Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 29 octobre 1890, mercredi 29 octobre 1890
34ème année No 124-Edition quotidienne.-13ième année Mercredi, 29 Octobre 1890 ïp ptirrirr ùu ®anak JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.t JE CROIS.J’ESPERE ET J’AIME.TJIOMAH CIIA PA FS, Directeur-Propriétaire.LEGER PRO LES EAU, Editeur.Ktni.ixTON du COURRIER DU CANADA •p.\ Octobre.1890.—Mo liS LU CHASSE AU MILLION (Sri ik) i i'th* espèce de sauvage ignorant, mossier, avide de fortune et de plaisirs de bas étage, joueur, ivrogne, querelleur, sïtait trouvé subitement dompté, adouci, apprivoisé, métamorphosé par eette niant qu’une vague lui avait jeté entre |r> bras, dans un moment de péril suprême, qu’il avait recueillie,sauvée, il laquelle il s’était attaché comme ces lions captifs auxquels un petit chien, frêle compagnon de leur captivité arrachant de leur gueule puissant le morceau de viande sanglante qu’un gardien vient île leur passer de loin pour apaiser leur faiiu, l’entraîne avec efforts dans un angle sans permettre au roi du désert • U même en approcher.La faiblesse, protégée par 1 innocence éiouue, charme, exerce souvent une sorte île fascination sur les natures, les violentes surtout,quand la sollicitude apaise forcément leurs passions.Pour .lack famine, il se laissait comme enivrer doucement par cette jeune aine pleine, «le ronliance, qui s’épanouissait peu A peu devant lui, ainsi qu’une rose s’entrouvrant au printemps.1.habitude était prist1 : la belle saison en ramenant son soleil d’or dans un ciel limn les lourdes nuées ne voilaient plus lYblmiissaiit azur, en couvrant de tleurs les prairies humides encore, et en ouvrant aux prisonniers les portes de le urs refuges, si elle mit un terme à leur longue réclusion, ne lit qu’abréger sans les interrompre les cours de ]’école mutuelle dmit les profitables t nivaux avaient rendu .4 douces les longues heures passées d.n- la grotte hospitalière.t c! le année et la suivante .s'écoulèrent ilau> un calme profond, plus que profond pour duck Famine, qui avait trop couru le monde et les aventures, pour pouvoir se passer entièrement de bruit et de mouvement ; Betsy .s'apercevait aussi sans s’en rendre compte qu’il lui manquait quelque chose à elle.Les soins et l’allection d’une mère ne se remplacent pas.Et jmis à son Age on a besoin de maquignons de jeux, on a soif de bruit de distractions.black mettait certes toute sa lionne vnlontéaii service de sa petite maîtresse i! faisait bien avec elle îles parties de courses et même de cache-cache, mais il commençait A se faire vieux le pauvre animal ; les longs poils de ses oreilles grisonnaient, il était moins leste, moins gai, puis il ne jouait que pour faire plaisir A llctsy, ce qui n’est pas la même chose que de jouer pour son compte.bfuaut A .lack, il avait scs jours de tristesse ; depuis un an et demi qu’ils habitaient bile, au sommet de laquelle il avait fallu remplacer le drapeaux dont !’• vent et la pluie avaient fait une ’ aucun navire ne s’était montré A l’hori-/"ii.t elle mer souriante mais éternellement vide, l’elfrayait.Sans doute sa fille jouissait d’une excellente santé, I celât de ses veux, les belles couleurs de ses joues le témoignaient hautement mum si elle tombait malade, qui la soignerait f Lui n’y entendrait rien.Si '¦eût été un camarade atteint de la fiè-Vh‘> il savait bien qu’un bon moyen de h; guérir si l’un ne le tuait pas c’était «b* ^n\ taire avaler uq verre d’eau-de-vie mélangé d’un quart île poudre de chasse mais elle, jamais elle ne supporterait ll,| semblable remède, Et si c’était taj (pti sc cassât une jambe ou qui fut l'I,s d’une forte maladie, qu’un coup ''r vent le noyât eu mer ou même qu’un stiaplc rhumatisme le clouât sans mou-Ymuciit sur son lit, que deviendrait l’en-tam, qui la nourrirait i Ces penser» le plongeaient dans une profonde mélancolie.Eavenir l’ollïavuit, il v avait «le quoi.