Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 17 mai 1889, vendredi 17 mai 1889
85eme liui -o 990 Vendredi 17 Mai 1889 i JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.jm CROIS.J’ESPÉRE KT J'AIME THOMAS OIIA PAIS, Rédaeteur en Chef.LEGER U ROUSSEAU, Editeur ¦ Rrowritlenrc.l!!tOl*OS «ÏV&StM Barbey d’Aurkvh.lt (DK l ! Univers) Vendredi matin, j’ai suivi jusqu’au cimetière Montparnasse, où maintenant il repose, Jules Barbey d’Auro-villy.La ceremonie s’est fa’te sans aucun apparat.Le délunt n’était membre d’aucune compagnie,décoré d’aucun ordre, alfilié à aucune coterie.Il n’y avait sur son cercueil aucun insigne ; on n’a prononcé sur sa tombe aucun discours ; il n’est pas de sou6 chef aux finances pour lequel on se fût contenté d’un si simple appareil.L’assistance du reste était peu nombreuse.Barbey d’Aurevilly, dit-ou, avait désiré s’en aller tout seul.Ce désir a été exaucé à peu de chose près.Nous étions bien là deux ou trois cents.Plusieurs l’avaient connu quelques uns l’avaient aimé, la plu part l’avaient lu, du moins j’aime à le croire.Pouv moi, je l’avais beaucoup admiré au temps de ma jeu nesse, et dans les cénacles littéraires que je fréquentais alors.j’avais rompu plus d’une lance pour la gloire encore contestée de ce *• connétable des lettres.” On l’appelait ainsi et il se laissait faire imperturbablement, pénétré de sa valeur qui d’ail eurs était grande, et sérieux comme Don Quichotte au moment qu’on l’arme chevalier.Personnellement je ne le connaissais pas.C’est à* peine si je l’avais aperçu quelquefois dans les cafés du boulevard, mais j’avais trop le sentiment des distances pour m’imaginer que jamais il me serait donné d’aborder le grand homme.Je me j bornais à le contempler de loin et à le prélever sur ma maigie bourse d’étudiant de quoi acheter ces ouvrages que je possède à peu près tous et dont quelques uns sont devenus rares.A cette époque, (je parle de 1SG8), ils ne l’étaient pas encore, et je dois confesser à la hou te de mes contemporains d’alors que le Barby d’Aurevilly abondait sur les parapets du quai Voltaire.Je vois encore dans Ja boite à quinze sous les deux volumes du Prêtre Marié, avec leur couv.rture violette toute neuve sur laquelle on pouvait lire cette devise de l’éditeur Achille Faure : Paulatim crescam.Ilélas ! la croissance espérée s'arrêta de bonne heure, et le vent de la faillite dispersa un beau matin ces volumes multicolores où K s auteurs avaient mis tant d’es, érnnces, où quelques uns avaient mis tant de talent.C’eot ainsi cjue, pour la modique somme de 1 fr.50, j’eus un exemplaire du Prêtre Marié, broché, non coupé, et qui passe déjà pour une rareté bibliographique.Puis j’achetai l'Ensorcelé, puis le Chevalier des Touches, et aussi, je dois bien le confesser, la Vieille Maîtresse.Le libraire Pincobourde, qui avait alors la spécialité de la bibliographie romantique, s’il possédait, ce que je lui souhaite, de meilleurs clients que moi, n’avait pas de visiteur plus as>idu.Dans sou magasin, établi d’abord rue de Richelieu, plus tard rue de Beaune, je découvris un jour tout un stock de la curieuse brochure de Barbey d’Aurevilly, Du Dandysme et de Georges Brummell.Pincobourde avait recueilli ce joli volume dans le fonds de Poulet Malassis, un autre éditeur à qui la fortune avait souri médiocrement, bien qu’il eut édité Baudelaire, et qu’il le faille regarder comme un des pères de la pornographie française.Poulet Malassis était venu trop tôt dans un monde trop collet monté, et à l’époque dont je parle, il avait dù gagner la Belgique pour se soustraire à certaine condamnation motivée par je ne sais quel ouvrage qui parut trop gaillard à messieurs de la correctionnelle.La glorieuse révolution de 1870 lui rouvrit les portes de la patrie, et même, si j’ai bonne mémoire, lui donna quelque emploi.Vers 1870, sous un pseudonyme, il se refit libraire et publia luxueusement toute une série de gravelurer, au sujet desquelles il ne fut nullement inquiété.Les temps étaient venus.Je dois dire que le Brummell de Barbey d’Aurevilly ne fut pour rien dans l’aventure judiciaire de son éditeur.C’était une dissertation élégante et ingénieuse, qu’on a réimprimée depuis, mais qui se présentait alors sous la forme d’une jolie plaquette à couverture rose, portant les armes parlantes de Poulet-Malassis, soit un poussin en tiain de perdre l’équilibre ; un Coco-Malpcrché suivant le sobriquet que donnait Baudelaire à l’éditeur des Fleurs du mal.Pincebourde croyait à Barbey d’Aurevilly aussi fermement que moi même.Il soutenait arec énergie les cours de son auteur préféré et, voulant lui donner de sa confiance une preuve qui ne souffrit pas de réplique, il entreprit d’éditer ses œuvres poétiques.A vrai dire, ce ne fut pas là une spéculation.Ce fut un hommage rendu à l’idole et auquel il prétendait n’associer que les fervents et les initiés.Je fus du nombre, et j’en fus très fier, car le recueil ne devait être tiré qu’à soixante-douze exemplaires Il demeura longtemps sons presse.Lnlin il parut, tiré sur papier de Hollande, avec un titre rouge et noir, et une couverturo grise timbrée aux armes du poète : D'azur h deux barbeaux adossés d'argent.J’ai cherché tout à l’heure ce rarissime recueil dans ma bibliothèque.J’aurais voulu en citer quelques vers et donner ainsi une idée de Barbey d’Aurevilly poète.Mais j’ai si bien serré ce trésor que je n’a pu découvrir en bouleversant mes rayons et en fouillant m s souvenirs, c’est une longue pièce qui a pour titre : 41 Oh ! pourquoi voyager ?” “ Pourquoi voyager ?” C’est la question que pose au poète une dame dont l’amour commence à le fatiguer, et à laquelle il vient d’annoncer son projet de courir le monde.En prose, la réponse serait des plus simples: —“ Madame, je vais voyager parce que sur mon honneur, j’ai assez de vous.” Mais qui no voit combien la brutale franchise est étrangère à toute poésie ?Au moins faut-il l'enguirlander de quelques métaphores, et c’est ce que fait notre voyageur 'durant quatorze strophes, qui toutes se terminent par ce refrain invariable : Voilà pourquoi je veux partir.Sainte-Beuve a dit de cette héroïdo 44 qu’elle figurerait en première ligne 44 dans l’Anthologie poétique du dix-;44 neuvième siècle.” Sainte-Beuve ! aimait à rire, et j’imagine qu’il riait ! sous cape le jour où il prononça cette sentence inattendue.Etant l’un dos ; cinq ou six écrivains à qui Barboy d’Aurevilly épargna les Létrivière» qu’il distribuait impartialement à toute la littérature contemporaine, peut-être se croyait-il tenu à quelque reconnaissance envers son terrible confrère.On ne peut guère expliquer autrement son indulgence pour cette romance longue comme une complainte et démodée comme un sujet de pendule de 1835.Pourquoi voyager ?.C'est qu’on est mal ici.Comme les hirondelles.U n vague instinct d’aller nous dévore à mourri.C’est qu’à nos cœurs, mon Dieu î vous aver mis des Voilà pourquoi je veux partir.[ailes.11 y a des gens qui disent : 44 C’est la faute à Voltaire.” Notre poète aime à s’en prendre à Dieu de l’incongruité qu’il va commettre, et il voudrait persuader à son Ariane do faire comme lui : .Oh î ne m’nccusc pas, accuse la nature, Accuse Dieu plutôt, mai» ne m’accuse pas ! Est-ce la faute, à moi, si dans la vie obscure Mes yeux ont soif tic jour, mes pieds o.t soif de [pas ?En effet, il faut être de bon compte.Ce n’est pas la faute du poèto si son cœur a des ailes et si ses pieds ont soif.Dieu seul, évidemment, est responsable de ces phénomènes anato-mico-pathologique8, dont notre pauvre humanité doit subir la loi inexorable.Et puis, il y a d’autres raisons : C'est que le cœur hennit en pensant aux voyages, Plus fort que le coursi?r qui sellé nous attend ; C'est qu’il est dans 1: nom des plus lointains riva- j ' fee* | Des charmes sans pareils à celui qui l’entend ; Irrésistible appel, ranz des vaches pour Paine, Qui cherche son pays perdu dans l’avenir ; )?) * C’est fier comme un clairon, doux comme un chant [de femme.Voilà pourquoi je veux partir.Vous pensez bien que je ne vais pas-vous transcrire les trente-six raisons qu’invoque le poète pour justifier son départ* J’ai donné les meilleures, et l’on me dispensera, sans doute, d’appuyer sur le “ranz des vaches de-l’âme ”.Ce sont là de ces trouvailles dont un commentaire ne peut qu’obscurcir la beauté.Tranchons le mot.Si Barbey