Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 20 avril 1889, samedi 20 avril 1889
38otnc Armce Année Samedi 90 Avril 1880 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.OR.OI8.J’ESP^RB ET J’AIME.TIIUMAS (JJIA PAIS, Rédacteur en Chef.LA QUESTION JUIVE A LA CHAMBRE La quation juive a ôté soulevée hier à la Chambre ; la maison Rotchschild a ôte, pour la première lois, attaquée ouvertement dans l’enceinte parlementaire, et le ministère a failli sauter ; c’est dire que la séance n’a pas ôtô vulgaire, môme comparée à celles qui se sont suivies ces temps derniers presque sans intervalle ; on peut même la considérer comme une manifestation pleine de promesses, pas d’apaisement par exemple.Naturellement les gens bien infer-niés annonçaient que le débat tournerait court.L’ajournement à quinzaine, déjà infligé à M.Lanr, qui voulait interpeller dès le début de la crise linancière déchaînée par les accapareurs de cuivre, promettait ce pronostic ; d'ailleurs rinterpellateur n’avait pas jusqu’à présent, môme avant de se risquer daas le houlan-gisme, exercé beaucoup d influence sur ses confrères en législation.Mais, hier, M.Laur pouvait se flatter d’avoir été prophète à un an de date, lorsqu’il dénonça les manœuvres qui viennent d’aboutir n un sinbtredont toutes les conséquences n*1 sont pas encore connues ; et il a tu, à force de sang froid faire entendre des plaintes! et des réclamations qui bi ntôt ont 1 paru très graves.j Un singulier renversement de rôles s'est produit.Comme M.Laur demandait l’application de l'article 419, ’ qui punit l’accaparement.» t s’adressait au garde des sceaux, M.Kouvier! affectait de se désintéresser du débat • et causait avec les voisins.M- Laur a sans ambages invité le ministre des finances à faire attention.Celui-ci a répondu ironiquement qu * l’article ( 410 n’est pas de son rassort Mais l’interpellateur, abordant le second sujet, a traité de l’intervention du gouvernement pour sauver le Comptoir d’Escompte d’une faillite imminente et il s’est attaqué à M, Kouvier, lequel a bien dû reconnaître qu'il était en cause et a du prendre la direction de la résistance.Une autre raison encore a fait que M.Iiouvier s'eit trouvé l’antagoniste principal de M.Laur : c’est l'incroyable gaucherie du ministre de la justice.M.Thévenet est le plus étrange garde des sceaux qui se puisse rencontrer ; il délie l'imagination ; d’aspect, de langage et de fond, il impose l'antipathie ; est maladroit jusqu'à faire rougir sa majorité, pourtant très complaisante ; appuyé lourdement sur la tribune, il émut de sons pâteux ; il explique à côté et se complaît à menacer, comme ie procureur inepte et féroce qui à vingt reprises, assomme de menaces quelque pauvre diable do vagabond, souvent innocent, toujours abruti par la majesté et la mansuHmie de la justice humaine.Mais M.Laur n'avait rien de cette victime vouée aux triomphes de l’éloquence judiciaire ; il parlait ferme.Eu présence de la désastreuse nullité du “chancelier”, M.Kouvier ne pouvait hésister ; il s’est lancé et a déployé autant d’énergie et d’activité pour défendre le ministère que pour sauver le Comptoir d’escompte.C’est un vigoureux lutteur que M.Kouvier ; il a l’esprit ingénieux, la parole vive et sûre ; il a des nerf et du sang, la résistance l’anime ; son talent, autrefois tout de spécialité, a gagné en ampleur ; ce financier de profession a des vues de politique générale et lo sens de l’administration, sinon du gouvernement.Sans lui, le garde des sceaux périssait sous des huées unanimes, sans lui, M.de Rothschild restait, en dépit des milliards, un accusé abandonné.C’est que le grand seigneur du capital était bel et bien sur la sellette ! Ce nom redouté, lancé par M.Laur, a produit une stupeur indescriptible.Comme les anciens Romains, qui tenaient pour le sacrilège suprême de prononcer le nom du dieu protecteur de “la ville ”, les bourgeois révolutionnaires ne désignent leur maître qu’au moyen de périphrases, ils n'en pouvaient croire leurs oreilles.Ces gens audacieux à blasphémer le Dieu véritable, à frapper les humbles, les prêtres et les religieuses, semblaient craindre que la voûte du palais ne s’abimât par terre en sigue de châtiment.S’il avait su comment s'y prendre, ils auraient murmuré à quelque puissance ignorée d’eux une espèce de prière de supplication et d’expiation ! M.Drumout n’était pas là pour jouir de cette scène vengeresse ; mais son livre, porté par M.Laur sur la tribune,y resplendissait.L’accaparement, M.Laur a prouvé que ce système domine notre industrie et notre commerce.Les produits chimigues sont accaparés ; la soude des blanchisseurs ; jusqu’au sel des cuisinières Quant aux métaux, MM.de Rothschild nous apprennent ce qu'on en peut faire.L’iuterpellateur a exposé en détail les manœuvras de cette maison pour pousser à bout le Comptoir d’Escompte imprudemment engagé, pour le ruiner, pour renverser d’autres établissements.M.Laur ka reproché au gouvernement d’avoir compromis la Banque pour soutenir le Comptoir ; il eût a t il oit, mettre les Rothschild et les autres accapareurs en demeure de payer lo stock de cuivre et de faire face aux engagements du Comptoir, sous peine de se voir appliquer l’article 419 du code pénal ! Menacer les Rothschild de prison ! M.Rouvier n’a pas admis que cette témérité fantastique ne fût pas immédiatement flétrie, et il a célébré l’innocence et la générosité de la maison qui est au coin de tous les quais du monde, comme s’est écrié M.Laur.Invité à déclarer si oui ou non l’article 419 est toujours en vigueur, le sinistre garde des sceaux a dit à peine oui, et presque non ; car il ne discerne plus guère aucun fait d’accaparement alors que l’accaparement est le régime iversel ! M.Thévenet a