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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
lundi 21 septembre 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1891-09-21, Collections de BAnQ.

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35ème année No 91-Edition quotidienne.-14ième année Lundi, 21 Septembre 1891 daurrier kx (latraîia t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.1 " ——¦ — ¦¦¦' JE GJROIS.J'ESPERE ET J'AIME T J H) MA S Cil AP A 1S% Directeur-Propriétaire LEO ER BROUSSEAU, Editeur et administrateur, l' t»ILLËTON DU COURRIER OU CANADA lSeptembre 1891.—No 01 XjE S DRAMES Dü FO-ÏER (Sbitk) —Mai* docteur, fit Eugénie, qu ou pouvait souhaiter me brouiller avec ma mère, m’attirer sa malédiction, et la porter à me rejeter pour ainsi dire loin d’elle.Cherchez, dit doucement, mais impérieusement le docteur.Eugénie réfléchit un moment,puis elle laissa échapper un gémissement.Si ce que je peuse répand la lumière sur cette affaire dit-elle cette lumière brûle comme un iucendic.Oui, un être un seul, a un grand intérêt à m’éloigner de ma mère.Abusant jadis de mon hospitalité, il n avait cessé alors d’ourdir des trames contre moi.Bassement jaloux, animé d’une cruauté froide, sachant poursuivre un but, comme le serpent rampe pour atteindre sa proie, il n a jamais rien négligé pour semer la discorde entre moi et ma mère.Il n’a jamais complètement réussi ; mais il ne se décourage pas.Cette fois il ie croit bien certain de son succès san5 doute.Seulement li le mensonge dont ma mère a été dupe est horrible, il faut convenir qu’il est encore plus maladroit.On n’escamo-te pas un malade.Uno maladie sc prouve.Uu jour, il aura bien de la peine à prouver à ma mère qu’il ne complota pas d’une manière infâme contre moi et contre cille.Si elle apprend la vérité, et -Uc l’apprendra,n’en sera-t-elle paa réduite à le mépriser dans le fond de son cœur.Oui poursuivit Eugénie, mon frère seul est capable d’avoir menti avec cette audace, en comptant sur uno impunité dont il u recueilli les fruits.—Cela suffit, dit le docteur.Remettez-moi la lettre qu« votre mère lui envoyait et, qui, par miracle, a été glissée dans une en -veloppo portant votre adresse.Ou affirme souvent quo les erreurs de cc goure sont de petits moyens employés par les auteurs d vaudeville.Voyez combien on pe trompe.cette fois il s’agit d’un drame de famille.Grace à yos indications, je pourrai traiter di.rectemeut cette afiairc avec le détective qui me sera envoyé ! Courage, nous triompherons de toutes ces lâchetés et vous retrouverez à la fois la santé, le bouheur et la force ds reprendre vos travaux Dès le lendemain un homme d’une taille fluette, boutonné scrupuleusement dans une redingote et abritant ses yeux derrière des lunettes bleues, franchit la grille du Prieuré et demauda le docteur.Celui-ci le rejoignis au salon.—Monsieur, dit l'etranger en présentant une carte, voici qui m’accrédite près de vous LE MEMOIRE DU LIEUTENANT-GOUVERNEUR {Suite) J(j constate que conformément aux recommandations faites par moi a l’honorable M.Garneuu, ce dernier donna le 24 avril 1891 au coin miss ion nuire nommé, les instructions qui suivent : “L.E.No.1350 L.R.No.638.Département des Travaux Publics Québec 24 avril 1891.J.C.Langclicr Ecr., sous l’égistraire de la Province Québec.Monsieur comme vous ave/ été nommé commissaire spécial par ordre en conseil No.238 en date du 23 courant pour payai* les réclamations contre la Cio du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, conformément aux dispositions de l’ordre en conseil No.237 adopte le 23 do ce mois, je crois devoir vous autoriser» ;\ faire de suite l’examen et la vérification de ces réclamations en souffrance, et d’établir lesquelles doivent être considérées comme dettes privilégiées et légitimement dues par la Compagnie, ou les entrepreneurs ou sous-entrepreneurs, du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, un sur les sections de cc chemin s’étendant entre l’extrémité du 20e mille et celle du 70e mille, aude là de la petite rivière Cascapédia dans la direction de Paspé-biac suivant les prescriptions et conditions mentionnées dans le