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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
jeudi 17 janvier 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1889-01-17, Collections de BAnQ.

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32eme Année .- w?9 , ijt},- Hy •;i ‘i ., Æ-'W-’ï No 1§ 8-Edition quotidienne-llème Année Jeudi 1* Janvier 1888 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS, •TE CROIS.J*E* ET J’AIME.THOMAS 677A PAAS, Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSE AU, Editeur* Propriétaire.LA 8AMCT ftë KT MR DARBOY Nous lisons dans le numéro de décembre des Annales de CArchiconJrérïe Réparatrice : Un 18t>7, aux lûtes de la canonisation des saints japonais,.Mgr Dar boy, alors archevêque de Paris, eut en rencontre Maximin, l’enfant delà Valette, devenu un homme, et à Home lui-même à cette époque.L’illustre prélat eut un entretien d’une gravité étonnante avec le témoin de l’apparition.La mort toute récente, à Jérusalem, de M.Petit, vicaire général de Paris, nous permet de donner à nos lecteurs la substance de cet entretien, dont M.Petit avait été le témoin auriculaire et qu’il a raconté, avant sa mort, à un de ses amis.Abordant de front le fait de la Salette, Mgr Darboy dit à Maximin : —Aroÿons, Maximin ; jusqu’alors vous avez joué un role singulier, qui a pu tromper la foule : sûrement, vous n’y croyez pas vous même à ce rôle de voyant.—Comment, monseigneur, vous oseriez mettre ma foi en suspicion ?Si, si, je crois à la Salette ! —.l’admets volontiers que votre récit a fait du bien ; maintenant que vos intentions ont été réalisées ; avouez, entre nous, Maximin, que vous ne croyez pas à ce que vous avez raconté ! Il est temps que cette comédie cesse.—Monseigneur, répondit avec force Maximin, blessé, il est aussi vrai que la Dame de la Salette m'est apparue et m’a parlé, qu'il est tirai qu'en 1870 vous serez fusil té par les communards ! Et Mgr Darboy d’applaudir en riant.En ce temptrlà, quelques années seulement nous séparaient de la Commune et de ses forfaits ; mais les esprits étaient loin, bien loin de ce règne de la terreur.L’empire était debout et glorieux, et Mgr Darboy pouvait croire à une autre lin que celle qui lui était “annoncée.Le souvenir de cette prophétie parut même ne laisser aucune trace dans l’esprit du prélat.Nous sommes dans l’aunée terrible.L’ennemi a envahi la France sur les cadavres do nos soldats, tombés sous les balles d’une armée supérieure en nombre.L’émeute a triomphé dans Paris, et les frères se massacrent cruellement, en présence des Prussiens triomphants.Mgr l’archeveque de Paris est arrêté à la tête des gens honnêtes de la capitale, à la tête des religieux et des prêtres dont le sang innocent coulera bientôt.L’arcLevêque e&t à la Concierge-ri : puis il est transféré fi la Hoquette ; et la prophétie de Maximin ne semble pas revivre dans son cœur.Il avait confiance toujours dans ceux qu’il s’obstinait a appeler ses enfants.Mais l’ordre arriva de conduire l’archevêque à Mazas.C’était le lever du rideau qui laissait voir la mort à bref délai.En route pour Mazas, Mgr Darboy frappa tout à coup de sa main l’épaule do son compagnon de voyage et lui dit : —Eli bien ! monsieur Petit—celui là même qui avait entendu Maximin à Home—vous rappelez-vous notre entretien avec Maximin, en 1807, et la prophétie qu’il nous lit ?Nous y sommes ! * :: sail On sait le reste : Mgr l’archevêque tomba sous les balles des cannibales qui teirorisaient Paris.TBID XJ XJ dVH l N l.'lIOXSKl'h m B, J-B.DE LA SALLE LISLET Les portes de l’enfer ne prévaudront jamais contre l’Eglise.N.-S.qui nous l’assure dans l’Evangile, prend donc soin de soutenir, dans ses combats, cette Eglise établie au prix de son sang.Toujours, au temps voulu, le secours divin vient faciliter la victoire.Il est bien remarquable que, plus d’une fois, et dans les plus grandes difficultés, ce secours est venu sous la forme de nouvelles institutions religieuses,évidemment suscitées par la Providence, pour s’opposer au mal récemment survenu.Comme preuves: vers le 4e siècle, le monde est menacé par la corruption de l'agonisante société romaine : Dieu suscite les moines d’Ürient qui étonnent l’univers par leur vie pénitente et donnent à l’Eglise ses plus grands évêques : les Basile, les Chrysostôme, etc, etc.Au 5e siècle, la Barbarie des nations qui viennent de détruire l’empire romain menace de tout anéantir ; ce danger sera combattu durant des siècles, et finalement surmonté, par l’Eglise secourue de la nombreuse famille bénédictine.Plus tard la barbarie musulmane est tenue en échec par les ordres religieux militaires.Au commencement du 13e siècle, le manéchéisme qui renaît, et les piemiers communistes (les Albigeois), voient venir au secours de l’Eglise et de la société, les familles de St Dominique et de St François.Au 10e siècle la prétendue Héforme et un peu plus tard le jansénisme sont efficacement combattus par les Jésuites, < t autres clerc?réguliers qui naissent juste au temps voulu.Récemment enfin, l'affaiblissement de la foi.les doctrines impies des philosophes et les efforts de l’enfer contre l’éducation chrétienne ont vu s’élever nombre de nouvelles congrégations, qui s'occupent uniquement à élever religieusement la jeunesse et à secourir ainsi la société de la manière la plus nécessaire à notre époque.Honneur donc à tous ceux que Dieu appelle à une vocation refi-gieuse quelconque : ils ont à remplir une mission vraiment providentielle.Gloire ci honneur plus encore aux fondateurs de ces familles saintes ; par eux s’accomplissent de grandes choses, pour le temps et pour l’éternité.Mais pour acquérir cet honneur cette gloire, ils devront être des copies de Notre Seigneur Jésus-Christ bien plus exactes, bien plus fidèles que des chrétiens ordinaires.Par suite, comme pour leur divin Maître, leur mission sera niée, ils devront subir de pénibles épreuve*, des souf fiances de toutes sortes, des calomnies affreuses, avoir eux aussi leur pasion, mourir peut-être délaissés de Dieu et des hommes.Plusieurs branleront la tête à leur sujet et se scandaliseront d’eux et de leurs œuvres.Or, après la mort du Sauveur vint sa résurrection : Voilà aussi qu’a près la mort de ces vrais héros, longtemps après peut-être, Dieu ayant parlé par des miracles, l’Eglise se lève et dit aux générations contemporaines : Ne saviez-vous pas qu’il fallait que ce serviteur de Dieu souffrit, et qu’il entrât ainsi dans sa gloire ?Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant.et de science certaine elle proclame Bienheureux, c’ist-è-dire possesseur de la gloire céleste, ce héros longtemps méconnu La Béatification, c’est donc, sur la t i re,comme une résurrection devant la postérité, en attendant la résurrection générale, par laquelle finira le monde.Telle est l’histoire du Bienheureux J.ll.de la Salle, fondateur des Frères des Ecoles chrétiennes, dont la fêle vient d'avoir lieu à l’Llet, par un Triduum solennel.Pour n’être point trop long nous ne parlerons que de la dernière journée de co Triduum (dimanche, 13 janvier 1889).On n’avait jamais vu de semblable solennité dans l'humble village.L’Eglise, qui n’offre rien d’extraordinaire, était devenue un viai bijou par lesg gracieuses décorations qui s’y trouvaient répandues partout, et avec un tel goût que leur abondance ne faisait aucun tort à l’effet général.La veille et l’avant veille, la population presque entière s’était portée avec un grand zèle aux instructions du Révérend P.Royer, O.M.I.Le tribunal de la pénitence avait été littéralement assiégé par ces pieux fidèles.Aussi, le dimanche dès la messe de six heures, l’église était-elle déjà remplie.Qui se serait jamais attendu à une telle foule en pleine obscurité, par un froid rigoureux et sachant que la plupart des maisons sont à des distances considérables du lieu Saint.Avant la messe, plus de deux cents personnes firent la sainte communion, et plus de cent encore après l’Agnus Dei.Il faut dire tout de suite que la paroisse de l’Islet est une des plus pieuses de toute la contrée, grâces au zèle et aux vertus du Hév.Charles Bacon, son vBiiéré curé, grand protecteur des chers frères, et de leur établissement, lequel ne négligea rien pour la solennité.Sans la généreuse initiative de M.le Curé la l'été, telle qu’elle a eu lieu, eût été impossible 11 y eut encore de très nombreuses communions à trois autres messes basses,dans le courant de la matinée, et même quelques-unes à la grand’-messc, de sorte qu’on a pu compter environ quinze cents communions durant les trois jours.A neuf heures et demie, la mosee dite ’ Bordelaise, fut chantée avec beaucoup d’entrain.Elle était accompagnée par deux harmoniums, deux violons, un cornet, un alto et une clarinette.Ajoutons encore, pour être complet, que le Révérend Supérieur de l’établissement des Frères, qui ne sut jamais faire les choses à demi, n’avait rien négligé non plus pour que la fête fût splendide.Outre les chantres d’offices, qui entendent très bien leur partie, et des amateur.-choisie, tels que M N.Fortin et autres anciens élèves de lu maison, le Révérend Frère avait 14it venir de Québec deux chantres de la meilleure réputation.M.J.Lamontagne et E.Jolly accompagne s d’un soprano de grande espérance, le jeune E.Roy.Inutile de dire si l’assistance était nombreuse.On pourrait signaler la présence de bien des personnages distingués des ein irons de fIslet et M.G.Deichéius député du comté, ancien élève des lrérc?de l’Islet était venu exprès de Québec pour la circonstance Au Graduel, M Lamontagne chanta d’une voix ravissante le cantique C’a bergers.Après» l’Evangile, le H.F.Rover prit pour texte de son sermon celte parole de l’Exode.Trends cet enfant, nouvriv-le-nud, et je te donnerai ta récompense.Il raconta l’histoire de l’adoption de Moïse par la fille de Pharaon et en fit une magnifique application.L’Eglise fille du JM du Ciel, s'adresse aussi à tous les Instituteurs chrétiens pour leur répéter le meme texte.Elle en a le droit et le devoir, et quant aux récompenses qu’elle?promet, c’est au nom de Dieu même, qui les donnera infiniment grandes.Le Hév.Hère rendit compte ensuite de ce qu’ont fait et de ce que font encore pour l’enfance : lo N.-S.J.C do U Ste Eglise, 3o !e Bienheureux de la Salle par lui-même et par ses disciples.Après le sermon, la Ste mouse se continua par le chant,à l’offertoire, du Lauda Sion de Lambillotto.A l’Elévation, ce fut un Ecce Punis en duo par M.J.Casgrain, Notaire, et N.Fortin.A la suite de la messe eut lieu la vénération des reliques du Bienheureux, et ainsi finit l’office du matin.A cause du grand éloignement de beaucoup, de résidences, les vêpres furent annoncées pour 3 hs.seulement.A l’heure dite il se trouva plus de 2000 personnes à l’Eglise.Beaucoup étaieut venues des paroisses voisines, surtout de St.Eugène, éloigné de 2 lieues.Monsieur le Curé de cette localité s’étaii mis en télé du pieux pèlerinage, qui si coin-posait de 200 personnes environ amenées par 50 voitures Les vêpres furent fort solennelles : à la fin de chaque psaume, un gracieux morceau de musique instrumentale, au Magnificat, l’œuvro splendide de L:\mbillotte exécutée avec le plus grand succès, auquel ne contribuèrent pas peu les solos de E Roy.Le Magnificat fini, nouveau sermon du R.P.Royer, sur la