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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
jeudi 2 avril 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1891-04-02, Collections de BAnQ.

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35ème année No 238-Edition quotidienne.-13ième année Jeudi, 2 Avril 1891 (Éira trier î>n (Canaîui t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CROIS.J'ESPERE ET J’AIME.T II OàIA S CITA PA JSt Di recteur-Propin étaire LEGER BliüUSSEAU, Editeur et administrateur ; LUIUXTON DU COURRIER DU CANADA 2 Avril 1891.—No 25 b/orpnelknb: DES (SUITE) Paa le moins du momie, mon cher ami, resterez-vous longtemps.—Si vous me le permettiez, jo no reviendrais pas avant cinq ou six heures du soir ; mon acheteur de dessins m’a écrit aujour d’huî.—Votre Prussien, maigre, à lunettes rondes ?reprit Schültz.Ordinairement il venait jusqu’ici pour ramasser ses pituites ; il u donc renoncé i\ cette branche de commerce ?—Il paraît que oui, pour le moment du moins, répondit gaiement Wilfrid ; mais au mois d’août, il compte prendre sa revanche et, avec quelques amis pousser ses herborisations jusqu’à Paris, et peut-être môme jusqu’à Marseille.—Oh ! oh ! quelle partie de plaisir ; il en aura au moins pour six mois.—Pcut-ôtre môme pour une anuée et plus.—Est-ce pour lui seul qu’il fera oe coûteux voyage ?demanda naïvement Georges.—Non, vraiment.—Pour qui doDC ?—Pour le roi de Prusie.—Quelle drôle d'idéo ! s’écria le jeune garçon.—Que voulez-voup, mon cher, chacun a les siennes, et quand cos Prussiens s’en sont fourré une dans la tôte, ils ont le crâne si épais qu’il est bien difficile de l’eu faire sortir.On continua à plaisanter sur ce chapitre.Jamais Wilfrid n’avait été de si bouno humeur.Le lendemaiu il travailla à son bureau jusqu’à dix heures, pour ne pas laisser d’nr.riéré, et ne descendit que lorsqu’il entendit les grelots des chevaux dans la cour.—Bon voyage et bonno vente ! lui crièrent Fritz et Georges, au moment où, sou cartou cous le bras, il prit place sur le siège, auprès du propriétaire.—Merci, et à bieutôt, fit-il, en saluant •ourtoisemeut.Grosteiu, et lo cher Karl que le pasteur Fouinard.Il paraît qu’en famille, le digue ministre savait s’égayer, car en attendant le Berlinois, il racontait à scs amis des histoires ai peu évangéliques, que Wilfrid crut dvoir faire observer que peut-être serait-il plus prudent de baisser la voix.—Eh I eh 1 ce cher ami, ricana Fouinard, s’il n’avait pas la simplicité do la colombe, et la prudence du serpent.—Et ! certes, c’cst une vertu qui n’est pas à dédaigner, lorsqu’on est observé, nuit et jour, par une douzaine d’yeux papistes, comme je le suis chez mon brasseur.—Observé par Schültz, quelle plaisanterie.Ça, ce n’est pas un homme, c’est tout au plus un énorme potiron ; ça n’y voit pas si loin que son nez, observa Grosteiu.Quand je pense que depuis deux ans, ces saints imbéciles n’ont pas deviné qu’ils nourrissaient une vipère luthérienne dans leur sein, car vous savez, Wilfrid, vous ôtes une vraie vipère dans un nid de blanches colombes.Et le marchand se mit à rire, de son rire berlinois, quelque chose qui veut être fin et qui n’est que lourd et épais.—Oh ! ne croyez pas que ce soit chose facile, mon cher Wilhelm ; dans le nid dont vous parlez, il y a uue colombe qui a les yeux perçants et le bec crochu.Elle ne sait rien, mais elle me soupçon ne, ot j’ai beau réciter des chapelets et chanter des cantiques en l'honneur de tous ses saints, il faut qu’elle trouve à mon orthodoxie papiste une petite odeur de roussi luthérien, car elle me regarde avec des yeux aussi soupçonneux que si elle n'attendait que le moment de me sauter au visage.A votre âge,avec votre jolie figure, j’aurai eu facilement raison d'une semblable enuemie, interrompit Fouinard, avec fatuité.—Peut-être est-elle vieille ?fit Grosteiu.—Au contraire, clic est jeune, et ma fois très-agréable, reprit le pasteur.—Alors, mon cher, vous ôtes impardonnable, s’écria Grosteiu.—C’est bien oc que je lui dis, répéta Fouinard ; mais, j’y perd» mon latin.—Comme moi mes peines, fit Wilfrid, et et cependant, j’en prends, allez, je soupire, nuit et jour, et j’ai fait presque ma demande à ses parents.—Avec l’autorisation d’Héléua ?- Pauvre Héléna ! soupira Wilfrid.Avoir une fiancée et ne pas l’avoir revue depuis plus d’un an, c’est bien dur ; on m’avait promis que ma mission ne durerait que six UN ARTICLE De M.BONGHI.tions que l’art politique doit résoudre deviennent de jour en jour plus comM.Bonghi vient do terminer dans lu I pliquées, c’est-à-dire que très peu de Rasscgna Nationale de Florence lu pu- monde est duns le cas de les étudier et blication d’un article intitulé : Pro- de les comprendre ; tandis que, pur le gramme d'un parti, vote universel, tout le monde a le droit Le proramme est complet, depuis le d’influer sur les solutions qu’on essaye I ê règlement do la Chambre jusqu’aux de leur donner.Les intelligences gros-questions sociales.siires, mal cultivées, demandent des so- M.Bonghi no donne pas de nom au lutions directes, pleines, simples, inimé-parti dont il parle ; car tout nom, dit-il diates ; c’est précisément celles qui ne donne une idée fausse.Il s’agit de savoir sont pas possibles.ce qu’on peut.On peut faire des lois qui viennent M.Bonghi croit d’abord que, comme en aile aux classes ouvrières des villes M.Léon Say l’a proposé en France, la et des campagnes, on