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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 17 juin 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1891-06-17, Collections de BAnQ.

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85ème année mercredi, ±y Juin layx m JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE CCROIS.J’ESPERE ET J'AIME.T11 UN A S (HI A PA 1S% Directeur-Propriétaire LEGER BROUSSEA Ut Editeur et administrateurt a».H'ii.uviON nu CO U K RI K K DU CANADA 17 Juin 1891.—No 87 B^KFIIFXINK DES CARRIERES OE< (suite; Quand les charbouuierd arrivèrent, l'us^as-siu disparaissait, fuyant avec la vitesse d’un chevreuil (lu côté de la forêt, où ils ne le poursuivirent pas.—Le brigand, il m’a blessé, murmura Krochviller, en essayant do se relever, — Où cria ?demanda un des vampires, eu approchant Fa lanterne.—Là, au côté.—Dangereusement ?—Je ne crois pas, mais ju perds mon sang ; rapportez-moi à la Croix-d' Argent.—Ouais I pour nous faire fusiller, nous aussi ; pas si bêtes ! lié ! camarades, un coup de main pour le transporter jusqu’à la forêt ; nous sommes ici trop en vue.Un homme le prit par les épaules, un autre par les pieds et, guidés par la clarti rouge, ils se dirigèrent vers le chêne sous 0 7 O lequel était demeuré le gros Spaeh, incertain de ce qu’il avait à faire ; là, ils l’étend iront sur le sol.—Plus loin, plus loin,râla le moribond,don1 les traits exprimaient d’horribles tortures et le regard un insurmontable effroi ; de grâce, plus loin ! —Et pourquoi, plus loin ?lit brutalement un des vampires.—Parce que ce chêne est un arbre maudit, et que je ne veux pas mourir là.—Bah ! il n’est pas plus maudit que les autres, ricaua uu charbonnier, —Oui, oui.il est maudit ! C’est là, là même qu’il a été assassiné ! —Ah ! le carrier de Jaumont.—Tiens, c’est vrai, s’écrièrent plusieurs voix.On l’appelle le chêne du crime ; mais, c’est égal, il porte bonheur : l'assassin n’a jamais été retrouvé.—Au nom du ciel ! plus loin, plus loin ! répéta Krochviller ; au nom de Dieu, je vous eu supplie ! —Eh bien ! en voilà d'une autre, au nom de Dieu ! Est-ce donc qu’il y en a un Dieu ?Tu nous as toujours dit qu’il n’y en a pas.—Je mentais, quand je disais cela ; oui, il y en a un.Mes amis, mes bons amis, portez-moi plus loin, je sens (pic je vais mourir.—Alors, cc n’est pas la peine que tu gardes ton trésor, riposta un des bandits, en arrachant brusquement le sac pendu au cou du malheureux solidaire, auquel cette brusque secousse arracha un cri tellement perçant que ses complices, dans la crainte d’être découverts et fusillés, se hâtèrent do prendre la fuite.—Attendez donc, ne courez pas si vite, s’écria Spacli, qui ; essayait en vain de suivre le butin, dont une part devait lui revenir.Au diable les butors et les peureux, qui m’emportent ma part ! Jo vous ferai i ms pendre.Mais personne ne s’inquiétait de ses gémissements ni de ses menaces, et trop essoufflé pour pouvoir courir après scs voleurs, le gros cabaretier se rapprocha, en se lamentant, de Krochviller.Incapable de s'éloigner de l’arbre maudit, sous lequel il avait, quinze ans auparavant, assassiné fou parent, pour lui voler sa fortune, l'usaricr, tout baigné do sang, s’épuisait en efforts inutiles pour se traîner à quelques pas plus loin.La vuo do Spaeh ranima un instant son espoir ; il se cramponna à lui avec une énergie désespérée et, fixant sur le cabaretier scs yeux pleins d’épouvante : - Emporte-moi, lui dit-il, à quelques pas seulement, et je te dirai où est mon or.—Tu as donc de l’or ?fit Spaeh, en se courbant sur lui pour mieux entendre, car sa voix était faible et sa respiration saccadée et si niante.—Oui, j'en ai, j’en ai beaucoup ; emporte moi vite, vite, car il vient.—Dis d’abord où il est, je t’emporterai ensuite.—Non, non, tout de suite.Vois-le qui descend, il s'approche, son front saigne ; entraîne-moi, j'ai peur.Et scs dents claquaient.—Où est ton or ?—Oh 1 il me touche presque ; son sang tombe sur moi comme une pluie de feu 1 11 étend la main, malédiction I II y a un Dieu.—Qu’il y eu ait ou qu’il n’y on ait pas, je te laisse là crever comme un chien, si tu ne me dis pas, à l’instant, où est ton or ; m’entends-tu, Krochviller ?—Tais-toi, ne mo nomruo pas, jo to dira .mon or.Oh ! je sens sa main glacée qui bc pose sur mon épaule ; grâce ! grâce ! —Imbécile 1 c’est la mienne.Allons, appuie-toi je vais te mener dans un endroit où il ne pourra plus te saisir.Où me disais-tu qu’il est ?—L'or est,murmura Krochviller se raidissant contre la mort, qui appesantissait sa main sur lui, dans le bois, au pied de.Au secours, Spaeh ! au secours ! il me tient, il veut m’entraîner avec lui ; «au secours ! Ce cri fut si subit que l’aubergiste,effrayé, lâcha le moriboud.Krochviller retomba sur la terre comme une masse inerte.Revenu de son premier mouvement de ter reur, Spaeh se mit en devoir de le secourir.Il ne fallait pas qu’il mourût, il y allait pour lui d’une fortune ; mais il ne fallait pas non plus qu’il revînt à la vie pour trop longtemps, cette résurrection aurait fait tort aux blondes Gretchcn, que le bon père dotait déjà en espérance.^ En se baissant vers son cher ami, il s’aperçut (jue la queue de sa soutafie s’était embarrassée dans les racines de l’arbre fatal.Cette racine, l’assassin, en se sentant arrêté par derrière l’avait prise pour la main du parent tué par lui, de là la cause de son effroi.—Regarde, mais regarde donc, fou que tu es, et rassure-toi, ce qui t’arrêtait n’est pas la main de ton parent, mais tout .simplement une racine ; te voici dégagé, allons, par-tous.—C’est lui, c’est bien lui, répétait Krochviller : sa main inc brûle, elle me pénètre dans la poitrine, clic me serre le cœur et m'étouffe ; grâce ! grâce !.Oh ! malédiction ! il va donc un Dieu et un enfer ?L’usurier s’était redressé sur ses genoux, sou sang coulait à gros bouillons ; il étreignit son coté avec un geste désespéré, étendit les bras et retomba la face sur la terre, en proférant uu horrible blasphème, que la bouc lui étouffa dans la gorge.Spaeh tourna et retourna ce cadavre, qui lui avait livré le secret de son crime, mais pas celui d eson or ; il tourna et le retourna en tous sons, espérant encore lui rendre quelques instants la parole.Scs efforts fut vains, le cœur de l’usurier avait cessé de battre, et i ses lèvres, contractées par la mort, grimaçaient un eff royable sourire plein de terreur et de lé volte à la fois.—Misérable canaille !*fit alors l’hôtellicr en poussant du pied, cette masse hideuse ; il me vole à moi aussi cet argent sur lequel je comptais.C’était bien la peine de courir le risque d’être fusillé pour le suivre jusqu’ici.Et il s’éloigna se cachant derrière les arbres et faisant un grand détour pour rega- gner, sans être vu, l’auberge de la Croix-d1 Argent où, par mesure de précaution, il avait caché dans l’épaisseur du plancher de sa chambre, l’or et les billets qui composaient sa fortune, à laquelle il tenait autant qu’à sa vie, et pour f augmentation de laquelle il avait vendu, aux ennemis de son pays, sa conscience et son honneur.Le jour commençait à poindre quand il arriva au carrefour du bois des Chèvres, premier point d’où l’on puisse apercevoir les maisons les plus avancées de GraveMtc.L’aubergiste, qui n’avait plus à craindre d’être surpris, marchait d’un pas plus lent, grommelant*entra scs dents des paroles inintelligibles et secouant la tête avec autant d’humeur qu’un chasseur qui, après une journée fatigante, pendant laquelle il a vu souvent du gibier, rentre chez lui sans on rapporter autre chose que son fusil, dont il a brisé la culasse.Avoir compté sur au moins trente montres d’or et autant de porte-monnaie et revenir les mains vides, avoir eu l’occasion unique de s’approprier, d’un seul coup et sans courir aucun risque, tout l’or caché par Krochviller, et avoir manqué cette bonne ibitunc, d’une demi-minute, c’était aussi par trop décourageant.