imaginé de s’agit de petits capitalistes, comme dans l’affaire de Panama, le gouvernement se dit impuissant ; quand il s’agit de gros financiers, le gouver-se lance à fond de train, intervient et réquisitionne.C’est M.Millerand qui a failli renverser le ministère.Il a déposé un ordre du jour, habilement rédigé, pour réclamer une enquête judiciaire sur les causes de la crise.Le gouvernement a rempli son devoir en s’efforçant de conjurer les désastres : qu’il punisse maintenant les coupables et, pour cela, qu’il les recherche.Le ministère se contentait de l’ordre du jour pur et simple, n’osant pas espérer mieux.Mais cet ordre du jour pur et simple a été rejeté.Alors une agiiation extrême a éclaté.M.Rouvier.pâle et crispé, stimulait ses amis éperdus.Ouvrir une instruction où les Rothschild pouvaient être impliqués, il y avait de quoi perdre la tête.Enfin, M.Ribot est arrivé pour contester la légalité de la proposition Millerand, pour adjurer les hommes prudents.Quoi donc ! a répondu M.Millerand : nous avons le droit de blâmer un minfctère pour n’avoir pas ouvert une enquête, et nous n’avions pa» le droit de l’inviter à ouvrir cette enquête ?Au dernier moment, MM.Arène et Thomson ont rédigé un ordre du jour de sauvetage, qui laisse espérer une enquête pour la forme.La crainte des complications a fait reculer les hommes qui avaient soutenu MM.Lauret Millerand.La droite s’est divisée.Le ministère l’a échappé belle ; à la prochaine occasion, il très claire et bien plus accessible à l’intelligence des foules que les ibis gravés sur l’obélisque.Pour le moment, cependant, le vieux Pyat ne demande pas qu’on rétablisse l’échafaud.Cela viendra plus tard peut être ; eu attendant il demande autre chose Il demande qu’au lieu de huit statues la place de la Concorde en reçoive quatre vingt dix et il soutient sa proposition par des motifs très logiquement déduits du principe d’égalité.Huit départements sont représentés sur la place de la Cou-corde par leurs villes principales.Yoilà qui est à merveille : mais où sont les soixante dix huit autres?On ne s’en occupe pas plus que s’ils n’existaient pas.On constitue une sorte d’aristocratie militaire ou commerciale au profit du Nord et de la Gironde, de la Seine Inférieure et des Bouches du Rhône ; le reste est négligé, oublié, dédaigné.L’étranger qui vient à Paris ne voit rien qui lui révèle l’existence des Basses Alpes, du Gers et des Deux Sèvres.Melun n’a pas seulement un buste ; on n’a pas fait à Lons le Saul nier l’aumône d’un médecin.Est ce de l’égalité cela ?Non, c’est du privilège, de l’arbitraire, du dispotisme.C’est l’éternelle oppression des petits par les grands, des pauvre* par les riches, des faibles par les forts.Eh bien ! il faut que tout cela finisse, cela finira.Il faut qu’au 14 juillet 1889 chaque préfecture ait sa statue sur la place de la Concorde.J1 y aura, en outre, une statue de chaque colonie et, pour compléter la collection, une statue de Genève, pourrait bien avoir moins de chance, parce que Genève est virtuellement La séance s’est teiminée par un française, ayant donne à la France Necker et pas un fcL.uiee s est ici mince par un îruuçaise, ayant uunne a débat entre MM.Yves Guyot et ! Jean Jacques Rousseau, Basly au sujet de l’explosion de feu M, Tirard.Cette raison n’est .- , y - grison à Vernarêde.M.Basly a déposé une proposition tendant à faire distribuer un rapport sur les terribles accidents de ce genre.Eugène Tavernier.PROMIS BHVEKS ! (De VUnivers) ! (Suite et fin) j Cet ensemble si harmonieux n’a j pourtant pas l'heur de satisfaire M.« ^ * % • IA .t 1 ^ • « *• .• .« .de moi, je vous prie de :e croire : elle est du citoyen Pyat qui, comme on le voit, ne hait pas le mot pour rire.Pour réaliser ce merveilleux projet, Félix Pyat demande un crédit de 500,000 fr.et 99 sculpteurs.Car il entend—toujours par amour de l'égalité—que chaque statue soit l’œuvre d’un artiste né dans le département qu'elle devra glorifier.Que s’il arrivait cependant qu’un département n’eût pas engendré de sculpteur, il serait loisible au ministre des beaux arts de passer la comnian- .Félix Pyat.Il y a d’abord l’obélis- de à un département voisin.C’est la : que.Que voulez vous que la dérno- ’ seule concession que le citoyen Pyat • cratie fasse d’un obélisque t A qu#i daigne faire à la force des choses, cela sert il ?Nos pères de 93, â l’en- j C’est la seule difficulté qu'il ait vou droit raôineoù s’élève cet utile mo- I lu prévoir.un reprocher (quatre fois) à M.Laur de n’avoir pas déposé une plainte contre les coupables.Ce sont les particuliers qui doivent, parait-il, mettre l’action publique en mouvement ! Alors à quoi servez-vous?lui a-t-on demandé.M.Lejeune a fait ressortir la contradiction du ministère.Quand il nolitke, avaient installés un très bel échafaud, où l’on décapitait chaque jour une vingtaine d’ennemis du ;pe * ' ‘ “ sui |re _ a______ i quos timorés trouvent#qu on en a trop ! usé ; d’autres, et M.Pyat s’honore J d’être de ceux là, pensant au contrai! re qu’on eût mieux fait d’en user ’ davantage.Mais, quelle que soit la diversité des appréciations sur ce ! point de politique intérieure, tout le monde s’accorde à reconnaître que Il ne s’est pas préoccupe de rembarras où seront les artistes de donner à chaque ville une physionomie canon et la couronne murale pour les villes fortifiées, voilà qui est assez clair sans être bien spécial.Je veux encore qu’on devine Bayonne quand on la verra assise sur une pile de jambons.Si l’on me montre une statue juchée sur des êcliasses, • « • ^ jr .