doit en faire au-Chainbre doit discuter les principes gé- tant qu’on peut (M.Bonghi les détail-noraux du budget, avant de nommer la le) ; mais il faut qe’elles soient telles commission d’examen ; «pic le budget qu’elles ne diminuent ou ne suppriment doit être diminué, car l’Italie ne peut pas le sentiment de la responsabilité et pas payer annuellement deux milliards et de l’initiative individuelles.M.Bon-et quatre cent millions d’impôt total gbi croit que sur ces idées un parti pour-des budgets de l’Etat-, des provinces et rait se former.des communes ; qu’il faut une révision Cet article de M.Bonghi, comme tout de toute l’organisation administrative de ce qui émane de la plume de ce fécond l’Etat, surchargé d’employés et «le loue- publiciste, ne brille guère par la nette-tiomuiires ; qu* les principales économies té.M.Boughi a l’habitude de “ brasser” doivent porter sur le budget des travaux les idées, si l’on nous passe l’expression publics, pour lesquels l’Etat anticipe mais il s’en tient là.C’est une intelli-trop l’activité économique du pays, de gence où s’agitent pêle-mêle beaucoup de sorte que, au lieu de l’aider, il l’écrase, choses mais qui aurait besoin d’être iil-et sur les budgets de la guerre et de la trée et clarifiée.11 serait d’ailleurs pué-marine.ril de discuter un programme de M.Quant à ceux-ci, M.Bonghi ne croit Boughi, attendu que les programmes pas qu’on puisse faire d’économies suf- qu’il a l’habitude de développer, sont lisantes sans diminuer ce qu’on appelle aussi multiples et divers que les variations de la lune.Contentons-nous de relever un seul point dans l’article de la Rassegna.M.Bonghi croit que le Pape, s’il ne renon- en ftalie potentialité do l’armée de la flotte.On n’a jamais examiné quelle doit être cette potentialité pour F Italie ; placée entre des puissances, qui, dans Marché de Détroit : œufs 15 cents, beurre, IG cts, volailles, 40 à 50 cts.la paire, lard S3,75 le cent, blé-d’Inde 45 cts, avoine 42 cts, pommes de terre 70 cts, et toute la nomenclature des productions agricoles américaines sur le même ton.Puis passant au marché de Windsor, on énumère ’ainsi : œufs 18 cts, * •.beurre 20 cts, volailles 50 à 60 cts la paire, dard 85,75 le cent, blé-d’Inde 52 cts, avoine 48 cts, pommes de terre 80 cts, le minots, continuant de la sorte jusqu’à épuisement complet des denrées en vente pour l’avantage des producteurs.Si à ce cacul, et à ces preuves, les grits ont obtenu le triomphe de leur cause, il nous est inutile d’établir la soustraction qui peut revenir àu bénéfice du marché de Détroit sur celui de Windsor.Les champions libres-échan-gistes du comté d’Essex ont, daus cette comparison faite de leurs mains, un curieux monument de leur victoire électorale.Cependant, s’il faut avouer qu’aux Etats-Unis les denrées * alimentaires n’ont pas, pour le producteur, un prix aussi rémunérateur qu’au Canada, il n’en faut pas conclure que le consommateur gague sensiblement à s’y approvisionner.11 est connu qu’en qualité tout y est suspect ; la falsification s’y fait en grand, et avec une déplorable impunité ; somme toute, rien ne nous prouve que l’ouvrier avec un salaire plus élevé dans les Etats, ait la vie plus à l’aise qu’en Canada, avec un salaire moindre.Au reste les grèves des ouvriers américains sont une preuve irré- l’orgauisation actuelle et future des ce pas ouvertement au pouvoir tempo- futable du malaise dans lequel ils sont, Midi n'avait pas unoore sonné, quand la voiture passa sous la voûte épaisse do la porte I 0uhuit moi», ot rien encore n’en fait présa-de» Allemands.ger la fiu.Ma foi, si cela continue, je.—Où voulez-vous que je vouu deaccnde ?j —Chut ! fit Grostein, voici le colonel, demanda Schültz.Les trois amis reprirent lo sérieux conve- —loi môme, si tous voulez, monsieur : je nnyc devant un supérieur, et se hâtèrent de ne vais que jusqu à la place du marché.faire disparaître une bouteille d’eau-de-vic et —Alors, je vous conduirai jusque-là, c’est qUClqUes verres, mon chemin.Vous savez, jo repars vers six Le C()]QUel montait lentement l’escalier, heures ; si vous ôtes prêt, jo tous reprendrai c]lftqUe marche craquait sous son pas i»i, à cette porte.lourd et régulier.Il traversa une première, —Vous ôtes mille fois trop bon ; mais chambre dont il ferma soigneusement la surtout ne m attendez pas, il est possible que p0r^c derrière lui et entra dans la pièce où je no puisse pas me débarrasser sitôt de mon | gcg émissaires l'attendaient.Etats européens ne peuvent pas s’enten- rel, finira par s’accommoder de sa pré-dre pour la détruire et sont chacun in- sente situation.M.Bonghi est d’ordi-teressés à empêcher que l’autre la détrui- naire plus perspicace : il nous permette.L’Italie, qui ne peut et ne doit faire tra de lui dire que c’est là de sa part que des guerres défensives, ne doit pas une illusion complète.Jamais [le Pape assurément se mettre à la merci d’au- ne prendra son parti du statu quo, ja-cunc puissance ; mais elle lie doit pas mais il ne cessera de revendiquer ce non plus, dans le calcul delà force qui qu’il considère comme lia garantie né-lui est nécessaire oublier sa position et cessaire et indispensable de son indépen-les responsabilités politiques qui lui danee morale et spirituelle.Si nos ofH-sont naturelles.cieux sont persuadés du contraire, c’est M.Boughi n’attache pas grande im- qu’ils n’ont pas la première notion de portance au renouvellement de