Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 20 juin 1891, samedi 20 juin 1891
35ème année No 15.-Edition quotidienne.-14ième année Samedi, 20 Juin 1891 taffief bn ffianaùa t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.JE OROIS.J’ ET J'AIME.T HUMAS CTI AP AÏS, Directeur- Propriétaire LEGER BRO USSEA U, Editeur et administrateur, l> i'.luixkton du COURRIER DU CANADA 20 Juin 1891.—No 90 I/OIIPHJBI.INH DES CARRIERES DE.(suite) «r Ces traits caractéristiques et bien d’autres indiquaient l’approche de la guerre.El n’eu manquait pas d’autres pour léinoi* uer qu’elle avait déjà passé par là.Plus d’une maison portait des traoes de balles, celle de M.Schültz était à moitié démolie, sans que personne soügcfit à en relever les murs abattus et calcinés ; nu coin de la place, on voyait encore les traces de la barricade élevée par les paysans, avec dos bûches et des moellons.Les habitations parti, eulièrcs étaient remplies de blessés, attendant que l’organisation fort incomplète des ambulance?permit de les évacuer à Metz.Quant à l’église, au-devant de laquelle, sur la place, se dressaient les tentes blanches des infirmes militaires, c’était un véritable hôpital dans lequel, sur la paille et le foin, apportés à bradées, gisaient plus de soixaute blessés, prussiens, bavarois ou Saxons.Depuis le combat de Gravellotte, Schültz, ajournant ses projets belliqueux,se consacrait entièrement au service des blessés.On sait que pendant toute la journée du 17, la route fut libre entre Sainte-Marie et Metz, quoique dans la soirée la cavalerie prussienne eût déjà coupé la communication avec Briey.Le brasseur profita de ces dernières heures en faveur de ses chers malades.Aidé par Guillaume et par quelques autres habitants de bonne volonté, il avait organisé un vrai service do transport pour Metz, à l'usage des malheureux que la gravité de leurs blessures u’obligcaicut pas à attendre, cloués sur leur lit de douleur, les évèucmeuts d’une prochaine bataille, que chaque heure rendait de plus en plus imminente.Ce service, favorisé par les chefs de corps, aussi bien que par les chirurgiens militaires, n était ni sans fatigue ni sans danger.En aucun temps il n’est facile de faire franchir 14 ou 15 kilomètres à des invalides, encore moins quand les routes sont défoncées, les chovaux et les bœufs à peu près introuvables et les chemins occupés par de longs couvois d’artillerie, de train des équipages, de grosse cavalerie, enfin pour tout ce qui constitue, non-seulement un nombreux corps d’armée, mais encore tous les bagages et tous les approvisionnements en vivres un en munitions, que cette armée traîne après elle.Toutefois, la journée fut si bien remplie que, lorsque l’horloge de Sainte-Marie sonua, la première heure de ce terrible 18 août dont elle ne devait pas marquer la dernière, à peine restait-il à l’ambulance ou dans le village une vingtaine de Français, qu’il eût été impossible de transporter sans courir le risque de les voir expirer aux premiers cahots des chariots.—Voici un jour dont Dieu vous tiendra compte, monsieur Schültz, fit le curé en serrant la main au brasseur.—J'aurais voulu pouvoir emmener jusqu’au dernier, répondit celui-ci, en se laissant tomber sur une botte de paille ; mais ils ne peuvent pas être placés sur les chariots et, d’ailleurs, ni bêtes ni conducteurs n’ont plus la force de faire un pas.; —Ce sera pour demain, si Diou le permet, reprit le prêtre.Le brasseur sourit [tristement.—Père, lui demanda Marguerite, auriez-vous appris quelque chose de certain ?—Non.Tout ce que je puis dire, c’est que l'artillerie française prend position sur le plateau de Saint-Privat, que l’avant-gardo sc déploie sur la route de Briey,et que de fortes colonnes d’iufauterie et de cavalerie se fortifient tout autour do nous, comme si la bataille allait commencer dans quelques heures.—J’aurais cru que le maréchal auraitTplu-tôt l’intcntiou de gagner, par une marche forcée, quelques heures d’avance sur les Prussiens, en sc portant sur Briey, et ensuite, par un détour, sur Verdun, pour de là opérer sur l’Àrgonne, en se fortifiant, à tout prix, derrière ces lignes inattaquables de défense, devant lesquelles, lors de la première invasion^ vinrent échouer les efforts des envahisseurs.—Trop tard, mousicur le curé, trop tard, murmura M.Schültz ; c’est hier qu’il aurait fallu faire cela.—Et qui vous a dit qu’hier le mouvoiuent n’a pas commencé ?—Qui me la dit ?tout me le prouve ; les troupcB cantonnées à Saiut-Privat n’ont pa9 bougé, les canons sont ou batteries ctlo ma- réchal, si les bruits qui courent à Metz sont exacts, s’est tenu enfermé tout le jour dans le fort de Plappevillc, autour duquel la garde bivaqûc dans ses manteaux, comme si l’ennemi n’avait pas encore franchi la frontière.Le prêtre demeura un instant pensif ; ou eût dit qu'il suivait des yeux la route qu’aurait dû prendre l’armée* Cette route, qu’il connaissait parfaitement, ne lui paraissait pas impraticable, car il s’écria : —Sans doute, il y avait des difficultés, des dangers même ; il aurait fallu marcher la mofQé de la nuit, alléger les hommes, abandonner peut-être une partie du bagagi, demander à tout le monde, à l’arrièrc-gardo en particulier, un effort extraordinaire ; mais, o’est à ce prix qu’on sauve une armée, qu’on sauve son pays peut-être.Oui j’en suis convaincu, il pouvait passer.Eu ce moment, Sultan, qui dormait couché eu roud, aux pieds de son maître, se releva subitement, en dressant les oreilles et aspirant l’air.Rien de nouveau ne se montrait sur la place où, auprès de la tente des infirmiers, achevait de s’éteindre un feu de birac,autour duquel dormaient quelques hommes.Cependant il était évident que le chien avait vu ou entendu quelque chose ; les causeurs firent silence et prêtèrent l'oreille.Au loin, un bruit sourd, une espèce de roulement continu et confus semblaient monter de la plaine vers Saiut-Privat.—Encore de l’artillerie, fit le brasseur; la journée sera chaude.—Pourvu que ce ne soit pas l'armée prussienne, interrompit Marguerite ; cette forêt LETTRE DE MOSCOU i/kxposition française: L’exposition de Moscou est un fait qui vaut lu peine d'être signalé.C’est la première fois que nous assistons à ce spectacle d’un peuple organisant sur le territoire d’un autre peuple line exposition artistique et industrielle.Il appartenait aux Français de prendre cette initiative et aux Russes d’être l’objet de cette marque de sympathie, qui .servira à resserrer des liens que les intérêts politiques ont formés.Jusqu’à présent, les Moscovites dataient les événement de la première moitié du siècle, de l’invasion des Français en 1812, puis de la guerre de Crimée.Illes dateront maintenant de lu venue des Français'pu 1891.Mais quelle différence entre ces invasions ! Cette fois, c’est celle de la science, de l’industrie, du travail français, et on doit espérer qu’elle aura d’heureuses conséquences pour les deux pays.Moscou se présente actuellement sous un aspect florissant ; c’est une ville superbe.Le Kremlin garde toujours son caïuctère antique si curieux ; l’étranger remarque les innombrables églises et les couvents dont la ville que les Russes appellent le Ville Sainte est remplie.Des quartiers nombreux ont surgi là où, il y Frédéric Charles est du côté de Briey.» Oui, mais on dit que le général Steimuetz manœuvre pour sc réunir à lui.