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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
samedi 8 juin 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1889-06-08, Collections de BAnQ.

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•13eme Année ÜVo ft-Edition quotidienne—13ème Année Samedi 8 Juin 1889 U JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.ti •TR GCROIS.J'iCSPlhRK ET J’AIME.THOMAS GIIA PALS, Rédacteur en Chef.LEGER JS ROUSSEAU, Editeur-Proprietaire.SB S» 13 rà’ L A .5 01 a V 03 K H 13 Le grand rabbin Zadoc Kahn a adressé A ses coreligionnaires la circulaire suivante : Paris, le 3 mai 1889.• Mes chers frères, Il y a cent ans que nous avons le bonheur d’ètrc citoyens français et pouvoir exercer les droits et les devoirs attachés A ce titre; Dès le premier jour, nous avons tenu A honneur d’aimer et de servir notre patrie.Nous avons épousé ses intérêts, coo peré par notre travail A sa prospérité, nous avons re senti vivement la .joie de ses triomphes et l’amertume de ses défaites.Rien de ce qui concerne sa sécurité, son honneur, son avenir ne nous a jamais laissés indifférents.Au moment où la France glorifie le sou venir d’une des périodes les plus grandioses de son histoire, nous partagerons donc l'émotion patriotique qui remplit les cœurs Lançais, et nous célébrerons avec nos concitoyens les fêtes organisées par les pouvoirs publics.Mais en qualité de juifs français, nous avons un motif tout particulier de fêter l'anniversaire de 1789, de rendre hommage au génie bienfaisant de la France moderne.Les évènements mémorables qui ont inau-gauré, il y a un siècle, une phase nouvelle de l’histoire de notre pays marquent aussi Je point de départ d’une heureuse transformation dans les destinés du judaïsme.A nous qui pendant de longs siècles.étions privés de patrie, la Révolution française a rendu une patrie.En proclamant l'inviolabilité de la conscience et l égalité de tous’devant la loi, elle a substitué le régime du droit et de la justice à un régime social dont nous avions eu tant A souffrir, et donné un exemple qui a hâté presque partout en Europe le triomphe de la liberté religieuse.La France, qui a été l’instrument providentiel de notre relèvement, a droit A notre inaltérable reconnaissance, et il est juste de profiter de l’heure où nous sommes pour donner une expression A nos sentiments.C’est cette pensée qui a inspiré, mes chers frèr s, un récent arrêté de la haute administration de notre culte on France Le consistoire central, répondant d'avance au désir unanime de ses administrés, a décidé qu'un service public d'actions de grAces serait célébré dans toutes les synagogues françaises, A l'occasion des lûtes du centenaire de 1789, le samedi 11 mai.Je viens vous convier A cette solennité religieuse et patriotique qui aura lieu au temple de la rue de la Victoire, le soir A cinq heures.Vous vous joindrez A nous pour mercier la Providence divine d’avoir accordé A la France la gloire de représenter avec éclat dans le monde les principes de liberté, d égalité et de fraternité, et pour lui demander de continuer sa protection A notre pays, en le maintenant toujours prospère, uni, puissant et respecté.L’avenir do l'humanité est lié A la grandeur de la France.Il est permis, en effet d’affirmer que nous n’aurions pas été témoins de ce déchaînement de mauvaises passions qui se donnent carrière depuis quelques années aux dépens du judaïsme, de cette guerre violente et déloyale que l’histoire flétrira un jour sous le nom barbare d’“ antisémisme ”, sans les revers qu’a subis la France en 1870.Dès que son influence morale a paru décliner, on a vu décliner du même coup le respect de la justice et de la vérité.Nous constatons - avec douleur que certains écrivains français se sont associés A cette campagne si contraire A l’équité, au risque d’affaiblir le prestige que la France doit A l’élévation et A la noblesse de ses sentiments.• Nous sommes tranquilles sur l’issue de cette campagne.La France ne répudiera pas son passé, sés traditions, ses principes, qui constituent le meilleur de son patrimoine moral.Elle accueillera avec dédain un système de dénigrement imposé du dehors et qui jure avec son esprit libéral et généreux.Quant A nous, mes chers frères, nous continuerons A aimer notre pays, A lui consacrer nos forces et A lui témoigner, en toutes circonstances, notre gratitudc et notre dévouement.Veuillez agréer, mes chers frères, l’assurance de mes sentiments de profonde affection.Zadoc Kahn, Grand rabbin.La lotte du grand-rabbin annonce qu’un service public d'action de grAces va être célébré dans toutes les synagogues françaises A l’occasion des fêtes du Centenaire de 1789.1311e indique les motifs particuliers de reconnaissance de la secte juive pour la Révolution.C’est avec raison que les fils d’Israël s’apprêtent à fêter l'anniversaire séculaire de leur éta-ldissêment dans le monde chrétien.Cette date de 89 est pour eux le commencement d’une ère nouvelle, le point de départ d’une nouvelle destinée.Tant que l’Europe fut chrétienne, la malédiction du Rédempteur pesait sur cette race déicide, chassée de Jérusalem par les aigles romaines et condamnée A errer dans le monde sans patrie, sans foyers.Les peupleschétiens se considéraient comme les exécuteurs de la sentence du Souverain Juge, A l’égard de ceux qui avaient assumé devant Pilate la responsabilité du sang divin.Israël maudit de Dieu était errant sur la terre : les nations accomplissaient la justice d’en haut.Depuis que l’horreur du crime a diminué avec la foi dans l’auguste victime du Calvaire, la condition du peuple décidé a changé.Les principes de 89 ont refait des juifs une nation, ils ont rendu à Israël une patrie.C’est A la Révolution française que les juifs doivent leur nouvel état civil dans le monde ; grace A eux ils sont redevenus un peuple, pourvu de tous les droits politiques et de tous les avantages des citoyens de chaque Etat.Désormais, c’est A celte date (1e 17S9 qu’ils se rattacheront comme A leur date d’affranchissement et de résurrection.Longtemps ils ont continué d’espérer dans le Messie ; longtemps ils ont cru qu’il viendrait, Celui qui devait venir.De ce Rédempteur promis A leur père ils attendaient la reconstitution de leur race, le rétablissement de leur royaume.Mais enfin touc les détails des prophéties sont passés ; les interprétations les plus favorables du Talmud, les supputations les plus complaisantes du comprit biblique ne laissent plus aucun espoir dans la venue de ce Messie qu’ils n’ont pas voulu reconnaître dans le Christ, lorsqu’il est venu A l’heure prédite par Daniel.Et alors n’ayant plus rien