Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 7 mai 1890, mercredi 7 mai 1890
fJ4eine : iice ^^ïl-Edition q uotidiorme“l!2èmc Année Mercredi, 7 Mai 1890 y JOURNAL DES INTERETS CANADIENS ¦TSH, CJROKS J'BSpilRE jŒY .rAIMR THOMAS OUA PA JS, Réducteur eu Chef.Ij KG Ell B RO U SS h A U, Editeur Proprietaire, BMBQMMmO—BSBKBHMBWBMSfc U 8VV1 retour des astres Les écoles et les académies du boulevard sont aujourd’hui iort agitées par suite de la réapparition du poète Vacquerie, revenu de longs voyages à travers plusieurs iimianionts.Le journaliste, l’artielier était demeuré parmi nous, pourduisait quotidien- lières aventures et qui, au moment d’être guillotiné, la tête sous le couperet, est sauve grace à l’invitahle et incompréhensible Futura.Les Lias-phèmes abondent.D’après M.Vitu, on verrait d’un coté “ une scène apocalyptique do corrida espagnole ”, où un taureau punit l’humanité coupable ; de l’autre côté, neui plus extraordinaires, ne nous avait «mere laissé de lui que 'Tragaldabus.œuvre qui délie la lecture mais qui néanmoins est inoubliable.il a trouvé, et il reparaît dans un état d’effervescence a rendre jaloux 1 astiononio Flammarion.On dirait une comète, une pelote de comètes qui grouilleraient comme des anguilles colossales.On dirait bien autre chose encore.la croix, et cola pour protester contre la doctrine du péché originel, lequel pèse injustement sur l’humanité innocente.A la linM.Vacquerie a organisé un banquet de lumière, où l’univers est venu convoqué par Futura, mais d’où Futura est absente ; et alors la foule fait ainsi scs réflexions : 1 je jour où Futura nous fit quitter la table, ¦ • .-y ' il File nous dit, (levant un monde épouvantable, Depuis longtemps llll va plus (le Qu’elle ne mangerait qu’avec tous les vivants.métaphore qui s’adapte à Al.Vac— Fl» bien î vois ; ignorants d’hier, penseurs savant^, «tuerie Cette lois, il aurai! dé -liainé ; tor , “ les muses du drame et de 1 epo- (traire?.pée H les aurait donc rencontrées a la Salpétrière ?Car positivement c’est de là qu’il arrive ; c’est qu'il est allé causer avec Faust, Hélène, Job, Eschyle, Platon, Charlemagne, Napoléon avec toutes les gloires, et même avec tous les astres, et même avec l'infini, dans un pôle mêle fou.Il a passé vingt ans a écrire ses im- ( eux qui faisaient et ceux qui subissaient la loi, >*' *11 n’av-ms oublié personne.I KS ASTRES J'.t nous • l.’lNTlNl FJ moi ?Ou s’imairiue très bien les astres réclamant au guichet et l’infini pressions ; l’on ne mettra pas huit j apostrophant M.Vacquerie dans cette jours à les analyser.Quand on aura sitiiation.# remué quelques feuillets, le mal de ; A oila 1 événement du jour.Los tète interviendra et le livre sera clos littérateur sont a la^ besogne pour pour l’éternité comme Tr*\gatdnba$.étudier cette chose, à laquelle ils ne Un critique doué d’autant de cou- comprennent rien,dont ils se moquent rage que ci»* curiosité,M.Vitu, regar- et qu ils doivent faire semblant d ad-dé de près cette chose, à laquelle il mirer.Si grotesques^ et nuis qu’ils avoue ne4 pas savoir quel nom don- soient les vers de M,Vacquerie expri-ner.Est-ce un livre, un poème, un nient la pensée de ce monde ignorant drame ?M.Vitu déclare l’ignorer, qui parle de science avec frénésie.Cela s’appelle Futura et représente | C’est pour cette raison qu’on doit les un second Faust, qui serait au moins | applaudir.Môme parmi les libre-pen-le troisième qui aurait retrouvé labeurs capables d’écrire des phrases belle Hélène et l’aurait épousée en correctes et des vers équilibrés, il n’y libres noces.De cet hymen anachro- i en a p'.s un qui puisse présenter des ni tique serait née une femme appelée Futura, destinée à régénérer l’humanité.Tel est “ l’argument ’.Voilà donc mademoiselle Futura, lâchée en plein cosmos.Elle s'en paie de toutes les couleurs.Elle divague à faire W mourir d’orgueil son père intellectuel, M.à acqueriey qui se croit un second (!u?tlu\ ou les deux à la fois ; carjlcs événements se passent dans le chaos : chez Ai.Vacquerie les gens ne sont plus eux-mêmes et les choses sont le contraire de leur nature.Al.Vitu suit Futura pendant longtemps, et il laisse voir qu'il en a assez, bien qu’il témoigne de l’admiration, ou plutôt pour cette raison sans doute Futura glorifie l’imprimerie (toujours) assiste au combat hugolat rique et guttonbergesqno d’un soldat et de Faust ; celui-ci brise l'épée du soldai, et comment ?Eu semant autour do lui des.caractères typographiques ! Ce caractère ou ces caractères reparaissent souvent ; même ils flamboient comme ceux qui firent trembler Ualthasar.M.Vacquerie arrange Daniel comme Homère, comme CJœtlie, connue Dante.11 nous montre un empereur qui a de singu- yxzzc :^ÆaencÆ3a(ïs*y!r:osi2.idées plus raisonnables ; jms un qui puisse donner une définition un peu précise de l’homme, de la société, de la destinée individuelle ou générale.Ils disent, en se pâmant : “ la science ’’ cl leur savoir s'étale tout entier chez Ivl.Vacquerie.l lsuic raillent pas ses boursoullur»^ parce que sans boursouflures la libre-pensée sérail muette.Eugène Ta vernier.UN EX-VOTO A NOTRE-DAME DE LOURDES (1) dans sa de notre (De Y Univers) L'Univers a déjà signalé Hcruc Litltraire le livre confrère Th.de Caèr, dont les bonnes feuilles seulement nous étaient parvenues.Aujourd'hui que le volume lui - (I) Un Ex Yoto à AV/C de.Lourdes, Histoire intime cl authentique d'une gw> j vison, par 1 h.tie Cain*.Un vol.iul^doj •làO pages, Paris, N’.Palmé, éditeur.même a paru, nous nous empressons de lui consacrer l’étudoà laquelle il a droit.Disons tout d’abord, afin que le lecteur ne se méprenne point sur le sens de son titre, qu’il ne s’agit ici, ni d’un nouvel historique du célèbre pèlerinage, ni d’une imitation, même éloignée, du livre de M.Henri Lasserre : Les Episodes miraculeux de Lourdes.On s’en convaincra facilement d’ailleurs, par la courte analyse qui suit : i Dès les premières pages de cette “ Histoire authentique ”, l’auteur lions fait pénétrer dans l’intimité de deux fiancés chrétiens, Henri it Marguerite, et de leurs proches Là, nous nous trouvons mêlés, pour ainsi dire heure par heure, à chaque détail de leur vie encore sans nuages.Fuis le tableau se voile, sur le fond sombre de la plus cruelle des épreuves, on voit se détacher, toujours lumineuse, la figure de la fiancée de la veille, de l’épouse d’aujourd’hui.Le malheur l’a encore grandie : elle n’est plus seulement l'honneur et h* charme du foyer, elle en est devenue l'ange gardien ; elle a mieux à faire que de sourire désormais : elle a à consoler.Consoler même ne lui suffit bientôt plus : il faut qu’elle sauve ton mari que la mort lui dispute.Elle l’a vu aveugle et abandonné—mourant par tous les médecins Mais cetle vaillante femme n'a point perdu courage : si la science humaine se dérobe, pensc-t-elle, ne reste-t-il pas Dieu toujours i Un pèlerinage au célèbre sanctuaire de Lourdes est décidé et,après une série do péripéties poignantes, le malade condamné est rendu à la santé et à l'affection des siens.