^ % f -y ^ — f -J - - I l’échafaud avait une signification je saluerai Mont de Marsan ; et de môme qu’à une boîte de cotignac, je reconnaîtrai Orléans, je reconnaîtrai Dijon à un pot de moutarde.Mais comment voulez vous qu’un artiste *'j prenne pour distinger Guéret de Châteauroux ou Chambéry de Bourg en Bresse ?C’est une objection purement esthétique, qe je soumets en tremblant au citoyen Pyat.J’en ai encore une autre, mais tellement vulgaire, tellement terre à terre, que je n’ose qu’à peine la formuler ici : lorsque ce peuple de statues occupera la place de la Concorde, où passeront les omnibus.L’idée de M.Jaluzot n’apportera aucun obstacle à la circulation dcyis les rues de Paris : elle fait néanmoins plus de tapage par le monde que celle de Félix Pyat.Tandis qu’un syndicat de financiers du plus haut vol s’appliquait à accaparer tous les cuivres de l’univers, M.Jaluzot accaparait à lui tout seul tous les morceaux de fer, boulons, écrous et rivets tombés du haut de la tour Eiffel depuis qu’elle est sortie de terre.De ces débris il a fait fabriquer une infinité de bibelots, bagues, épingles, broches, médaillons et médailles qui seront vendus aux étrangers comme souvenirs de l’Exposition.Jusque là, rien à dire.Bien avant M.Jaluzot, lo patriote Palloy, adjudicataire de la démolition de la Bastille, avait imaginé de transformer les pierres de la prison détruite en objets commémoratifs de la victoire du peuple.Il ne fit pas fortune à ce métier.Harcelé par d'innombrables créanciers, un beau matin, il partit pour la frontière avec une bande de volontaires qui l’avaient pris pour colonel.Mais les huissiers, gens tenaces, le suivirent jusqu’à Jemma* pes et le ramenèrent à Paris, où il finit obscurément et tristement.M.Jaluzot, nous l’espérons, ne finira pas ainsi.11 débute pourtant par un procès assez gros, et qui fait quelque bruit.En mémo temps que ses vieilles ferrailles, M.Eiffel lui a vendu en effet le droit exclusif de reproduire sa tour sous forme de bijou, de meuble, ou sous toute autre forme et en quelque matière que ce soit.Vous vous dites peut-être que bien peu de gens seront tentés de reproduire cet énorme pylône, imposant sans doute par sa haute taille, mais auquel on constate assez généralement l’élégance et la grâce.Erreur ! La tour Eiffel a pénétré partout.Si vous passez rue de Rennes, je vous recommande une tour Eiffel en macaroni, chef-d'œuvre d'un épicier; sur le bouleverd Poissonnière, j’ai vu cet hiver une tour Eiffel en saindoux ; et je n’apprendrai à personne l’abus que font de cette édifice les pâtissiers et les confiseurs.Et bien : si l’on en croit M.Eiffel | et M.Jaluzot, tout cela va finir.! “ Je suis propriétaire de ma tour, “ dit le premier, comme un peintre *’ de son tableau, comme un sculpteur “ de sa statue.J’ai vendu à M.Jalu-zot le droit de la reproduire, je le “ lui ai même vendu fort cher ; qui-“ conque la reproduira sans son “ assentiment sera déclaré contrefac- LEGER B ROUSSEAU, Editeur-Propriétaire, “ teur et condamné en conséquence.” On plaidera.Je ne sais quelle sera l’issue du procès.Mais, sans être grand clerc en la matière, je me permets de trouver M.Eiffel quelque peu téméraire Je ne vois pas trop en eLet la part d’invention d’où pourrait résulter ce droit exclusif qu’il revendique.La tour a l’aspect d’une pyramide tronquée.M.Eiffel ne se donne pas je suppose, pour l’inventeur de la pyramide—môme tronquée.Il n’a pas inventé davantage les constructions en 1er ; on en faisait avant sa naissance et présentement tout le monde en fait.La seule originalité de l’œuvre c’est sa hauteur inusitée.Cette hauteur peut elle faire l’objet d’un droit de propriété ?C’est peu probable.En tout cas, il me semble que M.Eiffel ne pourrait se plaindre que le jour où l’on construirait en face de la sienne une autre tour de trois cents mètres.Ni l’épicier, ni le charcutier ni les confiseurs dont je parlais tout à l’heure ne sont encore allés jusque-là.Le goût du monopole, auquel nous devons le krach des cuivres et Je procès Jaluzot, devient contagieux.Voici maintenant les étudiants qui ne veulent plus tolérer qu’on porte le béret en dehors du monde des écoles' Ils avaient adopté cette coiffure* d’ailleurs très ridicule, afin de n’être pas confondus avec la tourbe des calicots et des surnuméraires, et voici que calicots et surnuméraires ont arboré ce béret universitaire ; de sorte que la confusion, loin de cesser est devenue plus profonde encore et plus humiliante.On a vu dans une ville de province, à Poitiers, si je ne me trompe, le béret profané par de jeunes épiciers qui tenaient *à passer pour étudiants.De pareils excès appelaient des résolutions énergiques.Les étudiants l'ont compris, et ils ont décrété un nouveau béret qu’il se proposent, cette fois, “ de soumettre à la sanction “ de M.le ministre de l’instruction “ publique." Ne vous hâtez pas de rire.Cette jeunesse, en général, est autiboulangiste ; il y a dpnc gros à parier que sa requête sera accueillie et qu’elle fera l’objet de quelque prochain débat au conseil des ministres.Et nous aurons le béret “ sanctionné " ; ce sera même une des grandes pensées du régime.Nous avions le chapitre des chapeaux dans Aristote, que persona* n’a lu, mais qui n’en est que plus célèbre.Saint Simon a rempli ses mémoires de pages éloquentes sur “ la question du bonnet, qui se débattit si longtemps entre conseillers et pairs de France.” Pourquoi u’aurions-nous pas la question du béret “ sanctionné ” ?Pèdre Lafabrie.Le Comité Exécutif de la Convention Nationale des Canadie Français de l’Etat de New-York acquis la Feuille d'Erable, qu’il publier à New-York,dans les in ten de la convention nationale.Fkuii.1.F.TON i>c COURRIER DU CANAD •20 Avril 1889—N° 2 i A j singulière avec ceux du duc de Lu connais, aussi n’est ce pas de l’avan- l’armée, ce n’est pas pour quitter les I Fère.cornent que je sollicite, mais tout le ! armes ; si je donne ma démission, ce FL1ISTMS IT BUTS (Suite) I - C’est bien cela, disait il, mômes contraire n’est pas pour fuir un ennemi auquel lignes régulières, bouche fine accu- —Tout le contraire ! Tout le cou- j’ai voué une haine implacable, c’est -| saut une indomptable fermeté, large traire ! serait ce la singulière faveur pour aller le chercher an bout du front s’encadrant dans une perruque d’ôtre cassé que vous réclameriez?monde, le poursuivre, lui faire tout blonde de la couleur des cheveux do —La seule laveur que je sollicite, le mal possible, lui faire une guerre mon ami, œil bleu, regard profond c’est qu’il me soit permis de remet- à outrance, sans relâche camiuu sans * ’ ~.!