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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
mercredi 30 décembre 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1891-12-30, Collections de BAnQ.

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Sôème année No 174-Edition quotidienne.-14ième année Mercredi, 30 Décembre 1891 (Eonrricr îiu (faraîia t JOURNAL DES INTERETS CANADIENS.îîfS JE CROIS.J* ET J’AIME.THOMAS CHAPAI8, Directeur-Propriétaire LEGER BROUSSE AU, Editeur et administrateur, I* n imlleton DU COURRIER DU CAN AIM 30 Décembre 1891.—No (54 DE S {Suite) Et il entra dans une de ccs colère* à grand orchestre, qui faisaient plus de tapage dans la maison qu’un concert de trombones et de cors de chasse.Coraly s'enfuit épouvantée, et entendit lo colonel s’enfermer daus son fumoir avec fracas.La jeune femme, toute pâle et tout émue, rejoignit ses créanciers, qui l’attendaient dans sa chambre.Pcndans qu’elle était enfermée avec eux, une grande et forte fille sonnait à ta porte, et demandait Mlle Stella Dorvigny.Les domestiques auraient pu croire que cette femme gCante venait prier le colonel de la placer comme tambour-major, dans quelque régiment, mais ils la reconnurent et e’éorièrent : —La grande Jeanne î —Vous vous souvenez de moi, mes petits agneaux, dit Jcauuc ! —Je crois bien, mon capitaine Jcauuc, répondit le domestique du colonel, qui était un ancien soldat.Ou est fier d’etre Français quand on regarde des Françaises comme vous.Est-ce que vous croyez que nous avons oublié ce fameux jour où vous avez sauvé M.Faustin’ au risque d'êtro dévorée par votre tigre ?—Je ne peux pas nier, pit Jeanne que mon pensionnaire était ce jour-là d’une humeur !.—D’uuc humeur de chien ! —lût non, d’une humeur de tigre.et si votre brave maître ne l’avait pas tué du premier coup.—11 est certain que mon colonel a montré là un courage premier numéro.Aussi Mlle Stella, qui vous a fait acheter la peau du tigre, l’a suspendue dans le eabiuet de mon colonel, comme la dépouille d’un vain eu, et en a fait un superbe trophée.—La peau de mon ancien pensionnaire ! s'écria Jeanne; vrai, ça me ferait plaisir de la revoir.—C’est d’autant plus facile que mon colonel doit être f»orti ; car je viens de traverser l'appartement, et je ne l’ai pas aperçu.Far le fait, M Dorvigny était enfermé dans son fumoir et réfléchissait : sa colère tapageuse était devenue une colère sourde^ et comme le colonel, qu’il fut joyeux ou irri té, était toujours bruyant, quand on ne Fen-f tendait plus dans la maison, on le croyait sorti.—Venez avec moi, dit le domestique à Jeanne, et vous, Francine, allez prévenir mademoiselle.—Mais allez donc ! dit brusquement Jeanne à Fianciuc, en dardaut sur elle ses regards flamboya ns.Francine, que tout effrayait, et qui était loin do partager l’admiration quo la dompteuse inspirait à l’ancien soliat, eut peur de prendre feu : elle se hâta de sortir, pour se soustraire à l’incendie des regards de Jeanne.Le domestique conduisit Jcanue dans le cabinet du colonel, et fut bientôt forcé de rotourner à son travail, car aveo son ma!ire il ne s’ngit pas d’être en retard.Comme il le supposait absent, il crut pouvoir laisser la dompteuse en contemplation devant son tigre, dont la peau était suspendue, nvec des armes et un tronçon de drapeau, à côté du coffre-fort.Stella, retenu par Benjamiu, no parut qu’ai bout d’un quart-d’heuro.—C’est bien à vous, ma bravo Jeanne, de ne pas m’avoir oubliée, lui dit-ollo en entrant.