—Il ne peut pas* être si près.Oh ! s’écria Guillaume,Jils ont d’assez bons guides pour prendre les raccourcis,et pendant que nos généraux dorment, les leurs ne perdent pas leur temps, et se pressent nuit et jour.—J'ai interrogé uu capitaine d’état-major qui s’est arrêté ici une heure, cette nuit, dit il prêtre, et il m’a assuré que les éclaireurs n’avaient pas encore signalé de mouvements suspects.—Cela ne prouverait pas grand chose, vu l'habitude que nous avons de nous laisser prendre à tout coup, remarqua l’orpheline.—Dans tout les cas, dès que le jour paraîtra, il faudra s’occuper d’évacuer le reste de nos blessés, si une bataille se livrait sur le plateau, ils ne seraient pas on sûreté.—Ici ou ailleurs, pm importe, répliqua Guillaume ; ceux qui nous restent n’ont malpas longtemps à vivre, excepte Iousouf, qui pourrait au besoin, faire le coup de feu.i .ni, i-i a quelques aimées à peine, s’étendaient dans laquelle elle a disparu depuis deux 11 1 f jours ne me dit rien de bon.des Plaines (le ce sable dont se compose —Les ennemis ne peuvent pas arriver par le sol de notre première capitale.Des là, mademoiselle, répondit le curé ; le prince l)ldabs des boyards, les uns ont ' été reconstruits, les autres ont disparu pour faire place à de nouvelles constructions bâties pour les commodités de la vie moderne.L’exposition, comme le télégraphe vous l’a dit, s’est ouverte sans grande pompe officielle, par suite de diverses circonstances imprévues, dont les plus graves sont les pertes sucesssives qui on plongé la famille?impériale dans le deuil.Les obsèques de la grande-duchesse Olga Feadorovua et du grand duc Nicola, Nicolanvitch, la nouvelle de l’attentat au Japon dont le czaréwitch a failli être victime, ont empêché le grand-duc Serge de se trouver à Moscou au jour fixé pour l’inauguration.Il y a eu aussi un retard assez sensible dans les travaux de l’exposition, à cause des fêtes de Pâques, et bien que le général Kostanda, qui remplit les fonctions de général-gouverneur, en l’absence du grand duc Serge, ait mis à la disposition du comité, —Pour lc9 Français, c est vrai, dit Mar- cp\s je quatrième jour de fêtes, cent cin- guerito ; mais il y a des blessés allemands en grand nombre.—Grand nombre, grand nombre ; il n'y en a jamais assez de ces brigands, s’écria le braconnier, et ma foi si leurs camarades les tuent, ce sera tout bénéfice.Le brasseur et l’orpheline bj récrièrent.—ltu oublies que ce sont aussi nos frères, ajouta douoeweut le curé.—Ah ! oui, parlez-moi de cela, ils sont geutils, les frères ; un tas de pillards, de brigands, d'assassins, qui ont incendié la maison, assassiuéj M.Fritz ; des hypocrites, des espions, des lâches.Tenez, vous me fe- riez éclater comme un vieux fusil trop chargé, je m’en va.Dos frères, ces gredins cette vermijie.Viens, Sultan, allons voir un peu ce qui t’inquiète.Des frères, ce scélérat de Wilfrid, mon frère.Et, ae levnut, il s’éloigna suivi de sou chien.—Quel abîme de haine la guerre a déjà creusé entre la France et l'Allemagne, mur-ru le prêtre.Arrivé au bout de la place, Guillaume, qui n’avait quitté le groupe dont il faisait partie, que par dépit etsaus but réel, alluma sa pipe et tourna machinalement scs pas vers la maison à demi-démolie du brasseur.Le jour commençait à poindre, et dans une demi-obscurité, ou pouvait distinguer les ruines de l’anoienuc brassscric qui, en partie écroulée, ne présentait, de loin, qu’une masse confuse, aux contours indécis.Le braconnier s’arrêta devant la porte et regarda vaguement la demeure, dans laquelle il avait passé de longues années.(A suivre) quanta soldats pour renforcer les ouvriers.Les froids, encore assez vifs, du printemps, n’ont pas permis de pousser rapidement les travaux d’embellissement des jardins.Cela «’a pas empêché M.Dietz-Monin et le général Kostanda de prononcer, devant un publie choisi do hauts fonctionnaires et n’invités, les discours d’inauguration.Mais par quelle aberration des organisateurs n’est-pas un prêtre catholique qui a fait la cérémonie religieuse ?Un thé, servi dans le restaurant français Ansart a terminé la cérémonie de > l’inauguration.Le banquet qui devait avoir lieu le jour même, et auquel toute la presse russe avait été conviée, a été défendu : on a eu peur de quelque incident imprévu et le général Kos-tanda, qui est la raison même, n’a pas voulu assurer la responsabilité des épanchements qui auraient pu aller au delà des bornes permises, et nous estimons qu’il a rendu un véritable service tant aux Français qu’aux représentants de la presse russe.Le même jour, dès cinq heures du soir, l’exposition était ouverte et le public a été admis à visiter ce qui était prêt et ce qui ne l’était pas.• On admire beaucoup les bronzes, les pierreries, la monture des bijoux, et surtout un collier de diamants d’une valeur de six cent mille francs.Mais on a une préférence marquée pour les bijoux où l’art, le goût, l’adresse, l’habilité des ouvriers français, priment tout ce qui se fait en Europe dans ce genre.Pleyel a exposé un piano, vernis Martin, valant quinze mille franc?, qui est très remarqué.Mais il le serait en- core davantage si on pouvait avoir la bonne idée de jouer sur ce piano le potpourri, qui fait fureur actuellement, et qui est intitulé : L* Exposition française à Moscou.L’auteur est M.Jules de Saint-Clou.Plus île mille exemplaires ont été vendus en quelques heures.Nous oublions de dire qu’au-dessous du titre il y a un autre : La continuation de VExposition de Paris, Certes comme collections artistiques et industrielles, elle peut mériter d’être ainsi nommée ; mais le public russe est bien loin de pouvoir fournir un contingent de visiteurs aussi nombreux.Les Russes sont actuellement occupés aux travaux de la campagne, et bien peu négligeront leurs affaires pour l’attrait du plaisir.Parmi les toilettes exposées, il y en a une lilas qui réunit tous les suffrages.L’exposition des tableaux n’est pas encore bien arrangée.Certaines toiles sont trop penchées, et il n’existe pas