Ça et là, au cours de ce récit qui met une fois de plus en lumière les vertus natives ou acquises de la femme chrétienne, le dévouement, la loi.l’inépuisable bonté, apparaissent quelques figures épisodiques d’un relief saisissant : —celles de Mgr dcSégur, par exemple; du P.Olivaint, le martyre de la Commune; du 1‘.Seinpé, le digne gardien du sanctuaire de Lourdes ; d’autres encore qui, pour être moins intimement liées à l’action, ne contribuent pas moins à en accentuer ou à en varier l'intérêt.Cet intérêt ne languit pas un instant, bien que la donnée fondamentale du livre puisse scrésumer en ces deux mots, maladie et pèlerinage.Mais sur ce thème, en apparence restreint, l'auteur a semé tant d’observations curieuses, tant d'incidents imprévus, qu’on serait tenté de lui faire un mérite de l'imagination qu’il a dépensée, si l’on ne sentait à chaque page, à chaque mot, que tout est vrai dans cette histoire parfois tragique, toujours touchante,—tout, depuis le fond même du récit jusqu'à ses moindre détails.Mais il y a plus et mieux que d’habiles procédés de composition littéraire dans Un Ex-Vol:).Il y a l'étude d'une âme aux prises avec l’épreuve de la maladie ; d'une âme luttant,à Lourdes, durant un pèleri- nage qui, deneuvaines, se prolonge quatre mois, contre les défaillances de l’attente et du découragement.Cette double lutte remplit les ux parties du livre, comme elle remplit ht vie de tous les chrétiens ; souffrir et prier, n’est ce pas là notre commune destinée eu attendant les récompenses futures ?Le lecteur commît maintenant la charpente de l’ouvrage dont nous venons de lui tracer les lignes générales.Il ne nous reste plus, pour compléter cet exposé sommaire, qu’à indiquer, par quelques citations, la nature des matériaux mis en œuvre par l’auteur, c’est-à-dire les pensées, les sentiments et le style.Voici d’abord une page, pleine de poésie familiale et de pitié émue ; ejui, tout entière, est consacrée au chapelet.Nous n'en donnons, faute d’espace, qu’un court fragment, mais le lecteur voudra certainement la compléter lui même en lisant le livre.Nous citons : .v.Le chapelet était la dévotion préférée d’Henri.Tout enfant, il avait appris à l’aimer à une école bien chère.Sa gramVmère, chez laquelle il allait passer de temps en temps buelques jours, habitait à côté do l’église du village.Le soir venu, —“ à la brune ”, comme disaient les paysans,— ils y entraient ensemble après avoir traversé, en se signant, le petit cimetière où reposaient les vieux parents disparus.L'église, comme toutes les églises de campagne pendant la semaine était vide et sombre, et l’enfant, en remontant la net obscure, n'avait garde d’abandonner la main de sa ^raml’mère.Cette main le rassurait.L’aïeule ainsi escortée gagnait alors son banc, — le banc de famille, —de ce pas prudent et sûr des vieillards qui, depuis plus d’un demi siècle, font la même chose à la même heure.Ils se mettaient tous deux à genoux sur la banquette do vieille tapisserie, et les dizaines commençaient.Pour les réciter, l’enfant ne voulait point d’autre chapelet que celui de sa grand'mère, —un gros chapelet du bon vieux temps qu’il aimait pour les indulgences qui y étaient attachées et surtout pour celle à qui il appartenait.Ses doigts, confondus avec ceux de T aïeule, glissaient d'un grain à l’antre lentement, — un peu trop lentement même à son gré, — tandis que tout bas la pieuse sexagénaire répétait les paroles de la salutation angélique.Le murmure doux et continu de leurs voix alternées,troublait.seul le silence de l’église déserte où n’arrivaient que confusément le bruit sourd de l'écluse voisine et le tiotac monotone du moulin.Parfois l'enfant interrompait sa prière.—“ Qu’as-tu donc ?Pourquoi ne réponds-tu pas ?” lui demandait-on.Et lui, qui venait de se blottir dans la pelisse de sa grand’mère, indiquait d'un geste craintif une forme noire qui l’avait presque frôlé en passant.C’était une chauve-souris descendue de la mitre de pierre de quelque saint évêque et qui, maintenant, commençait à décrire des cercles réguliese autour de la lampe du sanctuairr dont la lumière oscillait au souffle de ses ailes fantastiques.— “ Ne crains rien, cher petit cher ! disait la bonne grand’mère ; continuons notre chapelet : nous avons dit la première dizaine pour l’Eglise, la seconde pour nos morts, celle-ci sera pour tes parents.— Mais, répondit le petit Henri, et vous ?.est-ce que ce n’est pas bientôt votre tour ?—Un peu plus tard ; la dernière dizaine sera pour nous deux.” Dans Un Ex-Voto, les descriptions sont rares, l’auteur leur préférant et de beaucoup l’action.Il n'a eu garde de sacrifier au goût de la nouvelle école, dont les livres ressemblent à des inventaires.11 ne décrit pas pour décrire : dans le tableau, c’est moins la forme extérieure et pittoresque des choses qu’il recherche,que leur signification intime, leurs rapports avec Taine luiaine ou avec Dieu.J’en trouve un exemple frappant dans le chapitre où Henri et Marguerite, se rendant à Lourdes, voient tout à coup surgir, aux environs de Dax, la chaîne majestueuse de Pyrénées : .Mais ce qui émerveillait surtout nos voyageurs, — gens de plaine habitués à la neige boueuse de nos hivers parisiens, — c’était l’apparition radieuse de cette autre neige : la neige des sommets étendant sa parure boréale dans les solitudes des hauts plateaux et des crêtes inaccessibles* Pour la première fois, il la voyait dans toute sa gloire aérienne sous le soleil du Midi par cette claire journée de mai, non plus comme une épreuve de la saison rigoureuso, mais comme un ornement printanier ajoutant une grâce nouvelle au charme de cu6 sites privilégiés.A ces hauteurs, la neige n’est, plus “ le linceul de la terre ”—suivant l'expression consacrée des Manuels de littérature piano ; en Suisse, (file se transforme en virginal manteau d'hermine et s’appelle alors la .Tung-Frau ; dans les Pyrénées,—la légende de Rolland aidant,—la neige a comme le reflet métallique d’une armure de paladin.Les monts ressemblent à des chevaliers armés de pied en cap, les lianes enserrés dans leurs cuirasses de glaciers, la tête abritée sons des casernes de granit aux cimiers d’argent.11 n’est pas jusqu’aux plumes blanches des panaches d'apparat qu’on n’y puisse retrouver dans les vapeurs diaphanes qui promènent, parmi fis hautes cimes leur vol ondoyant et silencieux.Vus ainsi dans cet appareil grandiose, les colosses pyrénéens donnent l'illusion d’une armée de titans,— impassibles dans leur force.Plus grand qu'eux encore et les dominant de toute la hauteur de ses robustes épaules et de sa tète altière, un pie attire et retient le regard