‘ 1 .mil-.• courîr sus à ses navires, mas- équipages, brûler ses viiles, jeune, meme tame, memes | j-iü capitaine ut un oonu ae sur- 1 ueiruue son commerce, me mon ami, œil bleu, regard prolond cost qua me soit permis de remet- a outrance, et perçant avec des clartés subites ; j tre mon brevet, lit le lieutenant en merci, coin oui c’est lui, c’est bien lui quand il baissant la tète.sacrer 6es é était jeune, môme taille, mûmes! Le capitaine fit un bond de sur- détruire soi mains fines et nerveuses, môme assurance dans le maintien, il me semble venger.prise.Devant cette explosion de rage, —Mordiou ! voxts, le neveu de cetto métamorphose subite de l’atti-A seize ans, io suis entré dans la I le voir, ce cher Atlios.! mon brave ami,à vingt ans quitter le tude de son visiteur, ce fut au tour marine de Sa Majesté en qualité —Trois campagnes, deux citations ' service, quand vous avez devant vou* du capitaine de se sentir troublé et d’aspirant à bord de la flûte YApjiol- U l’ordre, du jour, cinq combats sur un brillant avenir ; vous, un gentil- ce fut presque timidement qu’il Ion, commandé par M.de St Cyr ; mer, trois blessures, voici, monsieur ’ enseigne un an plus tard et passé lo comte, quels sont mes états de but lo Triomphant de quarante six service, continua le lieutenant , je canons, je pris part à plusieurs oxpé* j tais que c’est peu de chose pour un ditions sous les ordres du duc de soldat et moins que rien aux yeux Beaufort jusqu’au jour où je reçus du capitaine d’Artagnan.une blessure au bombardement del —Mordiou , monsieur, de plus Tunis, place forte des Etats barbares- vieux que vous s’en contenteraient, ques ; obligé par circonstances reprit celui ci, mais silos services particulières de quitter ma carrière, I sont brillants, 1 avancement a été j’entrai après quelques mois, grâce a I non moins brillant et, sous lieute- nant dans un corps d’élite comme la maison du roi, à votre âge, car vous avez à peine.?—Vingt ans, monsieur le comte.—Vingt ans, pas plus ?Eh bien ! Fendant que le jeune homme par-1 jeune homme, je ne vois pas trop a lait, le capitaine* renversé sur son I quel nouveau grade vous pouvez fauteuil étudiait sa physionomie I raisonnablement aspirer présente la protection de mon oncle, le duc de La Fère, dans la maison du roi où depuis, j’ai obtenu le brevet de sous-lieutenant dans la quatrième compagnie w .cc homme, briser votre épée, quand reprit nous sommes en guerre avec l’Espa- j —Je n’ai jamais douté de votre gne et l’Angleterre, quand le roi courage, monsieur, vous êtes de trop notre maître fait appel à sa noblesse bonne race pour qu'un pareil soup pour aller verser son sang sur les | çon puisse poser sur vous, mais champs de bataille, mordiou ! mon- avant de vous accorder mon con-sieur, si c’est une nécessité absolue, i cours qui probablement est bien je vous plains, car un caprice de cette moins efficace que vous ne pensez, nature pourrait être appelé d’un autre j’avais besoin d’explication; d’après nom, d’un nom que je n’ose pro- ce que vous veuez de me dire, je noncer.crois comprendre que votre intention —Mais que je prononcerai, moi, serait d’armer en course ou tout au monsieur le comte, uue lâcheté, la moins de prendre part à quelques-dernière des lâchetés, interrompit le unes de ces expéditions audacieuses solliciteur en se redressant do toute tentées par nos braves corsaires do sa hauteur, pâle, la voix tremblante, Saint Malo, n’est ce pas cela ?mais le regard chargé d’éclairs.Toute- —Pas encore,monsieur,je ne suis ni fois, rassurez vous,monsieur, mon on- assez riche pour qu’un armateur ose de,le brave parmi les braves, n’aura m’en confier une, et,d’ailleurs, eusse* froide en apparence, mais pleine de ment., , , P« *.«>uSir de sou Prot^> “voua, Ie tles de marque mon but ne distinction et retrouvait sur son visa-1 —J’ai été récompensé fort au delà mousiour, ;du concours prêté au pourrait pas pas être atteint par ce ge des traits d’uae ressemblanceIde mes mérites,monsieur, jo lo re-'novou de votre ami; «i je quitte moyen.Tou* lee ennemi* de la Fiancée sont mes ennemis, mais parmi ces ennemis, il en est un que j’ai choisi de préférence, un auquel je veux m’attacher d’une manière exceptionnelle, les Espagnols.—Nous sommes en guerre avec eux, monsieur ; soit dan à les rangs do l’armée, soit à bord d'un navire du roi, vous pourriez les combattre.—Une paix, une trêve pourrait être signée, monsieur le comte.— Quand ils seront vaincus.—Qu’ils soient vaincus cela ne ne me suffit pas, je veux être libre de les combattre encore et toujours, jusqu’à ce que j’aie vengé l'iusulte que m’a fait l’un des leurs, jusqu'à ce que j’aie reconquis le trésor qu’ils m’ont lâchement volé.—Cape de diou ?vous ne pouvez cependant pas, jeune homme, à vous seul tirer l’épée contre une nation ; provoquez celui qui vous a offensé, tuez le si vous pouvez, battez vous successivement si cela vous plaît contre deux, quatre, dix hidalgos, mais ne vous attaquez pas à vingt-cinq millions d’hommes.J’ai assisté, j’ai même pris part «{quelques duels célèbres dans ma jeunesse, j'en suis sorti avec quelques estafilades, mais, sangdiou, jamais l’idée ne m’a pris de charger à moi seul un régiment, ni même mie compagnie.