et même depuis un succès plus considérable que Zayde ou la Princesse de C/èves, ensuite parce que Mme de la Fayette ne dédaigna point de leur faire quelques emprunts, elle 11e vise guère au sublime ; tout au contraire, elle s’attarde volontiers en des tableaux assez libres pour l’époque ; elle ne raffine ni les sentiments France ; mais les noms de Goethe et de Schiller, pour n’en citer d'autres, étaient à peu près ignorés.C’est un fait sans beaucoup d'intérêt pour notre étude : ce qu'il importe seulement de constater, c'est qu'à la veille de la Révolution, le suicide n’existait pas dans la littérature française à l'état de procède communément employé ; un héros de roman pouvait très bien finir en plantant ses choux, comme Gil Bias, ou à l’hôpital, comme le Paysan perverti ; il ne se suicidait pas.Comme nous l’avons montré, les mœurs publiques avaient conservé, depuis le moyen-âge, une répulsion pour le suicide, répulsion basée principalement sur ia législation religieuse : en s’abstenant de auteur, et s’arroger au besoin le droit de mettre fin à leurs jours.Ober-mann et René, ces deux mélancoliques, étaient au fond deux révolutionnaires ; la révolte contre toute hiérarchie convenait fort à leur caractère, mélange d’orgueil, d’égoïsme et d’impuissance.Quoique dégénérés, leurs descendants sont encore faciles à distinguer.Reconnaissez bien leur genre d’amour-propre: ils ne sont pas de bonne foi dans leur mélancolie, ils la soignent, ils l’entretiennent ; ils veulent que le monde sache combien ils sont désabusés, mais à condition de goûter et de savourer le plus longtemps possible les agréments de leur situation particulière.Il y a sans doute une certaine part de vérité dans le désenchantement dont ils font parade, mais il y a surtout de la pose, ou, pour employer un terme plus familièrement expressif, du cabotinage.’ Je crois les re-I rouver aujourd'hui dans le voyageur inquiet, sensuel et curieux, des romans de Pierre Loti.Détachez le masque imposant : vous trouverez une insondable vanité, un besoin maladifde jouissance, et souvent une terreur enfantine de la mort, qu’ils célèbrent et qu'ils implorent comme l’unique et souveraine consolatrice.On devine qu'ils finiront bourgeoisement ; le jour où le public semble^ fatigué de leurs continuelles lamen-tationsje jour où lessililets retentiront à leurs oreilles, ils quitteront prestement la scène, et se retireront entre une paire de pantoufles et un bonnet bourré.Les héros de Senancour et de Chateaubriand ne vont pas jusqu’au suicide parce qu'ils manquent de courage ou de vraie passion.Il était facile de comprendre que, parmi leurs imitateurs, beaucoup n'hésiteraient pas à poursuivre jusqu’au bout, avec une logique implacable, les conséquences mortelles dolours théories.Quelques années plus tard, Mme de Staël, en publiant son livre de Y Allemagne, ramenait l’attention pourtant que tous ces suicidés qu’on couvre (le fleurs, qu’on exalte en vers et en prose, si vous les rencontriez dans la vie banale et ordinaire vous diriez d’eux que ce sont de?l drôles, et vous ne seriez pas trop $é vère.Escousse avait composé quelques vers et se croyait le rival d’Hugo et v de Lamartirae ; parce que les journaux ne faisaient point de réclame autour de son nom, parce que les libraires lui fermaient leur porte, parce que le tailleur et le bottier refusaient de lui faire crédit, il voulut étonner le monde par une mort tapageuse.Pour (pie cette mort ne passât point inapperçue, il eut soin d’en prévenir les journaux ; dans la note rédigée par iui, il ne laissait pas ignorer d’abord qu’il avait du génie, ensuite qu’il ne croyait point à ces sottises qu'on appelle l’existence de Dieu et l'immortalité de fame.Comme les remords ne pèsent guère à l'homme sans préjugés, Escousse voulut un compagnon de suicide ; il choisit un pauvre enfant, caractère faible et plein d'indécision, qui tremblait et qui pleurait en pensant au désespoir de ses parents.“ Mon bon père et ma bonin' mère, écrivait Lebras.je vous trace ces mois sur le lit de mort.Lue maladie cruelle causée par un grand travail a ruiné mes forces.De grâce, pensez quelquefois à votre Auguste, qui vous attend dans un monde meilleur.” Il avait conservé celui-là les sublimes espérances de la vie future ; entraîné par un lien qu'il 11’osait rompre, il se retournait au bord de l’abîme, et jetai derrière lui un long soupir de supplication.Faut-il dire quelques mots de Ilolla, de Jacques, de Lélia ?Tous ces êtres ont une physionomie commune et invariable: u Sténio végétait à l'ordinaire dans un voluptueux et funeste abrutissement* 11 semblait dédaigner de faire «miploi de son intelligence ; mais, en réalité, il 21’était plus le maitre de la dédaigner.Souvent il 1 appelait en vain, elle ment même où les poèmes de Byron *vo Dvuuuiuuo recourir à cet élément d’intérêt, j venaient fournir à Sainte-Beuve et à m lu* pnraetèrPR nvîiC 