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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
jeudi 30 janvier 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1890-01-30, Collections de BAnQ.

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,3*$eme inné© Anir*e Jeudi 30 Janvier 1^00 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS -fl® CROIS.J'TCSPitiFlK TET XA-IMK.THOMAS OU A PA IjS, Rédacteur en Chef.FOliSTMtDB] CiiTHOBJBtlli: Souvenirs et vœux Parti catholique ! L’association do ces deux mots effarouche beaucoup de braves g-ns.L’idée que ces mots expriment est cependant excellente : elle indique simplement l’organisation d'une ligue du bien publie,l’union active d'hommes résolus à combattre les alliées et les sectaires coalisés contre la société chrétienne.Le programme de ce parti religieux avant tout est universel, applicable à tous les temps et à tous les pays ; il consiZe à déiendre le Pape et l'Eglise, à obtenir ou à g nantir partout au clergé la liberté de l'apostolat et de l’enseignement.C’eZ le programme de la politique sociale recommandée pur le Saint-Siège et imposée aux catholiques par la constance et la foi.Ils vivent sous des régimes monarchiques ou républicains, ils appartiennent à differ* rites mit ions, se classent en divers partis politiques; mais ils doivent partout s’unir pour la protection de l'Eglise et de la société.Si la plupart d’entre eux manquent à ce devoir dan* des pays gravement atteints par la révolution, l'Eglise est opprimée par les partis et les sectes révoltés contre les lois divines.Telle »*st la situation en France ; la grande majorité du peuple est encore croyante ; mais la plupart des hommes influents, divisés par des opinions politiques, manquent à l'obligation supérieure qui commande avant tout 1 union pour la défense des intérêts r ligteux.Les fondateurs de notre premier parti catholique t1 de 1* Univets essayèrent d'organiser celte union avant 1848.Nous étions combattus par le gouvernement de Louis Philipp-1, qui, lui ausei, s’appuyait sur l’enseignement exclusif des libres penseurs universitaires, et considérait le clergé comme acquis à l'opposition légitimiste.Nous étions attaqués par les légitimâtes intransigeants, qui nous représentaient comme des iévolutionnaires, ch* rehaut à enlever à la royauté légitime l’appui lu clergé.Encore faibles en apparence, nous étions déjà nombreux et forts avant 1848.Nous obtînmes des succès aux élections de 1849, en accordant l’appoint décisif de nos voix à d s candidats qui avaient pris vis à-vis de nous des engagements.Nous u avions, au Parlement,qu’un éminent orateur, et, dans a presse, qu’un seul grand journaliste ; mais déjà les voix de Montalemb *it et de Louis Voui 1 lot ret»*nti>sab nt au loin; de presque tous le* pays civilisés,des hommes considérable* nous témoignaient leurs sympath es.Déjà la possibilité d'une action catholique universelle t-o manifestait à nos yeux ; déjà se révélait aussi dans toute l’E «rope le danger de la Révolution athée et des destructions maçonniques ; déjà des utopistes et des anarchistes prêchaient le socialisme aux ouvriers.La Révolution de 1848 bouleversa l’Europe et, révélant le péril social, inspira une crainte salutaire aux gouvernements ébranlés, aux classes supérieures menacées.On comprit alors, en F ranee comme ailleurs, la nécessité du frein reii uieux.Les républicains modérés et les libéraux orléanistes recherchèrent l’adhésion du clergé ; il décida des élections dans la majeure partie de l'Ouest, et la Constituante ne s’en plaignit pas ; nos républicains n’avaient pas encore découvert un prétexte d invalidation dans l’ingérence cléricale.Le nombre des catholiques s’accrut encore à l’Assemblée législative, ei le président Louis Napoléon appela au ministère M.deFalloux comme représentant de notre parti.Monta-Frabert m’écrivit alors, avec quelque mélancolie : Ilium opportet cesce^e, me autem minui.Thiers, qui avait glorifié l’université et attaqué les jésuites en 1847, se montrait partisan résolu de l’éducation cléricale et de l’enseignement jésuitique.Si la loi do 1850 ne fut pas complètement libératrice et conservatrice, « lie permit au moins ! la concurrence de l’instruction religieuse.L’action du parti catholique avait donc été très utile Le piésident manifestait de bonnes dispositions et recherchaient l’appui des catholiques.J’eus avec lui la conversation suivante, en 1851 ; — Vous êtes «ami de Louis Veuillot, c’est un écrivain de grand talent ; il n’est pas toujours aimable pour moi; je tiendrais à ce qu’il ne méconnût j pas mes intentions et ne se pronon- [ çàt pas contre moi.Est ce un homme de conscience ?Ne pourrais je pas m'assurer de son appui ?