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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 3 juillet 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1889-07-03, Collections de BAnQ.

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;££ç(ilc Amice No Si-Edition quotidienne—12ème Année mercredi 8 Juillet 1889 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.TR CROIS.J’ESPERE ET J’AIMK.THOMAS (JHA PAIS, Rédacteur en Chef.Ml LEGER BROUSSEAU% Editeur Proprietaire.DISCOURS PE 7, • U f) \ .AI.L A U R / E R Monsieur le président, Mesdames, Messieurs, J’ai souvent pensé, et après l’éclat des fêtes d’aujourd’hui plus que jamais je pense, qu’il ne devrait y avoir pour tout le paos qu’une seule célébration de la Saint Jean Baptiste et que cette célébration devrait avoir lieu dans la bonne vi i 1 le ville de Québec.J’ai toujours pensé et plus quo jninais j*- pense que Québec devrait étiv, pour les Canadiens d’o-îigine française, e»* que la Mecque eai pour l'Arabe, la ville par excellente, la ville baciée entre toutes.On dira peut-être que je.suis partial en l'iVeiir le Québec.Si on le dit, je lèj onds simplement que j’ai bien des raisons de l’être : loin de m’en détendre, je l’avoue hautement.Car, ii tant eu convenir, il n’y a qu’un Québec.Nos amis de Montréal qui sont avec nous ce soir, qui sont liera de leur ville et qui en sont fiers à bon droit, protesteront peut-être : je n’accepte pas ces protestations ! Des villes comme Montréal, le continent en fourmille ; j’en prends à témoin nos amis venus des Etats-Unis.Je ne dis pas de mal de Mont-tréal, tant s’en faut, mais il n’y a qu’un Quebec.Des villes comme Montréal, avec des rues larges, droites, régulières, tirées au cordeau, si j’étais irlandais, je dirais qu’il y en a à toutes les portes.CVs choses ont bien de la valeur, mais je le répète, il n’y a qu’un Québec.Ce qui but le charme de Québec, c’est la variété, c’est l’imprévu de ses aspects ; à chaque pas que vous faites, la scène change, un nouveau panorama sc déroule à vos yeux, aussi ravissant que le précédent, mais d’un genre différent.Ce charme de Québec, tout le monde en peut jouir : les étrangers en jouissent comme nous, plus que nous peut-être, car les hommes sont ainsi faits qu’ils ne s tvent jamais suffisamment apprécier ce qu’ils possèdent.Mais Québec possède un autre charme dont nous, Canadiens d’origine française, nous pouvons seuls jouir dans toute sa plénitude : c’est le charme des souvenirs.Hommes de Qui bec, vous êtes des privilégiés.L’antiqu.té nous a préservé la mémoire d’une épitaphe fameuse où Ion recommandait au passant de b’uhèur, pàrcequ’il foulait la cendre d’un héros, mais vous, hommes de Québec, vous vivez, vous respirez dans une poussière de héros.A chaque nas que vous faites dans votre ville, un monument, un édifice, une pierre, un coin de ciel au bout d’une rue étroite fait surgir dans votre pensée tout un monde d’événements héroïques.Aujourd’hui, vous venez d’élever un nouveau monument qui perpétuera à jamais le souvenir de la croix plantée par l’envoyé du roi de France, pour prendre possession de ce pays au nom du roi de France.Ce pays cependant n’est pas resté terre française, mais nous sommes toujours restés fidèles au souvenir de notre ancienne mère-patrie.Bien que séparés de la France depuis plus d’un siècle, bien que différent d’elle aujourd’hui de plusieurs manières, nous avons toujours conservé son culte dans notre cœur, suivant de loin, mais avec un intérêt qui n’a jamais cessé un seul instant, toutes les péripéties de sa vie tourmentée, prenant notre part de ses joies, de ses triomphes, de ses désastres, de ses douleurs, plus encore do ses douleurs que de ses joies.L’adversité est l’épreuve de toutes j les affections, et j’en appelle à vous tous, n’est-il pas vrai que.nous n’avions jamais réalisé combien la France nous était chère comme nous l’avons réalisé à l’époque de ses revers, dans les fatales années 1870 et 