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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
samedi 29 août 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1891-08-29, Collections de BAnQ.

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c?5èn_e année No 73-Edition quotidienne.-14ième année Samedi, 29 Août 1891 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS JE CROIS.J’ ET J’AIME.THOMAS Cil AP A JS, Directeur-Propriét aire LEOEli BROUSSE AU, Editeur et administrateur, ?fimli.ktun 1>U COURRIER OU CANADA 29 Août 1891.—No 43 -«Lia___ DRAMES FOYER ('/Suite) —logiez doue co que nous dévoua faire, docteur.—Le mariage civil et le mariage religieux auront lieu le m&inc jour.Vous arriverez à Paria par uu train matinal.Mlle Cécile et tous entrerez à l’hôtel Nanteuil, le rez-de chaussée sera disposé pour vous attendre.Votre tille aura pour témoins moi et Darthos.—Quoi ! monsieur Darthos.—Soyez tranquille il n’aime plus Cécile.Le mariage célébré, M.Kasio Yliuski ern mène sa femme, eu Angleterre, je crois, et vous reprenez la route du Prieuré.— Pouvez-vous inc dire grace à quelles ressources M.Kasio lait les frais indispensables.—Il m’est Yeuu uu soupçon, et je le crois fondé.Zoé Cobra n’ayant pu garder votre tille chez elle, a réussi à accaparer votre futur gendre.Pour avoir la satisfaction orgueilleuse de raconter qu’elle lui prête de l’argent, elle est capable de lui avancer quelques billets de mille francs.—Si je savais 1 s’écria Eugénie.—Vous feindriez de l’ignorer, et vous auguriez raison.Laissons ces deux fous s’embarquer sur uue mer où de plus habiles et de plus forts qu’eux ont fait naufrage ; uous leur tendrons la main seulement quand ils se croiront perdus.Nous avons besoin d’ailleurs, de juger à fond ce polonais, et de savoir si cc matamore du dévouement garde un reste d’énergie ; je ne le crois pas, mais euûn nous lui devons, jusqu’à preuve contraire, les bénéfices de ce doute.Pendant les jours qui précédèrent le mariage de Cécile, les habitants du Prieuré connurent la contrainte.Augustine ne so dissimulait point que sa fille jouait et perdait à la fois son avenir.Aussi se borua-t-ello à lui douucr quelques bijoux de miuce valeur, certaine qu’elle ne les garderait pas longtemps.Le trousseau de Cécile était assez riche et assez complet pour que, provisoirement, on y ajouta rien.Chacun semblait préoccupé de se mettre eu guide contre Kasio Vliuski.Cécile le comprenait et son orgueil plus encore que son cœur, s’eu irritait sourdement.La veille même du jour fixé pour cette union, Augustine garda durant la soirée, sa fille auprès d’elle, et d’uuc voix dont la douceur attristée aurait dû convaincre et toucher la jeune obstinée, elle lui dit : —Ilest temps encore de reculer dans la voie mauvaise où tu t’es engagée.Si malheureuse que je sois de te voir épouser un homme trop faible pour devenir tou appui, trop paresseux pour te faire vivre, trop pro* digue de serments et de protestations pour avoir le respect de la paiolc donuéo, Dieu m’est témoin que je te parle à cette heure saus rancune, sans colère ; j'ai consenti, tu peux agir, je tâcherai que tu ne vois pas mes larmes.Mais réfléchis.Avant de franchir uu précipice, on peut, ou doit en Bouder le fond.J’ai perdu on une houre uu mari que j’ai longtemps aimé, et ma tendresse n’a pu survivre à mon estime.Il en serait ainsi de toi.Tu cèdes à la violence d’un sentiment passager.Il te reste quelques moments pour renoncer ù une folie, tandis que toute ta vio sera employé à la regretter.—11 est trop tard, répondit Cécile.— Non, répliqua Mme Nauteuil en Berraut les deux mains de sa fille, il u’est trop tard qu’à l'heure où le prêtre a béni le mariage.Les formalité remplies jusqu’à co jour ne t’engagent à rien ; le contrat signé ne te lie.pas davantage.Je jetterai au feu ta parure de mariée, et tout sera dit jusqu’à cc que revenue de l’erreur de ton imagination, tu choisiras un homme vraiment digne do toi* Cécile se sentit touchée : —Tu os bonne do me parler aiusi, dit-elle, j'aurais beaucoup pouffert si nous n’avions pas eu une heure d'effusion en toute liberté mais j’aime Kasio Vlinski, et demain jo Berai sa femme.Augustine attira eu fille dans ses bras.—Pauvre, pauvre enfant ! dit-olle.Le lendemain, le départ eut quoique chose de sinistre.Augustiuc,Eugénio etCécilo quittèrent la Porté eu toilettes fort simples, et po rendirent à l'hOtcl do Nanteuil.Le docteur et Darthos attendaient.Au rez-de-chaussée, tout avait été.préparé pour les recevoir.Mais les moindres détails de cetto réception, si cordiale qu’on essayât de la faire, trahissait uue gouo intérieure.Kasio Vlinski vint seul à l’hôtel, ses témoins devaient l’attendre à la mairie.Cécile, blanche comme une morte, et puisant sculemement dans sa volonté de se soutenir, monta dans la meme voiture qu’Eugénie et Augustine.Angèle était rapidement descendue l’embrasser ; elle lui avait promis do toujours l’aimer et de lui rester dévouée.Puis elle était remontée près de son oncle.Toussaint et Darthos s’éloignaient, Angèle devait rester près de lui.La cérémonie à l’égliso fut lugubre, ni orgue, ni chauts de fête ; eu dépit de l'autorisation du père, et de la régularité apparente de ce mariage, il restait empreiut d’uue sorte de clandestinité.On déviuaitque la publicité en était redoutée comme une honte.Personne n’avait été invité ; les quatre témoins, Augustine et Eugénie ae tenaient seuls près de la mariée défaillante, qui semblait avoir peine à supporter cette désapprobation de son choix.Quand les registres furent signés, paraphés, elle saisit le bras de Kasio avec une sorte de désespoir.