— Louis Veudlotappartient par sa j conscience à l’Eglise et à sa foi ; il est macccf-sibleaux considéra»ions de l’intérêt p* rsonnel ; pour lui, les hommes et l’argent n’ont pas de valeur.Mais il rendm justice à tout | ‘gouvernement qui respectera la li-beité religieuse ^protégera l’Eglise.Si vous gouvernez de cette manière, vous n’anr» z pas à craindre l’opposition de Louis Veuillot ni du parti cathodique.—Pourquoi cette qualification ?elle ne me plaint pas.Un parti, c’est un groupe restreint et souvent mauvais ; le catholicisme, c’est l’as*ociation la plus excellente, et il embrasse le monde.Ou voit que l’objection opposée aujourd’hui à cette dénomination nVst pas nouvelle ; mais qu’impor e le titre d'une œuvre, si elle eZ utile et belle ?A cetie époque, Montalembert, .émerveillé de nos succès, me disait: “Si les catholiques restent sages, s'ils août actifs et unis, avant trente ans ils gouverneront la France tn os il faut qu’ils t-e délivrent de l’alliance obligatoire du trône et de l'autel ; le régime est bon partout où la religion domine.Il faut encore quils se tiennent en garde contre les utopies qualifiées de progrès social ; tout le vr»i progrès émane do la Choix, de l’Evangile et de Jésus-Christ ” Les Catholiques ne se montrèrent LEGER B RO US SE A U) Editeur Proprietaire.pas tous sages et unis, à commencer par leur brillant orateur.Son esprit impressionnable, son ardente imagi nation le reii (aient excessifs et parfois opposés.L< s sommités de notre parti se séparèrent après le coup d’Etat ; on se divisa en pailem* maires et en autoritaires ; 1.s uns firent à l’Empire une guerre systématique; les autres 1 acceptèrent en témoins indépendants, approuvant et critiquant les actes du pouvoir selon la conscience et l’équité ; telle fut l’attitude de l'Univers, suivi par la majorité du clergé.Louis-Napoléon désirait témoigner sa gratitude à Louis Veuillot, en 1852 et celui-ci pouvait alors prétendre à de hautes fonctions bien rétribuées; il ne demanda jamais qu'une faveur, la grâce d’un républicain déporté, sollicitée par mon entremise ; le prince s'empressa de l’accorder.Je conservai avec l’empereur, jusqu’en 18(J0, des relations particulières, qui me permirent de rendre de modestes services à l’Eglise et à des œuvres de charité.La violation du traité de Zurich fut, malheureusement, tolérée par l’empereur.Après le brigandage qui acquit à la Sardaigne la majeure partie de l'Etat pontifical, le centre et le sud de l’Italie, les catholiques devaient protester; le groupe de l'Univers n’y manqua pas ; le gouvernement, nous traitant en révoltés, supprima l'Univers, et aussi mon journal, la Bretagne.La résistance des catholiques n’en fut pas arrêtée ; le Monde suivit avec fermeté la même ligne que l'Univers.Le tiers du Corps législatif protesta deux fois contre la spoliation du Pape; vingt-cinq des protestataires furent attaqués par le gouvernement, aux êlecious de 1863, .quoique le duc de Morny les eût défendus ; cinq d’entre eux seulement furent reélus ; mais d’autres cir> onscriptions nous envoyèrent d*s renforts, et si le centre gouvernemental avait osé voter selon son opinion, la majorité du Parlem nt eût réclamé la reconstitution intégrale du royaume pontifical, i Univers reparaissant parla de rechef avec (aient et vigueur.L’emp leur voulait au moins conserver au Pape Rome et les territoires adjacents occupes par nos troupes.La convention conclue avec Victor-Emm uiuel.la déclaration de Rouher au Pat lenient, les souvenirs et lis documents publiés sur cetie quoi ion prouvent que apoléon III persista dans ce te resolution jusqu’à nos premiers revers Avant la lin de son règne, il regrettait d'avoir lais*é ciéer une grande , uissauce sur notre frontièie et sur ia Méditerranée ;ms>i acc pta-t-il, d«ns le ministère du 27 décembre 1869, M.dePirieu, qui fui avait é rit deux lettres énergiques en faveur du Pape et M.Plichou, qui avait prononcé, en 1859.un vdlluit discours, désap prouvant la guerre d’Italie.Pendant la guerre de 1870, les hommes jeunes et vali l* s d s familles royalistes et catholiques combattirent avec un dévouement absolu ; le pays reconnaissant élu en 1871 une majorité de droite.Elle délivra •e pays, paya la rançon, restaura les finances amenda la législation de 1 instruction publique ; mais elle ne sut pas combattre les républicains et elle n'osa pas restaurer la royauté.L'Univers signala ces fautes, et se montra mieux royaliZe que les parle ment aires qui empêchèrent la restauration du roi.Depuis que la gauche gouvern », il ne reste d opte qu’entre ces polit ques opposées ; La politique des défenseurs de l’Eglise, de ses droits et de ses libertés ; La politique anti religieuse, inaugurée par Gambetta et par Jules Ferry ; poursuivie par tous leurs successeurs, elle attaque l’Eglise dans la liberté de recrutement, d’association, d’enseignement et de prédication; elle tend à détruire la religion catholique.En dehors do ces deux politiques, les agissements divers des groupes de droite ou de gauche n’ont qu’une importance secondaire et relative.La question se pose, dans le monde entier, entre l’athéisme et le christianisme.L’athéisme aboutit au socialisme universel, sans patrie comme sans limites.Le christianisme puise sa force capitale dans l’unité catholique.A la coalition des ennemis de la civilisation chrétienne, auxquels s'offre l’arme terrible du suffrage universel, il devient urgent d'opposer partout, sous une dénomination quelconque, 1’acuon unifiée et simultanée des catholiques.Partout les barbares s*1 multiplient et s’organisent, dans la Russie absolutize et dans la victorieuse Allemagne comme aux Etats-Unis et dans la France révolutionnaire.