d’Henri et de Marguerite.C’est le Vie (f Anie, avec son aigrette de neiges éternelles—insigne du commandement,—qui semble n'avoir qu’un geste à faire pour entraîner ses formidables compagnons dans les hasards d'une guerre surhumaine ou les jeux héroïques de quelque gigantesque tournoi.Mais non.Ces preux ne sauraient se contenter d’offrir leurs poitrines de pierre à la lance courtoise des joutes en champ clos.Ils sont le rempart prédestiné, les chevaliers servants d’une haute et puissante dame, de la suzeraine bien-aimÉc du gentil pays de France qui a choisi, entre toutes ses résidences de la terre, une modeste bourgade de cos nobles Pyrénées.C’est là que, sous la garde d’honneur des montagnes séculaires proclamant aujourd’hui sa gloire pacifique, comme jadis les exploits guerriers du neveu de Char-1 lemagne, elle appelle dans la lice de la prière les pèlerins du inonde entier.U est là que, du haut de Thiunblo cl royale tribune des roches de Massa-bielle, elle distribue à tous les champions de la souffrance, aux infirmes, aux petits et aux pauvres, le prix de sesjtournois de miséricorde !.fout le livre est écrit de ce style.Mais si nos citations sont parvenues à donner un aperçu de sa forme litté-laire si elles ont montré l’élévation toute chrétienne des pensées et des sentiments qu’on y rencontre, il est un point sur lequel, faute d’espace, nous n’avons pu suffisamment insister.Nous voulons parler de l’analyse parfois profonde, toujours sincèse du caractère des divers personnages ; de la rapidité de l’action ; des situations eu un mot qui, pour être prises en pleine réalité, n’en ont pas moins toute la saveur et l’attrait des fictions les plus captivantes.Qui Lra, par exemple, sans que les larmes le gagnent, le récit de l’héroïque dévouement de ce prêtre paralytique qui pendant un pèlerinage de quatre mois, renonce à demander sa propre guérison pour obtenir de Notre-Dame tie Lourdres la guérison d’Henri, —un inconu dont il l’ignore même le nom ?.Et à côté de ces sublimes manifestations de la charité sacerdotale, que de scènes humoristiques, quelle franche et saine gai té ! Mais il faudrait reprendre les citations, et il nous reste juste le temps do'conclure.Et cette conclusion, c’est quo les plus humilies fidèles de Notre-Dame de Lourdes, comme les lettrés les plus délicats ; les laïques ayant charge d ûmes aussi bien que les prêtres eux-mêmes trouveront dans ces pages émues et fortes, de quoi les édifier, h*s consoler et; même leur offrir cette diversion, ce délassement si nécessaires, après la tâche quotidienne.Nous sommes persuadé, parlant à des chrétiens, qu’il ne se trouvera pas une bibliothèque paroissiale ou particulière, pas une table de famille qui ne veuille enrichir sa collection do beaux et bons livres en y ajoutant le nouvel ouvrage do notre confrère Th de Cacr : Un Ex-Voto à Notre-Dame de Lourdes.Arthur Loth.’jssxi cïttaAXAXanmnimsBSMÊBMmKœ.vriiu jrrv.it' v v anqacuaaciaa Fkuii.lkton nu (.‘OUUK1EK 1 *t CA N A PA T Mai 1S90—N" 113 l.KB EPRKüv &¦: •DU n: « < • virile} Le lendemain matin on apporta chez le docteur Lasseny, non pas la banale corbeille de mariage d'autrefois, qui semblerait aujourd’hui tout au plus bonne à enfermer des œufs de Pâques, mais un meuble d’ébène enrichi d’émaux de bronzes venus de chez Christophe.Chaque compartiment do ce meuble avait une destination.Les pièces de soieries et de velours étaient renfermées dans un tiroir profond ; les cachemires reposaient mollement sur des coussins de satin, tandis que le réseau des dentelles se détachait sur le velours des coussins parfumés.Enfin, comme en un vaste écrin dont les splendeurs se doublaient du rayonnement d’un triple miroir, les diamants prirent leur place sur Tun des côtés.Le meuble, garanti par une enveloppe capitonnée, fut confié au train qui emporta vers Fontainebleau Pierre Lasseny et Octave que l'excès de son bonheur rendait presque muet.Au moment où ils descendirent de.wagon, Octave dit à son père : —Je t’en prie, laissons Mme Lin-celle préparer Madone à cette nouvelle.J’ai peur, au moment de connaître son sort.— Soit ! dit Pierre, tandis que Ton transportera à la Villa des Fleurs la royale corbeille de Madone, nous nous en irons lentement à travers la forêt, cueillant pour ta chère fiancée un bouquet de blanches anémones des bois et nous n’arriverons à la villa que pour l'heure du dîner.Deux commissaires placèrent le précieux meuble dans une voiture, et se dirigèrent vers la Villa des Fleurs, tandis que Lasseny et son liU allaient d’inslinct vers la maison de Rose André.Une certaine agitation régnait dans la Villa des Fleurs depuis midi.Deux lois déjà des messagers avaient apporté sous* des formes diverses des meubles, des coffrets ayant une signification semblable.Ce qui paraissait le plus étrange dans ces présents, c’est qu’aucun signe de reconnaissance ne les accompagnait.Un coffre Louis XIII, couverts de plaques d’argent et renfermant dos cadeaux merveilleux avait été envoyé dans la matinée accompagné d'un bouquet de fleura rares.Ce coffret ressemblait si fort à lino corbeille do mariage que Nathalie songea tout de suite à Luc Anvilliers.Avec un plaisir très féminin elle ouvrit les écrins, examina les dentelles, passa une bague au doigt de Madone, mit une épingle à la cravate de dentelle de Daisy, et se prit à songer à sa nouvelle existence.Les trois femmes achevaient à peine d’examiner les merveilles deeette corbeille, qu’un second commissaire remit au valet de chambre une lourde cassette de nacre, et devant en ligne droite arriver de Constantinople.11 ne se trouvait aucune adresse sur la cassette.— Ouvrons ! dit Nathalie.Les cadeaux quelle renfermait étaient moins somptueux, mais charmants.Ce qui frapp'a Daisy qu’elle n’osa le dire, c’est que chaque bijou lui rappelait un souvenir de sa chère Irlande.Une parure de diamants et saphirs affectait la forme du trètle de de Saint Patrick ; et sur le livre d’heures, riohoment relié, on voyait en guise de fermoir une harpe d’or.Daisy émue, anxieuse, ne comprenait rien, et cependant elle devinait que ce coffret était pour elle.Avec une attention extrême, une grâce exquise, on avait réuni tout ce qui pouvait lui rappeler davantage la patrie dont elle était exilée.Ce présent ne pouvait venir que d’une personne con- naissant toute sa vie.Daisy O’Kelly croyait avoir tout vu, tout admiré, quand Nathalie s’écria avec une joie enfantiuo : —11 existe un double fond à ce t iroir.—Regardez ! regardez vite ! s'écria Madone.Mme.Lincelle t rouva le secret, appuya sur un bouton, et tira d’un tiroir mystérieux un cahier de papier timbré, a couverture imprimée, portant le nom et l’adresse d’un notaire, et en tête de ce cahier on lisait : “ Contrat de mariage 11 n’y avait rien de plus.Un coup de sonnette impérieux se lit entendre à la grande grille, et Madone s’écria.