d’Aurevilly fut poète, ce ne fut pas en vers.Ses vers sont médiocres de toutes les façons, et sans vouloir trop sacrifier au culte de la rime riche, on me permettra de trouver qu* 44 ouragan ” ne rime pas plus 44 étang que 44 manteaux avec avec 44 beaux Passe encore pour les petits qua- , trains dont Barbey d’Aurevilly illustrait parfois, en manière de dédicace, les volumes qu’il adressait à ses amis.Ici la médiocrité ro peut tolérer dans urio certaine mesure.Il arriva pourtant à notre poète de tomber sur des amis qui ne la toléraient pas.En 1865, lorsque parut la deuxième édition d’44 une Vieille Maîtresse,” le romancier envoya à Charles Coligny un exemplaire de choix, en tête duquel s’étaient ces quatre lignes qui évidemment voulaient être des vers : Tu bus cette absinthe avec cœur, Rebois de cette essence amère ! C’est toujours Ja même liquejr, Mais ce n'est plus le même verre 1 Charles Coligny aimait la rime riche ; voici quel fut son remerciaient : Ta muse m'enivre et m’altère ; C’est Circé, Locuste, Hermosa ! Tu peins en Salvator Rosa, Mais tu rimes comme Voltaire ! Heureusement pour sa gloire littéraire, Barbey d’Aurevilly a écrit en prose.Je ne saurais, en ces propos rapides, me livrer à une étude approfondie de son œuvre qui est considérable ; car, à l’exception du théâtre, qu’il méprisait comme un genre inférieur, il a touché un peu à tout, et sur tout ce qx’il a touché, il a laissé l’empreinte d’un talent très puissant et très personnel.Tout ce que je puis faire, c’e&t de noter le trait dominant et caractéristique de>on esprit et de son style ; ce trait, c’est la force.Barbey d’Aurevilly avait le culte de la force et croyait ^fermement la force bonne à tout, on religion aussi bion 'qu’en littérature, dms le gouvernement des peuples aussi bien que dans les plus vulgaires incidents de la vie quotidienne.Ne cherchez pas dans ses romans “ les amoureux dolents et contemplatifs à face de carême ” dont se raille si joliment Rabelais, et que les romantiques de 1830 remirent à la mode.Que d’autres réhabilitent la phtisie, l’anémie ou la chlorose ! Les héros de Barbey d’Aurevilly sont de robustes gaillards, capables, comme Mi Ion, d’assommer un bœuf d’un coup de poing, ou de tordre un fer de cheval comme le* maréchal de Saxe.La force morale est d'ailleurs chez eux à la hauteur de la force physique, et rien n’égale la fougue avec laquelle ils suivent leurs passions, si ce n’est l’énergie surhumaine avec laquelle, suivant l’occurence, ils savent les dompter.Qui n’a pas lu le Prêtre uiarie, Y Ensorcelé et le Chevalier des Touches, ne peut soupçonner la vie puissante et débordante dont l’auteur anime ses personnages, les proportions épiques qu’il leur donne, les actions prodigieuses qu’il leur fuit accomplir.Ces hommes ne discutent pas, ils agissent ; ils n’écoutent pas, ils irap-pent.Et l’écrivain frappe avec eux, se grise de son œuvre, s’abandonne au courant torrentiel qu’a décharné sa plume, et filialement arrive à une intensité d’effet, étonnante,saisissante, inouïe.La place m’est mesurée, mais pourtant je veux citer ici un épisode ücœsc&ZQ as du Chevalier des Touches, qui montrera clairement ce que j’essayerais en vain de définir.Le chevalier des Touches, un des ohefs de la chouannerie, a été livré par trahison aux troupes républicaines.Il est enchaîné dans la prison d’Avranche.Demain, il sortira pour aller à la guillotine.Douze de ses compagnons entreprennent de le délivrer.Il leur faut pour cela provoquer une bagarre dans la foire qui *e tient devant la prison.A la faveur du désordre, ils forceront la porte et enlèveront le chevalier.Les voilà donc sur la place, déguisés en blatiers, avec le bâton de frêne que porte tout paysan normand et le fouet, attribut ordinaire de leur profession simulée.C’est à nous de commencer la danse ! dit gaiement Juste le Breton à la Varesneris.lit ils entrèrent tous deux sous une des tentes de la foire, où il y avait le plus de monde et où l’on buvait.Ils y entrèrent nonchalamment, mais ils avaient leurs bâtons gaufrés à la main.Autour d’eux, on n’avait nulle défiance.Le monde qui était là resta, les uns assis, les autres debout, quand Juste le Breton, s’approchant de la grande table de ceux qui buvaient, coucha délicatement son bâton sur une rangée de verres pleins jusqu’au bord, et dit de sa voix, qu’il avait très clair : —Personne ne boira ici que nous n’ayons bu.Tout le monde se retourna à cette voix mordante, et les deux blatiers devinrent le point de mire de mille regards où l'étonnement annonçait une colère qui n’était pas loin.—Est-tu fou, blatier,?dit un paysan.Ote-moi ton bâton de delà, et garde-le pour défendre tes oreilles ! Et prenant par le bout le bâton que Juste avait couché sur la rangée de verres, mais qui tenait toujours par la poignée, il l’écarta.C’était là l’insulte que Juste cherchait.Il ne dit mot, il resta tranquille comme Baptiste ; mais il releva subitement son bâton à bras tendu par dessus sa tête, et de cette main qu'il avait aussi adroite que vigoureuse, il l’abattit sur toute cette ligne de verres pleins, en file, qu’il cassa d’un seul coup et dont les morceaux volèrent de tous les côtés dans la tente.Ce fut le signal de branle bas.Tout le monde fut debout, criant, menaçant, mêle déjà, les pieds dans le cidre qui coulait en attendant le sang.Les femmes poussèrent ces cris aigus qui enivrent de colère les hommes et leur prennent sur les nerfs comme des fifres.Elles voulaient fuir et ne pouvaient, dans cette masse impossible à percer, et qui se ruait sur les deux blat iers pour les étouffer.—Vous .avez eu l’honneur du premier coup d’archct, monsieur ! dit à Juste le Breton M.de la Varesneris, avec cette élégante politesse, qui ne le quitta jamais,— mais si nous voulons exécuter tout le morceau, il faut que nous tâchions de sortir de cette tente où nous n’avons pas assez d’espace pour faire seulement avec nos bâtons un moulinet.Et de leurs épaules, de leurs têtes et de leurs poitrines, ils essayèrent de trouer cette foule compacte k crever les toiles de la tente, où qui venait de se passer faisait accourir du monde encore.Mais cette marée d’hommes montant toujours, ils poussèrent alors, pour qu’on vint les dégager du dehors, le cri que leur amis, autour de la tente, attendaient comme un commandement : —A nous les blatiers ! IA suivre) Son Kim.le earrilttul Iliehard En annonçant, il y a quinze jours, la promotion au cardinalat de S.G.Mgr l’archevêque de Paris, nous avons dit quels profonds sentiments de joie cette nouvelle exciterait parmi tous les catholiques de son grand diocèse.Aujourd'hui nous sommes heureux de trouver dans la Semaine Religieuse du diocèse la publication-officielle de cette bonne no* Telle.La Semaine rt ligicuse, dans une page joyeusement enguirlandée, l’annonce en ces termes : Mgr l’archevêque de Paris a reçu, le jeudi saint, 18 avril, le billet de la secrétairerie d’Etat lui annonçant sa promotion au cardinalat.La Semaine religieuse est heureuse d’en donner à ses lecteurs la nouvelle officielle.Elle se fait une joie de féliciter le bien-aimê Pasteur de notre grand diocèse de l’honneur si mérité qui lui est accordé.S.Era.le cardinal Guibert, de sainte mémoire, aimait à se louer publiquement du choix qu’il avait fait de celui qu’il appelait alors son cher coadjuteur ; le Souverain Pontife a voulu donner ce trait de ressemblance de plus au digne successeur du grand cardinal.Tous les fidèles du diocèse, après avoir béni Dieu de leur avoir donné un tel pasteur, remercieront le Vicaire de Jésus-Christ d’avoir appelé parmi ses conseillers le père vénéré de leurs Ames.Parmi les archevêques qui ont occupé le siège de Taris depuis un demi-siècle, trois ont versé leur sang et sont morts au champ d’honneur ; les deux autres ont été revêtus de la pourpre cardinalice, symbole de leur courage et de Rur générosité pour la défense de l’Eglise.Nous adresserons au ciel les vœux les plus ardents, pour que la dignité accordée à l'héritier de tant de gloire soit, pour le plus grand bien de l’Eglise et du diocèse, le gaore d’une Ion true vie et 1 O u c de nombreuses consolations.Au nouveau cardinal nous redirons ces souhaits, d’acord présentés au Seigneur : Ad multos annos.