1871, quand 1»* télégraphe nous apportait des défaites au lieu des victoires que nous attendions ?lîl quand il n’y eut plus à en douter, quand, ayant espéré contre toute espérance, il nous fallut pour nous convaincre lire et relire le texte de la dure loi imposée par le vainqueur, quand l’Alsace et la Lorraine étaient Violent men t arrachées au t erri t oire français, je vous le demande, si on nous avait enlevé un de nos propres membres, aurions-nous plus souffert ?Le toast proposé par M.Langelier nous rappelle que notre séparation d’avec la France nous a imposé de nouveaux devoirs, créé de nouveaux intérêts et ouvert de nouvelles affections.Nous sommes Canadiens-français, mais notre patrie n’est pas confinée au territoite ombragé par la citadelle de Québec: notre patrie, c'est le Canada, c’est tout ce que couvre le drapeau britannique sur le continent américain, les terres fertiles qui bordent la baie de Fnndy, la vallée du St-Laurent, la région des grands lacs, les prairies de l’Ouest, les montagnes Rocheuses, les terres que baigne cet océan célèbre où les brises sont aussi douces que les brises de la Môditerrannée.Nos compatriotes ne sont pas seulement ceux dans les veines de qui coule le sang de la France, ce sont tous ceux,quelle que soit leur race, ou leur langue, que le sort de la guerre, les accidents de la fortune, ou leur propre choix ont amenés parmi nous et.qui reconnaissent la suzeraineté de la couronne britannique.Quant à moi je le proclame hautement, voilà mes compatriotes, je suis Canadien.Mais je l’ai dit ailleurs, et j’ai plus de plaisir à le répéter ici ce soir, entre tous mes compatriotes, la première place dans mon cœur est pour ceux dans les veines de qui coule le sang de mes j propres veines.Je n’hésite pas a dire cependant que les droits de mes compatriotes d’autres races me sont aussi chers, aussi sacrés que les droits de ma propre race, et si le malheur voulait qu’ils fussent jamais attaquées, je les défendrais avec autant d’énergie et de vigueur que les droits de ma propre race.Je dis moi, ne devrais-je pas dire vous, nous tous ?Oui,nous sommes trop lils de la Fran- ce, de cette généreuse nation qui a tant de fois donné son sang pour défendre les faibles, les opprimés, pour n’étre pas prêts en tout temps, nous aussi, à défendre les droits de-nos compatriotes de nationalités différentes, à l’égal des nôtres.Ce que je réclame pour nous, c’est une part égale de soleil, de justice et de liberté ; cette part nous l’avons, nous l’avons ample, et ce que nous réclamons pour nous, nous sommes anxieux de l’accorder aux autres.Quant à moi, je ne veux pas que les Canadiens-Français dominent sur personne et je ne veux pas que personne domine sur eux.Justice éuale, droits égaux.Il est écrit que les sables des mers sont comptés, que pas un cheveu de notre tête ne tomb.* sans la permission d une providence éternelle, éternellement sage.N'ot-ii pas permis de croire, lorsque, dans la bataille suprême livrée sur les pianos d'Abraham, le sort des armes tourna contre nous ; n’est-il pas permis de croire qu’il entrait dans les desseins de la Providence que les deux race.* jusque là ennemies vécussent désormais en paix et en harmonie sur c • continent, et désormais ne lissent qu’une seule nation ?C'est là l’idée qui a été la source inspiratrice de la Confédération.Quand les provinces britanniques lurent unies sous la même constitution, l’espérance maintenant avouée était de donner à tons les éléments épars qui s’y trouvaient le même idéal national, d’offrir au monde le spectacle d’une nation diverse dans ses origines, conservant dans tous ces groupes le respect des traditions de famille et de race, mais donnant désormais à tous, une unique et même aspiration.Je n’ai pas oublié que la confédération a son origine ne fut pas ace ptée sans terreur par nombre de Canadiens d’origine français.11 est une chose cependant pour laquelle les Canadiens-français ont droit à l'universelle