Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 22 janvier 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1890-01-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
t!*Scine Année No 190-Edition quotidienne-lUeme Année Mercredi 92 Janvier 1890 i s JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.n& craois.e?t THOMAS 0UAPA1S', Rédacteur en Chef.LEGER BROUSSEA U, Editeur-Proprietaire.ii N î* ko J B/r os: lob Sur le travail (SUITE ET FIN) II La diminution des heures de travail est une utilité presque incontestée, établie par des considérations d’hygiène et de morale ainsi que par des raisons économiques et politiques.Les objections portent généralement sur son intro-duct ion par voie légale.En dehors de la discussion de principauté, le principal argument contre celte mesure, cVstJ le préjudice qu’elle pourrait porter à l’industrie nationale en amenant une augmentation de hon prix de revient.L’exemple de l’Angleterre prouve qu’une industrie très active et très intensive peut se développer sans une durée prolongée de la journée de travail, et d’ailleurs, l’expiration prochaine des traités de commerce donnera à l’Etat la liberté de sa politique douanière et le moyen de tenir compte des sacrilices qu’eu -traîne la réforme dos conditions du travail.On reproche encore à la limitation légale des heures de travail, son caractère arbitraire que les forces humaines ont des limites et que chacun a besoin d’un certain loisir proportionné à l’étendue de ses devoirs généraux.Les lois suisse et autrichienne ont lixé à 11 heures le maximum de la journée de travail des adultes, il est facile de se rendre compte de ce fait qu’une journée de 11 ou 12 heures ni ajoutant les intervalles de repos, les allées et venues, le temps du sommeil ne laisse guère de liberté à l’ouvrier : avec une journée de dix heures il pourra disposer de quelques instants pour sa famille ; ce n’est que li journée de 8 heures qui lui assurerait vraiment un loisir suffisant pour augmenter son degré de culture mais dans nos pays d Europe, en règle générale la journée dépasse trop ce dernier chiffre il faudrait, selon nous, s’arrêter au chillre de 10 heures.Au lieu de fixer un maximum des heures de travail par jour, nous croyons qu'il vaut mieux le fixer par semaine afin de laisser toute latitude aux industriels pour l'organisation «la travail, et le roulement des équipes.Comme avant tout le repos du dimanche et des jours de lcte.s légales, doit être assuré aux ouvriers et qu’il ne peut l’être d’une façon sérieuse et elToctive que, comme en Angleterre, par la réduction du temps de travail le samedi, nous proposons de fixer A 58 heures par semaine le maximun de la durée du travail effectif.Dans les établissements eu des considérations d* force majeure s’opposent a l’interruption du travail, nous demandons que les ouvriers aient au moins un dim niche libre sur deux, et dans ceux ou la journée de 8 heures est en usage, que les équipes n’aient pas deux dimanches de suite les même heures de travail, afin de laisser à chacun la liberté de remplir les pratiques do son culte.Nous continuons enfin à demander l’interdiction du travail de nuit pour les femmes de tout Age.Devraient seulement être exceptées de cette disposition les industries où le temps du travail n’est que de courte duré et celle dont la période d’activité ne dure qu’une pat tie de l’année.Nous no prétendons par l’ensemble des mesures que nous proposons ici, ni résoudre la questisn sociale, ni meme épuiser les réformes nécessaires pour corriger les ; injustices du régime économique actuel dans la mesure compatible avec son maintien.En raison delà concurrence et de l’aggravation dus charges publiques, nous nous bornons aux réformes indispensables déjà réalisées dans d’autres pays.Il restera beaucoup à faire notamment en ce qui concerne le travail des femmei mariées dont la présence à l’atelier laisse le foyer désert.Eu présence de l’augmentation indéniable du pauperism », de la multiplication des chômages ainsi que des difficultés soulevées A propos de.moindre modification de législation industriels uueautre question se pose celle du salaire.Les diverses industries ibnt-elle régulièrement vivre les travailleurs qu’elles emploient, leur procurent-elles toujours le pain quotidien ?Nous ne croyons pas qu’on doive reculer devant l’examen de ce problème si troublant.Avant d’entrer dans la discussion môme du principe de la fixation d'un salaire minimum, avant d’étudier dans quelle mesure et dans quel cas, par quels moyens et par quelles autorités, cette fixation peut être faite utilement et sans injustice, nous pensons qu’il est nécessaire d’établir complètement comme cela se fait aux Etats-Unis, la statistique du travail, aujourd’hhui très imparfaitement connue eu France.Nous proposons dans ce but que le chefs d'industrie soient tenus de fournir aux inspecteurs du travail tous les documents nécessaires.Ce développement d’attributions et l’extension du champ d’application de la loi.tant pour le nombre des établissements que pour celui des ouvriers visés, nécessitent l’augmentation du nombre des inspecteurs.Au point de vue de l’unité de direction et du prestige à prendre auprès des intéressés, un corps spécial à fi abri des fluctuations politiques, dont le recrutement garantirait la compétence nous semble présenter les plus grands avantages.Les contrevenants aux lois sur le travail dans l’industrie