encore de catalogues.Néanmoins plusieurs tableaux arrêtent le public moscovite peu habitué à une peinture si peu retenue dans le choix des sujets.Le restaurant Ansart est très cher, et peu de personnes peuvent se permettre d’en franchir les portes.On oublie trop hélas ! qu’il n’y a plus de boyards russes.Ceux qui sont riches et oisifs forment la minorité chez nous, les oisifs surtout.Il y a certainement des gens très riches, mais ils vivent à la cour et le service les absorbe.C’est à peine s’ils peuvent avoir par au quelques semaines qu’ils consacrent à leurs affaires personnelles.Quelques-uns traversent rapidement Moscou, en ce moment, mais sans s’arrêter longtemps et ils ne feron que de rares et très courtes visites à l'exposition ; d’autres sc promettent d’y aller en revenant de la campagne.C’est pour cela que cette exposition doit être rendue accessible aux masses, qui fourniront assurément la presque totalité des visiteurs, d’autant plus que ceux ci n’auront pas vu l’exposition de 1889.Le prix d’entrée, fixé à un rouble (environ 3 francs) nous paraît exagéré ; je ne crois pas que pour aucune des expositions de Paris le prix ait été aussi élevé.Cela explique peut-être que l’afliuenco des premiers jours ne se maintient pas, quelque désir que l’un ait de venir admirer l’industrie et l’art français.> Les vingt-quatre kiosques où l’on vend desîjournaux, des rafraîchissements, du café, du lait, des fleurs, etc., sont prêts, ainsi que l’établissement on les Algériennes vont fail e connaître la danse mauresque.11 n’en est pas de même des panoramas de Jérusalem et de Bakou.Le panorama île Poilpot, ce dernier représentant le couronnement du czar Alexandre III, est ouvert au public.Quelques Russes, fabricants de bibelots originaux, tels que les objets eu laque de Loukoutine, en corne île Kostelkoff, etc., ont des kiosques spéciaux.A côté du pavillon du czar, il y en a un autre pour les objets persans de Bagdasaroff et celui do KaudarolV, un ingénieur russe qui a fait un modèle de l’exposition de 1889 avec une tour Eiffel merveilleuse.L?s galeries des beaux-arts, des soieries, des bijoux, des ameublements, ne vont pas tarder à être prêtes, il sera bientôt possible d’en faire un tableau d’ensemble.Bien que les jardins ne soient pas enco re entièrement garnis, l’inauguration des fontaines lumineuses a eu lieu devant un public qui est resté émerveillé.Elles en sont inconstestable-ment la grande attraction et le seront encore davantage dans le courant de l’été.Les théâtres ont commencé à ouvrir leurs portes, mais ce n’est que dans quelque temps qu’on aura l’occasion d’applaudir les doiles parisiennes.En attendant, les prix exagérés des places écftvtent bien du monde.Ce qui, pour le moment, nous parait le plus digne d’attirer l’attention, ce sont les rapports entre ouvriers français et russes.Il y a, à Moscou, plus de cent ouvriers français, menuisiers, mécaniciens, jardiniers et autres.Dans les premiers temps les Français se tenaient dans une réserve hautaine, tandis que les Russes montraient beaucoup d’affabilité, mais sous des* dehors timides.Ils regardaient avec une fiévreuse attention ce que faisaient les Français, et, après quelque hésitation ils finissaient par dire : “ IU mous-sié ! peut-on faire ce que tu fais l ” Le moussié ne comprenait pas ; alors quelque Russe parlant le français servait d’interprète, et l’ouvrier français, d’un air toujours un peu dédaigneux, accordait la permission demandée.Mais c’est là que se manifestait l’extraordinaire talent de compréhension de l’ouvrier russe, qui s’initiait rapidement au travuil qu’il voyait faire.Si bien que l’ouvrier français, tout surpris, ne tardait pas à se prendre d’amitié pour le Russe, qui, dans les travaux de menuiserie fine, ne se sert ni de dessin ni de rabot, et fait tout avec sa seule hache.Une certaine intimité ne tarda pas à s’établir entre Français et Russe, et au bout de quelques jours, il faisaient échange de bous procédés, les Russes offrant leur tabac, la MahorLa, du thé et du kwass (bière de blé), et les Français, des cigares et de lu bière.Le plus curieux, c’est que ni les uns ni les autres ne se comprennent et qu’ils parlent tout le temps ensemble.M.Restaux, l’ingénieur en chef, a pu constater que les moyens naïfs des ouvriers russes ont quelquefois du bon.Il s’agissait de trouver le point central de l’Exposition.Les ouvriers russes prirent deux cordes qu’ils tendirent en croix, et dont les extrémités allèrent aboutir aux quatre portes de l’exposition.Au point d’intersection des cordes, ils fixèrent un pieu et déclarèrent que là devait se trouver le centre.M.Bertaux voulut s’en assurer au moyen de ses instruments de précision, et dut convenir après quelques heures de recherches, à la grande satisfaction des Russes, que le pieu marquait bien le point central île l’exposition.Les soldats, commandés par un sous-officier, déploient la plus grande ardeur ; quant aux Artelchikis (Associations d’ouvriers) qui font les commissionnai-ics, gardent les portes, etc., ils font preuve beaucoup de bonne volonté.L’un deux, celui qui garde la porte de MM.Dautrème et Lenoir, a appris à se tirer d’affaire tout seul ; il commence en effet, à comprendre le français, hide-vine et le baragouine avec une prononciation russe des plus prononcées.Les R.F.qu’on voit partout sont expliquées par : Russie et France ! La saison d’été promet d’être très brillante à Moscou, car, outre l’exposition française, il y a encore l’exposition de l’Asie centrale, qui vient d’être inaugurée par le grand-duc Serge, le nouveaugéüéral-gouverneur de la ville; elle est éclairée à l’électricité et ouvert très tard, ce qui est dans le goût des Russes.Il y a encore l'exposition d’appareils électriques, de préservatifs contre le feu, une exposition desassuranees contre les incendies.