—(La rédaction.) Nous ne pouvons nous défendre d’ajouter à cette note un mot qui nous semble la compléter : c’est que, dans cette promotion qui donne à la France trois nouveaifi cardinaux, S.G.Mgr Richard a été spécialement désigné au gouvernement par Sa Sainteté Léon XIII.Fkvfi.lrton du COURRIER DU CANADA 17 Mai 1880—N® 2G nuirons n mm (Suite) —Sonora, la patience a des bornes, je craindrais de dépasser celles do la mienne en écoutant plus longtemps vos calomnieuses accusations.Je me retire donc; adieu, madame,répondit l’abbesse avec fermeté.—Et moi je vous retire votre chère convertie que je vous somme de me rendre à l’instant même, ne voulant pas qu’elle passe une heure de plus dans une maison où jamais elle n’aurait dû mettre les pieds.Comme tutrice legale do Lêonore do la Morélie, je vous somme, je vous le répète, au nom de la loi, île la remettre en mon pouvoir.—Comme abbesse du couvent de Saint Domingue, et protectrice légale do Mlle de la Morélie, je refuse.Prenez-y garde, madame, .l’emploierai la force.—Employez ce qu’il vous plaira, marquise, lit froidement l’abbesse en se retirant* —*Voulez-vous, oui ou non, me rendre ma pupille ?rugit dona Inès 6e cramponnant dans sa fureur au grillage qu’elle secouait avoc violence.La religieuse no lui répondit qu’en fermant la porte de la salle où l’attendait sœur Rosario.Hors d’elle-même, la marquise so vit bien alors obligée de quitter le parloir à son tour.—Votre scélérate de supérieure entendra parler do moi, dit-elle eu lançant un regard furibond à la sœur touriôre qui, la croyant possédée, se signa avec eflroi en entendant ces paroles.Doua Inès rentra chez elle dans un état, d’exaltation impossible à décrire et lit appeler son iils, que s’arrêta stupéfait sur le seuil de la porte à la vue de sa mère.—Entrez i glapit-elle de sa voix aigre.—Dios mio, que vous est il arrivé, senora ?demanda-t-il —Etes vous un homme ?fit-elle.—Je suis prêt à vous le prouver.—Dans ce cas, faites armer vos gens, mettez vous à leur tête, et allez enlever de force votre pupille à Saint Domingue.Si Ton vous résiste, prenez d’assaut ce repaire do voleurs et mcttez.y le fou.11 fallut longtemps au marquis pour obtenir une explication de cos paroles insensées ; sa mère, qu’il croyait atteinte subitement do folie, ne voulait rien entendre.Elle finit cependant par s’expliquer.Le cas était grave.Perdre après tant d’efi’orts une énorme fortune acquise au prix des plus honteuses machinations et d’un complot qui, même aux yeux do ses proohes, lui avait enlevé une grande partie de la considération* dont il avait joui jusque là, paraissait bien dur à Tara-ricieux Ponce do Valdemar; do l’autre, employer la violence contre nue maison religieuse, à cette époque et aux yeux d’une population encore aujourd’hui profondément catholique ne pouvait pas même entrer dans la j peuséo d’un homme doué de la moin- j dre lueur de raison.• i Ponce de Valdemar, au lieu d’exé- ‘ cuter les ordres de sa mère, se contenta donc d’employer toutes les j ressources de son esprit à la calmer ; : puis, ce résultat obtenu, il ne lui fut pas difficile de lui montrer le danger ‘ qu’il y aurait à pousser les choses à | l’extrême.* j Après une discussion de plus de deux heures entre la marquise et sou complice dans le vol de la fortune de Léonurc, il fut convenu que, sans ébruiter la scène regrettable qui venait de ee passer entro dona Inès et l’abbesse, le marquis irait trouver Son Eminence l’archevêque de San-Domingo, homme d’une justice égale à sa haute piété, lui exposerait les faits et, se réclamant de ses droits de tuteur sur la jeune fille, solliciterait de lui un ordre formel enjoignant à l’abbesse de rendre Mlle de la Morélie Si simple en apparence, cette démarche présentait peu de chance d’aboutir aussi promptement que ne le supposait l’impatiente marquise.Son Eminence don Antonio de Gavagonda, cardinal-prêtre du titre de Sainte-Pudeutienne, grand d’Espagne de première classe, archevêque d’Hispaniola et primat dos Indes d’Amérique, joignait à un grand esprit de justice, une prudence dont il était difficile de tromper la perspicacité.Tout en devinant, à travers les explications habilement combinées des réclamations adressées par le marquis, le projet peu honorable de s'emparer de la fortune de la jeune fille, mais reconnaissant d’un antre côté la légalité do cette demande, il répondit avec une extrême courtoisie qu’avant de prendre une decision, il devait dans l’intérêt des deux parties et pour le bien-jugé de la cause, ouvrir une enquête .dans laquelle les demandeurs comme les défendeurs soraient également entendus et qui, probablement, demanderait un transport fait par lui-même au couvent des Dominicaines.—Je me permettrai de faire observer à Votre Eminence, objecta timidement le marquis, que cette formalité entraînera des longueurs, dont, sans mettre en suspicion la loyauté bien connue de l’abbesse de San Domenico, il pourrait se faire, qu’en vue assurément d’un plus grand bien, elle profitât pour arracher à ma pupille une démarche d’autant plus regrettable que.—La révérende mère dont vous parlez, senor marquis, joint à une solide piété une prudence éprouvée et ne se permettrait pas d’agir sans mon consentement, répondit froidement le prélat ; or, dans cette affaire nul aussi bien que moi ne peut conserver l’impartialité qui appartient à un juge.Je vous ai entendu, il est juste que je l’entende à son tour.A ce raisonnement il n'y avait rien à répondre ; le marquis changea de terrain en demandant, comme chose toute naturelle, que Son Eminence voulût bien au moins, pendant que durerait l’enquête, ordonner que la jeune fille lui fut rendue et confiée aux soins affectueux de dona Inès.Au fond, ni lui ni sa mère, ne demandaient que cetto concession, qu’ils prétendaient comme d’une importance minime, mais qui leur assurait la victoire, puisque déjà il était convenu entre eux que Léonore partirait immédiatement avec sa geôlière pour l’Espagne, où, sans que personne pût savoir ce qu’elle était devenue, elle serait gardée à vue, traitée avec la dernière rigueur par 1$ marquise, afin de lui arracher le consentement désiré, ou bien, si elle résistait, mariée de force, au fils du marquis par un de ces prêtres, comme il s’en rencontre malheureusement quelques-uns.Mais là encore, Ponce de Valdemar avait vu sa demande repoussée a vec énergie par le prélat qui.tout en devinant le motif réel du désir exprimé qar le grand seigneur avide de fortune, crut devoir paraître ne baser son refus que sur des considérations d’un tout autre ordre.Ponce do Valdemar avait presque promis à sa mère d’emporter de haute lutte le retour de la rebelle an hatto, en mémo temps qu’il ferait infliger par l’archevêque un blâme sévère à l’abbesse, coupable d'avoir résisté aux sommations hautaines de la marquise des Cinco Fuentès.Déçu dans toutes ses espérances, il rentra fort irrité, niais plus honteux encore d’un échec, que sa mère ne manquerait pas d’attribuer à son incapacité do négociateur.A son grand étonnement, doua Inès l’écouta froidement, comme indifférente au récit, du reste fort ern* barrassé, qu’il lui faisait et se contenta de dire on haussant les épaule*! —C’est bien, vous avez fait preuve de bonne volonté, c’est moi qui ai eu tort ; retournez à votre cour présidiale dont peut-êtro êtes-vous capable de remplir les fonctions, dorénavant je mo chargerai seule des affaire» qui ne regardent que moi.m (A suivre) » L Le Courrier du Canada, Vendredi 17 Mai 188# ANNONCES NOUVELLES Avis—L.Vankoughnet Crédit Faroisiial—C.B.Lanctôt l^i vigueur des cheveux d’Ayer Une merveilleuse histoire—Dr J C Ayer Compagnie Richelieu et d'Ontario.