îSi l’union sociale et catholique ne s»1 firme pas à temps, l’avenir sera sombre, et.dans notre vieille Europe, il faudra bientôt répéter le triste aveu de saint Augustin, qui, voyant crouler le monde romain sons les coups des barbai es, écrivait : Merito sub flagella ! G.de la Tour.J «SAXX E D’ABC Le théâtre de la Porte-Saint-Martin donnait hier la reprise, après seize ans, d un drame en trois actes et six tableaux, qui fut joué pour la première fo»s a la Gaieté Cette première représentation avait déjà produit grand par la seule mise en scène d-s principaux faits qui se rencontrent en la vie merveilleuse de l’héroïque Pucelle.Mais, d'après les journaux les moins suspects, rien ne saurait être comparé à l’enthou-iasuie qu’a produit hier soir la nouvelle représentation du drame, de M.Jules Barbier, avec chœur et musique de M.Ch.Gounod.Us disent que, dans l'interprétation du tô’e de Jeanne d’Arc, Mme Sarah Bernhardt s’est surpassée et que son jeu accroît singulièrement la puissance d'émotion qui se dégage du simple tableau des laits.Nous croyons volontiers que cett~ raison du succès prodigieux de Jeanne d'Are ne saurait être négligée.Mais, sans nous occuper aujourd’hui plus au long de la pièce, nous voulons faire une seule remarque : c’est qu’il n’est pas besoin de proZituer le théâtre à des thèses malsaines pour obtenir auprès du public la faveur qu’il prodiguait hier avec tant d’élan à un drame qui est le triomphe du vrai patriotisme, guidé en son action par des voix surnaturelles.Combien, dès lors, sont coupables les entreprises théâtrales qui, pour allécher un certain genre de pub ic, sont devenues des entreprises d immoralité ! On raconte que l’idée de représenter Jeanne d'Arc serait venue à la suite d’une lettre qu’un critique, ami del Mme Sarah Bernhardt, aurait reçue en ce6 derniers temps.L'auteur de la lettre, qu’on dit être une dame du plus haut inonde, aurait écrit ce qui suit : Ne pourriez-vous pas, vous qui connaissez Mme Sarah Bernhatdt, dire à cette grande artiste que beaucoup de femmes et de jeunes filles voudraient l’applaudir, mais que le genre des pièces qu'elle joue leur interdit d’aller au théâtre témoin de ses triomphes ?C’est une fatalité ! elle joue tantôt une reine vicieuse, tantôt une gouraandine quelconque, tantôt une bourgeoise ou une grande dame d’une moralité suspecte.Pour- tuoi ne jouerait - elle pas Jeanne Arc ?Bien des mères iraient l’applaudir, et de grand cœur.Quoi qu’il en soit de cet on-dit, la lettre contenait une leçon qui a été comprise, et le succès remporté par l’actrice ainsi visée prouve bien que les sources d’inspiration les plus pures ne sont pas exclusives des succès du meilleur aloi.Mais voici que les gens du boulevard prennent soin de nous rappeler ce qu’est la vie de comédienne ; ils annoncent que bientôt après Jeanne d'Arc, Mme Sarah Bernhart jouera la Cléopâtre, et citte note p int bien ce qu’est le boulevard, tourbe frivole qui applaudissait hier le merveilleux le plus pur et qui demain applaudira de même la plus profonde corruption.Auguste Roussel.fut publiquement félicité par Mgr l’évêque pour ce trait de soldat fidèle de Jésus Christ.Mais voici qu’il y a peu de jours, une famille pauvre ayant été recommandée à la conférence et admise par elf*, le dit membre fut chargé par le président d’aller visiter cette famille.Que! fut sou étonnement en y arrivai! t d**se trouver en face de l'ouvrier qui avait arraché le crucifix ! Trouble profond de celui-ci, qui se met à balbutier, à s’excuser et finalement à pleurer, en exprimant son repentir et su reconnaissance envers les chrétiens qui secouraient sa pauvre et nombreuse famille, car il était père de quatre enfants.Notre confrère le réconforta, l’embrassa, lui dit les paroles chrétiennes appropriées à la circonstance, et voilà le malheureux rendu à de meilleurs sentiments et dont l’âme s’ouvre aux pensées et aux espérances chrétiennes.N’y a-t il pas dans cette rencontre fortuite une m-.inifestation évidente de la Providence ?UN COURAGEUX CHRETIEN On écrit de V.au Bulletin des conférences de Saint• Vincent de Paul : Dans une usine de cette ville, au fond do la salle d’atelier, était fixé un ctucifix toujours respecté.Récemment, un des ouvriers l’arracha violemment et le jeta à terre en le brisant et l’insultant.Un des chefs ouvriers de l'atelier, douloureusement ému de cette profanation, s’élança a la muraille où avait été le crucifix et traça à la place, a\ec un pinceau, une grande croix rouge, en disant à haute voix: “Au moins, celui-ci, on ne l’arrachera pas.”