admiration.Le vice des démocraties est d’ordinaire de Hatter les foules.Je ne sais pas llatter.jamais je ne m’abaisserai au rôle de llagor-neur pas plus des foules que des personnes, mais c’est simple justice de constater avec quelle admirable souplesse les Cananadiens-français se sont adaptés à tous les régimes par lesquels il ont passé, la constitution de 1775, celle de 1791, celle de 1841, et enfin le régime de la Confédération.Je n’ignore pas qu’il n’est pas de nation là ou il n’y a pas de fierté nationale.Je n’ignore pas non plus que presque toujours la fierté nationale repose sur ces événements tragiques qui font souffrir, qui font pleurer, mais qui mettent en relief toutes les forces d une nation, ou d’une race, et à ce sujet on a dit avec raison que les peuples les plus heureux sont ceux qui n’ont pas d’histoire.Notre histoire sous la Confédération n’offre aucun de ces faits dramatiques qui rendent le passé si attachant ; elle a été calme, elle a été heureuse.Mais la paix a aussi ses gloires et ses héros.Le Canada sous la Confédération a pu s’enorgueillir d’hommes dont n’importe quelle nation aurait le droit d’être Hère.Je ne parlerai pas des Canadiens d’origine française ; M.Langelier vous les a rappelés il y a un installI, je choisirai parmi les Canadiens d’origine britannique et je ne citerai que deux noms.Le premier nom que je vous rappelerai est le nom d’un homme duquel je diffère loto coeto, mais je suis trop de mon origine pour m» pas me faire une gloire en tout temps, de rendre justice à un adversaire ; le nom que je vous signale est le nom de sir John Macdonald.Je n’étonnerni pas mon ami M.Chapai?, que je vois parmi vous, si je dis que je ne partage pas 1 \s opinions politiques de sir John Macdonald ; je puis même ajouter que j- les réprouve, presque totalement.mais il faut reconnaître que sir John Macdon dd dans tout le cours de sa longue carrière, a déployé des qualités d’une telle éminence qu’elles auraient fait leur marqu • sur les plus Vastes théâtres, que personne sur ce confinent, n’a excellé comme lui à gouverner les homme?-, à moins que ce ne .-oit M.Mercier.L’autre nom que je vous signale est h* nom d’un homme qui a été pour moi un ami et plus qu’un ami, le nom de l’honorable Edward Blake.11 y a déjà quelques années, parlant ici même de M.Blake, j’ai déclaré que dans mon opinion l’Amérique, à ce moment, n’avait pas son égal, et que l’Europe n’avait pas son supérieur.Tout ce que j’ai vu depuis de M.Blake m’a confirmé dans cette opinion ; j’ai eu l’avantage de le voir de très près, et j’ai aussi appris que chez lui, le caractère, fume, le cœur sont à la hauteur de l’intelligence.Bien d’autres noms que ceux là,noms de la plus haute éminence, se pressent sur mes lèvres ; je les passe sous silence pour vous rappeler un événement qui résumera tout ce que je pourrais dire, et vous montrera que tout en restant Canadiens français nous sommes Canadiens dans la plus vaste occeptiondumot.il y a à peine quelques semaines, le feu détruisait Saint - Sauveur.Un homme s’est présenté pour combattre le fléau, et arrêter le désastre : allègrement, sans hésitation, avec l’intrépidité alerte du véritable soldat qu’il était, il s’est porté au plus fort du darger et y a irouvé la mort.Le lendemain toute iapopulation française de Québec se répandait dans les rues—comme aujourd’hui, non cependant comme aujourd’hui dans la joie et l’allégresse, mais le deuil dans le cœur—et avec la plus pieuse révérence saluait au passage le corps mutilé du major Short, Le major Short n’était pas de notre race ; c’était pourtant notre compatriote, et quel est celui d’entre vous, Cana l ions-Français, qui dans cette heure de deuil, devant les ruines fumantes de votre ville, en face de ce corps inanimé, mort d’une mort si héroïque, quel est celui d’entre vous qui ne sVst senti fier d’être Canadien ?Messieurs, ayons 1 orgueil do notre race.Sachons être justes envers tous nos compatriotes, sans