dit ordre en conseil No 237 ; et lorsque vous serez en mesure de me soumettre des états détaillés, avec pièces à l’appui des réclamations privilégiées, contestées ou non dont le paiement pourra Être fait par vous en conformité du dit ordre en conseil No 237, et de l’acte y mentionné 54 Viet., chap 88, clause 1.paragraphe J, je ferai mettre à votre disposition au fur et à mesure que vous en aurez besoin les montant requis pour effectuer le pai-.inent des réclamations privilégiées approuvées ou dans lesquelles un jugement ou une sentence arbitrale aura été prononcé, et cc au moyen de réquisitions faites par le soussigné à l’honorable Trésorier provincial, sur la subvention de 800,000 acres de terre, convertie en argent qui a été accordée par le statut (paragraphe j) pour aider à compléter et équiper le dit chemin de fer sur une distance de 80 milles, suivant que déterminé dans ce mémo statut : à la charge, Après le rétablissement de l’honorable M.Robidoux, l'honorable M.Garneuu me remit le rapport du Procureur-Général tiré au net et où je lus,'entre autres choses, ce qui suit ; “ Il est une autre question qui n’est pas particulièrement de mon ressort, mais sur laquelle on m’a demandé mon sentiment.Le centrât que comporte l’Ordre en Conseil du 23 avril est-il un contrat dans laquel j’aurais concouru eussé-je été présent, lorsque" cet Ordre en Conseil a été passé ?Jo n’ai aucune hésitation à dire que je concours dans cet Ordre en Conseil et que je l’approuve.Je l’approuve pour deux raisons : la première, parce (pic je crois qu’il était do la plus haute importance de reprendre le chemin de fer de la Baie des Chaleurs des mains de l’ancienne compagnie ; le second motif pour lequel j’aurais concouru dans Tordre on Conseil, c’est la solvabilité des personnes qui composent la compagnie - du chemin defer delà Baie des Chaleurs reconstituée, et leur réputation de droiture incontestée eu affaires.Je vois lîi des garanties su Disantes que la compagnie exécutera ses obligations.” Avant la date du 7 juillet 1891, l’honorable M.Carneau revint me trouver au sujet de cette affaire et m’informa qu’il avait reçu une lettre de Thonorablo Premier-Ministre, (alors en Europe), se déclarant satisfait de la transaction.relativement à la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs.Ceci posé, j’avais lieu de croire, jusqu’à l’époque où certaines révélations auxquelles je réfère plus loin, ont été faites, «pie le gouvernement se conformerait à la loi dans ^règlement de cette affaire.Comme incident de la considération d’un bill présenté par la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs au parlement du Canada, et référé au comité des chemins de fer,jtélégraphes et havres du Sénat, le 4 août 1891, dos témoins assermentés déclarent que le 28 avril 1891, l’honorable M.Carneau, 'agissant comme Premier-Ministre par interim tt Trésorier Provincial, a signé, à% Tordre, de M.J.Chrysostôme Langelier, coin-laissai ru nommé en vertu de l’ordre en .Conseil No.238, une lettre decrédit sur la Banque Union du Canada, pour la somme de §100,000.00, payable le ou par vous de me présenter, à demande, un état détaillé spécial ou général des I avant le 10 juillet alors prochain, por-môntants que vous aurez payés à même tant intérêt à 5 o/o du 1er juin jusqu’à les fonds ainsi mis ù votre disposition, paiement, et une autre lettre de crédit avec un rapport général appuyé de quit- sur la Banque Nationale pour la somme tances et autres pièces justificatives, sur do $75,000.00, payable le ou avant le 10 le résultats de vos opérations : le tout juillet 1891 portant intérêt à 0070du 1er suivant les prescriptions et conditions juin alors prochain jusqu’à paiement, arrêtées dans lo dit ordre en conseil No que ces lettres de crédit furent endos-237 et dans le dit acte 54 Viet., chap sees par le commissaire du gouvernement 88, paragraph j ; les dépenses nécessai- et que, le produit en fût payé à M.C.res auxquelles donneront lieu ees véri- N.Armstrong, entrepreneur de la com-lîcations et ces réclamations privilégiées pagnie du chemin de fer de la Baie des .approuvées et adjugées devant être im- Chaleurs.I nusHttiut raaonta 1 entretien qui auilH putées sur la susdite subvention cou- Devant le même comité, des témoins eu la veillo avec Mme de llcuilly.vertie en argent, et vous être payées ont aussi révélé certaines circonstances —Fort bien, répondit le détective ; le sur ]a présentation de vos comptes dé- |qui ont précédé et suivi l’émission de ces champ des recherches so rétrécit maintenant | taillés, d’une façon qui rend la tfiche facile.Il me faudrait seulement quelques renseignements provenant des gens de la maison.Pouvez-vous mander le jardinier ?