1omoiirs *^os peintres de mœurs s’étaient donc Musset une source nouvelle d’inspi-qu’elle met enXn” s’ils tiennent à ^“formés à l’exacte vérité : il leur rations et de succès.Aussitôt après la vie pour des motifs moins relevés peut-être que ceux de Gonsalve et du duc de Nemours, n'y tiennent pas moins fermement.sur les écrivains de ce pays, au mo- n’obéissait plus, f! gourinandait en avait suffi de faire ressemblant.Il semble qu’aprôs les grandes tueries de la Révolution et de l’Empire, une profonde lassitude, un inexprimable dégoût de l’ètro se la révolution de 1330.cette dou ble influence se lait sentir dans la littérature : Escousse et Lebras s’asphyxient dans la même chambre, Béranger compose à leur sujet la soient emparés de quelques esprits j chanson du Suicide ; Sainte Beuve indépendants et ombrageux.Ce n'est écrit Joseph Delorme ; Georges Sand pas impunément qu’on attaque et écrit Jacques et Lélia : Alfred de Même sous la Régence et le règiu de Louis XT, à cette époque de eivi lisationpoussée à l’extrême, maladive pas împun________ .A._ ( , - - - - - et corrompue, le suicide resta étran- qu'on mot en discussion tous les Musset écrit Holla : Victor Hugo ger à la littérature.GH Bias, ce tableau si varié des passions et des avantures humaines.11e renferme pas un seul suicide.On n'en trouve point dans Marivaux, pas plus que dans l’œuvre du fécond abbé Prévost.Je principes d'autorité : meme ceux qui s'en défendent le mieux, même les plus formes et les plus cuirassés sont atteints par quelque endroit.L’homme qui avait contribué plus que tout autre à faire connaître et admirer les 11e parle point des productions licen- grandeurs oubliées de la religion, cieusesde Montesquieu, d • Crébillon, l’auteur du Génie du christianisme.de Diderot : on 11e pouvait s’attendre J en écrivant Réné, portait un à rencontrer dans ces sortes d’ouvra 1res des images lugubres et attri>tan tes.E11 1770, un poète anglais Thomas Chatterton, à peine Agé de dix-huit ans et déjà las de lutter contre sensible aux id ces qu’il prétendait servir ; il préparait une longue suite d’esprits s «ns ressort et sans vigueur, qui se réclameraient de lui pour calomnier l'existence, maudire son consacre au suicide une pièce des Chants du Crépuscule : et lorsque l’opuiton est suffisamment préparée, énervée, attendrie, éclate le drame de Chatterton avec sa fameuse préface, où l'auteur parle des souffrances que lui a causées l'ouvrage et, dans un recueillement aussi saint que la coup prière, se demande s'il sera inutile ou s'il sera écouté des hommes.' — Que dirait Je plus ce diseur de romans, demande à sou tour Louis Veiiiilot, s’il avait écrit le 'Traité de la vit cachée en Dieu ! — Remarquez secret sa mémoire rebelle, il fustigeait son imagination paresseuse, il enfonçait l’éperon au flanc de son génie insensible euTatigué ; mais c’était en vain, il retombait épuisé dans un chaos de rêves sans but et rans ordre Voilà pour l’ensemble : les détails montrent combien les auteurs ont la main experte a choisir les situa, tions les plus immorales et les plus répugnantes Rolla va mourir dans une maison infâme; Jacques assiste impassible à l’adultère de sa femme, et le déshonneur ne le trouble pas.Un écrivain qui s’est fait une spécialité du suicide comme dénouement, M.Octave Feuillet, a tenté de lui donner au moins de plus nobles mobiles.Dans ses romans, un galant homme se suicide parce qu'il a commis une faute contre l’honneur : c’est le sujet de la Veuve : emporté par ia passion, le commandement de Fremeuse, malgré la dernière volonté de son ami, M.de la Rave, mort dans ses bras sur le champ de bataille, épous » ia veuve, Mme de la Rave, celle qui stmagÆgmKKTBflKi1VKcra*:ct.yc¦ > aas: •BNtssibxcwjt «£»-¦ dont le récit occupait Buda-Pesth depuis plusieurs mois, et il affirma l'étrange rajeunissement du vieillard au moyen de l'Elixir de longue vie.de deux affections également bienfaisantes : celle de Raulus, et celle de Molda Komorn.Pauvre Molda ! Encore une que le ciel éprouve, mais qu’il récompensera, parce qu’elle endure courageusement son éprouve.Angys et son compagnon étaient arrivés.Ils sonnèrent à la porte du couvent, au moment où sonnait l’office, et tous deux se quittèrent en échangeant un regard affectueux.