distinction de races ni de croyances.Sachons non seulement être justes, mais sachons être généreux ; que toutes nos actions dans la Confédération soient marquées par cette générosité qui a marqué la carrière de la France en Europe.CORRESPONDANCE ROMAINE Rome, le 5 juin 1889.Le comité pour les fêtes de Giordano Bruno vient de publier son programme.On commencera dès samedi par la réception des délégués et des sociétés libérales et anticléricales.Dimanche matin, le cortège se formera à la place des Thermes, traversera la via Nationale et.le corso Victor-Emmanuel pour se rendre à onze heures sur la place Campa dei Fion, où l’on découvrira le monument et l’on prononcera les discours.Le soir, grand banquet et illuminations avec musique sur les places Luudi, on célébrera l'anniversaire de la mort de Garibaldi, qui coin* cédait, cette année, avec la fête du Statut.Mardi, grande conférence à l’université, où l’on fera un payait tie entre le Dante et Giordano Bruno ! ! Les députations et associations s’en iront mercredi.Pendant cinq jours la canaille sera maîtresse absolue de la place, et tout honnête homme sera obligé de fuir Rome ou de se renfermer dans son logis.Au Vatican ouest très inquiet, car M.Crispi a révoqué l’ordre du directeur de la police à Rome, qui avait défendu les manifestations au Borgo.A son retour de Berlin, M.Crispi a jugé à propos de pousser l’injure au-delà du Tibre jusque sous j les fenêtres du Pape, où les anticléricaux les plus hargneux se rassembleront pour festoyer.En prévision des désordres, la garde noble et la garde palatine du Vatican seront au grand i complet et sous les armes pendant tout le jour, et toutes les portes resteront closes.Le cardinal-vicaire prend aussi ses mesures pour empêcher les sacrilèges j dans les églises.Tous les sanctuaires ' de Rome*et principalement ceux qui | se trouvent sur le parcours des cortè-! ges, seront fermés.Ainsi, le jour ; même de la Pentecôte, une des fêtes principales de la chrétienneté, les : habitants de Rome ne pourront j même pas assister à la messe et la i canaille s’emparera de la rue au nom de la liberté de pensée et de consi cience ! • Bon nombre de Romains se retire-i rout absolument pendant tous ces ! jours à la campagne et dans les peti-! tes villes des environs.Une grande partie du clergé s’absentera aussi, et les catholiques qui occupent les logements ayant vue sur la place Campa dei Fiori ont absolument refusé de louer leurs fenêtres et leurs balcons aux comités, qui voulaient s'en emparer à prix d’argent.Cette muette protestation est la seule qu’on puisse faire devant la tyrannie gouvernemental»'.IiK 1MKTI BOILAITOINTE Au cours d’une réunion qui a eu lieu dimanche à Rue (somme), M.Lucien Millevoye a lu la lettre sui- w vante : Londres, 31 mai.Mon cher ami, Je vous confie le soin de dire aux patriotes du canton de Rue que je garde le bien vif souvenir de l’accueil qu’ils m’ont fait le 17 août dernier.Les politiciens, qui mi redoutent parce que je veux rendre la parole au peuple, ont essayé, en me frappant, de reculer l’heure des expiations légitimes.Mais l’arrêt est rendu par la conscience de la nation Dans quelques mois, la sentence de déchéance sera prononcé contre eux par le tribunal populaire, dont ils ne pourront braver plus longtemps la souveraine puissance.Nos plus belles traditions nationales ont été méconnues ou bafouées.Des institutions qu’avaient ennoblies d’impérissables souvenir ont été avilies par d’in fames trafics, la croix des braves a été vendue ; et dans la patrie, des patriotes ont été traités en suspects, presque en ennemis.J’ai promis de consacrer rua vie à effacer ces hontes, à rendre à la France, avec le concours de tous les Français, sa prospérité, son rang dans le monde.C’est dans la République, délivrée des parasites qui usurpent depuis trop longtemps le.beau nom de républicains—c’est dans la République nationale, honnête et réformatrice, que je convie tous les patriotes à chercher