( )n exposera des constructions en terre glaise, car jusqu’à présent les chaumières de nos paysans sont en bois très combustible, en été surtout, à cause des toits couverts de paille.11 y aura également une exposition industrielle russe, qui permettra aux Français et aux Russes, de s’apprécier mutuellement.On espère qu’il y aura beaucoup de visiteurs et.de touristes vers le mois de juillet.A Saint-Pétersbourg, une société a loué aux îles une grande datcha, où les :Français trouveront le logis et la table.Beaucoup d’Anglais ot d’Américains sont déjà arrivés, et pourquoi ne pas dire l beaucoup d’Allemands aussi, poussés par une curiosité bien légitime : celle de savoir ce qui se passe chez le voisin.LE CARDINAL ALIMONDA S.Km.le cardinal Gaëtan Alimonda, archevêque de Turin, a succombé hier à un catarrhe bronchial, qui s’est greffé sur la pénible maladie dont il souffrait depuis si longtemps et qui, à plusieurs reprises, l’avait mis en danger de mort.Né le 23 octobre 1818 à Gênes, qui venait d’être adjugée au royaume de Sardaigne par le congrès de Vienne, il fit ses études dans sa ville natale.Se sentant appelé au sacerdoce, il fit sa théologie et se dévoua de bonne heure au salut des âmes et à la défense des intérêts religieux.Orateur éminent et très populaire, il parcourut le Piémont et le pays de Gênes et y obtint, ainsi que dans le royaume lombardo-vénitien et en Emilie, un succès d’éloquence très marqué.L’attention de Pie IX, de sainte mémoire, fut attirée sur les qualités de l’orateur sacré ; il le préconisa évêque d’Albenga, dans le pays de Gênes, au consistoire du 21 septembre 1877.Mgr Ali inonda ne resta pas longtemps investi des charges de ce diocèse ; Léon XIII, heureusement régnant, h* revêtit do la pourpre romaine en lui donnant dans le consistoire du 12 mai 1879 le titre pres-bytéral de Ste-Marie in Transpontinef, possédé autelois par 1»* cardinal de Ho-lienlolie.Le jour même de sou élévation, Mgr Alimonda donna sa démission d’évêque d’Albenga ; entre temps, il reprit ses anciennes occupations et collabora ainsi à J co del PontUieato.Le siège archiépiscopal de Turin étant devenu vacant en 1883, Léon N Fil destina le cardinal Alimonda à cette métropole.A Turin, le nouvel archevêque se fit beaucoup aimer par la population indigène, en même temps qu’il cultivait les relations avec les princes et princesses de la maison de Savoie restés en résidence dans leur pays d’origine.C’est lui qui assista dom Bosco et le duc d’Aoste à leur lit de mort.Le cardinal Alimonda faisait partie des Congrégations de la Propagande, de l’Index, des Indulgences et Reliques et des Etudes.Il était visiteur apostolique et protecteur de l’Eglise nationale des Génois et de la vénérable confraternité des Génois, de St-Jean-Baptiste des Génois à Rome.11 était de plus insigne protecteur de l’Arehiconfrérie de l'Adoration j>erpé-tuelle de l’Œuvre des églises pauvres, de l’archiconfrérie de la Madone du Buon Consitjfio di Monti à Rome ; de l’institution des religieuses de Sainte-Anne de Plaisance, des religieuses éré-mitaires de Gênes et de l’œuvre des Familles et des Mères chrétiennes, L’Eglise »le l’ancien royaume de Sardaigne fait une perte sensible dans la personne du cardinal Alimonda.II.(L-Fromm.Le saint Synode vient d'ordonner qu* tout membre de l’église orthodoxe grecque doit se rendre aux offices, le dimanche.En conséquence, des gendarmes visiteront les manufactures pour voir si l'on y travaille ce jour-là.Des nouvelles mesures viennent d’être prises contre les juifs en Russie.Les médecins militaires, de confession israélite, ont reçu l’ordre de se convertir à la religion orthodoxe ou de donner leur démission.La faculté accordé aux juifs d’acquérir les droits de citoyens héréditaires, leur a été retirée.Le gouvernement de Salisbury vient de subir un échec sur le projot de loi des manufactures.Un amendement de M.Baxton, libéral, prohibant le travail des enfants au-dessous de II ans a été adopté par un vote de 202 contre 1S6, Plusieurs conservateurs ont voté avec la majorité.L’amendement de M.Baxton affectera 150,000 à 200,000 enfants qui travaillent aujourd’hui dans les manufactures.î 6396 1 -1 .- POUR liA SESSION L’Edition quotidienne du Courrier du Canada sera envoyée à partir de ce jour pendant toute la duree do la session du Parlement retentir jusque dans la Chambre des ! Communes, où l’écho importun de l’enthousiasme conservateur allaient porter le coup de grâce aux illusions do quelques députés grits qui travaillaient à leur siège.Federal, aux personnes qui, desi- ; jJt.conservateur est sorti do ce reuses de suivre les débats, turns i.ulcus jus fort ue jamaiSt plus solide enverront la somme do 75 Cr.N- TINS.Le Courrier consacrera beaucoup d’espace aux travaux importants du Parlement Fédéral.Nous aurons des correspondances de la capitalo très soignées, ot ne négligerons rien pour tenir nos lecteurs parfaitement au courant.ANNONCES NOUVELLES G.H.Burroughs, comptable «t liquidateur.Ln Quebec Worsted Company.— Robert Brodie.Pipes, cigares et tabus—J.finest l^cpage.Compagn j lu Richelieu cl Oi tari ».Tapis î PrélarU—Glover, Fry à* C:e.Pixn»* ! Pianos I—Bernard, Fils c** Cie.Instruments de musique, 6*c.—1.N.Praite.Le Magasin tiu Louvre.—Cute 5r* Fnguy.EîoîTei A ioIjcs.—Behan Bros.O -A.1ST _A_ H) -A.QTJEBEC, 20 JUIN 18D1 CORRESPONDANCE D’OTTAWA mu jamais et l'opposition elle-nieme commence en prendre son parti.Il 11’y a plus que M.Bartho qui ait la foi.Mais scs espoirs tenaces sont impuissants à réagir contre le découragement universel de ses amis.J'ai vu plusieurs députés libéraux qui disent : puisque nous ne pouvons espérer renverser le gouvernement, prorogeons lo plus tôt possible.La chambre a repris maintenant le cours de ses travaux comme si rien n’était arrivé.Ainsi va le monde.Le vote des subside est assez avancé.Le discours budgétaire sera prononcé mardi.La lettre de Lady Macdonald aux do-pu tés conservateurs a est la lettre d’une femme politique.C’est bien là la femme à lame virile, auprès de qui sir John a trouvé un si constant appui durant les jours mouvementées de sa vie publique.LETTRE DE LADY MACDONALD Ottawa, 18 juin, 1891.« * * Tout va bien ici.Lorsqu’on lit, dans la capitale, la prose de M.Barthe qui nous arrive, en passant par Québec, dans les plis de l'Electeur, on reste stupéfait de tant d'audace.Cela dépasse les bornes de l'imagination.C’est quelque chose d’inouï, d’incompréhensible, tellement c’est absurde et chimérique.Et dire qu’il y a des mois que les abonnés de cette feuille se font droguer de cette façon, et qu’ils n’ont pas encore crié : assez.Car, enfin, ees gens-là doivent bien voir qu’on les trompo apparemment, qu’on se moque d’eux, qu’ou les nourrit de mensonges.Depuis les élections générales, on les u fait marcher de déceptions en déceptions.Au lendemain des élections, déception atroce : les 20 voix de majorité libérale annoncées par Electeur transformées en minorité de 30 voix.A Touverture du Parlement, élection unanime de l’Orateur : nouvelle déception.Au premier vote, 29 voix de majorité conservatrice : déception plus cruelle.Plus tard, durant la maladie de Sir John, nouveau vole ; 32 voix de majorité : déception accablante.Sir John meurt.Les corbeaux croassent autour du cadavre, et se préparent à la curée.L’Electeur est plus épique que jamais.Cette foi3 la victoire est sûre.Crise, guerre civile, catastrophe, dégringolade conservatrice, tout cela flamboie sur la première page de l’organe lunatique.Et qu’arrive-t-il ?Il n’y a pus de crise, pas de guerre civile, pas de catastrophe, et la seule dégringolade a laquelle on assiste, est celle de M.Laurier du piédestal du premier-ministre putatif sur lequel on l’avait juché prématurément.Le ministère Abbott est formé, et le caucus conservateur l'acclame.Dernière et désespérante déception de messieurs les rouges.