-—Julien Chabot.Soumission—A.Gobcil.Ligne Allan voir f4ème page.] G A MA D A QUEBEC, 17 MAI 1889 BANQUET TAILLON Le banquet offert par les Couser vateurs de la province à l'honorable M.Taillon, chef de l’opposition, aura lieu mercredi, le 29 mai, à 7 heures p.m.Sir John Macdonald premier ministre du Dominion, sir Hector Lan-gevin, sir Adolphe Caron, Thon.M.Chapleau et la plupart de leurs collègues ont accepté d’y assister.Le nombre des billets étant nécessairement limité, les souscripteurs sont priés de se procurer leur carte d’ici au 22 MAI, alors que les livres seront fermés.Le prix d'admission est de $3.00.Le comité est à prendre des mesures pour des prix réduits sur les lignes de chemins de 1er et de steamers.Une convention du parti conservaleur aura lieu le même jour dans la grande salle du Saint-Lawrence Hall, à 10 heures a.m.Nos amis des différents comtés de la province sont instamment priés d’y envoyer de nombreux délégués.Par ordre, A.L.DE MARTIGNY, G-.p Cooke, Secrétaires.Montréal, 9 mai 1889.avec enthousiasme à une motion de confiance dans le gouvernement Mercier et l’assemblée s’ajourna sine die.Voilà la vérité tonie pure et simple oi nons ne permettrons pas, comme nous l’avons déjà dit, que l’on dénature les faits—à moins qu’on ne veuille absolument un compte rendu détaillé et authentique de la séance.Nous avons souligné certains passage qui nous ont paru plu6 significatifs.Il y a dans tout cet article un accent de sourde menace.Plus loin la Patrie parle de ses luttes 44 pour l'avancement du libé-“ ralisme tel que le comprenait “ l’héroïque phalange des Dorion, des 44 Letellier, des Fournier, des Labrè-che-Yiger, des Papin, des Joly, des “ Doutre, de9 Laberge et des autres 44 chefs aujourd’hui disparus de 44 l’arène de la lutte active.” Puis l’organe libéral fait avec éclat sa profession de foi : Nous sommes de ceux qui veulent allier le respect du passé aux nécessités du présent, et nous n’avons pas un mot à retrancher à la déclaration suivante que nous faisions jadis et que nous répétons maintenant, avec ta ferme résolution d'v adhérer : % •% Nous appartenons à la même cvole que nos aines.“ Leur doclrine est la nôtre.—cette solidarité nous eu.u Nous avons recueilli leur succession.sous bénéfice d'inventaire, mais Purement et simplement.Nous exécutons leurs dernières volontés, nous marchons dans la voie qu'ils nous ont tracée, bien décidés à n’en dévier d’une semelle.u Du libéralisme à l'eau de rose, nous n'en voulons pas.Des atermoiements, des demi-mesures, merci ! passe/, ça au voisin.De la politique de boudoir et de compromis, c’est comme l’eau tiède, ça écœure.45 Ce qu'il faut pour rester fidèles aux traditions du parti Libéral, pour honorer ses fondateurs et servir le peuple même malgré lui, c’est de se rappeler que l'on est des hommes, non des valets, que la vérité doit se dire à tous, qu'il faut éclairer les masses quand même leurs yeux clignoteraient à la lumière, dénoncer tout ce qui est mal dans tous les ordies, encourager tout ce qui est bien et n’avoir qu'une idolâtrie : celle de la liberté.” CONSÉCRATION DK I.A BASILIQUE DE STE-ANNE DE BEAUPRE 1 jgf LA PATRIE " LEVE LE MASQUE La Patrie vient de publier un article à sensation.Il y a bien longtemps que cela ne lui était arrivé.Cet article est intitulé: La situation, et a toute la portée d’un manifeste.M.Beaugrand, car c’est lui qui tient évidemment la plume, tout en déclarant qu'il appuie le gouvernement Mercier, relève le drapeau du vieux libéralisme,et arbore hardiment ses vraies couleurs.Il fait nettement entendre à VElecteur et à la clique de M.Mercier qu'elle ne doit pas songer à mener le parti à coups de bâtons, et qu’on a commis une bêtise en essayant do démolir M.Lebeuf.Après avoir parlé des rapports de VEmpire et affirmé qu’ils étaient inspirés par les ministres d'Ottawa pour semer la zizanie dans les rangs libéraux, la Patrie continue’ en ces termes : On aurait dû comprendre le truc parmi nos amis et ne pas s’émouvoir outre mesure d’une polémique provocatrice engagée à dessein pour produire des dissentiments et des discussions acrimo mouses.On ne le comprit pas cependant— ou plutôt on lit semblant de ne le pas comprendre —et l’on mit personnellement en cause M.Calixte LeBeuf, un des plus anciens et desjplus fervents amis du parti libéral et président du Club National.Quelques maladroits, soit pour faire leur cour ou gagner leurs éperons, déclarèrent ouvertement qu’il fallait décapiter M.Lebeuf en le forçant à abandonner la présidence du club et en le rendant personnellement responsable pour les racontars publiés dans tous les journaux conservateurs.Tout fut mis en œuvre pour obtenir ce résultat, en dépit des conseils modérés et des efforts conciliateurs des vrais amis du parti libéral ; mais on s'était monté la trie, et en présence d’une obstination dont on ne peut comprendre l'origine, la lutte fut imposée.Pendant ce temps, il se faisait en sous main un travail de propagande déloyale et à l’assemblée du club, mercredi dernier, on se trouvait en présence d'un public préjugé d'avance et amené là sous des prétextes que nous ne voulons pas qualifier.Un alla même jusqu’à faire croire aux employés publics que le gouvernement était en cause, et nous, les libéraux d’autrefois et d’aujourd’hui, qui avons toujours condatnnô l’immixtion des employés du gouvernement dans les discussion's politiques, nous nous trouvions en présence d’une réunion où l’on avait tenté de remplacer C indépendance et le calme par le népotisme, cl le zèle intempestif d’un grand nombre.Quelques libéraux se groupèrent à la dernière minute autour de M.Lebeuf qui venait seulement d’être averti de ce qui se tramait contre lui.La lutte fut vive et passionnée, de part et d’autre, mais qu’il nous suffise de dire que la fameuse motion de décapi-Jation fut rengainée et que M.Lebeuf est resté et reste président du Club National^ dej Montréal: On se rallia Pour le coup, le drapeau rouge est sorti de fourrière.Arrière la cocarde nationale, et vive le libéralisme ! C’est bien ainsi que le comprend l'Etendard qui salue cette profession de foi dans les termes suivants : N’empêche, tout de même, que la Patrie lève le masque et que M Beau-grand, ne lui eu déplaise, abandonne ce 41 libéralisme à l’eau de rose ” qui formait le caractère distinctif de son journal depuis les premiers temps du mouvement national, pour retourner à ses anciennes amours, c’est-à-dire au vieux libéralisme doctrinaire, celui des Papin, des Joly, des Doutre, etc.C’est M.Beaugrand lui-même qui prend ainsi la peine de mettre les points sur les i.Assurément cela vaut mieux.Les situations bien définies -ont toujours les meilleures.Nous no feu blâmons donc point.An contraire, nous serions même porter à le féliciter de ce que la fameuse franchise ait enfin trouvé le moyen de percer ! Tout cela indique qu’il y a de la poudre dans l’air.PETITE GAZETTE Le prochain consistoire secret à Rome est fixé au 24 mai et le consistoire public au 27 mai.L’hon.P.Garneau est parti mercredi pour New-York ;il sera absent pour une semaine.La majorité de M.Rufus Pope, conservateur, dans l’élection qui a eu lieu hier dans le comté de Compton est estimée à 1079.On prévoit une excellente récolte dans la province du Manitoba.Les semailles sont terminées et les tiges du blé sont déjà longues.Le printemps, dans la province du Manitoba, est plus à bonne heure que dans la province de Québec et le sol est très favorable à la culture.Le blé vient en abondance, comme autrefois dans la province de Québec.On croit que cette année le Manitoba exportera de vihgt-cinq à trente millions de minots de blé.IjC Mail canadien en Angleterre Londres, 10.—L’ouverture de la saison d’exportation du bétail canadien commence bien.La cargaison de 300 animaux du steamer Lake Nepigon s’est bien vendue et aucun animal n’est mort dans la traversée.On attend sous peu le Lake Superior avec 600 animaux.L’opinion prévaut dans plusieurs endroits en cette ville que les prix seront plus élevés cette année que l’an dernier.Cependant la Canadian Gazette parle d’importations énormes de mouton gole et de bœuf et met les exportateurs canadiens sur leur garde contre toute spéculation sur les animaux ou le tonnage pour le transport des animaux.