avec moi la paix des.consciences, funion dus cœurs et la sécurité du travail.Ma plus cordiale poigne de main.Général Boulanger.Cette lettre a été acclamée par les membres de la réunion.Agriculture MAUVAISES HERBES DANS LES PRAIRIES NOUVELLEMENT ÉTABLIES Dans toutes les prairies nouvellement établie, il pousse plus ou moins de mauvaises herbes.On les arrache dans les champs, pourquoi ne les extirperait-on pas dans les prés ?Les plantes adventices sont en effet, aussi nuisibles aux récolte, de foin ou d’herbes qu'à toute autre moisson.Qu’on n’hésite donc pas à en débarrasser les prés, et on s’en trouvera bien ; car les mauvaises herbes dont la végétation est'vigoureuse ont une valeur nutritive inférieure à celle des herbes fourragères, et peuvent,en outre, porter atteinte à la sauté du bétail.Ekuilleton du COURRIER.DD CANADA 3 Juillet 1889—N° 60 mmmi et emits (Suite) —S’il y a beaucoup à perdre, il y a encore.plus à gagner, repartit l’Exterminateur ; vaincus c’est la potence, vainqueurs do l’or pour les avares ou les prodigues, de la gloire pour les vaniteux.—Et pour vous Y —Eour moi la vengeance, rugit Montbars, dont les traits prirent l’expression d’uno implacable fôaocité.—Toujours votre 6culo passion.—La vengeanco et le plaisir des dieux.—Et aussi le vôtre, les gavachos en savent quelque chose, dit en souriant M.d’Ogoron, qui lui serra la main en ajoutant : Au revoir et bonne chance.—Merci de vos souhaits et votre dévoué serviteur, monsieur, répondit Montbars en saluant avec l’aisance courtoiso d’un partait gentilhomme.Le lendemain de grand matin, deux colonnes d’aventuriers en costume d’expédition, rune forte de quatre-vingts hommes sous les ordres de l’Exterminateur, l’autre de cent deux, y compris les engagés, commandée par le Léopard, entraient au pas, sabre au côté, fusil à l’épaule, dans l’église de la Basse-Terre et formant la haie, s’alignaient des doux côtés de l’autel pour entendre la messe dite des armes et recevoir la bénédiction d’un père dominicain, ex-flibustier lui-même mais devenu leur aumônier.Seuls, les capitaines de navire, reconnaissables à leur feutre gris ombragé Ud’une plume blanche, se tenaient debout entre les rangs, le poignard suspendu au cou, et, à la main l’épée nue renversée en signe de respect.Agenouillées l’un du côté do l’épîtro, l’autre de celui de l’évangile,les deux chefs de l’expédition assistaient le religieux, tête nue, sans armes, un livre de prières à la main.Bien que leur respectueuse attitude fût la même, les deux servants de la messe [des armes, formaient entre eux le plus complet contraste.Haut de taille, l’allure fière, le visage pâle et maigre, les mains fines, lo front large, le regard do l’aigle, tantôt voilé, tantôt perçant, Montbars portait avec une mervoilleuso distinction, un élégant costume de velours incarnat avec crevés aux bras, une cravate on point de Malines,au doigt nn superbe brillant, et autour des reine une ceinture de soie ronge et jaune faisant ressortir la finesse de sa taille, tout en lui dénonçait le grand seigneur, 'fout différent de son compagnon, le Léopard rappelai! par sa tournure massive, la carrure de ses épaules,les muscles saillants de ses mains, l’ossature de sa puissante charpente, la grosseur de son cou, un Hercule en raccourci.Le front était bas, les mâchoires puissantes, j le nez épaté, les yeux enfoncés sous d’épais sourcils facilement contracté les.Sa physionomio plus farouche i que féroce, le faisait ressembler à un i lion dont, dans.ses accès de violence, j il avait presque le rugissement pro- | fond.; Du reste, il eut été difficile de dire lequel des deux l’emportait sur l’autre, en courage, lequel des deux était le plus redoutable du Léopard en rase campagne ou de l’Exterminateur à ! bord d’un naviro ; si l’un avait plus j d’ardeur, l’autre l’emportait par le sang-froid ; plus habile à dresser un plan de campagne que le boucanier le flibustier ne possédait au milieu de l'action, ni la