la triple ce que c’est qu’un Pape.L’avenir, au alliance.Puisqu'on dit qu’elle n’est pas | reste, les détrompera, la cause do l’excès de nos armements, , dit-il, il faut raisonner sur ceux-ci corn- » CORRESPONDANCE D ESSEX me si elle n’existait pas.pour la plupart, tombés.Combien d’entre eux seraient heureux d’avoir l’assurance du bien-être général dont jouit la classe ouvrière de notre confédération, sous le régime de la protection.Il nous plairait beaucoup également de montrer à nos vignerons quel désappointement ils éprouveraient avec leurs vins, si les Etats étaient admis à nous expédier les leurs eu franchise de douane.Nous verrons tomber les prix de moitié, sans compter que nos produits viticoles, moins variés, ne trouveraient plus l’écoulement facile qui nous restera à tout jamais assuré par une prudente protection.Pour clore ces quelques réflexions, Ontario, 30 mars 1891.D’ailleurs, il croit que la triple allian-1 puisquo lcs libéraux, dans leur ‘soi- ' nous citeronâ h ralJl>ui de cô (lue nous ce est une combinaison politique épuisée disant patriotismei affectent tant de se ! avançons, Ica cas de nos voisins du même si elle n’est pas dénoncée —et elle no le sera pas—elle se dissoudra peu à peu comme la Sainte Alliance au commencement du siècle, et devant des phénomènes reprendront, peu à peu, olient, et vous comprenez que j’ai intérêt à le ménager.—Et vous faites bien, mon cher ; dans le «ominerce, il faut être prudent.Ah ! jo sais cela, mo^qui vous parle, car mc3 acheteurs do bière ne sont pas sans avoir, eux aussi, leur» petites exigences.—Comme tous les autres, mon cher mon sieur.Si je réussis à vendre mes dessins, préoccuper, au-dessus de tout, dos intérêts, de nos producteurs agricoles, de nos industries, do nos manufactures, et surtout de notre commerce, nous leur saurions gré, si franchement, ils vou- Debout et raides, comme s’ils eussent avalé un manche à balai pour leur déjeûner, les trois Allemands portèrent la main à leur front.Le colonel toucha légèrement le bord de son chapeau noir, avec le même sérieux (pie s’il se fût senti sur la tête son fniucux casque en cuir bouilli, surmonté d’un paratonnerre en cuivre jaune, inspecta un instant scs croyez bieu que co n est pas sans peino j mais, I recrues et daigna dire : la peine est comme la fatigue, c est un assai- —Bonjour, mes liers ; je vous félicite de sonnoment.votre exactitude dont je prendrai note.J’es- Sur la plaoe du marché, la carriole s’ar- pèr0) bcr i;oUtonant, que vous ôtes eu bonne rêta, et Wilfrid en descendit.fianté ?En attendant son fournisseur, le Berlinois —^ yoB ordres, leur colonel, se promenait sur la place, en fumant une Sans attendre sa réponse, le baron llontz énorme pipe, Schültz le reconnut, au moment yon Ccichcnbcrg Stoltcnfeld, colonel do 3e où il repartait, à sa grande taille et à sa mai- r($gbnent de dragons de Poméranie, conseiller greur, caractère assez rare chez un mar- qq^at actuel, et inspecteur-directeur des chaud, buveur do bière.espions de la Mourtho et de la Moselle, s’ns- Déjà Wilfrid et son portefeuille avaient (jallg uu fauteuil préparé à l’avance, disparu dans lo corridor de la maison Gros- croisa gcs jambes sèches l’une sur l’autre tein.tira de sa poche droite une tabatière, de la Le brasseur remarqua quo le grand sec se gauc]lc un portefeuille en cuir de Russie, dirigeait du mémo côté ; sans doute, ils b y ftSpjrft uue prise de tabao et, montrant les étaient donné rendez-vous.chaises inoccupées, dit ; Cela lui parut étonnant, oar il savait que —jc vous permets de vous asseoir, mes co Grostein était Prussien, lui aussi, et même |ier8 piéti8to fanatique, en sa qualité de beau- }£a Jeux temps et trois mouvemeuts, les frère du pasteur Fouinard ; cette société ne ^rojg Allemands furent assis, pouvait doue être que peu agréable à Aà ilfrid.j^a régularité et l’ensemble do ce mouve-—Pauvre garçon ! pensa-t-il, il n était pas meu^ parut satisfaire le colonel, car avant do ué pour faire oe pénible métier, et, comme cou^nUcr, il puisa daus sa boîte une seconde dit sa femme, sa résignation est admirable.prjge ^ tnbac, puis, 8’étant recueilli un ins-Wilfrid, en effet, était en ce moment par-1 taut n ftjouU .’ fftitement résigné.’ AssF.commodément dans uu grand tau-1 suivre) t«ii, un excellent cigaro aux lèvres et, avec uno aisance qui frisait de près la familiarité, il causait avec son cher Wilhelm et son cher Karl qui, de leur côté, ne l'appelaient que | “ IKi'EiUSTRATfiD QUEBEC-99 lour «hcr Wilfrid.Wilhelm n’était autre que leur allure.AiK3i on aura une paix plus ]aieilt expliqiier ies faits étranges, les plus sincère à l’étranger, et ,1 faut s'en C0Iltms(es que noU8 re]evons daus leurs procurer une plus sol.de à l’intérieur, en affirmntion8 électorales, et que nous .sou-suivant une politique d’apaisement en- mefctons au bou sens de n08 populations v«rs 1 Eglise.quelque peu remises des émotions de la M.Boughi Limite as,c/ longuement jouru( un voi organisé, et ne paraisse pas hostile au sentiment Avec un aplomb| uue assurance im- religieux du pays, comme le gouverne- perturbable> y grands retentissement de ment n eu plusieurs fois le tort de l’être trompC( ]ibJraux appvcu.lont à n08 et de le paiaitie.fermiers que la douane leur vole cinq Une meilleure attitude sur ec point ceutin8 suv une douzaine d’œufs, autant spécial sera un mojen de résoudre la gm.une jjvre de boiin,, antaut sur les question