Ç’a été un évnèemeut que ce ce caucus conservateur de jeudi.Jamais plus b die démonstration de loyauté et de fi» délité n’a eu lieu ici.Le parti conservateur y était en masse.Une foule cb sénateurs y assistaient.Le premier-ministre, M.Abbott, a été salué par un tonnerre d’applaudis-S2ments.Son discour habile a enlevé tous les suffrages, et a été couvert de bravos.Sir Hector Lange vin et Sir John Thompson ont partagé avec le premier-ministre les acclamations du caucus, quand iLs ont, eux aussi, adressé la parole aux députés.On attendait leurs discours avec une curiosité et un intérêt particulier.Ils ont parlé comme des hommes dévoués avant tout au bien commun, et au triomphe do la cause commune.Sir Hector, surtout dans la fm de son discours, a parlé avec une chaleur et une vigueur très marquée.La députation n’a jamai* manifesté plus d’élan, plus d’ardeur, plus de confiance, plus de sécurité.A certains moments, les applaudissements éclataient comme des salves d’artillerie, se répercutaient dans lo corridor, et allaient ITECliOLOGIE Les funérailles de M.Joseph, Alexandre, Faucher Weippert ont eu lieu jeudi matin, nu milieu d’uu grand concours de parents et d’amis, car le défunt no laisse que des regrets.Bon fils, tendre époux, il a su aussi s’attirer l'estime et la considération de tous ceux qui Font connu dans sa vie privée.11 avait vingt-huit ans ! hélas ! c’est bien jeune pour mourir, c’est bien jeune pour dire adieu à ceux que nous aimons ici-bas.Ce n’est pas Adieu qu’il faut dire mais Au revoir puisque notre passage dans cette vallée de larmes n’est qu’un pèlerinage pour arriver ;\ notre véritable patrie qui est lo ciel.La vie nous paraît bien triste, bien aiuère, lorsque nous nous meurtrissons les pieds aux ronces et aux épines du chemin,mais Dieu n’éprouve que parce qu’il aime et pour K* plus grand bien de ses chers enfants.Pleurez, pauvres parents ! mais que vos larmes soient moins amères eu pensant que celui que nous regrettons est allé dans un monde meilleur et qu’il nous convie tous là-haut pour jouir avec lui d’un bonheur éternel.Oui, repose en paix, ami, sous le tertre où nous irons verser des pleurs, nous tous «pu t’avons tant aimé." Sur la tombe fleurit l’espoir, C.ir l’Ame prend son vol loi sq.:e le corps s’ait.i»e, Car “ Adieu ! " veut dire : “ Au revoir I ” U.SE AMIE.L.F.v aura collusion entre le mari et la femme.Lorsqu’il y aura lieu d’accorder le séparation, le mari pourra être coudamué à payer uuo somme indéfinie ou une pension viagère, Los décisions de ces cours seront sujettes à appel devant la Cour Suprême du Canada, La discussion de la motion du sénateur TASSE, demandant de faire mettre devant le Sénat les documents concernant la reconnaissance officielle de la langue française dans le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest a été remise à une prochaine séance.S.- Par lenient Fédéral Notre correspondant d’Ottawa nous communique le texte d’une lettre que Lady Macdonald a adressée au président du caucus conservateur, tenu hier à Ottawa, et remerciant les députés conservateurs de l'adresse de condoléances qu’il lui ont fait parvenir à l’occasion de la mort de son mari.Voici le texte de cette lettre remarquable : EarusclifFe, Ottawa, 17 juin 1891.J’ai reçu et lu avec bonheur l’adresse que vous m’avez envoyée au nom des conserva- m leurs des deux chambres du parlement, me faisaut connaître dans do termes dont chaque mot était pour moi une consolation, combien iis ressentent ma perte et la leur.“ Je sollicite de vous la favenr de dire à ces messieurs—les vrais et dévoués amis de mon mari—avec quelle émotion j’ai reçu ce témoignage vivant rendu à la grandeur de celui dont nous nous rappellerons toujours la vie si utile, si dévouée, si chrétienne.“ Ce n’est pas avec des larmes de chagrin, une telle vie et une telle mort sont au-dessus des chagrins ordinaires—mais avec des larmes do gratitude et d’affection que je remercie ccs chers amis de leur amour et de leur fidélité pour lui pendant tant d'années et tant de combats.11 Vous leur direz de ma part,—dans une circonstance où tous jouiront vous entendre —que moi, i-a veuve, le cœur brisé, dan« ma solitude et ma désolation, j’ose leur demander un dernier et durable tribut à la mémoire de mon cher mari.t; Je demande que ce tribut soit un appui ferme et uni accordé à la politique et aux principes auxquels notre grand chef a consacré mi t.c, et pour lesquels il est mort.Je leur demauile avec toute la force que mes paroles peuvent- avoir, do faire daua le moment et à l’avenir, ce qui serait le désir et le vœu de mon mari, si ses lèvres closes à jamais sur cette terre, pouvaient parler, dans cette crise ou tout autre que notre pays pourra avoir à traverser, de se tenir côte à côte, épaule à épaule, sans s’occuper des froisse monts, des intérêts pen-onnels ou des revers passagers, sans autre but que le bonheur et le succès du Cauada, de suivre, en un mot, le superbe exemple qui nous a été donné par Sir John, et de réaliser sans signe de division ni de faiblesse les conceptions et les projets qu’il avait tant à cœur.Je suivrai, tant que je vivrai, avec le plus grand intérêt, la marche des affaires publiques en ce pays, comme je suis fière de l’avoir lait depuis vingt-cinq ans,et je prierai comme j’ai toujours prié, pour que le Tout-Puissant Maître des hommes accorde îa sagesse, ia prévoyance et ia ferme te à ceux qui devront diriger le grauil parti conservateur.Croyez-moi, Votre sincère amie S.Agnès Macdonald.PETITE GAZETTE H J On vient d’enterrer à Auxonne le doyen des musiciens de France, M.Ko-xiaud.Il était âgé de 90 ans ; il avait, pendant 75 ans, tenu l'archet de violoncelliste dans la Société phHarmonique d’Auxonne.19 juin.La séance s’ouvre à 3 heures.Les conservateurs du Manitoba viennent de terminer leur convention.Ils ont décidé de poursuivre une politique agressive.Le» officiers suivants ont •Cii élus : Prés.Hon.Hugh J.Macdonald ; Président, Robert Rogers ; Vice-présidents, •Selkirk, W.A.Macdonald ; Lisgar.N.F.Hagcl;Marquette, N.Boyd ; Provencher, R.Marion; Winnipeg, J.B.Mather;Sec.Trésorier, T.H.Gilmour.M.DAYIX dépose un bill pour modifier l’acte des chemins do fer.Sir HECTOR L ANGEVIN donne avis qu’ii proposera lundi prochain que les mesures du gouvernement aient la priorité les jeudis pendant le reste de la session.M.COSTIGAN donue avis qu’il proposera jeudi prochain que la Chambre se forme en comité général pour considérer la résolution suivante : “ Qu’il est expédient d’amender l’acte du Revenu de l’Intérieur et de prescrire que la personne au nom de qui il sera accordé une licence de fabricant de mélanges devra, eu recevant cette licence, payer au percepteur du Revenu de l’Intérieur la somme de cent cinquante piastres.’’ 