—Aussi n’est pas seul que je compte me mesurer avec eux.—Avec qui donc ?—Avec les flibustiers, répondit froidement le lieutenant.—Vous voulez vous faire recevoir frère de la Côte, vous, monsieur le vicomte du Terme-Rouge ?—J'y suis résolu.—Mais on ne devient pas frère de la Côte d’emblée, le savez-vous.—Je le sais.—11 faut avoir servi trois années comme engagé.—Je m’engagerai.—Et pour être engagé, il est né-tessaire d’être rendu aux enchères sur la place publique, vendu comme esclave,monsieur le comte du Terme-Rouge, vendu au plus offraut comme on vend un cheval, devenir la propriété d’un brutal sans éducatiou qui a sur vous droit d»* vie et de mort, souffrir de la faim, de !a soif, se laisser charger comme on ne charge pas une misérable bêffe de somme, souffrir les injures les plus atroces, recevoir sans murmure les coups de pieds, de poing de bâton, manger les restes des chiens, avez-vous réfléchi à tout cela ; votre oncle votre père le savent ils, y consentent-ils ?Mordiou ! c'est insensé, mon jeun© ami, insensé au delà du possible.IA suivre) Le Courrier du Canada, (Samedi 20 Avril 1880 ANNONCES NOUVELLES Cridit paroissial—C.H- Lanctôt Académie de musique.A vendre—M.A.Dug.il Haras National—Louis Beaubien Une merveilleuse histoire—Dr J C A ver ^ Co Pectoral Cerise cî’Ayer—Dr J C Ayer & Co CANADA QUEBEC, 20 AVRIL 1889 PAQUES C’est demain la grande fête chrétienne, Pâques.L’Eglise convie tout le peuple fidèle au joyeux Alleluia do la délivrance, de la Résurrection triomphante.Elle dépouille ses draperies de deuil, elle revêt ses parures les plus riches et les plus éclatantes, elle entonne ses chants d’allégresse.Christ us surrexi t ! Le Christ est ressuscité ! Voilà le grand événement que le monde catholique va célébrer demain, le plus grand événement de l’histoire, l’événement qui a transformé le monde, et fait entrer l’humanité dans une voie nouvelle.Pâques est la fête de l’allégresse chrétienne, et il semble qu elle apporte un peu de bonheur aux cœurs même les plus déshérités.terres de la couronne jeudi dernier au St Louis.f Messieurs les arpenteurs ont Bien au let choses.Le champagne a coulé a Ilots ot les discours ont été éloquents.A ce dîner étaient invités les membres du triumvirat québecquois, M.L.Stem à titre d’arpenteur pratiquant, M.L.r.Pelletier substitut du procureur général amicus curix, (ami de la curée), et M.Frank Pennée, fournisseur de grains de semence.C’est nous qui avons souligné le mot curée.C’est une traduction très libre, pour ne pas dire très libérale.PETITE GAZETTE Sir A.T.Caron, ministre de milice, est arrivé à Québec jeudi.la Le Canada d’Ottawa a fait toilette neuve et son apparence typographique est tout-ù-fait pimpante.Notre confrère d’Ottawa est en plein progrès.S’il faut en croire le Globe, il aurait été sérieusement question, à Toronto, d’ouvrir une souscription, pour offrir une médaille d’honneur à chacun des treize députés qui ont voté pour le désaveu du bill des Jésuites.L'agitation finira par se perdre dans un ridicule ineffable.STEAMERS RAPIDES L’exécution du St abat Mater de Rossini, avant la cérémonie du chemin de la croix, hier après-midi, la Congrégation de la Haute-Vuiet a été très brillante.Le Septuor Haydn, mesdames Dr On annonce d Ottawa que le cou-lgamson et Chouinard, MM.Lamon-trat des malles est renouvelé pcmr|tagne, Laurent etc., ont été â la hau-une année avec la compagnie Allan.I teur de leur réputation.A la séance de jeudi le ministre des finances a donné certain rensseigne-ments, au sujet de la ligne de steamers rapides sur l’Atlantique.Le C'est le R.P.Dôsy qui a récité les prières du chemin de la croix.Le gouvernement est entré eu négociations avec les deux dernières compagniesjles Allan et les Anderson.Ces négociations n'ont pas encore pris terme.Mais cependant le résul tat probable de ces pourparlers est tel que le gouvernement croit devoir demander un vote de $500,000 pour cette fin.D’après cette déclaration ministérielle, il parait assez certain que d’ici à un an nous aurons peut-être un service rapide entre le Canada, l’Angleterre et la France, car cette ligne devra se relier au Havre ou à un autre port français de la Manche.Nous croyons que c'est là une bonne nouvelle pour tout le monde.LE SEPULCRE PARTICULIER ET la chapelle de M.de Champlain IY JEAN D’ERBREE Dans un article intitulé Récapitulation, publié par le Canadien de ce matin, et dans lequel sont résumés les écrits de ce journal sur la question des biens des Jésuites, des ordres religieux etc.nous trouvons les lignes suivantes : Par exemple, nous avons Jparlé de la brochure de Jean d’Erbrée.En supposant quelle contienne des exagérations.faut-il conclure que l'ordre auquel Fauteur appartient et Fauteur lui-même soient dignes de réprobation ?Au reste, ccl anonyme a etc traité trop sévèrement par nous tous, cl lecture refaite aujourd'hui de ses pages oblige à ne pas le placer dans la catégorie des coupables de diffamation volontaire et systématique sur lesquels on s’est surtout appuyé à Fetranger, à Rome, pour nous croire livrés sans retour à la Franc-maçonnerie.Ce n’est pas ici le moment de recommencer la discussion sur la question de la franc-maçomierio au Canada.Mais nous enregistrons la déclaration de notre confrère que le livre de Jean d’Erbrée n’est pas un livre diffamatoire.L’histoire de nos cimetières et de nos églises est encore à faire ; elle serait pourtant bien utile et surtout intéressante.Sans avoir fait une étude spéciale des cimetières, une chose m’a toujours frappé relativement à leur localisation.On les plaçait toujours