ecclésiastique, cest-ii-dire la I volailles, trois centi 11s sur 1111e livre de question entre la Papauté et la ilynas- viande> vingt-cinq contins sur un ininot tic, ou au moins dnppioekei d une soin- Lje pommc3 ds terre, d’avoine, etc., etc., tion.11 y a pas de solution directe et et gul, toute la kyrielle des denrées «qui immediate, et il ne faut pas s attendre ^ I pourraient être portées au marché de ce que le Pape renonce jamais ouverte- Ddtroit ou d’ailleurs aux Etats-Unis, ment et solennellement nu pouvoir tem- Jll3que_]à) la bonue foi de nos gens pou- porcl et t\ home, vait s’exploiter par une apparence do Mais on peut espérer qu’il oublie sa sinciirit($ do k paft de ceux qui voulaient position antérieure, si le gouvernement lcg capluvci, Mnis ce qlli ost „n comble ne continue pas & le lui rappeler par des ce sout les prcuves a pa])pui que ces lois maladroites.Quant aux autres par- ln(4me8 jouvnaux donnent à leurs lec-tis intérieurs, il taut leur laisser la ü- tcm,s par ]a comparaison des tableaux berté, et n’user envers eux que de la loi des deux maveluqs de Windsor et de Ué-ct puisque les droits de îéuiiiou et dus- brojb> villes soumises au régime doua-soeiation no sont pas véglés jmi une loi | ldev doa deux nations.Nous nous cou- tenterons de citer quelques articles extraits de ces journaux, c’en sera assez pour montrer quelle confiance les rouges ont dans la crédulité des électeurs.Pour prouver l'avantage, du marché de Détroit sur celui de Windsor, on donne le détail suivant à nos fermiers : LEON XIII ET L’UNION OES EGLISES Ça été l’objet de la constante sollicitude des Pontifes Romains de procurer la réunion de l’Eglise d’Orient au centre de l’unité catholité.Léon XIII confirme admirablement l’exemple de ses prédécesseurs pour réaliser en cela aussi ses vastes desseins.Loin de se laisser décourager par les présentes dans la réalisation d’un tel dessein, il y persiste avec uno confiance inébranlable.Aussi a-t-il pu dire, avec raison, dans son récent discours au Sacré-Collège que marchant sur les traces de S.Grégoire-le-Grand, il ne cesse de “ porter le plus vif intérêt aux illustres Eglises d’Orient afin que, adhérant étroitement au centre de l’unité catholique, elles refleurissent d’une vie nouvelle.” Ces paroles sont réellement un modeste compendium du passé en même temps qu’elles tracent un programme pour l’avenir.En effet, dès le commencement de son pontificat Léon XIII s’est préoccupé de l’Orient, et son premier soin a été de mettre fin au scliia- •J me qui avait éclaté parmi les Arméniens catholiques.C’est lui aussi qui a donné aux Arméniens un cardinal, c’est lui qui a organisé la hiérarchie pour les Grecs-Bulgares, applani les difficultés du patriarcat chaldéen et assuré les meilleures consolations aux fidèles Maronites du Liban.Dans cette sollicitude pour l’Orient, Léon XIII n’oublie pas l’Eglise grecque.C’est ainsi que, lors de l’élection du patriarche Joachim IV, il fit entendre des paroles de paix et de conciliation par l’organe de Mgr Rotelli, alors délégué apostolique à Constantinople.De même, il encourage les études grecques non seulement à Rome, mais aussi à Constantinople et à Smyrne.11 est malheureusement vrai qu* l’Eglise grecque, malgré les nombreuses difficultés intérieures et extérieures au milieu desquelles elle se débat, semble encore rester sourde à ces témoignages de paternelle affection de notre grand Pontife.Néanmoins un grand pas a été fait : les Grecs n’envisagent plu3 le Pape comme l’ennemi de leur Eglise, Grâce à la sagacité de leur esprit, ils ne peuvent s’empêcher de voir en Léon XIII le Pape aux généreuses initiatives, le Pontife qui veut le bieu de toutes les nations, qui désire le salut et la prospérité de l’Eglise d’Orient.Il y a encore parmi eux des résistances, mais comment les vaincre d’un coup après tant de siècles de separation d’avec Rome.En attendant, par les mémorables paroles de son discours au Sacré-Collège Léon XIII nous enseigne à ne pas désespérer, malgré tous les obstacles, de la réunion des Eglises d’Orient avec le centre de l’unité catholique.Plus les difficultés apparaissent nombreuses et graves, plus aussi il faut insister sur cette union salutaire et y travailler par des efforts coalisés de tous les catholiques.Négliger ces efforts, semelle doute et la défiance sur le succès l’une œuvre aussi grandiose, c’est ac- cu Italie, il faut en faire une et ne pas S en latasçv l'exercice à lu discrétion du ' pouvoir exécutif.Le parti socialiste mérite une considération à part.Tout systène socialiste est faux, mais le socialisme a un fondement vrai.Le danger est seulement que les que».Détroit, tenant eux-mêmes magasins, et venant à Windsor acheter, pour leur usage et celui de leur famille, les articles qu’ils vendent à leur clientèle.Ces faits sont communs, et prouvent assez que nos voisins nous reconnaissent une certaine supériorité sur eux dans la production et la fabrication.Enfin il nous reste à demander nettement à 110s plus déterminés libres-échan-gistes, qui sont pour la plupart eux-mêmes des produits exotiques, par quels motifs ils sont venus s’établir dans le comté d’Essex, sans y avoir été invités, et sans qu’on en ait eu jamais besoin, laissant, les uns, F Indiana, la Louisiane, le Massachusetts la Pcnsylvanie, les autres, l’Ohio, le Michigan, les lacs I croître les difficultés au lieu de les éli-Supérieur et autres.miner.Si ces aventuriers se trouvent