—Encore des commissaires ! —Nous tombons en pleine féerie, répondit Mme Lincelle.—Jusqu’à présent cos fériés sont charmantes ! repartit Madone.On enleva le meuble de son écrin, et les commissaires, avec l’importance des gens ayant conscience de leur mission, tendirent une clef d’or à Mine Lincelle.Cette fois U s'agissait d'un rêve des Mille et une Nuits.Ce fut des cris d’admiration, des éclats de joie ?Après une heure de recherches infructueuses pour découvrir si ce royal cadeau portait une signature, il fallut y renoncer.—Attendons, dit Nathalie.Jo n’ai jamais vu d’énignes sans solutions.Ce qui est.certain, c’est que nous sommes trois femmes ici, et que Ton vient d’envoyer trois corbeilles de , mariage.Nous avons le droit de tout refuser.Ce que je juge seulement convenable, indispensable même, c’est que nous montions compléter nos parures un peu simples pour ce qui semble se préparer.Nathalie mit une robe rose soyeuse et charmante, miss Daisy s’habilla en bleu, et Madone garda son deuil.Seulement, en dépit de sa robe noire de cachemire de l'Inde, elle semblait sous une impression de joie profonde.Les trois femmes venaient de passer dans le grand salon, orné des cadeaux mystérieux, quand le valet de chambre annonça : —M, Luc Auvillicrs.Le millionnaire s’avança, il tenait à la main un bouquet d’orchidées cueillies dans sa serre.—M.Victor Pérard.Tandis que Luc s’approchait de Nathalie, Victor offrit à Daisy un petit bouquet composé de Heurs de trèfles.—Ce sont des fleurs d'Irlande, dit-il.Du jour où vous m’avez raconté votre histoire, j’ai compris tout ce que vous valez.J’aurais gardé le silence sur mes projets, si M.Auvillicrs n’avait tenu à me voir heureux en même temps cpie lui.Jo suis presque aussi riche que vous, aidez-moi à devenir meilleur.—Vous avez donc oublié ?demanda Daisy en jetant un regard sur Nathalie.—J’ai compris où se trouverait pour moi la vraie félicité, voilà tout.—AI.le docteur Lasseny, reprit le valet de chambre, M.Octave Lasseny, AL Pascal Marsan.D’un bond Madone fut dans les bras de son grand-père.—Vas-tu me prouver à la fois ton respect et ton obéissance ?demanda Pascal à la jeune fille.— Oh ! père ! s’écria Madone, pouvez-vous le demander ! —Alors accepte de ma main le mari que j'ai choisi pour toi.11 est trop riche ! mais il faut avoir de Tin-diligence ! Aimez-vous, mes enfants, aimez-vous comme j’aimai votre mère, et puis, oli ! et puis gardez à votre foyer le vieux Matteo, afin que ses derniers jours soient des jours bénis 1 Octave et Madone se jetèrent dans ses bras.—C’est mi miracle, grand-père ! dit-elle, un vrai miracle ! —Oui, répondit Pierre Lasseny en serrant la main de Pascal Marsan, un miracle obtenu du ciel au prix du Martyre dyun Père.FIN. Le Courrier du Canada, Mercredi 7 Mai 18tf© ANNONCES NOT J V ELLES La Société de Construction Permanente de Québec.—L.C.Marcoux.Cour Supérieure—Pelletier ô° Chouinard La Compagnie du Haras National — Ls.Peaufiien Nouveaux Tapis—lîehan Bros Nouveau magasin.—Zotique Carneau, Avis.—J.I.La very.1 déménagement—Madame Vallée.Soumissions demandés.—J.Y.Peachy.Crédit paroissial.—C.B.Lanctôt.Soumissions.—L.Yankoughnet.QUEBEC, 7 MAI 1890 L'AFFAIRE RYEERT Nos lecteurs connaissent le denouement de l'affaire liykert.Nous félicitons le gouvernement et en particulier Sir John Thompson d’avoir montré tant de fermeté et de sévérité dans cette affaire.La Gazette de Montréal publie sur ce sujet un excellent article que nous sommes heureux de reproduire in extenso : La démission deM.Rvkert a été une cause de surprise en mémo temps que de regret.11 était des plus anciens députés du Parlement, et c'était aussi un homme de capacité peu ordinaire.Il possédait la confiance de ses commettants à un haut degré, et était tenu en grande estime dans la Chambre des Communes.Son départ avec une tache sur son caractère est une fin de carrière désagréable,car, qu’il revienne en parlement ou non, on peut dire de lui que son utilité a cessé.Il ne peut pas y avoir-deux opinions sur la justice de sa condamnation agréée par ie comité des privilèges et elections, et en lace de laquelle il a démissionné.Les faits sont connus.M.Rvkert avait des amis dans % 1e comité qui a examiné son cas.Plusieurs députés conservateurs, le ministre de la justice entre autres, ont été brutalement attaqués à cause du ddsir qu'on leur prêtait de venir à son secours, meme quand il n'y avait de leur part d’autre intention que celle de ie cou damner que sur une preuve évidente et en conformité des droits et privilèges du parlement.AI.Rvkert n'avait aucune rai-on de dire qu’il n’a pas reçu fair play.Sir John Thompson et M.Blake ne peuvent pas être accusés d'avoir consenti délibérément à déshonorer un représ-n’ant du peuple dans le parlement du pays.Le Jjait qu’ils ont été d’accord, comme il semble avoir été établi, pour porter condamnation, convaincra tout le monde que la conduite de M.Rvkert dans l’affaire soumise à une enquête n’a pas été telle qu’elle aurait du.lia dû s’en apercevoir vendredi soir quand il a donné sa démission, de même que le public le compren Ira quand tout les faits seront connus.Cette allaire constitue un triste épisode dans nos annales parlemen taires.Le bien qui en découlera sera de faire comprendre au peuple quoi qu’en pourront dire les partisans que ie Parlement n’approuvera pas 1; conduite d’un de ses membres quand ii aura été clairement établi qu’elle a été blâmable.M.Mackintosh.Les brefs pour 'Westminster sont lancés et l’élection de Kent et celle de Lincoln auront probablement lieu en juin.Une dépêche de Vancouver en date du 5 mai annonce que leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Connaught sont arrivés à Yokohama le 15 avril et ont été salués par les canons de l’escadre japonaise.UNE CATASTROPHE L’ASILE DE LA LONGUE POINTE INCENDIE Ou porto lo nombre des vidi- mes a 200 Quatre religieuses ensevelies dans les ruines Il a neigé durant plusieurs heures dimanche dernier à Saint-Paul et à Minneapolis et dans tout le Nord-Ouest.Cette neige à pareille date est considérée comme un signe précurseur d'une abondante récolte.La pêche au loup-marin sur les bancs de Tcrreneuveest très fructueuse cette année.Une dépêche de St Jean donne les derniers arrivages ainsi que la quant i té de loups-mari ns capturés : Ranger 17,009 ; Walrus, 3,300.-.Terra Nova, 18,000 ; Kife.