‘ ’ T tutu, en elfet, semblait prouver que 1 tasty se trouvait placée dans un de rcs espaces que ne sillonnait aucune l','u,*b ut.qui sont comme des désert ' Vau moins explorés encore que les deserts «le sables.Ml.u’en n’était pas ainsi, passu ut ' aussi longs mois il aurait aperçu au ‘uoms ,Jl ligne de fumée, dont un navire *l "Upeur Vftye le ciel, alors même que ce mu ire n'est pns visible derrière l’hori- y,ul1 y do la mer on aurait remarqué les »! ulUu*s de fumée s’élevant des tas ( M du*s auxquels il mettait souvent le leu.Ni encore il eût possédé une carte niu-.lUoi u aurait pu se rendre compte a peu près de la position de son ile ; mais les naufragés de la corvette, en partant dans leur canot avaient emporté, cartes, compas boussoles, et l’atlas abandonné était trop réduit pour qu’il lût possible, non seulement «le trouver ce point, cet atome perdu «laits l'immensité «b* l’t )céan, mais même «l’essayer «l’en deviner la position.11 fallait cependant un «dément A son activité.N’ayant plus «le bois A sa disposition, «lack esseya «le si* const ru ire une maison de pierre, un vrai château.Malheureusement si la pierre, c’est-A-« lire le corail ne lui faisait pas défaut elle était difficile a extraire, encore plus «liilicile A tailler ; il n’avait ne rions, ni sable pour eu gâcher le mortier nécessaire ; et quand, après un mois de travail pénible il eut réussi A monter un ]»an de muraille A un m'ète «le hauteur, le tout s’écroula.Cette expérience lui démontra qu'il n'était pas meilleur maçon que charpentier.L'accident l’allliga peu, les dilicultés «b* l'eut reprise l’avaient déjà rebuté*.Ne voulant pas cependant que tant «le fatigue fut perdu, il se forma une pyramide de ces pierres, et sur ce piédestal dressa une croix faite avec deux tronçons «h.* in At ’ Ainsi devint chrétienne bile merosipieo-- ?i.V .,4 du travail, sans être entraves dans leur: Une mut, pendant que, « ans sa gro e ^vcl lllünls pftr ([e, restrictions mé il donnait profondement, il u i«*\«*i « 1 ticulouses au droit de propriété collectif par les cris de terreur de »ets\.Süit mobilière, soit immobilière ; en ut communal, approchent A grands pas, et vouions'dos 'corporations^ pouvant su c’est i\ peine si l'ngitn tion a commencé, rmiuev librement entre patrons et on- On est nu peu fatigué à la suite «les vin- 12,000 participants ; elle n menacé vrievs ; îles unions île métiers avant la lents combats .pii viennent d’être livrés pemlant quelques jours «le s’étendre faculté de créer et d’entretenir, sous la sur les terrains, plus directement politi- davantage ; mais, entreprise par coup protection des lois, leurs «ouvres «le se- «pies.d«>s conseils provinciaux et de la j «le tê-te, elle a été enrayée par la dirce-c.iurs et de prévoyance pour les enfants, 1 legislature, l'epen.lant les élcctmns «pu turn du parti socialiste, comme pouvant des veuves des vieillards, «les invali.les ! aur.mt lieu dans.jumzejours, présentent, nuire à la grève générale «pie l’on pré-i travail sans être