sont actuellement déférés aux tribunaux corree-tionnels.A notre sens les conseils de prud’hommes qui connaissent des différents survenant entre patrons et ouvriers à l’occasion des contrats passés pour l’exercice de leur profession, devraient aussi connaître des infractions aux luis qui édictent des prescriptions relatives à cea contrats.Mais les conseils de prud’hommes ne fonctionnent que dans certaines villes ; nous nous réservons de proposer A bref délai un projet de loi tendant A généraliser leur établissement et A étendre leurs attributions en rattachant A leur juridiction toutes les contraventions à la législation industrielle ainsi qu’en leur donnant le pouvoir par l’homologation d’un tarif ou d’un règlement de le rendre obligatoire pour un temps, une région, une profession données.Les règles arrêtées par les corps professionnels n’ont pas l’inconvénient qu’on peut reprocher aux mesures légales, en particulier l’uniformité et le défaut d’élasticité.Aussi quoique pénétrés de la légitimité et de la nécessité de l’intervention législative pour la protection des ouvriers, croyons-nous que celle-ci ne sera efficace et complète qu’avec une organisation du personnel industriel.Deux projets de loi ont été déposés A la précédente législature, tendant A donner le droit aux syndicats ouvriers et patronaux de se réunir en chambres syndicales mixtes pour prévenir et terminer les conflits entre leurs membres, arrêter d’un commun accord le règlement et le tarif de I leur travail.Nous nous proposons de reprendre celle de ces propositions que plusieurs d’entre-nous avaient signée.Ce projet et celui que nous avons annonce plus haut, au sujet de l’organisation du conseil des prud'hommes compléteront avec ceux que nous déposons en même temps surl’inces sibilité et l’insaisissabilité des saiai-; res, l'ensemble des réformes que nous croyons devoir, quant A présent, demander au Parlement pour commencer une juste réglementation du service industriel.Nous aurons dans d’autres propositions A examiner les graves quest ion -que soulève l’organisation des assurances contres les accidents, les maladies et la vieillesse.LES BIENHEUREUX DE 1889 1 Ce siècle dont les mœurs sont mauvaises, les doctrines frivoles et pernicieuses, est peut-être destiné A être le siècle des saints.On a signalé le nombre considérable des causes de béatification que les commi sions romaines r* tiennent et introduisent.Pour nous en tenir A noire patrie, la liste des Vénérables frança's, appartenant au XlXe>iècle, est déjà longue.Voici que l’Eglise ouvre laséri » des Bienheureux.Les deux martyrs, dont elle vient de constater la gloire et qu’elle honore d’un culte déjà public mais encore restreint, sont nés tous les deux aux premières années du XIXe siècle: le Bienheureux Jean-Gabriel Perboyre, en 1802 ; le Bienheureux Pierre-Louis-Marie Chanel, en 1803.La plupart des Vénérables, dont nous aimons à redire les noms, qui appartiennent au XIXe siècle par leur mort et par la plus grande partie de leur vie, sont nés au siècle précédent ; nous n’avons pas besoin de préciser les dates.»Si un grand nombre ont traversé les mauvais jours de la Révolution dans leur petit Age quelques-uns comme le Vénérable André Hubeit Fournet, avaient l’Age d’homme et étaient déjà engagés dans le saint ministère lorsqu’ils ont vu se déchahnr la persécution.Les Bienheureux, dont Rome vient de déclarer la gloire et que la France célèbre en ce moment, sont sortis tous les deux de notre population rurale, et ont passé leurs premiers jours aux champs.# Jean-Gabriel Perboyre, du diocèse de Cahors, né le jour de l’Epiphanie, la sainte “Théophanie, disent les Grecs, la fête (le la votation des Gentils, appartenait A une honorable famille pourvue d’une modeste aisance, et qui, sur huit enfants on a pu donner cinq au hon Dieu, à sou Eglise et aux pauvres.Tout enfant, Jean-Gabriel se distingua par sa modestie, son humilité et sapiéié; il avait les petites vertus qui brillent d un si doux éclat A la Crèche, et il les pratiquait tout en se livrant aux petites besognes où, dès leur bas Age, sont exercés les enfants clés cultivateurs.A cinq ou six ans, il conduisait sur les guerêts et dans les paquis du petit domaine paternel, l’humble troupeau des brebis de la maison.J’ai eu l’occasion de remarquer déjà combien l’Eglise de France avait, de nos jours, recruté de prêtres, d’apôtres et de missionnaires parmi ces petits enfants qui, des l’aube, partout, sous le regard de Dieu, vont l’aire paître leurs ouailles dans les solitudes de nos campagnes Jean-Gabriel Perboyre occupé dans la mesure de ses forces aux travaux de la culture, aidait ses parents dans leurs rudes besognes et ne regardait pas au delà des horizons de la famille.Elle était chrétienne, nous l’avons dit.Un des jeunes frères de Jean-Gabriel ayant manifesté le désir de la vocation sacerdotale, chacun s’em-presa de lui venir ni aide.Louis Perboyre n’avait, non plus que Jean-Gabriel ni aucun des autres, jamais quitté le toit paternel.C’était un sacrifice de s’en éloigner pour se rendre au séminaire de Montauban.Un oncle des enfants en était le supérieur.Jean Gabriel, investi par son titre d’aiué d’un droit de protectorat sur ses frères, voulut adoucir le sacrifice de Louis, et proposa de le conduire et de passer au séminaire quelques semaines auprès de lui afin de l’habituer à ce nouveau régime de vie.Gabriel était dans sa seizième année.Il avait les