(second voyage), 800 : Bagle, 9,000 ; Hector.3,000 Polynia, 16,500.Une délégation de la Chambre de commerce de Halifax a eu une nouvelle entrevue avec Sir John Thompson ministre de la Justice, et une autre avec Sir John Macdonald relativement à l’extension de la lignie courte par la voix du chemin de fer Térniscouata.Le gouvernement doit l’aire connaître sa décision aujourd’hui en soumettant ses résolutions sur les chemins de fer qui doivent être subventionnés par l’Etat.Il y a un projet pour ouvrir un canal d’un point en face do Grand Island, sur le lac Supérieur à l’extrémité nord de Green Bav sur le lac • - Michigan, passant à travers la partie la plus étroite de la longue péninsule qui s’étend entre ces deux lacs.Ce canal aurait 86 milles de long et épargnerait deux jours et demi aux steamers, ci cinq jours aux vaisseaux à voiles qui sont obligés de contourner la péninsule.La démission de M.Rykert porte à quatre le nombre des vacances dans la Chambre des Communes, mais l’une d’elles a été remplie hier par Parlement Federal Ottawa, G mai.La séance s’ouvre à trois heures et quart.- Al.Mckintodi entre dans la chambre accompagné de sir John Macdonald et de M.Robillard, député d’Ottawa.En réponse à M.Casgrain, sir John Macdonald dit que le rapport du comité des fourrures de Bremner sera probablement soumis cette semaine à la chambre qui pourra ensuite le discuter.AL Dlwdnry propose la deuxième lecture du bill des Territoires du Nord-Ouest qui à l'avenir porteront le nom de Territoires Canadiens de l'Ouest.11 explique en quelques mots la nature du bill qui est déjà connu par la discussion qui s’est faite au Sénat.M.Laurier.M.Blake, McCarthy critiquent le bill et disent qu’il ne donne pas dans une assez large mesure le gouvernement représentatif et responsable réclamé par le Nord-Ouest et que le dead loch qui s’est produit Tau dernier entre la chambre d’assemblée et i’exé culif se renouvellera certainement.M.McCarthy dit qu’il proposera un temps opportun une motion relative à rétablissement des deux langues et à l’abolition du système d’écoles séparées.Il proteste contre l'assertion qui a été faite au Sénat, que l’amendement 'Thompson «'unit nue mesure de rom- I promis.Il dit n'avoir jamais eu connaissance d’un compromis de ce genre.Quant aux écoles séparées, M.McCarthy dit qu’elles n’ont été imposées au Nord-Ouest.en 1877, que par une majorité de deux voix au Sénat.Les honorables sénateurs Aikens et George Brown avaient proposé alors un amendement disant que d’apsès la constitution, le parlement fédéral n’a pas le droit de statuer sur les établissements d’éducation.M.McCarthy dit que son amendement aura à peu près la même portée.11 demandera que le contrôle des questions d'éducation soit donne à la législature des Territoires, après les prochaines élections générales.Sir John Macdonald dit que lorsque !e?territoires seront plus peuplés alors il sera temps d'en faire la division en provinces et de leur accorder le véritable gouvernement responsable avec le contrôle de toutes les affaires qui sont de la juridiction des provinces M.Larivieiie se plaint de la division des districts électoraux des Territoires.II dit que cette division ne rend pas justice aux électeurs catholiques et can a-, diens-français qui comptent pour un cinquième de la population et qui cependant n’ont pas un seul représentant sur les 22 qui composeront la nouvelle assemblée.AI.Davin dit qu’il est heureux d’étendre aujourd’hui un concert aussi unanime en faveur de l’établissement du gouvernement responsable dans les territoires.Use rappelle qu’en 1887, il était seul à réclamer pour les territoires le droit de se gouverner eux-mêmes, et il a confiance aujourd’hui que le jour n'est pas éloigné où son désir sera exaucé.Il ne croit pas la représentation des districts équitablement repartie, mais ii croit que cette question doit être remise jusqu’après le prochain recensement.La chambre se forme ensuite en comité sur le bill et discute quelques clauses jusqu’à 6 heures.AI.Foster dépose le budget des estimations supplémentaires.Les crédits demandés dans ce deuxième budget, s'élèvent à la somme de $1,40*2,615 dont $313,000 imputables au compte du capital et $1,138,615 à celui du revenu.Une somme de 855,000 est affectée aux réparations et à la construction de quais dans le bas St-Laurent, 8200,000 à îa station de quarantaine de Ja Grosse llo, $20,000 aux canaux de Lachine et Beauharnois, $100,000 au chemin de fer de la Ligne Courte.Seance du soin M.Foster propose quelques modifications an tarif.Ainsi pour les pourceaux sur pied le tarif sera de deux contins par livre au lieu de 30 pour cent ad valorem comme pour les bœufs et les moutons.Lu tarif sur les gants de chevreau importés par les fabricants est réduit de 20 à 10 pour cent.Le ministre des finances propose ensuite que la chambre se forme en comité pour discuter et adopter un bill basé sur les résolutions du tarif.Les clauses relatives à l’admission du maïs en franchise et au tarif de trois cents et A par livre et le “ clear pork ” donnent lieu à une longue discussion.Les bill est finalement adopté les résolutions relatives aux subventions des chemins de fer ont été promises pour demain.La chambre s'ajourne à 11 lieu res.TROIS AUTRES MANQUENT A L’APPEL Dos centaines de pauvres aliénés errent à l’aventure.Montréal, 6.Ire dëpêche.—On a îvçu la nouvelle en cette ville que l'asile des.aliénés do la Longue Pointe, situé à 4 milles de Montréal, est en feu.On demande des secours.L’asile renferme un grand nombre d’aliénés.Los détails à plus tard.2c dépêche.—Le feu s’est déclaré vers midi.On suppose que le feu a origine dans la chambre de la chaudière de la bâtisse principale et qu'il s'est propagé aux diverses ailes, 'foule les bâtisses seront une perte totale.Les religieuses disent que tous les patients, au dombre de 1300, sont sauvés et quelques-uns sont logés à Tarde St-Joseph, d'autres au couvent d’IIochelaga qui se trouve dans les environs.es autres sont logés ou Aluns les bâtisses, voisines ou sont errants sur le terrain.Le maire a donné Tordre que toute la brigade de Montréal se rende sur le théâtre de l’incendie.Les efforts faits pour maîtriser les flammes sont sans succès parce que Tnpprovisionnementd’eaii est faible.‘Se dépêche.—Des personnes qui ont été sur le théâtre de l'incendie disent que la scène d'horreur lors de la conflagration est une de celles qui ne s’oublient jamais et qui tout impossibles à décrire.Quand on songe qu’eri plein jour, un nombre aii'M considérable de victimes ont perdu la vie ; quand on a été témoin de la manière dont plusieurs d’entre eux ont couru elles-mêmes à la mort on s’élançant dans les flamme?, on ne saurait se défendre d’un mm veinent d’horreur.Cet asile qui, pour les 1300 lunatiques qui y étaient internés, devait leur servir de refuge et d'allègement est devenu, en quelques heures, leur tombeau.On ne compte maintenant que 1100 patients sauvés.Les autres ou se sont sauvés dans les champs et les bois ou ont péri dans les tlamrnes.Quel e»t le nombre exact de ceux qui ont ainsi péri ?C’est ce qu’on ne pourra jamais dire au juste parce qu’il n’y a pas d’autres registres que ceux qui étaient tenus à Tasiie et ils ont été consumés.D’après les pompiers, les personnes du voisinage et d’autres ienseignements recueillis, 100 aliénés ont péri, d’autres disent 200.Il est de fait que pareille calamité ne s’est pas vue dans la provinco de Québec depuis les premiers temps de rétablissement de cette province.Une singulière coincidence, c’est aujourd’hui même que le seul asile protestant pour les aliénés qui so t administré eu vertu d’un nouveau mode, c’est aujourd'hui disons-nous, que cet asile est inauguré.Jusqu'à présent, les aliénés des toutes les dénominations étaient ensemble, et les orotenants au moyen de sollicitations pressantes sont parvenus à fonder un asile pour leurs • oreligionnaires.