à attendre du ciel, ils se sont tournés vers la terre.La Révolution française est venue, décrétant la déchéauce de Dieu et la déification de l’homme, abolissant la religion divine de Jésus-Christ et proclamant la liberté des cultes dans l'indifférence des religions.Pour les juifs cette proclamation des droits de l'homme en regard de Dieu, ce sera la charte d’émancipation, l'acte de naissance A la liberté.Dès lors ils ont abdiqué leurs traditions, changé les prophéties, accommodé la Bible A leurs intérêts.Dans la Révolution française ils ont reconnu le Messie promis.Ainsi les enfants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob sont devenus les fils des principes de 89, et c’est A la Révolution qu’ils vont rendre hommage, comme A leur nouvelle divinité, dans les synagogues où leur grand rabbin les invite à célébrer la date mémorable qui a transformé les destinées du judaïsme.Ils ont raison de se réjouir et d’exalter la Révolution.Mais que dirons nous, nous autres Français de la vieille souche, chrétiens de la race de Clovis, de ces actions de grace de l’Israël des principes de 89 ?Cette même Révolution qui a voulu abolir le catholicisme, a livré la France A lajuiverie.Les juifs peuvent se féliciter de lui devoir une patrie.En France ne sont ils pas chez eux ?Ils n’y sont que depuis cent ans, et déjà ils l’ont A moitié conquise.Bientôt elle sera à eux tout entière.Ne possèdent ils pas aujour-la terre, l’argent, l’influence t Ne disposent ils pas du gouvernement et do la presse ?A l’heure actuelle, M.de Rothschild et ses co-religion-naires sont plus maîtres en France que le Président de la République et ses ministres.Il règne à la Bourse et ce palais IA c'est le vrai siège du gouvernement, le vrai centre du pouvoir et de l’action, la source de la fortune publique.Par un étrange renversement, les juifs iront donc, en nouveaux venus, dans leurs synagogues célébrer cette Révolution A laquello ils doivent tout, pendant que nous catholiques, les lils de ceux qui ont fait la France nous en sommes réduits A aller prier dans nos églfses pour que cette glorification des idées révolutionnaires ne tourne pas au malheur de notre patrie et pour que cesse le régime de laïcisation qui nous opprime au nom des principes de 89.Arthur Loth.LE CONGRES CATHOLIQUE DE MADRID Maintenant que le congrès catholique espagnol a pris lin, il est permis de se demander quels seront les résultats immédiats de cette grand»* assemblée.Et d’abord, il est hors de doute que son influence morale s’étendra bien au delà de l’Espagne.Les nombreux évêques qui l’ont présidé les laïques éminents qui y ont exposé leurs idées, le concours immense de personnes, appartenant aux classes les plus distinguées de la société, qui ont suivi assidûment les discussions publiques, toutes ces circonstances témoignent d'un véritable réveil moral chez les catholiques espagnols.Nos adversaires ont prouvé, A leur manière, par leur malveillance et leurs attaques, l'importance qu'ils y attachaient ; et les réclamations du signor Crispi, l'iioni-me-lige de Bismarck n’ont pas réussi A termer la bouche aux orateurs qui ont demandé la restauration du pouvoir temporel du Souverain Pontife.Je ne sais si aucun pays aura répondu d’une façon aussi claire, aussi énergique, aux appels que Léon XIII a faits aux catholiques du monde entier.Ce point seul suffirait peur assurer aux congrès catholiques de j Madrid une place hors ligne et une importance capitale.| En dehors de cette question internationale, quel sera pour l’Espagne elle môme le résultat de ce congres ?Suv ce terrain, l’influence de l’assemblée de Madrid ne sera guère moindre.Jusqu’ici les catholiques espagnols avaient lutte contre leurs ad-versaiies avec une incontestable vaillance ; mais leurs efforts n’obtenaient peut-être pas tous les résultats j désirables et possibles, parce qu’ils échappaient, par leur dispersion même, A toute direction centrale.Désormais, la pratique de ce nouveau et puissant moyen de résistance communiquera A leur action une unité d’impulsion qui lui avait manqué j jusqu'ici.Si les congrès qui se tiendront A l’avenir ont la sagesse d'imiter l’exemple du premier et d’é- ’ carter soigneusement les questions qui divisent les catholiques espagnols, ils constitueront par IA même, sur un terrain commun, une coalition des forces religieuses et morales de la nation, coalition avec laquelle leurs ennemis auront bientôt A compter.Qu’adviendra-t-il des résolutions pratiques que les membres titulaires, réunis en assemblée générale, ont adoptées ?11 serait imprudent de préjuger cette question, avant que l’expérience n'ait apporté sur ce point de nouvelles données Peut-être jugera-t on que ces résolutions embrassent un cercle d'action bien étendu et qu'il sera difficile aux catholiques espagnols de diriger A la fois leurs efforts dans tous les sens.Quoi qu'il en soit, elles prouvent, chez ceux qui les ont discutées et votées, le sentiment des besoins religieux et moraux do la nation ; elles fournissent A la presse et aux catholiques militants la ligne de combat qu’il faut suivre pour obtenir le succès final.Mieux vaut aller au-delA que (le rester en deçà; s’il y a quelque chose A modifier, A améliorer, l’expérience nous l'apprendra, et les autres congrès seront toujours en mesure de compléter l’œuvre du premier.L’important était de commencer, de bien commencer, et c’est lait.Dieu daigne bénir les efforts de l’Espagne et lui rendre cette unité catholique qui a fait sa gloire dans le passé ! HISTOIRE DE SEPARATION Les journaux judiciaires, A la suite des journaux du boulevard, racontent une lamentable histoire.Il s’agit d’un procès en séparation entre deux époux de haute naissance, dont les noms sont imprimés tout vifs dans les journaux dont nous parlons.Ces noms, nous ne les donnerons pas, car il ne s’agit pas de mettre au jour un scandale personnel, mais uniquement de noter un fait qui jette une triste lumière sur un côté de la vie sociale A notre malheureuse époque.Disons, en deux mots, que mariés en apparence selon toutes les convenances (le la naissance, de l'éducation et de la fortune, le marquis et la marquise de X.semblaient destinés à jouir pleinement du bonheur légitime qu’on avait toute raison humaine de leur augurer.Ayant quarante-cinq mille livres de rente, habitant un hôtel de famille qui les déchargeaient de tout loyer, ils pouvaient et devaient vivre sans nul souci d’argent, même défalcation faite des dix raille francs que le marquis permettait A sa femme (le dépenser annuellement pour sa toilette.Mais la marquise avait des goûts de luxe qui ne pouvaient s’accommoder d’un budget si