—Ce généreux chrétien est membre de la Conférence de V.Quelques jours après, à une réunion d'hommes tenue dans la grande salle de l’évêche, il DOM PEDRO LT LA COURONNE DE FRANCE Une curiosité généalogique Un amateur de recherches généalogiques vient de faire une curieuse découverte.L’empereur du Brésil, Dç>in Pedro II, qui a été renversé juste un siecle après la révolution françai-e, est un prince de la maison de France, un capétien.La maison du Brésil est une branche delà maison du Portugd.Le père de 1 empereur détrôné, doin Pedro 1er, empereur en 1821.était le fils ainé de Jean VI, de Portugal.Jean VI, roi de Portugal, était un prince de la maison de Bragance, qui occupait le trône de Portugal à partir de 1640, lorsque ce royaume se sépara de l’Espagne, après une union de soixante ans.La maison de Bragance était une branche cadette de la première maison de Portugal,dont le fondateur fut Alphonse 1er, proclamé roi de Portugal par ses soldats sur le champ de bataille d’Ourika, apres une victoire remporté sur les Maures en 1139.La première maison de Portugal était une branche cadette de la maison de Bouigogne.Henri, comte de Portugal, pere du roi Alphonse 1er, était un prince cadet de la maison ducale de Bourgogue.La maison de Bourgone formait, elle, une branche de la maison de Capet ou maison de France.Son fondateur, Robert 1er, obtint le duché de Bou»gogne, en 1032, de son frère le roi de France, Henri 1er.Il était fils du roi Robert de-Pieux, petit-fils d’Hugues Capet, qui fonda eu 986 la dynastie capé.i» une, qui occupa le trône de France jusqu’à nos jours.Il résulte donc de celte généalogie que l’empereur dom Pedro II descend en ligne directe et masculine de la dynastie capétienne et qu’il Keuillkion uc COURRIER 01 CANADA 30 Janvier 1890—Nr 39 LES EPEE U VI- i.—Du- ne (Suite) —Oh ! merci, ma sœur ! répondit enfant, je suis forte, allez, je n sn vai ien debout désormais une partie de \ journée.Mais, dites, nia sœur, Bt-ce que vous allez m habiller avoo a vilain costumo gris de T hôpital.’ai toujours eu les cheveux au vont, L il me semble que je ne respirerais as si on les enfermait dans un lêguin.D’ailleurs, mon grand-père roirait qir’oii a changé sa petite ille.—Chère enfant, revêts tou joli oBtumo italien ; aussi bien, nous l’avons pas ici do vestiaire d’onlant.'u as raison, il ne faut p «s attrister es regards do tou cher malade.La Petiote se souvenait à peine ju’elle avait durant une journée >orté l'habillement du dimanohe de Madone, songeant à ses hardes, à elle, la pauvrette soulevait une à une les pièces d’habillement ue la religieuse venait do poser sur la chaise.—Vous n’avez que cela, ma sœur ?demanda l’enfant.— Oui, chère petite, tout le reste a été pi rdu.• La Petiote no répondit rien, et commença à s’habiller, mais inacou-tuméo à passer cette chemisette de guipure, cette jupe éclatante, ces colliers, il fallut que la religieuse lui vint maternellement en aide.Enfin cette toilette s’acheva, la petite fille chercha du r.gard un tniro r, ot n’en voyant pas, elle s «urit à la religieuse dont elle prit la main.Toutes deux parvinrent jusqu’à la grande salle dans laquelle se trouvait le grand père.; La Petiote avançait avec crainte sur lo parquet glissant comme une , «•lace.La vue de ce lits rangés entro les fenêtres, et dans lesquels , des fronts pâles se renversaient sur les oreillers blanc lui causa une impression douloureuse.Elle tremblait en attendant les plaintes des malades, elle s’épouvantait devant les lits fermés, comme si chacun d’eux renfermait un mort.Ses yeux se portaient sur les pancartes coin me si elle allait lire le nom de son crand’père.Quel nom aurait-elle lu L’avait-ellejamais appelé autrement que par ce titre qu’elle répétait d’une voix si tendre e: si profonde ?Le lit du vieillard se trouvait à l’extrémité de la salle.Il y gagnait de n’avoir qu’un voisin.Lorsqu’il se tournait du côté de la muraille, il pouvait se faire l’illusion qu’il habitait une chambre particulière.Ses rideaux étaient f rmés depuis le moment où sœur Sainte Rose lui avait remis les papiers et les jour-umux, et ce fut la main frêle de l’enfant qui les entr’ouvrit.# — Madone ! s’écria-t-il, ma Petiote! Il l’attira sur smi lit, couvrit son front de baisers et parût prêt à défaillir de joie.