vertus cle son Age à un degré exquis, mais ne se proposait rien do plus que la vie chrétienne au sein de la famille.Au séminaire, il ne songea pas à étudier le latin ; il se borna A profiter de son séjour pour essayer de se p r lectionner dans les connaissances élémentaires convenables A sa condition de cultivateur ; la grammaire, l’arithmétique, quelques notions de géométrie.Mais les directeurs eu remarquant son intelligence et sa rectitude de jugement, ton caractère calme et ouvert, sa piété, son inno- cence ne pouvaient pas ne pas conclure que cette Ame semblait destinée au sanctuaire Aussi quand Jean-Gabriel songea A retourner au paye, ils engagèrent le père à permettre à cet enfant de prédilection de viser au sacerdoce et de s’appliquer aux études.l^e père, qui de bon cœur offrait uu cle ses enfants au bon Dieu, n’eut pas voulu détourner l’aîné.11 était cependant déjà bien utile, cet aîné, sur le petit domaine.Les services qu’il y rendait étaient sérieux, contribuaient à 1 aisance de la maison tout en allégeant les fatigues paternelles.Peut-être aussi l’enfant était-il bien Agé pour entreprendre des études dont il n’avait pas la première notion.Ces considérations n’arrêtèront pas le bon cultivateur.Il ne songea pas à décliner l’honneur qu’on lui proposait»; il ne voulut pas non plus en prendre la décision de son propre mouvement.Dans sa simplicité et sa foi, il connaissait l’étendue et les limites de l’autorité paternelle; il consulta son fils pour savoir d*» lui s’il désirait apprendre le latin.Gabriel A son tour, grave dans sa modestie, vieux et humble, ne se risqua pas à répondre A la légère ; il demanda quelques jours afin de consulter Dieu sur l’état qui devait le mener plus sûrement au ciM.Après bien des prières, écrivait-il , à son père, j’ai cru que le Seigneur j voulait que j’entrasse dans l’état | ecclésiastique.Le père se résigna ; i loin de contredire A l’appel de Dieu, ! il se montra résolu A l’iire les sacri-lices nécessaires pour aider son fils A ! suivre la carrière que lui montrait la Providence.Au séminaire, les vertus de Jean ! Gabriel s’épanouirent délicieusement j et il donna en môme temps la mesure de son intelligence.Ses progrès j furent rapides ; en trois ans, il avait achevé le cours des études classiques ; ! iî avait en même temps accusé tout.1 son dessein.11 voulait être prêtre, il voulait être missionnaire.Ses études n’étaient pas achevées qu’il avait demand*» à embrasser les exercices du noviciat.Le séminaire de Montauban était dirigé par les prêtres de la Mission, et Jean Gabriel put mener de front les dernières études classiques avec la pratique des épreuves réglées par saint Vincent de Paul.Il j prononça ses vœux en 1820, et quitta j Montauban, appelé à Paris pour entreprendre les études ihéologiques.11 y montra des aptitudes extraordinaires.Son intelligence appuyée sur les vertus les plus vives, aidée de! tous les privilèges de l’innocence et de la mortification, goûtait, saisissait, pénétrait les mystères et les grandeurs de la doctrine avec une force, une clarté, et une compétence qui semblaient devoir éloigner les supérieurs de la pensée de réaliser les désirs du jeune théologien.11 avait devant les yeux sou but bien déterminé ; il voulait être missionnaire,et missionnaire en Chine.Il! avait soif du martyre.La Congrégation de S.Lazare lui avait paru la voie ; c’était une voie d’obeissance, il.la frôle santé de l’aspirant au martyre semblait devoir le faire écarter des rudes labeurs où il aspirait, tandis que scs divers dons d’in-tel‘igence, la perfection de ses vertus religieuses et toutes ses aptitudes paraissaient le désigner clairement pour renseignement et la formation des novices.On voulait le préparera cette grande et haute besogne, et on lui fit de Montidier ; il y enseigna la grammaire et ensuite la philosophie.Ses études pour avoir été rapides, n’en avaient pas moins été fructueuses ; il connaissait la littérature et débrouillait la philosophie le plus agréablement du monde.Ses élèves étaient passionnés pour lui, et sa vert u les charmait sands doute autant que son enseignement.Quand il fut prêtre (1825) il fut chargé d’enseigner la théologie dogmatique au séminaire de Saint-Flour, dont il devint bientôt supérieur.Partout, il attirait les Ames et les entraînait en les éclairant.Son enseignement n’avait rien de sec ni d’ab-trait.Il s’y préparait par l’oraison.Il ravissait ses elèvts par la justesse et la profondeur ée ses raisonnements autant que par sa connaissance et sa pénétration des mystères divins.11 était tout nourri des Saintes-Ecritures et sa\aitpar cœur les épi très de saint Paul.Si conversation intime et constante ètair avec Dieu, et de ce commerce familier, il tirait l’édification et non l’éblouisse» ment de ses disciples.