maigre.Voici, tel qu’il a figuré au procès, le bilan sommaire des dépenses que, délibérément, elle avait faites en moins d'un an : Chez le bottier.2.88*2 Chez le photographe.5.231 75 Chez le parfumeur.211 Chez les couturier.65.629 Chez les modistes.15.687 Chez les bijoutiers.41.932 De plus, en dix mois, elle avait contracté chez ses fournisseurs pour 157,479 francs de dettes ! On croit rêver en voyant alignes de pareils chiffres, et pourtant rien n’est plus exact.Or, comment expliquer de pareilles folies, si ce n’est par un profond désordre moral ?Et cette explication, elle n'apparaît cjue trop claire dans une autre note, celle du fourniseur chargé de relier les livres qui formaient au jour le jour la nourriture intellectuelle et morale de la jeune marquise.Voici le détail des livres envoyés A la reliure : La Bate, de Cherbuliez ; Germinal, de Zola ; Zo'/iar, de Catulle Mendès ; le Baiser, de Jules Mary ; la Faute de l'abbé Mouret, de Zofa ; Raymond, de Mario Uchard ; Amours cruelles, d'Albert Delpit ; le Petit Bob, de Gyp ; Y Amour, de Michelet ; Un Joli monde, de Mnco ; Lesbia, de Catulle Mendès ; la Journée du Chrétien, la Leçon d'amour, de Tabaraud ; Une histoire sans nom, de Barbey d’Auré-villy ; Causes criminelles et mondaines, d’Albert Bataille ; le Cabinet noir, du comte d’Hérisson, Crime d'amour, par Paul Bourget.O On se demandera ce que vient faire la Journée du Chrétien en pareille compagnie, car, au point, de vue chrétien, quoi (le plus révoltant que cet ensemble de lectures, cher* chées dans des ouvrages dont, pour beaucoup, le titre seul est une ignominie! Hélas! on devine aisément que si la malheureuse marquise en est venue là, c’est précisément parce qu’elle avait abandonné graduellement, puis totalement, non seulement la lecture de la Journée du Chrétien, mais les pratiques de la vie chrétienne.On commence par le journal frivole, on s’imprègne peu A peu des poisons qu’il distille ; on se laisse aller A la curiosité malsaine que savamment il excite ; d’ailleurs ne recommande-t-il pas les livres immondes, auxquels on finit par mordre?Ainsi, en très peu de temps, le sens moral s’émousse et se déforme; finalement, il se détraque et la catastrophe survient, amenant la ruine quand ce n’est pas la honte ou le tout A la fois, On peut démêler, maintenant, où sont les responsabilités ! .Auguste Roussel.NOUVELLES D’ESSEX, ONTARIO Les sociétés réunies de Saint-Jeon-Baptiste, du comté d’Essex, fêteront ensemble, le 24 juin courant, A McGregor, paroisse de Saint-Clément, c’est la 1ère fois, uit-on, que cette place nouvelle verra cette solennité si chère A nos populations fermières.Les habitants de St-Clément sont, tous heureux de ce privilège que le Comité central a bien voulu accorder contie la sollicitation de la ville de Windsor, qui voulait parader en faveur de f Hôtel-Dieu.Four tout concilier, le conseil d’administration de la société s'est engagé A verser la somme de deux cents piastres A la caisse de l'hospice en question, de sorte que satisfaction est donnée A tous et que tous pourront patriotiquement se rendre A McGregor, et fêter avec l’entrain, l'élan cordial qui caractérisent ces assemblées nationales, toutes pacifiques.Température.—Jusqu'au 23 ma dernier, nous avons eu, dans Essex un temps des plus favorables A tout végétation.On pouvait se flatte d’être outre de tout contre temps Mais subitement un retour au froi( nous est revenu,et pendant huit jours la température est restée tellemen basse, qu'A quelques matinées on : Fkuiu.kton du COURRIER 1)U CANADA 7 Juin 188!)—N- 43 unis BT nnm (Suite) L’ennemi était IA, pourtant, il s'avançait.Chante-Fcrdrix, demeuré seul dans le camp, le savait, et cependant il avait beau s’étendre sur le sol pour y appliquer son oreille, aucune trépidation produite par le pas des chevaux sur un sol élastique no parvenait jusqu’A lui, rien qui trahît la marche présente d’un corps de troupes à pied.C’est qu’en diet, au moment de l’attaque, don Manuel avait changé de tactique.Réfléchissant que l’approche de sa cavalerie, A travers les roseaux, pourrait donner l’éveil et que, sur l’étroite chaussée, elle aurait (le la peine A agir, il avait ordonné au capitaine de la cinquantaine A pied de filer lentement le long du bois en dehors des roseaux jusqu’A l’entrée de la chaussée ; arrivé là.do s’y former en colonne, puis do charger au pas de course, tandis que lui, faisant prendre lo galop ù son escadron soutenu par les irréguliers A cheval, soutiendrait leur attaque si les aventuriers surpris, essayaient d’opposer quelque insistence, ou les poursuivrait dans la Savane s’ils tentaient de fuir do ce côté.Un gros nuage en passant paresseusement devant la lune, de manière A voiler le scintillement du 1er des lances, favorisait singulièrement son plan ; les feux palissaient dans le camp où sans doute ronflaient les lndrones alourdis de viande et devin.Tout était pour le mieux.Don Manuel se frottait les mains.Soudain il sembla à Chante Perdrix qu’un bruissement sourd se faisait entendre au bout de la chaussée ; alors vidant dans sa main une poignée do poudre, il la répandit sur l’herbe sèche accumulée autour de sa gourde, puis étendit la main pour prendre un tison dans le brasier.Au même instant droit derrière lui, le bras levé pour le frapper avec son propre fusil, il entrevit, comme une apparition diabolique éclairée par la flamme ravivée, le prisonnier espagnol qui, profitant du défaut de surveillance, était parvenu A user ses liens parle frottement, et hideux, sanglant, dardait sur lui.un regard chargé de haine et de colère.Une seconde do plus et c’en était lait du boucanier ; mais, prompt comme l’éclair, Chantc-Perdrix put encore éviter lo coup de la crosse qui, se brisant on tombant, éparpilla ses cendres brûlantes, pendant que, , bois, mais IA aussi d’énormes fagots le lançant sur le govacho, le Français jetés en travers de la chaussée et le frappait à la tête avec son tison.