—Je vous laisse ensemble, dit sœur Sainte-Rose, parlez tous deux.Seulement, je t’en supplie, mignonne si tu veux que tou grand-père guérisse, ne lui cause pas d’émotions trop vives.Je reviendrai te prendre à l’heure du repas, tu dîneras près de Matteo, vous fêterez ensemble votre convalescence.Ils restèrent l’un près de l’autre, la main dans la main.Le vieillard fixait son œil unique sur l’enfant, il la trouvait pâle, et cependant il remerciait Dim de l’avoir sitôt guérie.Elle n'osait lui demander quand on enlèverait le bandeau couvrant la tempe gauche, et les bandelettes entourant son front.L’idée que son grand-père avait du soufirir des douleurs plus horribles que jusque-là olle ne l’avait soupçonuèlui peignait le cœur jusqu’à Vangoisse.—Si tu étais mort ! si tu étais mort ! répétait-elle en couvrant sa main de baisers, que serais-je devenu?Peut-être m'aurait - on reconduite chez Marthe Lavoine, et je n’aurais pas tardé à te rejoindre.Tu vas guérir vite, maintenant, n'est-ce pas ?On me soigne bien ici, la 6œur est très bonne, et cependant j’ai hâte d’en sortir, il me semble que j’y étouffe.Ne peux-tu pas guérir ailleurs, grand-père ?Si tu savais comme je te soignerais bien.—Non, ma chérie, répondit le vieillard, nous ne pouvons partir d’ici, je ne pourrais point avoir ailleurs un médecin et des remèdes.Je ne veux vivre que pour t’aimer, pour te protéger, et je supporterai tout ce qu’il faudra.Nous sommes pauvres, ma mignonne, très pauvres.Les quelques pièces de monnaie que j’avais encore ont disparu dan* le sinistre ; je n’ai plus un sou, que deviendrions-nous tous deux ?Plus tard, plus tard tu auras du pain pour le reste de ta vie, les compagnies de chemin de fer paient largement les malheureux qu'elles estropient, la blessure que j’ai reçue me vaudra do l’argent, beaucoup d’argent peut-être, il sera pour toi.Elle prit à deux mains la tête de son grand-père,et l’embrassa avec une tendresse ardente.Le vieillard la regarda longuement.—Veux-tu me donner une grande consolation ?lui demanda-t-il.—Parlez, parlez, grand-pore, je sacr.fierai ma vie pour vous.— Eh bien ! fit le vieillard en observant attentivement le visage de l’enfant, garde touj *urs ce costume.Tu es si jolie avec ! Il me rappelle.—Ceux qui sont restés là-bas, grand-père, le vieil Italien et Madone.—Oui, le pauvre joueur de mando-liue et l’enfant.Sou nom était bien joli, le tien ne te rappelle que les douleurs endurées chtZ Marthe La-vuiue, j aimer.iis à t'appeler Madone.En souvenir.Et puis, la Vierge semble nous protéger si visiblement.La petite fille parut comprendre au delà des pat oies que lui disait le vieillard, son visage devint grave, elle se recueillit et répondit : — Je me suis toujours appelée Madone.et toi ?—Et moi Matteo.—Alors tu ne pleureras plus jamais ! tu ne songeras plus à des choses tristes comme jadis en dormant, tu ne parleras plue* de Canaques, de lamer,du naufrage.Coinuie tu le fais quand l’histoire du Pauvre Homme te revient à la mémoire ?—Tais-toi ! tais toi ! s’écria le vieillard.# —Oui, grand-père Matteo, répondit l’enfant.Le docteur Lasseny vouait de soulever le rideau.Il sourit à l’enfant qu’il caressa, puis il lui dit avec une extrême dou* ceur : —Il ne faut pas abuser de tes forces, ma mignonne, va reposer joue avec ce que je t’ai envoyé, demain si tu en veux d'autres, je t’eu donnerai ; un médhCin a tous les droits, même celui de distraire ses malades — Que vous êtes bon, docteur ! dit-elle avec une grâce charmante.Jamais je n’oublierai ce que vous , laites pour moi, pour mon grand-| pere.—Quoi que je fasse, hélas ! répondit Pierre Lasseny, je ne ferai jamais assez.L’enfant s’éloigna du lit du blessé Z rejoignit sœur Sainte Rose.Quand le chirurgien et le vieillard se trouvèrent seuls, Lasseny dit au blessé : — Vous allez mieux, mais il vous faudra des soins longtemps encore ; si le régime de cette maisou vous répugne, en dépit des eilorts réunis pour vous le rendre supportable, vous u’avt z qu’un mot à dire, je me charge de vous trouver un logement ü’y installer des meubles, une garde malade, et d’aller vous soigner.(A suivre.) i Le Courrier du Canada, Jeudi 30 Janvier I8#0 aurait des droits éventuels au'trône de France, si ce trône existait encore.Supposons donc que les deux bronches de la maison de Bourbon, la branche d’Anjou, qui règne encore en Espagne, et 1a branche d'Orléans, qui aspire à faire le bonheur de la France, viennent à s’éteindre, dom Pedro II, empereur détrôné du Brésil, serait aux termes de la loi salique, l’héritier présomptif de la couronne de France.-t>v:c4 '.ul NNONCEn NOUVELLES Ugr.c .Allan.(Voir 4me page) I.’indicateur de Québec et Lévi?—boula- ger & Marcotte A vendre à prix réduits.Quelques conseils.; expérience du Révérend Père Wilds —Dr J.C.-f - r.i O / A QUEBEC, 30 JANVIER 1890 _rS ».~ V».JL-rroravwwaaoû-i-* U SITUATION FINANCIERE $ 296 f o 83 de b ad (jet supplémentaire S&urfget total de S4.GvS5,GtlT .898» *607 de découvert F__ « Nous voilà gratifiés d’an budget supplémentaire, qui nous arrive inopinément pour l’exercice 1889-90.