à proximité des églises ou des chapelles.L’habitation ou le magasin de Québec à la basse-ville, avait son petit champ mortuaire au pied du cap.Le couvent dus Récollets, avai t aussi son cimetière public.Il n'y en eut point d’autre jusqu’à la prise de Québec par les Kertk en 16*29.Les sauvages chrétiens étaient inhumés dans un petit cimetière à leur usage près du jardin du Père Denis Jamay, récollet.Cependant plusieurs sauvages baptisés reçurent l’honneur de la sépulture dans le cimetière de la basse-ville.Le Frèro Sagard parle de l’enterrement solennel qui s’y fit en 162G d’un enfant de Caquemisticq, u auquel assistaient le Père Joseph LeCaron, récollet, le Père Lalemant jésuite, le Frère Charles (Pierre Langoissieux) récollet, le Frère Jésuite François (Charton; Louis Hébert, et d’autres Français, selon Fordre qui leur était ordonné, non si gravement mais rnoinâ M.J.C.Rykert vient de publier gouvernement a eu trois soumissions I une lettre excessivement vigoureuse pour le service de l’Atlantique.La sur la question des Jésuites, en répremière venait d’une compagnie ponse à cet énargumène qui s'appelle non organisée qui demandait une 1® révérend Dr Hunter.Le député de subvention de $410,000 pour établir Lincoln le convainc d'ignorance une Herne de steamers de 15 nœuds à d une iaçon sanglante, et il le défie l’heure.La seconde venait de la de le rencontrer dans une salle pu-compagnie Allan, et demandait blique à Sainte Catherine pour £104,000 pour une vitesse de 17 répéter à sa face ses mensonges liis-nœuds à l'heure.La troisième venait toriques et ses calomnies personnel-de la compagnie Anderson et deman- les.Nous donnerons cette lettre dans dait la somme de X104,000 pour 20 un prochain numéro.Franchemont nœuds à l'heure, ce qui réduirait à elle fait honneur au courage et à la 148 heures le temps entre Rimoxrski| science légale de Fauteur, et la Grande-Bretagne.avait dû jeter les yeux sur le torraiu avoisiuant l’église paroissiale.Mais quand celle-ci fut incendiée eu 1Gi0, les travaux de construction, l'encombrement du terrain obligèrent sans doute les Jésuites à se pourvoir ailleurs.C’est alors que l’on dut commeucer à faire les sépultures au sommet de la côte de la Montagne.L’église paroissiale fut commencée en 1047 et terminée en 1057.%l Ou ne commença à faire l’otlice régulièrement qu’à Pâques 1057, *’ dit la Relation Dans le mois d’avril, le 21, c’est-à-dire trois semaines après l'iuaugu-ration régulière de l’église, on enterrait dans le cimetière nouveau un nommé Jean Delsons dit Montauban.Les registres l'appellent tantôt le cimetière de Québec, tantôt le cimetière proche ; l’église.C’était revenir à l’ancienne coutume d’enterrer les morts sur le terrain contigu à l'église.11 ne sera plus désormais question du Cimetière de la Montagne.M’est avis que celui-ci, dans l’idée des Religieux, ne devait être que temporaire et qu’il ne servit que de 1040 à 1057.! Vient ensuite, dans l’ordre chonologi-que, le cimetière de l’hôpital ou le ’ cimetière des pauvres de Fllûtel-Dieu.; Le Registre de la paroisse le mentionne • * pour ia première fois le 23 janvier 1002.\ Un mot maintenant sur-Notre Dame de Recouvranee, l’historique de sa fondation et de sa destruction par l’incendie.La chapelle de Notre-Dame de Recou-vrance doit son origine à un grand acte de religion.Champlain avait fait vœu alors qu’il était occupé en France à revendiquer la restitution de la Non velle France à ses maîtres primitifs, d’ériger une chapelle sous la vocable de N.D.de Recouvranee, s’il revenait à1 Québec.Aussitôt arrivé, son premier soin fut d’accomplir son vœu, et il s’y employa activement.L’emplacement la plus convenable était à proximité du fort Saint-Louis et de la résidence que les Jésuites allaient bientôt habiter.C'éiait à l’endroit même où est la cour du presbytère de la haute-ville, et lo rond-point de la basilique.Les fondations furent jetées dès Fautomue de 1033.Ce premier .-aiKtuaire paroissial n’était pas cependant orienté dans le sens de l’église métropolitaine actuelle ; il courait à peu près parallèment à l’ancienne rue appelée aujourd’hui rue Buade, qui alors allait nord-est et sud-est, c’est-à-dire dans une direction assez semblable à celle de la rue de la Fabrique, Le portail, d’après toute probabilité» était tourné vers le fort St Louis; le chœur de Notre-Dame de Recouvranee devait coïncider presque complètement avec celui de la basilique.Un a trouvé en IS77, lors des travaux d'excation pratiqués dans les voûtes de ia basilique, le long de l'ancienne masse d’autel, un corps dont la twte au lieu de regarder la nef,comme c’est l’usage pour les dignitaires ecclésiastiques que l’on enterre dans le sanctuaire, regardait au contraire le fond du chœur.11 est donc assez logique de conclure de la position irrégulière de ce squelette, que le chœur de Notre-Dame de Recouvranee était à peu près ù l’endroit occupé par le chœur de la basilique, et que ce corps y fut enterré dans le premier de ces deux sanctuaires.A venir jusqu’à 1633, il n’y avait pas d’église paroissiale proprement dite.Champlain avait fait construire, en 1015, à la basse-ville, tout près de l’église actuelle de Notre-Dame des Victoires, une petite chapelle qu’on était convenu d’appeler Chapelle de Québec ou du gouverneur.Elle servait au culte public jusqu'à la prise de Québec par les Kerik.Pendant le séjour des Anglais, cette chapelle fut détruite, car le Père Lejeune à son arrivée, en 103*2, fut obligé d’aller offrir le Saint Sacrifice de la messe dans la maison de la veuve Hébert, à la haute-ville.Les offices eurent ensuite lieu dans la chapelle du couvent de Notre-Dame des Anges et, puis dans une chambre du fort Saint-Louis.C’est ce qui ressort du texte de