—Le plus souvent, répondit Jcalîno, que jo vienne i\ Paris sans vous voir, Mam’sclle ! D’abord jo dois do la reconnaissance à votre brave homme de pèro ; eusuite, vous me revenez, Mam’selle.Vous avez de grands yeux noirs décidés ; vous n’avez pas l’air d’une femmelette, vous.Ou voit tout de suite que vous ôtes la fille d’un colonel, d’un géuéral, d'un maréchal ! Jeanne lui apprit qu'elle avait laissé scs animaux, en location à un dompteur de Londres, pour revenir à Paris, ne fût-ce qu’un mois, voir les trois personnes qu’elle aimait le plus au monde : 8a mère, Yolande et son parrain lo loup-garou.Précisément tous les trois se trouvaient rapproché* danB Parta, oomme dans son cœur : lo parrain loup-garou s'était logé à proximité do l’Hippodrome, qui lui rappelait d’anoiens succès et do doux souvenir?de betos férooos ; Mme Durai, infidèle à Mme lUmiohat, était reiuo habiter dans 1a maison de l’exoellent loup-garou, afin d’etre moius isolés ; car Jeanne voyageait sans cesse ; enfin Yolande demeurait toujours chez son oncle, dans le quartier des champs-Klysées,de sorte que Jeanne lorsqu’elle était à Paris, pouvait en allant et en venant en rentrant chez sa mère,a percevoir sa chère et belle demoiselle, montant ou descendant de voiture, souvent môme s’approcher d’elle, et lui dire un bonjour cordial et épanoui.La dompteuse vouait de quitter Stella, quand le colouel sortit des nuages de son fumoir, qui lui rappelaient un peu la fumée d’une bataille.Tl allait s’asseoir à son bureau, lorsque, en jetant, uu coup d’œil sur son coffre-fort qui se trouvait à côté, il s’aperçut avec stupéfaction qu’il l’avait laissé entrouvert.C’était un oubli incroyable, inouï.De puis que Robert lui avait laissé scs deux cent'inille francs en dépôt, le coffre-fort était devenu un coffrc-fortifié.Le colonel le regardait comme un poste d'honneur, qu’il devait défendre, fût-ce môme au péril «le ses jours.La clé était un objet sacré, qui ne quittait jamais les profondeurs de sa poche.Un cri de Benjamiu, une alerte sans motif, avaient causé cette inconcevable distraction.Le dépôt de Robert était divisé tn deux parties : un portefeuille renfermait cent cinquante mille francs, eu billets de banque, et uu sac de cuir contenant cinquante mille francs, en or de tous les pays.Le portefeuille, mieux caché, était encore à sa place : mais le sac, qui se trouvait plus en évidence, avait disparu.D’un tour de main, rapide comme l’éclair le colonel fit la visite domiciliaire du coffre fort, et s’écria d’une voix déchirante : —Yolé î je unie volé !.XXIX J.K VOLEUR DU DÉPÔT Stella, qui était dans une pièce voisine, accourut aux cris de sou père ; elle le trouva daus une agitation effrayante.—Je suis volé, répétait-il, déshonoré ! —Déshonoré ! mon père ?c’est un mot qui u’est pas de notre famille.Voyons, voyons, calmez-vous.QucLs’est-il passé ?—Robert, tu le sais, m’avait confié uu dépôt de 200,000 lr., reprit le colonel d’une voix frémissante, je n’en retrouve plus qu’une partie ; cinquante mille francs ont disparu.Ou m’a volé, te dis-je, volé le dépôt confié à ma garde !.—Grand Dieu ! s’écria Stella, un pareil dépôt, la fortune de votre ami ! Le colonel perdait la tôte : il allait, venait se frappait le front avec désespoir, et tout son corps était agité d’un tremblement convulsif.—Je vous en supplie, cahnez-vous ! lui dit Stella.Il s’agit avant tout de reprendre du sang-froid,de ne rien ébruiter, et de questionner adroitement tous vos gens pour découvrir le voleur.