• Son esprit, tout recueilli en Dieu, suivait avec intérêt les diverses agitations qui se manifestaient au sein de l’Eglise.Il avait goûté et suivi le mouvement suscité par Lamennais, et l’école de ce prêtre dévoyé traversée par des évêques illustres, peut se réclamer aujourd’hui d’un martyr et Bienheureux.Ce n’était sans doute pas A fécule de Lamennais que M.Perboyre avait puisé sa dévotion du Souverain Pontife; mais les mppoits du supérieur du séminaire de îSainl-Flour avec le- futurs évêques Gousset, Gerbet, de Sulinis et les autres, ne devaient pas le détourner de son respect ni de son affection pour les prérogatives du Souverain Pontife.Il y était tout particuliérement attaché.Un a remarqué qu’il avait ramené A de, plus justes sentiments sur ce point délicat, plusieurs ecclé-sialiques imbus de préjugés et de doctrines, ayant alors trop de cours.Du reste, aussitôt que les doctrines de l’école lurent déférées au Souverain Pontife, M.Perboyre cessa de les défendre ; il n’attendit même pas le jugement du Saint-Siège pour les r« prouver.On dit qu’il démêla dans sou oraison ce qu’elles avaient de décevant et de faux, et reconnut les motifs de la sentence que le Saint-Siège allait porter.Une fois cette sentence fulminée, il y souscrivit de toute son Ame, et s’appliqua A en faire reconnaître la force et la vertu à tous ceux qui en voulaient discuter les termes, et cherchaient à se persuader les uns que la condamnation n’était pas entière, les autres qu’elle était trop dure.Dieu nous préserve, disait-il, de jamais trouver à redire aux paroles du Souverain-Pontife ! (/I suivre) I l IMM.KTON nu COURRIER DU CANADA 22 Janvier 1890—N° 82 LES EPltEU V ES — DU — G Ci, b i ii; (Suite) — Quant à ces détails, je suis rési* lé.Ceux qui reviennent de Paris p.ttent au courant, ceux qui s’y mdent.Un de mes amis, qui est intré A Rome avec sa fortune laite, .’a remis une lettre pour un individu ai doit être africain, Il signor lîcni-oufle-Tout.Mais la nationalité y fait rien.Il dirige une cité de lodèles.—Comment, une cité de modelés f —Vous allez me comprendre Béni outre tout a loué dans le quartier aint-Victor une maison énorme, •parée en petits logements, dont liacun est loué à dos Italiens.Los ns ^exercent l’état de modèles, les utrês celui de musiciens, un petit lombro moule des piètres.Beni-loufle-Tout connait sur le bout du loigt les atelier» do Paris* Il sait quel genre de modèle convient à tel maître.A force de se faire intermédiaire entre les modèles et les peintres, il a fini par être connu ; sa recommandation est bonne, et quand un de nous quitte Florence, Rome ou Venise pour venir ramasser un peu d’argent à Paris, c’est toujours dans le quartier Saint-Victor qu’il se rend.Beni-Boulfe-tout prend une remise pour recommander les mode-les et leur fournir de bonnes adresses mais personne ne s’en plaint, il ieut que tout le monde vive.I I —Certainement, répondit le vieillard, il faut que tout le monde vive.—Vous allez aussi à Paris ?—Oui, répondit le grand-père.—Qu'y ferez vous ?—Je ne sais pas encore.—Vous savez jouer du violon ?—Un peu.—Très bien ; c’est utile, cela.Si vous n’avez point do projet arrêté, nous pourrions peut-être arranger quelque chose.Voyez, les enfants sont du même Age, elles s’aimeraient tout do suite.Madone apprendrait l’italien à votre fille, et votre fille enseignerait le français à Madone.Elles sont mignonnes et jolies toutes deux, mais si différentes de types qu’elles ne sauraieut se nuire, et pourraient très bien poser dans les mêmes ateliers.Rien ne nous empêcherait de faire de la musique en- semble, si cela pouvait vous convenir.—Pour ce qui est de cela, répondit le vieillard, je ne me sentirais aucun goût pour des promenades sans lin a travers Paris.Oui, j’accepterais que Madone et ma petite-fil le vécussent l’une près de l’antre ; elles se protégeraient tout naturellement ; quant A moi, j’espère trouver un autre moyen de gagner de l’argent.Il frappa sur sa poche, et dit avec mélancolie.—Il est temps ! grand temps ! —Bah ! reprit l’Italien, nous avons | encore du soieii pour un mois, proli-tons-en, et ne voyageons qu’a petites journées 11 m en coûtera de voir ! Madone dans les rues de Paris, tris-1 tes et boueuses eu hiver, tandis qu’elle est accoutumée au grand soleil de notre Italie.La pauvrette ne s’en effraie pas, au contraire, tout, ce qui est changement devient joie pour P olifant.Ainsi, c’est convenu, jusqu’à Paris nous marcherons de compagnie Y .—Oui, jusque-là, dit le vieillard; seulement laissez moi mettre une condition.Nous voici à l’époque où les lroids accourent plus vite qu’on ne les attend ; je ne veux pas fatiguer mu petite-fille ; si le mauvais temps menace, nous aurons plus de profit à prendre le chemin de fer pour terminer la route.11 faut qu’avant l’hiver nous soyons installés et même connus.• —Vous avez raison, \àit l’Italien, regardons comme une promenade ce que nous ferons de chemin pendant le mois d o tobre, et avant la fête de tous les Saints installons-nous à Paris.Les enfants manifestèrent une joie, si grande, A l’idée de ne point se quitter, que les deux vieillards s'applaudirent doublement de la résolution qu’ils venaient de prendre.Vers le soir de leur première journée de marche ils entrèrent dans une auberge de piètre mine et s’y firent servir A souper.Après le iepas, la Petiote se trouvant fatiguée, mais ne désirant point encore se coucher, attira sur la table une feuille de papier, et dans la corbeille de la ménagère une paire de ciseaux.Elle emprunta les uns, demanda qu’on lui fit cadeau cle l’autre, puis, apportant le tout A son grand-père, elle lui dit en l’embrassant : — Je t’en pris, découpe des figures pour amuser Madone.Le vieillard sourit, mais son sourire s’attrista, et une larme roula sur sa joue ridée.Cependant il obéit au 6ouhait de l’enfant, et sans rien esquisser sur le papier, mais en regardant de temps en temps le charmant profil de la petite Italienne, il se mit A découper le papier avec une rapidité telle qu’il devenait impossible de suivre la fantaisie de ses cisaux.Les fuies lames faisaient entendre un bruit sec, l’Italien murmurant une chanson populaire de Venise,Madone qui voyait qu’on la regardait, cou servait déjà la pose comme un modèle.Penchée sur l’épaule de son grand père, la Petiote paraissait saisie d’un vif sentiment d’admiration.Enfin le vieillard plaça la lampe d’une façon convenable, fit jouer sa découpure entre la lumière et la muraille,et avec une surprise joyeuse, l’Italien reconnut dans les silhouettes découpées la petite Madone dansant une tarentelle, tandis que le vieil Italien jouait de la mandoline.