—Sans retard, oui, Monsieur.Un moment après le jardinier,très intimidé entra daus le salon.—Mon ami,lui dit l’agcut, il s’agit de rapelcr vos souveuirs et de les formu 1er d’une manière précise.Le bonheur d’une famille et la rie d’une femme dépendant peut | luajlls en fllt IHM.IL JW*.S .M ».« ^ n .il AM/I / « .«/V I % • 1 1 ' .» é è /.I «.I * ' .nant la grille quand uu monsieur m’a abordé avec des allures nssaz mystérieuses.Il m’a demandé si Madame uVhit été gravement mor-ducpar lo ohien si elle se trouvait en danger.Je répondis que les croos do la bêto avaient assez profondément entamé les chairs mais que les plaies so cicntrisaicut.que Madame se trouvait très malade et le médecin venait tous les jours.J’ajoutais à aider au parachèvement et const me- trouver, dans un char olUeiel attaché au lion du chemin.môme convoi, des membres du gouvor- Du 23 au 29 avril, 1 honoiable M.renient de Québec qui v étaient, les Garneau vint de nouveau conférer avec honorables MM.Mercier, Robidoux, moi sur cette affaire do la Baie des Olm- gheylm et Charles Langelier ; que M.leurs ; il me dit qu’il subissait de fortes pac;UUj iors de l’arrêt du train à St- _ pressions, qu’on voulait lui faire faire des Jcail clit à M.Armstrong quo son affaire >t (1uc I choses qui lui répugnaient, qu’on mena- s>arraugcmit d’une façon satisfaisante joutais c*° télégraphier 11 Mercier, et aussitôtjquc le gouvernement saurait que • • i ta , ., il ajouta qu’il était tenté de résigner.Je Kryr Afnnuld et Cameron se rot i- Umt ce que jo b«t.» sur les Sevres dont sont- ^ 7Ces Iaenaces 801lt Vftines.Dans ^ ^ nu’il n’avait encore aucune fruit Madame ; ma, par deux fo.s le Mon- ]eg circ0nataucc3, jo crois qu'étant pre- £aUou ’ » i sieur m interrompit pour me questionner sur mier.Ministre accrédité auprès de moi, int .1 les morsures du chien si bien que je ne pus I pendant Tftbsonce do l’honorable M.Mer- 1 0n»! m’empêclicr do penser: lt Ou dirait que ce cicr, vous no pouvez me laisser sans particulier apprendrait avec plaisir que le aviseur ; ce que vous avez à faire c’est de chien était enragé, et que Madame est per- résister et de vous conformer en tous due.points à la loi ”, Il me parut réaffermi et {A mivre.) | partit.Far- sur ce dernier Qu’aprèa cette entrevue M, Armstrong reçut un télégramme de M.Pacaud, daté de New-York, l'informant que si lui, Armstrong, voulait voir les membres du gouvernement, il eût à venir,"avec un des membres de son syn- ( T curtuct ion) Q.Où avez-vous signé les chèques qui ont été tirés sur les $75,000,00 ?R.Au bureau de la banque Nationale ; j’ai dit ça auparavant.Q.Vous rappelez-vous combien il y avait de chèques ?R.Je crois qu’il y eu avait quatre.Q.Voici la référence qui y est faite dans Tcxhibit.15.Donnez-nous les montants ?R.Je ne puis pas me rappeler le montant.Q.Regardez Texhibit ?R.Je vais regarder comme vous voulez, mais je n’en connais rien.Q.Il y en avait trois le 28 avril ?R.Oui Q.Vous avez signé ceux-ci dans le bureau de la banque Nationale l R.Oui.Q.L’un était pour $31,750.00, un autre pour $24,000.00 et un autre pour $16,000.00 ?R.Voici comment cela s’est passé : M.Armstrong descendit et divisa le montant suivant qu’ils en avaient besoin.Ils fixèrent le montant des chèques comme ils les voulaient et me demandèrent de les signer.Us avaient arrangé cela avec le caissier if.Lafrance de la banque Nationale, qui lui-même écrivit les chèques.Q.Vous avez signé des chèques dans la banque Nationale pour $74, 111.64 ?R.Oui, mais pas dans ce temps-là.A cette date c’était $71,000.00 et quelque chose.Q.Ensuite vous avez signé un chèque pour $111,64 le^premier de