sainteté.Nous en donnerons plus tard, une courte analyse.Vint ensuite un très bel Alma Ivedemptoris Mater par M.Lamontagne.Enfin les saints exercice du fii-dum devaient être clôturés par une bien solennelle bénédiction du Très-Saint-Sacrement.Le luminaie sur com])osait de plus de quatre cents cierges disposés d’une façon ravissante, formant des cœurs et autres figures varices.C’était simplement éblouissant.Le sanctuaire entier paraissait n’être qu’une immense gerbe de lumières, d’un effet d’autant, plus saisissant que l’obscurité au dehors était plus profonde.La musique ne cédait en rien à la décoration ; un O Salutaris par MM.Lamontagne et Joli, un Parce par M N.Fortin, un Domine Salvum et un Tantum Ergo par le chœur furent on ne peut plus remarquables.L'émotion gagnait tout le monde.Celle des nombreux enfants de chœur était visible.Ces chers enfants lie savaient qu’on croire : leurs yeux ou leurs oreilles.Immédiatement avant la bénédiction du SainUSacreraent le Te Deum d’actions de grâces fut chanté avec un enthousiasme indescriptible.et après la vénération des reliques eut lieu comme à la fin de la messe.Finalement les pieux fidèles durent quitter l’Eglise tous pénétrés des plus suaves émotions.La vaste place attenante à l'édifice sacré vit s’écouler lentement les voitures dont elle était couverte* Tout était fini pour les suis, mais non pour le cœur qui conservera bien longtemps le souvenir d’une journée si chère à la foi et à la pieté chrétiennes.Agriculture DESTRUCTION DES CHARDONS Le chardon des champs ne croit pas seulem* nt dans les champs, comme, semble 1 indiquer son nom ; il se développe particulièrement dans les lieux incultes, et de préférence dans les tenvs pourvues d’arbres, et qu’on soumet à la charrue où il se propage abondamment, tant par ses graines ailées que le vent emporte au loin, que par ses racines.J1 est vrai qu'il constitue, d’un côté, une mauvaise herbe très facilement utilisable, puisque, jeune et triturée, elle constitue un fourrage très nutritif pour les chevaux et les vaches laitières ; ce qui est cause que, dans cette période de végétation, on l’utilise en quelques endroits ; mais de l’autre, cette plante épuise fortement le terrain et devient ainsi très nuisible à la plupart des récoltes, surtout aux céréales.Là où les chardons se rencontrent abondamment dans les emblaves des céréales, ils supplantent ces dernières en les privant de leur nourriture, de sorte qu’il en résulte une diminution sensible dans lé rendement.A la moisson, ils incommodent les moissonneurs et même encore au battage ; par là, ils prolongent les ti avaux et les rendent plus difficiles, les piquants dont ils sont garnis affectant douloureusement les personnes qui rainassent les blés, en font des gerbes et les lient.Aussi cherchent-elles à écarter les chardons autant que possible, ce qui naturellement ne sc fait point sans perte de brins de céréales, et occasionne en outre une perte de temps.Aucune mauvais herbe n'est si difficile à détruire que le chardon des champs, dont les racines qui repoussent sans cesse, ne peuvent être radicalement| écartées par la préparation du sol la plus profonde et la plus soignée.On pourrait parvenir à les détruire petit A petit si on arrivait à anéantir les porto-graines avant que la semence ait atteint sa maturité, ou mieux encore avant la floraison, en les ôtant à la binette.On pourrait avant la floraison, ei dans tous les cas, avant la maturité de la semence, employer les enfants à ce travail, dans leurs moments de loisir.On coupe la tête des chardons avant la formation de la graine, à l’aide d’un couteau recourbé ou d’une faucille légère, attachée l’un et l’autre à un long bâton et passant dans les champs en blés.On comprend qu’une semblable opération ne peut être exécutée sans dégâts que dans les terres labourées en planches.Le moyen lo plus sûr et le plus avantageux est et restera par conséquent le sarclage des jeunes chardons en vue de Paffaroucher, surtout quand on y est excité par des intérêts comme c’est le cas pour ceux qui vont à la recherche des chardons sur leur propriété, pour fis distribuer comme fourrage.lJ ÉLEVAGE DU DÉTAIL Dans les circonstances actuelles l’élevage nous paraît être le point de départ des prospérités agricoles : mais poser ce principe d’une manière absolue, serait peut-être peu rationel.En toute chose, comme nous l'avons déjà dit à propos de races, il faut connaître les aptitudes du sol qu’on cultive, et voir toujours si le prix de la production est rémunérateur.Le bétail ne peut pas prospérer partout avec les mêmes bénéfices, les herbages n’ont pas partout la même sève nourrissante, et même.sous l’action du fumier ne poussent pas avec la même énergie.Tous les climats ne sont pas également bons à développer les facultés animales.La création des chemins de fer, en permettant les transports des engrais,des denrées, à prix modiques, ont spécialisé les cultures, et vouloir poursuivre d’une manière obstinée telle méthode qui réussit ailleurs serait souvent une imprudence : il n’en est pas moins vrai qu'un bétail abondamment nourri sera partout un gage de prospérité, et que le contraire ne peut engendrer que la misère.Origine des législatures chaque Province ae En consultant l’histoire politique du Canada, on voit que la première législature provinciale a été ouverte en 1758 à Halifax, par le gouverneur Lawrence.Vient ensuite la législature de nie du Prince Edouard qui se réunit pour la première fois en 1773.Douze ans plus tard, le Nouveau-Brunswick, s’étant séparé de laNou- Fruilli.ton du COURRIER DU CANADA 17 Janvier 1889-N® 42 LE (’HIME DES i m s prendrait uu