— Emweuez-moi ! lui dit-elle, cm menez-moi ! Si Augustine n’avait invité personne au mariage de sa tillw, trois femmes y assistaient cependant, non dans la nef, mais dans celui des bas-côtés qui se trouvait voisin de la sacristie.Zoé Cobra, à qui Kasio devait un prêt do dix mille francs, n’avait pas man* qué d’avertir Sosthénie Simonin et Flore Dorvet.Au moment où la mariée quittait son prie-Dieu pour gagner la sacristie, Zoé se pencha vers Sosthénie : —Dans quinze jours elle comprendra qu'elle s’est trompée, elle pleurera dans un mois, et dans un an.—Eli bien ! dans un an 'l —Cécile aura quitté son mari.— Comme sa mère, ajouta Flore.—Le mari est toujours fou.—Plus que jamais, il s’est ruiué.—Alors Cécile !.- Aura ses yeux pour pleurer.— Ils étaient trop fiers dans cette famille-là, dit Zoé.J’ai entendu dire que tout ceci était une punition de Dieu.— Ah !oui, Nanteuil a écrit de mauvais livres.il a creusé une fosse, et il est tombé.Cécile sort do do la sacrietie.Elle n’est pas jolie du tout ce matin.le blanc va mal aux brunes.Zoé quitta sa chaise, se iapprocha de l’endroit par lequcllc devaient passer les jeunes gens et tendit la main à Kasio, puis à Cécile* Ceux-ci lui adressèrent quelques paroles amicales, et promirent d’aller la voir à leur retour.Augustiue et Eugénie passèrent sans saluer* —Eh bien I dit Sosthénie en quittaut l’église, le jour où nous avons écrit notre lettre anonyme, nous pouvons nous vanter d’avoir joliment machiné uu roman.On espérait un drame do l’histoire de cette lettre.Une séparation, un cas de folie furieuse, une ruiuc, et un mariage avec un polonais.—Eh î c’est complot 1 dit Zoé.—A propos, reprit Flore, et Pharès?—Pharès s’eet attiré une mauvaise affaire.Quand on tripotte, ou n’est pus toujours heureux.Il avait pris à partie uue famille scandaleusement riche, et capable de lui faire payer cher le silence qu'on ne pouvait manquer de le prier do garder.11 paraît que sur cette famille couraient des bruits qui, habilement exploités, auraient suffi pour la déshonorer.Pharès écrivit un article qu’il eut la précaution d’adresser à ceux contre lesquels il organisait cette petite guerre, ou ne lui répondit pas ; il eu écrivit uu secoud, on ne donna pas davantage sigue de vie ; lo troisième, plus insultant, plus menaçant que les deux premiers, devait, croyait-il, amener un résultat.11 eu obtint uu eu effet.Pharès fut uu beau matin mandé chez le Procureur de la République, sous la prévention de calomnie, de diffamation et de chantage.— Un journaliste à la nier ! dit Sosthénie.Les Vipères descendirent les degrés de l’église, et entrèrent «liez uu pâtissier.Kasio et sa femme, Augustine et scs amis regagnèrent l’hôtel où les attendait le déjeuner.Uue voiture était atteléo dans la cour cette voiture devait conduire Vliuski et Cécile à la gare Saint-Lazare.On mangea vite,Jsilenoicu8ement ; Darthos et Toussaint avaient hâte do rejoindre leur malade ; ni Augustino ni Eugenio no pouvait triompher de la tristesso qui les oppressait.Enfin les jeunes gens monteront en voiture, Cécilo essuya scs yeux, regarda sa mère longtemps, et peut-être, à cette minute, tandis quo les chevaux remportaient, se dit-elle que sa vie était manquée.A suivre) L'ENCYCLIQUE RERUN ” ET SES ENSEIGNEMENTS (PREMIER ARTICLE) Importance de VEncyclique.—Son caractère et son autorité 1.—De toutes les Encycliques publiées jusqu’à ce jour par Léou XIII, l'Encyclique Rerum Novarum est celle qui a eu le plus de retentissement.C’est là un fait palpable, que confirment chaque jour les renseignements enregistrés par la presse.D’où lui vient ce succès ?Les enseignements qu’elle contient sont-ils plus fondamentaux et plus graves que ceux des Encycliques antérieures ! Sont-ils plus nécessaires au monde ?Ont-ils plus d’actualité ! Le Pape, en les donnant il y a-t-il mis plus d’élévation et de profondeur l Non.Rien de semblable ne donne la supériorité à l’Encyclique Rerum Novarum sur ses devancières.C’est le même docteur qui parle, avec lu même connaissance des vérités éternelles et des nécessités présentes, avec la même sagesse, la meme sublimité, la même profondeur.La manière elle-même est celle que Léon XIII a suivie dans toutes ses Encycliques ; large développement do la doctrine avec les preuves à l’appui.Mais, en traitant “ de la Condition des ouvriers ”, le Pape a nécessairement traité de la condition de ceux qui les emploient, de ceux entre les mains desquels les produits du travail sone allés s’entasser sous forme de propriétés immobilières ou de capitaux.Et ainsi son Encyclique s’adresse à toutes les classes de la société et à chacun des individus qui la composent.Elle touche d’ailleurs, d’une main sûre, au mal profond qui travaille le inonde moderne et menace, s’il n’v est porté remède, de le je-rer dans des crises auxquelles les désordres des invasions barbares n’auront rien eu de comparable.A ce mal, le Souverain Pontife apporte le remède : il l’indique avec la double autorité du docteur infaillible et du penseur éminent.C’en est assez pour que tous, sans exception, s’intéressent à sa doctrine.—De plus, des discussions se sont élevées sur ces redoutable» questions et les esprits se sont divisés sur les solutions à leur donner.Le Pape vient clore ces discussions et résoudre le problème.Catholiques ou non, tous se voient contraints d’avouer (pie nul, jusqu’à présent, n’a répandu plus de lumières sur le sujet.Voilà pour quelles raisons l'Encyclique Rerum Novarum excite plus d’intérêt qu'aucune des précédentes et pourquoi elle semble devoir exercer sur le monde une plus considérable influence.Terminera-t-elle sur-le-champ toutes les discussions / Réunira-t-elle promptement tous les esprits dans une seule et même pensée, tous les efforts dans un même action?Pour le penser, il faudrait ne pas connaître l’esprit humain.Il y a des yeux qui ne veulent pas voir la lumière ; la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne la comprennent point ; elles ne veulent point la comprendre.Et, jusque chez les fils de la lumière, il y a bien des yeux malades auxquels le grand jour est pénible à supporter : ils s’y soustraient autant qu'ils le peuvent, aimant mieux connaître moins et garder leurs préjugés, que de voir davantage en se les faisant enlever.Enfin, parmi ceux mêmes qu apporteront à l'étude de l’Encyclique los plus dociles dispositions, no pourra-t-on pas interpréter diversement certaines parties plus particulièment délicates d'un enseignement qui approfondit tant de questions ?Mais, il faut bien Tespéreri avec lo temps et la réflexion, la vérité frappera tous les yeux qui no voudront pas systématiquement et persévéram-ment demeurer fermés, et il nt sera pas au pouvoir des ténèbres de supprimer ou d’obscurcir la lumière que Dieu, dans sa miséricorde, vient de donner au monde.C'est pour aider à co résultat que nous comuiencous sur l'Encyclique [ Rerum Novarum une étude semblable à celle que nous avons faite sur les trois Éncycliques précédentes.Nous suivrons, dans ce nouveau travail, la même méthode que dans les trois autres et nous serons animé du même esprit.Faire connaître exactement quels sont les enseignements contenus dans le document pontifical, sans y rien mêler qui sente l'opinion person-le ou l’école ; éviter de réduire la doctrine du Pape à telles ou telles vérités de détail qui cadrent avec des idées et des systèmes préconçus ; pour cela, donner pour base à mes commentaires une analyse fidèle et complète de toute l'Encyclique : voilà, cette fois encoie, tout notre dessein.II.— Avant d'entrer en matière, il convient de dire quelque chose du caractère et de l'autorité de notre Encyclique : nous y sommes engagé par diverses appréciations publiées à ce sujet, dans lesquelles nous avons regretté de trouver des inexactitudes de doctrine dont la conséquence serait d’amoindrir la parole du Pape et, par là-meme, de la rendre moins efficace.L'encyclique est-elle un document ex cathedra ?Si ce n'était pas un document ex cathedra, nous ne voyons guère ce que ce serait et daus quelle catégorie d'écrits il devrait se classer.Veut-on que ce ne soit qu’une simple thèse philosophique et sociale de Joachim Pecci ?Et, parce que le Pape condescend à appuyer de bonnes preuves et de solides arguments ses lumineuses expositions, dira-on qu’il a voulu interdire toute autre lumière que c«lle de la pure raison et tout autre exercice que celui de ses éminentes facultés naturelles ?Cette supposition est inadmissible.Sans en chercher d’autres preuves, une thèse philosophique, eut-elle un Pape pour auteur, ne s’édite pas sous forme d'Encyclique adressée à tous les évêques du monde pour leur servir de règle dans la doctrine et dans l'action.Dira-t-on (pie c'est l'enseignement purement personnel et privé de Léon XIII, comme la traité de Synodo Dioc-cesana l'est de Benoît XIV?Mais où sont, dans l’Encyclique ou en dehors d’elle, les déclarations semblables à celles par lesquelles Benoît XIV pourvut à ce qu'on ne pût voir, dans l’ouvrage publié par lui sous son pontificat, autre chose que le travail personnel du cardinal Prosper Lambertiui ?Et encore, dans le traité de Synodo Dioecesana, il ne s'agissait que d’un ouvrage de science^ et non d’un acte revêtu de la plus solennelle des formes dos documents pontificaux.En vain s’appuierait-on sur ce que le Pape, à plusieurs reprises, apprécie des frits qui ont tenu plus ou moins de place dans l’histoire.Ces appréciations, qu’elle qu’en soir d’ailleurs la portée, ne sont pascelles d’uu simple particulier d’un savant, d’un philosophe, mais celle du Vicaire de Jésus-Christ appliquant à l’histoire humaine, comme aux besoins présents du monde, la doctrine naturelle et révélée dont il est le gardien et l’interprète.Prétendra-t-on que c'est une règle disciplinaire de conduite imposée aux chrétiens, un simple acte de commandement auquel on doit seulement l’obéissance extérieure, et non uu enseignement ex cathedra auquel on doive l'assentiment intérieur ?S'autoriserait-on de ce que Ton ne trouve dans l’Encyclique aucune des formules que les Papes ont coutume d’employer quand ils définissent solennellement la vérité ou condamnent solennellement Terreur ?Mais d’abord, il y a la même absence des formules dont sont toujours revêtus les actes disciplinaires.Si le Pape ne dis pas : Nous proscrivons telle erreur comme contraire à la foi ”, il ne dit pas non plus : 44 Nous prohibons tel acte ".S'il no déclare point “ définir telle vérité ” comme appartenant à la foi, il ne déclare pas davantage qu’il “ donne tel ordre ” sous peine de désobéissance.— Ensuite, et nous prions ici nos frères les catholiques de faire grande attention: lo concile du Vatican, en définissant l’infaillibilité et en expliquant au grand complet les conditions des actes m cathedra, ne leur a assigné aucune forme particulière.Il suffit à leur existence et à leur valeur comme tels : lo que le Pape fasse office de docteur suprême de tous les chrétiens ; 2o qu’il traite une matière appartenant à la foi ou aux mœurs ; 3o qu’il prononce que la doctrine qu’il enseigne doive être tenue de tous les chrétiens.Que les deux premières conditions se vérifient dans l’Encyclique Rerum Novarum, aucun catholique, l’ayant lue ne le niera.Le Souverain Pontife, en effet parle en docteur suprême de tous les évêques, auxquels il adresse sa parole, et de tous les chrétiens, auxquels il veut que sa parole arriva par leur intermédiaire ; et il leur donne, non des ordres disciplinaires, mais des enseignements doctrinaux.Les points qu'il traite appartiennent à la foi et aux mœurs : à la foi, par les principes fondamentaux de droit naturel et révélé qui sont à la base de toutes les résolutions pratiques et exposées dans l’Encyclique ; aux mœurs, parce que tout cet enseignement a pour but de guide» les chrétiens dans la conduite à tenir au sujet des questions sociales.Mais la troisième condition se vérifie-t-elle aussi biei.que les deux premières ! Le Souverain Pontife entend-il