Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 21 juin 1889, vendredi 21 juin 1889
38emc Année No 13-Edition quotidienne-"12ème Année Vendredi 31 Juin 1883 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.TR CTf^OIS.ET J’AIME.THOMAS 0IIA PAIS, Rédacteur en Chef.LEGER BR 0 USSE A U, Editeur-Proprietaire.fl/F/X POSITION (DE V Univers) Je ne mis s'il y a beaucoup de Parisiens pouvant se souvenir de la premiùie Exposition universelle, qui eut lieu sous le règne de roi Charles X, voici plus de soixante ans.La cour du Louvre en avait fourni tout remplacement.Des galeries en bois y avaient été dressées à chacun des angles, suivant le développement des bâtiments ; elles étaient éclairées par en haut et coupées aux quatre portes, donnant toujours libre passage vers les Tuileries et Saint Germain l’Auxerrois, la rue St Honoré et les quais.L’outrée des galeries était gratuite, et elles se trouvèrent trop étroites pour la foule qui s’y pressa.L’exposition était un étalage où chacun faisait montre de sa marchandise.II y a loin des proportions que nous rappelons, aux développements somptueux et aux foin s luxueuses »• t vraiment monstrueuses de 18S9.L'exposition d’avant 1830 avait été u«.i-quement industrielle et commercial •.Les négociants, les fabricants y avaient pris part, les ouvriers y portaient leur curiosité ; les hotnun s d’allaires, savants, ingénieurs, chimistes et autres $ trouvaient de l’intérêt.On tendait déjà, des cette époque, à démocratiser l’industrie ; on visait â la production à bon marché; on s’appliquait â remplacer la solidité et la force des objets fabriqués, par ce qu’on a appelé des trompe-l'œil.Un des grands succès de la première exposition avait été la statuaire en carton pâte ; la bourgeoisie qui régnait déjà et qui allait bientôt se couronner d’omnipotence,admirait qu’on put â si bon marché élever des statues aussi présentables.La statuaire en carton-pâte, malgré le bruit qu’elle lit lors de l’exposition, ne compte pas dans le domaine de l’arl, le carton'pâte n’en a pas moins fait son chemin.Ses moulages faciles ont remplacé dans la décoration des appartements les moulures capricieuses et élégantes, les oves les rinceaux, les volutes â vives arrêtes que nos pères demandaient au ciseau des ouvriers.C’est la main-d'œuvre, c’est l’intelligence, la finesse et la beauté du travail qui paie ainsi l’économie que le luxe a trouvé â l’emploi du carton-pâte.Les riches encadrements des portes et des fenêtres, les fleurs et les fruits qui courent aux plafonds des plus somptueux hôtels contemporains, sont de la camelotte, comme disent les artisans, au prix du moindre panneau de boisseries de l’appariement d’un petit bourgeois de la fin du siècle dernier.Les habitations alors avaient toutes un eaiactère personnel ; ci leurs divers ornements accusaient les goûts, la sitùation et les honneurs de ceux qui les habitaient.Le comte de Toulouse, grand amiral et grand veneur de France, avait rempli la fameuse galerie de son hôtel do la Vrillière â Paris, d’attributs de chasse et de conques de navires.Le plus mince bourgeois, applique aux affaires commerciales, ornait â son tour son salon des attributs de l’industrie et du négoce ; il faisait grouper des ancres, des bal- lots, des livres, des cordages au dessus des portes, agencés avec goût et sculptés à plein bois, aussi bien que les guirlandes de feuilles qui couraient légèrement le long des plafonds, aux frontons ou aux alentours des glaces.Le moule à carton-pâte a remplacé partout ce travail délicat d’une main d’œuvre habile et intelligente ; il a ruiné le beau métier de sculpteur sur bois.Qn autre triomphe de cette première exposition universelle avait été le bon marché de divers objets d’utilité populaire.Il y avait entre autres certains couteaux à trois sous ou peut-être même à six liards, dont raffolaient les savants et les économistes du temps,Thénard sans doute, Gay-Lussac ou le baron Dupin.On entrevoyait l’âge d’or ; les objets nécessaires à l’homme allaient lui être donnés .pour rien.J’ai'gardé mémoire de ces couteaux ; ils me sont restés dans l’esprit comme témoignage du but où visait l’industrie, fille s’est lancée aujourd’hui tout entière â la poursuite de ce problème du bon marché; elle y est sans cesse retenue et sollicitée par la concurrence.Or, le moyen le plus sûr et le plus rapide pour attindre le bon marché est la diminution delà main d’œuvre ; depuis cinquante ans, nos piospérités n’ont pus eu d’autre source.Etablissement des machines, développement de la pro-! ductiou, des frais généraux, tout converge â aboutir à l’affaiblissement du salaire.Je ne dis pas que les expositions concurrent à ce but fatal de j la constitution des industries modernes, où le travail n’a pas de garantie efficace et le capital ne sent pas de* frein.On ne répond pas à tout-avec le mot de liborté.11 entre dans ce grave problème de la production industrielle et du réglement du travail une influence des mœurs où les lois humaines ne peuvent suffire et que l’église seule peut atteindre, renouveler et régler.Or