À la fin de la dernière session, le gouvernement avait annoncé qu’il n’y aurait pas de budget supplémentaire.Les ministres avaient peur de l’opinion publique ; la discussion financière avaient été meurtrière ; la session se terminait au milieu d’une série de tempêtes parlementaires.Le trésorier recula, et ne demanda pas de nouveaux crédits.Nos amis déclarèrent que c’était seulement partie remise, et que l’année 1S89-90 ne finirait pas sans l’apparition de forts estimés supplémentaires.Nous y voilà.Le budget supplémentaire de 1889 90 a été distribué hier soir.Et sait-on quel montant de nouveaux crédits le gouvernement demande à la chambre de voter pour finir l’exercice actuel ?C’est incroyable.mais c’est réel.Le gouvernement demande $21*6,583.Le premier budget de 1889-90 soumis à la dernière session était de S3,624,024.à part les subventions aux voies ferrées.Ajoutez à cette somme celle de 5296,583 et vous arrivez au joli total de S3,920,007 pour le budget des dépenses de la province, en 1889-90, non compris les subsides aux chemins de fer.Naturellement en tenant compte des dépenses extraordinaires, ou mieux imputables au capital, on diminuerait ce chiffre.Mais pratiquement cela revient au même, car la province n’a pas un sou d’argent en caisse lui appartenant en propre, pour payer ces dépenses imputables au capital.De sorte que tout c*t énorme budget de dépenses, $3,020,007, retombe à la charge du revenu, doit être payé à même le revenu, ou si le revenu est insuffisant, doit se transformer en déficit.Ajoutons maintenant à cela les $765,000 de subsides aux chemins de 1er inscrits dans le budget de la dernière session, et nous arrivons à un budget total de $1,085,607 de dépenses pour l’année 1889-90 ! Or la balance du dernier emprunt est toute dépensée.11 ne reste en caisse que des fonds en fidéi-cornmis qui ne nous appartiennent pas, et que nous devons aux dépositaires.Nous n’avons donc absolument que le revenu régulier de la province pour faire face à un budget de dépenses de $4,085,607.Portons le revenu à $3,700,000 ; c’est le plus haut chiffre qu’il puisse atteindre.Nous restons avec un déficit total de $985,607, près d’UN MILLION, dans les opérations générales de l’année.Et nous avons emprunté sur les dépôts $464,000 pour payer Tindem-nité des biens des Jésuites.Et nous devons encore deux ou trois millions aux chemins de fer.Et les extras du palais de justice ; l’arbitrage Perrault ! Et le coût des travaux de la place du Parlement,de la fameuse clôture ! Voilà la situation.Nous ne sommes ni un pessimiste, ni un alarmiste, mais nous disons qu’elle est effrayante Nous conjurons la Législature d’intervenir, et d’arrêter le ministère dans la voie d’extravagance où il est engagé et qui ne peut aboutir qu’à des désastres.i Parlement F ail » : UNE QUESTION DE JUSTICE Le bill de M.Hall n’a échappé à un échec hier que par deux voix de majorité.Ce n?est pas là un vote do parti naturellement, et ce n’est pas d’une question de parti qu’il s’agit.li s'agit de savoir s’il ost juste do mettre sur le même pied des diplô* mes de bacheliers ès-arts obtenus au prix de deux baccalauréats préparés par huit ans d’étude, et hérissés de difficultés, et des diplômes de bacheliers ès-arts obtenus par la simple inscription et uu succès moyen à des examens de terme ordinaires.Nous prétendons que vouloir mettre ces deux catégories de diplômes sur le4‘ même .pied, décréter qu'ils ont la même valeur, ce n’est ni juste, ni raisonnable.Et nous nous y opposons en autant que nous le pouvons.Si l’on trouve que les examens du barreau ne sont pas ce qu'ils devraient être, en raison de la diversité des cours d'étude dans les collèges anglais et canadiens, qu’on demande au barreau de modifier ses examens.Mais qu'on ne vienne pas passer le niveau sur des diplômes, qui, nous le savons par expérience, ne représentent pas la même somme de travail et d'instruction générale.Vouloir niveler dans ce cas, c’est commettre une injustice envers ceux qui ont travaillé plus longtemps et ont eu à surmonter plus d’obstacKs.Nous repoussons cette injustice.Et nous espérous que le Conseil Législatif, à défaut de l’Assemblée, refusera de la sanctionner, et laissera aux professions le contrôle qu’elles ont eu jusqu’ici.Nous devons annoncer à nos lecteurs la pénible nouvelle de la mort de M.Gaspard Drolet arrivée ce matin, à sept heures moins quart.Nous publierons une notice nécrologique du défunt dans notre seconde édition.rACrü'i» «¦* PETITE GAZETTE L’hon.M.Masson, ex-lieutenant-gouverneur de la province de Québec, succédera, dit-on.au sénat à M.Rodier.Le Star dit que l’on annonce de bonne source que l’hon.M.Chapleau et M.le juge Johnson seront faits chevaliers le jour de la fête de la reine.La législature du Mauitob a a’ou vre aujourd’hui.Par suite de la maladie du lieutenant-gouverneur Schultz, M.le juge en chef Taylor a été chargé