mai ?R.Oui, Q.Et un autre pour $2,250.00 le premier juillet ?R.Oui ; il y eut un certain montant de gardé pour l’intérêt et ensuite les $2,250.90 furent gardées par la banque en cas que la lettre de crédit ne serait pas payée le jour où elle était due.Q.Vous avez établi $111.64 comme la balance de ce que la benque voulait avancer de suite ?H.Oui, c’est M.Lafrance qui fit tous les calculs et il convint avec M.Thom et Armstrong de tous ces détails, Q.Quand vous étiez là ?R.Oui,c’était devant moi.Ils allèrent là le soir précédent et rangement fut mis à effet le lendemain matin.Je ne suis pas certain, comme je n’avais pus d'intérêt là dedans.J’avais le reçu de M.Armstrong en mains et je m’occupais peu du reste, et ils convinrent des détails comme ils le voulurent.Q.Et M.Lafrance garda $2,500.00 pour couvrir l’intérêt au cas où lu lettre de crédit ne serait pas payée ! lî.Oui.R.Ainsi ces chèques que nous avons mentionnés forment tout le produit do l’escompte qui était à votre crédit ?lî.Oui.” La lettre de*?100,000.00 mentionnée plus haute fut offerte pour escompter à la banque Union, M.E.E.Webb, caissier de la dite banque jure, ce qui suit : {Traduction) “ M.Pacaud vint me voir à banque et me demanda si nous escompterions la lettre de crédit pour $175,000.Q.A quelle date est ceci ?B.Vers la fin d’avril.Nous eûmes plusieurs conversations au sujet de la lettre de crédit, je lui disque nous eu occuperions favora-rablement [entertain it] et l'affaire fut finalement divisée.Je vis M.Gaboury de la banque Nationale, et ils avaient décidé de se charger d’une partie de la lettre si l’affaire est satisfaisante.L’affaire fut finalement divisée en deux, $100,000 pour escompte à la banque Union et $75,000 à la banque Nationale.Après que les lettres furent données et que l’affaire fut soumise à notre bureau de direction [Board], il fut décidé que nous ne ferons pas les avances ; cela fut considéré comme n’étant pas exactement une transaction légitime de banque.J’en avisai M.Pacaud .Q.Quelle état la proposition à vous faite au sujet d’une série d’entrées à opérer dans vos livres ?R.Simplement qu’on lui laissai une partie de l’argent en dépôt jusqu’à ce que la lettre de crédit fut payée comme je l’ai déjà dit.Q.Veut-il une proposition de faite au sujet d’une série denrées à opérer dans vos livres, lesquelles n’auraient pas été des entrées vraies, [true] ?lî.Éh bien ! nous considérâmes qu’escempter la lettre de crédit sans en remettre le produit n'était pas une transaction correcte.M.Banvick.Je vais de nouveau répéter ma question.Y eut-il une proposition de faite au sujet d’une série d’elitres à opérer dans vos livres, lesquelles n’auraient pas été des entrées vraies ?La proposition était d’escompter la lettre de crédit et de la placer au crédit de M.J.U.Langelier, commissaire et de débiter les chèques contre ce compte.Q.Quels chèques ?Ces cinq chèques de $20,000.00.Q.Comme s’ils eussent été payés, et d’en placer une partie au crédit deM.Pacaud.Q.Qu'il put tirer de suite ?R.Oui.Et la balance devant rester en dépôt pour être retirer après le paiement de la lettre de crédit.Q.C”es-à-dire que M.Pacaud voulait que vous lui donniez $40,000.00 immédiatement et faire faire les opérations comme si vous lui av iez donné la balance, bien qu’en fait il ne l’aurait reçue, cette balance, que lorsqu’elle aurait été payée,quand le montant de la lettre de crédit nuiait été versé?R.11 n’aurait pas retiré la balance.Q.Et la banque n’a pas voulu se rendre à cette proposition ?lî.N» on.Les témoignages de M.Chrysostôme Langelter, le commissaire du gouvernement, et de M.C.Armstrong, montrent (pie M.J.Chrysostôme Langelier se rendit vers la fin d’avril au bureau de M.Pacaud à Y Electeur, Basse-Ville de Québec , que M.Armstrong T y rencontra ; que M.J.Chrysostôme Langelier fit un chèque de $100,000.00 à Torde M: C.N.Armstrong, que M.Armstrong et M.Pacaud passèrent dans une chambre voisine, et qu’à leur retour M.Armstrong demanda au commissaire du gouvernement de substituer au chèque de $100,000.00 cinq chèques do $20,000.00 chacun, ce que lit M.J.Gliry-sostôine Langelier, après avoir détruit le chèque de $100,000.00.On trouve