faire une obligation d'admettre les doctrines qu’il enseigne ?Un en a douté, à notre avis, saus raison suffisante.Ou se fondait sur ce que l’Encyclique Rerum Novarum ne contient aucune des clauses par lesquelles les Souverains L'onti-fes ont coutume de déclarer leur intention d’obliger, par exemple, que telle doctrine doit être tenue pour divinement révélée ; que telle autre doctrine est contraire à la foi, hérétique, erronnée et que nul ne peut la professer.Mais remarquons de nouveaux qu’aucune formule n’est requise par la définition du concile du Vatican, et par conséquemment, l’intention d’obliger à ras-sentiment de l’esprit peut ressortir de toute autre preuve que d’une déclaration explicite.Or, dans le cas présent, l’intention du Pape n’est point douteuse.Il veut, “ comme dans ses Encycliques sur la 44 souveraineté politique, sur la liberté “ humaine, sur la constitution elirétien-“ ne des Etats, réfuter les opinions erronées et fallacieuses ”.11 aborde le sujet avec assurance et dans toute la plénitude de son droit : “caria question “ qui s'agite est d’une nature telle, “ qu’à moins de faire appel à la religion et à l'Eglise, il est impossible de trouver “jamais une résolution efficace, ’ Or, 44 comme c’est à Nous principalement “ dit-il, qu'ont été confiées la sauvegar-44 de de la religion et de la dispension 44 de ce qui est du domaiue de l’Eglise, 44 Nous taire serait aux yeux de tous 44 négliger notre devoir.” Si le Pape parle pour le sauvegarde de la religion et pour la dispension de ce qui est du domaine de l’Eglise, il faut que sa parole soit obéie en ce qu’elle commande et crue en ce qu’elle enseigne.Qu’elle soit crue, disons-nous : non pas toujours d’un assentiment de foi divine,proprement dit.Ce n’est pas, en effet, seulement dans les vérités définies comme de foi divine et catholique que les enseignements pontificaux exigent la créance, mais en tout ce qui sc rattache au dépôt de la révélation.Ce n’est pas seulement quand le Pape condamne uno erreur comme héritique qu’il impose l’obtigation de ne pas la professer extérieurement, mais toutes les fois qu'il enseigne une vérité ou qu’il prescrit une erreur sous quelque qualification que ce soit, ou même sans aucune qualification.Les points étant élémentaires en théologie, nous nous abstenons de les démontrer.Ce qui est moius étudié jusqu’ici, c’est la nature de l'assentiment intérieur que nous devons aux enseignements pontificaux quand la doctrine enseignée appartient à l'un des degrés inférieurs à la foi divino, ou que les erreurs condamnées ne méritent qu'une note inférieure à l'hérésie.Sons entrer dans l'exposé de ce très intéressant et trè» utile sujet, disons seulement que cet assentiment se résout finalement en un double acte de foi : l'un portant sur lo point révélé auquel se rattache la vérité ou l'erreur de degré inférieur ; l’autre portant sur l’infaillible autorité de Celui auquel est confié le dépôt de la révélation.Quand le Pape enseigne une vérité ou qu’il contremande une erreur de cette nature, il ne le fait qu’en raison de son rapport avec la vérité révélée et pour remplir son office de gardien du dépôt sacré.Par le lien de cette vérité ou l’opposition de cette erreur avec la vérité révélée, la décision du Pape rentre dans la catégorie des décisions intéressant la foi, et l'assentiment que nous y donnons, sans être celui de la foi, se rapporte neanmoins a la foi d'où il découle, d’une manière analogue à celle dont une conclusion théologique, sans être révélée, découle pourtant d’une, vérité révélée.C’est à ce point de vue qu’il faut se placer pour comprendre quel assentiment nous devons aux enseignements contenus dans l’Encyclique Rerum Novarum Tout n'y est pas défini comme de foi divine ; mais tout ce qui est enseigné se rapporte de quelque manière à la foi et rentre dans le champ des manières soumises à l’autorité doctrinale du Vicaire du Christ.Nous devons à cet enseignement un assentiment intérieur qui procède de la foi et s’appuie sur l’infaillible parole du Souverain Pontife.Ayant établi que l'Encyclique Rerum Novarum est un document ex cathedra-, nous n’avons plus à démontrer qu’il est iufaillible.La conséquence est d’elle-même certaine et évidente.Mais gardons-nous de croire, avec quelques-uns, qu'il résulterait de là que tout le contenu de cette Encyclique serait défini comme de foi divine.C’est là une erreur qui procède d’une fausse notion de l’infailibilité : fausse notion sur la nature de l'infaillibilité, qui ne consiste pas à donner force de vérité révélée aux enseignements ex cathedra.mais à garantir le Pape de toute erreur en matière de foi et de mœurs dans le contenu de ses enseignements fausse notion sur la matière de l’Infaillibilité qui n’est pas seulement la vérité révélée elle-même, mais tout ce qui rattache d’une manière plus.ou moins nécessaire, comme les faits dogmatiques et les doctrines philosophiques liés au dogme ou à morale : fausse notion sur la forme des enseignements infaillibles qui ne sont pas uniquement les définitions solennelles des dogmes non définis, mais tout enseignement appartenant au dépôt de la foi, soit à titre de vérité révélée, soit par suite d’un lien avec la vérité révélée.Dans l’Ecyclique Rerum Novarum lo Pape traite ex cathedra de matières concernant la fui et les nmuirs.Sa parole est infaillible.Mais tout ce (pie nous en conclurons, c’est que, dans le contenu de l’Encyclique, il n’y a rien en matière de foi ou do mœurs qui soit contraire à la doctrine révélée, c’est-à-dire, aux vérités surnaturelles dont le dépôt a été confié avec les précédentes à la garde de l’Eglise- C’en est assez pour (pie nous lisions l’Encyclique sans défiance, eu toute docilité.Nous n’avons à mettre en suspicion aucune de scs doctrines.Notre devoir au contraire est de les accepter telles que le Pape nous les livre pour le bien de la société : il est assisté de la sagesse do l’Esprit-Saint pour savoir ce qu’il faut dire et quand il faut le dire.Puisse la même Sagesse nous assister pour que nous acceptions sa parole d'un cœur affectueusement soumis et que nous l’appliquions d’une main obéissante et fidèle 1 F.Pkuriot, prêtre, Supérieur du grand séminaire de Lan grc s Le recensement qui vient.d’être fait aux Etats-Unis recommit à ce pays une richesse immobilière d’un peu plus de G2 milliards, soit environ SI,000 par tête do la population.i 98 ->u.» -ANNONCES NOUVELLES A loner.