même présence d’esprit, ni une égale promptitude de décision.Séparés, il leur manquait peu à chacun pour avoir toutes les qualités désirées dans un chef ; réunis, ils se complétaient de la manière la plus houreuse.Avec de tels hommes à leur tète, les aventuriers ne connaissaient pins d’entreprise impossible, de succès douteux.L’embarquement suivit de près la messe, la dernière bénédiction lut donnée, du haut du château du vaisseau amiral, par le prêtre debout au milieu de l’état-major agenouillé, à la petite flottille, dont les équipages, francs-tireurs dans leur pit tores-que costume de boucaniers, et les matelots revêtus de la célèbre vareuse des flibustiers, présentaient les armes en fléchissant le genou, puis se relevant avec enthousiasme, rugissait le Te deum en agitant au-dessus de leurs têtes sabres et fusils.Cependant le prêtre était redescendu sur le rivage, accompagné de M.d’Ogeron, des agents de la compagnie et de ses fusiliers ; le cantique terminé, un éclair jaillit de la Santa• Maria et une forte détonation, doublée par les rochers, dont les échos se la renvoyaient l’un à l’autre, parcourut en bondissant d’anfractuosité en anfractuosité la longue courbe dessinée par les Côtes-de-Fer.Au même instant, à la corne de le Santa Maria se déploya le funèbre pavillon de l’Exterminateur, une tête de mort blauche sur un fond noir semé de larmes de sang, tandis qu’à bord du Saint Pierre, monté par les cent’ aventuriers du Léopard, les matelots hissaient à la pomme du mût la flamme de leur capitaine Barthélemy, longue banderole blanche portant au centre une torche et une hache rouge posées en croix.—Au nom de Dieu, en route, rugit l’Exterminateur, qui, du haut de sa plateforme, dessina dans l’air avec «ou épée nue une croix de feu.Une immense acclamation, partie tant du port que des navires accueillit cet ordre ; toutes les embarcations laissèrent tomber leurs amarres, et quand on les eut repoussées du rivage, comme de grands oiseaux qui prennent leur essor, elles ouvrirent leurs ailes blanchis au souille du vont.11 y a loin de la Basse-Terre à Saint-Domingue : plus dé trois cents lieues en doublant les caps Foux, Tibnron et de la Beata, mais outre que cet itinéraire était, le même que celui que les flibustiers avaient imposé au parlementaire espagnol qui, étant parti la veille, n’aurait après tout qu’un jour d’avance sur eux, il avait le double avantage de longer une côte occupée par les boucaniers jusqu’à la Beata et do dérouter les espions, qui après avoir averti le vice-roi que les aventuriers avaient des projets sur Cuba, les voyaient prendre cette i direction.j Les deux premiers jours, la Hotte : fit peu de chemin, ayant à lutter ' contre lo vent contraire heureusement faible, mais lorsqu’elle eut doublé le cap Foux où des canots, partis d’His-; panioln, vinrent la ravitailler, la brise qui continuait à souffler dans la même dire ction lui derint très favo rable, en sorte que le temps perdu fut bientôt regagné ; rien n’interrompit plus la navigation jusqu’au cap Palenque où la Hotte de Montbars jetait l’ancre au fond d’une baie solitaire à l’embouchure du Jaqui, se cachant de son mieux derrière des ilôts, mais prête à débarquer les aventuriers à la première alerte pour piller et incendier les villages échelonnés sur la côte, pendant que le Saint Pierre, continuant sa route s’avançait lentement à travers la baie d’Oco.i et, dépassant le gros bourg d’Asso, dont les habitants n’ont d’autre occupation que la chasse ou la plantation du tabac, approchait autant que possible de la montagne boisée du Cibao, si voisine que du bord on pouvait distinguer leshattos ou villas étagées sur ses lianes.En toute autre circonstance, la vue de ce brick s’approchant si audacieusement de la capitale de Pile, eut cause daus le bourg comme à Saint-Domingue, dont du haut du château d’arrière le Léopard découvrait les fortifications, une singulière émotion ; maison était averti de son arrivée prochaine, le drapeau parlementaire avait remplacé, à la flèche du grand mat, la flamme arborée d’abord par Barthélemy et de la terrasse du hatto dans leduel il avait emprisonné Léonore.