de lire le discoure du trône.La législature d’Ontario 9’ouvro aujourd’hui.L’adresse en réponse au discours du trône sera présentée par M.Charles McKenzie,frère de Thon.M.McKenzie.Cette session sera la dernière avant les élections.Dimanche prochain, solennité de la Purification de la sainte Vierge, la Congrégation de la Haute-Ville célébrera sa fête patronale.Il y aura, suivant l’usage, grand1 messe à 10 heures et vêpres suivies du sermon à 4 heures.Son Eminence le Cardinal présidera l’office du soir.Ottawa, 29 janvier 1890.M.Amyot demande lo.le gouvernement est-il informé que la lettre suivante (et il cite cette lettre telle qu’elle a été publiée dans les journaux) a été adressée par Mgr Grandin à des personnages importants de la province de Québec.2o.Le gouvernement a-t-il quelques raisons de mi tire en doute la véracité de Sa Grandeur Mgr Grandin le signataire de celte lettre.3o.Le gouvernement se propose-t-il de prendre quelques mesures pour remédier aux griefs dont se plaint Sn Grandeur : lesquelles et quand so propose-t-il d'en agir ainsi ?Sir John Macdonald répond que le gouvernement n’a appris l’existence de telle lettre que par sa publication dans les journaux, et que le gouvernement est disposé à redresser tous les griefs dont communication lui sera faite par Mgr Grandin ou par toutes autres personnes* M.Mui .ock propose l’adoption d’une adresse à Sa Majesté, déclarant que la chambre des communes du Canada désire, tant eu soi nom qu’en celui de la population qu’elle représente, renouveler, on toute sincérité, l’expression de sa constante loyauté et de son dévouement à la personne et au gouvernement de h*a I Majesté, etc , etc.I M.Mu lock p rou on co un discours à l’appui de sa motion, li dit que la loyauté bien connue des habitants du Canada rendrait inutiie l’adoption de cette, adresse, mais qu'il désire tout de môme ! qu’elle soit adoptée, afin que l'on apprenne en dehors du pays et surtout aux Etats-Unis uuels sont les véritables 1 sentiments du pays.Au point de vue de l’iinmigraliou, il est important ussi qu’on sache bien en Angleterre que le | Canada n’est pas sur le point de s'an-1 nexer aux Etats-Unis, car tes immigrants j ne viendraient pas dans un pays dout j i es institutions ne so ut pas fermement i établies.M.Amyot appuie te motion de M Mu lock il dit que comme sujet anglais i et représentant la race française, ii rsl heureux de s'unir à M Mulock dans scs ; pi mesurions de loyauté envers la couronne d’Angleterre.Les Canadiens { Français, dit.il, sont loyaux, parce que sous les institutions anglaise, ils jouis-; sent de la liberté religieuse et politique.Pour ceux qui connaissent pas l’histoire des Canadiens-Français, • t qui doutent î de leur loyauté, M.Amyot rappelle tes combats qu’ils ont soutenus contre tes Américains lorsque ceux-ci so»• t venus attaquer le Canada en deux circonstances ni fferentes.Leur presence sur les ! Routière iors ces atta.jn* ?d Fé;ii« u.-rt leur promptitude à *-e rendre an Nord Ouest lois des troubles de 1885/titestent de leur lova u té.Il cite aussi K s man-, * dements des évêques iors des troubles de.1837 et lors de l'établissement de la ASSEMBLEE LEGISLATIVE Mercredi, 29 janvier 1890.M.Leblanc demande un état des sommes dépensées par le gouvernement dans le comté d’Yamaska, depuis le mois de janvier 1887.Aussi, un état indiquant tomes les sommes payées par le gouvernement et tous les bureaux sous le contrôle du gouvernement ou ûo ses officiers, pour frais d’impressions et d’annonces.M.Nantel demande la ptoduction de tous les ouvrages littéraires, scientifiques et aulies, achetés par le gouvernement, depuis janvier 1887.M.le députe de Terrebonne accompagne sa demande d'éloquentes remarques.L’encouragement de la littérature canadienne n’a que des paitisans en cette chambre ; mais il nous faut élever la voix contre un véritable abus.Ce n’est plus la littérature qu’on encourage,mais l’imprimerie et la reliure.M.Gagnon dit qu’il achète des livras de deux caractères : livres de prix, considérés comme une marchandise, et livres pour la deputation.Il fait l’éloge de l’ouvrage sur la question métisse et défend sou département contre toutes itn puUtions malveillantes.lier en droit conféré par l'université mérite le môme égard que celui de bachelier ès-arts.M.Robidoux dit qu’il est professeur dans une université anglaise, mais les sympathies qui Py attachent ne me dicteront pas mon vote sur cette ques tion.Il approuve le projet de loi parce qu’il le croit juste.Le conseil général du barreau de province l’a approuvé à l’unanimité, ce qui enlève une valeur j aux résolutions des sections du barreau, j 11 établit un parallèle entre l’enseignement dans les collèges anglais et dans] les collèges français.Il ne trouve pas] raisonnable d’allifiner quo l’un soit infé-| rieur à l’autre.Les systèmes peuvent différer mais ils se valent.Lo vote est pris avec le résultat suivant : Pour.