jour une forme irrépro- j peindre la jeune fille vêtue de blanc, chable Du reste, quand elle paraissait devant les grands miroirs de Venise, Polichinelle 11e s’apercevait plus autant de sa disgrâce, ses robes uu peu longues la grandissaient, un fichu de de mousseline noué derrière la taille dissimulaient sa double bosse sous ses plis bouffants, et sa tête pâle et souffrante couronnée de cheveux comme si ce costume seul pouvait s’allier à l’air do sa physionomie.,—Savez-vous bion, que Rémy, lui dit/un jour la comtesse de Montgrand, que ce portrait est admirable.Vous ne sauriez croire combien je souhaiterai que votre affection, ne vous influençât pas.Je voudrais en vérité réaliser un chef-d’œuvre, puisque je ne puis vous offrir que cela.blonds semblait même adoucie par! —Je suis payée, Rémy, répondit lo reflet de cette blancheur trans- ! la comtesse ; chaque lois que j'en- ( Suite) Dhaquo jour, Polichinelle montait ept heures du matin chez Rémy îquères.# Slmc Vermeil s’occupait du gros mge ; le rôle principal d’Agab lt de se promener en riche costume ns l’atelier en faisant résonner ses neaux de pieds.Quand à Polichi-inelle, elle enlevait la poussière des 1res, brossait délicatement les étof-1 de soie, blanchissait les guipures •es, arrosait et soignait les Hours.Quand elle se trouvait dans l’apar-nent do Rémy, il lui semblait biter un palais enchante dans jucl des génies avaient pris son întasser les merveilles ; puis, suint la pente do sa ponsée, elle se rard&it elle-même comme une pete créature affligée d’une bossepar^ aolque méchante fée, mais qui re parente.Jamais l’atelier n'avait été si coquet, si pimpaut.T out brillait sous la main intelligente et légère de Polichinelle.tends prononcer votre nom, on y ajoute un éloge.Puis profitant d’un instant où sa sa fille feuilletait un album d'Over-beck Mais c’était surtout quand Mlle j —Mon cher enfant, ajouta-t-elle, de Montgrand devait venir poser j vous devriez achever de renouveler pour son portrait que la petite bossue j votre vie.dépensait tonte son ingéniosité.Alors —Qui vous dit que je l’ai corn mon- des fleurs garnissaient l’antichambre, elles encombraient le salon, et formaient des colonnes dans l’atelier.ce —Je le vois bien.J’avoue, alors.Oui je me renouvel- Une corbeille de roses coupées se j le ; apprenez-moi ce que je dois faire trouvait toujours à portée de la main do plus.de la comtesse et de sa aile.—Vous marier, répondit la comtes- j Jamais Rémy n’avait fait une œu- se.vro de cette valeur.Tout co qu’il i —J’y songe, répondit gravement possédait de science, il le dépensait Rémy, dau» le portrait do Paulo.La jeune —Depuis longtemps ?Hile était représentée debout, lo front incliné.Elle tenait un livre à la Non, depuis quinze jours.—Ce n’est pas assez d’y songer, il main, et semblait, méditer co qu’elle faut commencer à mettre ce projot a venait do lire.L’expression do «on.exécution., , visage était d’une douceur, d’une —Je ne ptu« aller trop vite, repureté angélique.Rémy avait voulu1 - pondit Posquères, sans crainte de nie heurter à de grandes difficultés.—Oh ! je ne parle point de hâter la moment do votre union Je veux dire simplement ceci : Pu jeune homme, avant d entrer dans la vie grave et sainte du mariage, doit agir comme les néophytes païens et brûler ses faux dieux.Ne vous récriez point, mou •.lier Rémy : quand j'ai consenti a ce que ma fille vint chez tous poser pour son port rait, je savais parfaitement qu’elle ne trouverait ni un croquis, ni un livre capables de blesser son regard.Mais ce qu ou n-?voit pas toujours, on le devine souvent.11 y a bien des toiles retournées dans les coins, Lien des statues voilées par des draperies ou ensevelies au milieu du feuillag * : les rideaux de soie de cette bibliothèque sont tirés avec un soin scrupuleux.Dans ce bahut flamand, dans les tiroirs de ce cabinet italien lait d e-cailles et d’ivoire, se cachent bon nombre de secrets et de souvenirs.Ce sont les vestiges d’une folle vie, Posquères, et si vous voulez devenir réellement grand, vous devez renoncer à tout ce qu ils vous rappellent.Tenez, pendant une longue soirée, ouvrez l’un après l’autre, ces meubles, videz-les dans le foyer, et regardez ce qu’ils contiennent do cendres.Après col » vous vous trouverez le cœur plus léger, et vous vous sentirez plus digue de fonder, à votre tour, une famille.- —Vous êtes la raison même, pondit Posquères.— îi’obéirez-vous ?—Je vous le promets.—Ce soir ?— Non pas ce soir.jc ne serai libre.—Où irez-vous ?—Chez Tiburce Danglès.—En effet, reprit la comtesse, vous êtes fort lié avec lui.ré- de la Maison (Jardinet et qu’elle vint s’installer ici avec Tiburce, .je venais départir pour l’Orient où j’ai passé deux années.Je suis certain de ne ; jamais m’être rencontré avec elle, et pas cependant plus je regarde ce beau visage, plus il me semble l’avoir vu dans un temps déjà éloigné.Où et quaud ?Je ne saurais le dire.C’est lors de la soirée dout vous parlez que j’ai été présenté à Mlle Danglès, et Il me témoigne une vive amitié, depuis ce temps je vais assez souvent et sa maison est charmante* La comtesse reprit un moment chez son frère.-Croyez vous que Léa possède après.j réellement du génie ?—Les affaires de Tiburce prospèrent, ! —Elle est du moins admirablement u’est-ce pas ï —Je le ‘'rois, on ne parle que de .sos succès à la bourse.— Et que pensez-vous de Léa ?Le visage do Posquères refléta une vive émotion, et la comtesse s’en aperçut.