—Plus de cinquante mille francs, de cent peut-être, qui sait ?Cc coquin en avait peut-être deux cents, entassés là, en un seul tas, au pied d’un arbre ; oui, niais, de quel arbre ?Il y en a des miUicss, et des milliers, et ricu ne désigne lequel est le gardien du trésor.Canaille va ! Quelqu’un le trouvera bien un jour, mais «e quelqu’un ne sera pas moi, quelque charbonnier, qui ne saura que fairo de tout cet or.Si encore je connaissais quelque somnambule bien lucide.Peut- être aussi aurai-je quelque rêve.Enfin, il me reste cucore une boouo petite réserve, en papiers, ça tient moius de place et c’est bien caché.Douze mille francs pour chacune de mes filles, qui en auraient eu peut-être cinquante, si cc chien de poltron.Oh ! oh ! comme le soleil est rouge, cc nintiu, on dirait que.Pourvu que cc soit pas encore le feu.,.{A suivre) Lettres do Belgique Bruxelles, ce 13 mai 1891.Course au clocher dans la socialisme,— La grève est manquée.— La revision reste à l’ordre du jour.— Journaux et politiciens français du boulevard et la Belgique,—Une interprétation intéressante par Y A utorité du •fameux article 47.—L'origine des fausses nouvelles.Dans mon avant-dernière correspondance, après avoir noté les efforts des chefs socialistes pour écarter la fameuse grève générale, dont ils avaient tant menacé le pays et qu’ils redoutaient eux-mêmes plus que tous autres, je manifestais la crainte que cette sagesse tardive ne fût impuissante et que les ouvriers, les vrais, affolés par tant d’excitations prodiguées depuis un an, ne voulussent plus s'arrêter et ne fissent la grève en dépit de leurs chefs.Depuis huit jours, le télégraphe vous a appris que mes craintes se sont réalisées.Les ouvriers charbonniers et métallurgiques de Liège et du Hainaut n'ont plus écouté les conseils de temporisation qu’on leur prodiguait après les avoir excités outre mesure, et ils se sont mis en grève malgré les chefs socialistes.Ceux-ci ne sont pas, cependant, gens à se laisser prendre au dépourvu.Voyant qu’on ne les écoutait pas, ils ont fait semblant de rien et presto ont opéré une volte-face.Les voici maintenant aussi grévistes que leurs dupes; et plus encore.C’est Ledru-Rollin, je crois, à qui l’on a prêté ce mot ; Je suis leur chef, il faut bien que je les suive.Nos politiciens du travail sont plus foils que ça ; il ne se contentent pas même de suivre, ils veulent courir si fort qu’ils puissent dépasser leur armée désobéissante et se retrouver • de nouveau à sa tête.Aussi sont-ils devenus grévistes acharnés, tâchant de pousser au paroxysme une situation grave qu’ils sont dans leur cœur les premiers à regretter.En conquerront-ils sur leurs troupes une autorité nouvelle i J'en doute.Déjà la grève ne bat plus que d’une aile.C’est évidemment un mouvement avorté, d’où l’élément ouvrier révolutionnaire sortira meurtri.D’une autre manière d'ailleurs, les politiciens ont échoué.Quand ils menaçaient de la grève générale, ils disaient qu’elle serait toute politique et aurait pour cause et pour but l'établissement du suffrage universel.Or, la grève actuelle n’est pas du tout cela : on parle d’augmentation de salaires, de journée de huit heures ; mais le suffrage universel ne vient que mauvais dernier dans les revendications des ouvriers.C’est un second échec pour les meneurs et, malgré le zèle qu’ils déploient en ce moment ils ne réussiront pas à cacher leur défaite.De telle sorte que, s’il fallait augurer de la revision constitutionnelle par les résultats de la grève actuelle, on pourrait dire qu’elle a perdu beaucoup de l’avance qu’elle avait prise ces derniers temps.Elle n’y perdra rien, cependant ; pour beaucoup de motifs, peut-être étrangers à l’article 47, la revision de celui-ci est voulue en haut lieu et, malgré toute la belle théorie du parlementarisme qui veut que les électeurs soient les maîtres, elle se fera pour cet unique motif.Apropos de ces grèves et du fameux article 47, beaucoup de vos journaux révolutionnaires et même conservateurs nous donnent terriblement sur les nerfs.Ils sont d’une ignorance crasse, d’une infatuation désespérante, et je ne sais vraiment quel “ fumiste ” les informe.Voilà de gros mots, oui ; mais à propos de grosses choses, jugez-en plutôt.D’abord ils se sont mis à raconter que le gouvernement prussien était sur lo point d’entrer en Belgique pour étouf-sé la grève.Est-ce qu'ils croient donc que nous n’avons plus de gendarmes et d'armée ?Le gouvernement a rappelé deux classes de milice et loin que notre armée soit impuissante à maintenir l'ordre il suffira fort probablement que ce rappel ait eu lion pour queries grévistes ne dépassant pas les bornes ordinaires.C’est fort bien de ne pas aimer le Prussien ; pour mon compte, je l’abhorre, mais encore ne faut-il pas pousser le chauvinisme jusqu’à le voir partout en Belgique.Ce sont des façons que les journaux sérieux devraient laisser à Mme Adam, à sa Nouvelle Revue et à ses prétendus espions, fabricants de documents apocryphes.L’intervention prussienne dans nos affaires intérieures ! Aucun ministère, pas même un ministère libéral, n’oserait la permettre, loin de la provoquer, do peur de tomber sous les huées et la colère de toute la nation.Dites cela bien haut, parce que c'est la vérité.Ce n’est point que vos républicains soient gens aimables et tentants ; leurs beaux veux n’ont rieu à voir dans ces senti- ttr ments du peuple belge à l’égard des Prussiens.Nous ne voulons d’aucune intervention dans nos affaires intérieures, d’abord parce que nous sommes assez bien organisés pour nous en passer, ensuite parce que nous prétendons rester nous-mêmes, Vous ne sauriez croire le mal fait aux sympathie.» françaises du peuple belge cette étrange manie de vos journaux boulevardiers et autres, de nous montrer toujours à la veille de tomber tous les coups du Prussien.Sachant l’absurdité de ces bruits, l’on se demande si ceux qui exploitent n'ont pas pour but de créer en France un état d’opinion qui justifierait l'annexion de la Belgique à la France ; et cette situation des esprits n’est pas faite pour tranquilliser le patriotisme de cette immense majorité de Belges qui tout en voulant rester eux-mêmes, ont voilé à la France une affection que le Prussien n’est pas encore parvenu à conquérir.Quand donc votre M.Laur qui doit être un maniaque, agité des cartes prétendues belges ou flamandes, où le Pas-de-Calais ut le Nord se trouvent annexés à la Belgique il faut une sotte besogne.Personne ici ne connaît ces cartes si on les voyait, on rirait Qui les a fabriqués ?Il faudrait peut-être rechercher à qui elles profitent, d’après le prince :is fecit cui predest et en rendre responsables ces fabriquants de fausses nouvelles, qui, ayant volé, faussé ou fabriqué des documents, ne doivent pas se sentir la conscience mal à l’aise pour fabriquer encore des cartes.De grâce qu’on nous épargne désormais les déclamations de ces agitateurs politiques et si on veut parler de notre pays qu'au moins on le connaisse d’abord.N’ai-je pas lu avec stupéfaction dans Y Autorité l’autre jour, que ce fameux article 47 dont on réclame la révision en ce moment, donnait à notre roi l’autorisation de faire des traités secrets et do lier la Belgique à .son insu à quelque puissance étrangère ?Cela marque combien peu il faut prendre au sérieux les fameux politiciens d’un certain journalisme.L’article 47, cause de l’agitation révisionniste, établit tout unanimement la nécessité du cens électoral, ni plus ni moins, et jamais personne autre que les jurisconsultes de Y Autorité de \n.Lanlcrne et de tant d’autres journaux—n’a soupçonné qu’il y soit fait mention de traités.Un autre article CS, en parle ; mais d’abord, c’est pour dire que “ Ica traités de commence ou ceux qui pourraient grever l’Etat ou lier individuellement les Belges, n’ont d’effet qu’après avoir reçu l’assentiment des Chambres ” ; ensuite personne u'en do-raande la revision.En voyant toutes les insanités que quelques journaux français débitent sur la Belgique je me suis souvent demandé à quel genre de correspondants ils sont livrés ici Je dois avouer que nous avons le bonheur de posséder quelques radicaux foit désireux do pousser le pays dans des difficultés intérieures et