— Latts Deo ! murmura le vieillard.Au château régnait une oppression indéfinie- On eut dit que les serviteurs rdoutaient une catastrophe, à la façon dont les oiseaux prévoient l’orage.Raima se demandait s’il viendrait à bout de vaincre l’obstination de Molda.Le juif songeait à l’heure de l’échéance qui sonnerait le lendemain, heure à laquelle Raima devait lui livrer le breuvage capable de rendre la vie à son enfant.Salomé attendait avec une sainte impatience le retour d’Angys, et de son compagnon.Jusqu’à ce moment, elle avait réussi à dérober à son père le secret de ce qui se passait en elle et autour d’elle.Y parviendrait elle entore ! Lui scrait-il possible de garder pendant plusieurs heures sa liberté ?Dieu l’avait protégée et sauvée, elle attendait tout de sa grâce.Du reste, depuis quelques jours, Abraham Zek songeait à une scale chose : à cet Elixir de longue vie qui (levait prolonger l'existence de sa fille.Epier Raima le suivre à travers le château, surveiller ses sorties, ses rentrées, aller des salon-* aux écuries, afin de s’assurer qu'il ne commandait ni chevaux ni carosses, tout cela le préoccupait plus que Salomé.Elle toujours et partout Elle, son idée permanente, et sa préoccupation unique.De son côté le comte savait que le lendemain sonnerait le dernier délai accordé par le Juif.Il le croyait capable de tout pour sc venger.Et ce n’était pas sans terreur qu’il se demandait quel moyen emploierait le vieillard pour le punir de son manque do parole.Car ilsavait bien qu’il ne tiendrait pas la parole donnée.Dans les notes trouvées au fond d’un tiroir, dans les livres et les manuscrits, il avait bien parcouru des formules, mais chacune d’elles ajoutait des formules cabalistiques à ce qu’il comprenait.Le langage de l’alchimie se hérissait de difficultés invincibles.La complaisance dont Paulus lit preuve ne put suppléer à son manque de science.Raulus $e vit réduit à jouer une comédie misérable.Il mêla ensemble des drogues, y ajouta une matière, colorante, plaça ie flacon sous le rayons du soleil et feignit d’attendre que le breuvage arrivât à son point de perfection.Mais s'il 11e pouvait rendre la vie, la veille, Komorn voulut tenter de peut-être grâce aux poudres enfer- décider sa iille à se soumettre à ses niées dans le petit cabinet italien (le volontés.A ers le milieu Je la mati-sa bibliothèque,trouverait-il le moyen née, il alla donc à l’appartement que de se débarrasser d’un homme qui, Raima avait lait arranger pour Molda.clans quelques heures, serait devenu Une jeune fille lisait tranquillement dangereux.Qui soupçonnerait Raima dans l’antichambre, de la mort d’Abraham.si celui-ci —Votre maîtresse n’a point sonné?succombait, même d’une façon brus- demanda Komorn.que?N’approchait-il point de sa —Non, monsieur le comte, quatre-vingt-deuxième année ?Sa —\oyez s’il lait jour chez elle.vieillesse suffirait pour expliquer un trépas foudroyant.11 devait parler lu lendemain, eh bien ! il ne parlerait pas.Raima saurait rendre sus lèvres muettes pour toujours ! Cette résolution prise, il se demanda comment il Cy prendrait.Après y avoir rélléchi, il trouva une solution facile, et chose étrange, cet homme s’endormit.11 venait d’enlever Molda au saint asile où elle voulait abriter sa vie, et il dormait ! 11 venait de préparer uu meurtre dans sa pensée, et il dormait ! Le matin se leva clair, transparent ('t pur.Salomé en salua l’aurore par une prière, et Raima par un blasphème.Komorn avait passé la nuit au château, il était convenu que le soir même de cette journée, le comte et sa fille, accompagnés de Raima, quitteraient Buda-Posth, et se dirigeraient vers la France.• En dépit du crime moral, commis ' Gilda souleva les tentures, et dis-patut.Les rideaux tirés sur les fenêtres ne laissaient pénétrer dans la chambre qu'un faible demi-jour.La soubrette se dirigea vers le lit, et s'aperçut que non-seulement sa maîtresse 11’y était pas.mais que le lit n'avait point été défait.Ouvrant alors le cabinet de toilette, elle le fouilla du regard, puis elle revint vers le comte.—Mademoiselle n’est plus dans son appartement, dit-elle.—Sortie ! elle gérait sortie ! —Cela est impossible, monsieur le comte, lions étions toutes deux enfermées et comme des prisonnières.Le comte Raima avait tiré les verrous, et l'appartement 11'a point d’autre porte.—C’est bien ! fil Komorn.Il était pâle et bouleversé ! Sans frapper, sans s’informer si Raima était visible, ii se précipita dans son cabinet.(/I suivre) Le Courrier du Canada, Jeudi 25 Octobre 1888 avait juré de no jamais contracter une nouvelle union : le soir meme du mariage, vaincu par les remords, le commandant se loge une balle dans la tête.Ou bien c’est une femme qui meurt volontairement parce qu'elle a perdu l'honneur : le suicide lui apparaît comme l’expiation ol le rachat d’un iustaut d'oubli : c'est le sujet de la Petite Comtesse.M.Alphonse Daudet s'est engagé dans la même voie : chez lui, c'est liialer, l’honnête homme, qui se sacrifie, qui disparaît pour 11e point voir son nom lléiri par les fautes que d'autres ont commises ; c'est Monpavon, le gentilhomme qui a mis son orgueil dans une irréprochable correction quittant la vie sans défaillance le jour où ce masque de grand air lui devient impossible à maintenir : c'est Astier Relui, l'Immortel,, tué par la révélation des hontes familiales.Et le grand danger de cette transformation du suicide dans la nouvelle littérature, c'est que des âmes vraiment généreuse, des caractères fortement trempés, se fassent prendre à ce mirage de grandeur, s’imaginent qu'il est noble et héroïque de se soustraire de la sorte aux nécessités cruelles, aux revers douloureux.