• Les cérémonies de la consécration de la basilique de Sainte-Anno de Beaupré ont eu lieu hier.Malgré une température froide et une pluie poussée par un fort veut d’est, la fête a eu cependant un grand éclac.Une foule assez considérable de personnes de la paroisse et de la ville de Québec était réunie sur le terrain avoisinant l'église, quand à 8 heures hier matin, la démonstration a eu lieu.La consécration d’une église n’es; pas une cérémonie commune dans l’histoire religieuse de nos temples catholiques.Tour lo plus grand nombre c était un spectacle nouveau et charmant à la fois.Un clergé nombreux composé de Son Eminence le Cardinal, de tous les archevêques et évêques de la province, d’une soixantaine de prêtres venus de tous les diocèses, contribuait à en rehausser l’éclat.La première partie était réservée à la consécration de la basilique.Un ne pourrait, sans en avoir été témoin, se faire une idée exacte de la majesté des cérémonies prescrites par l’Eglise l à cette occasion.Dans la circonstance actuelle la présence d’un prince de l'Eglise, de deux archevêques et de six évêques, est bien propre à faire comprendre au peuple chrétien toute l’importance qu’attachent à cette fête nos supérieurs ecclésiastiques.C'est vainement que nous essaierions d’en donner une description complète.Il fondrait plusieurs pages pour bien taire saisir le caractère propre à chacune des nombreuses cérémonies que la liturgie pontificale prescrit avec tant de sagesse.Nous nous contenterons donc d’en signaler les principales phases.Après avoir psalmodié les litanies des Saints dans la sacristie, où les reliques ont été déposées la veille dans un reliquaire spécial, le Prélat consécrateur se dirige procession-nellement, la croix en tête, en face de la porte principale de la basilique, sous une arche à quatre piliers, où on a préparé d’avance un prie-Dieu.Les chantres entonnent alors les litanies des Saints.Le Prélat fait ensuite le tour de l'église en jetant de l’eau bénite sur les murailles dans leur partie supérieure.Puis il s’avance portant mitre et crosse jusqu’à la porte d'entrée.De sa croix il frappe sur la porte en disant : Attollite portas, principes, vestras, et elevammi portée alternates, et introiûit Rex gloriœ.De l’intérieur, le gardien répond : Quis est iste Rex gloriœ ?Le Prélat termine le collonue en disant : Dominus fortis et potens : Dominus potens in prœlio Le prélat fait une seconde fois le tour de l’église en aspergeant les murailles jusqu’à leur fondation, pendant que les chantres entonnent un répons.Puis il retourne à U porte (l’entrée, il frappe de son bâton pastoral le seuil de la porte en prononçant les mêmes paroles que la première fois.Après avoir fait une troisième fois la même cérémonie, le Prélat entre enfin dans l’église suivi de ses assistants, du clergé et des chantres, et rendu au milieu de l’église, il s’agenouille et entonne le Veni Creator.Dans l’intervalle, un des prêtres assistants va répandre sur le pavé do l’église une traînée de cendres en forme de croix allongée.Le chant du Veni Creator terminé, le Prélat continue seul les litanies des saints en faisant trois signes de croix sur les murs de l’église et sur l’autel qu’il doit consacrer.Puis le chœur entonne le Benedic-lus, pendant lequel le prélat va écrire avec l’extrémité de sa crosse toutes les lettres de l’alphabet grec sur un des bras de la croix, et de l'alphabet latin sur l’autre.Vient ensuite la bénédiction de l’eau, des cendres et du vin, après laquelle le Prélat se dirige vers la porte de l’église, et la touchant de sa crosse il fait une croix sur la partie supérieure et une seconde sur la partie inférieure.La consécration de l’église est alors terminée.La seconde partie de la cérémonie, a été consacrée à la bénédiction des autels.Le maître-autel était réservé à Son Eminence lo Cardinal.Sept autels seulement ont été con- sacrés par sept des évêques présents.En voici l’ordre avec le nom des prêtres et ecclésiastiques chargés d’assister chacun des prélats consé-crateurs.- MAITRE AUTEL Célébrant.—Son Eminence le cardinal Taschereau, archevêque de Québec.Diacre.—M.l’abbé Gauvreau ; sous-diacre M.l’abbé Laflamme ; porte encensoir NI.l’abbé T.Marcoux, Roberval, cérémoniaires MM.Réné et Noel ; livre M.E.Côté ; bougeoir M.E.Poirier ; mitre M.O.Cloutio: ; crosse M.V.Leblanc ; Saintes Huiles M.II.Simard ; bénitier M.Derorao ; croix, M.Summers ; flambeaux, MM.Jobin et Bernard.la basilique do Sainte-Anne : douzo qu’il nous soit permis de féliciter los autols n’ont pas été cousacrés.Ce citoyens du village do Sainte-Anne sont : ! pour le zèle qu’ils ont déployé aux 1.Chapelle Saint-Patrice, donnée décorations de leurs résidences pour par lo Vicaire apostolique de Pontiac la réception des évêques de la pro-et les corporations irlandaises do vince.Québec, Montréal et Ottawa.Les Révérends Pères Rédcmpto- 2.Chapelle Saint-Benoit, don de j ristes de Sainte-Anno nous pardon- M.Edouard Couture, à Lévis.lieront.sans doute, si, nous unissant à 3.Chapelle Saint Louis, don du j lous jcs catholiques de ce pays, nous AUTEL DU SACRÉ CŒUR (du CÔté do l’évangile) Célébrant.—Sa Grandeur Monseigneur Moreau, évêque (le St-Hyacin-the.Diacre.—M.l’abbé Thibaudier ; sons-diacre M.l’abbé Brunelle ; porte encensoir M.l’abbé A.Côté ; cérémoniaires MM.les abbés Beauregard et Barnier ; livre, M.Michaud : mitre M.Brunet; psalm.M.Turcotte.AUTEL 1)E NOTRE-DAME DU PERPÉTUEL secours (côté de l’épître) Célébrant.—Sa Grandeur Monseigneur Fabre, archevêque de Montréal.Diacre, M.l’abbé Chèvrefils, sous-diacre, M.l’abbé Lefebvre ; porte• encensoir M.l’abbé Turgeon : cérémonial es MM les abbés Vincent et Martin ; livre M.McLellan ; mitre M.Reid ; psalm.M.Turcotte.AUTEL DE LA SAINTE-FAMILLE (Doil de la paroisse de Sainte-Anne de Beaupré) Célébrant.—Sa Grandeur Monseigneur Racine, évêque de Sherbrooke.Diacre.—M.l’abbé Labrecque ; sous diacre M.l’abbé Dupuis ; porte encensoir M.l’abbé J.B.lluel ; cérc-moniaire M.l'abbé N.Pouliot ; livre M.Gallivan ; mitre M.“Watters ; psalm.M.CinqMars.AUTEL DE ST JOSEPH (Don de l’Ar-chidiocèse d’Ottawa) Célébrant, Sa Grandeur Monseigneur Duhamel, archevêque d’Ottawa ; Diacre, M.le Grand Vicaire Rou-thier ; sous-diacre, M.l’abbé Lessard, curé de Notre-Dame de la Garde ; porte - encensoir, M.l’abbé Aug.Caron ; cérémoniaire, M.l’abbé A.Boilard ; livre, M.McAuley ; mitre, M.Scully ; psalm.M.Ad.Simard.AUTEL DE ST JOACHIM (Doîl du (lio-cèse de Rimouski) Célébrant, Sa Grandeur Monseigneur Langevin, évêque do Rimouski ; Dincxe, M.l'abbé J.Feuiltault, sous-diacre, M.l’abbe Laplante ; po'te encensoir, M.l’abbé O’Reilly ; cérémoniaire, MM.les abbés Perron et Richer ; livre, M.McGrath ; mitre* M.Grégoire ; psalm.M.Langlois.AUTEL DE ST ALPHONSE (Doil des Rédemptoristes de Ste-Anne) Célébrant, Sa Grandeur Monseigneur Laflèche.évêque des Trois-Rivières ; Diacre, M.l’abbé Baril ; sous-diacre, M.l’abbé Béland ; porte-encensoir, M.l’abbé Fiset ; cérémoniaire, M.l’abbé Pelletier ; livre M.Simard ; mitre, M.Hébert ; psalm.M.Dugal.À midi la grand’messe a été célébrée par Sa Grandeur Mgr Bégin, évêque de Chicoutimi, avec M.l’abbé Faguy, curé de Québec comme prêtre assistant, et MM.los abbés E.Page et E.Roy, comme diacre et sous-diacre.Cérémoniaires : MM.les ecclésiastiques Rémillard et Moriarty.Son Eminence le Cardinal assistait au trône pontifical, accompagné de Mgr Tanguay, comme prêtre assistant, du G.V.Dufresne de Sherbrooke, comme diacre et du R.V.Augier, O.M.I.comme sous-diacre.L’office s’est terminé vers une heure de l’après-midi.M.l’abbé Gagnon et M.l’abbé Garneau remplissaient tous deux les fonctions de maitre des cérémonies.M.l’abbé McCrea, curé de Saint-Joachim, agissait comme diacre-gardien de la porte do l’église.Les porteurs des reliques étaient ; MM.B.C.Guy, curé du Sacré-Cœur, Roy, curé de St-Etionne, P.O’Farrell, curé de Frampton, et McCrea.Porte-flambeaux : MM.les abbés Lemieux et Pampalon, du Collège de Lévis.• Il y a wize chapelles latérales dans diocèse des Trois-Rivières.4.Chapelle Saint - Antoine de Padoue, don du diocèse de Sherbrooke.5.Chapelle du Calvaire, don de plusiers personnes.6.Chapelle de la Sainte-Face, don du Docteur J.Jacques et ses amis.Y.Chapelle St-Louis de Gonzague, don du Collège do Lévis.8.Chapelle St-Vincent de Paul, don des Sociétés Saint-Vincent de Paul.9.Chapelle des Saints-Anges Gardiens, don du Séminaire do Québec et des Clercs de Saint-Viateur.10.Chapelle Notre-Dame do Pitié, don des Oblats de Saint - Pierre, Montréal.11.Chapelle Saint-Jean-Baptiste, don du diocèse de Nicolet.12.Chapelle Saint François d’Assise, don de Madame Pennée, tertiaire.L’église de Sainte Anne fut bénite solennellement le 17 octobre 1876, par Mgr l’archevêque de Québec.Depuis lors elle a subi une transformation presque complète.Los murs et la voûte ont été décorés à fresque, et les chapelles sont autant de petits sanctuaires que la piété et la foi du peuple canadien ont ornés avec un grand luxe.Le chemin de croix, les vitraux Saint-Pierre et Saint-Paul, les statues de Sainte-Anne et du Sacré-Cœur, les tableaux de N.