entravés dans leurs cette année, un idiéuomène digue «le parc.11 semble, en elfet, de plus en (M suivre) soit mobilière, soit immobilière ; en un mot, de vraies associations ouvrières^ .remarques et dont on ne saurait encore calculer les suites ; c’est la poussée socialiste qui tente de se faire jour par- plus probable que le parti se lancera dans cette voie eet hiver.Les socialistes flamands sont très opposés A la mesure, tout où le parti a quelque force d’orga- parce qu'ils jugent «[tie le parti n’y est nisation.L’ELECTRICITE La c.itbéerait* «*t l’évêché, le grand séminaire et B• college «le Sherbrooke O seront sous peu «'claiiv.s A la lumière électrique.Les contrats A eet elfet ont été signés il y a quelques jours entre les autorités «le ces divers établissements et M.Albert .1.Cam*veau «jiti doit commencer immédiatement A installer t « ms les a p] tare ils et l’outillage nécessaires.Un des «danses «lu contrat, que nous tenons par dessus tout A mentionner, stipule l’installation dans le laboratoire «lu collège et plusieurs appareils électriques qui sortait mus par des dynamos fournissant la lumière électrique.Brace A ect arr.mgenne.it les élèves pourront se livrer A l'étude pratique de l’électricité, C’est un grand pas dans la bonne voie, ear l’électricité est destinée A être avant peu d’un usage universel dans les sciences et l’industrie.Nos maisons d’éducation tu* doivent pas perdre de temps pour sc mettre sous ce rapport.A la hauteur «les intitulions des Etats-Unis, et celles des institution anglaises du Canada, >i nous ne voulons pas voir notre jeune génération distancée dans cette noitvclk* voie qui s'ouvre A sou activité.9 4776 1830 Le Courrier du Canada A VIS.1/abonuemeut au 44 Courrier du Canada 99 « *t uniformément llxé ïl $.1 iisiynbU'M «ruTaucc.lAnbonueiiieiit au 44 Journal des t ampagiica” est de81*aussi payables d’avance- Toutes leh*;iettie8 coiiceriiHiit la rédaction- radmlnLt ration, les abouueuieiiis, les annonces, les airrCi a^es, etc., devront être adressées au sonsslfcué.11.I.êjcer llrou^eaii, proplié» taire eh*ry, Gu.-t.Deléry.Dr Delamy, A.Duelie*- nay, Stewart Dunn, G.T.Ravie, J.B.Delage, P.Recaz.es.A.F.Deschambault.1.W Rcry, L.J.Demers, \.Dupuis, h-col.Ruehesuay, R.Débigaré, V.Dionne.Son Honneur le Recorder Rérv.* L* M.•!.L.Eno, Ai‘en•nient.f—MM.II.Firkin.C.Fitzpatrick, K.Fiteh, J.C.Frémont.F.E.Fortin.A.Fontaine.G—J.I .Gregory, F.G«>urdeau, I).Guav Jos.Gauthier, C.Gagnon, (•’.Gourdeau.A.C.< • iiilbault, J.H.G iguère.A.G renier, II, H.Grenier, F.P.U—MAI.H.Hamel.Théo, Hamel, 1> Hamel.Gust.Jlamcl, S.S.llatt.K.T.1 Tau key, P.lluot.Geo.Hough.L.A.lliuloii.T—M.le juge Irvine.J—M.L.Jolieœur.L—MAI.A.Light.R.Leonard.Théo.w 0 Lcdroit.Chs.Langelier, Lawr.Lynch.J.I* H.Lctellier, A.Letellier.P.Landry.J.B.*» • Laliberté, Jules Lemoine, (Act.Lemieux.J.K Lavery.W.V, Lame, (î.Lemoine.I*.M.Laurent, L-.Lefebvre.E«l.Lortic.M—MM.O.Aligner.J.E.Martineau.I>r Alorin, lion.Alercior, Alb.Aléthot..Picard.Canada d autrefois portait fièrement eu Amé- Ficher, Frs.Parent.O.Poliqitiu.riepto le nom de Nouvelle-Franee.R _ ,• Hidor ,j.|;„v.K.S.Durant un siècle et demi le drapeau de ilickabv_ \ Kacine, lloseyelt, D.A.1 cette France américaine lut arboré sur tous jlIJW |;('nuilioi.Victor Ib.v.Dr A.Uobitaillo les poiuts de ee territo.re immense arn.sé jmr Verehères Uobitaillv.Amédée Hobitaill.le St-Laurent, par les grands lacs intérieurs.AlKll).,,H.,.