—Vous avez une fortune au bout des doigts, dit le père de Madone A son compagnon.— Une fortune non, mais du pain.Je montrerai et je vendrai le soir mes découpures, et pendant tout le jour je conduirai ma petite-fille dans les ateliers où elle posera.De la sorte nous pourrons vivre.Avec quelle rapidité s’envolèrent les derniers beaux jours ?La brise devenait froide, le soleil se cachait derrière les nuages, les (leurs étaient rares.11 fallait se hater de quitter la campagne, et d’entrer A Paris.Les enfants le comprenaient et s’en attristaient.Elles en étaient venues A s’aimer comme deux sœurs.Les hommes, très differents d’habitudes et d'éducation, s’entendaient sur un seul point : l’amour paternel.Chacun d’eux eut sans regret sacrifié sa vie pour l’enfant qui s’attachait à lui.Un autre lien existait entre eux ; ils causaient souvent de l’Italie.Parlez A la plupart des ouvriers parisiens des musées et des œuvres d'art, tout cela est pour eux lettre close.Ils sont entrés au Louvre, sans nul doute, mais l’unique souvenir qu’ils en aient rapporté, est d’avoir vu des salles magnifiques, tellement cirées qu’ils avaient peur d’y marcher, avec des plafonds merveilleux dont les personnages se mouvaient dans les nues.Tout autour de ces pièces ils ont vu des tableaux entourés (le cadres d’or, mais ils n’ont rien compris aux sujets des toiles ; pas un nom des peintres qui les ont légués A la postérité ne U-ur a rappelé quelque souvenir.L’éducation artistique du peuple est complètement A faire.11 en est bien autrement de l’Italie.Le dernier des iazzarones comprend les beautés artistiques des musées, il distingue une école d’une autre école, il se passionne dans une discussion ayant pour but de donner la suprématie A un maître sur un autre maître.En lui tout est art et naturel A la fois.Ses poses sont nobles, sa voix musicale.Tandis que l’ouvrier parisien sait A peiue par cœur quelque chanson apprise /ians les bouges, l’Italie récite des vers du Tasse ou des passages de l’Arioste.L’habitude de voir des chefs-d œuvre les a façonnés, ennoblis.Ils savent la musique sans l’apprendre ; ils chantent des airs trouvés par eux dans des soirs de rêverie.(A suivre) Si» Le Courrier du Canada* Mercredi 22 Janvier annonces nouvelles Avis—L.C.Marcoux Cadeaux du Jour de l’An—A.Bélanger ne u.crveilleuse histoire—Dr J C Ayev C° Pectoral Cerise d’Ayer.—Dr J.C* Ayer ^ t-°* Breakfcast Cocoa—NV.Baker C Co Robes pour Bals et Dîners—Glover, Fry c-* Cie PETITE GAZETTE On lit dans le Monde d’hier : Il est rumeur que l’honorable sénateur Trndel a laissé un volumineux testament politique et ou ajoute que ce document sera publié in extenso dans Y Etendard de demain.G A t * • A D A QUEBEC, 22 JANVIER 1890 LE GOUVERNEMENT MERCIER ET LES COLONS M.Flynn voulait remédier à Tin* w justice de la loi des terres qui livre, durant trente mois, le lot du colon, à la cupidité du marchand de bois.\os lecteurs connaissent maintenant cette fameuse clause des trente mois.Ils en ont entendu parler assez souvent.Voici encore une ibis le texte de cette clause que Ton trouve à la page 09 des statuts de Québec pour 1SS8, chapitre 15, section 8 : Le porteur d'une licence (c.a.d.le marchand de bois) a droit, en vertu d'icelle, de couper le bois marchand sur tout lot ainsi vendu, qui est compris dans cette licence, durant trente mois à dater Je l'émission du billet de location, excepté sur cette partie du lot que le colon est occupé à défricher, tel que pourvu ci-dessus, et sur, en outre, une étendue de dix acres.C’est cette clause qui soulève d’un bout à l'autre du pays l’indignation des colons.Elle livre ces pauvres gens à l’exploitation des marchands de bois, qui ont deux ans et demi pour promener la hache sur leurs lots et les dépouiller de tout le bois marchand qui peut s’y trouver.L'honorable M.Flynn proposait un bill à l’effet de retrancher de la loi cette clause injuste et tyrannique.Croit-on que le gouvernement a acquiescé à cette proposition ?Fas du tout.On a vu M.Gagnon, secrétaire de la province, se lever pour soulever une question d’ordre, qui était bâsée sur le prétexte que le projet de loi affectait les droits de la Couronne.Hier soir, M.l’( Dateur a décidé la question d'ordre dans le sens du gouvernement.Et le ministère a ainsi empêché M.Flynn de venir en aide aux colons.Pourtant on avait prétendu que cette réserve n’était décrétée qu’à titre d’essai, comme le prouve la motion suivante de M.L.P.Pelletier, à la dernière session : 44 Que, tout eu concourant dans le rapport du comité général, cette Chambre espère que quand un essai loyal aura été fait de la loi actuelle, le gouverne) ment fera retrancher l'article 1353 des Statuts Refondus de la province de Québec, s'il est démontre que tes colons en souffrent ou qu'il entrave la colonisation.