extérieures, où ils espèrent pouvoir pêcher en eau trouble la réalisation de leurs idées révolution nairos et qui s’efforcent de former à l’ex térieur un état d’opinion favorable à leur projets ; mais je n’ai jamais pu comprendre l'intérêt de certains journaux conservateurs français à les aider dans leurs mauvaise besogne.11 n'y a là aucun por-fit pour le patriotisme français.Exeusez ces réflexions un peu dures ; elles ne sont paspour V Univers.Comme il convient à uu Journal sérieux, voua ne vous lancez qu’à bon escient et la réserve prudente qui vous fait ne pas accepter sans contrôle les nouvelles à sensation a été très remarquée.Que ne pouvons-nous donner le même compliment au gros de la presse française ! R.C.EXPLOITS REPUBLICAINS Nos lecteurs connaissent bien cet énergique prêtre dus Pyrénées-Orientales M.l’abbé San toi curé de Cerbère qui subit sans défaillir, depuis plusieurs années, toutes les attaques des autorités municipales les plus mail disposées qu'on puisse imaginer.M.l’abbé Santal possède à lui tout seul l’église, le presbytère et même le chemin qui conduit au cimetière.On ne lui ménage pas les avanies.On lui a supprimé son traitement sous les prétextes les plus spécieux.On l’a persécuté pour les écoles libres qu’il soutient de ses deniers.On lui fait payer l’impôt de l’église et du presbytère dont la commune a la jouissance gratuite.Les auteurs ou instigateurs de toutes ces méchancetés,les ennemis les plus intimes du curé sont le maire et l’adjoint de Cerbère, les nommés Miégéville et Arras.Voici leurs exploit le plus récent que rapporte M.J.Ribbés-Méry, dans le Patriote de Montauban : L’inspecteur de la douane, à Cerbère, vient de faire construire un bateau de plaisance qu’il a baptisé Stella-Maris.L’autre jour il pria M.le curé de venir baptiser le bateau.Les populations de notre littoral sont restées fidèles à cette pieuse tradition et, parmi les plus farouches radicaux ceux qui ne font pas baptiser leurs enfants font encore bénir leurs barques.Ça porte bonheur, et la mer ne plaisante pas à de certaines heures ! La cérémonie allait avoir lieu, lorsque nos deux olibrius intervinrent : —Halte-là! disent-ils au curé.Les cérémonies publiques sont interdites sur le territoire de la commune de Cerbère.Rentrez dans votre église, ou nous dressons procès-verbal.—Mais, répondit le prêtre, le bateau d'un particulier n’est pas une propriété commuuale, quo je sache, et la grève appartient à l'Etat.—Qu’est-ce que cela nous fait.Vous ne passerez pas.—Mais je ne revêtirai inos habits sacerdotaux que sur le pont du bateau! —Vous ne passerez pas.C’était idiot et illégal à la fois.Et le curé allait passer outre, lorsque lesnnirins.de Cerbère, témoins de cet odieux abus de pouvoir, dirent au curé : —Monsieur Santol, retournez à votre église, ouvrez toutes grandes les portes sanctuaire, et, puisque vous ne pouvez pas venir au bateau, u’est le bateau qui viendra à vous.Il faut savoir que l’église de Cerbère est bâtie sur un mamelon dominant la mer à une hauteur decent mètres environ, et qu’on n’v accède que par uu chemin de chèvre à pente très rapide.Le transport du bateau à l’église présentait donc une grande difficulté.Mais nos marins ont do rudes poignes.Ils enlevèrent l’embarcation comme une paille et ah ! hisse ! Tous bons matelot», ils allèrent la déposer au beau milieu de la nef.Tout lo village était là.Le curé, entouré de ses enfants de chœur, béuit VEtoile de la mer.Puis on repartit en masse pour aller plonger la nouvelle baptisée dans la mer toute bleue.Le maire et son abjoint faisaient nue tête ! Mais, croyez-vous quo cette aventure les ramène à de meilleurs sentiments ?Allons donc ! Ces gens-là août indécrottables.Dans la leçon qui leur a été donnée ils ne puiseront qu’une recrudescence de haine contre leur curé.Est-ce donc être incorrigible et de parti pris que de travailler, chacun dans la mesure de sts moyens,à se débarrasser de pareils tyranneaux, même quand on joint le caractère du prêtre à lu qualité de citoyen î CONGRES SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL DES CATHOLIQUES En réponse à des membres du congrès scientifique international des catholiques Sa Sainteté le Pape Léon XIII a daigné adresser la lettre suivante à S.Km.le cardinal Richard : LÉON XIII, PAPE Notre bien-aimé Fils, Salut et Béné-tion Apostolique.Vous ne pouvez pas douter que Nous n’ayons eu pour très agréables les sentiments exprimés dans la lettre que vous Nous avez adressée, vous et Notre vénérable frère l'évêque d'Angers et Notre bien-aimé fils le recteur de l’institut catholique de Paris, au nom de toute cette assemblée d’hommes illustres,adonnés à la science qui, pour mettre en commun leurs études et leurs conseils se sont réunis à Paris des différentes parties du monde, il Nous a été bien doux d’apprendre que ces chers fils ont montré à l’égard de Nos avis une docilité égale à leur science et que tout Ge qui s’est fait dans ce congrès a été digue de la sagesse et de la gravité de ses membres.Amssi ne pouvons-nous que Nous avions justement loué le dessin.Vous Nous assurez que tous ceux qui se sont réunis avec Vous ont emporté en se séparant, un désir encore plus ardent de s'apliquer aux doctes recherches qui honorent la vérité chrétienne et en facilitent l’intelligence.Aussi conservons-Nous l’agréable espérance, que de jour en jour et de plus enplus clairement tous reconnaîtront l’accord de la foi catholique et de la vraie science et que bientôt i! ne se trouvera plus d’homme vraiment instruit pour contester la justesse et la vérité du langage des saints livres où le mémo Dieu est appelé auteur du la foi et maître de la science.Voulant donc vous donner un gage do la faveur divine et un témoignage de Notre paternelle affection à vous Notre bien aimé fils, à tous les membres du congrès et aussi au clergé et aux fidèles confiés à votre vigilance pastorale Nous accordons bien affectueusement en Notrc-Seigneur la bénédiction apostolique.Donné à Rome près Saint-Pierre, le G mai 1891,de Notre Pontificat l’an XIV.LÉON XIII, PAPE.AGRICULTURE Le sulfate de cliaux dans le fumier.On sait que le fumier laissé a l'air libre perd couramment un tiers des sels azotés; cette perte annuelle correspond, pour une tête do bétail, à 200 livres de nitrate de soude et peut se dhiffrer par cinq ou six piastres.Le sulfate de chuax ou plâtre absorbe GO o/o du carbonate d’ammoniaque dégagé par le fumier et le rend à peu près inodore même par une température élevée.Dans ce fumier ainsi traité,on a observé à la suite du lessivage que les sels ammoniacaux du fumier s’étaient transformés en acide nitrique, qui est la forme sous laquelle l’azote est assimilé par les plantes.Le saupoudrage des fumiers par le sulfate de chaux est donc le moyen le plus efficace de les rendre inodores et d’élever à leur maximum leur teneur en azote et en azote assimilable.Ou ne saurait trop recommander une telle pratique à la culture surtout dans la saison des chaleurs d’été où l’air des étables est infecté par les vapeurs ammoniacales, qui enlèvent au fumier son principal élément de fertilité.En.D*AbzàC.Le professeur McEachran écrit du Nord-Ouest, au bureau d’Agriculture, que la moisson est abondante et les troupeaux très prospères, mais les loups font de grruds ravages.6329 Le Courrier du Canada, Mercredi, 17 Juin 1891 POEJR LA SESSION L’Editiou quotidienne du Courrier du Canada sera envoyée à partir de ce jour pendant toute la durée de la session du Parlement Federal, aux personnes qui, désireuses de suivre los débats, nous enverront la somme de 76 CENTERS.Le Courrier consacrera beaucoup d’espace aux travaux importants du Parlement Fédéral.Nous aurons des correspondances de la capitale très soignées, et ne négligerons rien pour tenir nos lectours parfaitement au courant.Parlement Fédéral Ottawa.15.A 3.25 la séance s’ouvre.Le greffier donne lecture de quelques pétitions.M.MILLS présente un rapport du comité des ordres permanents.M.Haggartj Sir Adolphe .Oarou et M.Bowcll déposent sur le bureau de la chambre des réponses et des ordres demandant certain.'