—Demonio ! • rugit l’Espagnol ; chancelant et réunissant ses forces, il cria en langue espagnole : Trahison ! trahison ! don Manuel de Val-demar, les ladrones vous.auxquelles les boucaniers venaient de mettre le feu, leur barraient le passage, éclairant derrière cet infranchissable rempart leurs mortels ennemis hurlant de plaisir et prêts A fusiller le premier d’entre eux qui par un autre cri de “ en avant ! ” accompagné d’épouvantables hurlements.L’avalanche des laneeros se précipitait sur la chaussée.Lâchant le cadavre de José qui retomba dans le brasier, Chante-Per-drix ramassait A mains nues une poignée de charbons ardents et les jetait sur la poudre.Lancés avec une incroyable furie, les Espagnols n’étaient plus qu’A dix pas, lorsqu’une effroyable détonation produite par l’explosion de la gourde cerclée de fer, éclaboussa les premiers rangs de jets ardents, allumant l'incendie sur vingt endroits A la fois.Environnés par les flammes propagés avec une incroyable rapidité surtout du côté du camp, où avaient été entassés J d’avance les roseaux séchés au soleil, aveuglés, saisis d’épouvante, les assaillants reculant en désordre, se culbutant et se renversant, essayèrent de regagner le Un coup de couteau dans le cœur aurait pu s’ouvrir un passage dans arrêta dans sa gorge la phrase coin- cette mer de flammes crépitantes, mencéo trop tardivement, car le cri j D’instant en instant, la chaleur suprême du prisonnier fut couvert ! devenait insupportable, même loin “ ï ” des bords de ce brasier qui allait toujours s’agrandissant autour du camp, dont il éclairait vivement les tentes.Cinq ou six soldats étaient parvenus à s'y loger, mais, ne pouvant respirer, avaient creusé la terre avec leurs ongles, et comme les chameaux surpris par le désert, enfonçaient leur tête au fond de ces trous.C’était un spectacle magnifique et terrifiant que cette mer de feu dont les vagues rouges et jaunes se courbaient en avant, se redressaient, s’épanouissaient en gerbes étincelantes, secouant dans l’air leurs crinières d’étincelles, s'allongeant comme des langues de feu, desséchant et embrasant l’herbe de la Savane.Au rugissement de l’incendie, au crépitement des roseaux qui se tordaient comme des serpents, se mêlaient des cris do désespoir ou de'douleur,d’imprécations atroces,des hurlements d’une, joie féroce, des railleries sanglantes, dos injures-, des provocations.Tout semblait fini sans qu’un seul coup de feu eût été tiré, sans que les chiens, retenus loin de IA par les engagés, eussent eu le temps de prendre part au combat, tant le drame avait été rapide, lorsque le sol trembla tout A coup sous le galop de la cavalerie dont les lances étincelèrent sur la lisière du bois.Trompés par l’absence de la fusillade et n’attribuant qu’A leurs compagnons A pied l’incendie allumé sans doute par eux après l’égorgement des ladrones surpris dans leur sommeil, les laneeros de don Manuel arrivaient A la rescousse non pas pour “soutenir les leurs, mais pour prendre part A une poursuite que leur trop confiant capitaine appelait la curée aux (lambeaux.Sans cette erreur fatale pour les Espagnols, ceux-ci, survenant A l’improviste, au moment où les boucaniers se pressaient A découvert sur les bords de la chaussée,auraient pu facilement les envelopper, et passant entre eux et le bois, les charger avec fureur, les rejeter dans le marais brûlant, les y exterminer jusqu’au dernier, Au lieu do cela, ils arrivèrent la la lance haute, croyant n’avoir qu’à féliciter leurs compagnons de leur victoire et modérant T allure de leurs chevaux pour no pas mettre le dé- sordre dans les rangs des fantassins.Cette misère leur coûta cher.Avertis A temps par le bruit des chevaux, les boucaniers avaient reculé vivement pour se mettre en dehors du cercle de lumière qui inondait les laneeros A cheval et, cachés dans l’obscurité, atteuda:ens le doigt sur la détente que leurs ennemis fussent à portée.Ne voyant personne autour d'eux, ceux-ci s’arrêtèrent A l’extrémité de la chaussée.—Demonio ! où donc est allé se mettre don Figuerroa avec ses fantassins, s’écria don Manuel en se redressant sur ses étriers, je suis chef de l’expédition et j’entends que les prisonniers me soient remis ; mon père m'a fait promettre de lui rap-poiter ce scélérat de Léopard, pour le faire pendre sur la place Mayor, et je veux y joindre son matelot en compagnie de son nouvel engagé.—Voleur ! fils de voleur, rugit une voix stridente au sein des ténèbres, lo Léopard, qui n’est mort ni prisonnier, t’envoie ceci pour réponse.Et une balle sifllant A son oreille, frappa la lame de son .épée qu’elle lui brisa dans les mains.—Camarades ! sus aux brigands, vociféra don Mauuel." —Feu ! répondit la voix du chef des boucaniers.(A suivre) *¦ ¦—• Xi*£ Le Courrier du Canada.Samedi 8 Juin 18831 vu le thermomètre à glace.Les fruits en général, n’ont pas sérieusement souffert, mais la vigne toujours delicate à cette saison, a été plus ou moins endommagée.On estime qu’au moins un cinquième de la récolte est perdu.Le beau temps n’est, pas encore parfaitement revenu.Os Fermier.PETITE GAZETTE Le maître général des postes a charité et les sœurs des petites écoles choisi ce texte ; Beatus vir quiinven-avec leurs élèves.tus est sine macutû ; et qui post aurum Une foule de citoyens suivaient non abiit, nec speravit in pecuniu et donné instruction d’expédier*à l’ave- les corps officiels.thesauris.Quis est hic et laudabimus nir toutes les malles des provinces A la cathédrale la dépouille inor- eum.Fecit enim mirabüia in vitâ sud.maritimes par voie de la ligne courte telle de Mgr le grand-vicaire, revêtu L’application de ces paroles des de St-Jean N-B c^e *ous insignes de sa dignité, la livres sacrés à l’illustre défunt était mitre, les ^ouliers viu’eU etc., m des frappante.Le panégyriste sut en aiinerioii.H « avoir de* nouvelles d’un certain petit «caudale, qu’on appelle le seandale Iteynar.ANNONCES NOUVELLES Tapis à bas prix— Glover, Fry & C ie Département des robes et des mante* u v.Soumissions—Fréd.White.Compagnie da Richelieu et Ontario.Poids et Mesures—E.Mial.Le rénovateur des cheveux de Hall.L’nc merveilleuse histoire—Dr J C Ayct ( o Etoffes à Robes et à Costumes—Behan Brother*.Crédit Paroissial—C.B.Lanctôt Le B.P.Mot bon doit s'embarquer ornements sacerdotaux, l’étole, la tirer le plus heureux parti.Qui - mardi prochain à Moutréal sur le.chasuble, etc., fut exposée au milieu pleurons-nous, s’est-il écrié?Un steamer Circassian de la ligne Allan, du chœur.Mgr l’évêque prit place homme qui n’a pas couru après l’or Le révérend Père se rend à Paris où au trône assisté de MM.les chanoines! de la terre, qui n’a pas mis sa cou-doit se tenir sous peu la réunion des Langis et Carbonneau, et l’on récita fiance dans les trésors de ce inonde, supérieurs de son Ordre.Le Révd.l’office canonial des morts.Le chu- un homme qui a fait des choses M.Decelles, curé de Saccarappa,, pitre était au complet.! admirables dans sa vie.Puis l’ora- s’embarque avec lui pour un voyage ! Jeudi matin, à dix heures, ont eu teur sacré a retracé en traits rapides, en Europe.lieu les funérailles.j avec un rare bonheur d’expression et CANADA QUEBEC, 8 JUIN 1889 [UNE REPONSE! Aver quoi le gouvernement Mercier va - I - il payer les 8U25.352 de déficit annonce par M.Slicliyn aux pages 40 et 4Î4 de son discours budgéta ire du lô février ISS O ?