l’église est bannie des législations modernes, même elle est mise hors cle la société autant que le peuvent les gouvernements et les législateurs.Les problèmes du salaire avec toutes les questions qui s’y rattachent sont agités par des hommes qui ne peuvent qu'alarmer les intérêts et exaspérer les dissentiments.Le contact du travail et du capital produit les liches et délicates œuvres que les, expositions étaient à nos yeux.Mais ces productions si belles et si puissantes quelles soient, ne sont pas des gages de paix ni des garanties de prospérité : les hommes qui ont sac et peiné à fournir ces merveilles ont-' ils trouvé dans leur travail avec une équitable rémunération, la part déco bit n être et de ces joies que Notre- : Seigneur a voulu apporter sur la terre et que la constitution des divers Etats formant autrefois la République chrétienne, donnait abondamment et assurait aux -plus petits et et aux plus faibles.On peut rouler ces questions en visitant les palais, les parterres, les jardins et les eaux jaillissantes de l’Exposition.Tout n’y parle pas seulement.du travail, du courage et de l’énergie de l’homme.C’est encore son orgueil qui s’étale, c’est un luxe immodéré qui s’accuse de toutes parts, un sensualisme brutal et dégoûtant qui vit partout ; et l’Exposition au lieu d’être un concours et un appel à l’industrie paraît une provocation constante au plaisir et à la godaille.Toutes ces petites constructions curieuses, qui sont sensées donner l’historique (le l’habitation humaine, ces ruines factices, dont quelques-unes assez réussies, sont des débits de boisson.Cette tour Eiffel qui monte aux cieux élève au-dessus de la terre un cabaret gigantesque, fréquenté par d’honnêtes gens sans doute, mais non moins aussi par des dames et des cavaliers de bohème.On s’est toujours amusé sur la terre, et si le mot de godaille est de l’argot, il est de vieil argot ; mais anciennement la godaille no s’affichait pas ; le cabaret où Racine avec la Champineslé ou quel-qu’autre Ninon buvait et mangeait aux frais du marquis de Sévigné, lie se dressait pas vers les cieux.Le plaisir et ses enivrements sont devenus une puissance au sein de la cité moderne, une puissance que chacun s’empresse à servir et dont l’Exposition ouvre au grand soleil les temples et les repaires dont l’immoralité n’a rien de mystérieux.Le public y court, les Parisiens et les étrangers sont éblouis des fontaines lumineuses aux couleurs bariolées.Les rois de France tenaient que c’était un luxe royal d’avoir dans leur palais des animaux féroces ou monstrueux des contrées lointaines ; {et ils on entretenaient la ménagerie à grand frais.Comme le peuple est roi désormais, il a aussi sa ménagerie, elle est alimentée par l’espèce humaine.Les Canaques après les Lapons, les Annamites, les Egyptiens, sans oublier les Aimées, les Javanais et les Chinois sont amenés de loin pour amuser le peuple républicain de France.C'est une de ses l’êtes, depuis déjà plusieurs années, de parquer dans ses jardins, avec les animaux exotiques quelques individus curieux de la race d'Adam, du Nord ou du Midi, des lils de Chain, de Sem ou de Japhet, tous fils do Noé et que l’Eglise nous donne pour frères en Jésus-Christ.La république les amène et les remmène à son gré, selon une traite humaine multicolore qui ne se-croit pas esclavagiste,et que notre gou vernement pratique pour livrer à la risée publique et lui faire coutemplcr la faiblesse ou l’ignorance de ces races déchues et affaiblies, que nos missionnaires vont évangéliser.A travers les dômes cloisonnés et émaillés.les minarets dores et tous les spécimens des architectures lointaines et barbares, c’est labôte humaine qui se délecte et se pavane au champ-de-Mars comme â l’Esplanade des Invalides.Ces constructions si riches d’apparence ne sont d’ailleurs que platras et ferrailles ; tout ce luxe est éphémère.On parle des folles dépenses des despotes d’Asie pour construire et orner leurs palais de fête.Les fêtes du peuple républicain ne laisseront rien derrière elles, et toutes ces constructions qui ont coûté plus de millions que le palais de Versailles s’eflrondreront et disparaîtront dans la boîte aux ordures.Le travail, l’industrie, la richesse publique y auront ils gagné quoique chose ?Le goût du luxe, l’amour du plaisir, la soif du bien être s’y développeront assurément ; et ce n’est pas pour lui apprendre à supporter, goûter et aimer son travail pénible, son intérieur modeste, sa vie étroite et difficile de chaque jour que le peuple de Paris aura été invité et attiré pendant des mois et des mois â se ruer aux fêtes et aux plaisirs, et à provisés et de cuisines exotiques, à l’apothéose brutale et à la poursuite acharnée du sensualisme.A travers tout, la curiosité des raffinés aura-t-elle trouvé quelque satisfaction ?et si les arts et métiers par hasard puisent quelque lumière, ne sera-t-elle pas tristement compensée par le dégoût de la vie dismète et l’éloignement du travail sérieux Trop de saitimbauriues et trop de clinquants! Trop de bruit, trop d’ar tilice, trop de balivernes