• (il suivre) I Le Courrier du Canada* mercredi 3 Juillet 188*> ANNONCES NOUVELLES Avis—Ths Fournier, doreur.Soumissions—A.G obéi U Faucheuses, rateaux, etc.—P.T.Logaré.J.e rénovateur des cheveux ce Hall.Une merveilleuse histoire—Dr J C Ayer âe Co Université d’Ottawa.CANADA QUEBEC, 3 JUILLET 1889 UNE REPONSE! Avec quoi le gouvernement mercier va - t - il payer les 8925.352 «le déficit annonce _ .par M.SUeliyn aux pages 40 suprême dune nationalité, et les races et 43 «le son discount budge- ; qui nous entourent peuvent-elles , sommes jaloux des droits qui nous sont garantis par les traités et par la constitution britannique ; nous sommes fermement attachés à nos institutions et à nos traditions, parce qu’elles nous ont rendus heureux dans le passé et que nous comptons sur elles pour notre bonheur et notre prospérité future.Voilà ce que nous sommes, et nous voulons demeurer ce que nous sommes.Qui pourrait prétendre que c'est une ambition illégitime ?Une race n’a-t-elle pas l’imprescriptible droit de prétendre à la conservation de son entité dis* tincte, de ses mœurs, de sa langue et de sa foi ?N’est-ce pas là le droit primordial, le droit sacré, le droit taire du 15 février 1889 ?LE SENS DE NOS FETES Réponse au “ Mail « • Le Mail s’acharne à dénaturer le caractère des fêtes nationales dont Québec a été le théâtre, il y a déjà huit jours.Ce journal avait ici, le 24 juin, un correspondant spécial qui a assisté à toutes les phases de cette grande célébration, à T office de la Basilique, à la messe, au banquet.Ses compterendu sont souvent très flatteurs pour nous.Il admire la grandeur de la scène qui se déroulait sous nos yeux, au bord de la rivière Lairet, il décrit avec impartialité la splendeur de nos pompes nationales, il rend justice à J voir dans notre persévérance et notre vitalité nationales, une insulte à leur persévérance et à leur vitalité ?! Car elles aussi, elles veulent vivre, elles aussi, elles sont attachées à leur langue, à leur religion, à leurs cou-tûmes.Et nous n’en sommes pas offusqués : c'est la loi, c’est l’ordro naturel qui le veut ainsi.Quant à la soif de domination, au rêve de suprématie universelle, au désir d’effacer et d’opprimer les autres races, qui vivent à nos côtés dans cette Confédération canadienne, soif, rêve et désir que nous prêtent gratuitement les hommes du Mu il, ce ne sont que des chimères enfantées par la mauvaise foi ou l'ignorance.Non, nous ne prétendons pas dominer les Anglais, les Ecossais ou les Irlandais qui sont comme nous citoyens de ce grand pays ; nous nous incli- l’éloquence de nos orateurs.Mais il , , -, , H .* , ., , nous devant leurs justes droits, de- appartient au Mail, et laisse naturel- ; .-, .i , A ’ vaut leurs privileges, devant leurs lement apparaître dans ses apprécia- ., " , , ^ .* ., , , succès ; nous rendons hommage aux tions lespnt du journal pour lequel .n .7 .i a i 'î qualités indéniables qui caractérisent il écrit 1 ^ 4_ .ces fortes races, nous voulons que, insi î parait tout surpris e pic& comme nous, elles grandissent et se que scandalisé.de quo, pensez- d-vel t (lans ia ix et rhar.vous ?De ce que les fetes de la bt- ., .„ Jean-Baptiste, du 24 juin 1889, ont , jt J „ ., ensemble, nous luttions d emulation fit A prairies de l’Ouest, les Montagnes Ko.cheuses, les le 1res que baigne cet océan célèbre où les brises sont aussi doi'Cr-s que les brises de la Méditerranée.Nos compatriotes 11e sont pas seulement ceux dans les veines de qui coule le sang de la France, ce sont tous ceux, quelle que soit leur race, ou leur tangue, que le soit de la guerre, les accidents de la foi tune, ou leur propre choix ont amenés parmi nous et qui reconn.lissent la suzerainty de la couionne britannique.Quanta moi, je ne veux pas que les Canadiens-Français