—Tu as raison, dit le colonel en se jetant sur un cordon de sonnette, qui lui resta dans la main, après avoir fait un bruit de tocsin.Francine vint en toute hâte ; puis comme le colonel demanda avec un grand vacarme tous les domestiques : ils accoururent tout effrayés.—Quel est le misérable qui s’est introduit dans mon eabiuet ?leur cria-t-il.Cette manière mal adroite de questionner, causa nécessairement uuo épouvante générale.— Monsieur a donc été volé ?s’écria-ton.—Ne vous effrayez pas ainsi, so hâta de dire Stella, en affectant un air calme ; il s’agit de quelques objets sans importances.Voyons.cherchez bien.rappelez vos souvenirs.—Ah !.dit tout à coup Dominique l’ancien soldat.—Tu as trouvé le voleur ?s'écria le colonel.—Ce matin, à sept heures, il est venu ici un ouvrier en menuiserie, pour donner un peu do jeu à la porte, il ne me revient pas ce Bédouin-là.Je suis toujours tenté de Causerie littéraire M.Ferdinand Brunetière (Suite) Entré à vingt-deux ans chez les religieux de l'Oratoire, Malcbraneho s’appliqua d’abord des travaux de critique et d'érudition.Sa vocation philosophi- ici (13).” Un des principaux parmi les solitaires de Port-Royal était le duc rie Lny-nes, fils du connétable et du duc de Chcvreuse.Eî était à ce point partisan de Descartes qui T voulut traduire lui-môme en français les Méditations.Cette traduction, plusieurs fois réimprimée à Paris et à Amsterdam, fut publiée que lui fut révélée par la locturo .lu sousce titre ; Lee méditations métaphy-Traité de l’homme de Dêscnites, que le HiqnCH iU Rpné Deecartce, louchant la lmsard lui mit sous la main.Cetto lecture le saisit tellement par la nouveauté et la clarté des idées, par la aoli- M»us la main, vrm* j prem{^re philosophie, traduites par M.L.D.D.L.X.S.(M.le duc do Luy- nes), avec les objections et les réponses (traduites par Cleselier).Paris, Camu- sat, 1647.% Ht s'il était besoin d’un dernier fait pour achever de prouver qu'au XVII siècle le cartésianisme exerça sur les esprits une iniluence considérable, ne suffirait-il pas de rappeler que les poètes eux-mêmes n'y échappèrent pas ?Descartes,ce mortel dout on eût fait uu dieu Chez les païens, et qui tient le milieu Entre l’homme d’esprit, comme entre l’huitre [et l’homme Le tient tel de nos gens,frauche hôte de somme Aiusi parlait La Fontaine, en H579, daus le Discours à Meme de la Sablière, elle-même une franche cartésienne.Louis le Laboureur, bailli de Montmo-renc\, dans son poème de Charlemagne, faisait exposer le cartésianisme par un auge.M.de Montmor publiait sous ce titre : De Rerurn Xatura, un poème cartésien.Comment les poètes auraient-ils chanté, en français et en latin, la doctrine de Descartes, si personne ne s’en fût occupé ?• III dite et l'enchaînement des princij es, que de violentes palpitations de cœur l’obligèrent plus d’une fois à s’arrêter (9).Tl se consacra dès lors tout entier à lu philosophie, et après dix ans d’une étude approfondie des ouvrages de Descartes, il commença lui-même d'écrire : en 1674, paraissait la première partie le la Recherche de la vér ité.Que Malebranche ait été un disciple indépendant, cela no fait pas doute ; mais ce qui n'est pas moins sûr, c'est qu’il fut le disciple de Descartes.Et de mémo les plus hautes intelligences du X V 11 siècle, les Bossuet, les Fénelon les Daguesseau, adoptèrent le cartésianisme.“ Arnauld et Bossuet, dit encore Sainte-Beuve, ont cela de commun de sr tenir sans crainte au cartésianisme et de l’approcher même de l’explication des mystères sans pressentir avec effroi les conséquences connue le fait Pascal 10' ”.lût un peu plus loin : *• En adoptant le cartésianisme,du moins pour une bonne paît, Arnauld garde son intrépidité.Cela revient peut-être à dire que chacun porte jusque dans sa foi et dans ses doctrines son caractère et son humeur (11).’’ Jansénistes et cartésiens, tel est le titre du chapitre de M.Brunetière, et son objet est de démontrer que Un et ion du cartésianisme fut ‘nulle au XVII siècle : précisément parce qu'il ne pouvait, rien la où le jansénisme occupait la place et l'occupait tout entière.Mais la thèse de l’éminent critique ne pèche-t-elle pas sur sa base, puisque le docteur même du jansénisme, le grand Arnauld, était justement un cartésien ?Ici encore, je ne saurais mieux faire que d’opposer à M.Brunetière l'historien de Port-Royal.“ Arnauld,dit Sainte-Beuve, n’aimait pas seulement la controverse, il aimait la philosophie en elle-même.tout d abord il avait été pour Descartes, et il lui était resté fidèle.Admirable % esprit logique, Arnauld ne sera pas inventeur en philosophie et, moyennant que la théologie soit satisfaite, il adhérera volontiers au nouveau inaitre.„ lût il est bien vrai qu'Arnauld resta fidèle ù Descartes jusqu’à la fin.Il mourut le G août 1094.Or voici ce qu’il écrivait le 13 novembre 1092 : “ Vous prétendez que ce que je dis en faveur de M.Descartes ne sera goûté que de ceux qui sont attachés a la doctrine de ce philosophe ; et moi je crois qu’il sera goûté par tous ceux qui sont persuadés (comme il me semble «pie tout le monde le doit être) qu’il est très important de pouvoir Ai-je besoin d'excuse pour m’être attardé si longtemps à l’examen de cette question ?M.Brunetière est de ceux dont l'opinion a trop de poids pour qu’il soit permis de les contredire sans apporter des preuves.Il est bien encore deux ou trois points sur lesquels je serais en désaccord avec lui et qui pourraient porter entre nous a quelque discussion.Mais cela sans doute serait de peu d'intérêt pour le lecteur.Je signalerai seulement une ou deux petites erreurs de date ou de citation.“ La chronologie est la trame de l'his-roire ; et rien n'a plus nui Jusque de notre temps, aux progrès Me l’histoire de la littérature que cet étrange dédain des dates.” C’est M.Brunetière qui dit cela, et il a bien raison.11 aime les dates exactes, et il les donne toujours telles.Je trouve cependant à la page 293 : “ Condorcet, à son tour, quelques années plus tard, en 1789 ; dans sa Vie de Voltaire .” La Vie de Voltaire par Condorcet a paru en 1787.Page 30, je lis cette citation empruntée aux Plaideurs : Combien y en a-t-il, je dis des plus huppés, Bacine avait dit : * Combien en as-tu vu.je dis des plus hup.pés.Je veux bien qu’on refasse le vers de Racine ; mais enfin, sans parler de l’hir-tus, ce y eu jure vraiment un [peu trop avec l’harmonie raciniciuie.Mais ce sont là des misères et j'ai hà- prouver par des raisons naturelles Pim- te ^e dire que le nouveau volume de mortality île l’àme.Car il faut de deux M.Brunetière renferme des chapi- choses l’une : ou désespérer de lapnivoir prouver par raison, ou convenir que M.Descartes l’a mieux prouvée que personne (12).” Ce n’était pas seulement Arnauld qui subissait l’influence de Descartes, c’était Port-Royal tout entier.Le témoignage de Sainte-Beuve n'est pas moins formel sur ce point.