et 1rs innombrables cabarets! L'Exposition est une foire dont les baraques sont monumentales, dorées et émaillées.8i elles renferment eu outre quelque merveille, si la galerie dus machines peut étomœr par sa puissance, ne peut-on pas se demander si les mécaniques qui ont.du servir à construire babel par exemple, n'avaient pas déjà quelque force, et si le dédain suffit â nier leur gloire que le Seigneur s’est complu à couvrir de con fusion, Je ne dis rien des beaux-arts; je ne demande pas mieux que d’applaudir à tous les métiers honnêtes.Il faut les découvrir à l’exposition, et je veux croire qu’ils y sont cachés : la luxure qui s'étale outrageusement au premier aspect semble peut-être â tort dominer tout ; c’est bien elle qui a exigé ce» dépenses attentatoires au bon esprit publie, si lourdes pour nos finances et si ruineuses pour le commerce qu’on se mêle de prédire que l’exposition colossale, comme on dit, de 1889, sera la dernière ; et que l’expérience en sera cruelle pour le pays tout entier.Léon Auüjneau.d’en causer avec lui et ses collé- gués.LES DEPUTES IRLANDAIS CHEZ LE CARDINAL MANNING 1 • (DE l'Univers) Le 8 mai dernier plusieurs députés irlandais étaient en visite chez Son Eminence le cardinal Manning.C’étaient MM.Justin MacCarthy, C.Molloy, T.Harrington, Arthur O'Connor, AV.Redmond, Garrett Byrne et Douai Sullivan.11 s’agissait d'une consultation que l’éminent prélat voulait avoir avec les députés d’Irlande au sujet du nouveau code d’éducation qui sera prochainement discuté à la Chambre des communes.Comme cette loi allec-tera les intérêts de l’enfance catholique pauvre en Angleterre et particulièrement les enfants de nombreux Irlandais, le cardinal Manning avait exprimé à M.MacCarthy le désir L’entrevue du prince de l’Eglise avec scs hôtes irlandais fut dos plus affables et des^ plus cordiales.M.McCarthy expliqua tout d’abord à Son Eminence que si les députés irlandais répondaient en si petit nombre à son appel c’est que quelques-uns seulement de ses collègues étaient rentrés d’Irlande et qu’il n’avait pu lui-même communiquer avec tous ceux qui étaient déjà à Londres.Le cardinal répondit en disant que pour commencer il désirait bien faire savoir à tous ses amis présents que pour ses réceptions il ne faisait jamais d’invitations particulières et qu’il serait heureux d’y voir figurer désormais les députés de l’Irlande.Cela fini, Mgr Manning se mit à parler du code d’éducation, exposant avec beaucoup de clarté et de vigueur quelles étaient ses objections, les objections de l’épiscopat catholique anglais tout entier contre le nouveau projet de loi, dans sa forme actuelle.Et il avait tout lieu de croire que c’était dans cette forme que le projet serait contenu par le ministère à la Chambre des communes.Il marqua les dispositions les plus fâcheuses de la loi et en critiqua vigoureusement les détails.Il montra surtout combien l’application de la loi serait hostile aux intérêts catholiques.Son Eminence fit alors remarquer que sur les 1,: 00,000 catholiques d’Angleterre, 1 million était irlandais de naissance ou d’origine.Et il ajouta qu’il ne comptait guère que sur les députés irlandais pour empêcher ce projet d’etre définitivement adopté à cette session.A ce moment le cardinal loua l’amour que les députés irlandais gardaient pour leur foi et le dévouement invincible qu’ils témoignaient à leur patrie.Et ayant expliqué ce qu'il attendait de leur intervention au Parlement, le cardinal demanda aux députés irlandais de vouloir lui donner leur avis sur la question.MM.McCarthy, Arthur O'Connell et Harrington prirent alors la parole pour dire successivement au cardinal qu’ils partageaient sa manière de voir et que le parti irlandais serait heureux d’agir selon les vœux de Son Eminence.Le cardinal passa alors à un autre sujet, car il demanda on souriant à M.Harrington des nouvelles de la Commission spéciale (celle du Times contre M.Parnell).Mais elles sont très bonnes, reprit M.Harrington.Son Eminence exprima alors sa sympathie pour MM.O’Brien et Harrington (cos messieurs étaient venus en qualité de prisonniers “ criminels ” déposer devant la Commission.) J1 ajouta gravement qu’il était bon pour lui qu'il ne fût pas un Irlandais, il parla ensuite avec une grande chaleur de la déposition de M.Parnell et (letou admirable sang-froid sous le plus minutieux et le plus acharné des contre-interrogatoires.” Son Eminence impressionna vivement ses auditeurs par l’aveu qu’il lit franchement de son entière sympathie pour le chef du parti irlandais dans cette importante crise, mais il les impressionna encore plus vivement en rappelant que sa sympathie pour l’Irlande et son noble peuple était de très vieille date.La nation irlandaise, dit-il, était très différente de la plupart des autres nations.Elle avait de grandes vertus et peu de défauts.Le gouvernement qui régnait sur eux n’était pas celui de leur choix et la seule arme qu'ils eussent contre lui était leur langue.Et ajouta, en souriant le cardinal, ils n’étaient pas libres de so servir si librement de cette arme là ! Elvish