8ur motion de 8ir .John Thompson, la Chambre passe en deuxième lecture le bill concernant le règlement de comptes entre la puissance du Canada et les provinces d’Ontario et Québec.Ce bill autorise la nomination de 3 arbitres pour chaque partie.La Chambre considère ensuite en comité le bill pour modifier de nouveau l’acte concernant les certificats de capitaines et seconds de navires.Après une heure de délibérations le commité lève séance et demande la permission de siéger de nouveau.La Chambre se forme en comité sur le bill concernant l’octroi d’une subvention à la compagnie du ch’cmiu de fer de transport maritime de Chigncctou.A G h.!» béance est levée.NÉAME DU HOIR A la séance du soir, la Chambro vote en deuxième lecture les bills privés suivants : “ Acte concernant la compagnie du pout de la grande île de Niagara.—M.Monta-GUK.“ Acte modifiant l’acte concernant la compagnie du chemin de 1er du Nouveau Brunswick.”—M.Kirkpatrick.“ Acte concernant la compagnie du chemin de fer des comtés du contre.”— M.McLennan.Acte concernant la compagnie du chemin de fer du Grand-Tronc du Canada.”— M.Tisdale.Acte constituant en corporation la compagnie du bassin et dos chantiers de construction du Vancouver.”—M.Maka.u Acte autorisant la compagnie du chemin de fer Victoria et North America à établir un bac passeur entre la baie Beccbcr, dans la Colombie Anglaise, et un point du détroit de Fuca dau3 les Etats-Unis d’Amérique*— M.Earle.“ Acte constituant en corporation la compagnie du chemin de fer Burrard lu let et de la vallée Westminster, ”—M.Corbould.La chambre adopte aussi un bill du gou-veruement pour régler certaines questions pendantes entre le gouvernements du Cauada et d’Ontario, relativement à certaines terres de sauvages ainsi que le bill modifiant de nouveau l’acte concernant la sûreté sur les navires.La chambre adopte eu comité la résolution suivante : “ Qu’il est expédient d’octroyer annuellement une somme de cent soixante miile piastres pour aider au développement de» pêcheries maritimes, pour encourager la construction de l’équipement de meilleurs navires do pêche et pour améliorer la condition dos pêcheurs.” La Chambre vote eu deuxième il troisième lecture les deux bills suivants : “ Acte à l’effet de modifier de nouveau l’acte relatif aux marques de commerce it aux dessins de fabriques.” “wAete S modifiant l’acte des lettres de change, 1890.” Au moment d’ajourner la séance, M.LAURIER demande si le ministre do3 fi-Dancc*3 lui donnera l’occasion, mardi prochain de proposer lo vote de uon-conliarice dont il a donné avis au gouvernement hier.M.FOSTER dit que mardi prochain il se propose de prononcer le discours du budget, A 10 h.30 la Chambre s’ajourne.Grande cxrurvlon A la lkiic St-Paul pour le premier juillet (Dominion Day\à lord du bateau à vapeur “ Jacques-Cartier,'' pour lo profit de l’Hospice Ste-Anne do la Baie St-Paul, sous le patronage de M.le curé de la Baie St-Paul.Départ du marché Champlain, mercredi, 1er juillet, à G h.a.m.Au retour le bateau quittera le quai à 5 h.du soir.Prix du voyage—SI, aller et retour.Le débarquement à la Baie St-Paul se fera au quai neuf, c’est-à-dire de plein pied sur la t.rre ferme.Des voitures seront appelées en nombre suffisant pour transporter les passagers au village, moyennant 25 cts.par personne (une lieue.) l’n lunch pour les excursionnistes sera préparé à prix réduit au village sous les arbres.Il y aura aussi à bord du bateau un corps de musique, des rafraîchissements et gateaux, viande froide, beurre et thé pour le besoin des excursionistes, mais aucune boisson forte ni bière.Plusieurs membres du clergé feront le voyage et l’uu deux sera chargé de la direction de l’excursion et d’y maintenir l’ordre du r départ au retour.N.B.—Lo nombre des cartes mises eu vente restera dans les limites nécessaires au comfort et à îa sécurité des passagers.TrDIuum en l'honneur d« NI l.ouiu cc après 5 heures p.m.Billets de retour le première classe, aux taux «Pur.simple billet, de Québec à toutes les stations émis lés samedis bons pour revenir jusqu’au mardi suivant.Excellentes terres à vendre par le Gouvernement dans Ja vallée du Lac St-Jean, à des prix nominaux.U chemin de fer transportera les nouveaux colons et leurs familles et une quantité limitée de leurs effets de ménage, GRATIS.Avantages spéciaux offerts à ceux cjui établissent des moulins ou autres industries.Pour informations au sujet des prix pour les passagers et des taux pour, le fret, s’adresser l ALEXANDRE HARDY, agent général pour le* passagers et le fret, Québec J.G.SCOTT.Sect, Gérant.Québec, 13 juin 1891 —o as CHEMIN DE FER QUÉBEC CENTRAL Ligne de Québeo, Boston, Nev • York et les Montagnes Blanches La roule lu plus directe et la meilleure pour Boston et tous les points de la Nouvelle-Angleterre, Sherbrooke et le Lac Mciuphrcmagog.TÉLÉGRAPHIE Rapports d’eleetioiia Sodnoy, 19.—Les élections viennent de se terminer et le»,rapports donnent vingt-huit membres au gouvernement et vingt-cinq à l’opposition.Sir Henjy Parkes et les uutres ministres ont été élus et M.Dabbs, le chef de l’opposition, a été battu.PAUIiKJIEIfT ASOLAIS Refaite de Salisbury Sur la mesure du travail îles entants dans les manufactures Londres, 10.—Les débats à, la Chambre des Communes sur le bill des manufactures se sont terminés par la défaite du gouvernement.L’amendement de Sydney Buxton, député libéral, pour prohiber le travail des enfants au-dessous de onze ans a été adopté par 202 contre 18G.Un certain nombre de conservateurs ont voté contre le gouvernement.Le nouveau bill renvoie des manufactures 150,000 à 200,000 enfants.Cette réforme humanitaire était fortement repoussée par les manufacturiers.Lord Haringtoii, sir Henry James et quelques autres libéraux ont voté avec le gouvernement.En AIsaei-Lorraine Berlin, 19.—Les autorités militaires redoublent d’activité pour renforcer les garnisons en Alsace-Lorraine.Une des raisons qui rendent cette mesure nécessaire, c’est qu’il faut un bien plus grand nombre de soldats comme sentinelles sur la frontière pour veiller à l'exécution de la loi sur les passeports.On sait que l’empereur Guillaume a donné récemment l’ordre d’appliquer, avec un redoublementjlc rigueur, les règlements à cet égard.Cependant, malgré les sentinelles et les ordres sévères qu’elles exécutent, les Alsaciens et les Lorrains continuent à tenir pour la Prance, et ils 11e manquent aucune occasion de tromper leurs vainqueurs et de montrer leur mépris pour le fonctionnarisme allemand.11 paraît qu’au moins qu’au tiers des jeunes gcus dejl’Alsace-Lorraine servent dans l’armée française et aspirent après la guerre qui délivrera du joug étranger leur territoire enlevé à la France.Une strie île ilesaslres Pittsburg, P., 19.