cc qui suit dans Tinterro-catoire de 'SI.Armstrong : {Traduction) “Q Avec qui êtes-vous allé au bureau de M.Pacaud?lî.Au meilleur de ma connaissance, j’y suis allé soul.Q.Aviez-vous les chèques avec vous quand vous êtes alio là ?lî.Non Q.Les chèques étaient-ils endossés ?lî.Je les ai endossés pendant (pie j’étais là.Aviez-vous un rendez-vous ?R.Je ne le crois pas.Q.Dans quel but êtes-vous allé là ?1\.Je ne sache pas que j’eusse un but spécial.J’entrais souvent pour le voir.Q.Etes-vous allé là dans le but d’endresser les chèques ?lî.Non, car j'étais sous l’impression qu’ils arrangeraient l'affaire de $100,000 entré eux, ei j’ai été surpris quand on m'a demande d’endosser les chèques.Q.Vous aviez compris que M.J.C.Langelier paierait l’argent directement à M.Pacaud?R.Ils avaient une lettre de crédit et je pensais qu’ils arrangaient cela entre eux ; j’ai compris que l’argent serait payé direc tement .Q.Que vous a dit M.Langelier quand vous êtes entré ?R# Je ne sais pas.11 me remit les chèques et dit : “ Voici les 100,000, ” et alors M, Pacaud me fit un signe de passer dans la chambre du fond Q.Montrez-moi ce signe qu’il a fait lî.Je n’ai pas emporté ce signe avec moi.Ce pouvait être un appel avec la tête mais en tous cas j'ai compris que c'était pour entrer dans la chambre intérieure.Q.Vous étiez allé là auparavant ! 11.Oui.Q.M.Langelier vous a donné les chèques et M.Pacaud, vous a donné le signe, vous-même portant les chèques dans vos mains ?lî Je ne sais pas ; je suis sous Timpresssion que je le fis.R, M.Pacaud a-t-il reçu ces chèques des mains de M.Langelier ou bien est-ce vous ?Iî C’est moi.Je suis positif sur ce point.Je suis allé dans l’autre chambre, j’endossai les cinq chèques et les remit à AI.Pacaud dans la chambre intérieure.Q.M.J.C.Langelier demeurant tout le temps dans dans la chambre d’en dehors ?R.Ç n’a pas été très long.R.Et avez signé le reçu pour $175.000,00, dans le bureau de M.Pacaud ?Iî.Non ; je l’ai signé le 2S dans le bureau de M.Langelier.” Interrogé sur la raison qui Ta engagé à donner sur les $175,000,00, $100, 000,00, à M Pacaud, M.Armstrong dit : {Traduction “ Q.Pourquoi avez-vous payé à M.Pacaud $100,000,00 ?lî.Bien: sur le principe qu’un petit pain vaut mieux (pie rien .Pour obtenir un arrangement qui me permit d’avoir au moins quelque chose des deniers que j’avais placés dans ces travaux, j’étais forcé de traiter avec Al.Pacaud.Q.Pourquoi étiez-vous forcé de traiter avec Si.Pacaud ?lî.Bien, il paraissait la meilleure personne avec qui traiter là-bas {down there).Q.Il servait d’enlremetteur(j/o between)7: R.Bien, c’est probablement la meilleure façon de définir la chose.Q.Nous étiez-vous déjà servi de M.Pacaud comme intermédiaire auprès du gouvernement local ?lî.Bien, à peine comme intermédiaire.Il avait vu pour moi au paiement de certains subsides relativement au même chemin.Q.Combien avez-vous en à lui payer à même ces subsides ?lî.Une commission ordinaire s’élevant probablement à deux et demi pour cent / lî.Je ne me rappelle pas pas le montant exact, j’ose dire que les commissions payées s’élevèrent probablement à $ 15,000,00 réparties en deux ou trois aimées R.Ceci était avant le paiement do $100,000,00 ?R.Ça n’avait aucun rapport avec les $100,000.Iî.Bien, si vous aimez à l'interpréter ainsi.C’est à peu près celà ?R.C’est à peu près scia.” Cette opinion de M.Armstrong semble avoir été partagée par AI.John J.Macdonald, qui entendu comme témoin déclare qu’étant en négociations au sujet de la même affaire, il avait calculé, d’après l’expérience du passé, qu’il lui faudrait $50,000,00 pour AI.Pacaud pendant la progression des travaux et qu'il considérait AT.Pacaud comme un agent nécessaire auprès du gouvernement.Des témoins établissent comment M.Pacaud a employé partie des $100,000 reçues de Al.Armstrong sous ces circonstances.Le G juillet, AI.Pacaud avait à son crédit à son compte à la Banque Union une somme de $1550.00;—le 10 juillet, il dépose à ce compte trois des chèques du commissaire du gouvernement, AI.J.Chrysostôme Langelier, à Tordre de C.N.Armstrong, de $20,000.00 chacun, formant $60,000.00 ;—le 11 juillet un billet de $3,000.00 à échoir le 