Catholic où nous prenons cette “ entrevue ” dit que le cardinal rappela alors avec un plaisir évident diverses circonstances où il croyait avoir rendu service au peuple d'Irlande, et si nous pouvions mentionner ces circonstances, remarques le journal Irlandais, on verrait quels sont les avantages que Son Eminence a assurés à notre pays et quel sincère et dévoué ami l’Irlande possède dans le grand cardinal anglais.Ah ! s’écria encore le cardinal à la conclusion de l’entrevue, “ il est.heureux pour moi que je ne sois pas né irlandais, car il y a des années que j’aurais été pendu.” LE PREMIER CONCILE DE MANITOBA Notre population a eu dimanche, la grande consolation d’entendre son vénéré Archevêque lui annoncer la grande nouvelle du premier concile de la province ecclésiastique d * Sf-Boniface.Cet événement qui sera d’un immense avantage pour toutes nos populations catholiques s’accomplira dans le cours du mois prochain, ici même, à la cathédrale de Saint-Boniface.L’ouverture solennelle du concile où tant de questions d’un ordre supérieur et de plus haut intérêt pour nous seront agitées, se fera le 16 juillet prochain, c’est-à-dire le soixante onzième anniversaire de l’arrivée du premier apôtre de Saint-Boniface, feu Mgr Joseph Norbert Provencher.En moins de trois quarts de siècle, si l'on peut juger de la marche rapide et triomphante de la vérité dans ces vastes territoires de l’ouest jadis livrés à toutes les horreurs de la barbarie, l’on a, quoique imparfaite, une idée des travaux gigantesques de nos missionnaires qui continuent aujourd’hui comme en tout temps, sans interruption ni défaillance, leur œuvre de dévoùment et de sacrifice pour le plus grand bien de tous.La province ecclésiastique de Saint-Boni face, est composée de six évêques : Mgr Taclié, archevêque de Saint-Boniface, qui est le métropolitain ; Mgr Grondin, évêque de Saint-Albert ; Mgr Faraud, evèque d’Anemour, vicaire apostolique d’A-thabaska-Mackenzie ; Mgr d’Herbo-mez, évêque db Mélitopolis et vicaire apostolique de la Colombie britannique, excepté Pile de Vancouver; Mgr Glut, évêque d'Arundel et assistant de Mgr Faraud ; Mgr Durieu, Ekun.LKTON du COURRIER DU CANADA 21 Juin 1889—N° 53 I BT ,( Suite) Ce fut, par l'embrassade des deux célérats, que fut célébré l’assassinat )ayé par le représentant suprême de a justice.# Le lils et la mère étaient dignes ’un de l’autre.Ce premier épanchement de joie erminé, le marquis reprit : —Nous avons aujourd’hui entre es mains les deux fiancés, no pensez-fous pas que le moment d’en finir tvcc eux serait arrivé, la potence est Iressée et la population attend la tondaison de ce bandit ; j’ai pensé juo domain sans plus tarder on pourrait faire monter le Vautour-Blanc à son perchoir et môme faire assister la charmante Léonore à sa suprême gymnastique, ce spectacle lui ôterait la dornièro do scs illusions.Sans répondre à cette question l’excellente doua Inès continuait à lire laAlottre adressée à don Pedro de Najera par les boucaniers et, au gonflement do ses narines, au rictus dia- bolique de ses lèvres, il était facile de voir qu’elle méditait une aggravation de vengeance, sans qu'il fût cependant possible de deviner laquelle.Ce ne fut que lorsqu’elle eut terminé, que relevauf la tête, la marquise daigna pousser un grognement sourd de satisfaction, en disant : —Vous ôtes trop pressé, monsieur mon lils, le mariage d’une timide colombe avec un vautour, fût il aussi blanc qu’elle, mérite de plus longs préparatifs, et quisque nous avons du temps devant nous, je veux que rien ne manque à la cérémonie nuptiale, car il huit qu’elle soit brillante cette fête et que la population de Saint Domingue s’en souvienne longtemps./—Nous pourrions donner une course de taureaux sur la place major et la faire suivre d’une pendaison aux flambeaux, repartit Ponce de Valde-mar, ce serait une belle fonction [1) — L’invention manquerait d’originalité ; cela a déjà été fait lors de l’étranglement du ladron Pierre-le-Rouge, lit Doua Inès en hochant la tête.—On pourrait remplacer la potence par un bûcher, sur lequel on le brûlerait comme un hérétique.—Ce serait plus nouveau, mais ferait pousser des cris de paon à son I (1) Nom que les Espagnols donnent 1 aux grandes fêtes.Éminence le cardinal primat qui déjà ne nous porte pas dans son cœur ; non, il faut chercher autre chose et cette autre chose je crois l’avoir trouvée, moi.—Que serait ce donc ?—Oh ! tout simplement, on dresserait.deux autres potences plus liasses, dont l’une pour le Léopard, la seconde pour l’Olonnais, en invitant ces deuxillustrcs à venir y prendre place comme témoins.Ponce de Valdemar regarda sa mère avec inquiétude, croyant qu’elle devenait folle., —Oh ! ne me regardez pas avec tant d’étonnement, j’ai encore Dieu | merci, parfaitement, ma tête, reprit-elle, laissez moi seulement les inviter ! et je vous affirme qu’ils viendront.—Permettez moi d’en douter, ces gens là ont aussi du bon sens.—Je ne le nie pas, mais c’est vous qui ôtes un imbécile, monsieur mon fils, et si vous n’êtes pas trop pressé daller faire quelque sottise suivant votre ordinaire, je vais vous le prouver.