ü.du Perpétuel-Secours, sont le don de particuliers et de communautés religieuses.On se rappelle que U tableau du maître-autel fut offert en 1666, par M.de Tracy, vice-roi de la Nouvelle-France au retour d’un do ses voyages au cours duquel il avait failli périr.Le héros d’Iberville lit aussi don en 1706 d’un crucifix en argent massif.Une croix de procession en argent massif fut aussi présentée par M.François Ranvoyzée, curé de Sainte-Anne de 1805 à 1837.Parmi les membres du clergé présents citons : Diocèse de Québec : Mgr Tanguay, MM.les abbés Faguy, curé de Québec, Gauvreau, curé de N.-D.de Lévis, Pouliot, Tessier.Dumontier, G.Drolet et Gauvin, anciens curés, Fortier, supérieur du collège de Lévis, Hoffman, curé de Charlebourg, Chaperon,curé de Sainte-Marie,Moris-sette,curêde Saint-Anselme, Gosselin, curé de Saint-Ferréol, B.C.Guy, curé du Sacré-Cœur de Jésus, T.Mont-miny, curé de Saint-Àgapit, Roy, curé de Saint-Etienne, Marcoux, vice-recteur de l’U n i v er s i t é - La v a 1 à Montréal, O'Farrell, cuié de Frampton, Richard, curé de Sainte-Sophie, Pé-russe," curé 7de Saint-Tite, les RR.PP.Désy et Hamond, S.J.McCrea, curé de S.Joachim, J.C.Laflamme, M.Labrecque, Feuillant, Page, E.Roy, Fiset, du séminaire de Québec, Mi ville, du Collège de Ste-Anne Lindsay, Bégin, Côté, O'Reilly, Dupuis, Turgeon, Lemieux, Samson et Pampalon, du Collège de Lévis, Casgrain, vicaire à Saint-Joseph de Lévis, G.Têtu, vicaire à la basilique de Québec, Caron, vicaire à Lorette, Gagnon et Garneau, du palais cardinalice, Laplante, vicaire à Saint-Jean-Baptiste.Diocèse de Rimouski.—La révérend M.Thivicrge.Diocèse de Chicoutimi.—M.l’abbé Marcoux, vicaire à Roberval.Diocèse de Sherbrooke.— M.le Grand-Vicaire Dufresne.Diocèse St-Hyacinthe.— M.l’abbé Chartier, procureur du Séminaire do Saint-Hyacinthe.Diocèse de Nicolet.— M.l’abbée Thibaudier, secrétaire de Mgr Gravel, M.Desaulniers, curé de Stanfold.Diocèse des Trois - Rivières :—M.Béland, secrétaire de Mgr Laièche, M.Baril, Supérieur (lu Séminaire.* Diocèse de Montréal :—M.Chevre-fils, curé de Sainte-Anne du bout do 1 ile, Lecours, curé de la Longue-Pointe, Lefebvre, du Séminaire de Saint-Sulpice, Labellc,curé do Saint-Jérôme.Diocèse d Ottawa :—M.le Grand Vicaire Routhier, lo R.P.Augiers provincial des Oblats.En terminant ce compte-rendu, leur offrons rhommuge do notre reconnaissance pour avoir réussi à donner autant d’éclat à cette fête chrétienne.Tout s’est fait avec le plus parfait ordre.Le chœur des chantres sous la direction d’un des révérends Pères, a été conduit d’une façon remarquable.La fête du 16 mai 1889, fera donc époque dans les fastes de la basilique de Sainte-Anne de Beaupré.Honneur et reconnaissance à Son Eminence, à tous nos évêques, au clergé, aux Pères Rédemptoristes ! n CBIFLS&MT101 DE ST-SA LTV EUR Pertes (le $500,000 Mort de Wallack IjCx l’aies du major Short Assistance publique Il est «*m:ore difficile de donner le chiffre exact des victimes de l'affreuse conflagration d’hier.Les RR.PP.Oblats estiment que 450 à 500 maisons ont été réduites en candies, durant les quinze heures que le l'eu a sévi.Voici—sauf le fanboug Sic Angèle-un état approximatif des maisons incendiées dans chacune des rues de Saint-Sa uve tir.Albert .7 Bayard.13 l)i>d aid.1 i hene&l.1 t Massue.31 Saint-Louis.35 Sainte-Gertrude.i4 St-Lui' V) Parent.21 Ste-Anne.60 St-Pierre.10 SL.Ioachiin.15 Ste-Marie.14 St-Vaher.°* • • • • • ^ / La valeur de la propriété détruite est portée de 8350 à 8500,000.Il va sans dire que les assurances ne couvriront qu'une bien faible partie des pertes.La plupart de ces maisons étaient eu bois et les assureurs se refusaient à prendre des risques.Mme McKennon avait une assurance sur ses trois maisons, dans la Compagnie North British and Mercantile.Le Dr Fiset est assuré pour 83,000 dans la Phoenix et Agricultural et Watertown.„ M.Ceo.Paquet, le propriétaire des trois plus grosses bâtisses, occupées par M.Lépine, était assure pour §2,000 dans la Lancashire et Guardian.La propriété Gingras, occupée par M.Martineau, était assurée pour 81,200: M.Griffith était assuré pour $2,000 dans la compagnie British and Meicantile et M.Geo.Madden dans une autre compagnie.M Barry était assuré dans la compa gnie British America et London and Lancashire pour 35,000.—Le sergent Wallack est mort hier soir a 11.00, à 1*hôpital de la Marine où il avait été transporte.Lo défunt devait «e marier la semaine prochaine.—Les restes du major Short ont été déposés à l’infirmerie de la citadelle, où M.Gaston Labat, assistant chirurgien d’hôpital, a présidé à la toilette du mort.Il lui a fallu donner au cadavrequelque apparence humaine.Hélas î il lui a été bien difficile de donner à ces débris cadavériques la forme d’un être humain.La crâne est entrouvert à la nuque ; la mâchoire est brisée mais adhère encore à la tête ; les deux jambes sont entièrement détachées du tronc ; les ontrailles sont à nu ; l’un dos bras est.détaché de i épaule ; les os sont littéralement broyés.Madame Short a télégraphié de Kingston de lui envoyer le cadavre de son mari pour io faire inhumer dans cette ville.M.bhort laisse à Montréal, un frère, Hubert Short, avocat,et une sœur, épouse eu secondes noces de M.Perry, percepteur des douanes à Sherbrooke.Elle avait épousé en premières noces M.Lloyd, qui, à sa mort, était au service du gouvernement britannique comme sous inspecteur des hôpitaux.Lo major Short avait épousé il y a quelques années une Dlle Car ut hors, de Kingston.Il laisse un enfant en bas âge.Il était fils de l’honorable juge Short, de Sherbrooke.En 1371, il fut nommé officier dans la Batterie B, et en 1875 il fit U campagne du Nord-Ouest.C était un officiel intègre et d’une grande valeur.Aussi sa mort laisse-t-elle un deuil profond dans les raugs de la milice canadienne.Fou d’officiers jouissaient d’une aussi grande popularité quo lui.Disons à l’honneur do la ville que les secours n’ont pas manqué aux malliou-reu.x incendiés.Sir A.P.Caron a ordonné qu’ou mit à leur usage le manège et l’ancien palais do justice.Husieurs familles se sont installées temporairement dans ces doux édifices, ainsi que dans la halle St-Pierre, mise à leur disposition par les autorités municipales de St Sauveur.Sir A.P.Caron, a aussi autorisé le lieutenant-colonel Duchesnay à prêter les tentes appartenant au dopartoment do la milice à Québec.Mais lo plus grand nombre de familles ont trouvé un Le Courrier du Canada* Vendredi 17 Mai 1889 ¦LL.i'“ mtnn logis chez leurs parents et amis dans les i dillYîrents quai tiers de la ville.IMusieuis citoyens sont venus au secours des midi mués en leur envoyant des vivres et de Lirgeni.AI.\V.Russel, propriétaire de l’hôtel Saint-Louis, leur a fait distribuer du pain et de la viande.Mme veuve Elemippe Larue a donné sa maison pour y mger des familles.i ) ux dêfô.s de secours ont été organises : l’un au presbylbie des Obluls, et l’aiUro à l’hôpital du Sacré Cœur.L’hon.M.Mercier commanda pour le; dépôt du presbyte) o 1,000 pains, U d’au-• iroh provis5ona.! Echos & Nouvelles Pour lo pénitencier La femme Rose De&coteau, qui a été condamnée à trois ans de pénitent ierau dernier terme dn la cour criminelle, est partie merci(di soir sous bonne escorte pour le bagne de Kingston où die c( n-tin uera a purgor sa son leur./.* —Nulle autre piêparalion ue répond aux besoins d’un système aîlaihl^coinrno la Sdseparoille d’Ayer.Accident Un nommé Gagnon, qui demeure l’autre côté du L’ont, s’est fait broyer mercredi une imin,à la manufacture de biscuits de At.Glass, rue S: Pierre.Les docteurs 1 efrançois et Giioui ont fait le premier pansement.Ou pense (pie (’amputation ne sera pas nécessaire.