_ ., .La cathédrale était admirablement Le Mail a publie, hier, un article ,,u décor4C| ,outc llîluluc ie dra„0tie6 de causera tme grande ucitatiou dans, luaè|,res.11 y régnait une demie-es cercles politiques d On an.C est ; obscllrité combattait la lucur dcs le commencement d une sene do let- : lampcs el do, cic Au desras du très du commissaire spécial envoyé par le Mail, il y a cinq semaines pour faire rapport sur les écoles françaises de J l’Est d’Ontario, que visitait aussi la commission nommée par le gouvernement Mowat et qui n’a jas encore lait rapport.Le correspondant du Mail rapporte chœur on lisait l’inscription : Placebo une émotion communicative, la carrière si pleine du regretté prélat.Il a rappelé sa naissance au sein d’une famille chrétienne qui a donné des sujets distingués à Eglise et à l’Etat.11 l’a montré puisant aux sources Domino in regionem.et devant la gale- ! pures de l’éducation maternelle cette rie du jubé : requiem œ ter nam doua e( Domine, et lux perpétua luceat ei.Un concours immense de clergé et de peuple assistait à ces grandioses funérailles.La vaste cathédrale était littéralement encombrée.Au delà de que dans 00 écoles, le français est la prêtres remplissaient le chœur?langue enseignée ; que des institu- je bas-chœur, et débordaient jusque leurs ne peuvent enseigner l’anglais dans le haut de la nef II nous a été UN PEU TOQUÉ! S'il fallait relever toutes les folies et les inepties qui s'impriment chaque jour dans YElecteur nous n’en finirions pas.Il en est une, ce matin, qui bat toutes les autres.Le voilà maintenant qui rend le département de la milice responsable de la mort du major Short et du sergent Wallack.Il a le soin cependant de nous annoncer que c'est tous toute réserve.Ecoutons le un peu, ça vaut la peine : Nous annonçons sous toute réserve— car cette nouvelle est tout à fait extraordinaire,—que la mort du major Short et du sergent Wallack est due à une mesquinerie du département de la milice.Depuis longtemps, nous dit-ou, le commandant de la batterie B demandait au ministre de compléter les accessoires nécessaires à un régiment d’artillerie,en achetant une petite batterie électrique.Cette machine destine à mettre ie feu aux poudres n’aurait coûté que $2.50.^ Cette demande est toujours restée sans réponse satisfaisante, et voilà pourquoi tout Québec pleure encore sur les tombes des deux héros.Y a-t-il moyen (l’être plus fou et plus ridicule ?Et dire que c'est un journal qui se prétend important qui publie de pareilles absurdités.et qu'un grand nombre de livres en usage dans ces écoles sont les mêmes que l'Eglise catholique met entre les mains des enfants dans la province de Québec .Le Mail se livre à des attaques violentes contre tout ce qui est catholique et français.LES MENACES DE L’ELECTEUR " ! L’Electeur en veut aux employés publics qu'il menace de ses foudres.Il les accuse de conspiration contre les ministres, et prétend qu’ils fournissent à l’opposition des armes contre le gouvernement Mercier.Malgré, dit-il, leur serment d’oflice, qui oblige à ne rien divulguer de ce qui se fait dans leurs bureaux, ils ne se gênent pas de dire tout ce qui se passe, et à bon escient, de critiquer tout ce qui se fait par leurs chefs, de donner aux allai!es les plus anodines les couleurs du scandale et de le communiquer dans ce sens aux adversaires du gouvernement.Ce sont i nx qui ont répandu dans le public la notion fausse et mensongère que certains amis des ministres contrôlent l’administration et s’ingèrent‘dans la direction des affaires départementales.Allons, du calme, M.Pacaud, du calme, comme dirait benoîtement votre chef, M.Mercier.Ce ne sont pas les pauvres employés publics, que vous voulez faire destituer, qui ont répandu ces bruits là dans le public, ce sont vos propres amis, entr’autres monsieur "William Perfect Lockwood, qui trouvent que votre ingérence comme celle de certains autres fripo-teius coûte un peu cher parfois.Meurtre iPiiiie iuurqiil.se Bruxelles, 7.—La marquise de Caste-lar, vieille femme appartenant à une famille noble belge, a été trouvée assassinée dans son lit au château Marlhaux, à Mous.Ce crime a causé grand émoi dans la ville.Elle a été frappée au cœur.La balle a été tirée de la fenêtre dans la chambre à coucher.On suppose que l’assassin est un cultivateur auquel la marquise aurait refusé d’accorder une réduction de loyer par lui demandée.IÏ1GR LE GRAND-VICAIRE LANGEVIN Ses /un e vailles La ville de St-Gerrnain de Ri-mouski a fait jeudi, d'une façon grandiose, les funérailles du prélat éminent dont la perte l’a plongée dans le deuil, du révérendissime et illustrissisme Mgr Charles-Hyppolite Edmond Langevin.protonotaire apostolique, vicaire-général du diocèse de St-Germain, et prévôt du chapitre.On peut dire sans exagération que la mort de Mgr le grand-vicaire Langevin a jeté la ville et le diocèse de Rimouski dans la désolation la plus profonde.La douleur publique s’est manifestée (le toutes parts avec une touchante éloquence.C’est un père, c’est un ami, c’est un bienfaiteur, c’est l ame de toutes nos œuvres que nous avons perdu, s’écrie-t-on ; et l’on a raison, car Mgr Edmond Langevin était tout cela.Dans la chapelle de l'évêché où il était exposé, la population n'a cessé d’affluer.Toutes les classes de la société sont venues prier autour du cercueil du grand vicaire, ou pour mieux dire sont venues l'invoquer comme un bienheureux.Les mères y ont amené leurs petits enfants comme à un pèlerinage.La vénération populaire n'a pas épargné les vêtements du saint prélat, et l’on a constaté que des morceaux de sa soutane avaient été coupés et emportés comme de précieuses reliques.La translation des restes de Mgr le grand-vicaire Langevin a eu lieu de la chapelle de l’évêché à la cathédrale, mercredi après-midi.Mgr de Rimouski, y présidait accompagné d’un nombreux clergé.Le cortège était imposant.Malgré le temps incertain, toute la ville était sur pied Le prélat défunt, à demi couché dans sa bière découverte, passait au milieu des hommages et des larmes de cette population qu'il avait tant aimée-C’était une scène saisissante, l ue troupe d’enfants dirigés par les sœurs portaient les croix et les couronnes, hommage funèbre de la famille et d’une foule de personnes.En avant de la bière six élèves du séminaire portaient un drap mortuaire étendu.Puis venait le cercueil que suivait immédiatement M.le Dr Gauvreau, médecin de Mgr le grand-vicaire.Le deuil était conduit ensuite par Sir Hector Langevin, MM.Edouard Langevin et M.A.N.Langevin, frères du défunt, M.A.Ii.Macdonald son beau-frère, MM.Laforce Langevin et T.Chapais, ses neveux.Le barreau de Rimouski marchait en corps dans le cortège, ayant à sa tête M.le juge Larue, de même que le conseil- de - ville, la société Saint-Vincent de Paul, les sœurs de la impossible de nous en procurer une liste complète.On remarquait Mgr Marois, représentant Son Eminence le cardinal, retenu dans son diocèse par sa visite pastorale, M.le chanoine Leblanc, représentant Mgr l'archevêque de Montréal, M.le chanoine Bouillon, représentant Mgr l'archevêque d'Ottawa, M le chanoine Rheault, représentant Mgr l’évêque des Trois-Rivières,* Mgr Hamel pro* recteur de l’Université-Laval, MM.les chanoines Saucier, Langis, Carbonneau, Blouin, Vêzina, Bernier Fournier, Auch-t, Rouleau, Blanchet Bolduc, Bilodeau; Mgr Guay, P.