—.le vous écoute, senora.—\roici une lettre, n’est il pas vrai, nue lettre du Léopard ?—Oui.* —Authentique ?—Parfaitement authentique.—Adressée au gouverneur do Saint-Domingue et demandant une réponse.—Tout cela est vrai.—Dans cette lettre on vous demande, car vous êtes le gouverneur } présentement, de consentir à ce que l’échange se fasse non dans la Savane, mais au petit ilôt en face de la ville.—Oui.—Eh bien vous allez y consentira deux conditions : lo fixer le jour, 2o spécifier que 1\ mbarcation, portant les prisonniers, s’arrêtera à un quart de lieue au delà de l'ilôt où n'abordera qu'un canot portant le Léopard, jrOlonnais, deux rameurs et les six prisonniers, qui y attendront l’arrivée du cauot sorti du port, et où se seront embarqués avec deux rameurs seulement, le gouverneur, son lieutenant et le Vautour Blanc.Eit ce compris?—On ne peut mieux, mais.—Par Saint-Barthélemy, attendez donc, avant de lâcher votre bordée de mais.Tout près de l’ilot est un gros rocher, derrière lequel peut facilement s’abriter Santa Isabella de trente canons, laissée par don Pedro pour défendre l’entrée de la passe.Y êtes-yeus ?—Je commence à comprendre.—Tandis que de l’autre côté, dans une des anfractuosités de la côte, se cacheront également deux barques armées qui, au moment où le canot des ladrones abordera, sortiront do leur cachette, couperont le retour du canot vers l’embarcation principale, et le rejetteront ou sur le canot, ou sur la frégate, sans qu’il puisse échapper.Don Valdemar s’inclina en signe d’admiration.—Que dans leur fureur les ladrones égorgent leurs prisonniers, continua la douce Inès, c’est possible, nous ne sommes pas responsables de ce malheur, mais la {population trouvera, soyez-en certain, plus qu’une compensation à cet accident, en assistant au supplice de trois bandits" célèbres, terreur de nos cinquantaines.Suis-je folle à présent ?Vous êtes au contraire une femme de génie, senora, s’écria la marquis ravi de l’habileté d’un plan qui mettrait en son pouvoir ses plus mortels ennemis, et dont la réussite lui paraissait infaillible.Restait la lettre à écrire.Ce fut Ponce de Valdemar qui la lit sous la dictée de sa mère, la signa du nom de don Pedro de Najera, et et la fit signer de son propre nom par la main de la duègne, pour que les signatures ne fussent, pas de la même écriture.Le même jour sur lo soir, une barque légère, portant le pavillon parlementaire, partait pour la BasseTerre, portant à M.d'Ogeron, gouverneur de la Tortue, la réponse de don Pedro do Najera et devant rapporter la réponse précise du Léopard.Au moment où elle aborda à la Basse-Terre, boucaniers et flibustiers se réunissaient dans le hatto de Mont- bars, sorte de citadelle perchée sur les rochers au bord de la mer et entourée de profonds ravins, dans lesquels par les jours de gros temps, les vagues s’engouffraient avec un épouvantables fracas.* Une étroite passerelle, jetée sur l’abîme, conduisait seule à la plateforme rocheuse, sur laquelle était assise la demeure du terrible écumeur de mers, et personne nê franchissait ce passage aérien qu’il ne se fit reconnaître par les engagés de l’Exterminateur, chargés de veiller à ce qu’aucun espion ne pénétrât dans l’enceinte réservée.Bien que la salle des délibérations lut de vastes dimensions, la foule attirée par la réputation de l’illustre chef était trop considérable pour que tous pussent prendre place à l'intérieur ; il avait donc été décidé que la moitié seulement des frères emmatelottés, c’est-à-dire associés deux à deux, serait admise, le matelot favorisé par le sort ayant droit de signer pour lui et pour son camarade la charte-partie ou de refuser sa double adhésion.(A saine) Le Courrier du Canada, Vendredi Si Juin 1889 évêque de Marcopolis et assistant de Mgr d’Herbomez.La santé de Mgr d’Herbomez ne lui permettra certainement pas de venir au concile, mais il s’y fera remplacer par quelqu’un de son choix.L’ouverture solennelle du concile se fera le 10 juillet au matin, mais elle sera précédée par des congrégations privées et générales.Il est probable qu’une quarantaine de prêtres prendront part aux travaux de cette sainte assemblée.(Le Manitoba.) ANNONCES NOUVELLES Dans la Cour Supérieure—Alphonse Bernier.An is—L.Vankoughnet Distribution de prix—1\ E.Koy L’expérience du Révérend l'ère Wilds.—Dr J.C.Ayer Co.(Quelques conseils.Tapis à bas prix—Glover, Dry Z.