mal Léon X111 a inscrit cette œuvre dans sous la protection, qui les y tient ?qui I le programme de son pontificat, et, au les empêche d’aller jouir de la prospé- treizième anniversaire do son couronne-rite américaine ?Nous avons quelque ment il renouvelle la ferme intention d’y part, certains chevaliers d’industrie ve- consacrer toute sa sollicitude.Il ne sau-nus de Détroit qui palpent, à pleines rait donc y avoir de doute sur les désirs mains, l’argent de nos fermiers, et qui fiu Pape par rapport aux Eglises d’Orient.s’en font des mines d’exploitations dont Aux catholiques donc do regarder en fails s’assouvissent sans gêne,sans scrupule, cc les difficultés et de savoir les vaincre Qui aussi les a appelés dans notre sans se laisser décourager par la multi-eomté, au milieu de nous ?Qui les re- plicité des obstacles, pas plus qu’illu-tient / qui ne voudrait les voir retour- Uionner par de trompeuses apparences, ner à leur champ d’exploitation d’autre- Ces nobles efforts sont notre tâche à fois et d’ailleurs.Comment concilier tous, sous la conduite de notre auguste ces contrastes dans de tels aventuriers Chef.A Dieu de les couronner de suc-qui ont fui les Etats pour échapper à la cès lorsque viendra l’heure qu’il s’est plus grande îles misères, et qu’une fois réservée pour la réalisation d’un si grand dans l’aisance, acquise en Canada, veu- dessein.# lent retourner au pays qui n’a eu pour | {.Le Moniteur de Home) eux que déception, que découragement.Personne n’est aveugle comme celui qui ne veut pas voir, de même qu’aucun | « ILLUSTRATED QUEBEC** n’est sourd comme celui qui ne veut pas eutendre.Un Fermier. Le Couirier du Canada, Jeudi, 2 Avril 1891 UNE SOMMATION a VElecteur “ II est impossible de se moquer plus •' impitoyablement du public, N'est*il pas " connu en effet que Lévis est aujourd'hui 11 l'im des comtés les plus sûrs pour l'opposî-“ tien dans tout le district de (Québec ?Nous “ irons droit au fait et NOUS ENGAGEONS A SUSPENDRE LA PUBLI-" CATION DE NOTRE JOURNAL PEN* “ DAN T UN MOIS SI NOUS NE REM-“ PORTONS PAS LÉVIS LE 5 MARS “ PROCHAIN, PAR 400 OU 500 VOIX.” (L'Electeur du 10 février 1S91.) Lo Dr Guay n’est élu que par 274 voix.Nous sommons maintenant l'Electeur de suspendre sa publication.{ comment on apprécie là-bas son administration financière.Oh ! quo ces hommes néfastes auront fait de mai à la province 1 ANNONCES NOUVELLES Davii Ouellet, Architecte.S oumisiL ns—A.Chas* ix : land.Lu Banque Nationale—P.Lefranee.Iïimeuble-î à vend e ou à louer.—John Hears.Pianos ! Pianos î—Bernard, Tils c#* Cie.Inurumentsdc musqué, dr*:.— L.N.Pratte.Le Magasin du Lou.re.- Cité ù* Faguy.Nouveautés.—Glover, Fry ^ Cie.Etoffe* à robes.—Behan liras.O ANT AD A QUEBEC, 2 AVEIL 1831 COMMENT NOUS SOMMES JUGES MM.Mercier et Shehvn ont touché les rives de la vieille Europe.Et voici le cri de bienvenue oui les a A salués à leiiT arrivée.C’est le Financial News, Y un des premiers journaux financiers de Londres, qui acclame ainsi les représentants de la province de Québec : Encore d.s emprunteurs ! Le cri est : “ Il en vient enci.r,* î ” Cette fois, c’est M.Mercier, le prer .ministre de Québec, qui.en compagnie uu trésorier provincial, s’est embarqué hier pour l'Europe nfiu de négocier nu empruntée $10,01)0,000.Nous ne doutons pas un instant du pressant besoin d'argent de Québec ; mais, en vérité, nous doutons beaucoup de la possibilité pour Québec de porter ua plus lourd fardeau de dette.Cette pro-vim •, tous la direction de ses chefs politiques, a poussé de l'avant d'une mauière vraiment extravagante.Avec un revenu, en 1SS3, de $,3.$60,742.et une dépense de $4,716,743, elle a une datfco nette très respectable de $11,588,240.Ceci, à sa face même, n’est pas précisément encourageant pour les prêteurs européens.La vérité est que Québec a dépensé l'argent beaucoup trop librement.Le présent emprun* est nécessaire pour pourvoir au paiement des obligations flottantes qui, d’après le réceut budget de M.Shehyn, se chiffrent à environ $11,000,000.Ces obligations couvrent 1E LUXE qu'on voudra bien nous confier Le Courrier du Canada.Jeudi, 2 Avril 1891 mwm & üudon I \JPOHTATEUnS D’iNSTAUMKNTfl OB MUSIQUE 1/K FRANCK, D*ALLEMAGNE UT DES ETATS-UNIS Aussi : Instruments de fabriques anaclieimes, TELS QUE LES CÉLàimKS PIANO* ! H1SINTZMAN & ClE, Wm.BELL & Cie, MASON & RISCH, DOMINION & Cie, Etc O KG U ES K 7 HARMONIUMS % WILLIAM BELL & CIE, DOMINION & CIE, THOMAS & CIE, SCHIEDMA Y EU, Ere., Et Les dernières publiai!ions musicale* refîtes chaque semaine.MACHINER A COUDRE : Ktiw Williams, et Davis, A outrai iirtinenl vertical.aussi : lOFFFFM I>K SIÎIMCTK (Sait**) VfîTISIXBOW (»how Case») l‘>.Hue St.Joseph^ Si.Rocky Quebec.iÉLKPHONK : Bf)îlB 278 Qr.