(Test à midi moins cinq minutes qu’un dépêche fut envoyée en cette ville, annonçant l'incendie et demandant du secours.Le maire (îrenier qu'il fallait consulter et qu’on trouva à la Banque du Peuple, donna ordre d’envoyer deux pompes à vapeur et deux dévidoires de boyau.Us furent rendus en très peu de temps sur le thàtre de l’incendie, pnaL il aurait été presqu’aussi bon de les laisser à Montréal, parce qu’a près cinq minutes de fonctionnement, les pompes avaient épuisé l’approvisionnement de l’eau et il n’y aurait eu moyen d’avoir de Teau qn’on le prenant au lleuve St-Laurent, à un demi-mille de distance.A 4 milles plus bas que Monti6al se trouve une pointe de terre s’avançant sur le lleuve et c’est là le village de la ongue-pointe.(Lest là aussi que se trouvait l’asile qui vient d’être réduit en cendres.L’alarme fut donné à midi mom- un quart.Le feu origina dans un bullet et il y lut mis par une des patientes qui sans aucun doute, si elle est encore vivante, doit fort se réjouir de son œuvre.Le mode de construction de l’asile prêtait, dit-on, admirablement bien à la propagation de l’élément destructeur.""L’asile avait 630 pieds de front sur une profondeur de 300 pieds.Il était construit en brique.La bâtisse principale occupait le centre et de chaque côté s’étendaient 4 ailes'à 5 étages.Le partie Est de l’asile était réservée aux hommes à l’inccndie.Le feu a origine dans le second département dans la partie de l’asile réservée aux femmes et dans un des étages supérieurs.La ventilation s’opérant au ^moyen d'un tube longitudinal relié* aux tours, les flammes sortirent vite du loit au centre de chaque tour.Quand un îles représentants de la presse associée aniva sur le théâtre de l’incendie avec les pompiers, une des tours venait de crouler tt les tlamrnes .sortaient par plusieurs endroits de la couverture.Des jets d’eau lurent lancés s ir le brasier, et cela eut un bon etlet, mais malheureusement cela ne pouvait durer longtemps vu le faible aj provi-sionnem nt de l'eau.A mesure que l’incendie se propageait la terreur augmentait aussi, Les pires cas de folie se trouvaient dans les étages inférieurs et on put les sortir sans trop de difficultés.Les fous furieux étaient logés dans les cellules dans les étages supérieurs et c’est de là qu'on attendait des cris déchirants.Ces pauvres malheureux, non capables de se former la plus faible idée du danger qui les menaçaient, faisaient pour la plupart, une résistance désespée et opiniâtre à ceux qui Voulaient leur faire abandonner leuVs cellules.En moins d’une heure après l’origine du feu,la plus grande excitation régnait dans le village et une foule immense.de personnes venues de toutes parts encom brait les alentours du théâtre de l’incen die.Quand les pompiers virent qu’ils leur était impossible de sauver la bâtisse, ils dirigèrent leurs efforts pour sauver la vie aux aliénés.C’est alors qu’ils furent témoins de scènes déchirantes.Le chef de la brigade, M.Benoit dit qu’il n’avait encore jamais vu rien de semblable dans toute sa vie de membre de la brigade du feu.Il entra dans une salle où se trouvaient une vingtaine d’aliénés.En le voyant, ces pauvres infortunés se jetèrent dans les bras les.uns des autres se formant ausH eu une masse humaine compacte.Le chef Benoit saisit ceux qui étaient le plus près de lui et tenta de disperser ces fous.Tous ces efforts furent vains.-Mo ne pus pasplus les séparer, dit le chef,que j'aurais pu écarteler uu cheval.*’ Force lui fut de les abandonner à?leur malheureux sort.Quand il les quitta leurs habits avaient pris feu et ils étaient complètement enveloppés par les flam mes.Trois pompiers le capitaine Doolau, et les hommes Lambert et Cvr ont failli m trouver la mort dans cet incendie.Ils étaient entrés dans une salle et la porte, au moyen d’un ressort, se barra sur eux, les laissant ainsi dans l’impossibilité de sortir.Us essayèrent de briser la porte avec leurs bâches, mais n’y réussirent pas.Us cherchèrent aussi à sc sauve i par les fenêtres Un devant de la bâtisse mais les flammes les repoussèrent.Le chef Benoit se doutant du danger que couraient ces trois hommes fit appliquer des échelles donnant sur un autre côté de cette salle et parvint ainsi à leu i sauver la vie.L’ingénieur de la bâtisse Al.Orourke a sauvé 9 aliénés et chaque pompier peut être lier-«in travail qu’il a fait en cette pètiibie circonstance.Les efforts des hommes Je la brigade ont été vraiment héroïques.Dès que l’alarme fut donnée, Tinge-nieur de la bâtisse lit jouer la hausse, mais ce fut sans succès parce qu’au moyen du tuyau du ventilateur, le feu éclata prosqu’en même temps dans une douzaine d’endroits différents.Un événement tragique oai à enregistrer dans celle conflagration.La sœur Maiie était malade à l'infirmerie, qui se trouvait au cinquième étage.'Trois autres sœurs volèrent à son secours et, l’enveloppant dans une couverte, se mirent en frais de la sauver.Rendues au haut de l’escalier, le3 flammes les Les ions et les folles errent à l’aventure.Un certain nombre se sont sauvés dans la campagne.Bien qu’on ait établi un cordon de police, il y a des aliénés disséminés partout dans le village.Les habitants de la Longue-Pointe pourront s’estimer heureux s’ils n’ont pas à cure* gislrerde ces crimes dont 1rs fous sont seuls capables.Plusieurs des intéressés de l’asile et les religieuses surtout sont actuellement logés aux couvents de StTsidors, Saint Joseph, St-Benoit, St-Laurent et de la Foi nte-aux-Trem blés.Le premier ministre a mis la bâtisse de l’exposition de Montréal à la disposition des religieuses et demain elles y recevront des provisions et s’v installe* ront provisoirement.L’asile avait d’excellents engins, 10 bonnes pompes,de nouvelles chaudières, mais aucune communication existait entre les pompes et les chaudières.L’asile St-Jean de Dion, cominimé meat appelé asile de la Longue-Pointe, fut fondé en 1873.Le gouvernement, désirant fermer l’asile de Saint Jean d’Iberville et décharger l’asile de Beau-port, Québec,qui était encombré, en vint à une entente avec les Sœurs de la Providence pour fonder un asile pour les idiots et les fous.La construction de la bâtisse commençait eu 1874 et le 16 juillet 1875, l’asile recevait ses premiers pâlit nls.Les Sœurs de la Providence ont dépensé pour fonder et organiser celle institution la somme de $1,132,232 et dont $700,000 pour lu construction seule de la bâtisse.Les bâtisses étaient assurées par le gouvernement pour une somme de $300,000 à 1 compagnie d’assurance Royale et ce montant avait été réassuré dans 18 compagnies locales pour des sommes variant de $5,000, à $22 000- Bas Sœurs de la Providence, gui étaient propriétaires et avaient l'administration de l’asile, n’ont été fondées que depuis 50 ans et elles forment ; Les demandes par lettres seront exé-cependant une des communautés reli- culées avec une si;iupuleuse attention.tes ont paradé dans les rues.I)s r6ch.ment la journée de huit heures de tra’ Arbitrage entre patrons et ouvrier» Dublin, 5 Mgr l’archevêque \Vats|, propose que la corporation d« Oubli,, e la Cham!), e do Commerce forment „ commission d’arbitrage pour régler .dillorends entre patrons et ouvrfers.fi.es grèves en France Pari».