—Chaque ai.née arcroit le popularité du Pccîoial-Cerise d’Ayer.Recommandé pour toutes les directions des poumons Pèlerinage du Cercle catholique Les membres du Cercle Catholique feront leur pèléi iuage annuel au sanctuaire de la bonne Ste Amie, dimanche prochain le 1) du courant.Le bateau à vapeur le u pèlerin ” laissera le quai Champlain dimanche à G hrs a.m.Le départ Ste Anne s’iiléctueia X 1 lus de l’après midi.Le prix aller et ictour '>0 et».Toute» les personnes qui veulent faire leur pèlérinage, peuvent en profiter de cette occasion.Pour le» membres ou autres personnes qui désirent faire le pélérinage à pied, et pour l’avantage de tous, un groupe partira samedi matin A 8 hrs de Québec et .un autre groupe partira aussi de Québec le soir à G hrs.Tous reviendront le lendemain.Chute do cheval Mercredi soir, vers 7 heures, l’escadron des lmssaids, revenait de» plaines (TAbinham, musique eu tète.Rendu près du manège, le choral monté par un des hmsards trébucha et roula à tei re.Heureusement, le musicien n’a pas été blessé et le cheval s’est relevé sans blessures.Le camp do Sorol Le lieutenant-colonel Lamontagne, député adjudant-général, pour le district militaire No G, dit qu’il a commencé l'organisation du camp des volontaires qui sera tenu, cette aimée, à Sorel.Les bataillons qui en feront partie seront: le 64ème de Beauhar-nois, colonel Baker; le TGème de Chft-leauduay, colonel Boudreau ; le 80ôme de Nicolèt, colon»! de Fov ; le Sfcme de Saint-Byacm:h‘, colonel Denis; lo Sième de i'ioL*Rivières, colonel Dufresne.Chacun de cos bataillons devra avoir un olloctif d’au moins 250 hommes.Le campement durera douze jouis et aucune boisson enivrante ne devra etro \endue aux miliciens.Six iiistru» leurs de l'Iicole Militaire de ^aiui-Jcau, seront nommés pour exercer lo< soldat».Le 85ème de Laprairio o t le Sbème de Louiseville, seront exempts des exercices cetto année.LA EUH DËO L : ¦* ' rlYEU: (Ayor’ï HAirVijor.iftiiil |« bt illnn! .'t U fritMtetir ¦!«?ji jeûner c< aux ohe\eux yri« ou II#*! rie, «ni mémo tempi qu'olle leur doitus un t if î*«* »:i L* ré-tre.K» *>n rM vant mu peut ilouiici :»mx eh« Ttu.\ blond» ou roux, uno teinte fuiir» «•, I .**» rendre plu» épai», et presque t#*ujonr» lu chIvUK*.r.He arrête In cliAte dus cheveux, Hlmulo *t reutl la vigueur ù une croissance fnlble et mnladlvo.l'.Wc empôehn ft gnéilt les croûte* * t lu teigne, ainsi que toutes le* maladies du »m1r chevelu.Connue article d* Toiletta pour Daine», U Vinrent cat sans pareillo ; ell« no contient ni bulle ni teinture, elle rend )h chevelure doue», brillante, et aoyeuie, lout en l’imprégnant d'nu parfum suave et.permanent.M.r.l*.llRirJtKtt éc rit do Kirby, O., S Juillet, •• L'automne dornior mu* cheveux eominuitcfcroül a tomber, ut dana un oouti eatmee d* temps i** devin» presque clmure.)>*>snyni l-i Vim:f.rit PKHCitr.VKUX d’Ayeh, ot rivant que lo premier llaeoii fût (lui, la obâte de» •¦hmiii s’arrMn, %t uno nouvelle crue «onmieugii h i»ouv»cr.Maintenant ma télé om oouv< rte d’une chevelure abondante el vigoureuse" J.XV.Howrv.Propriétaire dn McÀrthur iOMio) Ktiymrcr, dit: "La ViOlUUK dm Cucvkc.x n’Aw.r: est unu excellente preparation pour lc« cheveux.J*en porto par expérlonco.KHo d«volopp» uno nouvelk* croissance do chevaux doux cl soyeux.Ia VintjEUit cxt aussi un roinùdo *(ir pour lo tclgiîo." M.A SOC» K.UWnAin.v, le chef de la célèbre " Fumlllc Falrbalrn," Vocallstcs ïico«-»ais, écrit do Ho»ton, Mats.f» Février, 1S80: "Députa quo me» chovoux ont commencé K ariaonuar Je me sers do la VIGUEUR nxa CHKXIUTX n'Avcit, J'ni nlnBl pu conserver uno npparonoo do jciiiios»e — uno choso vérl-tnhletucnr tri** importniito pour ton» ceux qui sont obiIyüs do paraître eu public.” Mme.O.A.I’riîhcott, écrivant do Klin ulrttf.So.28, ('harlt*totrn% Mott., M Avril 1RÜ2, «lit : " U y u doux ans oui iron Je perd!» la moitié do ma chevelure.Elle R’êclalroie-•alt aven uno rapidité prodigieuse.I/usage Uo la Vigueur nrrfitn lu chute, urtlvo «m nouvelle orolxsanco, ot nu bout d’un moi» ma Uto outiirro était couverte do cheveux daIrsauU m*la vigoureux nui.continuant ti pnuveor, devinrent aurai lohga et mirai énaU .J'omployat «culetnoiit un • qu’avant la chute.J'omplof flacon de la Vioukuh, mai* h •er» do temps en temps comme en do prêtent le m* _ .nme nrtlclo toUütte.’ Mous avons dos aeutninc» de somblahlos at UstaUons sur l'elQcaoltd do la ViouKt’R i»v> Caivit'X d’Atkr.L’no simple éprouve cou ?aluara les plus incrédule*.rnfliMniK tau Dr.J.C.Ayer&Co.,Lowell, Mass.Vendue pflr ions Ut Droguiste*.Dns Merveilleuse Histoire RACONTEE EN DEUX LETTRE*.nil CTIIO.“WCetUrSt., NswYork, • UU ULO: 2b Uctobrs, lëôtf."Mitiiturs; Mon père demeura à Olovsr V t.lia beaucoup souffert doa Scrofuloa, ov u lettre cl-Jolnte vous dira les merveilleux of.fets produits par la Salsepabkillis d'Ayjch, Je eroi* qua non sang doit avoir été Infecté depuis dix ans au moins ; sans autre signa extérieur qu'une légère plaie eorofulouie au poiguet.11 y a cinq ans do nombreuses ulcères comraeneèront à so montrer, et peu à peu sc multiplièrent & tel polut que son corps sutler en fut couvert.Je vous assure, messieurs, quo sa position était bleu critique quaml il commença à so servir de votre médo-siue.Maintenant il y a très peu d'bommce île son igo qui jouissent d'une mollleure eeuté.J» pourrai facilement nommer cin-quauto personnes prête# h certifier de la vérité dos faits que j'avance.À vous sincèrement, W.M.Phillips." Dernière Edition DU PÈRE: " ("est pour mol un plaisir, en mCine tempe qu'uu devoir, de venir auprès de vous attester et rccon-neltio lus bienfaits que j'ai obtenus par l'iuago do 2* Salsepareille d’Ayer.Il y a six mois mon corps était complètement couvert d'une terrible liumear ot de puiles eoroftileusee.Cette humeur m« causai; ds» démangeaisons constantes at intulérablos, #1 * ohaqtio inouvcniHUt do mon corps le peuu se fendait en dilféruats endroit», et lo sang coulait.Mes soutrranecc étalent terribles, la vie était pour inoi un fardeau.Jo commençai l'u»Age do la SiLsci’AKr.iLLK nu mois d'Avril dernier, et je l'ai continue depuis lors.Un changement immédiat commença à s’opéroi : peu t peu les plaies se root cicatrisées, si urn santé est devenue parfaite en tou* les point», do sorte que je suis capable de faire une bonne jouruéo de travail, quoique J'ats soixante treize un*.Plusieurs me dcmaudeul comment je suis parvenu a obtenir une guéri son si complète, alors qu'ils me croyaient incurable; ot J* leur dis ce quo Jo vous lavante aujourd'hui.Ulover, Vt., 'jl Oct., Ifctti.A vous sincèreinont, il IR AH PHILLIPS.” î.c Salsepareille d’àvfk guérit le* Scrofules ot toutes les Affections Scrofu-looses.IClle nettoie le sang de tout» irnjru-iesé, et restaure lo vitalité et 1.> force à tout 1h système.t'ftftpA l;£E PA f» Dr.J.C.AyarA.Co., Lowell, Mass.Yeadns par tous les Droguistes; prix $1, six pour 9â.AVIS, AVIS est p-i ie présent donué que toute» communications relativement aux affaires concernant le Département des affaires de» Sauvages devront être adressées à l’hocorable K.Devrdney comme surintendant des Affaires de» Sauvage?, et non comme Ministre de l’Intérieur, ou au soussi-C-ié.Tous le* officiers d- ce Département devront adresser leurs lettres officielles an soussigné.L.VANKOUGHNET, Député Surintcntcndant Général des Affaires J[s ont j0ué plus que Cl,GanîsU'cn Kid i 4 boutons, depuis 7Sc.‘ jamais le rôle du Bon Pasteur.50 dour.Gants en Kid pour dames, è 38c la Paut* Iah iriAtîmaa paire.Prix ordinaires $1.00 r0Ur 108 Victimes Nous invitons les dames à venir voir nos Le major Short et le Sergent • Wallack Le corps du major Short seia transporté do la citadelle demain matin, à onze heures,pour la cathédrale anglaise où sera célébré un service funèbre.De l’église le convoi se dirigera vers ia gare du chemin de 1er du Pacifique.Les restes mortels seront ensuite transposés à Kingston pour l’inhumation.— L’enquête du coroner sur le corps du Major Short a ou lieu cet-après midi à deux heures; sur la Citadelle.Les docteurs Sewell, C’a tell it-r et Samson y assistaient.