é la«ieurfl années quo je fuii uaaro de» IMlul-w AnUbiliouftos du Dr Xôyet je me trouve tics U*»n do leur emploi.Jo no puis quo Cuire l'éle^c de leur composition que vous over bien voulu tno faire connaître.Ne contenant pas do mercure, elles peuvent être administrées ecus danger dans uno foule do cas où les pilules mercurielles seraient tout à fait nuisibles.Non-sculcmeutjo fais un usage considôrablo de ces Pilules pour mes patients, mais joies ai aussi employées on maintes circonstances pour «noi-rufmê et le résultat a été des plus satisfaisants.C'est donc arec plaisir quo J’cn recommande l'usago aux personnes qui ont besoin d'un purgatif DOUX, EFFECTIF, ET IN OFFENSIF.Laraltrie, 1er mal 1687.Dr D.MARSOLA13.EN VENTE PARTOUT SEUL PROPRIÉTAIRE L.R0BITAILLE, Chimiste JOLIETTE, P.Q.PRIX SEULEMENT 25 CTS LA BOITE.ri- Pour usage lntorne et externe.Il agit promptement et soulage preequ a llnstant !ee douleurs les pins fortes Droit au dut.AGIT IT4STAJMTAJ4ElVIElSnr Pour CRAMPES, FRISSONS, COLIQUES, DIARRHEE, DYS-SENTERIE, CHOLERA MORBUS, et toutes les MALADIES des INTESTINS, AUCUN REMEDE N'EGALE LE PAIN-KILLER.Il a un effet magique 6ur le Choiera du Pays et les Douleurs des intestins.C*cer lk Mcuicun Rcmcoc oc Famille fous BRULURES,MEURTRISSURES.ENTORSES, RHUMATISME, NEVRALGIE et MAL de DENTS.ENVente partout A2CC.UA boutmillb.XdT Méfiez-vous de.n Contrvfhçom» et iuitAUob«« EN GARDEZ-VOUS A LA MAISON?Allen’S Lung Balsam.AUCUN REMEDE N'EST MEILLEUR POUR TOUX, RHUMES, CROUP, CONSOMPTION, &C. Le Courrier du Canada, Jeudi, 2 Avril 1891 Dernière Edition h U HMIANE Sous lisons dans Y Electeur de ce matin : L’honorablo M.RobiJoux l'honorable M.Langelier, le Dr Valide et M.Pcrre-ult m .ont embarqués à Saint-Austin, Floride, samedi, lo 28 mar?, pour la Havane.I ls seront à la NonvH'e-ürléans samedi ou di- xnanohe de cetie semaine.Iis y retrouveront M J.A.Mercier qui ne fait pas le voyage d; la Havane.Tous sont en excellente saute et jouissent beaucoup de leur v°ya8®; De la Nouvelle-Orléans, ils sc mettront eu route pour Québec.Aiusi donc*MM.Eobidoux, Lungelier, etc sont partis pour la Havane.Vont-ils y étudier la question des asiles 1 Nous sommes enchanté de savoir qu’ils “ jouissent beaucoup de leur voyage." _ Mais nous avons hâte de voir les prochains comptes-publics, cl do eonsta-ter quelle somme Baptiste va etre appelé à débourser pour payer ces jouissances.De tout un peu Crise ministérielle en perspective à Lisbon-.?, capitale du Portugal.LEON AUBINEAU 4< Au me meut do mettre eons presse, dit V Univers du 16 mars, nous recevons une nouvelle que rieu ne nous faisait craindre et qui consternera, comme elle nous accable, la famille des lecteurs de l’Univers.M.Léon Aubiueau, qu’une indisposition, qui semblait peu inquiétante, retenait éloigne de nous depuis quelques jours, est mort cette nuit à onze heures, sa maladie, tournée en muladio pulmonaire, ayant pria soudain un caractère inouï de gravité.Disons tout de suite qu’avaut de mourir notre vénéré collaborateur, entouré de ses enfants, avait reçu en pleine connaissance et avec une grande édification tous les secours de la religion qui lui out été administrés par son confesseur le R.P.Matignon et par un prêtre do la paroisse de SaintrSuipice.Pouvait-il mourir autrement, celui qui a consacré tant de pieuses et belles pages à célébrer les serviteurs do Dieu ?L’émotion ne nous permet pas aujourd’hui d'en dire davantage.Mais nous reviendrons sur la vie et les œuvres de cet ancien frère d’armes, trop têt ravi X i’affection des siens.” Léon Aubineau était l’un des premiers collaborateurs de Louis Veuillot, qui lui était uui par les liens de la plus étroite amitié.Ou doit à sa plume plusieurs excellents ouvrages : 17c de Suint-Benoit Labre, Le Saint Xom de Jésus, Parmi les lys et les épine*, Les Serviteurs de Dieu, etc.Les lecteurs du Courrier du Canada ont Le Daily Kexcs fera la remarque demain, que chacun était sous l’impression que des négociations «’échangeraient tranquillement.Le gouvernement américain avait déjà accepté le principe d’une réparation honorable.Ou était anxieux de savoir de quelle nature serait cette réparation, et l’on croyait que le gouvernement de Washington serait réticent à ce sujet, la Louisiane y étant concernée.On savait aussi que les autorités à la Nouvelle-Orléans ne voudraient pas s'occuper de l’affaire,ou du moins ne s’en occuperaient pas de mauière à donner satisfaction au gouvernement italien.Lo gouvernement fédéral assumerait-il cette autorité sur cette province ?on no le croyait pas.De là, les négociations ont semblé paralysées.Il est évident que l’Italie sera satisfaite seulement après que les coupables au-rout été punis.Elle ne demande pas une iu-deiuuité, mais que les criminels subissent la rigueur des lois.Les cours de justice de la Louisiane peuvent accorder une compensation aux la milles des victimes ; mais sous les circonstances,nous pouvons être certains qu’elles ne feront jamais de procès à ceux qui out tué les Siciliens.Sur ce point les négociations seront interrompues, à moins que le gouvernement italien u en rabatte.Le eas a quelque analogie avec nos difficultés à Ter reneuve.Cette colonie ne veut pas remplir ses obligations vis-à-vis une puis-sauce étrangère et le pouvoir souverain a été obligé d’intervenir.La différence importante est que pour cea questions, il n'y a pratiquement aux Etats-Unis, aucun pouvoir souverain.5.u mariage nu pénitencier Torouto, 2—George Auburn, condamué au pénitencier de Kingston depuis deux ans, avait longtemps courtisé la fille d'uu fermier de Scarboro.On les considérait comme fiau-cés.Bien que Auburn ait 40 ans et la fille 18, M.D.Tréau do Cœli, d’Ironside, & été nommé par le gouvernement de Québec, inspecteur de3 manufactures pour le district d’Ottawa.La Francs va élever uu monument à Nicot l'introducteur du tabac.M.Nient a bien mérité son bronze, surtout aux yeux du fisc, car le monopole du tabac donne à la France un revenu annuel de cinquante millions.tn souvent Jaua nos colonnes de spirituels et ! et.