* documents.M.BARRON dépose un bill pour modifier de nouveau l’acte des chemins de fer.ANNONCES NOUVELLES __ « G.H.burroughs, comptable et liquidateur.Lu Quebec Worsted Company.—Robert liralie.Pipes, cigares et tabacs —J.Ernest Lepage.Compagnie du Richelieu et Ontario.Tapis ! Prélarts—G lover, Fry Cie.Pianos ! Pianos !—Bernard, Fils Cie.Instruments de musique, —L.N.Traite.Magasin du Louvre.—Côté «S*- Faguy.Etoffes à robes.“ Behan Bros.C A 1ST A D ^ QUEBEC, 17 JUIN 1891 LE CABINET ABBOTT Comme nous devions nous y attendre, le nouveau cabinet n'a fait quo changer de nom par la mort de son chef.Tous les anciens ministres conservent leur meme portefeuille.Le ministère des chemius de fer sera administré par un membre du cabinet qui n'est pas encore désigné.VOICI SA.COMPOSITION : Premier ministre, Thon.M.Abbott, et président du conseil.Ministre des Travaux Publics, Sir H.Langevin.Ministre de l’agriculture, Thon.M.Carling.Ministre des douanes, l’honorable M.Bowell.Ministre de la justice, .Sir John Thompson.Ministre de l’intérieur, l’honorable M.Dewdney.* Ministre du revenu de l’intérieur, l'hon.M.Costigan.Ministre de la milice, sir A.P.Caron.Ministre des postes, l’hon.M.Hag-gart.* Ministre des finances, l’honorable M.Poster.Secrétaire d’Etat, l’honorable if.Gha-pleau.Ministre de la marine, l’honorable M.Tupper.Ministre sans portefeuille, l’hon.M.Smith.Lorsque Sir Hector Langevin a annoncé officiellement en chambre, au nom du premier ministre, la composition du nouveau ministère, le chef de l’oppo-bition est resté muet comme la tombe.Pas de félicitations, ni d’objurgations.Beaucoup de libéraux auraient été si heureux d’entendre la grande voix de M.Laurier daii3 une des circonstances les plus solennelles de l’histoire parlementaire.Est-ce que l’union parfaite des conservateurs aurait produit l’effet de décontenancer l’opposition libérale ?“ Elle paraissait confondue, dit Y Electeur, muette de pitié pour ses adversaires.” Confusion et mutisme dans les rangs de M.Laurier, en face des événements qui vienne d’avoir lieu à Ottawa ! Bien trouvé ! PETITE GAZETTE Une dépêche de M.Mercier, reçue à Montréal hier, annonce son retour à Paris.* On parle de M.Blaine comme futur président de la République américaine.A une assemblée des ministres méthodistes, tenue à Toronto, samedi, on u dénoncé la danse d’une manière très énergique.On vient d’inventer aux Etats-Unis un nouvel explosif appelé TAméricani-te.Sa puissance est supérieure à celle de la dynamite.Les meilleurs eaux gazeuses Certificat d'un analyste J’ai analysé les eaux gazeuses, ginger ale, cidre, cream soda, et, etc., fabriquées par M.N.Y.Montreuil, Québec.Je les ai trouvées toutes doquolilée supérieures, très pures, et ne contenant aucune substance nuisible à la santé.P.J.Ed.P âgé Ptrc, Ancien projets, de chimie, université Laval M.DEWPNEY donne avis Je motion qu’il proposera après demain que la chambre se forme en comité général pour considérer la résolution suivante : “ Qu’il est expédient d’autoriser le gouverneur général en conseil à transporter au club des patineurs de Québec certains terrains de l’artillerie dans la ville de Québec, sujet à telles dispositions et conditions que le gouverneur général en conseil juger convenables.” , % A l’appel des ordres du jour, Sir Hector Langevin se lève et dit qu’il a été chargé par l’honorable M.Abbott de lire pour lui à la chambre le document suivant : 11 A vaut obtenu la permission de Son Excellence, je désire faire le récit des événements qui ont suivi la mort du très honorable Sir John Macdonald.Son Excellence a jugé ({Ut- l’état des affaires publiques ne nécessitait pas la formation d’un nouveau cabinet avant que la tombe ne se fût fermée sur la dépouille du premier ministre.Le lendemain dos funérailles, Son Excellence, exerçant sa prorogative constitutionnelle, s’est adressé à Sir John Thompson, pour avoir son avis au sujet de la formation du nouveau cabinet.Plus tard, pendant la meme journée, je fus appelé par Son Excellence d’après l’avis de Sir John Thompson, et après délibération, j’ai accepté le lendemain la charge que Son Excellence voulait me confier.J’ai consulté alors mes collègues et leur ai demandé de rester à la tête des memes départements et avec leur consentement j’ai recommandé à Son Excellence do Ica continuer dans leur charge, ce que Son Excellence a bien voulu sanc-tionner, ainsi que mon entrée en office comme président du conseil.La vacance]causé« par la mort regrettée du très honorable Sir John Macdonald n’a pas été remplie et en attendant la nomination de ton successeur, los affaires de cc département seront administrées par un membre du cabinet.” Sir Hector s’est ensuite assis et aucun membre de la chambre n’a pris la parole.En attendant l’heure fixée pour la comparution de Michael Connolly à la barre de la chambre, la chambre a considérée en comité le bili pourvoyant à l’exercice de la juridiction de la eour d’amirauté eu Canada, conformément à l’Acte des Cours d’Amirauté dans les colonies, 1890.A quatre heures, M.Smith, député scr-gent-d’armes, annonce que Michael Connolly attend à la porte de la chambre.L’orateur donne l’ordre de le faire paraître à la barre de la chambre.M.Michael Connolly entre ; il est accompagné de son avocat, M.Ferguson.Sir JOHN THOMPSON propose l’adoption du rapport du sous-comité des privilèges et élections, Ce rapport relate ce qui s’est passé clans le comité lorsque M.Connolly a refusé de laisser M.Choquette et M.Panet toucher à ses livres.Cè rapport conclut eu demandant A la chambre de forcer M.Michael Connolly à livrer ses livres.Le rapport est adopté.Sir John Thompson propose que M.l’Orateur pose au témoin la question s’il est prêt à obéir aux ordres du comité dos privilèges et élections et laisser examiner ses livres par les membres du comité.M.DA L Y propose que M.Michael Connolly se fasse entendre par son avocat à la barre de la chambre.Accordé.Eu réponse aux questions posées, M.Ferguson donne lecture de la déclaration sui- w vante de son client : Eu obéissant au subpoena qui m’a été servi m'ordonnant d’apporter avec moi certains livres et documents, c’est-à dire tous livres, contrats, lettres, reçus et autres documents en ma possession, m’appartenant ou appartenant à la société Larkin, Connolly et Cie, en rapport avec lo le drainage du havre de Québec depuis 1882, 2me le mur transversal et l'écluse eu rapport avec le dit havre ; 3me le testimonial offert à Sir Hector Langevin \ 4me le bassin de carénage à Lévis ; 5mc le bassin du carénage à Esquimalt ; Orne le drainage du bassin flottant dans le havre de Québec ; Tine lo South Wall dans le même havre.J’ai comparu devant le comité de cette honorable chambre sur les privilèges et élections les 3, 4 et 7 juiu courant avec les livres et documents demandés.Les livres de compte de la société Larkin et Connolly que j’ai apportés avec moi consistent dans le ledger, le journal et livre de caisse qui contiennent les entrées et se rapportant aux contrats et travaux publics qui font le sxjet de cette enquête,mais contiennent aussi beaucoup d’autres comptes et entrées qui n’ont aucune relation avec les questions qui font le sujet de Cette enquête.Que ces comptes et entrées sc rapportent entre autres choses à des réclamations non réglées de l’ancienne société Larkin et Connolly contre certaines personnes, un état des dettes de la société envers d’autres individus, que ces livres contiennent aussi des informations importantes sur la manière de conduire les travaux qui n’ont pu être obtenus qu’a-près plusieurs années de pratique et plusieurs autres questions d’un caractère privé.Que ces livres sont la propriété de la société Michael et Nicholas Connolly, tous deux autrefois membres de la société Larkin et Connolly, et que je ne suis pas ni mon associé accusé d’aucune faute devant ce comité.Qu’après avoir reçu le susdit subpoena, j’ai été conseillé par mon avocat d’apporter mes livres devant ce comité, et de soumettre à l’examen les comptes et entrées qui se rapportent aux questions soumises au