dominent sur personne el je ne veux pas que personne domine sur eux.Justice égale, droits égaux.Il est écrit que les sables d s mers sont comptés, que pa-.un cheveu de noire tête 11e tombe sans la permission d’une providence éternelle, ôter* nellement sage.N’est-il pas permis de croire, lo/sque, dans la bataille supiême livrée sur les plaines d’Abraham, le sort des armes tourna contre nous ; n'est-il pas permis de croire qu’il entrait dans les desseins de la Providence que les deux races jusque là ennemies véi lissent désormais en paix et en harmonie sur ce continent, et désormais ne fissent qu’une seule nation ! C'est là l’idée qui a été la source inspiratrice de la Confédération.Quand les provinces britanniques furent unies sous la même constitution, l’espérance maintenant avouée était de donnera tous les éléments épars qui s'y trouvaient le même idéal national, d’ofiïir au monde le spectacle d’une Uct t ion diverse dans ses origines, conservai) (dans tous ces groupes le respect des traditions de famille et de race, mais donnant désormais à tous, une unique et même inspiration.Lo Mail admettra sans doute que M.Laurier est un homme important parmi nous, et que sa parole vaut quelque chose dans une démonstration nationale des Canadiens-français.Le défaut d’espace nous empêche de citer des extraits des discours de M.M.Chauveau et Routhier.Un y retrouverait la même note.Et tous ces discours ont été incontestablement les grands discours de la circonstance Que le Mail ne s’acharne donc pas à quelques paroles outrées, ou peu réfléchies, et qu’il donne le vrai sens de la démonstration du 24 juin.Ce sens, cette signification véritable, c’est que la nationalité canadienne française entend vivre en harmonie avec toutes les races, sans les dominer et sans être dominée par elles, entend conserver ses traditions et ses mœurs, sans vouloir empiéter jamais sur les droits et les privilèges des nationalités-sœurs.Le Mail ferait acte de loyauté et de justice en exposant h ses lecteurs ce point de vue.Mais nous n’espérons pas qu’il le fasse.PETITE GAZETTE L’honorable M.Mowat et madame Mownt sont arrivés à Londres samedi dernier.Mgr Benjamin Pâquct, avant de quitter Rome, a été élevé à la dignité de Protonotaire apostolique ad inslar.Il est actuellement à Paris, et sera de retour au Canada vers la fin de juillet.AGAPIT.(Drame en 2 actes.) PERSONNAGES : Agapit, jeune seigneur grec, martyr Dioclétien, empereur romain Symmaque, préfet de Rome Sébastien, officier (chrétien) de Dioclétien Caïus, intendant «le Dioclétien liormisdas ) Valère' ^ J(Mmrs chrétiens Licteurs ; 1er Acte.—LÀ CONVERSION Fcl 10s du Sanctuaire.Chœur 2e Acte.-1.K MARTYR laisse/ venir à moi.Romance Adresse Oublions la vie amère.Chœur LA DISTRIBUTION DES PRIX AUX Livres (1rs Rrercs 5 “ • 11 30 41 2 30 P M 4 45 6 15 LES DIMANCHES MIDI I 00 P M 2 30 De Plsle : 5 15 A M 8 00 44 10 00 44 I 30 P M 3 30 5 30 «« 5 5 00 7 00 «« • < «1 • • LIGNE ALLAN «1 4 00 44 600 44 I ,, , .f ' C \ SOUS CONTRAT AVEG LE (ÏOUVEHNEMBNT DU Ijîs tours de fete, un voyage se fera u 8 mures du matin à risk, et dans* l'apr6s-mi.U» vapeur avec les malles et les passagers pour les Steamers de la Malle de Liverpool laissera e quai du Grand Tronc, Pointe-Lévis, A HUIT heures, et le quai Napoléon, Québec, A NEUF heures précises, le matin du départ.Des billets de connaissement pour la traversée sont donnés A Liverpool et aux ports du Continent pour tous les points du Canada et des Etats de l’Ouest.Pour de plus amples informations s’adresser A ALLANS, R AK 6* Cie., Agenti Québec, 8 mai 1889 782 m Pilules: s i i.Onguent Holloway É • r ] K* PILIJLK8 ipurihCRl le ühii^, *jl • .t, HQ lus dérangea;enta •* ; foie, de JVH'jm •• rein fl et dos IntoMin.i.Kilos d.;nn .ù , fore* 4i !*i :vinl»f* aux conallt üons b’-MI*!, -•am d’un secourt! inapprôriabD «biu.» '*• - i-'«ïtiî les persondu sete du u0"'- lu» enfants et las vloiltanlfl,
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