*’ Il est démontré que les colons souffrent.M.Pelletier l’a admis lui-même dans une assemblée, durant l’élection de Rimouski.Et cependant on étouffe la loi libératrice de M.Flvnn.w Ali ! les vrais amis des colons , On sait où ils se trouvent mainte-* liant ! Le père de M.Beaugrand, de la Patrie, vient de mourir, à l’Age de 70 ans.Ses funérailles auront lieu à La-noraie, demain.' M.H.Beaugrand, directeur de la Patrie, qui devait partir lundi pour le Colorado, a naturellement relardé son départ.Wood, pareequ’il croit qu’il remplira sa charge avec impartialité et donnera deux côtés de la La ligne de la compagnie de télégraphe du chemin de fer du Pacifique Canadien vient d’être complétée dans les Provinces Maritimes et la compagnie a ouvert un bureau à Halifax.Cet événement réjouit non seulement les hommes d’affaires, mais tout le public en général et plus particulièrement le gouvernement et la presse.Jusqu’à présent tout le service télégraphique officiel du gouvernement se trouvait sous la dépendance de la compagnie de télégraphe 'Western Union de New-York.Dans le cas do différend entre le1 gouvernement du Canada et celui des Etats-Unis à propos des pêcheries,1 c’eut été un grand embarras.justice égale aux Chambre., La Chamire cccorde la demande faite par M.Desaulniers et ordonne do faire produire copies de toutes lettres officielles, requêtes, etc., priant le gouvernement de remplir la vacance créée au Sénat par la mort do l’honorable M.James Ferrier, sénateur pour la division de Sliawenegan, P.Q.Le bill de M.loncas pour modifier l’acte des élections fédérales concernant le comté de Gaspô, était inscrit sur les ordres du jour, mais ne sera pris en considération que demain.Par ce bill M.•loncas ne demande pas que l’élection ait lieu dans le comté deGaspé en même temps que dans toutes les autres parties de la Puissance, mais eu même temps que les élections dans Algoma et Mus-koka.Autrefois Gaspé était sur le même pied que ces divisions électorales, mais lo is de l'adoption de la dernière loi électorale le nom du comté deGaspé avait été omis par oubli.C’est cet oubli que M, «loncas veut réparer aujourd’hui.A trois heures et vingt minutes la séance s’ajourne.Le rév.M.Lemoine (G eorge Louis), ancien chapelain des l‘ranimes de Québec, décédé ce matin, *22 du courant, était membre de la Société ecclésiastique de S.Joseph, de la Congrégation du Petit Séminaire de Québec, et de la Société d'une messe, Section diocésaine.C.A.Maudis, ptre Secrétaire Archevêché de Québec 22 janvier 1890 ASSEMBLEE LEGISLATIVE 21 janvier.Sur demande de l'hon.M.Gagnon, la chambre en comité général sur hs réso luttons abolissant la contribution îles municipalités au soutien des aliénés et pour pourvoir à un traitement plus efficace des idiots.La seconde lecture de cette résolution se lit comme suit : Qj’il sera loisible au lieutenant-gouverneur en conseil, de faire, avec toute communauté religieuse de femmes ou d'hommes ou toutes autres institutions ou toutes [ersonnes, des arrange-constiuction du chemin de fer de B* j zneuts pour la carde, lu nouiriture, Baie des Chaleurs?2.Combien a reçu j ptnlretieu et le traitements des idiots.(Lacune des personnes qui ont travaillé ?pourvu que le coût pour chaqu * patient a celte enquête?3.hst-it du encore n'excède pas S50 par année, quelque chose pour cette enquête ?j L’hon.Secrétaire-provincial dit que le Combien ?A qui ?4.A-t-il été lait un j gouvernement est maintenant en état de rapport ! j Sü charger du soin des aliénés.H on.M Icrcotte.—M.ChsLangelier, L'hon.M.Taillon.—II ne faut pu-avocat; il a reçu en acompte SoOO pour oublier le but que le gouvernement lui.son secrétaire et l’assignation des s était proposé en faisant passer il v a témoins.Lu rapport préliminaire a quelques années la Ici que l’on veut ECHOS PARLEMENTAIRES Les interpellations de nos amis ont pour résultat de provoquer des réponses qui jettent beaucoup de jour sur le système de favoritisme poussé à outrance parle gouvernement Mercier.En voici quelques-unes : L'hon M.Taillon—1.Quelles sont les personne- qui oui été chargées par le j gouveinetu ut de »*• nqu-:fir National ; Une croix par des amis MM.Henri Ploudre, Eugène Godm, Major Mar.chaud, Denis D^silets, Ubalde Ploudre et J.Trudel ; Une couronne par M.Kdouaid de .St Denis j Une croix par teaux et Mme Réal Angers .Boutillier I rudel et L.P.Trudel.j Après la messe" toute la nopuialïon Le corb.ll.ml suivait lo char allege- s’est rendue à la sacristie n ï» ! Funérailles d’un séminariste Los funérailles de M.Liguori Du-charme, élève de philosophie junior an petit Séminaire de Québec, ont eu lieu hier matin à l’église Saint-Roch.Les confrères de classe du défunt, externes et pensionnaires, y assistaient ainsi qu’un grand nombre de parents et d’amis de la famille.Mgr Benjamin Pûquet, supérieur du séminaire, a fail la levée du corps, ot M.l.’ahbé Proven-cher, ancien curé, et rédacteur du Nalv ralistc, a chanté l’absoute.M, l’abbé Mathieu, directeur du.petit Séminaire, a chanté lo service assisté des deux proforeurs du défunt, MM.les abbés Paradis et Bernier, comme- diacre et sous-diacre.Lis confrères do classe de M Ducharme ont chanté à l’orgue la messe des moils et quelques motets.Avis aux mères L> *• syrop calmant do Mme Winslow to vrai t toujours être employé pour la dentition des enfants.Il calme l’enfant, adoucit les gencives, apaise tou'os les douleurs, guérit la colique, et est le meilleur remède pour la diarrhée.Vingt cinq cents la bouteille.Québec, g maiiSÜQ.266 Anniversaire