(A suivre) :ïUm: .•.NNONCES NOUVELLES Avis— Ovide Fréchette.Avis public—J.Frémont.Compagnie Drum.CANADA qi KBE(.25 OCTOISUE 1SS§ UNE LETTRE INTÉRESSANTE VUnivers publiait l'autre jour une lettre très intéressante, qu'il faisait précéder des lignes suivantes : “ Un de nos amis, qui fait un voyage d’études dans l’Amérique du Nord, nous écrit du Nouveau-Brunswick." Suit la lettre, où nous avons cru reconnaître la plume sympathique de M.Rameau : Voilà déjà un mois que je poursuis le • ours de mes pérégrinations dans l’Anié-iique du Nord.La population française lait d\ normes progrès dans h* Canada, malgié ie fléau de l’émigration qui entrain-.chaque année beaucoup de j- unts gens aux Etats-Unis, li est v.-ai que, chaque année, on voit icvenir pour une bonne part, au Canada, les émigrés de i'mnée précédente ; plusieurs cm s m ont dit que pour leurs paiois>e> pcct’.ves, ils estimaient le chiffre de ces •r loins à un tiers des émigrant?.Celle perte est déjà suffisamment grav-, et pourtant tel est l'excédant des naissances sur les décès, que.depuis dix ai,?, les Canadiens ont considéra-bkment étendu leurs établissements au Nord 11 à l'Ouest.Les • tablisseinents du Nord s'opèrent par le?défrichements nouveaux qu'ils exfi ut- ut dans les grandes forêts ; quant aux - tablissements de l'Ouest, ils sont dus à la pression drs Canadiens-français sur les Canadiens anglais.Ceux-ci.en effet, ne s’accroissent pas a\ec la mémo rapidité que les Français, et d'autre part beaucoup d'entre eux émigrent vers 1 *.?nouwh/s provinces de l'Ouest, en sui te quo leurs terrains passent aux mains des Canadiens français.Enfin, à l'Est, vers l’embouchure du Saint-Laurent, i ouveiture de plusieurs chemin?de fer a permis à une partie de la jeunesse canadienne de pénétrer dans de vast* s terrains déserts, tant dans le Canada que dans la province du Nouveau-Brunswick.le vais maintenant me diriger dans la Nouvelle Angleterie, au nord des Etats l uis, pour y visiter les principaux centres de Immigration canadienne qui s-.pui te en ces parages.Mon dessein est d’étudier 1 la situation de cette masse, que i'ou n’évalue pas à moins de 500,000 âmes ; 2- l’état de conservation ou de transformation qu elle a dù subir depuis son transport dans les Etats-Unis ; 3° les chances qu’il peut y avoir de confier vt r parmi quelques uns de ces groupes i i 1 .ngue et la tradition françaises, grâce surtout aux prêtres canadiens qui se consacrent à celle mission difficile et patriotique.Dernier renseignement qui a son côte caiactéristique.de vous écris dans les buivaux d'un imprimeur français, canadien de la localité, qui est éditeur et propriétaire d'un journal imprimé en français sous ce titre : le Moniteur Acadien.1/HONORABLE M.MASSON une responsabilité quelconque et tra- curé de St-Fidèle, et M.l’abbé Dela- vailler à ce que ses vues aient des resul- mare desservant des Eboulemeuts.tais pratiques.Ln tout cas, j évite avec soin de ine mêler à tout ce qui a rapport - Le ministre de l'Intérieur a reçu les nouvelles du Nord Ouest les plus encourageantes.Le blé se vend à Moosomm §1.15 le minot et ù Régi- na $1 04.Les cultivateurs jubilent vu que la récolte, cette année, l’em- à la politique.Puis, iiumédiatement.la dépêche continue en ces termes : Interroge sur ce qu'il pensait de*l'*d-ministration actuelle de la province», de Québec et de l'honorable M.M*m*cî r." M- Mercier, a-t-il répondu, gè r bien portera de beaucoup sur celle de l’an 10 chose publique : c’est un homme de j • • caractère et ethnie grande énergie.Ce {' 4 * qu'on admire surtout chez lui, c'est qu'il - m» craint les obstacles, ni les -imi-mi?Le Dr Willoughby, candidat conies plus puissants.11 a fait preuve de „ ., , viaïuur etsestrévélr homme a Eku ,n “rvatuur dans la recente election de réglant le litige si hérissé de cüfli ai tés Northumberland est, a enfin été des biens (les àésuitvs.et par la manière déclaré élu par une majorité de qu'il en u fuit passer le bill devant * o:-j ^ • position considérable soulevée pa.*(»r ’ 1: * taines influences.- Quand M Mercier croit qn La rai ou Str Richard Cartwright vient de 11 lutte vigoureusement’ pour ses couvic ., ,, .7.1».lions, «an?^o.vuuer .1- U foire dv la,ro tU‘ nonveUes profession de loi adversaires.On prétend qu'il manque de en faveur de la réciprocité illimitée l'habiletc diplomatique dans ses relations aV0(.]os Etats-Unis.Dans le discours avec les autres pouvoirs, mais il.I acquiir- .i ., .,, rapar l'expérience de sa position officielle, j ** ^ prononcé a Ingersoll, U a dit ., .qti’un des principaux articles du pro- L auteur de cette depeche ne saurait ! .Vl , , ., , .„ , .