—Ne me confiez rien, Rémy, lui dit-elle, mais réfléchissez beaucoup.Ce serait étrange, ajouta-t-elle, que l’enfant de mon adoption et la fille de Dangles.Mais vous connaissiez Léa avant la soiré où mon fils s’est rencontré avec vous chez Tiburce ?Non,madame la comtesse, répondit Posquères, Quand Léa enfant, courrait dans lo parc des Abymes, je travaillais daus un collège, et lorsque je reviens vous voir à de longs intervalles, Mlle Léa à son tour était en pension.Plus tard je fis de longs voyages, et lorsque son père la retira douée.La comtesse de Montgrand serra la main de Rémy.—Je vous aurais peut-être souhaité une femme moins brillante, dit-elle.* —J’avais toujours pensé, dit Rémy, que nous avions besoin, nous autres qui vivons sans fin, dans la fièvre, d’avoir à nos côtés une femme dont le calme et la mansuétude nous reposeraient de nos agitations.Je m’étais même créé un idéal en ce goure, et cet idéal je l’ai promené avec moi durant mes longs voyages pendant lesquels la nuit et le jour se confondaient dans un double rêve.(A suivre) JL© Courrier du Canada, Jeudi 17 Janvier 188^ relie Ecosse, eut sa propre législature.En 3791, on lit l’inauguration des provinces du Bas et du Haut Canada qui, après plus d'un quart de siècle d’union, reprenaient leur ancienne position et s’érigeaient en provinces séparées et autonomes.La législature de la Colombie Anglaise date de 1859.La législature de Manitoba ne tut organisée qu’en 1879, lors de son entrée dans lu confédération.Enfin, nous avons la législature du Nord Ouest qui s’est réunie pour la première fois il y a deux mois.i ANNONCES NOUVELLES lludon, importateur de l’atinoir de Ouébcc—Robert C.U rich CANADA U1KHE(\ IT IAXV1EH L’HONORABLE M STARNES Donc, M.Starnes est encore une lois ministériel ! Ministériel national, ministériel conservateur, ministériel libéral, ministériel hier, ministériel aujourd’hui.ministériel demain, ministériel avec Cartier, ministériel avec Chauveau, Ouimet et de Boucherville, ministériel avec Jolv et Letellier, minis- • tériel avec Chapleau, Mousseau et Taillon, ministriel avec Mercier, ministériel rouge, ministériel bleu, ministériel multicolore, tel est M.Henry Starnes, telle est son histoire et tel est son destin.11 n’y a jamais eu sous aucun régime de plus intrépide et de plus invariable adorateur du soleil levant.M.Starnes a-t-il des principes ?Non ; il a un principe : être toujours du côté le plus fort, et ne jamais rester dans les rangs du parti qui ne distribue pas les honneurs et l’argent.bien significatif de l'estime et de la confiance publiques ! Cependant il surprenait son monde.Le Sénat lui donnait du cœur.Il eut même T honneur d’être injurié par la Patrie.L’honorable M.Mac-Kay lui avait demandé de pairer arec lui pour huit jours.Ce délai était •xpiré quand vint le vote sur l'affaire Lavallée.Cela nWnnpècha pas la Patrie défaire une sortie• furibonde contre le conseiller pour Salaberry: On sait, dit elle, qu’au jotml’hui vient, devant le conseil législatif une motion de Thon.L.P.Pelletier afin que : Cotte chambre usant des pouvoirs qui lui sont conférés par l’article 7fi do “l'Act» de P Amérique Britannique du Nord, IStïT, ’’déclare que le siège de la division do Lanaudicre importante qui soit appelée à venir devant le Conseil.Oi\ ces messieurs tories ont décidé de tenter un coup et de taire des misères au gouvernement pour profiter dos dernières bribe» de majorité qu’ils croient posséder et ils ont à cette cfièt induit l’hon.M.Starnos a retirer sa parole, Celui-ci vient de déclarer qu'il entendait voler sur cotte motion.Cette nouvelle cabriole politique n étonnera personne Je la part Je relui qui l'a comnise.Cist le (lijnc couronnement d'une car• vitre aussi variée que multicolore.Mab cela ne portera pas bonheur à »on auteur, car nous apprenons à l’instant que Thon.Uuffh MacKav a donné sa démission ot CiiEVKL’X I)’Avr.it est uno excellente préparation pour k\s cheveux.J'en parle par expérience.* Kilo développo uno nouvelle croissance «le cheveux doux ot f»oyeux.J .a ViouEint est aussi un remède sûr pour la teigne.” M.A nous Faikiiairn, le chef «le la célèbre “ Famille Fairbairn," Vocalistcs Ecossai», écrit de Hostau, Muss., G Février, lt?80: •'Depuis que mes cheveux ont commencé à grisonner je me tiers «le la .Vjoukfr dkn Cheveux d’aveu, j'ai ainsi pu conserver une apparence «lo jeuucsso — uno chose véritablement très im|M>rtanto pour t«»u» ceux qui sont oblig»**» de paraître eu publie.” Mme.O.A.Prescott, écrivant do FJtn street, Xo.LS, Charlestown, Muss., M Avril 1882, «lit : " Il y a deux ans environ je perdis la moitié «le ma chevelure.Kilo s'éclaircissait avec une rapidité prodigieuse.L’usage «lo la Viot une arrêta ia chute, activa une nouvelle crqi-:inee, ot au bout «l’un mois ma tèt«î entière était couverte «lo choveux naissant» mais vigoureux qui, continuant a pousser, devinrent aussi longs cl aussi épais iiu’avant laehute.dVmployui seulement un flacon «le la Vn.t i:rn.mais à présent je m’eu sers «le temps « n t.*iaj- comme article «le toilette.” Nous avons «b ¦> centaines de semblables attestations sur Pctllcacité «le la Vigueur des Cheveux d*Avi:r.l'nesimple épreuve convaincra le» plus incrétlules.ni'.Éi’AiiÉi; l'AU Dr.J.C.Ayer&Co.jLoweü, Mass.Vendue par «ou» !•'» DroguLle*.îSchitn Oros.-(>• ¦ Avant «le prendre l’inventaire, nous avons décidés de vendre les marchandises ci-dessous à un prix nominal.1250 vgs Etoffes à robes valant 20c et 30c réduites à I2x/Zc.9S0 vgs Etoiles à robes valant 35c à 50c réduites à 15c.675 vg» Flanelles rouges [Lancashire] 35c réduites à 2jc.500 vgs Flanelles rouges 50c réduites j a 33e- , Les Laines, Nuages, Châles, Gilets, Vêtements de dessous, Les Bas et les Gants SERONT VENDUS AU PRIX COUTANT ! Les institutions de charité,) et ceux qui achètent pour les, pauvres seront libéralement’ traités.1 Behan Bros.ta*s?