(lUc Auburn ne toit pas le garçon lo plus w,.1,1 distingue du monde, la fiancee s est presentee dOhcats comptes-rendus des séances aolen- avce £ Ullnistre a ’ lican au cuichet de la l>tio» «le In nouuee —Ste-Marie aura l'insigne honneur dans le cours de l’été prochaiu, d'avoir la visite do son Eminence lo cardinal Taschereau.Nos lecteurs savent que Ste-Marie est la paroisse natale de ce distingué prélat.—La rumeur circule que l'hon.M.Mercier se propose de diviser le comté de Beau-ce, à la prochaine réunion des Chambres.Notre comté est grand, et nous croyons être l’interprète de la majorité des électeurs de ce comté en disant qu’une mesure en ce sens serait bien vue.Nous faisons remarquer cependant qu’il serait urgent que l’on ferait signer des requêtes au gouvernement, en ce sens, afin de démontrer que la population désire ce changement.—Il est de nouveau question de la formation d'uu dLcèse pour la Beauce.Ou mentionne comme premier évêque M.Chaperon, notre estimable curé, M.Gosselin, curé de St-Josepk ou bien M.Montmiuy, curé de St-Goorges—(La Vallée de la Chaudière.) Df «Infecte L’ancien palais de justice où il y avait des cas de dipthérie, a été désinfecté, ce matin, par le Dr Larut, officier de santé, et par ses assistants.Tous les résideutsdaus la bfitissoont dû déloger, et ceux qui étaient atteints do la maladie out été transportés à l’Hôpital de la Marine.î>éeéd Nous regrctrons d'apprendre la mort prématurée de Madame Bélanger,épousc de M.Edmond Bélanger marchan d do laBasse-ville, décédée hier l’après-midi.Printemps hAtir Oq dit que la neige est presque complètement disparue à ltobcrval, Lac St.Jean, et les gens porteut déjà les habits d’été.Plus d’un mois eu avant de nous.nelles de l’Académie française, signés Léon Aubineau.Nous offrons à nos confrères de Y Drivers nos sincères condoléances.Frère Vincent Lilan est arrivé de France à St-Hyacinthe pour conti mer ses études théologiques au monastère des Dominicains de St-Hyacinthe.Il vient du couvent de Corbara, ôu Corse.Le Père Bourgeois, Provincial de France, qui a prêché le carême à la Nouvelle-Orléans, est attendu au mois de mai à St-Hyacinthe.Il fut le fondateur du monastère dominicains de cette Yille en 1S73.DEKMÈ1U.S DÉPÊCHES 11 est probable que Sir John Thompson fera aujourd’hui son rapport au Gouverneur-Général au sujet de la loi scolaire au Manitoba.L’attitude du gouvernement dépendra de la teuure de ce rapport.JL u professeur Lyndall dangereuse m en I malade Londres, 2.—Lo professeur Lyndall, qui souffrait depuis plusieurs semaines d'une inflammation des veines, a eu une rechute sérieuse et son état ue fait qu’empirer depuis.JLe prince zLsmarck—701cm e anniversaire Friedrichsruhe, 2.—Le prince Bismarck a reçu hier, toute la journée, des députation» avec des adresses et des bouquets, à l’occasion du 76e anniversaire de sa naissance.Durant le jour, le prince s’est montré trois fois au public.Hier soir, il y a eu uue procession aux flambeaux à laquelle assistaient 3,000 personnes, Bismarck alla à leur rencontre à la porte du château.Herr Woermann prononça alors son discours dans lequel il dit qu’ils ne venaient pas comme représentants d’un parti politique,mais comme citoyens,afin de donner au prince des preuves de leur gratitude pour services rendus à la mère-patrie.guichet prison et a demandé la permission de devenir la femme du prisonnier.Uu a acquiescé -à la demande de la nouvelle venue, et le mariage a été célébré.Prise d'habit a Nt-Iïyacinthc St-Ilyacinthe, 2—Mgr l’évêque de St-Hyaoiuthe a douué mardi l’Habit des Sœurs de la Charité aux postulantes dont les noms suiveut : Emma Moisan, do Putnam, E.-U ; Posa Préfoatainc, dite sœur St-Josepk, de .Marie-ville Augustine Lessard de Manchester,E.-U ; Eliso Caron, dite Sœur Mario deBonsecours, de Manchester, E.-U ; Marie Caron, dite 8œurs du 8aint Nom de Marie, de Manchester, E.-U ; Rosalie Beauregard, dite Soeur St-Frarçoifi, ltégia de St-Dominique ; Régins.Mercier de St-Hyacintho.Nouvelles .Locales SecJOtt* Kcnle La société légale Amyot, Pelletier et Fontaine, va prendre nu.MM.Pelletier et Fontaine vont former une nouvelle société légale.A 1a dérive 31.Courchesne, boulanger, de File DuPas, a failli ee noyer en allant à Sorel, samedi, ainsi que son cheval et sa voiture.Il en a Librairie Montmorency-Laval Ou trouve à notre libraire un très-grand choix de souvenirs mortuaires, soit eu cire ou fleurs artificielles, aussi une grande variété d’images mortuaires pour être imprimées à la mémoire des défunt.Nous nous chargeons également de l’impression et de la photographie, si ou le dés re.Une visite est sollicitée.Pruneau et Kirouac.28 rue de la Fabrique.“ tiuteii oi i:bm; Le gouvernement bulgare offre une récompense de 1,000 livres sterling pour la découverte de Passassin du ministre Baltcheff.Il a également accordé une pension à la veuve de la victime.Mgr Armand-François-Marie de Charbonnel, second évêque de Toronto, dont nous avons annoncé la mort ces jours derniers, était prêtre de SaintrSuipice.Il fut d'abord professeur de théologie à Lyon.Il arriva au Canada le 2 décembre 1839.Nommé évêque de Toronto, il fut consacre par Pie IX lui-même le 20 mai 1850.Il résigna son siège en faveur de Mgr Lynch, pour entrer dans l’ordre des Capucins à Lyon.tâtions aume La Mimt« du Pape Rome, 2.—Le Pape est beaucoup mieux depuis mardi des souffrances d’estomac dont il avait eu à sc plaiudre depuis quelques jours.8îr Charles Tapper u Washington Washington.D.C., 2.