—Six maisons ont été démolies et plusieurs personnes blessées, par une inondation à Lecchburg, comté d’Arins-burg, hier soir.Bloomington, 111., 19—Une trombe a détruit, hier soir, les ponts sur îes chemins de 1er Lake Eric & Western, entre Crandall et Farmdalc.Cinq autres ponts ont été enlevés dans la vallée de Farmereek (pii a été inondée par le Gy ras.Longmont Col, 19.—Les chaleurs qu’il a fait ces jours derniers ont fait foudre des quantités de neige sur les montagnes.Par suite la rivière a débordé, toute la vallée est inondée, les ponts sont enlevés et des milliers de piastres de dommages ont été causés.La récolte est plus que compromise.La crue continue et on redoute de nouveaux dégâts.Bangar, Mc., 19.—Une cyclone a ravagé le comté d’Aroostook hier après-midi.Une maison et huit granges ont été démolies.Les clôtures sont abattus sur une étendue de plusieurs milles.Lu seule ligne sur laquelle circulent les chars parloirs et dortoirs entre Québec et Springfield et entre Québec et Boston sans changement.LE ET APRÈS LUNDI, le 1er DÉCEMBRE, le?train;, circuleront comme suit : EXPRESS.—Départ «le Québec, par le bateau-passeur de 1.00 heure P.M.f de Lévis à 1.33 hem**s P.M.Arrivant à la Beauce Jet, à 3.35 P.M.Arrivant à Sherbrooke à 8.00 P.M.Arrivant r New-Port, Vt, à lo.U P.M.Arriva* t à New York à 11.32 A.M.Char .Monarque, parloir buffet, fera partie de ce train de Québco à Spring; field changera de connection à New-Port tt Rivière-Blanche, Jet., avec chars doitoirs pour boston et à Springfield avec chars doitoirs pour New-York.MIXTE.—Part de Québec par le bateau-passeur à I.30 heure P.M., de Lévis A 2.00 heures P.M.arrive A la jonction de la Beauce à 5.50 heures 1’ M., arrive A St-Erançois A 6.45 P.M.Les Trains arrivent a Québec.EXPRESS.—Part de Ncw-Yoik X 4.o«'» lûmes ’'.M., «le Poston A 7 13 P.M., «le New-Port à 5.45 A.M., de Sherbrooke à 8.00 A.M.Arrive A Lévis A 3.00 heures I*.M., et A Québec pat le bateauq asscui à 3.15 P.M.Char Monarque, dortoir, parloi, et buffet, faisant patrie de ce train de Springfield A Québec.MIXTE.—Part de St-Erançois H 6.00 heures A.M , «le la Jonction «le la riciucc A 7.00 heures A.M., arrive a Lé is A 10.2 heures A.M., cl Québec par le bitcau-passcur A 10.30 A.M.Tous les trains express sont ch uffés par va cur de la locomotive.CONNECTIONS.A Lévis et Ilarlaka Jet., avec 1’Intercolonial ; à Sherbrooke, avec le Boston éir* Maine Rp p nir tous Us points «le la Nouvelle-Angleterre ; A Dtulswcll Jet, avec la Division Opper Coos du ch.Maine Central.Billets émis et bagage chèqné A tous les endroits.J.II.WALSH, Gérant gén.fret et passager j.FRANK GRUNDY, .-j Surintendant général.Québec, a8 novembre 1890 86 David Ouellet, ARCHITECTE et EVALUATEUR, No 113, rue St-Jean, II.- V., «lUEItKC.Echos & Nouvelles ATIUER-n 87, Iluo d’Aiguillon.,—Résidence,—> 85, Rue il’Aiguillon.TélépUono S14.Québec, 9 mai 1891—30 mars —lan, 130 BHK RK«XB I>13 IiA TJER-RjtitJK A fl’OBKT Ad’ PKL\€i: HSippolyfe est-il fou ?New-York, 19.—Une lettre de Fort au Prince datée du S juin, dit que pendant plus «le quinze jours, cette ville a été dominée par la terreur, lies citoyens étaient arrêtés par vingtaine et fusillés dans les rues et les place> publiques.Le 30 mai, les soldats du président llip-polyto entraient par force au consulat mexicain, s’emparaient du Général Souli, de l’exministre de la justice Bossier, de Léger Cau-vin et de son frère et les traînaient jusque devant la Cathédrale, où ils les fusillèrent.Indigné de cette conduite, tout le corps diplomatique sc rendit à la résidence d’Hip-polyte et demanda à voir le président.M.Tweedy, pro-consul anglais demanda à Ilippolytc de quel droit il avait violé l’obligation la plus sacrée qui existe entre les gouvernements et quelle assurance on avait que les bfitisscs des autres consulats seraient respectées.Ilippolytc entra dans une grande colère, “ Est-ce ainsi que vous me parlez à moi, Président de ce pays,” dit-il, puis il quitta l'appartement.Le ministre des affaires étrangères M.Le Clicnd, suivit le président et après de longues représentions, le décida à revenir faire des excuses aux diplomates.Le consul de France les accepta, quand aux consuls d’APema-gne et d’Angleterre, ils se déclarèrent personnellement satisfaits, mais ajoutèrent qu’il sc croyaient obligés de faire connaître à leurs gouvernements respectifs, la réception que leur avait faite le président ainsi que l’état des affaires du pays.Ilippolytc perdit toute son arrogance en entendant ce discours et depuis on vit qu’il a une peur bleue que que les puissances étrangères ne lui fassent payer cher son insolence.On croit en effet, que la chose 11’en restera pas h\.Lquchefs do l’insurrection n’ont pas cnco-ro été arretés.Les généraux Sully Grottier et Bcdcr sont réfugiés dans les bois.On croit que sous peu, ils feront leur apparition dans quelque ville du nord.Ces partisans d’ïïippolytc sont aujourd’hui fatigués de sa tyrannie.Le président sera certainement renversé d’ici à quelque semaines.Le président est-il fou ?Voilà une question que tout le monde sc pose à Port au Prince.On so rappelle qu’il y a quelques anuées, alors qu’il s’était réfugié à la Jamaïque, Ilippolytc devint fou furieux et fut interné à l’asile des aliénés, à Kingston.On fut même obligé de lui mettre une camisole de force.Toute annonce de naissance, mariage BT DÉCÈS, SERA REFUSÉE SI ELLE N’EST ACCOMPAGNÉE D’UNE REMISE DK 25 CENTS I.'ljrlIfM?do Ih biiNüft ville A partir de lundi prochain, le 22 du courant jusqu’à la lin des vacances il 11’y aura dans l’église de la basse ville qu’une messe chaque jour à sept hrs.On ne devra pas compter sur la messe de GJr lira, même les dimanches et les fêtes pendant la vacance.Ouverture «lu Trldtiuin u lu limOHque L’ouverture du triduum à l’occasion du troisième centenaire de la mort do saint Louis de Gonzague a eu lieu ce matin à la Basilique.T hic messe basse a été dite il 7.30 heures par Mgr Minois, V.G., pendant laquelle il y a eu chant et musique.Les élèves du Grand et Petit Séminaire, les élèves de l’Academie Commerciale et de l’Ecole Normale y assistaient.Après la messe il y a eu consécration il Saint-Louis de Gonzague de tous les fidèles présents dans l’église par M.le curé Faguy.