% r e s '! T bbhAiViivv t_ \ \£- fevv *-v> : A i V % - h u,?g '-j w m.La plus PURE, la plus F0KTE n la MEILLEURE N K C O N T E N A N T N 1 Alan, Ammoniac,Chaux,Phosphates ou autres matières nuisibles, C 111 PII I TT TORONTO, Ont.t, blLLti CHICAGO, Ills Fabft de la Celebrated Royal Ycast Cakes ’ Freohon, Lefebvre & Cie IG45, Rue Notre-Dame Montréal -totot- FABRICANTS (V Ornements (VEglises et de Statues Religieuses.Vases sacrés-—Garnitures d’autel—Lustres à cris-Laux—Chasubleries—hoiries— Ling’cs «Végrlises “ O Nouvelles importations de Merinos, Say et Coton a tablier pour communautés religieuses ! ! ! —î- Otite* »»r «sic*lire.» -VINS DE MESSE-CIERGES ET HIIILB.D’OM VE.Une Spécialités^ Quelle, *) niai r88S — lan.780 .«9 0e MAUX DE ,,AR LTMPLOI UE ” l’Elisir, Poudro et Pâte Dentifriccc DCS Fil ZXu\ RR.PP.BENEDICTINS de l’AJûbayo do Soulac (Griron.de) Horn IVIAGITELONTJE, Prieur •£ Jivilaillcë d*Ov:Jtm relies tenu, Londres tsm Les plus hautos Récompenses INVENTE 10*90 I>AU LE 1>RIF.LT, EN l'an 1 M V Pierre DOURSAUO on BohCO, par le Docteur Ch.d’Kspinay.Oui rage approuve par les Salé sien s.Cette dernière édition, publiée depuis la mort de Don Bosco content une foule de traits inédits jusqu’il présent, avec tous les détails de la maladie, delà moit et des funérailles de Don Bocco.C'est un ouvrage superbe, orné d’un portrait approuvé «le Don Bosco, contenant tout l’historique des extraordinaires fondations de Don Bosco, et d’un grand nombre de Prodiges attribués à l’opération de Notre-Dame Auxiliatrice par l’entremise de Don Bosco.Cette vie de Don Bosco est la seule actuellement approuvée par les maisons salés:ennes.Malheureusement, je n’en ai plus d’exemplaires disponibles, tous les exemplaires reçus ayant été placés.Mais les personnes qui voudraient sc procurer cet ouvrage pourraient m’adresser leurs commandes avant le 15 de ce mois, date à laquelle j’écrirai à la librairie de l’oratoire Salésien, mais elles voudront bien m en von er le prix d a\ a nue, soit.*••• .I.es exemplaires co'H'na ni‘\ leur seront livres vers la fin janvier.1.00 Je profite de celte occasion pour dire que je miu toujours agent en chef de deux excellentes compagies d’assurance : Manufacturers’ Lift* Insurance Co., et Manufacturer's iccideut Insurance Ce.Ni l'une ni l’autre de ces deux compagnies n’ont de supérieure.Les personnes qui veulent être bien renseigné %s sur la valeur de ces deux compagnies ou de n’importe quelle autre compignie d’assurance sur la v e ou contre les accidents, sont invitées fi venir consulter fi mon bureau les rapports officiels et indiscutables dont je suis en possession.Les personnes ayant des Capitaux à prêter pourront aussi s’adresser à moi ; car, en outre «les garanties ordinaires que je leur ferai tenir par voie d’hypothèque ou autrement, je leur obtiendr i dans bien des cas comme garantie collatérale une Tolice d’Assurance, ce qui, au cas de la moi t de l'emprunteur, leur assurera paiement immédiat, sans délai ni procédé judiciaire.PHILIPPE MASSON, Quél>ec, 7 décembre 1SSS—1 an No.55, rue Su Joseph, St.Roch, Québec.• 908 Le Courrier du Canada, Jeudi, 17 Janviei L’Industrie laitière Canadienne, Série de lettres adressées par M.W.H.Lynch au public agricole du Canada, comme conclusions d'une étude soignée des Méthodes et de.la Pratique de l'Industrie laitière dans la Grande Bretagne e( en Europe, pendant une mite de quatre mois faite en 188S.Enregistrées au bureau du ministre de l'Agriculture à Ottawa, par W.II.Lynch en l’année iSSS.Publiées dans ce journal avec permission spéciale de l'auteur.-o- HUITIEME LETTRE.Notre beurre en Europe.Il n y a rien de nouveau à dire que, pendant que notre commerce de fromage a pris des porporlions étonnantes, notre commerce de beurre est tombé graduellement dans 1* insignifiance ; mais mes lecteurs me croiraient-ils si je leur disais que nous sommes en danger immédiat, en Angleterre “ crémeries ” se vendait 104 à 105 chelins, pendant , que le •* Western ” garanti, n’était payé que 00 chelins, cela montre un triste état de choses : être obligé de vendre quelques uns de nos beurres, à 15 et 20 pour cent de rabais, conditionnellement et avec la certitude d’en voir REJETER 50 POUR CENT des quantités olfertes.Ces 50 pour cent doivent tomber entre les mains des petits revendeurs pour être sacrifiés probablement chez les confiseurs et fabricants de biscuits à fiO ou 70 chelins.Et pour accentuer ce degré d’abjection, disons que ce beurre canadien y arrive en compagnie de la margarine, que les confiseurs com bons réfrigérateurs.11 n’ y a rien à redire à cola quand c’est nécessaire.Mais ce oui est répréhensible.c’est de retarder la vente dans un but de spéculation.Le cultivateur qui refuse à bonne heure un prix raisonnable, ne comprend pas ses intérêts et ceux de ses confrères.Le commerçant qui fait la même chose, mérite d’être échaudé (cela ne manque jamais d’arriver à ceux qui s’y exposent), au lieu de mériter la confiance des rudes travailleurs dont il expose ainsi la réputation pour augmenter son pécule.C'est un peu dur de dire ces choses, mais ce ne l’est pas trop pour ceux qui font métier de ce genre de commerce et qui ne recherchent les m™ o f T voies légitimes que par exception, moncen.a employer, Sieela peu être s i £ plut6\ k!s boas conseils un encouragement aux lubricants de * , .1 A.ni » 4 ^ „ a .donnes par M.