\ .,, .: gramme liberal était la réciprocité etre qu un mauvais plaisant, li lait «t- , , , \ .1 , , illimitée, ou le libre échangé avec dire a M.Masson “ qu un nomme retiré de la vie publique ne doit pas émettre d’avis ni d’opinion sur les choses politiques, " et, ce principe posé, il lui fait déclarer que “ M.Mercier gère bien la chose publique ” etc.Si cela n'est pas une opinion sur les choses politiques, nous entendons mal le français.Le correspondant de Y Electeur aurait dû comparer les deux parties de sa dépêche avant de l'envoyer.Sa blague aurait eu plus de vraisemblance.les Etats-Unis.RT “ L’ÉLECTEUR ?» L Elu leur de ce matin publie une épêche d’Ottawa, dans laquelle il st question de l’honorable M.Masson, x-lieutenant-gonverneur (de la produce.Voici ce que nous lisons dans la ?rentière partie de la dépêche : A une .ntievue il a dit qu'il ne veut lu?icpjirailre sur la scène politique.b* rroi?, dit-il, qu'un homme qui s'est • tn c Un lu vie publique ne doit pas émettre 'nris ni il'opinion sur les choses polit i-ues, à moins qu’il ne‘veuille prendre PAS DE RÉPUDIATION L'Electeur disait l’autre jour à YE-tendard, d'un ton de menace : Il est juste de définir la situation, et de rappeler à Y Etendard : 1° Que cette polissonnerie «si doigte contre un des chefs le?plus n-spectés du parti national ; U Qu'elle tst inspirée par un fius-saire et un parjure qui est trop souvent en tète à tête ave.* le?rédacteurs de La Vérité ; d Que si Thon.M.Mercier n'a pas laissé insulter les conservateurs natio uaux,h lu répudier.("était une mise en demeure à l'organe national de répudier l’entrefilet reproduit de la Vérité.* L Electeur va-t-il laisser ses menaces sans effet ?li a déclaré solennellement que 4i M.Mercier ne laissera pas' insu Her les libéraux-nationaux." Or Y Etendard m parait pas disposé à donner satisfaction à la dignité endommagée tie M.Langolier.M.Mercier va-t-il sévir?ou YE/ec leur so serait-il trop avancé dans les compliments ?Le juge Jette a rendu, mercredi, à Montréal, un jugement autorisant les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame à exhumer les restes de la Bienheureuse Sœur Bourgeois, fondatrice de leur ordre, et les transporter de la voûte de Notre-Dame de Pitié à l'église de Villa-Maria.Cette cérémonie se fera, dit-on, avec une pompe extraordinaire.La Paix des Trois-Rivières annonce à ses lecteurs que M.Montplaisir.M.P.pour Champlain, vient d'être nommé sénateur pour la division de de Shawenegan.Nous croyons cette nouvelle non fondée.Durant la dernière session du Congrès h* Président Cleveland a désavoué quatre-vingt-dix-sept lois adoptées par le Congrès.On annonce le prochain mariage de l'honorable E.Stanley, des Grenadier Gnards, avec lady Alice Montagu*',fille du duc de Manchester.L’une des sœurs de ladv Montague et la duchesse de Hamilton, et l’autre la comtesse de Oosiord.Lord Stanley est fils de notre gouverneur-général- proportions énormes,de la dette publique demandaient la réduction du personnel des divers départements el la vente des chemins de fer de l’Etat.M.Roche, rapporteur de la commission du budget, répliqua que c’était des exagérations.Il n’y a pas que les dépenses de la Franc-* qui augmentent, tous les budgets européens augmentent aussi.L’Europe a été transformée en un vaste camp retranché.La France n’est pas libre dans ses mouvements.Elle est obligée de faire face à la fatalité des événements, et elle en appelle au patriotisme de la chambre pour l’adoption du budget.Le discours de M.Roche a été couvert d’applaudissements.Au sénat, un membre de la droite a proposé de nommer une commission pour examiner la question de la révision de la constitution et la suppression du concordat.Il dit que ces questions étaient sur le programme du cabinet et qii'U était nécessaire de les discuter afin de coin-.rendre la situation.C’est, dit-il, le devoir du sénat de barrer le chemin à toute utopie dangereuse.M.Barbey répliqua qu'il n'appai tenait pas au sénat de soulever ces questions, mais qu'il fera néanmoins son devoir et qu’il a confiance en U fermeté du president Carnot.La proposition fut i envoyée.GABLE ROMPU Londres, 24.—Le cable de la compagnie orientale avec l’Australie est de nouveau rompu.C'est la seconde fois depuis une quinzaine.Cet accident et l'arrêt de transport dans ie canal de Suez sont de nature à prouver à l’évidence l'importance de l'établissement d'un cable et d’une ligne Au steamers par voie du Canada.Il est bon de remarquer, cependant, qu'il faudra pour rétablissement de cette route conduisant en Australie un service: entre l'Angleterre et le Canada égal à relui de New-York.PETITE GAZETTE .Son Eminence a lait ce matin sa visite épiscopale au monastère des Ursulines.L’idée d’offrir un banquet à l’honorable M.Taillon reçoit de tous côtés un accueil enthousiaste.L’hon.M.Larivière, ex-secrétaire provincial de Monitoba, a exprimé l’intention de se présenter clans le comté de Provencher.L'Osservalore Calholico.de Milan, est disparu après vingt-cinq ans.Son administration est en faillite.Il est rumeur que si la maladie de M.Burgess, s*.us-ministre de l'Intérieur, sc prolonge, il sera mis à la retraite et remplacé par M.H.H.Smith, commissaire des terres du gouvernement à Winnipeg.Mgr Têtu doit publier bientôt un volume de biographies des évêques de Québec, avec portraits.Ce volume aura de 200 à 300 pages, et sera très précieux, tant à cause du texte qu’à cause des portraits, qui formeront toute une galerie religieuse et historique.Le conseil municipal d’Arthabas-kaville offre un bonus de $10,000 à quiconque ira établir là une manufacture qui emploierait au moins cent hommes pendant 10 ans.Répondant, le 17 septembre dernier.