—MM.Mercier, Tessier (Port-neuf) Rhodes, Bobidoux Murphy, M Shane, Bisson, Cameron, Lemieux.Boyer, Taillon, Robertson, Flynn, Desjardins, Pou pore.Picard, Lapointe, Mc Indosh, Casgrain, Leblanc, Nantel, Faucher de St Maurice, Spencer, liai, Owens, England, Mutin, Btlwin, de Gros bois.29.Contre.—MM.Shehyn, Turcotte, Gagnon, Pilon, Bernatcliez, i alibertô, La* fontaine, Lussier, Tessier (Rimouskip ' Baziuct, Gladu; Forest, Rocheteau, D s- tauwiio uiannuumci].• fr, .¦ N ,, ,, • mi M.Faucher de Saint-Maurice relève J Ldieiios.^rennscouaia), lei le tn1 lll'JI* le mot marchandise ” décerné aux livres distribues en prix.Il fait l’éloge de tous ceux qui encouragent la littérature, de Thon.M.Pâquet, de l’iion.M.Blanche!, etc., qui ont, les premiers,fait distribuer en prix les ouvrages de litté rature canadienne.En aidant les iittéra.leurs, on fait une œuvre natiouale, ou contribue à l’agraudissement de la patrie.Des ouvrages comme eeuxde l’abbé Ferland, de F.X Garneau fout un bien incalculable à l’étranger.L’hon.M.Mercier dit que le secrétaire provincial a eu raison de défendre son département contre les attaques dont ii est l’objet.Il dit que le gouvernement sera toujours heureux d’acheter des ouvragts comme ceux qui proviennent de la plume de M.Faucher de St-Miurice.et des autres compatriotes qui foui l'honneur de notre pays.Il repose en revue un graud nombre des uuv: ages achetés l’année dernière, s’ar.étant particulièrement sur certains noms.Il demande quel est le membre | de l'opposition prêt à condamner le gouvernement pour avoir acheté ces ouvrages.L’hmi.M.Mercier annonce qu’il a reçu te rapport de M.P.E.Tremblay, troisième commissaire chargé d’étudier la qu biioii du rapatrie ment.• , .•M.Faucher de St Maurice demande I ^ Siint-Pétersbourg, 29—Les .* opte drs correspondances à propos des | fi’ fis, 11 la leurs, oni fait une faillite lie rapports soi disant faux, faits sur les plusieurs millions de roubles.Morin, Bourbonnais, Damais, Dostater, Car lin, Legris, Beauchamp et Duplessis.—24.Le comité général rapporte le bill avec un amendement inet faut, aux fiu> delà loi, les bacheliers ès lettres et ès sciences sur le même pied que les ba.cheliers ès arts.M.Pelletier propose que le bill soit renvoyé au comité de toute la chambre avec instruction d’ajouter au premier paragraphe les mots suivants: Pourvu que cette ,université se soit couf innée aux règlements qui pourraient être passés à ce sujet par le conseil générai du barreau, de la chambre des notaire» et du collège des médecins et chirur gions de la province de Québec.lia proposition est ivjetée par une division de 28 contre 2G, MM.Bhson et Champagne l’appuyant.La chambre te forme en comité des subsides.Après l’adoption d’un item, la chambre s’ajourne X minuit et quart.Fortune du due d9 Aon te Rome, 29.—Le duc d’Aoste a laissé à ses trois fus une fortune de $7,500,009 Faillite do plusieurs millions* de roubles Vergue Par la mort de l’honorable M.Rodier, trois divisions électorales se I trouvent vacantes au Sénat : Mille-Isles, Shawinigan et deSalaberry.La succession de l’honorable Dr Fortin ayant été confiée à un Anglais, l’hon.M.Drummond, il est entendu que les trois titulaires seront des Canadiens-français.Les funérailles du R.P.Cauvin, ! ont eu lieu, dimanche, à Hull.Mgr l'archevêque Duhamel en a relevé l’éclat pai sa présence.Les maisons sur le parcours du convoi étaient tendues de noir.Le Rév.Père résidait au Canada, depuis vingt ans.confédération en 1867 et mil doute, ajoute-t-il, que l'indépendance du pays offre des attraits à plusieurs, mais la protection que nous accorde l’Angle ten-*» compense pleinement la fierté que nous ressentirions de jouir d* notre indépendance.M.Amyot termine en disant qu'il espère que les concitoyens anglais finiront par se cor* vaincre que les Canadiens français son: aussi loyaux que tes Anglais et que, pour sa part, il croit à la parole de Sir Etienne Paschal Taché que 11 le dernier coup de canon tiré pour la défense du drapeau anglais en Canada serait tiré par un Canadien-français.*’ Sir John A.MacDonald dit qu'il ic voyait pas de nécessité de renouveler nos protestations de loyauté à la couronne d’Angleterre, mais que l’adoption de cette adresse aurait cependant un bon eftet dans te pays et en dehors du pays.L’nou.Ni.Lacri:r est du même avi-que üir John quant à la nécessité d'une telle adr sse ; car tout le monde en Canada est animé de sentiments do ; lovauté et d’attachement envers Sa j Majesté la Reine.Il est vrai que dans les commencements de sou règne, en , 1837, il va eu une révolte, mais la i Couronne d’Angleterre s’étant empressée ; de redresser l*-s griefs dont ou se plaignait, toute cause de déloyauté a disparu Il continua en disant que notre désir c.
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