• Aujourd’hui le salut du soir aura lieu à 7 heures.Le sermon, hier soir, a été donné par M.l’abbé T Los.G.Bouleau, principal de l’Ecole Normale et ce soir, ilsera donné par M.l’abbé L.A.Paquet, du séminaire.La clôture de ce triduum aura lieu dimanche u près midi, il -\h heures ; le sermon sera donné par le K.P.Turgeou, S.J.Un tableau représentant saint Louis de Gonzague est exposé dans le cœur de la Basilique et tous les jours on fera vénérer une relique «lu saint après les exercices.l.u UrCve Les relations entre les patrons et les ouvriers s’améliorent.Jeudi après-midi, il y a eu assemblée des patrons et des délégués de l’associations ouvrière.Un plan de conciliation a été proposé, et il est tout probable qu’il sera accepté.Nous espérons donc que la crise qui s'annonçait comme devant être si désastreuse, va bientôt prendre fin.C’est l’avantage des deux partis et de lu ville entière.An Labrador L’ÉPIDÉMIE DE I.A GRIPPE M.II.J.McHugh, surintendant du service des signaux, nous a communiqué hier soir la dépêche suivante que lui a adressée Mgr Bossé : Pointc-aux-Esquimaux, IG juin.Une calamité ici.L’épidémie de grippe met dans la détresse toute la population de ce district.Jusqu’il présent il y a cinq morts et 12 malades en danger.La plupart do nos 140 familles est atteinte delà maladie.La convalescence est très lente.La plupart des malades ont eu une ou deux et même jusqu’il trois rechutes.Nous n’avons pas de médecins et on demande des remèdes à grands cris de partout.Un malaise profond règne ici et notre population est loin d’être gaie.Nous avons été tropjieurcux d'apprendre que le gouvernement Mercier nous envoyait un médecin avec des remèdes.Veuillez nous donner il ce sujet des renseignements provenant de source officielle et nous dire quand le médecin laissera Québec.Nous attendons la réponse avec anxiété.(Signé) Mgr Bossé.Comme nous l’avons annoncé déjà, M.le Dr Bomuald Fisot, ex-député de Ilimouski, a reçu instruction de se rendre au Labrador pour administrer les soins de la médecine à la malheureuse population de cet endroit.Il est parti mercredi pour remplir sa mission et il fera diligence.Ou nous annonce aussi que Mgr Bossé, contrairement à ce que les journaux ont dit, et grâce à sa robuste constitution, a été jusqu’à préseut épargné par l’épidémie.Nous nous réjouissons de cette nouvelle, car dans les circonstances pénibles que traverse la population du Labrador, elle a besoin plus «pie jamais du zèle et ue la sympathie du vénérable missionnaire qui a consacré les plus belles années de sa vie à la soutenir et il l’encourager aux jours d’épreuves.A n'iilTcnlff'-l.iival Le concours annuel des étudiants en droit de troisième année pour le * prix Stanley, a eu lieu la semaine dernière.M.Tousignant, fils de M.Tousignant.avocat de cotte ville, a été l’heureux concurrent.M, Cyrille Deluge, fils de M.le notaire Delage de cette ville, a remporté le prix Gas-graiu au dernier concours de droit criminel.Les examens se sont terminés hier dans les facultés de droit et de médecine de l’U-uiversité Laval.Bon nombre d’élèves sont déjà partis pour leurs vacances.Pilules d’Holloway Opération Manufacturières et Ouvriers dans Us manufactures.Les remèdes remarquables qui ont été découverts et perfectionnés par Thomas Holloway, et qui depuis plus de cinquante ans ont été employés avec succès dans tontes les parties du globe, sont surtout utiles dans les diverses maladies qui aflligçnt ceux qui à raison de leur occupation sont enfermés pendant des années ou toute leur vie dans des bâtisses remplies de momie et dans des ateliers.Les pilules et l’onguent d’Holloway sont des remèdes combinés, le premier ramenant les forces vitales quand elles sont diminuées et purifiant toujours le sang d'une manière efficace, tandis que le second guérit les maladies locales,arrête les inflammations,et agit comme agent purificateur et curatif dans le cas de plaies sur les jambes, sur la poitrine, ulcères, et autres maux de taut genre.Perr; PAIN- yi Pour uoaço totorno ©t extern© Il agit promplcm.-.it et soulA^o presque a l'Instant les doul-mrj ! plue fortes : - r'— -•» DROIT AU BUT.AGIT I^STfiNTANBlVIEftT Pour CRAMPES, FRISSONS, COLIQUES.DIARRHEE, DYS-SENTERIE, CHOLERA MOR-.BUS.et toutes les MALADIES des INTESTINS, AUCUN REMEDE N'EGALE LE PAIN-MILLER.II a un effot magique sur lo Choiera du Paye et Iü3 Douleurs dos Intostins.C* CST LC MCILLtun dirMCOC DC r A MIV •_ "T POUf BRULURES,MEURTRISSURES, ENTORSES, RHUMATISME, NEVRALGIE et MAL de DENTS j• EH VKNTE RARTOUT A25G.LA UOUTC'LL.K.LcT Méilcz-vou.H tl*!M Contrducon* « t iirJUtiou# EN GARDEZ-VOUS A LA MAISON?Allen's Lung Balsam.AUCUN REMEDE N'EST MEILLEUR POUR TOUX, RHUMES, CROUP, CONSOMPTION, Ac?.¦ÀJ LU _J ûû < iLl| 1 GC lo < » SURE LE GRAND PURIFICATEUR DU SANG I LA SALSEPAREILLE DE BRISTOL GUÉRIT TOUTES I.ES AFFECTIONS DU S.^NG, CERTAINE té m O c m > o> TL.E n Courrier du Canada " Est en vente chez MM.Bélainl tabaconistc, rue et Faubourg St-Jean, chez M.Victor Marier, dépôt central de journaux, rue d’Aiguillon, J.Ernest Lepage, H.rue Saint-Georges, Filteau, libraire, rue Buadc, Haute-ville, A.O.Raymond, rue la Fabrique^ Drouin et Frère, rue StrJoseph, St-Boch, et à Lévis chez M.C.A.Demers, station de ’I.0.R.louis Tobin SciBÜB.sîï'bsa* Slsahissiro Coin «les Rues tf'lnir E'oiilniiK1 ci QUARTIER MONTCALM " (J U E 5 E C .1 J LA COMPAGNIE CHIN QUEBEC Ancienne maison Métliot fondée en 1808 SlICCCMSrSiï’S oc C'eut rai Le chemin de fer du Québec-Central va changer l’indicateur de ses trains le 29 du courant.Il y aura un convoi direct de Québec à Boston sans changements.Lu mum» lue turc do chnmiHtim de ï.é> b Hier après midi a eu lieu la vente do la manufacture de chaussures de Lévis, comme suit : Bâtisses et machineries à 31.J.B.31 i-cbaud, marchand, pour la somme de S 6,600 ; les outillages Ci dits *' chaussures eu voie de fabrication au môme pour 54 cents dans la piastre ; échantillons et valises au même pour G7 cuits dans la piastre ; chaussures manu facturées au lot à J.Lawlor pour 7Gc et SOc dans la piastre ; le cuir •* Stain,” clous, vernis, etc., à 31.Rochette, de Québec, pour 701c dans la piastre ; coffre de sûreté à M.Sam Harris pour $71 ; fournitures du bureau à 31.Galibert, de Montréal, 20c dans la piastre ; un lot de charbon, traîneaux, etc., à Joseph Gagnon, pour 812.Un lot de chaussures dépareillées adjugé pour $2.Nouveau journal * Le Courrier du lac St-Jrun, tel est le nom d’un nouveau journal hebdomadaire qui sera publié à Robcrval, dans une couple do semaines par M.G.J.'fessier.Ce journal prendra les intérêts de l’agriculture et de la colonisation.Concourt
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