Vendredi dernier, était le 50èiue anu i versai ie de la naissance do Sa Grandeur Mgr Bégin.Députation Hier, une députation composée de six arpenteurs s’est présentée auprès de l’honorable M.Gagnon, afin de protester contre le bill que Ai.Lafontaine a l’intention do présenter.L’effet de ce bill serait d’admettre comme arpenteurs tous les élèves de l’Université Laval, de rUniversité McGill et de l’école AroLiam bault, qui auraient terminé avec succès leurs cours polytechniques.Judiciaire La cour de circuit de Chicoutimi a été ouverte mardi par l’hon.juge Gagné, siégeant pour la première fois.Le même juge a ouvert la cour criminelle jeudi matin, cl la coin supérieure vendredi matin.Les lettres-patcuk's nommant l’hon.J.A.Gagné comme Juge pour les districts de Chicoutimi, Charlevoix et Saguenay out été lues vendredi et immédiatement après cette formalité, les moiiibies du barreau ont présenté une adresse à leur ancien collègue.Encens Messieurs les Curê-apprendront sans doute avec plaisir que nous sommes en mesure de leur vendre de l’encens pus piéparô avec les meilleures essences de l’Orient exhalant, les parfums les plus suaves ; aussi cet encens est 11* meilleur des désinfectants.Prix 81.50 la lb.A la Librairie Montmorency Laval.Pruneau et Kiuouac, 28, rue de la Fabrique, L’Industrie du fer Le Herald de Montreal pub'ie une série d’ailieles sur l’industria du fer au Canada.Aux mines de L011 Jouderry, 8fi, 000,000 ont été dépensées en gages et matière brute sous l’opération de la Politique Nationale.La perspective pour l’avenir est extrêmement encourageante.La compagnie a des commandés pour une année.Elle a augmenté sa puissance de production du fer et de l’acier marchands et des tuyaux à gaz et a eau.Elle se prépare à mettre en opération un deuxieme haut fourneau qui n’a pas été exploité depuis sept ans et elle a passé avec la Acadia Co.un contrat d’approvisionnement de charbon pour deux ans.Les usines sont sous la direction R.G.Leckin et C00 hommes y sont employés.Onguent et Pilules d’Holloway Froids, Toux, Respiration courte.— Ces maladies requièrent une attention sou- 1 « 1 i»,.,, i tenue car si elles sont négligées elles «e Les membres de la galerie de la presse terminent souvent en asthme bronchite pa,\SÜ, 1 aPr«s-»»*d» an parlement 0, collsomptio„.)n„uent ’hien f>‘n,tî des résolutions de condoléances qui I °tî't seront transmises à la famille du défunt.p2:m/ absorbé -t , o.Vé diTectenteiH L anu, le compagnon que nous » 1 , - r ” 1 \ aux poumous, d ou il chasse toutes les avoir des renseignements Mirs scs confrères n’avaient qu’à s’aJiesser à lui.Voici ces résolutions : Proposé pai M.Eug.Rouillarû, de VEvénement, secondé; par M.Chambers, du Chronicle : 41 Que la galerie de la Presse a appris avec le plus vif chagrin la mort de l’un de ses membres, M.L.Savard, qui était en même temps l'un des plus anciens journalistes de Québec, et transmet l’expression de ses plus vives sympathies à sa famille.” Proposé par M.Ch.Robillard.du Canadien, secondé par \I.J.Carrel, du Telegraph .Que le secrétaiic de la galerie de la Presse soit prié de communiquer ces résolutions aux journaux età la famille du défunt.” — 1 û Fer, la Potasse, et les meilleur alternatifs végétaux fout de la Salsepa- reil) d’Ayer un remède sans égal pour le sang.Anniversaire Il y a quelque temps les braves parois- ut ra listes pour toujours, rendues sans action, ou i e jetées du système.L'Onguent et les Pilules (i’Iloiloway accomplissent cette purification ; età travers le sang ainsi nettoyé, l'influence de ces merveilleux médicaments atteint la partie la plus éloignée du corps humain, et aussi gué-nt toute action maladive, soit interne soit externe.Une ti*iste affaire 1 ne mort, qui serait arrivée dans des circonstances suspectes a eu lieu dans le district de la rivière Lcsmoines, dans la région de l’Ottawa, s’il faut en * loiie un nommé Xavier Langcvin homme de chantier en roule pour sa 11 iidence a North Nation NIi11 s.nlus bar que Eockland.1 (Ici homme raconte qu’à un chantier situé a quelques huit milles de l'endroit ou il travaillait, deux honini s d ' Sorel, nommé Meaudoin et hôrv.ire '•aillaient avec une escouade de .Iti iiom mes.Le “ Bourgeois ’’était “ (;ros Baptiste I répanier, bien connu dans les environs de l’embrookv.Mans le cours du mois d> rmer.Beau .siens de Saint-frime ont fôtô leur curé doin et Oery avaient eu t lusteuè un a 1 occasion du jour anniversaire de sa relies et se gardaient vei «enneo ’un naissance.Il y avait tout un petit pro- l’autre.Dimanche avant : K.X.Gati.i prix 50 cents ions modernes que l'expérience pratique a pu suggérer, l aisseaux Ton- Commandants "âge Choix de Poches laitières, par -I A.Coûte e, I .54°° Capt James Wylie prix : 50 cents.! -^AKDINIAN .4650 Lt Smith, R N R ournat d'Education, 1ère amie , 51.00.i ?*.4l0° GaptJ Ritchie CIRCASSIAN.4000 44 \V.Rich: I,a plus grande merveille die temps moderne.S\ ¦ : æ>^ xx !•••••• •••••••« p-i'ir \z Rivière iu Loup Pour Halifax et St-Jcan (2.30 p m) Pour la Rir.-du-Loup (6.00 p m).LES TRAINS ARRIVERONT A LEVIS >•••••• • • • 5.00 14-30 «S.oo 3- y De la Rivière-du-Lo^p.De Halifax et St Jean.’3*1 ° De la Rivière-du-Loap.l4*l5 Ces trains circulent sur l’heure du Eastern Standard Time.Québec-Central Express—quitte Lévis à 2.45 p.ni., arrive à Sherbrooke à S.40 p x.et à NewAork, n.40 v.m.