„v A Rémillard, licutcnant-colo-par le Misstss.pi, et jusque sur les lointaines ncl Kov (.K.Mouleau.Ivan Moriivtf A.prairies du Nord-Ouest.Rivml Mai.- un jour vint d; us l’histuire où les décrets providentiels séparèrent violeinineut 1 ancienne France «b* la Nouvelle.Nos destinées prirent leurs cours vers «le nouveaux horizons, et malgré les soufflets orageux «pii, de temps à autre, en ont troublé la marche nous avons foi en leur évolution pacifique et progressive.Cependant en dépit «le cette séparation, en dépit des années, dcTcspaceet des événements, nous avons conservé la nié- # moire du cœur.1 n des maîtres de la scène française eon’ trmporaine, le vicomte Henri d«* Rornier a écrit ee vers admirable : Tout homme a deux pays, le sien et puis U France.Eli bien messieurs, n’est-oe pas «pie cette parole est surtout vraie pour nous eanadiens-français ?Nous somme canadiens et nous ai-ni'uis passionnément cet terre de la patrie «pie nos ancêtres ont arrosée de leur sang.Nous sommes sujets de la couronne anglaise et nous avons fait nos preuves de fidélité Air plus d'un champ de bataille.Al ai» en même S.—MAI.Dr Geo Stewart, l.\ V.Savard.lion.II.Starnes, John Sharpie-.L, Stafliwb T.—Jules Tessier, Is.Thibaudeau.A.Tourangeau, Daily Telegraph.D.C.I honip* son, A.II.Turgcon, A.Toussaint, I*.M Toussa.int, Chs.Trudel, iiinièiv Taschereau.Jos.I.Tarte, colonel Tnriibnil, Alex.fLi-ehcreau.Turcotte.G.E.Tanguay.I h'û* Tessier.Tanguay, A.Turcotte.V.—AI AI.Jos.Vermette, Dr \ralItV.A K Vallerand, Dr (’.\rcrge.Pli.A allière.¦aj lie Quebec aux A mu» NOTES DE VOYAGE Bar M.l'abbé MONTMîNV Lt charmant' euvruge yui vient .y/Mitre fH ventt ditz tous les ii'nann dt • u prix modique de 30 CENTS Comme le tirage de cette brochera est toM* pays.Quelle doit donc être la souffrance «b* ce prince Français auxquels Fenfée de la France est interdite ! Rur bonheur, Dieu n u pas refusé au noble chef de la maison de France les de l’amitié et du dévouement « t «l«i Alontcalin.sur une contrée aussi peu connue p‘f ie- s son climat, les habitudes, les ymeurs et .son ciimai, ic» iinimuuco, ••• erriotion «itf Je citais tout à l’heure un vers de AI.de de ses habitants, la topographie et la ue- I '' r Rornier.Uu autre poète, uu poète canadien tlcs',c llan8er e k ^ un de nos hardes les plus entraînants,écrivait Le livre de M.BabU Muntnuny a"'a.à.l’avance, il y a trente-cinq ans, quelque iroVverom s consolations chose comme la paraphrase de ce vers.C’était ages tout ce qu'il faut pour rendre c«»mpn l^uUts # et les douces à l’époque de la guerre do Crimée où les deux u lcs flépgraphtquesrende*11 lîc joies du foyer domestiques.Il lui a donné grandes nations, la France et l’Angleterre, fJuî intéressants, une famille qui lui fait uuc belle couronue, unissent leurs armes et mêlaient leur sangle J* A.LANGLARbEM*1*' ; 5 03 Le Courrier du Canada PAR LE “ SARDINIAN " NOUVEAU TÉES — K N — UJOB5I0S T «13 S K I < H KO S ‘ j>ouU l’iilvkhü: XOüVEAUTRES EN BRODERIES.| .\ I KON’S OK ROIIKS en Etoffes noires brodées, ’’ I et les lièvres seront ainsi promptement ! sur 1 fon :s cap lal pcimancnt l.o livre des tr.insferts •Bâclions sera Itrmé du 20 au 31 Octob e cour, n* inclusivement.Par «i:d e, G.GOURDEAU, Secrétaire.(Juébtc, 13 • ctobre 1S90 -im.3Ô AïK-ie.iiK' imitMKi ïï s3nî'onsîlée on ÏS«)S.Fabricants d«3 Lions et d(k Moulanges ©l Ylarcliands de l^cr Commerce de Gros (‘i de .Détail r\mrn ssetirs ordinaires des fabriques ET DES institutions reM
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