À.; MM.les abbés Fortier, supérieur du collège (le Lévis ; Lessard, du collège de Ste-Anne ; le R.P.Héroux, représentant les RR.PP.Jésuites ; Gauvreau, curé de Notre-Dame de Lévis; Bélanger, chapelain des Sœurs-Grisés de Québec ; Lasfargues, directeur de l’œuvre du Patronage ; L.N.Blais, curé de la Rivière-du-Loup ; Hallé, curé de St-André, et la plupart des membres du clergé du diocèse de Rimouski.Parmi les laïques on remarquait : Son Honneur le juge Larue ; MM.Grandbois M.V.; Riopel, M.P.; Fiset, M.P.; Deschênes M, P.P.Martin, M.T.P.; A.P.Garou, magistrat de district, Asselin,Dionne, Drapeau, L.Taché, Bernier, N.Pou-liot, Gleason, membres du barreau de Rimouski ; P.Y.Taché, C.E.Pouliot, Vincent, de Fraserville ; C-Bertrand, de U Ile-Verte ; J.B.Beaulieu, Lebel, de Gacouna ; Alf.Desjardins, Michaud, ingénieur civil, C.Michaud, arpenteur, de Saint-André de Kamouraska ; Thomas Breen ; E.Bender ; Dr Pourtier etc.Mgr Bégin, évêque de Chicoutimi, arrivé du matin, a chanté le service, avec Mgr Marois, comme prêtre assistant, et MM.les abbés P.Beaulieu, vicaire à la Rivière Blanche et R.F.Sirois, directeur du grand-séminaire, comme diacre et sous-diacre.M.Arthur Çhamberland, avocat, était à l’orgue.Le chœur des élèves du petit séminaire, avec le concours do jeunes gens de la ville, a chanté la messe de Requiem de Pastel, sous la direction de M.l’abbé Gagnon, préfet des études ; les solistes étaient M.Ernest Gyr, M.André Aiulet, M.E.Roy, et M.Louis Voyer.m Au Graduel, MM.Arthur Côté, Gonzague Belles-Isles, Florian Rnest, et Edouard Martin ont chanté un Pie Jesu (quatuor).A l’offertoire, le chœur des élèves a chanté Vin paru-disum de Battman.Après la messe, Mgr de Rimouski qui assistait au chœur, a revêtu les habits pontificaux, pour le libera, et est venu prendre place à l’entrée du sanctuaire, au pied du cercueil, avec Mgr Hamel, comme prêtre-assistant, Mgr Guay, comme diacre, et M.le chanoine Leblanc comme sous-diacre.Pais M.l’abbé Gauvreau, curé (le Notre-Dame de Lévis, monta en chaire, et prononça la plus émouvante et la plus touchante des oraisons funèbres.Averti quelques heures seulement avant la cérémonie, M.l’abbé Gauvreau s’est admirablement acquitté de la tâche délicate qu’il avait dû accepter.Il avait TnîfLTEA IjA CH AM BUE I nc bagarre entre «iouanicr.* et contrebandier* Une ville litcendiet» Le« mort* de J6laii*towii Sir John A.Macdonald Scene tninultiieii.se a la cliaiu-lïre.— On veut eiupeeher Ferry de parler.— I1 *’.* riiitM, »»I« l»fd« jir *ur» «u main ce r.'u.l* *ùr et CMté.o, I.K liAlJlK • él.U'.N 1*01 II l.l S POUMONS., 4,Hr.4.o\m voir* il.«r fm-.t.«IMlcel* *t fMWei.*ui cen- j ,.nt toiijoui.«a |i«i l 1 I qui »>jnl ««jri» t»u *rou»f #,ut< uer-roti« que «uu.le* eau «»*» cr«up eut Uar origine 1.11 rhuuo*.Le BAUME à’ALLEU est Titre «rida.N* m'.trclm qui n'nnt jim «*umI r gi;*r1r lf»r« p»Uents .!••.(nOnt »*»u\ r« ce ti-m» U HVftut «1 âli»nJo«B«r lü C»«.C»r 1,01,t ,*von« *j’u« M-n «ici tic» i>r'¦»aHation «U aux qui iImi t.t ai1 |il.iufi«t »«n raaiM# pour I* rhuiua *u lo cr-' ii*.t'.Mix q «I \ .n «tiriant nn rrmiie paurlaoon* .«uiptiuii mi a • .!.• l.l t1.Il* «le# |«OUB0«a Navraient acheter |r* grunite* Imu*« llt- i île 11.En vente p.tr ton* le* marchand» d# médecine*.t Jttél c ter Mai 1889.LE et après le 1er JUIN prochain *• La Caisse d*Économie ” paiera à son Bureau, Haute-Ville, un dividende de tîM»T sur le montant «lu capital ver-é, pour le semestre expirant le 31 du courant.L’assemblée annuelle «les actionnaires aura lieu dans la bâtisse delà “ Caisse d’Économie ” Haute-Ville, LUNDI, le «lix-sept JUIN prochain, u sept heures et demie P.M.Par ordre, L.C.MARCOUX, Sec.-Très.Québec, lcr Mai 1SS9—ôs 9^2 an nn \nw.mu «.ü NOTRE spécifujuc No 25 restaure d’une ma nière permanente les forces vitales épaitées, la virilité perdue et la débilité générale, quand tout autre traitement lait défaut.Envoyez 6 cents en timbres pour notre TRAITÉ et les DIREC TIONS en vue de la guérison à domicile.TORONTO MEDECINE Co., 343.avenue.SpadinAj Toronto, Ontario* Québec, 25 mai T888—lan Soi —m CAMPBELL’S Cathartic Compound K«t effectif à potite» «lo«e-«, ngit eau* irriur, no donne pas dt n»uiûe», ot no produira pas do oongeitlon 1 cominn ln plu* part «1«* ca-thartique»n«li«lui*tr4»»0u» forme do pilnU», de.Lcb femme» otlo* enfanta ayant l*o»tomx6 très een*i-ti?ef pronnont cetto m6«la* citio «mus troablo oudûrau-^ Cement.Le Composa ©ArnAKnocn dk Cammbri^* est spécialement adapté A la guérison do Maladie: du Toio ot Sécordrei Cauiii vkt la Bile.E:t:aas A:îio et Terte d’Apétii Mal do Têto Bilieux et Constipation Chronique ou autre.Toutes Maladies résultant d’un Déracinent d'ïitoiu:.Cetto médecine étant sons formo liquide, la «loao peut Mro fucilement réw’lro »olon lu» boaolntdo rlinnuo poreonn»* ; 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Un parvint à frire fonctionner deux pompes à bras, et avec lo peu d’eau qu’on avait, 011 se rendit maître de l’incendie.Bien des gens à Fraserville agitent la question d'un aqueduc.Conseil-de-ville Vendredi, 7 juin.Il y a eu, hier soir, séance du conseil municipal, à laquelle assistaient presque tous les membres.La séance t si ouverte sous la pi residence du grelher.M.le conseiller Chambers propose, seconde par M.Foley, que l’honorable M.liearn, soit élu pro-maire, en remplacement de l’honorable M.Langelier, parti pour l’Europe.Cette motion « st a loi s mise au vote ?t perdue par 13 contre 6 Il est alors proposé par M.IIearn, secondé par M.Rhêaume, que l’on procède à l’élection du pro-inaire de vive voix.Cette motion est «adoptée et les votes commencent.On décide que l'élu doit avoir 11 voix sur concurrence de cinq candidats.M.i'échevin Demers propose alors tjue la séance soit suspendue, afin de s’entendre sur les votes.A la reprise de la séance, le vote donne le résultat suivant : LA COMPAGNIE CHINIC QUEBEC Ancienne maison IflETIIOT fondée en ISOS.