comité et pour l’examen de tout témoiu qui serait appelé en témoignage eu rapport avec ccs comptes, mais que je ne serais pas obligé de les laisser sortir de ma surveillance ou possession et de des laisser examiner sans considération do comptes par le comité ou par tout chacun.J’ai été informé par mon avocat qu’une cour de justice ne m’obligerait pas plus à cela, et que oette honorable Chambre guidée comme elle Je serait par les principes et règles Jcb cours de justice et respecterait également les droits des particuliers et intérêts du témoin dans les circonstances, et ne m’obligerait pas à me délaisser de mes livres ou à les soumettre au comité pour une inspection générale.Qu’agissant d’après ces conseils et eu obéissance au subpoena, j’ai apporté les livres devant le comité et que le greffier les a marqués, mais j’eu ai toujours gardé possession.Lorsque des membres du comité m'ont demandé do.leur livrer possession de mes livres pour les examiner généralement, j’ai respectueusement, mais fermement refusé pour les raisons données par mon avocat dans lo procès-verbal des séances du comité, raisons que je résuino ici.Que j’ai dans le morne temps exprimé mou vouloir de comparaître avec mes livres chaque fois qu’on le désirera et de les examiner au sujet des comptes et entrées sc rapportant aux questions qui font le sujet de cette enquête, que j’ai de plus déclaré devant le sous-comité nommé pour préparer un rapport sur cette question que j’étais prêt à laisser examiner mes livres par un sous-comité de trois personnes, d’autant que cet examen portera sur les entrées se rapportaut aux accusations qui font le sujet de cette enquête, en ma présence et en la présence de mon avocat, M.Tarte, son avocat, un expert qui devra être accepté par tous ayant le droit d’examiner les portions des livres qui touchent aux accusations devant le comité.Si l’on me forçait à abandonner la surveillance et le contrôle de mes livres et les soumettre à.une inspection générale, je crois que mon associé et moi-même souffririons grandement dans nos intérêts.Vu les faits ci-dessus et les raisons données par inoi-m0wc*et par mon avocat pour m» pas abandonner le contrôle de mes livres, je soumets humblement et respectueusement à cette honorable chambre, que je me suis pleinement conformé aux injonctions de nos subpoenas, que j’ai produit et soumis les dits livres pour inspection et examen dans la même mesure que la chose se pratique dans Unite cour de justice dans les circonstances similaires, et même davantage,et que cotte chambre ne devrait pas me forcer à abandonner la carde de mes livres ou en laisser faire une V-/ inspection générale par tout le comité ou par qui que ce soit.Je soumets aussi que je de-\rais être libéré de l’obligation de comparaître de nouveau à la barre de cette chambre.A la suite delà lecture de cette déclaration M.Ferguson ajoute, au nom de son client, que si, cependant, la chambre était d’avis que le témoin devait abandonner le contrôle complet de ses livres, celui-ci n’aurait plus qu’à se soumettre et obéir à l’ordre de la chambre.S i r J OIIN T HO M P S O N relève quclcjucs-unes des prétentions soutenues dans la déclaration de M.Connolly.11 dit qu’un juge ne permettrait pas qu’un témoin agisse à son égard comme M.Connolly a agi à l’égard des membres du comité, et que ia production des livres tel que M.Connolly l’entend, ne serait pas tolérée.Si lui seul a le droit de les examiner et se réserve le droit d’empêcher l’inspection d’une partie de ses livres, à qui serviront-ils ?.Mais vu que le témoin consent en dernier lieu à obéir aux ordres du comité, je ne proposerai pas, dit Sir John Thompson, la motion que j’avais préparée et par laquelle M.Connolly devait être arrêté et mis sous la garde du sergent d’armes.31.Connolly est remis en liberté avec instruction de se tenir aux ordres du comité.Sur proposition de M.Foster, la chambre se forme en comité des subsides.A six heures, la séance est suspendue.SEANCE DU KOI U PENIBLE ACCIDEST Un homme écorché par les chars Un bien pénible accident est arrivé hier sur le chemin de lev du lac St-Jean, près de la rivière et dans la direction du chemin de fer des Pi los.• Un journalier du uoui de Alphonse Séné-cal, de St-llaywond, travaillait avec une nombreuse équipe d’hommes dans uue carrière de pierre pour le profit de 31.H.J.Remuer.Séuécal remplissait les fonctions de commissionnaire.Vers 1 heure et 30, il s’eu revenait à la carrière, on passant sur la voie, portant une boîte sur son épaule, lorsque le bruit d’une locomotive qui venait vers lui le força à se mettre en dehors du chemin.La locomotive une fois passée, il continua à marcher sur la voie sans remarquer qu’un traiu poussé par une autre locomotive arrivait sur lui.Le pauvre malheureux fut frappé et précipité sur la voie, et avant qu’il put sc dégager de sa malheureuse position les roues dos chars lui écrasaient affreusement tout le côté droit.Le bras est affreusement écorché, ainsi que les deux pieds.Lo bras n’est pas détaché, mais ne vaut guère mieux.Séuécal fut ramoné à St-ltayinond où le docteur Goudron lui pensa ses blessures.Ce dernier ordonna de le transporter à Québec, où il arriva hier soir par le train de 8 h.30.L’ambulance qui avait été demandée, était sur les lieux, et on le dirigea immédiatement sur l’Hôtel-Dieu.Une amputation du bras et peut-être du pied droit sera nécessaire.Le blessé est figé de 44 ans, marié et père de 5 enfants.Ses blessures extérieures ne le mettent pas un danger de mort, mais l'on redoute des lésions internes.Des centaines de personnes s'étaieut rendues à la gare pour voir arriver le blessé, qui était accompagné de son vieux père.Le blessé -faisait pitié a voir, tout couvert de sang, daus le char à bagage où on l'avait couché sur un hune.A la séance du soir la chambre coutinue le vote des crédits pour les pénitenciers, les salaires et dépenses contingentes du Sénat et de la chambre des Communes.Avant l’ajournement, 31.Foster a déclaré qu’il ferait tous ses efforts pour prononcer le discours du budget vendredi.S’il n'est pas prêt pour ce*jour il le prononcera certainement mardi arocliain.A 11.28 hrs.la chambre s’ajourne.AVIS DE SZOTIOX M.Tarte donne avis qu'il demandera jeudi au ministre des Travaux publics s’il a autorisé la lettre écrite par M.II.F.Porley à la .date du 17 mai 1S83, à 31 M.Larkin Connolly, George Bcaucage et John Gallagher, lettre dans laquelle M.Perley attirait l’attention des soumissionnaires sur une erreur évidente dans leur soumission, »*t employait dans cette lettre l’expression.11 I am directed’.CIuUc «le 50 picsln Les accidents sont à l’ordre du jour.On rapporte que lundi soir, deux chars et uue plateforme sont tombés en bas d’un pont haut de 50 pieds sur la ligne du chemin de fer des Piles à Notre-Dame des Anges.Ces wagons ont été mis en pièces et les dommages sont très considérables.Les détails que nous avons pu nous procurer révèlent qu’un liojnme du nom de Joseph Légaré s’est fait tuer.C’était un journalier à l’emploi de la compagnie qui venait de Sto-Thècle.31.le coroner Beheau a été averti de cette mort et le docteur Carneau, député-coroner du district de Québoc, sc rendra à Notre-Dame des Anges aux fins d’une enquête.Enquê te cl verdict A l’enquête du coroner tenue hier sur le corps de A.F.Weippert tué lundi après-midi par la foudre pendant qu’il serrait les freins sur un char de marchandises, à quelques milles de Sfc-Raymond, le jury a prononcé un verdict de “ mort accidentelle causée par la foudre.” Le défunt était figé de 28 ans et un mois et n’était à l’emploi de la compagnie du chemin de fer qnc depuis quelques jouVs.Il ne possédait que des amis et sa mort cause un deuil profond dans sa famille et parmi tous ceux qui le connaissaient.I.e Jeune OW«-il , L’enquête sur le cadavre du jeune O’Neil, qui s’est noyé le 2 mai dernier, a eu lieu hier matin.Voici les circonstances de sa mort.Le défunt était allé chercher du bois à St-David et était accompagné de M.Jos.Moris-scltc.Il chargea trop sa chaloupe, en revenant le vent lit chavirer sou embarcation et le jeune O’Neil disparut sous les flots ; M.3Iorissct réussit à empoigner le mat et fut sauvé par trois jeunes gens de Sillery.Malgré les nombreuses recherches faites pour retrouver le corps du jeune O’Neil, on ne l’a retrouvé que avant-hier soir, flottant près du quai de la Reine.Le verdict rendu par le jury a été : u noyé accidentellement.” LES MEBOM S*E ISS7 Lt» Dr Chenlor, l*uu de* cliçf* Dimauche prochain, la Société Saint-Jean-Baptiste de Saint-Eustache transportera au monument des victimes de 1837, au cimetière Je la Côtc des-Neiges 1û9 re&t>s mortels du Dr Chénier, l’un des chefs des révoltés de 1837.