( lark et vendons a ce vilain beurre, quils en assent i , 1 un DE PERDRE LE COMMERCE DE BEURRES?NOS Je n'avais pas été très favorablement impressionné de la perspective de bas prix pour nos produits laitiers, mais ce fut encore pis quand je rencontrai des commerçants désespérant de ne rien faire avec nos beurres, dégoûtés même de leur qualité, à la suite d'échecs et de pertes continus et s’aggravant tous les .jours dans leurs tentatives de les mettre sur le marché.Il n'y avait qu'une opinion en Angleterre : Los beurres danois sont les favoris, et aflermissent leur position continuellement : les beurres irlandais s'améliorent constamment, bien que lentement : mais les beurres canadiens sont dans une position telle qu'il ; vaudrait mieux qu'il n’en eût jamais été vendu un seul échantillon en Angleterre.leur profil nu bonne heure.Mt i • .M.Iles m’a encore mentionné Outre les importateurs qui avaient | lt i • • .'i » ,.* i î/ •< » izrand incon\ entent .etc échaudés a commercer avec ^ nos beurres, les autres marchand* b a lenteur des voies d'expédition avaient été effrayés des partes ainsi Et les produits laitiers ne sont pas subies a leur connaissance^ M.Iles.¦ seuls à en souffrir d’après M.Iles.Il un de ces marchands avait été appelé, me cita, comme exemple, un envoi comme expert, pour examiner plu- j de bacon qui avait pris deux mois à sie; s centaines de tinettes de beurre îse rendre a destination : dans l’inter-parmi lesquelles il y avait du “crè-i valle les prix étaient tombés de 3(i menés Ce beurre avait souffert par chelins à 21 chelins.Il est facile à I suite de la mauvaise qualité des ; croire que de pareilles occurrences ne i tinettes et d un empaquetage délec- sont pas de nature à mettre nos amis J tueux, et occasionna des pertes consi- j ]0s importateurs anglais de meilleure j durables a son acheteur, M.Iles humeur, et sont absolument contraint dégoûté du beurre canadien et : res :lUx intérêts de notre fertile pays, ne se gênait pas de dire qu il n en ! obligé, comme les autres.de se coiilor-achèterait pour aucune considération; mer aux besoins des clients pour il qa ait besoin u ce moment de oOU s'assurer un marché, tinettes mais après ce qu’il avait vu.il devait s'adresser en Irlande pour ses achats.C’était son opinion, **que cette année (1SSS), il ne se trouve- Vous pouvez compter sur les Amers de Houblon.««•*¦ »* «me süssKi ssxst areu» ïipfnîfires* I’^ »«¦ m*»1»**,1*» de* feiuu.es, 1 Ivrognerie.Ils pviivciK vous w S m Tic.Sl“«® 5e lunensü pour tout eiw quite ne KuOrlro.it pun.saur Is the oldest mal most popular scientific and inocli.HMioal pu per piilillshed :iml bus tlio largest circulation of any j»spt*r.i Its rUi** to the world.Kullv llluat rat ni.He.-t ciam oi Wood Kncrav-tnasi Putdisl'od weeklv.*on«1 for speclmou ropv.Pilcu a year.Four months* trial, $1.MUrïN A CO., 1* Vlil.lHH Kiss, S U Uromlway, N.Y.A RCHITEGTS & BUILDER Edition cf Scientific American.s A croat sucoo*-.K:it*h contains colored lithographic piston - deux.Et nous étudierons plus ces conseils dans ce qu’il m a dit : Par quels moyens il est possible “ N’envoyez jamais de beurre en ^ atteindre cos résultats.‘•Angleterre à moins qu’il ne soit i W.II.LYNCH.Se u*cil chez tous les Epicier*.W.BAKER & Cû„ Dorchester, Mass.•î Québec, io décembre iSSS—lan MlO “ frais, jamais ion.peu salé et de qua** lité bien égale, et à bon marché.“ Les beurres danois sont maintenant ! “ offerts sur ce marché à des prix’ “ raisonnables, et les consommateurs ** préfèrent ce produit délicat d'arôme, —et même la margarine, au beurre ‘•canadien.Nous n’avons jamais j “ acheté de margarine, mais, si l’état Ji des choses actuel continue, je ne! v, saurais dire si nous ne finirons pas “ pareil faire le commerce.Qu’on en dise ce qu'on voudra, les Anglais •• sont disposés à manger la marga* i rine.meme depuis qu'on la vend I sous son nom propre.Une autre ; saison nous éclairera à ce sujet.I “Jusqu’à présent on vendait les! “ beurres danois à I3irmimrham et 12 janvier 18S9.A.Ma ^!§ ftmi C'uide des Voyageurs -oui' aSOCiXk a Chemins de Fer a 4.Chemin de Fekdu Pacifique Canadien Départ de Québec Train Express à 1.30 p.m.Train Express à 10.03 P* m* .; 1.i-e train du dimanche part de Québec pour Mor.t-leures p.m.dans les centres manufacturiers, où les consommateurs paraissent un j ,£afVl,%^ peu plus difficiles que ceux des j - districts agricoles à qui se vendent ! uuAbeo et Lac St-Jean les beurres canadiens reçus à Bris- * ., Ar , •• • * Allant, an Nord Mais maintenant, ce même marché, peu exigeant, de Bristol, se ferme aux qualités inférieures de beurres étrangers.Ces paroles de M.Widgery m’ont été confirmées par ses confrères.11 est impossible de vendre du ; iours» Pour Québec, y arrivant 4 9.35 a m beurre canadien ici , 021 n accepte _ jonction Chambord à lo.'toa m, tous le*?jours pour “ que du beurre danois ou irlan-: Québfc, >• arrivant i 9.10 p m.“ dais.” “ Il s’est opéré un change-i ment radical sur notre marché cette 1 “ année ”.voilà ce que l’on me dit à j la suite de M.Widgery.On venait d’ouvrir Bristol un magasin qui affichait sa spécialité de ne vendre ’ au^r^ que du beurre et cet établissement faisait S.cü ü ni—Express direct pour le Lac St-Jean, tous îe - jours arrivant à la jonction Chambord à b.30 p ni, et h Robcrval à ".iû j* ni 3.30 p m—Train mixte pour St-Raymond tous ]o< w.:;! y arrivant à 6.50 p.ni.A Hand an Sud 6.15 a m—'Train mixte de St-Raymond tons les lique, comme suit, excepté le ALLANT AU NORD 8.00 A.M 3.SO P.M.G-kand-Trono Train Mixte J.vX' ]’ M.—Train mixte laissera Ja Pointe our Richmond et tous les j joints de Tieîl A et l’Ouest, arrivant à Montréal à S.00 P.Train du soir.M.» k.l V .‘lû u 3* I*.M.— Express pour Richmond, Sî:ci d’excellentes affaires.Un second ! brooke.Dland, Pound, Gorham, Lewiston établissement d.même gmf «rit | sur le point de s ouvrir.Et c’est # ______ ainsi que l'esprit d’entreprise euro- ; péen s’affirmait avec succès, en montrant notre apathie et notre déconfiture presqu’absolue ; et cela m’a Chemin de Fer Intercolonial Lévis pour Halifax et St-Jean Pastern Trains laissera s S.00 ?.m.Pour la Riv.