-quitte Lévis 3.00 p.o;.arrivr à M-Françuis à 6.45 p.m.Mixte Bateaux à Vapeurs Québec et Lévis Les PU nies et Onguent Hollotvag LES PILULES purifient le san ', et guérissent tous le.» dérangements du foie, de l’estomac, dc« reins et des intestins.Elles donnent la force a la santé aux constitutions débiles, et sont d’un secours inappréciable dans îcs indispositions des peisonr.es du sexe, de tout âge.Pour les enfants et les vieillards, elles sont d’un pri nestimable S/OiîJJHOÏil e-t un remède infaillible pour les douleurs dans les jambes, la poitrine, pour les vieilles blessures, plaies et ulcères.11 est excellent pour 11 goutte et ie rhumatisme.Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies de la peau, il e^t sans rival.Manufacturé seu'ement à l’établissement du professeur HOLLOWAY 533, RUE OXFORD, L ND R ES, et vendu à raison de i< 1 Jjd , 2s.qd/, ils 22?., et 33s.chaque boite tt pot, et au Canada à 36 cents, 90 cents et $1.50, et les plus grandes dimensions en proportion.XOVA SCOTIAN 33oo PERUVIAN.: *400 4 4 4 4 Richardson II R Hugues „ , .3400 *• Il Wylie CASPIAN.3200 Lt R Barrett R N NU MIDI AN.4750 fen construction] MONGOLIAN.4750 “ 41 BRAZILIAN .41CO 4* •• SA RM ATI AN 3600 .CAR I AGI XIAN- 4600 Capt A Macnico] SIBERIAN.4600 44 RP Moore NORWEGIAN.3534 HIBERNIAN.34^0 BIERE ET PORTER L AB ATI1 DE LONDON, ONTARIO.-000 Oooo- Preuve que la Célèbre BIERE ET PORTER fabriqués par John Labat de London, Ont., est la meilleure du Canada et même pouvant rivaliser avec les meilleurs Bière et Porter importés ; les prix remportés aux expositions universelles de Philadelphie, Australie et de Paris le prouvent ainsi que les certificats d'analyse ci-dessous : M.KISET, M.D.L., Analyste du Gouvernement, Québec, dit : 44 Je lésai trouvés très purs et des meilleurs qualités de houblon et orge.C’est un bteuvage hautement recommandé aux invalides et aux convalescents surtout comme tonique*' I.k Révérend P.J.EDOUARD PAGE, professeur de Chimie, Université-Laval, Québec, dit : “ J’ai analysé la Bière 4‘ INDIA PALE ALE ” fabriquée par JOHN LA BAIT, LONDON, Ont, embouteillée par M.N.MONTREUIL, OUEBEC, c’est une Bière légère contenant peu d’alcool d’une saveur délicieuse com pâté avantageusement PORTERS DE JOHN LA B ATT, LONDON, ONT., sont fabriqués des meilleures qualités d’orge et houblon et r «aaa aaaaa .J 31 Janvier Œuvre du Patronage ¦o- AVEC la bienveillante permission et sous le | a-.ut patronage de Son Eminence le card nal • üe Quebec aux Antilles j j E et après LUNDI, le 14 OCTOBRE lèSç.lts ; LJ trains partiront «le la station du Pacifique, Québec, et arriveront comme suit, excepté les dimanches : DÉPART DE QUÉBEC 7.30 A.M.—K xpress direct pour le Lac St- Jean, tous les jours arrivant à la jonction Chambord à 5.45 P.M., cl à Roberval à 6.30 I* V i • a** a 3.45 P.M.—t Vain local pour Saint-Raymond tous les jours y arrivant û 6.30 P.M.ARRIVÉE A QUÉBEC 9.00 A.M.______Train local part de Saint-Ray- mond tous les jours, à C.25 A.M., arrivant \ Quél>cc à 9.00 A.M.7*00 P.M.—Express direct part de Rol>cr- val à 8.00 A.M.tous les jours, (et de la Jonction Chambord à 8.40 A.M.,) peur Quéltec, y arrivant à 7.co V.M.I^c fret pour tous ies points des districts du Lac M-Jcan et Saguen.ay, a l’Est tic la Jonction Chambord, est enregistré pour la Jonction Chambord, et pour Roberval et les endroits a l’Ouest enregistré pour Roberval.J>e fret expédié «le Québec à Saint-Raymond et aux endroits au sud, -tri enregistré jusqu’à 2 30 P.M., et aux endroits au nord de St-Raymond jusqu’à 5 P.M., à la station du Palais.20 minutes pour prendre le lunch au lac Edouard.Le fret ne sera pas reçu à Quélwc après 5 heures t> 111.Billets de retour de première classe, aux taux d’un simple billet, «le Quél>cc A toutes les stations émis les samedis bons pour revenir jusqu’au mardi suivant.Billets en vente par R.M.Stocking, vis-à-vis l’Hôtel St-Louis.Pour informations au sujet des prix pour les’ passagers et des taux pour le fret s’adresser à ALEXANDRE HARDY, agent général pour les passagers et le fret, Québec.J..Nt OTT 'cet.& t»'rant.Qu*-*’»c, 12 octobr nous con / tETTE maison est établie depuis 50 ANS, l ' elle fabrique plus de pianos, et elle en a plus en usage que toutes les autres compagnies cana- 1 diennes réunies.Des centaines sont en usage depuis vingt ans et «ont encore bons.Ces pianos ont 1 rM.v obtenu le patronage des classes les plus élevées j l u i-.L qui ont besoin de meubles, ainsi que celui des FAMILLES ROYALES ; ils * , conseillons de s adresser à la maison C.O.sont reconnus comme étant les meilleurs pianos à ‘Cv Ueite maison est connue pour faire des la portée de toutes les bourses en Amérique ; ils mcu ’ cs 1 e lumière classe, ioutes commandes sont aussi en usage dans les principaux couvents et 1 Scr‘jnt exécutées avec soin et promptitude.On y dans les grandes maisons d’éducation de la Puis- exécute bel ce Salon, de Salle a Dfner, Chambre sancc.i 4 Coucher Plus de 7,000 sont en usages dans les ville AUSSI ' Réparation de Meubles w-J " bekXARD frvALLAIKE, Couture et Posage de Tapis - e- ?» fe“qH V U *oussiB“< attirc l’attention1 d “;cs nombreuses .’IL 79’ J * • ’ pratiques et du public en général sur le grand ; stock de chaises de tout genre qu’il vend à bas prix.__________________________________________ C.0.BEDARD, ; 2S8 rue Saint-Joseph, Saint - Roch, Québec, AUX MARCHANDS P°rt voisine de c>>« M- J- Gauthier*- Frère, DE LA OA M PAG N E ! ! ! ! Q«*e.* avril .889- .-an Pc,ntrc-
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.