# Le Dr Chénier, comme on le sait, était l’un des patriotes qui ont pris part à la bataillé de St-Eustache, où il succomba.Mgr Lartigue, alors évêque de Montréal, condamna le mouvement, et le Dr.Chénier, avec onze de ses compagnons d’armes tombés comme lui sous les boulets, lurent enterrés à St-Eustache, dans le cimetière des enfants morts sans baptême.La dépouille du Dr Chénier avait d’abord été enterrée, après la bataille, dans un champ, enveloppé dans un sac de tbile par un autre brave de ce temps, 31.Charron, qui dort maintenant do son dernier sommeil.Au printemps de 1838, Mme Chénier avait obtenu que son mari lut enterré dans le cimetière des enfants sans baptême.C’est là que scs ossements ont reposé jusqu’à jeudi le Dr Marcil, do St-Eustache, accompagné d’un fossoyeur et do plusieurs citoyens de sa paroisse, à la tête desquels se trouvait 31.l’abbé Guyon, curé de l’endroit, a fait ex -humer les cendres du Dr Chénier.Lo père Charron avait souvent indiqué l’endroit précis où reposait le corps du docteur et d’après la taille du défunt, on ne doute pas que Je cercueil qu’on a déterré est bien celui de M.Chénier, comme l’avait toujours dit 31.Charron.Lu bière n’était pas intacte, cependant ; mais on en a trouvé dos fragments assez considérables qui retenaient des os des jambes et le crâne qui bien que rongés par le temps conserve encore des dents.Los cendres du patriote ont été précieusement recueillies par le Dr 3Iareil, et mises chez lui sous clef.A l’aurore, dimanche prochain, cotte urne, enveloppée dans le drapeau tricolore, sera placée sur un superbe char de deuil qui sera traîné par des chevaux jusqu’à Montréal.Ce char viendra rejoindre les chars do Montréal transporteront les couronnes au monument Duvcrnay et des victimes.Le char de St-Eustache portera aussi une couronne destinée au monument des héros do 1837, et il sera suivi des habitants du nord qui tiennent à venir à la démonstration.SPECIFIQUE ÂMÏIQUE du Dr NEY Pour le soulagement et la guérison da l’Asthme, de la Bronchite, du Catarrhe, dit * •« •••* Croup, etc.Après uno expérience do nombro d’nnnAe* c7iox une foulo do portonnes, lo SPECIFIQUE 1)17 De KEY eat offert au public on toute conOancc.Le* mérite* de ccttw excellente préparation *ont n‘.te* té * par do HOMimr.ux t^moio^aom.Fauto d’eipaco, non* no donnons quo quclquoa extrait» do doux de cc* attestation*.La Ilév.Samr A.Hoir©, do l’Hôpital Général do bt-Bonifaco, Manitoba, dit : '* .Quant Al'effet de votre Spécifique An-tiasthmatique,je crois qu'il vaut ce qu'il promet.S'il ne guérit J*as toujours, il soulage infailliblement.’* St-Bonifaco, 8 Juin 1887.Scxua A.Bonis.Lo Dr G.Dciroiicra écrit, 15 nor.1890 : “ J'ai/ait mage du SPÉCIFIQUE ANTIASTHMATIQUE DU Dr NEY dans plu-eieure cas d'asthmeuvcc tris bon succès.J'ai *u un cas particuliérement grave dans la personne d’un vieillard de 72 ane, asthmatique invétéré depuis 12 à 16ans.Cet homme était tel- w Donnera du Ton aux Nerfs, Donnera de la Force aux Muscles, Donnera de l’Embonpoint, £ a Donnera de l’Appétit, .Donnera du Soulagement aux Consomptifs, Donnera Fin a là Tou:: Chronique et guérira les Poumons.EAU DE FLORIDE Occupe toujours la première place dans la faveur du public.Evitez les AROMATIQUE DOUCE.DÉLICIEUSE délicate.IMDAiüt! I! 3 C COMPTABLE ET LIQUIDATEUR.-(?)- O’OCCl l’ERA DE LIQUIDATION' de FAIL 0 I.I l E'L Audition de 1 i• res pour Manques Compagnies Incoq or es, Maisons de Commerce, etc.Avantages pa ti uliers pour la collection de dettes d utcu e-\ Aussi 1’ichat et la vente d’actions de Bauques, deb-f turcs, etc.Verra A l’achat et à la vente de propriétés foncières, à commission.Spécialité : 1 a gestion de successions \acantcs et substitutions.,-O BUREAU 0-N tVo.95, Uue Sf-Pierrr, QuélM*c.Québec, u juin 1S91 — 1 an.210 LA PLUS GRANDE MERVEILLE DU TEMPS MODERNE ! 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Le Courrier du Canada, Mercredi, 17 Juin 1891 Dernière Edition A OTTAWA (Dépêche spéciale eu Ccnrriir du Canada.) hOttawa, 17 Ceux qui fl’attendaient à une séance émouvante hier ont été déçu?.Tout s’est passé Rudyard Kipling, jeun# littérateur anglais, dont les romans ont eu soudainement la plus grande vogue en Angleterre et aux Etats-Unis, se meurt de sa poitrine.Il n’a pus vingt ans.Mgr Durieu, évêque de New Westminster, C.A., est à faire la visite de son immense diocèse.Le prélat mis- sionnaire a rencontré 1,300 peaux rouges» dans le plus grand calme, et le public qui eu- .Kaml où a eu ]jou la retraite combrait les paieries,est reparti en disant que , ,u,u: ô 1 .pendant laquelle les sauvages ont donne les libéraux plaisautaicnt lorsqu'ils parlaient de crise.Sans la présence de M.Connolly à la barre,la séance aurait été U plus calme de toute la session.L’opposition n’a pa?eu une seule critique à faire au sujet de la composition du nouveau cabinet.Demain, il y aura un caucus des conservateurs.Le comité des privilèges et élections siégera vendredi.à l'évêque les témoignages du plus profond respect en même temp3 qu’ils ont manifesté la plus grande piété.A la fin des exercices religieux, Mgr Durieu a confirmé trois cents enfants des bois.Mgr Durieu était accompagné de plusieurs pères Oblats, ordre auquel il appartient.L’itinéraire de Sa Grandeur comprend encore la visite des réserves de Vernon, Euderby, Otmafon, Pendleton, etc.De tout un peu L'Université-Laval vient de conférer le titre de doctouri ès-lettres, à deux littérateurs canadiens, MM.Alfred De Cel- dian Pacific Kv.Mission Branch, *’ sera les et Joseph Marmotte.LES AVOCATSDE M.SLOAN M.le Rédacteur, Je viens entretenir vos lecteurs d'un individu extrêmement intéressant en ce wouicnt-ci.Cc sujet—inolinei-vous—! sort tout cru de l’uuc des grandes villes des Etats Unis, Cincinnati, emporte le nom hardi de Æ/otuiteEu deux mots, voici l’liistoire.M.Sloan est imprimeur do profession et tient une petite boutique où il fait affaires, tout seul, comme éditeur do rapports judiciaires.Sur ses papiers un lit : Office of “ Continental Collection Union, et Sloan's Legal and financial register.” Vers 1SS2, il députait uu agent, ù Québec, pour prendre des abonnés.Le contrat était pour je ne sais pas quel temps, tant par année.Les curieux qui devenaient scs abonnés, devaient être, au plus, deux dans chaque ville.Des rapports judiciaires importants devaient être distribués avec des blancs de lettres d’avocats en commençant l’abonne ment.Les abonnés devaient payer une somme nominale pour recevoir cette papeterie de Cincinnati.