-du-Loupet Ste-Plavieâ 11 15 a.m.laissé une impression profonde que !!our !u.l lv,.'îu .Lo^) r* 1p* m- ., .x .1 , * } Les trains circulent sur 1 licure du je voudrais voir partagée par mes ! ^:,rj.ird Time.compatriotes.Un mot de MM.Clark, de Clark & Sons, à l’adresse des cultivateurs.Québec-Centra l Express—quitte Lévis à i.io p m.arrive à .St- -IIUU.V 1.1.M3 a III., “Les cultivateurs doivent à tout ! Slîcrbroohc 5 8.00 p.m.et \ New-Vork.X 1.45 “ prix se défaire de cette vilaine ha-j 1,^tte uilte Uvis.^ arriw à " blinde de conserver leur beurre j François i 7.45 p.m.“ pour attendre de meilleurs prix.! “Nous ne pouvons jamais avoir le; n , s Tr “ beurre trop frais.Ale conserver, H(ltC(VUX (t t ftpCfti'S “ on perd de tous les côtés, sur la i “ qualité,sur la quantité,par les taxes, la moyenne ordinaire.“ Le beurre de crémeries, qui est “ généralement assez bon,” me dit M.Price, “ souffrit en 1887 d’une “ moisissure bleue, provenant très “ probablement du contact avec le “ bois des tinettes.” On fut obligé de tout tourner, tinette par tinette, et d’enlever cette moisissure avec un grattoir ; ce travail, assez coûteux, s’ajoutait à la perte plus directe du beurre avarié et enlevé.MM.T.Lovell et Son, m’ont dit que l’année 1887, a dû être ici une misérable année pour la production du beurre, puisqu’on a été obligé do refuser au moins 50 0/o du beurre de l’Ouest d'Ontario (Western,) contre “ par les frais de commission, d’en-, “ trepôt, par les variations du mar-“ ché, etc.etc.” Il est certain, comme règle générale, qu’il est contre leur intérêt que leur beurre ne soit pas vendu de suite, soit par eux, soit par les marchand ici ou en Angleterre.Cette règle s’applique à tous les produits do la ferme, et plus encore au beurre qu’à tout i autre, et notre mauvaise réputation j exige que nous devenions particu- j lièrement soigneux d’éviter cette 1 erreur.Il y a, sans doute, des exceptions possibles à cette règle, bien qu’il n’en ait pas été question dans ces entrevues.Par exemple, s’il y a excès de production, il faut bien attendre l’occasion de vendre.Mais ici il y a des conditions à réaliser, il faut soi- Québec et Lévis J.jcs ha te.AUX font le trajet entre* Québec et Lévis lo-.js les lA heure.Prix 20 cents aller et retour.TRAVERSE !>B QUEBEC A LÉVIS.QI’ÉBKC { LÉVIS M.7.30 M .1 i l c pour A.M.Halifax.Ac corn oc! a t i o n pour, 7.00 Train mixte de la la Rivière du Loup! Kiv du Loup.10.30 Malle pour la• Rivière du Loup.:P.M.! I .M.5.c Accomodation 2.00 Malle de la Riv.pour la Rivière du| du Loup.Lmp.) % P.M.Pour If Québec Central A.m yr- * *-**r-/_ 1 ¦*- ' Di lettre qui suit parle d’ellc-méme : Chers Milieu RS."—Durant trois ans, j’ai en à lutter contre cette maladie mortelle, la Dyspepsie, J tellement que j’étais privé de presque toute nourriture mais surtout de viande.Ayant entendu parler des diverses guérisons opérées par PEAU j .S 1 -LEON, je commençai à prendre régulièrement f deux ou trois verres par jour après les repas, et maintenant je mangetout ce qui mc plaît et jouis d’une santé parfaite.Ce résultat, je l’attribue à L EAU S T-LEON, la plus merveilleuse des eaux minérales, J e conseille à tous ceux qui souffrent de quclou’indisposition de faire usage de L’EAU ST-LEON et je suis sûr qu’ils seront guérir.LOUIS LAROSÊ, Maître-maçon, 32, me Artillerie, Québec, hette eau est en vente en gros et en détail par MM.GINGRAS LANGLOIS & Ci R, En face du PalaisCardinalice, Québec.•, ué'nec, 2 iuillct 1888., .• ._ JièiïE ALLAIS.>o\ii conirai avec le gouvernement du Canada et de Terreneuve pour le transport des Malles oAKADivwm rr des ktats-umîô 1HHH-Arrangements d’hiver-lSSO Les lignes de cette compagnie se composent des vapeurs en fer à double engin suivants construits sur la Clyde.Ils contiennent des compartiments à l’épreuve de l’eau, sont sans rivaux pour la force, la rapidité et le confort, sont équipés avec toutes les améliorations modernes que l'expérience pratique a pu suggéier, et tous ont effectué les plus rapides traversées dont il soit fait mention dans les annales maritimes.Vaisseaux Ion- Commanrt'inls nage NU.VjJDJAN.0)00 en coiiblcucAiou PARISIAN.5400 Lapl Jantes Wvlio, -SARDINIAN.1650 Lt Smith W N R POLYNESIAN.1100 Capl J Ritchie.A RjVà 1 ! A N.360Ü 41 ,1 Graham.CIRCASSIAN.4001) “ \V Richardson.PERUVIAN,.^.3100 44 II Wvlie.NOVA SCOTIAN.3300 44 li n Hughes.‘ A s PIAN.3200 Lt » Barren H N ’.ARiL’A(iINIAN.1600 Copl A Mfcemcûl.* R P M- u »*.‘ J (r St* |»h«.il.• John Brown.’ .1 A uihiiry.• W Dalziel.* A MuDougai.“ John Park.“ J Scott.* C J Menxies.C E LeGcliais.‘ H Carruthers.: John Ken*.- L) McKtli'jp." DJ J aines.* W S Main.‘ C Mylius.“ P McGrath SIBERIAN.4600 xNOHWEGIAN.3531 îi ! RK RM >\,S.3440 Ai al AN.2700 NEelOi 1A N .>700 ‘ R I SM A N.3000 St; A N DIN A Vi A N 3000 ’•LINOS A Y 11 HA N.3800 CORE AN.4000 RL ci AN.3600 M «vNITOBAN.3150 'i Na PLAN.*2600 PRfX.MClAN.' LD:.N>1 AN.« ' • RNE.u n H J.N II A NI».WdT “W| — A — THUS 11 A S PRIX.Nous vendons le choix de romances françaises suivantes Seulement 10 cents chaque, DONT LES rRI.X ORDINAIRES SONT DK.25c, 30 e! 35c.Amour, par.Célkstin Lavku kuk Aurore.A.Lon 1 a n j Ronsoir, Maman .L.I • 1 os 11 C re pu seule.««»•••.G.G o UNO o Chant National, O Canada.C.Lavigukuii Eloge des larmes.»SC!IUUKRT Fleurs et Fleurs.Arnaud Hymne National.1>LAIN DK St-Auuxn J ignore son nom.«•*.A.«A da ni L’Absence.Calixa I.a vallée L Amour est un Oiscqii
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