à une adresse de la ligne Evangélique protestante de Prusse, l’empereur Guillaume II, a blâmé les attaques contre les catholiques contenues dans des résolutions récentes de cet tu société, et il a exprimé la confiance qu’elle saurait respecter à l’avenir les convictions religieuses de ses adversaires.Lu composition des listes électorales à la nouvelle imprimerie du gouvernement avance avec beaucoup de rapidité.Ce travail considérable qui a coûté l'année dernière $180.000.ne coûtera pas cette année la moitié de cette somme.L’ouvrage commencé vers le 1er avril sera terminé vers le 1er janvier prochain.Le nombre d'électeurs est de près del comptant.Echos cc, 10 octobre iSSS—im.876 Belian Bros.CANAUX DTI SAINT-LAURENT Division des Galops.ES SOUMISSIONS cachetées adressées au soussigné et endossées : “ Soumissions pour AVIS A TJX ENTHEPKIîXEIîlW.D les Canaux du St-Laurcnt ” seront reçues A ce bureau jusqu’à l’arrivée des malles «le l’Est et de l’Ouest, MARDI, le 3oème jour d’OCTOBRE prochain pour la construction de deux écluses et le creusement et l’élargissement de l’entrée supérieure du Canal des Galops.Une carte de chacune des localités avec les plans et devis des travaux respectifs, peuvent être vus le et après MARDI le SEIZIÈME JOUR D’OC-TOBRK courant à ce bureau ou au bureau «lu gardien des Ecluses des Galops.Des formules de soumission imprimées peuvent être obtenues pour les travaux respectifs aux endroits mentionnés.Dans le cas de sociétés les soumissions doivent être revêtues des signatures actuelles avec le nom en entier la nature de l’occupation et la résidence de chacun des signataires et de plus un reçu de dépôt de lianquc pour la somme de $6,000 devra accompagner la soumission pour les travaux.Les reçus de dépôts respectifs—les chèques ne seront pas acceptés—devront être endossés par le ministre des Chemins de Fer et Canaux, seront confisqués si le soumissionnaire refuse d’accepter le contrat lorsqu’il en aura été requis aux termes et conditions offerts dans sa soumission.Les chèques seront rendus aux personnes dont les propositions ne seront pas acceptées.Le département ne s'oblige pas a accepter la plus basse ou aucune des soumissions.Bar ordre, A.T.BRADLEY, Secrétaire.Département des Chemins de fer et canaux Ottawa, it octobre 1888.Québec, 17 octobre i888,r^2flfps, S**0 DRAPS A MANTEAUX de fantaisies l’OUR DAMES.- • DRAPS A MANTEAUX barrés POUR DAMES, DRAPS A MANTEAUX unis POUR DAMES.Draps Jkrskvs, Draps pour Ulster.Imitation de Loutre, Draps Milton, Draps en peluche, barré, noir et «le couleur.TOUTES LES PLUS UfoaaveSïi's éSolEcs —POUR— MANTEAUX DE DAItlES.Belian Bros._ jt ¦ É\^ «r* 'Mê .La fête des Arbres 1 C’est aujourd’hui la fête des arbivs,| suivant proclamation publiée dans la J Gazette Officielle de Quebec.Cejourfu*, il ' y a quelque années, l'occasion d t* jolies démonstrations dans la province eu généra!.Il parait être tombé en désuétude.Gardien do pliare M.le comte do Puyjalon a éié nommé récemment gardien du nouveau phare de file au lorroquet, dans le go Me Sai; 1 Laurent.Arrestation Les constables Bureau et Mereic*.oui arrêté, hier à St George, Beaucm un cultivateur accusé d’avoir tiré un cou;» de pistolet sur un de ses voisins.L prisonnier a été écroué dans la prison d« Se •Joseph.Nomination d’un curateur Les créanciers du feu comte de Lie-mio-Kéal se sont réunis hier malin au palais de justice pour nommer un rur.i teur de la succession.M.Ovide K,»-clielte, vice consul d'Espagne, a - 'é choisi à Puuanimité par les créance»!-.-.Inspecteurs de farine Le bureau des examinateurs do farine lient aujourd’hui sa réunion annuelle à Montréal.Les délégués de Québec, MM !\ Ki-rouac, V.Chateau vert et T.Brodie sont partis hier pour y assister.Fête littéraire On nous informe que la Société Si-.lean-Baptiste, Section Notre-Dame, don.nera prochainement dans les salles de r Institut Canadien une jolie soirée littéraire et musicale.Hommage îi Mgr Bégin Il y aura ce soir, à 7.80 heur.s, à riIétel-de-Yille, une réunion des citoyens dans le but d’olVriràSa Grandeur Mgr Bégin, un témoignage d’estime (d de respect, à l'occasion de sou élévation au siège épiscopal de Chicoutimi.A Basile de Beauport M.1\ L.O.Mi lot, député-shérif, d'Ai-thabask-i [a conduit à l’asile île Beau-port, il y a quelques jours, un jeune homme du nom de Moïse Leblanc,^de St-Paul de Chester, âgé de IN ans.