Œuvro do premier choix, cola devait être et rappor Le service régulier sur le uuuve1 ter coimac telle des profits incalculables.embranchement “ Whatcom and Caini- D’après le dernier recensement, 1*Angleterre et le pays de Galles ont une population de 29,000,000 d’habitants.C’est une augmentation de 3,000,009 dans les derniers dix ans.llélas ! le Barreau n’est guère devenu pins riche dans les années qui ont suivi la visite de l’intéressant américain, mais il parait inaugure la semaine prochaine.Cet ., .01 .; ° 1, clairemeut maintenant que bioan est devenu embranchement ouvrira a la compagnie beaucoup plus p,ulWj Jui; et ,herchc au-Ju Pacifique Canadien une voie de com- iourJ'hui à sorlir j'une situation aussi région ce 56,000 juifs russes sont, arrivés à Hambourg et à Brême.Ils sont envoyés par le comité de secours juif de Char-loîienberg qui paie leurs frais d’émigration.Ces infortunés comptaient nombre de malades atteints de maladies contagieuses qui ont été isolés.Nous regrettons d’aprendre que Monseigneur Taché, archevêque de St-Boni-face, est assez sérieusement indisposé et qu’il n’a pu quitter sa chambre depuis quelques jours.Des nouvelles reçus de la Pointe-anx Esquimaux, nous apprennent que Mgr Bossé, préfet apostolique du golfeSt-Laurent atteint de l'épidémie de grippe qui ravage toute la côte-nord, a reçu les w derniers sacrements.Le ministère de la guerre à Washington, vient de décréter que le et après le quatre juillet prochain, l’étendard de l’armée américaine comprendra 44 étoiles sur six rangées.La rangée supérieure et l’in férieur auront huit étoiles et les deux- • ‘r* ième, troisième, quatrième et cinquième chacune sept étoiles, sur champ azur.On mande de Calgary, T.N.O., que les Pieds Noirs font déjà de grands préparatifs pour célébrer leur fameuse Danse du Soleil.Les sauvages ayant promis de supprimer les cruautés dont s’accompagnait jadis la réception de3 jeunes guerriers et de ne pas négliger pour la danse la culture de leurs champs, le gouvernement a jugé à propos de ne pas interdire les fêtes du soleil.Un curieux procès en diffamation va se plaider à Saint-Pétersbourg.Il a été intenté par un médecin à un veuf.Ce veuf inconsolable, attribuant le décès de sa femme à une médecine trop énergique, avait affiché, sur la croix surmontant la tombera dernière ordonnance signée par le médecin.Celui-ci réclame de forts dommages intérêts.• Pour donner une idée de la Yugue dont jouissent en Europe les villes de Nice et de Monaco, il suffit de dire qu’au mois de février dernier la première de ces villes a été visitée par 221,369 voyageurs arrivés de toutes les parties du monde.Le modus vivendi arrêté entre l’Angleterre et les Etats-Unis et par lequel la pêche au phoque est interdite pendant uu certain temps dans la mer de Behring, a été signé, à Washington, par sir Julian Pauncefote, ministre plénipotentiaire de l’Angleterre auprès du gouvernement américain et William F.Wharton, pro-secrétaire d’Etat de la République.Une graude excitation règne à Madrid où la puissante et riche duchesse de Castro Enriquez a été arrêtée, pendant qu’elle dînait dans son palais.Elle est accusée d’avoir maltraité une petite servante que la police a trouvée toute meurtrie et cirant dans les rues de la capitale espagnole.La pauvre enfant s'était enfuie du palais.La duchesse a été écrouée à la prison commune.On a refusé d'accepter un cautionnement.Les enfants de la duchesse partagent sa prison, sur demande de leur mère.munication directe avec la budget Sound.Le point do départ ost à Mission, C.A., «t le terminus à Whatcom, Washington.La compagnie du Pacifique Canadien se propose de faire circuler directement à Whatcom, aller et retour, une partie de ses trains qui fait le service transcontinental, de sorte que les voyageurs pourront partir do Boston, ou de tout autre endroit à l’ouest de cette dernière ville, et se rendre directement à Puget Sound, ou en revenir par le même train.Aujourd’hui, les voyageurs de Tu jet Sound viennent do Vancouver par le bateau.Cette nouvelle voie raccourcira le trajet d’une journée.Des trains destinés aux touristes de même qu’aux colons feront le service d’un train local régulier ainsi que celui d’un transcontinental à tous les établissements de Puget Sound, vu que Seattle, Tacoma et d’autres endroits auront un service de bateaux à vapeur qui se raccordera avec la velle voie ferrée.I) K K N \ F R h S I > Ei>E< î H B S 51.Gladstone Londres, 16—La santé de M.Gladstone est complètement rétablie.Explorations gcologiquvu Ottawa, 17—Trois membres de l’exploration géologique sont partis pour leurs travaux d’été.M.Fletcher va à la Nouvelle-Ecosse.jourd gênante, par tous les moyens.Prise eu bloc, son œuvre était uue misère Tous les abonnés possibles dans une ville contrairement à la convention ?Lettres cousues de fautes ! Coût de transport cinq fois plus élevé que convenu ! Rapports par ci par là de causes sans importance, venant de tribunaux de moindre importance encore • Bien à plaindre l’avocat qui a voulu se faire une idée de la jurisprudence américaine au moyen de “ Sloan's Legal and financial Register.” Bref l’œuvre Sloaniquetui\ leurre, presque uu désastre.Là-dessus les abonnés ont cru devoir se désabonner, naturellement, comme tout le monde, ils ont payé, reçu quittance, il y a plusieurs année?même, mais croyez-vous que Sloan s’eu laisse imposer pour si peu ?Il part en écritures comme qui dirait eu guerre.Menaces par lettres et finalement des circulaires où le chantage le mieux conditionné est ouvertement pratiqué • contre certain.! avocats, les mieux posés dans toute lu province.Ils viennent d’apprendre par une circulaire qu’ils Bout encore abonné.-.Pour ma part, j’ai ma quittaucc et suis délivré de ce brave nnîl_ homme depuis au moius cinq ans.J’en connais un qui a payé en lS33,à l’expiration de son contrat ! 11 vient de savoir qu’il est encore abonné de M.Sloan ! Il n’y a pas à dire, abonné veut dire marié avec M.Sloan.Ceux qui outdiscoutinué de faire affaire avec lui, sont simplement divorcés et vont être obligés de lui payer chacun une pension,ou ils passeront pour des criminels, ni plus ni moins.; Pour n’avoir pas voulu continuer à payer j un contrat terminé et mal rempli, mais que 1 31.Sloan considère à vie et très superbe, de petits papiers avertissent charitablement le public que ces abonnés forcément perpétuels sont indignes de sa oonfiance.Six cas dans AeqnlUciucui Une ordonnance de non-lieu a été rendue par les grand» jurés, au terme des assises de Montréal, dans la poursuite do Filiatr^ult vs l'abbé Gosselin, curé du Cap Sauté, accusé do libelle pour un article publié dans la Semaine Religieuse.Nos félicitatiou» les plus sincères à 31.l’abbé Gosselin.Xoyndtt a ftU-Hyaeintlio Lundi après-midi, vers eiuq heures, à un mille plus haut que la chaussée, un garçon du nom de Joseph Clapiu, âgé de 22 aus, s’est noyé dans les circonstances suivantes.Employé à la manufacture de 31 M.Séguin et Lalunc, il informa sou contremaître qu’il se sentait indisposé et incapable de continuer son ouvrage.Il obtint son congé pour le reste de l’après-midi, et sortant de la boutique, il fit la reneoutre d’un de ses amis Victor (Choquette, qui lui offrit d’aller faire un tour de chaloupe sur la rivière.Hindus vis-à-vis la route du Grand Rang, leur embarcation chavira et tous doux furent précipités dans la rivière, qui a trente pieds de profondeur à cet endroit.Clapin ne revint pas une seule fois à lu surface de l’eau.Choquette voyant qu’il ne pouvait porter aucun secours à son ami, nagea vers le rivage.11 se rend à la course chez M.Lorquet et annonce la fatale nouvelle.Des recherches sont de suite commencées par les voisins.Comme une traînée de poudre, cette triste nouvelle fit le tour de la ville et vers huit heures, l’ou voyait des centaines de personnes sur le lieu de l’accident.Toutes les chaloupes échelonnées le long des deux côtés de la rivière ont été employées pour faire des recherches, mais sans succès.Ui:r A.Ilnrlno Jeudi mutin, à la cathédrale de Sherbrooke, Su Grandeur Mgr A lit.Racine a administré le sacrement de la Confirmât ion à 120 personnes : 51 garçons et 69 filles.Sa Grandeur est partie à deux heures, le même jour, pour sa visite pastorale.Elle est accompagnée de MM.1 s abbés McAuîry, curé de Coaticook, et Uhalifoux.de Sherbrooke-Est.Mi*utis failli Le pèlerinage annuel de la paroisse N.D.de Lévis au sanctuaire de la lionue Sainte-Anne de Beaupré, aura lieu cette aunée par L* chemin de ter.uu lieu d’être par bateau à.vapeur comme les: années pissées.Un parti nombreux d’excursionnistes américains sont arrivés en cette ville.Ils ont visité hier les principaux édifice?.Le lieutenant Davidson, du Sème bataillon.a été notifié par le secrétaire de l’association «le tir de la Puissance, qu’il devait se rendre avec le détachement canadien, aux concours annuels de Bisley.en Angleterre.Ce détachement quittera Montréal le 25 courant.A uue assemblée des officiers du neuvième bataillon tenue la semaine