la Relation,' p.43, de 1030, écrite par le Père LeJeune: u Les premiers sacrifices de ia messe, que nous présentâmes en ces contrées, lurent offerts dans un méchant petit taudis qui maintenant nous ferait boute ; nous nous servîmes par après d’une chambre ; puis on fit bâtir une chapelle ; on a tâché de la changer en Eglise, l’augmentant de moitié ou environ, et avec tout cela les jours de Fêtes, les deux premières Messes qui se disent à Québec sont si fréquentées, que celle pauvre chapelle ou cette petite Eglise, se voit remplie usque ad cornu altaris, d’un bout à l’autre.” L’accroissement de la population et le zèle qu’apportaient les nouveaux habitants à suivre les exercices religieux, avaient donc forcé Champlain à agrandir de moitié ou environ la grande chapelle ou la pelile église de Notre- modestement que ce sauvage pere, qui tenait mine de quelque signalé Prélat.” (Sagard, Histoire du Canada, p.587, 583)._ _ petit enfant avait été baotisé dix ou (Dame de Recouvranee.En 1037, les ze jours auparavant.‘ exercices religieux s’y faisaient solen- Ce douze jours aupar Il n’était donc pas encore question du cimetière de la Montagne en 1620.En 1027, Louis Hébert fut inhumé, comme nous l’avons vu,dans le cimetière des Récollets.Dumoulin et Henry, domestique de la veuve Hébert, furent probablement enterrés au cimetière de la basse-ville.Ce furent les dernières mortalités à Québec jusqu’à l’arrivée des Kertk en 1029.Le cimetière de la Montagne n’appu-raît que plus tard, et s’il existait du temps de Champlain, ce q prouvé, il n’avait pas encoi car il est presque certain q rut pas de grandes personnes à Québec durant les années 1032, 1033, 1634 et 11635, si ce n’est Champlain lui-même.La croix devant laquelle s’arrêta M.de Montmagny au mois de juin 1036, en nellement sous ia conduite du Père Lalemant, remplacé bientôt par le Père De Quen.*l Outre les Messes basses, p.43, écrivait le Père LeJeune en 1030, on en chante une tous les dimanches et toutes les Pètes, où se fait l’eau bénite et le pain bénit ; on récite le Prône, pour l’instruction des plus ignorants ; on ne manque pas de prêcher en son temps, d’expliquer le Catéchisme après les | Vêpres.Nos Français y assistent, les uns pour y être mieux instruits, les à Québec, ainsi que 3,000 livres placées dan* les fonds de la compagnie générale de U Nouvelle France, dont il faisait lui—meme partie ; en outre 900 livres placées dans une compagnie particulière ; et, enfin 400 livres.Ce testamont fut annulé par la suite, vu qu’il renfermait des dispositions contraires au contrat de mariage du fondateur de Québec.“En sorte, dit Faillon, qu’il ne revint à la chapelle de Notre Dame de Recouvranee qu’une somme de neuf cents livres, provenant de la vente des meubles de Champlain, qui fu t employée à FuchuL d’un ostensoir et d’un calice en vermeil, accompagné du bassin et des burettes.” La chapelle de Notre Dame de Re-couvrance servit d’église paroissiale jusqu’à Fiucendie du 14 juin 1040.La relation rappoi te ce désastre dans les termes suivants : ** Le feu se mit eu notre maison du Québec, qu’il a réduite en poudre, et la chapelle de Monsieur le gouverneur et t'Eglise publique ; tout a été consommé.Ceta se lit si soudainement, qu’en moins de deux ou trois heures on ne vil de tous ce- batiments et de la plupart de tous nos meubles, qu’un peu de cendres et quelques pans de murailles qui sont restés peur publier cette désolation.“ Le vent assez violent, la sécheresse extrême, les Lois onctueux de sapin, dont ces édifices étaient construits allumèrent un feu si prompt et si violent, qu’on ne put quasi rien sauver, toute ia vaisselle et les cloches et calices se fondirent.“ Il fallut aller prendre logis à ia salle des pauvres, jusqu’à ce que Monsieur notre gouverneur nous prêtât une maison, dans laquelle étant logés, il fallut changer cette salle dos malades en une Eglise.” *** Donc, le 14 juin 1G40, le l'eu détruisit à la haute-ville, la maison des Jésuites, la chapelle du Gouverneur ou chapelle de Champlain, et l’église publique, c’est à-dire, Notre-Dame de Recouvranee.Il origina chez les Jésuites, et poussé par un vent assez violent, il \int se communiquer aux deux chapelles.La maison de la veuve Hébert, qui se trouvait suite site actuel du palais de Son Eminence le Cardinal, et par conséquent, dans le le voisinage immédiat de Notre-Dame de Recouvranee, resta intacte.L'élément dévastateur agit avec une telle soudaineté, qu’en moins d»3 deux ou trois heures, tout fut consumé.Tuls sont les faits, si on s’en rapporte au récit île Fauteur de la Relation de 1043.Voyons maintenant s’ils sont de nature à confirmer l’assertion purement gratuite de ceux-là qui prétendent que la Chapelle de Champlain, incendiée le 14 juin 1040, occupait un espace dans le cimetière de la Montagne.D’abord sur quoi s’appuient mes con-tr.-idicleurs ?Sur ia decouverte faite en 1850 d'un prétendu tombeau contenant, parait- il,—au moins M.le Dr Harper le dit,—des ossements humains.Le Cana-dieu du 18 décembre de cette année-là raconte les faits comme suit, sous l’entête * Antiquités canadiennes : *; K i déblayant les fondations de l’ancien palais épiscopal du cette ville, pour poser sur leur emplacement celle de la nouvelle aile du palais législatif, on a trouvé quelques ossementsdont l’origine est encore inconnue, et lire tombe soigneusement faite en maçonnerie, placée eu dull ors de Fence in to et accolée au mur de fondation.” .Une personne tout à fait digue de foi et qui su rappelle avoir vu non seulement cette tombe mais aussi les ossements,nous assure que ce que le Canadien de l’époque désigne sous le nom de tombe était une voûte do modique dimension dont lo but ne pouvait pas avoir été de recevoir un