-* Cie Département des lobes et des manteaux.Etoffes à Robes et à Costumes—Behan Brothers.CANADA QUEBEC, 21 JUIN 1889 UNE REPONSE! Avec* quoi le* gouvernement Mercier va - t « il payer levs 8925.1M2 de* déficit annonce par II.Sheliyn aux pages IO et 4& de* son discours budge*-taire* du 15 février ISSU ?DES CONTRADICTIONS SCANDA LEUSES La loi des asiles La convention forcée* Ifejylique a V *• Electeur •• E Electeur semble fortement embarrassé pour défendre la conduite hypocrite et cauteleuse-.M.Mercier, dans la question des asiles : Go Vous reprochez, dit-il, à M.Mercier d’avoir modifié la loi des asiles après l’avoir approuvée en 1885.Mais vous savez bien que depuis 1885, l'épiscopal a dénoncé cette loi du gouvernement .Ross.De plus, nos alliés conservateurs nationaux réclamaient ardemment certaines réformes.Comment peut on reprocher à M.Mercier d’avoir prêté l’oreille à ces représentations et d’y avoir acquiescé ?Nous ne reprochons pas à M.Mercier d’avoir modifié la loi des asiles.Nous lui reprochons d’avoir soufflé le chaud et le froid, d’avoir joué double jeu, d’avoir attaqué ses adversaires à propos d’une loi dont il était aussi responsable qu eux, de s’être montré, en un mot, fourbe et déloyal.Lorsque la loi des asiles de 1885 fut proposée par le gouvernement Ross, M.Mercier s’en déclara le partisan outré.Et parce que le gouvernement consentait à certains amendements demandés par les amis des propriétaires d’asiles, il accusa M.Ross et ses collègues de lâcheté.On a souvent cité ses paroles, nous croyons opportun de les citer encore : .l’ai dit comment je comprenais le devoir du gouvernement et combien je trouvais sa conduite illogique sur certaines questions en face de l'influence ni faste de certaine école sur le projet de lot des aliénés.'fout le monde a compris que je partais de cette école des ultramontes, toujours à cheval sur les principes, voyant des questions religieuses là où il ny'a que des questions politiques.Nous avons compris le jeu de cette école qui était de continuer son travail avec un résultat connu pour dénouement.Lorsqu’on a parlé de politique, elle parlait de religion.Et le peuple, facile à égarer, voyait des questions religieuses là où il n’était question que de politique.On nous répondait par des préjugés, et dans bien des pays la conséquence a été la ruine de la foi.On comprend#maintenant que cette école ne lâchera prise que quand on aura* réussi à la ridiculiser complètement.Le mouvement qui se fait contre le projet de loi des asiles est parti de cette école.Le gouvernement a commencé par retraiter et à f heure qu'il est nous sommes menacés d'une capitulation en règle.M.le président, quels sont ceux qui se soiti donnés pour mission d'exploiter la sensibilité des bonnes sœurs de St-Jean de Dieu ?Ce sont les adeptes de cette école.Quand je lis dans un journal qu’au moyen de loi que nous étudions, on va pouvoir faire des règlements opposés aux ordres du Pape quant à ce qui concerne la régie intérieure de cette communauté, n’ai-je pas raison de dire que c'est pousser l'absurde et le ridicule jusqu'à scs dernières limites.l’espère que le gouvernement ac reculera pas devant les menaces de ces gens là et leur prouvera que l'influence de celte ecole est à jamais finie.(Débats 1885, p.1547.) Voilà quel a été le rôle de M.Mercier en 1885.Le faisant l’écho du Dr Tnke, il a dénoncé nos asiles.Sachant que les propriétaires d’asiles se plaignaient de violation de contrat, il a poussé a l’adoption de la loi ; il a môme accusé le gouvernement de lâcheté, parce que celui-ci voulait amender la loi afin d’éviter ce reproche de violation de contrat.Et aussitôt arrivé au pouvoir il injurie à propos de cette loi, ceux qui n’ont pas voulu aller aussi loin que lui en 1885.La presse à sa dévotion accuse ces hommes presque d'irréligion.Pendant ce temps, M.Mercier fait le bon apôtre, se frotte benoîtement les mains, et roule des yeux de chatte mite en disant : Je ne connaissais pas les contrats en 1885.Il ne soupçonnait pas qu’il pourrait y avoir violation de contrat.Vous ne saviez pas, vous ne soupçonniez pas.C’est pourtant vous qui en 1888 faisiez cette demande : L’hon.M.Mercier.—l'ai l’honneur de proposer qu'une adresse soit votée à Son Honneur le lieutenant-gouverneur demandant de faiie déposer sur le bureau de la chambre : lo Copie des contrats actuellement en vigueur entre le gouvernement et les propriétaires des asiles de Beauport, de St-Jean de Dieu et de St-Ferdinand d’Halifax relutivenient à la garde, à la pension et à l’entretien îles aliénés.(Débats, 1S83, p.597.) Ces contrats furent mis devant la chambre, le 20 mars 1883.C’est vous qui, en 1884, montriez la connaissance que vous aviez des contrats, lorsque vous disiez : Dans le contrat avec les sœurs de Suint-Jean de Dieu, il n'est pas question de minimum, et cependant, ces bonnes sœurs n’ont pas à se plaindre.Le contrat de la Longue-Pointe est fait pour vingt ans jusqu'en 1895, à raison de 8100 par patient.Pourquoi cette difiérence de S35.(Débat*, 1884, pp.1491, 1495).C'est vous qui insultiez les propriétaires d’asiles qui se plaignaient de la violation de leur contrat en 1885.A ous disiez : IlieiyM.le président, on a vu sur nos I pupitres un document manquant absolument de euurtoisie.Pourquoi ces messieurs de l’asile de Beauport u'ont-ils pas procédé en la manière régulière pour exposer leur grief, c’est-à-dire par la voie de la pétition : Eux (jui sont des entrepreneurs dépens du peuvont-ils chercher à nous imposer ainsi leur volonté ?Dans ce document on accuse le gouvernement *le manquer à la parole donnée et au contrat existant.Ce document n’a pas été mis olliciei-lement devant la Chambre et elle ne devrait pas s'en occuper.Cependant vous verrez encore le gouvernement se croire obligé de céder devant ceux qui sc plaignent.