14 août est payé, billet dont M.Pacaud et les honorables MAT.Mercier et autres étaient débiteurs solidaires envers la banque Union ; un montant égal est trouve porté au débit du compte de AI.Pacaud, absorbant le crédit du 6 juillet de $1,550 et absorbant $1,450.00 des $60,000.00 mentionnées plus haut ;—le même jour (.1 l juillet), un billet de $5,000.00 à échoir le 13 juillet est payé : billet dont AI.Pacaud, les honorables AIM.Alereior, Charles Langelier et autres étaient débiteurs solidaires envers la banque Union ; un montant égal est porté au débit du compte de AI.Pacaud, absorbant une égale somme des $60,000 mentionnées plus haut ;—AI.Webb dit qu’apparemment ces deux billets ont été payés par des chèques de M.Pacaud sur son compte courant à la dito banque.Le 15 mai, Al.Pacaud escompte à la banque Nationale un billet signé par lui et endossé par AI.Philippe Vallière pour $20,000.00 et garanti par un des cinq chèques de $20,000.00 signé par AI.J.Chrysostôme Laugolier, commissaire du " ( Voir suite deuxieme page) Le Courrier du Canada, Lundi, 21 Septembre 1891 AVIS I /abonnement nu “ Courrier du Canada ” est uniformément ilxé #3 payable* d’avance.^’abonnement au i4 Journal des Campagnes’’est de SI, aussi payable* d’avance.Toutes les lettres concernant la rédaction, radmftnUtratlon, les abonnements, les annonces, les arrérages, etc., dovrout être adressées au soussigué.JII.Léger Hroiifrseau, proprié* taire ec, 2S août 1S9!.R.PAMPHILE VALLÉE, Avocat de la demanderesse Québec, 29 août 1891—intlfps.274 IMPORTATION ISA UTOMNE ! 1 IHjmrtom011I dos Etoffra ti Robot Draps pour costumes.Etoffes à Robes en tweeds.Etoffes h Robes en poil de chalumeau .^ Serges en laine pour Kobe?.Cachemire français pour Robes.Cachemire français pour Robes.Co tûmes en plaids.Costumes en drap arabe, barré.Patrons du meilleur goût.Eioffes des plus fashionables.Nuances des plus nouvelles.NOTRE IMPORTATION D’ETOFFES .V KOHES (ect automne, est pour le goût, le style et la vnritté supérieure à toute.* qui t»cut être offerl sur le marché.• iÉà?Le département d'étoffes noires est aussi au complet et des mieux assortis.•Ml I n plut pure, ln pluw (brio, ln nicflloiire NP.CONTIENT PAS d’Aluo, d Ammoniaque, du Choux, do Phosphates Nt aucun* autre substance injur ieu.8 IL W.GILLLT, Chicago, III.FA R RICAN DES (Vlèlirovbntoini A ln vuruRojalu ! (IBM 1st®BS li MUE • tl -M-.-,:s: SS.M1 Ii AJI IC III ” < apL A.baquet Quittera quer.ec, MARDI, lo 29 SEPT, à 2 h.P.M.OUI K1MI A l • ' I ] 1 P.(/MF, MAL LM F, ou PÜLV.h S i -PIFI RE, SUMMER SIDE, CilARLOTTETOWN et PICTOU, arrêtant à tous les ports intermédiaires, excepté A la POINTE AUX I ERES, pendant quelques heures porr permettre aux passagers d’aller t terre.Excellente accommodation pour les passagers.Ixîs consignataires sont priés de marquer au long l’endroit où ils envoient leurs marchandises, afin d’éviter les erreurs dans le déchargement D Pour le fret et le passage S'adresser à ARTHUR AHERN, Secrétaire, Quai Atkinson R.M.STOCKING, Agent des passagers, En face de l’hôtel v.Louis £ Québec, 2 : avril 1S91 ¦ »r V\ •-1 —^ 4* ' • ' k.I ^5* -v— -.r * .A> .Pour la Rive Nord T E SS.- OTTEK, ” Capitaine Geo.M.IJ May, partira JEUDI matin, le 34 Sept., A 9 HEURES, et tous les quinze jours ensuite, ptur Nataskouan, arrêtant à RlMOUSKI, pour les malles de IlERsiMiset à différents endroits jusqu’à la Pointe aux Esquimaux.Pour la Rive Sud T E SS.*• REAVER, ” capitaine J.-B.LJ Masson, partira le Mardi après-midi 22 ÿcp-tfmiire, à 4 HEURES, et tous les quinze jour ensuite, pour Paspébiac, arrêtant à Sainte-Anne des Monts et nux endroits intermédiaires.Pour le Fret et le passage, s’adresser à .A.FRASER CIE.Québee 2» mai 18,1 6m.181 .,-Vir — y,.^ r- - - 1 LA COMPAGNIE DE NAVIGATION Richelieu et Ontario -: entre - QUÉBEC ET MONTRÉAL LES IL\ 1 EAUX Québec et Cczmdn par iront de Quebec à 5 Heures P.M.fta-Us^dcux bateaux arrêteront à Balitcnn.I rois-Rivières et Sorel.