—Sir Charles Tup-per est arrivé ci hier.Il est arrêté afin de dUcutcr avec le miuistre anglais la question de la mer Behring, les troubles des pêcheries et les relations commerciales entre les Etats-Unis et le.Cauada.NOT JUS De Y Etendard d’hier : L’hon.M.Pelletier nous télégraphie quo la persécution qu’on lui fait subir occupe ces instants, mais qu’il espère nou3 envoyer une lettre pour demain.Dans ton télégramme que nous recevons au moment de mettre sous presse, il nou3 nous prie de no pas préjuger l’opinion contre M.Amyct.Voici eett3 dépêche : Etendard, Montréal.Mer»-; de votre bien veilla ut concours et de votre chaleureuse polémique.J’espère vous envoyer une lettre ce hoir.Vous m'obligeriez en no jugeant pas M.Amyot trop sévèrement pour Je moment.Je Euis accablé d’ouvrage mais plein de courte.L.P.Pblletibr.jk & 2k L’apostat Duhamel s’attend-il à de la reconnaissance de la part de M.Mercier pour ce qu’il fait en ce moment ?Il sera payé comme il le mérite : les gens de cette espèce, on s’en sert lorsqu’il y a de la sale besogne à faire, mais aussi on les éloigne ensuite pour ne pas être contaminé par leur présence.Sur 6on tombeau politique il n’y aura pas même de pierre tumul&ire.Il n'j en a pas dans le champ d’Hccelda- tn».LA SITUATION KSÏ CHILI Liât désespéré des rebelIcm •Santiago, 2.—Les élections qui viennent d’avoir lieu ont été le triomphe des libéraux.—La situation des insurgés est désespérée.I^a famine est grande et leur provision de charbon est épuisée.La flottille du gouvernement chilien est prête à attaquer les navi rca d#a rebelles.Un conflit est inévitable.LE DEVOIR DES PUISSANCES I.c meurtrier de BatelieleflT Vienne, 2.—Le Pater Loyd dans un article inspiré, dit que si l'on peut prouver que le meurtre du miuistre Batchelcff, à Sofia, e*t dù à l’influence de la Russie, le devoir des puissances de l’Europe est de protester conjointement.Cargaison* de lonp.H-marin» St Jean, Terrencuve, 2.—Le steamer Fan» guard est arrivé, aujourd’hui, avec 22,000 loups-marins.Il rapporte que Y Eagle a une cargaison de 2,000 ; le Kite, 2,000 ; le Ranger, 8,000 et Y Ireland, 14,000, soit un total de 48,000 peaux entre ces cinq bâtiments.Un steamer fortement chargé a passé dans le chenal, ce matin, à destination de St-Jean.Le voyage du I>r Koch Berlin, 2.—Le Dr Koch est revenu d’Egypte, eu ccttc ville.Il est peiné de voir que le lymphe u’ait pas eu de succès.« ILLUSTRATED QUEBEC ” LE BARON FATA Ce* club» politique* ou Angleterre New-York, 2—Il est dit dans un câble-gramme spécial de Londres au World de cette ville, que l'ordre de se retirer envoyé par le roi d’Italio au baron Fa va, son ministre à Washington, est parvenu trop tard aux clubs politiques pour que leurs membres aient pu donner coure au sentiment national.De plus, tou» les membres du gouvernement et les chefs de l’opposition sont absents, à cause de» fêtes de Pâques.On croit ici que c’est un des moyens dont le roi d’Italie se sert, afin de moutrer son mécontentement, de ce que les Etats-Unis n’ont pas encore puni ceux qui, à la Nouvelle-Orléans, ont massacré Ica prisonniers italiens.le rapide du Richelieu, en bas de* Trois Rivières.I’¦ 1 ve rs 11 > n 1 Les répétitions pour le concert en l’honneur de Mgr de Laval auront lieu régulièrement à l’Université, le mercredi et le vendredi de chaque semaine, à 8 hrs.P.31.Demain prochaine répétition.Personnel Irihonorable M.Laflamme est arrivé en ville hier.• —M.Herbert Carbray est parti hier pour Baltimore, afin d’être présent à l'ordination de son frère, qui célébrera sa première messe à l'église Saiut-Patrice, le dimanche, l'J du courant.l'Amdc Le 9ièinc bataillon paradera co soir et le 8ième bataillon demain soir.Les fa n fares de ces deux bataillons assisteront aux exercices militaires.En mitulon Lo 11.P.Royer, O.M.I.part aujourd’hui pour Waterbury, Connecticut, où il ra donner une mission.Il prêchera ensuite dans plusieurs autre-s .villes des Etala Unis.On demande On aurait besoin à l’établissement Léger B rousseau, d’une jeune fille, pour travailler comme plieuse à l’atelier de reliure.S'adresser à M.Léger Brousseau, 11 et 13 rue Buade.Le* inert* Jusqu’à présent la température a été très-favorable à l’industrie du sucre d’érable.Uu cultivateur de la cote Beaupré a fait eu mars uîio récolte de 1,000 livres et 75 gallons de sirop qui représentent 750 livres.A lt cltadullo Hier les officiers de la batterie B, ont présenté à M.le capitaine Sheppard, A.D.C.un mauifique sac de voyage, eu gage do leur estime.Depuis cinq ans le capitaine Sheppard a rempli la charge assez onéreuse de secrétaire du mess, et c’est en reconnaissance des services qu’il a rendus aux officiers, qu’il a été l’objet de cette flatteuse démonstration.L'ftiooniear L’ascenseur est ouvert au public depuis ce matin.A^arailon Mardi, à l'église St-Patricc, Mlle Rébecca Burke, belle-sœur de M.Joseph Rouleau, de cctto ville, a abjuré le protestantisme pour embrasser la foi catholique.Elle a été baptiséo par le Ilévd Père Miller, et a fait sa première .coiyrautiion le même jour.A riioipietSUMtpli Deux jeunes orphelins sans asile ont été envoyés hier, par le recorder, à St Joseph do la Délivrance, A Lévis.X* Kt v üûil, A ^ v bes.Nouvelles indiennes de li.liste.Nouvelles M uv-clncs d'\it .Nouveaux Drap- p i r Ulster.Nouvelles trge-(Z j hi ) Nouv aux Twrcds \C4.) Nouvel es Serges pour IL;bt*.Nou* aux Twie !s acré Cœ r.—Merd.
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