dernière, 31.Geo -ges Tureot",étudiant en médecine, a été nommé second lieutenant dans la compagnie No.6.t'nc folle Une fille de 19 ans nommée Adèle Gcnost, demeurant à .St-Apollinaire, a été amenée à Québec.Depuis quelque temps déjà son esprit était mal équilibré, mais c’eM surtout depui-lundi qu’elle a eu de sérieux accès d’aliénation mentale.Elle n passé une journée et demie près du Saut de la chaudière occupée à adorer une pierre.On attend un ordre pour la transférer à un asile d’aliéné.En attendant, elle est en prison.LE MAGASIN DU LOUVRE, Vis-à-vis la Oote dsa.Palais.1500 verges COTON JAUNE, 36 pouces, 6 cents, valant 74 cents.50 douzaines CAMISOLES POUR DAMES, 2 pour 25 cents.600 douzaines CHAMBRA Y (couleur) 6 cents valant 10 cents la verge.50 douzaines CHAUSSETTES, 10 cents la paire, 25 douzaines BAS CASHMERE NOIR, 19 cents la paire, CHEMISES LACÉES POUR GARÇONS, 46 cents.CHEMISES LAÇÉES POUR HOMMES depuis 63 cents.' -g- Dix pour cent d escompte SERA DONNÉ SUR TOUS LES €HAP1ÂÜI FOXJB HOMMES! MM.Smith et 31clnnes vont explorer la région du Lac à la Pluie.31.Barlow doit la circulaire, rien que cela.Lisez plutôt : partir prochainement pour Sudbury où il terminera la carte de la région des mines de nickel.Le professeur 3Ic0orn ira à Banff faire uue collection de plantes et d’animaux pour le inusée du Parc National.Institution Fredericton, N.B., 17—Wm.Crockett, surintendant en chef de l’instruction publique a été destitué.Il vient de recevoir la lettre officielle du procureur général Blair lui signifiant sou congé à partir du 1er juillet.Son successeur sera le Dr Inch de Sac Krille.IP A Z, ET ft It K E A «LJ X IXUE.S Mort cTuii vieux depute Irlandais Londres, 16—À la Chambre des Communes.aujourd'hui, Sir William Vcrnon Harcourt a demandé de nouveaux documents relatifs ;u récent massacre de 3Ianipour.Il en a pris occasion de blâmer la conduite du gouvernement à l’égard des princes indigènes.On devrait, dit-il, les traiter avec plus de justice.Au cours du débat soulevé par ces remarques, M.Edward Stanhope, secrétaire de la guerre, a défendu lu conduite du vice rci des Iudes qui mérite, dit-il, l'approbation du Parlement.AI.James Patrick O’Gormau Mahon, M.R.pour le comté de Carlow, Irlande, est mort aujourd’hui, à l'âge de 88 ans.Il a été activement mêlé à la politique irlandaise depuis 1SG0.Il était libéral et partisan du Home Rule.Le bill agraire d’Irlande a été lu aujourd'hui pour la première fois à la Chambre des Lords.Seconde lecture fixée au 25 juin.JLe Vésuve en repos.Naples, 16—La lave a cessé de couler du 31 ont Vésuve.La foudre St-Louis, Missouri, 16—Plusieurs personnes en excursion de -plaisir à la campagne, surprisci par une orage se réfugièrent dans uue cabane.La foudre tomba au milieu d’elle, Sadie AIcArthur, âgée de 12 ans, a été tué raide.Les autres ont été blessées plus ou moins grièvement.Le parti vice Royal 12 de On mande de Dalhousic eu date du juin, que Son Excellence Lady Stanley Preston et ?a suite sont arrivés par le train spécial.Les distingués voyageurs se sont embarqués le même jour sur le str Amiral pour leur résidence d’été situé sur la rivière Grand Cascapédia.lo ** Neglecting business matters ; 2o Drunkenness ; 3o Witholding collections ; 4o Absconding ; 5o Repudiating agreement or in overcharging fees ; Go Refusing to pay dues ! ! ! Evidemment 31.Sloan est fâché de quelque grand désappointement.L’œuvre n’a pas dû payer.M.Sloan n’est pas content, pourquoi ne poursuivait-il donc pas ?Il a affaire à une foule de personnes qui peuvent payer des frais.Pourquoi ne pas leur en faire ?Sans doute trop avisé notre yankee ! Evidemment trop avisé ! Eh bien, nous allons le poursuivre, nous, et lo Barreau tout entier vient d’autoriser scs officiers à prendre les mesures nécessaires pour atteindre le monsieur qui se cache, là-bas, pour exercer l’industrie du chantage.J.E.Prince, Secrétaire du Barreau.- /».- — A la librairie da Montmorency ;; Laval 31esf.es.lcu curés trouveront à notre librairie les récentes éditions du Missel et du Brc-vière dans différents genres de reliure A la Librairie Montmorency-La val fêxr Pruneau et Kirouac.28 rue de la Fabrique.Université-Laval.Nouvelles Locales Feu A* F.Wclppert Les membres de l’Union St-Joseph de St-Jcan-Baptistc de Québec sont priés d’assister demain matin à 8.15 b.aux funérailles de leur confrère défunt M.A.F.Weippert.LV^Hnc «le fil'Zuflinrk* Des soumissions sont actuellement demandées pour la construction de l’église de St-Zacharic.Examens de droit Aux prochains examens de droit qui auront lieu à Québec, trois candidats so présenteront pour la pratique et neuf pour l’étude.Accident de chemin de fer Employé tué L’un des trains circulant sur la ligue du chemin de fer des Laurcntides a déraillé hier soir près de Notre-Dame des Anges.Cet accident a coûté la vie à uu malheureux père de famille du nom de Légaré.Rcfltitntlou On mande d’Ottawa que le maire Frémont a remis au département de la marine, à la demande des Jésuites de cette ville, la somme de $25 qui aurait été remboursée par un employé du département.fforl accidentel!» Robt.J.Armstrong, natif de Alclhournc et âgé de 22 ans, a été tué accidentellement en accouplant des chars à la jonction de White River, sur lo Maine k Boston.Son corps a été coupé en deux et trouvé gisant le long de la voie ferrée.LA stance solenncl'e de collation tics diplômes aura Uu à la sa'le des promotions, LUNDI, zi courant, a 8 HEURES I* M.Entrée libte pour les hommes.Les dames seront admises dans les galeries sur présentation d'une carte.J C.K.LA K LA.MME, I'tre, Secrétaire, U.L.Québec, lôjjin 1V91 — 6f 215 EUE.33 Tl T gS-3 £5.JpjgSK UN > OG t; MF.N , >lc 7 IJ I IA MURKS, au-'csstjs du ra gasin IW.l'tky, rue | a pAP.RiQt’K.cia réparé pour un locataire désirai de.Loyer par ;r.-is Posse>*ion immédiate.V.\V.La Kue N P., .28, Ste-Anne.Québec, 1 mai *891.15S Ferme Boréal© J.C.CHAPAIB, PROPRIÊTA ÜŒ.N • 1 l'RE EN VENTE QUELQUES MI-MOTS DE VERI l'AULE BILE »E JfiA 91 EK XOI1Œ, im 01 tm'o» de 1S89, féconde récolte faite au pays, et ayant mûri chaque année en 80 jour».Seacef.cs de choix triée à la main.aoCLNTINSla livre I ar la mille, franc de port 60 CENTINS le gai-Ion de S livre , livré à l’express, \ li station de Saint-Pli lip.c de Néii, les hais d’exprtss lestant à la charge de l'acheteur.On ne vend j as plus d'un gallon a un même acheteur, le but étant de disséminer autant que possible cftte sem-nce da»> la province.NO U VE A TJ TEES En Indiennes Sateens ! 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No 1087 DANS L'AFFAIRE DE La Compagnie manufacturière de Chaussures da Lévis En liquidation.} E SOUSSI iNP-, d’après l’ordre de Pilon, i J Juge L.B.Caron, donné à Québec, le 2 Juin courant, vendra par encan, à DEUX Heures de l’après-midi, le loJL'IN courant, nu BU R r AU DE LA COMPAGNIE MANUFACTURIERE DE LEVIS, à Lévis; les biens meubles et immeubles de la di e Compagnie, à l’exception des créance?, sav ir : la bâtisse de la manufacture, le terrain et les machinai s, Poutilbg*, le stock non manufactuié, les chaussures, l’ameublement de bureau, etc , etc.TELFSriIORE PARADIS, Jjqui l t ur.Q.iél»cc, 15 juin 1891—3f.213 MÉDAILLE D’OB, PARIS, 1S78.W.Baker & Co:s Breakfast Cocoa Dont l’excédent d’huile n été enlevé, list A b sol u Di 0111 pur et soluble.Aucun produit Chimique n’est employé pour sa préparation.Il a plus de (rois fois la force du cacao mélangé avec l’amidon, l'arrow-root ou !c sucre ; il est donc bien plus économique, coûtant moins d'un sou la tasse.Il est délicieux, nourrissant, fortifiant, facile à digérer, et convient admirablc-.ment aux malades aussi bien qu'aux personnes en bonne santé.80 vend partout rbci les Epiciers.W.BAKER & CO., Dorchester, Mass.(MAIS & IIUDOAI MPOnTATEURS d’instruments de musique DE FRANCE, D’ALLEMAGNE ET DES ETATS-UNIS Aussi : Instruments de fabriques anadionnes, TELS QUE LES CÉLÈBRES PIANOJ : HEINTZ&IAN & Oie, Wm.BELL & Cie, ’ MASON & ItISCH, DOMINION & Cie Etc BEHAN BRUS.VENTE SPECIALE d’etoffesa^ Robes ! 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