— ENTRE — MONTREAL ET TORONTO.A He LUNDI, le 1er JUIN, ju.qu'n* 15 SEP 1 EM BR K, un bateau laissera Montréal tous les jours à io n.m., excepté le» d.mnncl.ei, et apres cette date trois fois par *>cmninc, les Lundi, Mercredi et Vendredi jusqu’au 30 Sit’ilmuke, c Lacliinc à 12.30 p.m., et de Côtcau Landing R O.30 p.m.s La ligne du Nnguenay I.c vapeur Saguenay, capitaine Lecours, partira du quai St-André, à 7.30 du malin, le Mardi et V endredi pour la Baie St-Paul, Ehoul.ments, Mal baie, Rivière-du-Loup, Tadou-Fac, lia J Ha! Bay» 1 Anse Saint-Jean et Chicoutimi.On peut retenir des billets de passage et de Cdbmc pour Montréal au bureau de la Compagnie, au quai Napoléon, et pour la ligne du Saguenay, au qum St-André, et ainsi à l’agence de R.M.Stocking, vis-à-vis l'hôtel St-Louis, JULIEN CHABOT, UM.MYHAND, Cémnt^ré».?n f * -^KC,R Québec, 8 «eptembre 1891.151 rl i Le Courrier du Canada, Lundi, 21 Septembre 1891 CI1EMEN DE EEK QUÉBEC CENTRAL Ligne de Québec, Boston, Nev ¦ York et les Montagnes Blanches Service .le train solide.-Entre Québec et Boston, tous les jouis, vift Sherbrooke et White River Jonction.-Chars directs de Québec à Portland, tous les jours, via Dudswell Jonction, et de Québec a Ncwpoit via Sherbrooke sur les trains de La seule ligne sur laquelle circulent les chars "parloirs et dortoirs entre* Québec st Springfield et entre Québec et Boston Québec et Fabyans sans changement.LE ET APRÈS LUNDI, lele29jülN 1S91 les trains circuleront comme suit : EXPRESS.— Départ de Québec, parle bateau-passeur de I.30 heure P.M., de Lévis à 2.00 hrs P, M., arrive â Sherbrooke û 8.00 P.M.» arrive ô New-Port, 11.47A.M.Ce train court directement de Québec à lloston sans changement.Char Monarque, parloir, buffet et dortoir de Québec à Springfield, et de Québec û Poston sans changement.PASSAGER.— Quitte Québec (par le bateau-passeur) 8.30 li.p.m., Lévis 9• 15 P* m*; arrive à Sherbrooke ù 4 3® *'• 111 •* Poston •* 4.4^5 h.a.m., New-York ù 6.20 h.p.m., et viâ Dudswell Junction, arrive à Fabyans à 8.5 •» h.a.m., Portland à 12.15 h.p.m., Boston, viû Noilh Conway à 3.30 h.p.m.Char monarque, parloir et dortoir, de Québec à Fabyans, N.H.via Ludswell Juiction, con-nexant avec les chars Pullman h L'incarter, N.II.pour Portland et Boston.Char di cct (siège avec coussins) iu‘rc Québec et Portland, et Québec et Nowpoit.Ce convoi quittera Québec tous les dimanches soirs au lieu de> samedis soirs.MIXTE.— Part de Québec par le bateau-passeur à 1.15 h.p.m., de Lévis à 1.40 h.p.m, arrive a la jonction de la Bcauce à 5.45 heures p.m., arrive à St-François à 6.46 p.m.Leb trains arrivent (tuébee EXPRESS.— Part de New-Yoik 1 4.40 heures p.m., de Boston à 7.45 p.m.part de Sherbrooke à 7.40 a.111 , arrivant à Lévis à I.30 h.p.ni., et à Québec par le bateau \ asrcui à 1.45 p.m.(] Ce convoi court directement de Boston \ Québec viA NYliite River Junc.ion et Sherbrooke sans changement de chais.Char monarque, parloir et dortoir, de Boston A Québec, et de Springfield à Quélicc sain changement.PASSAGERS—Quitte New-Yoik A to.toa.m* m., Boston à 1.00 p.m., ou quitte Boston via North Conway à 1.15 h.p.ni., quitte Porthu d à *.05 h.p.m., arrive à Lévis via Dudswell Junction à 6.35 h.a.m., et à Québec, par le bateau-passeur, A 6.45 h.a.ni.Chars monarque, parloir et dortoir, de Fabvaiu, A Québec vià Dudswdl Junction sans changement.Char direct de Portland à Québec sans changement viA Dudswell Junction, et chars direct de Newport A Québec sans changement via Sherbrooke.TELEGRAPHIE « LOHEKÜIUK A fi9AKIN Scenes de désordres au grand opera Paris, 19.—La seconde représentation de l’opéra de Wagner “ Lohengrin ” a eu lieu hier soir au Grand Opéra.Le théâtre était encombré de spectateurs.Pendent le second acte, des globules contenant une substance chimique dégageant une odeur fétide furcut jetées de la galerie à l’orchestre.Le commissaire de police prévint les assistants qui si cette chose se répétait il ferait évacuer les galerie».Plus tard, une scène fut causée au bureau de locatiou des loges par des rédacteurs du journal La Revanche qui voulaient entrer dans la salle avec de faux billets.A l’extérieur quelques désordres eurent lieu pendant la soirée ; mais la police parvint à empêcher des troubles sérieux de se produire.La police a fait hier soir 100 arrestations.I)ix personnes arretées pour avoir causé des troubles mercredi dernier, lors de la première représentation de “ Lohengrin ” ont été condamnées à un emprisonnement variant de huit jours à quatre mois.A Hïaütfi Port-au-Prince, 19.