(J—Une dépêche de Houbaix annonce que les grévistes ont e^savé de couper les tuyaux qui fournissent lean aux manilactures, mais que i,.troupes les ont empêchés de iiiett-,.leurs desseins à exécution.Celte givre va entraîner l’expulsion en m;,SCfl des ouvriers étrangers très nombreux".-; H ou baix.S.rw (‘lections municipales c„ Franco Paris, (i—Les élections municipales de ballotage, qui ont eu lieu dimanche ont donné les résultats : Candidats élus •).l républicains, 5 conservateurs pt t boulangiste.Le nouveau conseil municipal so composera de Gô républicains, 13 consèr.valeurs et deux boulangistes.fille h os ék Nouvelles Erreur fatale l u malade est mort ces jours derniers dans un des hôpitaux de 'Toronto, d’une façon tout â fait étrauge.j.Les médecins avaient reconnu que cet homme avait un rognon si malade qu’il était néees saise de le lui enlever par uneopération Tautre rognon était parfaitement sain.Tenible erreur,le médecin qui fit l’opération enleva à ce malheureux le rognon parfaitement sain et lui laissa le rognon malade.Le inaiade^esl mort au bout de quelques jours.La première communion Nous prions messieurs les curés du ne pas perdre de \ ne notre grande et belle variété de cachets et d’images de toutes sortes que noos avons toujours en magasin.gieuses les plus considérables du Bail ad a.La révérende Mère Supérieure est la sœur de madame Elisée Dionne, de Ste-Anne de la Poeatière, et est native de Silly ac.in the.L’hiver dernier elle a été mala, de d’une inflammation d’intestins, et.pendant un ceitain temps, on a désespéré de ses jours.Les deux sœurs assF-tantes Je la supéricuie Thérèse, étaient sœurs Charles et Madeleine.La première est la sœur du Dr Goulet de Juliette, et la seconde la sœur du Dr Desjardins, de St-Janvier.Le personnel total des sœurs de l’asile se composait de 72 religieuses et 92 laïques, en tout 104, dont 2 étaient au bureau de l’institution, 2 au parloir et les autres dans les divers départements de la bâtisse.Les gardiennes laïques étaient a u nombre de 14, lus gardien de 28, les gardiens de nuit 4 les gar.diennes de nuit 2.De plus, il y avait employés sur la ferme et pour sur veiller le travail dus patients 8 hommes, 19 autres gardiens surveillaient les départemen aussi 2 c du personti F hôpital ijo lance était f de 2 sœurs i l’hôpital pour les hommes une religieuse et 2 gardiens avaient la surveillance des malades.Nouveaux delà ils Montréal, 6.— La sœur 'Thérèse dit, que le feu fut découvert vers 11.30 a.m., et sortant du toi t de la chapelle.Elle porte le nombre total des aliénés à 1,297 ainsi que 67 sœurs et 100 infirmières.Elle ne peut expliquer l’origine du feu parce qu’il n’y avait pas de fournaises dans cette partie de ia bâtisse.Le soi vice de l’eau, d’après la supérieure, l Il Y avait g ru.id total de 242.A la surveil- giuu le aidée gardien.A empêchèrent d’aller plus loin.'Toutes I était des meilleurs et ii y avait une [ quatre périrent.Ce sont les sœurs Marie, hausse dans chaque étage.Elle admet Demerise, Gilbert et Lutuina.Aucune que les pertes de vie doivent être très d’elles n’était âgée de plus «le vingt ans considérables.et toutes venaient des paroisses en bas Une certaine théorie explique boride Québec.gine du feu en disant qu’il a été al- Les sœurs de l’asile ont travaillé avec !umé Par une explosion qui aurait eu | persistance, zèle et héroïsme « t elle ont kvu dans la fournaise de l’asile.Mais réussi à sauver un nombre prodigieux culte explication n’est qu’une pure d’aliém'-s, en tenant compte du peu de conjecture Librairie Montmorency Laval.Pruneau et Kirouac, 28, rue de la Fabrique Québec, 26 avili 1830—6111 Vaisseau de guerre Le cuirassier lidlcrophon portant lu pavillon amiral de l’escadre anglaise de FAtlautique, est attendu à Halifax b; 3 juin, et remontera jusqu’à Québec, vers le milieu du IV lé.Le haras national L’honorable Ai.Cariing, Sir A.P.Caron »_¦ t i hoiiuiabte Al.diapleau accompagneront^ Son ^ Excellence ie Gouverneur Général à Tinauguralion du Haras National, samedi prochain,le 10.Ce sera une beile le te agricole.Onguent et Pilules d’Holloway Ces remèdes si renommés sont conli.dentiellenient recommandés aux mi.neurs,et à tous ceux qui travaillent sous terre où existe un atmosphère nuisible.Les particules tenues de charbon on île métal qui emplissent l’air dans ccs lieux tendent à bouclier les poumons et les tubes bronchiques, donnant lion à la bronchite, à l'asthme «*t aux palpitations du cœur.On trouve dans les remèdes d’IIolloway un médicament sur et facile ; les propriétés pénétrantes de l'Onguent enlèvent Tinilamation locale ut les effets légèrement laxatifs des Pilules donnent au f oie sa liberté d’action, et à la respiration la plus grande facilité.Nouvelles des iles de la Madeleine Apiès un hiver exceptionnellement rigoureux le steamer de la malle, le Bccivcr nous est arrivé pour son premier voyage avec les malles ie 18 avril au soir, sans s’étre annoncé et surprenant tonl le inonde.C'est ia première qu’il vient aussi tôt.Le 11 janvier, M.J.B.IV Paiuchaud, percepteur dus douanes, demeurant au havre Aubert et revenant du Bassin, fut frappé à la tête par un morceau de bois qu’il apportait dans sa voiture, et mou.rut quelques heures après sans avoir repris connaissance.• Avis aux mères Le “ syrop calmant de Mme W inslow devrait toujours être employé pour la dentition des enfant-.Ii calme l’enfant, adoucit lus gencives, apaise louées les ia colique, et est le guérit facilités qu’elles avaient à leur disposition.La sœur I hérè-o, la supérieur!*, est atlerree de culte calamité et elle en est même malade.I/11 a sorti sans connaissance i •, deux médecins de l’asile Bourque « t Barolet.f ous b s mursonl croulé les m s après les autres et à six heures ce soir, il ne restait plus de ce qu’était autrefois l’asile de la Longue Pointe qu’un amas de débris et sous ces débris, non lus cadavres mais les cendres d’une centaine de victimes.Longue-Pointe, 6.