* Maritime fpm- : É P'%aptap fL.•& sfl -.r?•i*' \v*.%Ü i/a plus PURE, l;i pins PORTE cl li MEILLEURS N 1*.C « » N T V N’AM Ni Alun, Vai ’tourne,Chaux,Lhosj.bat es ouaui -.-A nuitiôres nuisibles, 1 jh bji i rr TORONTO, Ont.t, vÿt UsLLlI chic VGO, ills Fat r't île !.: Celebrated Royal Yeast Cakes À W?Cl C2} ^ si .AT5 ryvillage «le Valcarticr, à St-Gabriel avec le nouveau > Ào dSL j c]iemin pour l'établissement de la Rivière-aux-I’ins.ï E et après LUNDI, S OCTOBRE iSSS, les î_J trains partiront de la stnt'on du Pacifique, Quélicc, et y arriveront comme '«lit, excepté les dimanches : ALLANT AU NORD 8 00 1 M.______Express direct pour le lac St- Jean, tous les jours arrivant à la jonction Chambord à 6.30 P.M.3,30 P.M._____'Train mixte pour la Rivière à- Pierre, tous les jours y Arrivant à 8.45 P.M.ALLANT AU SUD q 3Q *\.M.____'Train mixte de la Rivière-à- Pierre, tous les jours, pour Quélicc,y arrivant à 9.35 A.M.10 40 ___Express direct «le la jonction Chambord,tous les jours, pour Quélicc, y arrivant à 9.10 P.M Les trains voyageront entre la Jonction Chambord et lioherval vers le 1er Novembre, mais la «late exacte sera annoncée plus tard.lxs trains font raccordement à St-Ambroise avec le ; omnibus allant au village Indien, à Lorctte et à la station de Valcarticr avec l’omnibus pour le skê mSs&k U,- / —7—.-7 • ç îï»y W-'-n ) SftEîf ' Jeièli$ ~ ^ JL ^_____________ - - _ r'-*- - .A / — .—.- F «• rr*—r • __.1 pour ET AU m¦» ifl.j b.b sa «l: Le fret pour tous les points des istricts du Lac St-Jean et Saguenay, à l’Ouest et à l’Est tie la Jonction Cliainliord, sera enregistré pour la Jonction Chambord.£ L soussigné donne avis aiuClergé et au public la;s voyageurs pour Rubcrval et autres points à • pie MM.Arthur Toussaint & Cic., de Québec, l’Ouest seront transportés jusqu’au bout des rails, çont les seuls agents autorisés pour la vente «b nies pendant le complet parachèvement de la voie vins, Claret (vin table), Port et vins de messe.Ces jusqu’à Roberval.derniers sont approuvés par Messeigncurs' Walsh, Pour informations au sujet des prix pour les approuves pa évêque «le London et 'Thomas Dowling évê pie «!e Peterlmrough, d’Ontario.M.ARTHUR TOUSSAINT Cie., seuls, ont un dépôt de mes Vins, ci-dessus.Ces vins sont analysés par le Dr Valade, d’Ottawa, analyste du gouvernement «t parle Kévd M; Pagé.professeur «le chimie à PUniversité-Laval, Québec.A.€.TOUItXIKUi, Viticulteur, *\ Sandwich, Ont.'Tout \ in offert en vente ne portant pas l’étiquette 2: un bouchon brûlé de la maison Tournier, doit Lie considéré falsifié.En vente chez tous les Soicicrs de première classe doit être mis en bouteilles.' Ce vin acheté eu futaille ou au gallon dan* les 24 aeuies «jue le fut est ouvert comme cela vou.-» aurez au excellent vin, autrement il perdrait de sa saveur.\ ’Al ANALYSÉ, POUR M.A.TOUSSAI.N T t) & Cie., deux échantillons de vin Porte (vin rouge, et Claret, fabriqués à Sandwich, Ontario, par M.A.C.Tournier.Ces deux vins sont agréables au goût et »*«'vident un arôme particulier que l’on ne rencontte que dans les meilleurs vins.La proportion d’alcool, dans ces deux vins est de 10 pour cent.Quont à la matière colorante je n’ai aucun doute qu’elle provienne du raisin.RÉ VP.P.J.En.PAGÉ, Prof, de Chimie à TU nivcrsité Lavul.Quélicc, 8 octobre 1SS7.Ces Vins sont en vente à la Cave Française, m, rue fcft-l*iOrre, ainsi que chez M.A.La lettre qui suit parle d’elle-même : Chers Messieurs.—Durant trois ans, j’ai eu à lutter contre cette maladie mortelle, la Dyspepsie, tellement que j’étais privé de presque toute nourriture mais Surtout de viande.Ayant entendu parler des diverses guérisons opérées par PEAU ST-LEON, je commençai à prendre régulièrement deux ou trois verres par jour après les repas, et maintenant je mange tout 02 qui me plaît et jouis d’une santé parfaite.Ce résultat, je l’attrib ie à L’EAU ST-LEON, la plus merveilleuse des eaux minérales.Je conseille à tous ceux qui souffrent de quelnu’indisposition de faire usage de L’EAU ST-LEON et je suis sûr qu’ils seront guéris.LOUIS LA ROSÉ, Maître-maçon, 32, rue Artillerie, Quélicc.Cette eau est en vente en gros et en détail par MM.G ING RAS LANGLOIS c- C11 .En face du Palais Cardinalice, Quéliec.Québec, 2 juillet 1S8S.passagers et des taux pour le tret s’adresser à ALEXANDRE HARDY, agent général pour les passagers et le fret, Québec.Le fret ne sera pas reçu à Québec après 5 heures t> m.Billet* de retour de première classe, aux taux d’un simple- billet, de Québec à toutes les stationsjasqu’à la Uivière-à Pierre émis les samedis valables jusqu’au mardi suivant, et a tous les points au nom «le la Rivière-à-Pierre, lions pour revenir par le train partant «lu l.ac St-Jean le lundi matin seulement.1.a.MJO'iT Sect.Gérant.Quélicc, 5 octobre 188S.Pot Pourri Japonais, Pots de Pot Pourri Japonais ou .Tares de Rose Coussins en Caoutchouc remplis d’air, Oreillers u ;i u 4- Brosses à la M tin unir ftaius de Ut : \ G-laieo l l l (LEVAIS.ROYAL.I„c* CtAtcAUX Je Lstftla Itoynl sent les Favori*, ta Canada* 10 ami siir lo nmrrlié mut plainte* .: itères, p-tr .