{Débats, 1885, p.1230).Vous saviez donc ce qui en était, en 1885.Et votre excuse ne vaut pas ce qu’il conte, mais St0.000,ÜU0, que lettre au conseil municipal qui, à celle ferons-nous de ces 810,000,000 ?Nous ai occasion, a renouvelé l’assurance de ses pourrons pas racheter nos debentures.s> mpathies pour les habitants du Ca elles sou payables à époque fixe et nos nada.créanciers sont assez satisfaits de les pos-1 .le regrette que la distance ne me per-sédtr pour tes conserver jusqu'à échéance.| mette pas d’assister en pesonne à la tou-(Débats de l'assemblée 1881, p.854.) Donc, M.Mercier proclamait alors que nous ne pouvions forcer nos porteurs de (Ubentures à nous les rem et ire avant /’échéance Et, devenu premi *r ministre il a pas h assister en peson chante cérémonie destinée à perpétuer le souvenir d’un des plus glorieux enfants de !a cité Malouine, mais vous pou Vt z être assuré que le conseil municipal,ainsi que la munipalité, s’associent île tout cipur à la manifestation en l’iion-m u«-de notre compatriote, et que, lo jour Iixé pour cette inauguration, les voulu essayer de prendre à la u*onre I v i 11 • s de St-Malo et Québec seront unies les détenteurs de nos bons pour leur imposer la conversion forcée, c’est-à-dire le rachat avant l’échéance.Si ce n’est pas là une llagrante contradiction, qu’est-ce donc ?Publiez encore cet article, folliculaires ministériels, et répomlez-y.ilans une même pensée ; Jacques-Cartier, l«* mviiiivrcur du Canada ! Veuillez agréer, Monsieur, 1/rss oMiice de ma sympathique considération.U* Main*, conseiller général l’l Ile-et-Vilaine.(Signé) Loris Martin.PETITE GAZETTE • ______ Le gouvernement de la province a souscrit $10,000 au fonds de secours des incendiés de St-Sauveur.publics qui se gorgent aux trésorjpublic, de quel droit La Gazette de Montréal annonce que Sir Donald Smith, a été élu chancelier de l’Uiiiversité McGill, à Montréal.Le Courrier de demain contiendra plusieurs articles de collaboration spéciale, entre autres la Légende inédite du Lac Caché, par M.le Dr Taché, et la relation d’une découverte archéologique de haute importance dans le domaine de l’histoire religieuse du Canada.*-• i *.V ***»T*Xi.Le révérend M.Provençal (Joseph-André).curé de St-Césaire, diocèse de St-Hyacinthe, décédé le IG juin courant appartenait à la Société d une messe, section provinciale.C.A.Mardis Ptre.Secrétaire.Archevêché de Québec, ) 21 juin 18S9.\ A «ms aimerions a avoir «1rs nourrîtes d'un errfain petit scandait*, qu'on appelle le scandale Itaynar.En compulsant les statistiques criminelles pour l'année 1887, le Daily Telegraph de St-Jean, Nouveau-Brunswick, dit avoir acquisia preuve que les habitants de langue française au Canada étaient plus paisibles et plias vertueux que la population de langue anglaise.Les grandes entreprises accomplies depuis 1854, dans les provinces unies et dans les provinces confédérées, depuis 1807.ont ouvert au commerce canadien des horizons nouveaux.Nos canaux font du Saint-Laurent la plus belle voie maritime qu il y ait au monde.L’élargissement de nos canaux a fait affluer chez nous le commerce de l’Ouest et maintenant nous faisons une énorme compétition au commerce de transport de la république voisine, pour le plus grand avantage du commerce canadien.Un journal du Nouveau-Brunswick —le Moniteur Acadien—fait ressortir les avantages qui découlent de la mise en opération de la Ligne courte.KOI S A\(a;il *:\ KAIL Snieit-SMiilippe «| mcss, ou quatre otages qui devra renfermer dence du boulangisme diront probable-vaut* ont passé avec succès l’examen la bibliothèque d’Àppel siégerait édifice pour être bibliothèque.Une salle d’audience de la chambre actuelle de la biblio thèque.LE MONUMENT-CARTIER Mairie de St-Malo ( rtlc-ct- Vilainc) Saint-Malo, G juin 1889.resignation thony Strapp.Bénédiction d’une bannière ment à Londres avec une ___ philosophique louable, il n’en est pas moins vrai qu’il a souffert cruellement du mépris avec lequel il a été traité.IjollilU!it uno toux mu un rhume ordinaire négligé n*»?8t souvent quo le commencement u'uno maladie mortelle.Lo Pkctohai.-'A visit.I.a guérison est eertâiiio quand la maladie est pri-'c ù temps.rit&l’AKÉK 1* A IC Dr.J.C.Ayor&Co., Lowell, M3ss.Vendu par tons les droguistes.4 [A VIGUEUR DES CHEVEUX (Ayer’s Hair Vigor.) /cud le brillant et lu fraîcheur de la jeunesse aux cheveux gris ou flétris, eu même temps qu’elle leur donne une riche couleur châtain ou noir foncé, ainsi qu’on le désire.Kn s'en servant ou peut donner aux cheveux blond» ou roux, une teinte Pincée, lus rendre plus épais, et presque toujours guérir la calvitie.Kilo arrête la cliûle des cheveux, stimule et rend la vigueur ft une croissance faible et maladive.Kilo empêche et guérit lescroûtcs « t la teigne, ainsi que toutes les maladies «lu cuir chevelu.Comme article de Toilette pour l)»tin«*H, la Vkjijeck est sans pareille ; elle no contient ni huile ni teinture,elle rend