—Le nombre des morts est évalué maintenant à 50, bien qu’un grand nombre de patients man.qu ut encore.On s’attend qu’ils vont revenir.On ci oit que sept religieuses ont péri, parce qu’il en manque oucoro trois en tenant compte des quatre qu’on sait avoir péri.Au nombre des morts est la sœur Lahaie, religieuso du couvent du Sacré-Cœur, au Sanlt au Récollet, et qui était sous Ira item eut à l’asile depuis quelques mois.ETllANUElfc A six heures le temps éïail très noir, une pluie froide tombait et avait con-, verli les chemins en marais inaccessibles K,e,,,,,,.•••••••• 2,30 4.St-TIIS D’AQUIN— U chaîne d’or, S \o.f Jtexzxr.-*** lia tea ux à ta peurs ! > VS sk De Liverpool Steamers De Portland De Halijax 16 jan.Polynesian.6 fév.S fév.23 * * Peruvian 13 “ 15 “ 30 41 Novascotian 20 44 i "» » « 13 fév.Caspian 6 mars S mars 27 ** Sardinian.20 41 22 *• 6 mars Peruvian 27 44 29 “ 13 “ Polynesian.3 avril 5 avril 27 “ • Parisian 17 “ 19 44 10 avril (Circassian, .1 mai 3 mai r îsTAOTAP V : i*»t \ i Éll\ >• %:-'ll / '* - • 'zJVjFJpîîi —r- F1 R ECHO N & (JIK C* lie S , H* 8 C t ‘ \ i, K t» \ • ‘ j*.1 ¦ A y n * iv- - v vFjh ^ H h V ~ *’ ri ¦c-X t» — - >.r “ ^''22 • sh b f.^ s# IJ -1 1 && & SB La plus PUKE, la plus FORTE et la MEILLEURE NE CONTENANT AUCUN) Alun,"“Ammoniac, Chaux, Phosphates ou autres matières nuisibles, U 11/ PII 1 prrToKosT° bi U 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Vases sacrés—Garnitures d’autel—i ïj 11 srres a ms- ( aiix-Chasut)ieries-6\)iri(‘S-\ in«»*e (]’é-|Lses •""5 n K w/ *; N«r1 fi " ï S ^ » 1 G Nouvelles importations de Sav oIoïs cü lahhur pour ('ommunaiitês et } : nuiü-i (Mises o Québec et Lévis bateaux ! mt le trajet entre Québec et Lévis r - demi heuresPrix 20 cents aller et retour.ï-'WKKSB DK QUEBEC A LÉViS.Intercolonial QUÉBEC j LÉVIS A.M.A.M.7.30 Malle pour la 6.30 Train mixte delà Rivière du Loup.Ri» du Loup.9.00 Accommodation pour la Kivière-du-Loup.P.M.1 • M._ *,00 Malle r 1.15 Malle de Halifax.1 falifax.5 *\cc o m 0 a .1 lion; 2.3 1 Malle de ia i\iv.pour la Rivière du du Loup.Loup.\ Les Pilâtes et Onguent Holloway ÏLS PILULES purifient le sang, et guérissent tous les dérangements du foie, de l’estomac, des reins et des intestins.Elles donnent la force et la santé aux constitutions débiles, et sont d’un secours inappréciable dans les indispositions îles personnes du sexe, de tout âge.Pour les enfants et les vieillards, elles sont d’un prix inestimable.I/Oiigacut est un remède infaillible pour les douleurs dans les jambes, la poitrine, pour les vieilles blessures, plaies et ulcères.11 est excellent pour la goutte et 1* rhumatisme.Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, toux, excroissances glanduleuses, et pour toutes les maladies de la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement à l’établissement du professeur HOLLOWAY 533, RUE OXFORD, LONDRES, et vendu \ raison dc 1 s.i/jd , 2s.qd., iis 22s., et 33s.chaque boite et pot, et au Canada à 36 cents, 90 cents et $1.50, et les plus grandes dimensions en proportion.M.T .OC 1.c\>ur lt Québec Central A.M Express pour 7.00 Express de nuit Sherbrooke 10.45 Train mixte dc Tram M ulc Saint-Joseph, pout St-Joseph P.M.AVERTISSEMENTS.—Je n’ai pas d’agents aux Etats-Uni*, et mes remèdes ne sont pas vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire attention à l’étiquette su - les pots et les boîtes.S l’adresse n’est pas 533, OXFORD STREET’ LONDRES, il y a falsification.I^es marques dc commerce de mes remèdes sont enregistrées à Ottrura et à Washington, Signé: THOMAS HOLLOWAY.Québec, 2 novembre 1 SS 1 — ian.C S.00 Express de nuit 3.00 1C x p r e s s de pour Sherbrooke.I Sherbrooke •'ita verse du Grand Tronc LAISSERA QUE SEC i ST A VIOS DE i EU JS A.M.6 30 Malle «le l*4.lues: Eclair P.M.2.00 Expie de P Ouest E A U ST- Certificat «le Pcllicacllê «Se celte cnn merveilleuHC A.M.9,30 Train mixte pour Richmond.P.M.I.30 Train pour l’Ouest.P.M.S.00 Mille poUI l’Ouest.uw csDhvæ -^issciutmnKaas rem nrjufrraaBc-auaaraa - .¦ :?0 Y-.- L.I D’On, PAIUd, 1878.Yv.& CO.’S J]ipr IM aheolu *1 Partant dc Halifax a deux hrs r.M % Jou a l’arrivée du train du chemin de fer Intercocolonial venant de l’Ouest.Prix du passage de Québec : Viâ Halifax Cajine.Joo.oo el $70•; ’3' Quéliec, 10 févriet 1890.«• rant.e i Quebec aux Âmiiles NOTJiS DK VOVAOK ; Par M.l’abbé MuNTMINY Ce charmant ouvrage qui vient lie jurait)e ed ru vente chez tons les librairer de 'Jura -, au ?//7.r modvju,¦ de €ILYT8 Gomme le tirage de cette brochure est limité, le publie voudra bien w: la pre curer sous le plus court délai.Lra deux cents pages de matières qu’elle renferme sont des plus attrayantes.Raconté dans un style sobre et facile, le voyage de M.l’abbé Mont-miny ne saurait marupier d’intéresser toutes les personnes désireuses de s’instruire et de se renseigner sur une contrée aussi peu connue que les Antilles • son climat, les habitudes, les moeurs et coutumes de ses habitants, la topographie et la description dc chacune des îles, le danger de la navigation pour livre de M.l’ablx Montminy peut être mis entre les mains des étudi mts des collèges, des académies et des écoles.Us trouveront dans quelques pages tout ce qu’il faut pour rendre complètes leurs études géographiques sur ces lieux que les rapports commerciaux et autres avec le Canada rendent de plus enjplus intéressants.J.A, LANGEAIS, Editeur.(TE BAZAR pour aider à l’Erection de l’Exter-J nat du Couvent dc St-Koch se tiendra au commencement du mois de JUIN prochain dans la paroisse de St-Koch de Québec.Prière aux âmes charitables d’envoyer leurs offrandes aux Dames dont les noms suivent : CANADA , Un An.$5 00 KT (9» 1 ’AVAUI.K D’AVANCE) Six Mois.#2 50 ETATS UNIS.ITrois Mois.8 50 i Un A-'.stg.AN.Réclames : 20 cents la ligne.Guay et G.Germain.I«cs annonces, les réclames, ! s .’ mnementJ 'Parle du Rosaire Vivant : Mesdames E.doivent être adressés à Cazcnu, O.Migncr, J.K.Labrccquc, !.G.w ^ ^ • ¦ -R - * - Brousse au >rccque, L.(».« I.épine, Ant.Lola, Chs Villeneuve, E.I.eoleic sjcsrcr et P.Petit.'Parle du Sacré-Cœur de Jésus : Mesdames .E.Khéaume, K.X.Bruneau, W.Carrier, L.1 Morency, L.O.Bédard et G.Robitaillc.Taule .St-Benoit : Mesdames J.Picard, J.; Charcst, J.IL Gignac, J.E.Fortin, L.P.Kohi- : taille, 'P.Breton, G.Roy et P.B.Murphy.'Parle de i.a Bonne-Mort : Mesdames E.Marceau, J.Gravel, II.Drouin, P.Dcsrousscîles, E.Bernier, J.I-cclerc, F.Dumas, Martineau et Mademoiselle E.Garner.Paulk des Dîners ; Mesdames F.Gourdoau, A.Racine, 'Perreau et Jos.Nadeau.F.II.BÉLANGER, Pire., Directeur.Ouuébcc.8 Février i8uo 16 £5 KDITEUK-l’KOPKIE f \ I K F.pv« as & SC S3 «- Hîuadc.iUi- «S m K n K «r.ru»«DansnB0«>
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