—V.W.LaRue, N.P.Académie Commerciale.Col ège de Lévis.Séminaire de Québec: Vente à l'encan.—Geo.R.Grenier ôr Cic, Addendum—L.Vankoughnet.Avis.—Belleau, Stafford Belleau* Institutrice demandée—Ed.Hamel.Cour Supérieure.—W.J.Miller.Avis aux médecins —Labrèque Délanger.Cour de Circuit—J.Délanger.Le Business Collège de Montréal.Compagnie du Richelieu et Ontario.Tapis î Pré la rts—Glover, Fry Cic.Instruments de musique, dr-c.—L.NT.Traite.Pianos î Pianos l—Bernard, Fils 6° Cic.Le Magasin du Louvre.— Côté Faguy.Etoffes i rol»es.— Behan Bros.O .A.TST _A_ XD _A.QUEBEC, 29 AOUT 1891 CORHESPDNDANGE D'OTTAWA LE WATERLOO DE M.LANGELIER 1-Tii dcsastrcsi.v siaseo Ifapoatrophe de M.Masson * • Ottawa, 2S août.Jamais encore le Parlement canadien n’a vu un Waterloo semblable à celui que l’honorable François Langelier a rencontré ce matin au Comité du Sénat.Les lecteurs du Courrier se rappellent qu’à la dernière séance du comité M.Frs.Langelier avait pris sur lui de porter contre l’honorable Sénateur Kobi-taille et la compagnie de la Baie des Chaleurs une accusation indirecte de détournement de Si 18,000 des subsides accordés à la compagnie.Pressé de formuler son accusation M.Langelier a dit alors que, si le comité faisait venir le nommé Taylor, qui avait signé le document sur lequel il basait son accusation, il s’engageait à la prouver.Eh bien ce témoin a été assigné et il a comparu ce matin devant le comité.Loin de soutenir l’accusation, M.Taylor l’a détruite de fond en comble.Il dit qu’il n’a jamais eu l’intention de porter semblable accusation contre l’honorable Sénateur Robitaille et la compagnie.Au contraire il n’a eu qu’à se louer de se3 rapports avec la compagnie de la Baie des Chaleurs et il a été piyé jusqu’au dernier sou de ce qui lui était dû pour ses travaux, après un rapport conjoint fait par M.Leduc ingénieur de M.Armstrong, et M, Fowler son ingétiieur, qui tous deux se sont accordés sur le montant de travaux faits, et l’argent dû.Il a reçu pour des travaux la somme de $251,510 et n’a jamais nrétendu avoir droit à plus.Lorsque cette somme lui a été payée conformément à son contrat avec Armstrong, il a tout simplement autorisé M.Burland à qui avait été confiée la distribution des subsides, à payer la balance de3 subsides aux entrepreneurs qui y avaient droit.- M.G.B.Burland, encore un témoin appelé par M.Langelier,est venu ensuite jurer que jamais il n’avait payé un seul sou à Thon, sénateur Robitaille, et qu’il a disposé de tous les fonds qu’il a eu en mains à la satisfaction complète des entrepreneurs et sous-entrepreneurs du chemin.Il est parfaitement sûr que jamais une piastre n'a été détournée, embezzled ou misapplied comme a dit M.Langelier dans son accusation.La part prise j>ar M.Chrysostôme Langelier dans la rédaction et préparation du document sur lequel M.Langelier avait basé son accusation, a jeté une lumière nouvelle sur la question.M.Taylor a déclaré que c’était M.Chrysostôme Langelier lui-même qui avait rédigé, préparé et écrit le document en question, en disant au témoin qu’il avait besoin de cotte déclaration pour la cause de MacFarlane.Il ne se rappelle pas et ne croit pas avoir jamais prêté serment lorsqu’il a signé cette déclaration.Il ne se rappelle pas qu’on lui ait jamais fait embrasser une biblo ni même un dictionnaire.Le document constatait simple-menf.que la société Macdonald avait été payée des $252,000 auxquelles elle avait droit, et qu’onsuite la société avait • retransporte à qui de droit la balance des subsides.Il n’a jamais été question de poursuites criminelles,et il n'en est pas question dans le dit document, et l’accusation de M.François Langelier à ce tournure que prenait l’affaire, M.Frs Langelier, à un moment donné, voulut s’opposer aux réponses du témoin.Comment ! ont dit les membres du comité : Vous portez une accusation des plus graves contro un honorable sénateur sur la foi d'un^documcnt qui n’a jamais été assermenté, qui a été rédigé par votre frère lui-même, et lorsque la personne même qui a signé lo document, et qui est le meilleur juge de co qu’elle a voulu déclarer et a déclaré, vient se faire entendre devant le comité à votre demande même, vous voudriez lui fermer la bouche ot être le seul à interpréter ce document à votre façon, faussement et injurieusement.Non, c’est au témoin lui-même qui est sous serment, et non à l’avocat, à donner le témoignage.M.Langelier n’avait pas été plus heureux au commencement do la séance lorsqu’il a voulu insinuer que les témoins Cooper, Lonergan, et Thom n’avaient pas été entendus parce que le comité craignait leurs révélations.L’honorable M.Masson a pris la parole et s’adressant à M.Langelier lui a dit qu’il devrait être le dernier homme à jeter l’insulte à la face du comité, lui qui représente un gouvernement dont les membres n’osent pas se présenter pour défendre leur honneur attaqué, et dout les plus intimes amis, ceux desquels ils ont reçu des milliers de piastres, se sauvent en Europe pour n’avoir pas à répondre de leurs sales actions.Cette apostrophe a cloué M.Langelier sur son siège, et de tout le reste de la séance, il n’a fait que s’embrouiller dans la conduite de sa cause.Le sort de cette accusation de détournement de $118,000 est à tout jamais scellé et M.François Langelier aura à se rétracter ou à subir les flétrissures que le Sénat jugera à propos de lui appliquer s’il ne se rétracte pas.