— Le sergent Wallack était âgé de 25 ans et 9 mois, llétait sergent instructeur de la division montée de la Batterie B.11 était d’origine danoise.Il a eu l’épaule et la jambes gauches fracturées, et la figure coupée par morceaux.Il est mort à 8 lie 111 es hier soir.Nécrologie La mort vient d’enlever dans la paroisse de Ste-Julie de Somerset une bien charitable personne, Mlle Rose Delima Plante.Kilo a succombé apiès quelques jours de maladie à l’Age de G7 ans et G mois.Elle était née à SUlean, lie d’Orléans.S^s funérailles ont eu lieu jeudi, le IG mai courant, au milieu d’un grand cou-couis des paroissiens.Mlle Plante prenait part à toutes les bonnes œuvres.C’était une fille pieuse, aimant la solitude, et jouissant de l’estime et du respect de tout le monde.Kde était compatissante aux misères d’autrui.Elle sera longtemps regrettée.IL LP.Une soirée dramatique, à Ples- sisville Monsieur le directeur, Permettez que je vous fasgo le tout petit compte icndii suivant d’une soirée des plus intéressantes qui vient d’avoir lieu, à l’iessisville de Somerset.Une pièce tragique de haut goût portant nom “ Marie Stuart”, avait été préparée A grands frais et le Septuor Haydn de Québec même rota nu pour la circonstance.lies actrices nous en voudraient certainement si no us allions dire qu’elles ont déployé un ait consommé de diction, une action irréprochable.Et,pourtant, il est rare que de jeunes tragédiennes, pour la plupart absolument novices, aient fait preuve d’un talent plus reel.Il nous a plu d’admirer comment l’on Tendait les loyales an goisses d’une Marie Stuart, la haine concentrée d’une Elizabeth, la fourberie d’une duchesse de Guise et le fanatisme d’une madame Knox.Il faut en dire autant des lôles secondaires interprétés avec aisance cl naturel.Quoi de mieux que la fidèle bonne de Marie Stuart et Mary Flemming?Sans porter de longs développements et quoique arrangée pour des pensionnats de jeunes filles, cetto pièce ne laisse pas d’être distinguée.Le dénouement surtout est pathétique.Si l’on ajoute à cela la richesse des costumes, la tenue élégante de nos héroïnes, le décors d’une vaste salle bien illuminée et uu auditoire nombreux, l’on n’aura pas de peine à imaginer le succès remporté, le 14 du courant.Doux tableaux vivants, a Jeanne d’Arc au bûcher ” et le corps entier des actrices dans diverses attitudes sur la scène, à la fin du drame, tout cela sous les bon fiées lumineuses du feu île Bengale, firent un effet splendide.Un duo et une sérénade puis divers moiceaux par l’orchestre du Septuor varièrent aussi agréablement la soirée.Je n’ai garde d’oublier cette polite opérette comique qui.de l’avis de tous, fut rendue avec tant de charme et de grâce naïve, par deux très jeunes acteurs de l’endroit.On nous du qu’il y aura répétition, samedi.Bravo ! Ce travail, si propre à , développer le goût, mérite d’être encou-! ragé libéralement.Puissent lesorganisa- WëkéMfi i m G.B, MNGTOT, 1664, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL,, IMPORTATEUR ET FABRICANT d’Ornements d’Eglises et de statues religieuses, VIENT DE RECEVOIR SA .NOUVELLE IMPORTATION CONSISTANT F.N Calices Ciboire*, Chundciiers, Etc., Cliusubleries, Merinos, Says, Etc VINS 1>E MESSE cl «uriont le VI* “ d’Arthese ’* importe spécialement pour l’usage du clergé et approuvé par l’archevêque de Montréal.î \T 1 \ï a uu B°ût délicieux et un peu sucré est reconnu V IJ Y 1 11 bien supérieur par ceux qui s’en sont servi.C.B.Lanctôt.Québec, 17 niai 1SS9—iau 982 magasin de modes § 0 § 1 -I ?» * < b K * b a X S B g ira r* X U e â cô to cfi W '—• £ o o o « a> j.¦ • e ci V.3 C fl y.K.a c> o C o'* 3 ! S ÿ o -Z 3 3 5 ca U) ë Q> U o o O o o en o £ e _ o B ri a •rH rr, o u go Is" fl o> l/l H ^ (t e à e -° r- U « ^ y »* « c a « a ° r- •o Ë a ** y r.?p p a *1.2, 0 | Tcndroit oùbils envoient leurs marchandises, afin seront donnés à prix réduits.1 ‘ u On ne peut retenir sa chambre sans en remettre le prix d’avance Il y a à bord de chaque navire un médecin.CXLUn vapeur avec les malles et les passagers pour les Steamers de la Malle de Liverpool laissera e quai du Grand Tronc, Pointc-Lévis, \ HUIT heures, et le quai Napoléon, Québec, à NEUF heures précises, le matin du dépait.Des billets de connaissement pour la traversée sont donnés à Liverpool et aux ports du Continent pour tous les points du Canada et des Etats de l’Ouest.Pour de plus amples informations s’adresser à ALLANS, RAE 6- Cie., Agents Québec, S inai 1889 782 d’éviter les erreurs dans le déchargement, Pour le fret et le passage, S’adresser à ARTHUR AHERN, Secrétaire, Quai Atkinson.R.M.STOCKING, Agent des passagers, En face de l’hôtel St-Louis.Québec, 2 Mai 1SS9 9^4 tcL-.-.,, -îL.'S'- COMPAGNIE DE NAVIGATION —DU— tiït uni a>mmi IT — ENTRE— Uo;bi;c et jioxtkbal.LE steamer QUEBEC, capitaine R.Nelson, partira du quai Napoléon les Mardi, Jeudi et Samedi.Le steamer MONTREAL, capitaine L.H.Roy, les Lundi, Mercredi et Vendredi, arrêtant à Batiscan, Trois-Rivières et Sorcl, départ de Québec.A 5 heures P.M.LE et après SAMEDI, le 8 DECEMBRE i-^S.les trains partiront de la station du Pacitnp c, Quél>ec, et y arriveront comme suit, excepté les dimanches : ALLANT AU NORD 8.00 A.M _____Express direct pour le i ac St*______________lous 1C5 jours arrivant à la jonction Chambord à 6.30 P.M., et à Koberval û 7.10 P.M.3.80 P.M.—T rain mixte pour St-Uaymond tousles jours y arrivant A 6.50 r.m.ALLANT AU SUD H 1 ^ A M _____Train mixte de St-Raymond tous les jours, pour Québec, y arrivant b 9.35 A.M.10.00 A.M.—I-xprcss direct etc Koberval.(et de la jonction Chambord A 10.40 A.M.,) tous les jours, pour Québec, y arrivant à 9.10 P.M.Les trains font raccordement à St-Ambroise avec les omnibus allant au village Indien, Lorette et à la station de Yalcarticr avec l’omnibus pour le village «le Valcartier, à St-Gabricl avec le nouveau chemin pour l’établissement de la Rivière-aux-Pins.Ijc fret pour tous les points des istricts «lu Lac St-Jean et Saguenay, û l’Est de la Jonc! ion Chambord, est enregistré pour la Jonction Chambord, et pour Koberval et les endroits û l’Ouest enregistré pour Koberval.Pour informations au sujet des prix pour les passagers et des taux peur le ft et s’adresser à ALEXANDRE HARDY, agent général pour les passagers et le fret, Quél>ec.Le fret ne sera pas reçu û Québec après 5 heures n m., Billets de retour de première classe, aux taux d'un simple billet, c Québec A toutes les stations jasqu’à la Rivièrc-à Pierre émis les samedis valables jusqu’au mardi suivant, et a tous les points au nord de la Kivière-à-Pierre, bons pour revenir par le train partant du l .nc St-Jear.le lur.di matin Seulement.U.NUOT'ft Sect.Gérant.Quelle, 5 décembre 18S8.Les Pianos Williams / ‘KITE maison est établie depuis 50 ANS, V' elle fabrique plus de pianos, et elle en a plus en usage que toutes les autres compagnies cana.(tiennes réunies.Des centaines sont en usage depui vingt ans et sont encore buns.Ces pianos uns obtenu le patronage des classes les plus élevées ainsi que celui des FAMILLES ROYALES; ils sont reconnus comme étant les meilleurs pianos à la portée de toutes les bourses en Amérique ; ils sont aussi en usage dans les principaux couvents et dans les grandes maisons d’éducation de la Puissance.Plus de 7,000 sont en usages «Uns les ville de Montréal et Quél>ec.SEUL AGENCE autorisée à Québec.BERNARD 6» ALLAIRE, Editeurs de musique 77 et 79.St.Jean 11 V, Québec, 30 janvier 1889.Livres a Vendre A LA LIBRAIRIE DU 4 Courrier du Canada t WM | riibriqiaaiiet» île I*uj>ier», SM.Rne ST-fi’AML, QUEBEC.MOULIN DE PAPIER A I.ORETTE.Papie pour jpurnaux, papier Manille nour envelopper feutre à lambris, feutre û tapis, (entre à cou vertu r sec et goudronné.MOULIN AU PONT ROUGE.*- - Pu!,>c de bois, carton de Inn's.VIO U LIN WOODEND A PORTNEU F.—Carton d’asbeste pour empaqueter, pulpe «le bois, carton carton pour boite.MO b LIN A S l L-ANNE.— Carton cuir pour fabricants de chaussures, pulpe de bois, carton.Marchands de Papier, Papetiers »/ Papier à Tapisser de toutes sortes AUSSI : - Gucnillo, Amarres, Produits Chi- miques et Matériel complet pour lu manufacture de papier, Vieux Métaux, Machineries, Goudron et Résine.Le plus haut prix payé pour tout ce qu once t ne U fui lication du papier.Os Quebec aux Antilles NOTES DE VOYAGE Par M.l’abbé MONTMINV en Ce char ruant cuvrage qui vient de ferait te est rente chet tous le: libraires de Québec au prix modique de 30 CENTS Comme le tirage de cette brochure e*t limite, le public voudra bien sc la procurer sous le plus court délai.U*s deux cents pages de matières quelle ien-ferme sont des plus attrayantes.Raconté dans un style sobre et facile, le voyage de M.l’abbé Mont-imnv ne saurait manquer d’intéresser toutes les personnes désireuses de s’instruire et de se renseigner sur une contrée aussi peu connue que les Antilles ; .-'¦jii climat, les habitudes, les moeurs et coutume* de scs habitants, la topographie et la description «le chacune des Iles, le danger de la navigation pour s y rendre.1 I-c livre de M.1 abbé Montminy peut être mi a entre les mains «les étudiants des collèges, des aC2-déimes et «les écoles.Ils trouveront dans’quelques pages tour ce qu’il faut pour rendre complètes leurs ctü«.cs géographiques >mr ccs lieux que les rapport « commerciaux et autres avec le Canada rendent «le.plus en plus intéressants.J.A.LANGLAIS, Editeur, Yuébec, îi Août I SES H £ N S 74 4 % JifèUN, ÜSiiln < H N
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