cercueil.Cette voûte ne renfermait aucun débris de cadavre humain ; elle ressemblait en tous points à ces voûtes que Fou a trouvées en plusieurs endroits d- U ville,et où les marchands cachaient It.or argent et des objets précieux.Les guerres nombreuses que la colonie eut à -outenir contre toute sorte d’ennemis, parmi lesquels les sauvages notaient ni le- moins redoutables ni les moms pillards, avaient forcé les négociants de mettre leurs petits trésors à l’abri des déprédations.Il n'v a pas de doute que cette tombe trouvée fortuitement dans le cimetière de la Montagne n’avait jamais eu d’autre destination.La mail-I teure preuve se tire du fait que l’on y trouva des bagues et d’autres bijouteries.Ainsi donc, il ne faut pas attacher plus d’importance qu’il ne faut à cette découverte.Mais supposons pour un instant que ce fut un véritable tombeau ou sépulcre, devons-nous conclure qu’n fut le sépulcre particulier ?Je pourrais en réponse adresser à M.lu Dr Harper le même reproche que celui qui fut fait à MM.Laverdière et Casgraiu après leur trouvaille de 1800, à la tète do la rue Champlain.Parce que vous avez trouvé une tombe, est-ce à dire que c'est dans elle que furent • déposés les restes de Samuel de Champlain ?Lo raisonnement de mes adversaires est en jui n’est pas autres pour donner courage aux enfants, o été utilisé • qui font aussi bien qu’en aucune pa-îu’il ne mou- r°isse que j’ai vue en France.” La nouvelle chapelle fut dédiée (i l’immaculée Conception de la Sainte i Vierge.La veille du jour où l’on choisit j comme patronne la Mère de Dieu, un! drapeau fut arboré sur un des bastions j gravissant le roc de Québec, n’est pas une ^e i01'** Saint-Louis.Le canon fit ralentir ; preuve concluante de l’existence d’un i ^eâ alentours de ses échos bruyants.Le cimetière à cet endroit.Je ne vois pas ! lendemain les habitants saluèrent l’au-j Sous ce titre: Dîners des arpenteurs, pourquoi on auraitchoisialor cet endroit! rore K HOME Rome, 19.—Le Pape a célébré aujourd'hui la messe dans sa chapelle privée et à donné la communion aux membre de sa maison.Il paraissait être en bonne saute.Dimancke ei lundi, Léon XL11 célébra la messe dans la salie du consistoire et à laquelle les étrangers en visite à Rome auront accès Il est rumeur que Monseigneur Mo-cenni, sous-secretaire d’Etat et membre du personnel privé du Pape, sera créé cardinal.Afl'F.llHE8 I>K FHAXCE Le boulangisme.— .11.An ma 4*illy condamne a six mois de prison.— Les journaux poursuivis.Paris 18— Le comité du sénat nommé pour instruire le procès du général Boulanger a examiné aujourd'hui M.Reinaeh, gérant du journal la République Française et M.Pressencé, un dus rédacteur du journal Le Temps, et cela relativement aux agissements du général Boulanger avec les capitalistes anglais.Le comité du sénat faisant le procès de Boulanger, a examiné aujourd’hui M.Cambou, ambassadeur français à Madrid, à propos de ses relations avec le général Boulanger pendant qu’il était à Tunis.Demain le général Ferron, le successeur du général Boulanger au ministère de la guerre, sera entendu relativement à ia disposition qui a été faite do l’argent du service secret.Le ministre français à Bruxelles a informé le département des affaires étrangères en Belgique que les agisse-mt-ntsdu gèuéral Boulanger à Bruxelles déplaisaient au gouvernement français, mais il n’a pas fait du demande directe pour son expulsion.Bruxelles 19.— Le gouvernement belge a décidé d’envoyer un second avis au général Boulanger pour l’informer qu’on ne lui permettrait pas du conspirer contre la France parce qu’elle était une nation amie.Paris, 19.— M.NumaGilly, autour de l’ouvrage Mes Dossiers, a éie condamné à six iiioîm dvemprisouuemcnl et M.Sa vin, l’éditeur du même ouvrage, à trois mois de prison, à une amende de 3,U0U francs et à 8,000 francs de dommages pour libelle contre l’ex ministreRaynal.Le procureur général va poursuivre L'Autorité, Lu Cocarde.La Gazette de France, La Presse, L Intransigeant, Le Gaulois et d’autres journaux pour insultes au magistrat en chef.COMPLOT MlIILGSï i; « Découverte (Finie conspiration pour assassiner le ezar —Arrestations.St-Peteiuhouiig, 19.—Le préfet de police a découvert une coespiration pour assassiner le czar alors qu’il devait assister aux funérailles du général Rruckea, a été immédiatement rnis sur ses gardes de ne pas .assister aux funérailles.Un certain nombre de personnes accusées d’être impliquées dans cette conspiration ont été an ôtées.Les mihilistes sc proposaient du faire usage de dynamite.IjUflanilifec Londres, 19.— La famine sévit à Bloree, Wang et Bistriz, Hongrie.Des centaines dej personnes manquent do et sont mourantes de faim.AFFAlItËM IFIKLA1VOK8 XjC procès tir 100 c IJVfOS *••••••••• 7 ïô a •% y 50 le Slabat 25 Québec, 18 avril 18S9-7Ù 97=» Dialer de Rossini a été reüdu par un Documents, pjr M lo curé do Québec, prix 25 cents NV.Maguire et J os.Le bel.Histoire du Cap-Santé, par i’ubbô I4’.X.G tien Table St.Patrice—Mmes ‘Sheppard et Bélanger, prix 50 coins.Table Ste-Cecile—DUes J.Billy, T.Clapperton, N.f •• I • • • • % • • C.Plourde, E.Lebel, E.Meagher.Choix de Vaches laitières, par J- .# t._ w T r prix : 50 con U.f Table des rafraîchissements—Mmes Lafcmère, Tenue des Livres, on partie simple et on jiirt.e Carcaud, Gosselin, Ménard et D’Anjou, doublo.par M.Napoléon Laçasse, Prof.' .JULIETTE BILLY, N.L., $5.la douzaine.| _ Secrétaire.Journal d1 Éducation, lèrt année, $1.00.'• Québec, iSJmars 1889 950 basse ni aucune des soumissions.Par ordre, A.GOBEIL, Secrétaire.Ministère des Travaux Publics, ) Ottawa, 4 avril 1SS9.( Québec, 16 avril 1889—3f 972 Lie Courrier du Canada, Samedi, 90 Avril 1889 NOUVEAUTES ! 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