ÜIË fais Püi TÜJTB Us sont en fureur, allez ! Netre polémique leur cuit les chairs ! L*Electeur nous en apporte les preu-j ves les plus satisfaisantes.Les cliquards essaient, par exemple, de ressasser l’histoire des $3,000 du Courrier du Canada.Voici ce qu’un plumitif inconnu envoie comme engin destructif, à Y Electeur en détresse : A la séance du comité des privilèges et élections du 26 juin dernier M.O.E.Mur-phy venait déchirer qu'il avait payé $3,000 à votre confrère M.Chapais pour 1 aider à payer le Courrier du Canada qu’il avait acheté.Hélas ! pauvre Electeur, votre écrivain ment sans vergogne, et la preuve en est ridiculement facile.Ouvrez le volume de l’enquête devant le comité des privilèges, à la page 187, M.O.12.Murphy est interrogé : Q.Y a-t-il eu d’autre journal pour qui de l’argent ait été demandé ?R.Il y a un item de $3,000 que M.McGreevy cat venu me demander.Il demanda $3,000 pour payer une dette due par le journal du gendre de Sir Hector à Québec ; et je refusai et j'allai consulter Nicholas Connolly, qui fit quelques difficultés à ce sujet.Mais je lui dis qu’il n’y avait rien à faire qu’à payer, et Nicholas Connolly me dit qu'il avait payé l'argent.Q.Vous dites que son gendre est propriétaire d’un journal à Québec.II.Oui.Disons de suite que M.Chapais est devenu propriétaire du Courrier, au mois d’août 1890 seulement, après la mort du regretté M.Brousseau, décédé en février 1890.Or l’item de $3,000 était daté du mois de décembre 1888 ! Cela réglerait la question pour M.Chapais,dans tous les cas.Mais la citation que nous venons de faire établit que Y Electeur a menti une millième fois.Car M.Murphy ne dit pas qu’il a pavé $3,000 à M.Chapais, mais que M.Nicholas Connolly lui a dit qu’il avait payé $3,000 pour le Courrier du Canada.Ecoutez Murphy : Q.Je vou3 ai demandé s'il (le gendre de Sir Hector) était propriétaire ou rédacteur.Quel est le uom du journal.II.Je ne sais pas.Q.Quel est le nom du rédacteur ?R.C’est un nom français—c’est Chapais.Cela fut demandé pour lui.Q.Vous ne savez pas le nom du journal.R.Non.Q.Vous n’avez pas fait le paiement vous-même.R.Non.Et après cela Y Electeur affirme que M.Murphy a déclaré avoir payé $3,000 à M.Chapais 1 ! ! Donc Murphy a dit tout simplement que M.Connolly lui avait dit qu’il avait payé $3,000 pour le Courrier du Canada.Allons consulter maintenant le témoignage de M.Connolly.LA LETTRE DE CHANGE -O- $5,000 pour M.Mercier RÉQ VISIT IO N A remplir par toute personne désirant une lettre de change sur Londres, Paris, New-York, etc.QUEBEC, 15 MAI 1891—Je requiers de la Banque Nationale une lettre de change sur Paris en faveur de 1 Hon.H.Mercier, pour la somme de $5,000 (26,600 francs.) (Signé) E.PACAUD, Requérant, Donnera du Ton aux Nerfs, Donnera de la Force aux Muscles, Donnera de l’Embonpoint, B Q.A la page 1S7 il y a uue déclaration d’uu prétendu paiement, au gendre de Sir Hector Langevin, le propriétaire d’un journal appelé le Courrier du Canada, de $3,000, eu décembre 1S88.Avez-vous jamais fait telle affirmation ?R.Je ne l'ai jamais faite.Q.Avez-vous jamais dit à M.Murphy que vous aviez fait tel paiement ?R.Non ; je ne connaissais pus M.Chapais à cette époque.Passons maintenant au témoignage de M.Thos.McGreevy.On l’interroge sur ce point : Par M.Ouimet.—Avez-vous jamais payé $3,000 pour le Courrier du Canada, ou à quelqu’un pour ce journal.R.Non.Tout cela est parfaitement clair.Murphy déclare que McGreevy a demandé 83,000 pour le Covrriev du Canada en décembre 1888, et que Connolly lui a dit qu’il avait payé cette soin me.Nicholas Connolly jure que c’est complètement faux, et McGreevy jure également qu’il n’a donné cette somme au Courrier ni directement ni indirecte ment.Voilà toute l’histoire des $3,000.C’est un mensonge raté, une calomnie étouffée dans l’œuf.L'illustre M, Murphy n’a pas osé porter une accusation contre M.Chapais.Cela nous surprend.lia bien juré avoir donné $10,009 à Sir Hector, le misérable ! Si une accusation eut été port e contre le directeur du Courrier il ne se serait certainement pas ?auvé en Europe, au lieu de confondre les accusateurs.Le directeur du Courrier a fait dans son journal la déclaration suivante .M.Chapais n’a jamais reçu un sou des entrepreneurs du havre de Québec ui directement ni indirectement.Il est'devenu propriétaire du Courrier du Canada après la mort du regretté M.Brousseau, avec son argent à lui, argent dout Dieu merci ! i] ne doit de compte à personne.Et depuis onze mois qu’il est propriétaire du Courrier, il Ta fait marcher avec ses propres ressources, au prix de grands sacrifices personnels.Cette déclaration il l’a faite sur son honneur, et sous serment il ne dirait ni plus, ni moins.Il faut croire que l’accusation a accepté sans passer outre la parole de M.Chapais, car elle ne Ta pas assigné comme témoin.Elle savait sans doute que son serment ne démentirait pas sa parole ; et en cela MM.Geoffrion et Tarte ont eu raison.Le Courrier n’a jamais annoncé que M.Chapais partait pour Ottawa afin d’offrir son témoignage.N’étant pas accusé, il n’avait pas de témoignage à offrir.Nous avons pris la peine de répondre péremptoirement, uue fois pour toutes, au mensonge de Y Electeur, afin que nos amis soient parfaitement informés.Dorénavant, l’organe de Pacaud le fugitif pourra rabâcher aussi souvent qu’il voudra sa rapsodie des $3,000 du Courrier.Ça ne prendra pas, messieurs les cliquards.Le public sait que nous sommes des honnêtes gens, et que vous êtes des pirates ! CHRONIQUE Donnera de l’Appétit, Donnera du Soulagement aux Consomptifs, Donnera Fin a la Toux Chronique et guérira les Poumons.*** Je iuc suis fort amusé, cette semaine, des propos divers qui ont couru sur mon compte.Allons plus loin.Lo contexte nous éclai-Ma dernière chroniquo a mis le comble aux rera Peut^tre : fureurs do mes justiciables, et ils se sont mis en quête de mon individualité.