—Au cours d’une entrevue, le président Mippoljtc a dit : “J'aime toujours à rencontrer des américains.Je n’ai jamais visité l’Amérique, mais j'ai lu et étudié son histoire et j’apprécie la grandeur de ce pays.Je veux qu’llaiti devienne la demeure de l’industrie et de la paix constitutionnelle.C’est ce qu’on obtiendra par le maintien de la paix, devais m'efforcer d’y arriver.Je 11e me suis guère occupé des exilés de Kingston.J’ai si grande conlianco que la paix sera maintenue que j’ai renvoyé mille hommes de troupe.Le nord 111’est fidèle et combattra pour moi, jusqu’à la lin.Le sud 11e m’est point hostile, il m’est tout au plus indifférent.'fout le monde est-fatigué des pertes de vie et des trouilles dont le pays a été le théâtre.Mes ennemis sont à Portail Priuco, mais ils ne peuvent rien faire contre moi.Non.Je ne demande pas de secours.J’ai confiance d’être capable de gouverner Haïti.’’ OBIT ü AIRE Nous avons appris avec douleur la mort de madame Joseph Iludon, née Chapnis, décédée â Montréal samedi.Madame Iludon était la femme chrétienne dans toute la force du mot.Son existence s’est écoulée dans la pratique de» vertus qui font de la vie dans le monde une vie sainte à l’égal de celle qu’abrite le cloître.*Sa charité surtout était ardente et infati-gable.Elle avait des consolations pour toutes les douleurs, des secours pour toutes les infortunes.Pc combien do malheureux n’a-t-elle pas été la Providence vivante I Que de larmes elle a séchées ! Que de misérables elle a secourus ! Sa mémoire restera chère il bien des cœurs reconnaissants.Et sa mort sera pleuréc par tous ceux qui l’ont connue et aimée, et par la foule des malheureux qui ont reçu scs bienfaits.Madame Jludon était la sœur de l'eu l'honorable J.C.drapais, et la belle-mère de notre ami, M.J.A.Dionne, avocat de cette ville.*Ses funérailles auront lieu demain â Montréal.Echos & Nouvelles Toute annonce de naissance, mahiaoe ET D SERA REFUSÉE SI ELLE N’EST G.r.N TSSO&JKE.Ü.N EU1 EHOXSMJKAS hoka del Taro Colombie, 19.—Les passagers du schoner américain “ Wilford, " venus de Baltimore par Born Island et la côte du Honduras et de Mosquito, rapportent (pie dans les établis» - ments situés le long de la côte du Honduras, oïl le navire a fait escale, une foule de MIXTE.—Quitte St-Erançois de la Bcaucc n 6.00 | rumeurs circulent, relativement au récent h.».m., arr.ve à la Jonction do la Dcaecc 3 (»ollp d'Etat libéral de Téquigalpa : Un pré- 7.°s heures ».m à Lévi5 à 10 2 > heures a.m., , président Beaujean a clé ussas- et A Québec par le bateau-passeur à 10.3 » a.m., ,l 1 ./ , .L , , .il sine dans sou bureau prive, par un des pnn- de fer qui ait j mai, été do né entre Québ.c ec [Jetée Louise] h S.40 A.M.8.15 F.51.— Train mixte part de la Kivière à Piene tous les jouis à 2.45 P.M., de St-Raymond a 5.20P.M., et du lac St Josej h A 6.ço P.M., arrivant À Québec fC.K.] à 8.15 P.M.1 * < harspalais Monarch attachés à tous les trains directs du jour, et chars doitoirs aux trains directs du soir.On jieut retenir des lièges et des lits et se jïrocurcr des billets de pas age clnz R \f Stocking, vis-À-vis l’IIétcl St-I.ouis et chez Su?or et Trudclle, 87 rue du Pont bU2or Le Intcau K vapeur Ida voyagera sur le lac bt-JosejTi, entre la stution et 1Tiô;c| Uke Vint entre le 15 juin et le 14 septembre, en .accorde’ ment avec les trams Le bateau à vapeur de M.l’ccn.er, Undinecl le bateau 1 vapeur levibottea voyageront comme suit nir le lac .Sl-lcnn • Commençant lundi le tS juin, ei durant la saison des touristes, le bat.au à vapeur JWiicca, cani-tamc (.-.o.Martin, ou le bateau à v j uir 1/udiL cupt.11.Savard,partira de Kobcrval tous les jours’ ainsi uomi* 1^ chemin «le Iti tiansi'orifi-.l= Avantages spéciaux o.Tcrts à ceux mu étcMis sent des moulins ou rutres imlusti es.‘ Pour înfurinations au kiiî^i .f.t .*1- __ ^ s A passagers et le fret, Québec." r°l,: Icj J.Ci.SCOl T.Québec, ai juillet .s9, Gér .• t, passagers et de, 'laux'‘poTk''bu'^ajirr ' ‘ ¦»-« S4, Si,",
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