« 1 Fabricants de clous et de Moulanges et Marchands de Fer FOURNISSEURS ORDINAIRES DES FABRIQUES ET DES Institutions religieuses et d'éducation Successeurs de BE AUD ET ty CHINIC COMMERCE de OROS et de RETAIL PROPRIETAIRES DES MAISONS SUIVANTES : CLO UTERI JC VE NT ADO UIl Beauport EA BR TQ UE DE IIP UL A XGES____rue de ta Chapelle.St-Roch ENTREPOT DE CROSSE QUIXCAIL-LE RIE ET DE C HA RRONNAGE _ruc des Sœurs, Basse- Ville BUREAUX ET MAISON DE VENTE pied de la cote de la Montaa ne Stock universel et eomi>let.NIurehaiuliKes «le 5 I * C U 20 K / * â g S £ M UO / a ." i t.Z 9 HA m • “ K ï s v u ~ 2 z O U Le Rénovateur des Cheveux VÉGÉTAL SICI3LIEHNT.(Hall’s Hair Rcnewer.) A été la première préparation parfaitement adaptée à la ^uérisoii «le» maladies «lu cuit chevelu, et la première aus>i :i rendre, au cheveux gris et flétri*, leur couleur primitiv* leur croissance et le lustre brillant «lu jeun ügo.l)o nombreuses imitations ont suivi, mais aucune ne possède les éléments requis pour la conservation de la chevelure et du cuir chevelu.I.o UftNOVATr.ru des Chi:\kiw ut: Hai.l a constamment grandi dans T estime publique, et sa renommée s’est propagée dans toutes les parties du globe, tant il répond à un besolu général.I.e succès saus précédent qu’il a obtenu n’est dû qu’ à une cause: “ Il tient ce qu’il promet.” Les propriétaires du Rénovateur ont été souvent surpris de recevoir des commandes des pays lots plus éloigné**, alors qu’ils n’avaient rien fait pour introduite leur préparation dans ces contrées.Le Rénovateur des Ciikveux de Hall, mémo employé pendant un temps très court, produit un effet favorable à l'apparence personnelle.It nettoie le cuir chevelu «le toute impureté, guérit toutes les humeurs, la fièvre, empêche les cheveux de devenir sees, par consequent la Calvitie n’est plus ù craindre.11 stimule l'action des glandes aU'ablies, et les met à même de produire une nouvelle croissance.Les effets «le cette préparation ne sont pas passagers, comme ceux des préparations alcooliques, ils restent longtemps, co qui la rend supérieure et économique.(Buckingham’s Whisker Dye.) 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MEUBLES ! ! ./m.W ST ^b3 19 mai 26 44 VT en allant en Europe.I>es vapeurs du service de Londres, Québec et Montreal * '* *• **¦ De Montréal à Le Londres Steamer t Londres le ou vers le • • • • • • • • • ••••• •••• Grecian J 9 mai 2 mai Assyrian •> -i ii -a 16 11 Canadian •••»•• L juin 30 11 Grecian j 20 44 \ CEUX qui ont besoin de meubles, nous con-/\ conseillons de s’adresser à la maison C.O.Bedard.Cette maison est connue pour faire des meubles de première classe.Toutes commandes , , seront exécutées avec soin et promptitude.On y Ces Mc-amers ne transporteront aucun passager I exécute Set de Salon, de -aile .1 I >iner, C hambre à Coucher AUSSI Réparation de Meubles Couture et Posage de Tapis Matelas de tout genre Le rüussigné attire l’attention de scs nombreuses pratiques et du public en général sur le grand stock de chaises de tout genre qu’il vend a bas prix.C.0.BEDARD, rue Saint-Joseph, Saint - Koch, Québec, poite voisine de chez M.J.Gauthier 1-rère, peintre-décorateur.Québec, 2 avril 1SS9—lan 960 Ces steamers ne transporteront aucun passager en allant en Europe.*5.Des billets de Retour, bon pour 12 mois-, *cront donnés à prix réduits.On ne peut retenir sa chambre sans en remettre le prix d’avance 11 y a à bord de chaque navire un médecin.ÛSuUn vapeur avec les malles et les passagers pour les Steamers de la Malle de Liverpool laissera c quai du Grand Tronc, Pointc-Lévis, à HUIT heures, et le quai Napoléon, Québec, à NEUF heures piécises, le matin du départ.Des billets de connaissement pour la traversée sont donnés à Liverpool et aux ports du Continent pour tous les points du Canada et des Etats de l’Ouest.Pour de plus amples informetions s’adresser à ALLANS, K A K dr* CiK., Agen^ Québec, S mai 1889 782 Israel Dumais, J- I V ._______________________ —a.- XO TA II*E.U MAIS a ouvert son bureau à.S.Louis "S- r- Compagnie de Navigation à Vapeur de Détroit et Cleveland A MACKINAC VOYAGES DE L’ÉTÉ Steamers Palais.Taux modérés QUATRE VOYAGES PAR SEMAINES K NT R K Detroit Vile MacJcinac, PcAosL-tj, Sa ut f Stc-Marie, et tes Ports du Lue Ifurou TOILS LES JOURS ENTRE DÉTROIT ET CLEVELAND Télégraphe d’alarme Quartier S ai n /-Louis Boîtes 1 rut- S te Ursule, station central*-*2 Ste Anne et Panet.3 Grisou- et Su- Genevieve.4 Ûaldimaud et St Loui*-.5 Jardin?et Ste Ann*- 6 Buade et Fort.Quartier du Palais 7 Hébert et Rempart.8 Ste Famille et Hèbeit, 9 Séminaire de Quel ec.12 St-Jean et Collins.13 Palp,U et Mac-Mahon.M S.Jean et S.Stanislas.Quart ie r Ch a mpta i n 15 Chantier Dinning, Cap Blanc.16 Epicerie Taylor, Cap Blanc.17 Station du feu, Près-de-Ville.21 Maison Giblin, do 23 Mahon Grant, rue Champlain.Quartier Saint-Pierre 24 Dalhouaie e> Arthur.25 Côte de la Montagne, au baa.26 Sault-au-Matelot et S.Jacques 27 Côte Dambourgea et S.Paul.31 Lemesurier, rue S.Paul.32 Marché S.Paul, station.Qu a rtier ./acq ues- Ca rt ier 34 Prairie et S.Dominique.35 Fossés et Pont.36 S.Valier et Ia Chapeli* 37 L’Eglise et S.Joseph.41 Dorchester et N.D.des Anges.42 S.Valier et Belleau.43 Colomb et Nelson.45 S.Anselme et S.Joooph.4v Arago et Turgeon.Quartier Saint-Roch 28 S.François et la Chapelle.29 Rue de l’EglUe, chantier Bertrand 38 Dorchester et des Commissaire».46 Caron t*t la Reine.47 Keino et Couronne.49 Prince Edouard et Grant, 5) Reine et Pont.52 S.Dominique et S.François.53 Dorchester et Rylanü.Quartier Montcuhn 10 Sto Julie et d’Artipny.54 Artillerie et Ste Eustache.5G S.Augustin et S.Patrice, 57 S.Patrice et Berthelot.58 Grande Allée et fccott.62 Artigny et 8.Amablo.62 rue S.Amable, Bon Pasteur.La lettre qui suit parle d’elle-même : Chf.rs Messieurs."—Durant trois ans, j’ai eu à lutter contre cette maladie mortelle, la Dyspepsie, tellement que j’étais privé de presque toute nourriture mais surtout de viande.Ayant entendu parler des diverses guérisons opérées par BEAU ST-LEON, je commençai à prendre régulièrement deux ou trois verres par jour après les repas, et maintenant je mange tout ce qui me plaît et jouis d’une santé parfaite.Ce résultat, je l’attribue à L’EAU ST-LEON, la plus merveilleuse des eaux minérales.Je conseille à tous ceux qui souffrent de quelqu’indisposition de faire usage de L’EAU ST-LEON et je suis sûr qu’ils seront guéris.LOUIS LAROSE, Maîtrc-maçcn, .32, rue Artillerie, Québec.* ette eau est en vente en gros et en détail par MM.G1NGRAS LANGLOIS d- Cie, En face du I’alaisCardinalice, Québec, tiuéhcc.2 juillet 1888.LA PLUS GRANDE MERVEILL DU TEMPS MODERNE.es®’® f X-ir.W S v PS Pilules et Onguent Holloway / | TS PILULE.-; [purifient fa sang, et guéri uca n loin Iw dérangements foie, de l’esloino-•e?