* • * L’Electeur a risqué la supposition suivante : Au milieu de cette tourmente, que les citoyens honorables, à quelque parti qu’ils appartiennent, quelque soit leur nationalité.se devinent, sc comprennent, ou se coalisent pour arrêter le pays dans Vornière du déshonneur.Au feu de l'indignation publique, On dit que c'est M.Philippe Landry qui I '“"‘a*er = jcK”'IlB par’d,CS8U?est l’auteur des chroniques du Courrier du bo‘d- l n* C(“ eDSClubl°> Pc«Ple f n î • x 4 7 •/1 • 4- 4 eucore bon.Qu il nous aide à châtier les Canada siguéos : Archiloque, qui contiennent I .1 J: .° ., i A m • .coupables ; qu il nous prête sou concours pour tant d injures à 1 adresse de M.Mercier et .1 .de «es amis taire cesser la corruption ; que les vrais .patriotes so donnent la main pour que les Il y avait deux erreurs dans ce court hommes de cœur puissent être élus pour leur entrefilet.D’abord mes chroniques ne I valeur et non par J'argent de Judas, et tout contiennent pas d’injures.Je fais de Ja ne sera pas perdu.Il est grand temps de faire .i, „ oute : clue lü PeuPle tiens et les seules correspondances que je 7,01/5 aide, qu il nous prête son concours, donne aux journaux sont des dénégations du | Nous, nous : il se met du bon côté, Guil- * * * Un député libéral trè.s en vue a déclaré hier à un de nos ami3 que “ les Langelier ” sont complètement coulés.genre de celle que je vous envoie aujourd’hui.J’espère que ce sera la dernière.Votre etc., F.Landry.Villa Mastaï, 25 août 1891.Je reproduis cette lettre parce qu'elle est vraie, et que je dois, en justice pour M.L&n- laurne l II est homme de caur, désintéresséj (/) noble de caractère, honorable, patriotef pétri d’abnégation.de dévouement et de sacri-fee l Et il déclare la guerre à 1 Venule, le héros de Calgary.Il veut se faire deviner par les citoyens honorables : " Que les citoyens honorables, sc dry.corroborer absolument ses dénégations.dcvinent» dit-ü.Deviner Guillaume ! quel * * mortel s’y risquera ?quel Œdipe cutreprcndra À peine M.Landry était-il hors do cou- ia tâche redoutable de scruter co Sphinx do cours, que la Justice faisait uue autre trou- la pureté canadienne ?vaille.Voici : L'Electeur annonçait hier, que le ehroni- 11 1)0US8C Plus loiu 8011 ambition, Guil-queur qui fait daus le Courrier du Canada, laume ; il veut se coaliser avec les honnête8 sous le pseudonyme de Archiloque était M.gens.Coalition : rapprochement pour un but Philippe Landry.Dans une lettre à VElecteur, M.Landry ce matin, contredit cette nouvelle.Nous connaissons, nous, l’auteur de ces chroniques fielleuses.C’est M.Joseph Ed.Roy, notaire public, de Lévis, ex-rédacteur du Quotidien, ex-candidat du comté de Lévis.Le style, c’est l’homme, aussi rcconnais-sous-nous l’homme dans le style des chroniques d’Arohi loque.commun, d'éléments étrangers ou hostiles D’un côté les honnêtes gens, et de l’autre Guillaume.Les honnêtes gens devinent Guillaume, Guillaume les comprend, ct ils se coalisent.Mais pour quel but ?C’est Guillaume qui va nous l’apprendre : “ Pour arrêter le pays dans l'ornière du déshonneur.” Ilein ! comment.Apportez-moi trois LU OC Q Z LU 0C Q.»< CO LU O < Ll fi SURES PILULES VÉGÉTALES SUCRÉES $ DE BRISTOL PROMPTES "H > r r OCJ r m co cm m sïMii i mm n, sMSL A ** 1 I-e SS.“ MIE AMI CIII >' C’upt.V.Ihiqiiet QUITTERA QUEBEC, MARDI, le 1er SEPT, à 2 h.P.M.our 1 C INT K At X i MF, C/MF, MAL LAIE, ou POINTE ST-PIERRE, SUMMER SIDE, CHARLOTTETOWN et PICTOU, arrêtant n tous les ports intermédiaires, excepté à la PO IN IL AUX PERES, pendant quelques heures pour permettre aux passagers d’aller £ terre.Excellente accommodation pour les passagers.Les consignataires sont priés de marquer au long l’endroit où ils envoient leurs marchandise.*, afin d’éviter les erreurs dans le déchargement Pour le fret et le passrge S’adresser à ARTHUR AI 1ER N, Secrétaire, R M.STOCKING.Agent des passagers, En face de l’hôtel Québec, 21 avril iSyI Quai Atkinson Louis r E SH.•• ItKAVKIl.” capitaine J.-B.LA Masson, partira le MARDI après-midi S îïLp-TIMBRE, A 4 HEURES, ct tous les quinze jours ensuite, pour PAsréBIAC, arrêtant ù Sainte-Anne uks Monts et aux endroits intermédiaires.Pour le I-1 et et le passage, s’adresser A A.ERASER A' ClF.Québce 2> mai lS I - 6m.1S1 sujet est fausse et injuste.Voyant la | Le 11 juillet, il jure ce qui suit : Le Popolo Romano publie une dépêche à sensation qui est adressée de Palermo.Dun Giuseppe la Rosa, chapelain particulier de.la comtesse de Mazzarino, disait la messe en présence de la famille dans la chapelle du château.Vers la fin de la messe, il est tombé tout-à-coup au pied de l’hôtel, en proie à d’horribles convulsions'.Il est mort avant que les personnes, accourues à son secours, aient pu le relever.On a fait aussitôt des recherches et on a reconnu (pie le chapelain avait été empoison né avec du sublimé corrosif que Ton avait versé dans lo vin dont le prêtre s’était servi pour la messe.La police, informée de ce crime, fait to> t son possible pour trouver l’auteur de cet empoisonnement.Pour la Rive Nord r E NS.“ OTTRK, ” Capitaine Geo.M.LJ May, partira JEUDI matin, le lo Sept., a 9 HEURES, et tous les quinze jours ensuite, p nr M.Roy est aussi, nous dit-on, l’auteur des I paires du lunettes, car je crois que j’ai la I i'A.]' ASK0U'VN» arrêtant A Rimouski, j our les chroniques signées M.Chose que public de berlue.Guillaume, le pur Guillaume, l’agneau la Pointe aux EsquimauxtrcntS rl‘°ru,s jll u*u À Canadienne.Nous n’avons pas de peine à ^ UchC’ la C?!