la chevelure douce, brillante, et soyeuse, tout en l'imprégnant d’un parfum suave et permanent.M.C.P.liitmiKU écrit «le Kirby, O.,2 .lull, let, 1882: "L’uutonino dernier mes cheveux commencèrent à toink-r, «l dans un court espace de temps j«* devins presque chauve, .ressayai la Viurtsru hksCiikvkcix d'Avkh, «-t avant que le premier flacon fût Uni, la chût e des cheveux s'arrêta, et une nouvelle crue commença a pousser.Maintenant ma tête c«t couvert*; d'une chevelure abondante et vigoureuse.” «K W.Mow en, Propriétaire «lu McArthur (Ohio) Enquirer, «lit: *‘I.a VlüUKült ms C’iikvki'X i»’Avi:ii est une ex«-«-llente préparation |*our les cheveux, d’en parle par expérience.Mlle développe une nouvelle croissance «le cheveux doux et soyeux.I.a Vion.rit est aussi un remède sûr pour lu teigne.” M.A.n'OL'n Ka ut uai un*, le chef «le la célèbre '* Famille Falrbairu,” Voculistes écossais, écrit «le /toston, Mass., U Février, 1SK0: "Depuis que mes cheveux ont commencé û grisonner je me sers de la VjgujsL’K j»i:s Oiiev Kvx ii’Avku, j’ai ainsi pu conserver uno apparence do jeunesse —uno chose véritablement très inqMjrtrtnto pour tous ceux «pii sont obligés «le paraître en public.” Mil K.O.A.P/c KSCO rr, écrivant «lo /:7m fitreet.Xo.28, Charlestown, Mass., M Avril 1881?.«lit : "11 y a deux ans environ je perdis la moitié «le ma chevelure.Kl le s’éclaircissait avec uno rapidité prodigieuse.L’usage do la \ mi.T.rit arrêta la chute, activa une nouvelle croissunco, ot au bout d'un mois ma tête entière était couverte «lo cheveux naissants mais vigoureux qui, continuant a pousser, devinrent aussi longs et aussi épais «in'uvant la chute, d’employai seulement un llacon de ht Violeur, mais h présent jo m’eu hits «le temps en temps comme article do toilette.” Nous avons des centaines de semblables attestations sur l’eltieaelté do la VIGUEUR DES Cheveux n’Avnit.rncHimplc épreuve convaincra les plus incrédules.l'HÉl’AHf.K l'AU Di*.J.C.AyenlCo., Lowell, Mass.Vendue pur tous les i>rogulates.Pilules d’IIolloway Le dérangement «lu foie est une (1ms causes les plus efficaces des maladies dangereuses, et la source la plus prolifique de ces melancholies qui sont piivs que la mort.Quelques fameuses Pilules agissent en chassant 1 les mauvaises humeurs, et les attaques, de nerfs occasionnées par la chaleur,' Pair impur, ou l’excitation.La consti tution la plus délabrée peut tirer bon Le “Courrier dit Canada ” list en vente chez MM.K.Roland, tabaconiste, rue «*t faubourg St.Jean— .Kilteaii, Libraire, rue Ruade, Haute.m sont i»1 res ; 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long Pemlroit où ils envoient leurs marchandises, afin «l’éviter les erreurs dans le déchargement.Pour le fret et le passage, S’a«lresscr à ARTHUR A1IERN, Secrétaire, Quai Atkimon U.M.STOCKING, Agent «les passagers, En face de l’hôtel St-Louis.Québec, 2 Mai 1SS9 9S4 Le Courrier du Canada.Vendredi, 21 Juin 1889 Guide des Voyageurs Chemins de Fer Chemin dk Fer du Pacifique Canadien Départ dk Quf use Train ?xprcss b 1.30 p.m.Train Express i 10.03 p.m.Le train du dimanche part de Québec pour Mont* uc-bec à 8.15 P.M.Commençant le 29 juin un train spécial partira rie Québec tous les samedis î\ 9.15 P.M.arrivant à Koberval à 7.00 le matin suivant, et partira, rie Koberval tous les lundis à 9.00 A.M.arrivant b Québec à 8.15 P.M.Chars palais “ MONARCH ” attachés b tous les trains express directs rie jour, et chars dortoirs aux trains directs du soir.On peut léservcr ries sièges et ries lits, et sc procurer ries billets et ries permis pour pêcher, la TRUITE et la OU ANANICH E, chez R.M.Stocking, vis-à-vis l’hôtel St-Louis.Le et après le «9 juin, le bateau à vapeur PLRIBONCA voyagera sur le lac St-Jean, comme suit : Partira rie Koberval, tous les mercredis, à 7.00 A.M.pourSt-Prime, St-Félicicn et Péribonca, et tous les samedis pour la Grande Déchaige arrêtant b Metabctchouan, St-Jcrôme et St-< îériéon revenant b Robervr1 le même soir.Le fret pour tous les points ries districts du Lac St-Jean et Saguenay, b l’Est rie la Jonction Chambord, est enregistré pour la jonction Cliamboiri, et pour Koberval et les endroits b l’Ouest enregistré pour Koberval.41 20 minutes pour prendre le lunch au lac Eriouanl.Jx: fret ne sera pas reçu à Quéliec après 5 heures n in.i Billets rie retour rie première classe, aux taux d’un simple billet, de Québec à toutes les stations émis • Les annonces sont insérées aux conditions suites samedis bons pour revenir jusqu’au mardi ; vantes, savoir : suivant.l’our informations au sujet ries prix pour les passagers et ries taux pour le fret s’adresser b ALEXANDRE HARDY, agent général pour les passagers et le fret, Quéliec.J.Ci.SCOTT Sect.6° Gérant.Qjébsc, 8 juin 188S.MEDAILLE D'OR, PARIS, 1878.AV.BAKER & CO.AS Est absolument pur9 et e*est soluble, Pas (U Chimiq uch employé» en •* préparation, || r*t p/tu rjwi troll /ois tilui fort «Tillo il U K 1E K V .y IMPRIMÉ ET rUBLIÉ l'AR LEGER B R O U 8 S E A U, - .éditrur-Propriêtaiuk, Eue linculc, Haute- Ville, Québec.
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