•¦«In4* ot des Intestins.Elles donn«n‘ ! •j-' a tt ia santé aux coastU irions débibs.-or.t d U" «^cntiro lr » •:-'éslihla dan?fai r \\ nohitlons des personnes du sexe de to-u r ‘¦'our !r-« «nfantr et I •- viot!’ard3.nües 4 In-sl'.nabJe « i un rt-i fa.de Infaillible pour faa douîsure Jambes fa poitrine, pour fa3 vliülte '•nrw, idnles ulcères, il «si excellent pour la goutte et je rhu.j Le SS.“ MlltA MIC 111 C'npt.A.Baquel Quittera quêbec, MARDI, le 11 JUIN, A 2 h.P.M., pour POINTE AUX PÈRES, GASPf:, MALHAIE, ou POINTE ST-PIERRE, SUMMER-SIDE, CHARLOTTETOWN et PI CTO U, a Tétant « tous les ports intermédiaires, excepté à la POINTE AUX PÈRES, pendant quelques heures pour permettre aux passagers d’aller à terre.Excellente accomodation pour les passagers.lx*s consignataires sont priés de marquer au long l’endroit ou ils envoient leurs marchandises, afin d’éviter les t rieurs dans le déchargement.Pour le fret et le passage, S’adresser à ARTHUR A1IERN, Secrétaire, Quai Atkinson.R.M.STOCKING, Agent des passageis, En face de l’hôtel St-Louis.Québec, 2 Mai 1S89 9S4 ~ ELIXIR ~ Préparée par les SŒURS DE L’IIO PITALDU SACRÉ-CŒUR J.& W.RH B Fabriquants «le Papiers, 124, fine ST-PAIÏB., QUEBEC.MOULIN DE PAPIER A LORETTE.Papie pour journaux, papier Manille pour envelopper feutre \ lambris, feutre ù tapis, feutreii couvertur sec et goudronné.MOULIN AU PO N 1 ROUGE,-l’ulpe de bois, carton de bois.MOULIN WOODEND A PORTNEUF.—Carton d'asbeste pour empaqueter, pulpe de bois, carton carton j>our boîte.MOULIN A S7 E-ANNE.— Carton cuir pour fabricants de chaussures, puljn?dt bois, carton.Marchands de Papier, Papetiers rt Papier à Tapisser de toutes sortes AUSSI : —Guenilles, Amarres, Produits Chimiques et "Materiel complet pour la manufacture de papier, Vieux Métaux, Machineries, Goudron et Résine.wsr Le plus haut prix payé pour tout ce qu neernt la fabrication du papier.1 Cet elixir contient (à l’état soluble et assimilable) tous les principes du sang heureusement associés \ l’esprit de vin et au célèbre Fer Bravais.C’est un composé alimentaire et médicamenteux qui'demande le moins de travail possible de l'estomac, pour être absorbé dans le sang et qui, de plus, active l’appétit et la digestion, le rendant ainsi supérieur, dans son usage, à tous les extraits de bœuf.L’expérience de plusieurs années a prouvu que c’est le remède le plus prompt et le plus act il pour enrichir le sang, pour combattre la tendance à la consomption et la dyspepsie des personne débiles.A VENDRE.I a MAGNIFIQUE PROPRIÉTÉ JLi connue sous le nom de ChatkàU-Bigot, dans la paroisse de Charles-bourg, contenant 140 arpents de terre en superficie, dont 20 dans un l>on état de défriche ment.Trois cours d’eau arrosent cette terre avantageusement située sur le versant d’une colline bien exposée.I>cs bois qu’on y rencontre plus communément sont : l’épinette rouge, l’épinette blanche, le bouleau, des pins plusieurs fois séculaires, et des érables,—mille en nombre—, assez gros pour former une sucrerie.Il y a aussi l>cacoup de chasse et de pêche.Pour les conditions de vente s’adresser \ M.LÉGER B ROUSSEAU, Propriétaire du Courrier du Canada.9, rue I’uade, Québec De Quebec aux Anîilles NOTES DE VOYAGE Par M.l’abbé MONTMINV Ce charmant ouvrage gui vient de f traître est'en vente chez tous les libraires de Québec au prix modique de 30 CENTS Comme le tirage de cette brochure est limité, le public voudra bien se la procurer sous le plus court délai.I,cs deux cents pages de matières qu’elle renferme sont des plus attrayantes.Raconté dans un style sobre et facile, le voyage de M.l’abbé Mont-miny ne saurait manquer d’intéresser toutes les personnes désireuses de s’instruire t- de se renseigner sur une contrée aussi peu connue que les Antilles ; son climat, les habitudes, les mœurs et coutumes de ses habitants, la topographie et la description de chacune des îles, le «langer de la navigation pour s’y rendre.Ix: livre de M.l'abbé Montminy peut être mis entre les mains dc< étudiants des collèges, des académies et des écoles.Ils trouveront dans quclques pages tout ce qu’il faut pour rendre complètes leurs études géographiques sur ces lieux que les rapports commerciaux et autres avec le Canada rendent dc> plus en plus intéressants.J.A.LANGEAIS, ., Editeur.Québec.11 Août 1888 fu • .fanï^ Pour fa j maux de gorge, bronchite, rsurt.•ouj, excroissances glanduleuses, et pour tout.** ••s me failles de ia peau, 11 est sans rival.Manufacturé seulement à rétablissement .*• professeur HOLLOWAY, 553, BUE OXFOJH LONDRES, et vendu à raison de ts.Jjd., 7s.•• !., 11 s.7as., et 33s.chaque boite et pot, et au • kinada à 36 cents, 96 cents el $1.60, et !cc r.:*:* vrandrs dimensions an proportion.A.VK&IT1N8£88ENTS.—J• n’ai p^d’-goats aux Etats-Unis, ot mes remôd-js m: pas vendu» dans ce pays.Les acheteuis devioni cio:j lain- attention è l’étiquette sur lis pots et ies boites.81 l’adresse n’est pas 633, O X FO H ri STREET, LONDRES, il y a falsification.’ Les marques «ie commerce de mes rere»*U sont *nn)?zistrôe9 à Ottntv* et i Washington Signé * THOMAS HOLLOW/» Y, 533, Oxford Street.Lcado .* *ftV4ttbrt te*4' • — î J:a Livres a Vendre A LA LIBllAlItiE DU ‘ Courrier du Canada LOUIS JO BIN STATUA E Et SO.Coin des Rues Ulair UontuiiM* «*1 KSitrlou.QUARTIER MONTCALM, Q U E B E C .CONDITIONS —DU-— i Bazar de New- Carlisle Pour l’Eglise Catholique de eette paroisse (devant avoir lieu en AOUT prochain) AUlükIS EPAR I.A BIENVEILLANTE PERMISSION 1 k Sa Grandeur Mgr J.Langevin M.D DE MÉTABETCHOUAN, (LAC S.JEAN, P.O.Chambord), près de la jonction du chemin de fer de Québec et du I^ic S.Jean, où il a fixé sa résidence.Il informe le public qu’il s’occupe spécialement Le sa profession, de colonisation, de prêts hypotlié-aires, de vente de terres et de collection.Etabli au Lac S.Jean depuis dix-neuf ans, et .agent des Terres de la Couronne depuis quinze ans, I On i>eut obtenir nos PAMPHLETS II.LUS* i est, par conséquent, en état de donner les meil-1 TRÈS et les Billets «l’Excursion de l’Agent «les urs renseignements possibles aux colons qui dé- Billets ou en s’adressant ù sirwit s’établir au Lac S.Jean.R.]!.WIIITCOMli, G.J*.A., Détroit, Midi.11 est aussi agent de la Aew-iork Life Insu- * ’ rance Company et de la Liverpool, London and Compagnie de Navigation à Vapeur de Detroit et Voyages spéciaux k Dimanche en juin, ' ' juillet, août et septembre DOUBLE LIGNE QUOTIDIENNE ENTRE CHICAGO ET ST-JOSEPH, MICH.SOUS le patronage de l’honorable sénateur Théodore Robitaille, et sous la présidence 63 Grande Allûo, Ste Brigitte.• l1>05°.r{,ir®
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