°“be lmD,aCuldc' 1 hommC | Pour la Rive Sud croire : même style, meme genre.innocent et candide comme un poulain qui Ce n’est pas, tout do même, un bien grand Ticntde uaitre, Guillaume enfiu, uotro Guil" honneur.laume, veut sc coaliser avec les honnêtes Bon, en voici un autre qui me connaît.Je £ens Pour arrêter le pays, dans l'ornière suis, paraît-il, M.J.E.Roy, de Lévis, du déshonneur.” .auteur de plusieurs charmants opuscules Arrêter le pays, c’est audacieux! Mais L’erreur me flatte réellement, de même que f arrêter dans l'ornière du\ déshonneur ! Le celle commise par Y Electeur.Mais c’est une ^xcr 3an9 k°uo I L’immobiliser daii9 la erreur.fange ! L’enfoncer dans la honte ! Oh ! Guil- M.Roy n’est pas plus l’auteur des chro- pur Guillaume, innoccut Guillaume} niques du Courrier du Canada, que je ne avcz-ycms bien pensé à ce que vous deman- suis l’auteur des étonnantes lettres parle- diez-là ?Avez-vous réfléchi à la perversité ta ires de Mtre Guillaume Amyot, l’homme votrc phraso ?frénétique.Votre dessein en es tan qui m’épouvante, L’écrivain de la Justice dit que mes Je reluae 1 lumière électrique et chauffés à la vapeur.Le train qui arrive à Lévis â 10.40, circulera tous Us jours â partir de la Rivièic-du-Lrup.'Tous les trains circulent d’après le La Htm Standard Time.On se procurera des billets et des informati«u * pour la route, les taux du fret et «les pavaner» en h'’adressant â L/Acence du Quebec, 49, rue Daluousik.l>.PO! 'HNtiLR, buril.tf n.’anl ell rhet.But eau du chemin de fer, J Moncton, 17 Juin 1891.\ Quélcc, 19 juin 1X81.11 Acte à l’effet de modifier de nouveau l’acte d’inspection générale ’’ ; “ Acte modifiant le chapitre 9ü des Statuts révisés, intitulé : u Acte à l’effet d’encourager le développement des pGclics maritimes et la oonstruotion de navires de pêche ” ; “ Acte établissant de nouvelles dispositions concernant les peseurs de grains ” ; 11 Acte autorisant la vente du chemin de fer d’embranchement sur Carleton, cité de St-jeau ” ; “ Acte autorisant la cession au club des Patineurs de Québec «le certains terrains de l’artillerie dans la cité do Québec ” ; i( Acte concernant la concession de terres aux miliciens en activité au service dans le Nord-Ouest.” Société Bienveillante des Journaliers de navires, section No 1, avec bannière.Section No 2, avec bannière.Section No 3, avec corps de musique et drapeau.• Section No 4, avec bannière.Section No 5, avec corps de musique et bannière.Corps de musique de l’Assemblée de District des Chevaliers du Travril.Assemblée Montgomery des C.du T.No 4003.Assemblée Méclianics des C.du T.No 10,001.Assemblée Lévis des C.du T.No 10,1 23.Assemblée Champlain des C.du T.No 10,581, avec char allégorique.- Assemblée Industrie des C.du T.No.10.829, de Lévis.Assemblée Jacques-Cartier des C.du T.No 10,870.Assemblée Papineau des C.du T, No n ‘ DROIT AU BUT.AGIT iriSTPLflTfllSlEJVIEylT Pour CRAMPES, FRISSONS» COLIQUES, DIARRHEE, DYS-SENTERIE, CHOLERA MORBUS, et tontes les MALADIES des INTESTINS, AUCUN REMEDE N'EGALE LE PAITJ-KILLER.Il a fa effet magique sur le Choiera du Pays c*t les Douleurs dos Intestins.C’rtv LC UciLLCun ^KMCOC OC rAKIJ'.".POUR erulures.î.ïeurtiîissures.ENTORSES, rhumatisme, P0urD,.^frr™ ,“ 'îi NEVRALGIE et MAL de DENTS [Il agit promptement c: boalùzo preequ_ a l’instant loc doulv-ira ls» plus forte* A3 ^aVLfJTtZ F*A&TOU r A Z GC.LA BOUTE'LL-K./s&m.NOUVEAU MAGASIN ¦O DE 0« -O A LA O- Rivière-du-Loup, en bas.JteT MMax-vouh «!«•:< t'i iilrvlaaoim t*t.iirJUtiou* lis.Assemblée Sillery de C.du T.No 1007.Assemblée Québecquoise des C.du T.No 1278 avec corps de musique et char allégorique.* Assemblée Cap Rouge des C.du T.No 250S.L’assembléo du District C.du T.No 20.L’Union Typopliigraque No 159.avec corps de musique char allégorique et bannière.L’Union des Relieurs.L’Union des Barbiers.L’Union des Peintres avec bannière.L’Union des boulangers.L Union des Charpentiers et Menuisiers.L’Union Typographique No lüü, avec corps do musique.L l n ion des Plombiers, Ferblau tiers et Couvreurs, arec drapeau.L'Union des Tailleurs de Hardes.Cors de musique des Ouvriers Cordonniers L Union des Tailleurs de Cuir; avec drapeau.Les Monteurs.L l uion sccourable des Cordonniers Machinistes.L I uion des Tanneurs et Corroyeurs.L I nion des Tailleurs de Pierre av char allégorique.L l niou des Plâtriers, Maçons et Brique-tiers.Union des Voituriers.Corps de Musique du Conseil Central des Métiers et du Travail de Québec et Lévis.Son Honneur le Maire et les Membres du Conseil de Ville de Québec.Le Congrès des Métiers et du Travail de la Puissance.Le Conseil Central des Métiers et du Travail de Québec et de Lévis.Les ouvriers non organisés en général.EN GARDEZ-VOUS A LA MAISON?Allen’s Lung Balsam.AUCUN REMEDE N’EST MEILLEUR POUR TOUX, RHUMES, CROUP, CONSOMPTION, LA COMPAGNIE C HI NIC QUEBEC Ancienne maison Méthot fondée en 1808 NJ OUS AVONS OUVERT une succursale â la L* RIVIERE-DU-LOUP sous la gétancc de notre sympathique solliciteur des ventes, M.Henri E.Lavigufxr, dont la confiance du public et en particulier du monde musical lui est acquise par sa courtoisie, son urbanité et les efforts qu’il a toujours apportés à les bien servir.Le fond de commerce des deux magasins se compose d’un choix de PIANOS et D’Il ARMO-NIUMS SUPÉRIEURS, d’instruments de CUIVRÉ et A CORDES, et de toutes espèces d’instruments, de musique en feuilles, etc., etc., etc.Seule agence à QUÉBfcC et à la KIVIÈRE-DU-LOUP des Pianos et Harmoniums de renom suivants : PIANOS MALLET, J>AVIS A CO., Sue censeurs «omP‘ î,s d’escompte, tt des prticulieis i* pi 3 1 q.i tiennent des valeurs dans leurs maisons.LS BKOTHEKS.de Inoersoll.Manville, 11.I.MM.Evans & Sons, (Montréal, F.Q., sont les Agents généraux en Canada pour fournir mes remèdes aux pharmaciens et marchands.Québec, 26 août 1891—lan.263 •v.t *n *M '•»«! 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' soumissions peuvent être obtenus ' la spécificaUon.COnf°rmer * '°Ulcs ,us cc-Ilditio'ls D.POTTINGER, Bureau du chemin de fer, ‘ S,,rin,enda"‘ en Moncton, N.-B, 26 août 1891 Québec, 37 août 1891—i5j • d';v.J Va n /
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