*.\ 1 .:ri.\ hO o'.’Mift fi/itirt-ts Lut» .0 pirii -'•mplir cl eu part • cible .tr i.Napou nii Laçasse, Prof.•N I.*:u îi» douzaine.Journal d'Education, 1ère année, $1.00.Guide i ndValeur des sanctuaires el lieux ht.* tiques de la Terre Sainte, en 3 volua.$ - 00.lieciut; d’ L'cdtes ;*i le médecin à la mais»; *23 c* : * .* CâI-.-cI > d .STKlEF/f .Et sevendent à l}d , ïs.9d., 4s.Gd, lis., 22.et 33s.ie Pot ou la Boite, -*t 0 » .?*• 1 .dans toutes les Pharmacies de l’Univers.« Les acheteurs sont priés do regarder l’étiquette qui s»?trouve sur chaque Pot ci Boite, »’i n’v a pas l’adresse 533, Oxford Street i^ond* .* 1 de la falsification.Québ:.3 septembre 1885 18S8 — Arrangements d’été — Les lignes de cette compagnie se composent des vapeurs en fer h double engin suivants construits sur la Clyde.Us contiennent des compartiments :\ repreuve de l'eau, sont sans rivaux pour la force, la rapidité et le confort, sont équipés avec toutes les améliorations modernes que l’expérience pratique a pu suggérer, et tous ont effectué \ La Ferme do Beauvoir.G.Nadkai — a —: TRES BAS PRIX.Nous vendons le choix de romances françaises suivantes Seulement 10 cents chaque, DONT LES TR1X ORDINAIRES SONT DK 25c, 30 et 35c.Amour, par.CÉI.ESTIN LAVIGUEUR Aurore.11.1 A.CONTANT Bonsoir, Idaman.L.P.iosi 1 Crépuscule.C.(jOUNOD Chant National, O Canada.C.LAVlGUEUk Eloge des larmes.Schubert Fleurs et Fleurs.E.Arnaud Hymne National.B LAIN DK St-Auuin J ignore son nom.A.Adam L Absence.Calixa Lavallée L’Amour est un Oiseau.G.Bizet I • AdlcU .011U LL RI L’Amour est enfant île Bohême .G.Bizet Le Bonheur et l’Amour.G.Nadeau 1a* Chemin des Amoureux.Bl.AlN DK St-Aubjn It Désir .Schubert L’Echo.Schubert les plus rapides traversées dont il soit fait mention dans les annales maritimes.Vaisseaux tun- Co minaudant i ruiuc NUM1D1AN.6100 en construction l'ABISlAN.5100 Capt James Wylie, SARDINIAN.4650 Lt Smith, R N B POLYNESIAN_____ 4100 Capt J Ritchie.SARMATIAN.3600 •• J Graham.CIRCASSIAN.4000 •• W Richardson PERUVIAN.3400 “ il Wylie, NOVA SCOTIAN.3300 - II R Hughes.CASPIAN.3200 Lt R Barrett R N CARTHAGINfAN.4600 Capt A Macnicol.SIBERIAN.4600 “ R P Moo e.NORWEGIAN.3531 •• .1 G Stephen.HIBERNIAN.3440 “ John Brown.AUSTRIAN.2700 14 J Àmburv.NESTORIAN .2700* “ W Dalziel.PRUSSIAN.3000 44 A McDougal SCANDINAVIAN .3000 * ' ~ BUENOS A Y Rb AN.3800 COREA N.4000 GRECIAN.3600 _____ MANUOBAN.3150 “ R Carrutherfc (.AN ADI AN.2600 41 John Ken*.PHOENICIAN.2800 ;^5 \ : V.-^ ¦ • • • • ' • r * • ¦ • • 11 l rnbriquanls cle Fiipicis, fi34, Bine ST-PAIJB,, QUÉBEC.B1Ü .?» i: 3.00 i* M 4.00 P M Islk d’Orléans et Québec iu Ci le d’Orléans 5.15 A 5 î S.00 A M 10.00 A M 1.00 P M 3.00 P M 5.co P M LES DIMANCHES MIDI De Québec 6.15 A M 9.15 A M 11.30 A M 2.30 P M 4-45 F M 6.15 P M 1.00 P M 2.30 P M 12.CG A M i-3° F M 4 • 3° F M l es jours de fête un voyage fc fera de l’Isle h * à b heures du matin.! MOULIN DE FA FI Eu A LORETTE.Fapic 1 pour journaux, papier Manille pour envelopper t*lJ!'tl \ feutre à lambris, feutre à tapis, feutre à couvcrtur - | scc et goudronni-.T E SOLIDE, FORT ET BIEN ÉOUIPPÉ ! MOULIN AU PONT ROUGE, -l ulpe de bois, J-J STEAMER carton de bois., MOULIN WOOl END A l’ORTNEUF.—Carton Miramiclll, C * l r » t.A.I/aCLLI.• d’asbc?tcpourcnip.iquctcr, pulpe de bois, carton ayant subi à Hull des réparations à scs bouilloires ï°u.r .et machineries dans le courant de l'hiver dernier, ^ ^ S/ L-ANNL, — Carton cuir pour sous la surveillance immédiate de !’Inspecteur des fabricants de chaussures, pulpe de bois, carton.bateaux nommés par le Gouvernement et étant Marchands de Papier, Papetiers et actuellement dans un état de première classe sous ., r;, .• ’ upciters u tous rapports, fera voile, «i rien n'emj>êche, pour * api té a / Opisscr de toutes Sortes Pu.To., le AUSSI : — Guenilles, Amarres, Produits Chi- : MA HDL 30 OCÏOHHE, A j HEU UES /’.M.mu\âcs et Matériel complet pour la manufacture de .papier, Vieux Métaux, Machineries, Goudron et ! arrêtant 5 la Pointe-AUX-PÈRES, CiAste, Mai.uaie Kê-ir.e ou Pointe St-Pierre, Percé, Summkrside et ___ Charlotte t own, I.P.E., pour quelques heures seulement, afin de permettre r*l «:'• prix tni'attr.i.:!)1- k A v r rs rr rr i .H v tnt du resséde îiifa’illbît» peut »• vu » • i- s J&mbe?, ’.]ioitrtne.h?¦ ¦ sures, piaie.r *»t tiiu- • H est excel tau points: , *>utu - a c'.• .tlsinç.Four 1er maux toux.fxcroiMvucnvuem-r- -t .• -> •Mdiudii s *.îe ; •••n, •! • \ MfiflUinClUr^ r*u.;.- .1» • , i rciVeseur lit iJri.1 : .\ ,y> .• ' \r .' •••¦* • ***••» » ls.êi*-., i.oiïUî 4 , 61.• t ¦ n/sudii.*i, t?.*;:, vu c :«• •.! 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