“ Bizarrerie do fortune et d'accueil, écrit-il, qui frappe au premier coup d'œil, mais qui s'explique très bien'.De Descartes et de Montaigne, l’un, s[ absolu, réussit à Port-Royal et s infiltre où l'autre, si attirant et si aimable, n’at-lui arracher son rabot, pour lui raboter le trappera que des inj lires.Ce qui sauve visage.Descartes dans l’esprit des solitaires,c’est I sa gravité de ton, son sérieux : ce qui compromet et décèle l’autre, c’est son un orgueil comme le ^sien—à se représenter une conspiration formée contre sa réputation, son honneur d’homme, son repos, sa vie même, il n’y avait qu'un pas.L’affaire de VEmile, en 1762, le lui lit franchir, A ce moment —Rousseau n’avait que cinquante ans et il devait vivre seize ans encore,—la folio s'empara, pour ne plus la quitter, de cette belle intelligence.On en suit dès lors daus sa Correspondance dans ses Confessions,d&ns ses Dialogues le fatal progsès, è peine entrecoupé de quelques mois de “ rémittence "ou de tranquillité d’esprit.Les Rêverie du promeneur solitaire les Dialogues et les Confessions sont l’œuvre de la folie de Rousseau, dont ils peuvent même servira marquer les alternatives.Ainsi, les.Rêveries ont été composées dans un temps d’accalmie pour un fou.mais par un fou lucide et inaitre de sa pensée comme son expression.vendu à la raison par l'excès même de sa souffrance ou par la conviction de l’inutilité de la lutte et de l'effort.Tout au rebours des Rêveries les Dialogues doivent être, rapportés au paroxysme delà folie de Rousseau ; il?sentent la fêlure.Enfin, pour les Confessions la folie v est bien certaine, incontestable, quoique sans doute moins étalée que dans les Dialogues ou dans certaines parties de la Correspondance, consciente en quelque sorts et honteuse d'elle-mêmc : déguisée d'ailleurs et masquée par le charme des souvenirs et par la beauté singulière du stvle.Sur Voltaire.M.Brunetière n’a pas moins de trois chapitres tons les trois également remarquables, même celui où il a parlé vie /mire avec une délicatesse, un charme, une douceur qui tranchent singulièrement avecjl'habituelle vigueur souvent un peu âpre de sou style.Si Zaire a trouvé grâce devant lui.il n’en est pas de même de son auteur.Au surplus il n'en est pas à sa première rencontre avec Voltaire.Il semble même qu’il recherche les occasions d'en parler, et il le fait toujours avec un nouvel entrain (4).C’est au philosophe à l’apôtre de la tolérance et de 17mma-niW qu'il s’en prend aujourd’hui.Il montre,—ou plutôt, suivant sa constante habitude, il a démontré que nous ne lui devons rien ou bien peu de chose, et que ce peu, il nous Fa fait chèrement payer.Ici encore je renverrai au livre lui-même non pourtant sans me donner lo plaisir d’en citer cette belle page.Et d’abord sa conception de l'Institution sociale est éminemment ou in- tièmes des hommes au pénible labeur du “ gros œuvre ” de l'humanité.Théoriquement, et à la condition de ne pas s’expliquer, on peut donc bien être reconnaissant à Voltaire d'avoir défendu l'Institution sociale : il est permis de l'être moins, si sa conception de la société ne fut pas, comme on vient de le voir, moins égoïste qu'aristocratique.Mais si, de plus, le fondement en est ruineux, je ne vois pas alors de quoi nous nous sentirions obligés.Or, qu'il soit possible d’établir la société sur le fondement de Futilité générale, conçue par chacun de nous comme étant la sienne propre, c'est une question litigieuse et que je n'oserais pas décider.Mais de vouloir la fonder, comme Voltaire, sur l'utilité générale considérée comme adéquate aux divertissements de “la bonne compagnie ", c’est se moquer du monde à moins que ce ne soit bien profondément mépriser ses semblables.Je crois que Voltaire les méprisait et s’en moquait a la fois.Exigera-t-on que je l'en remercie ?Ou plutôt, s'il a fait un peu de bien sans le vouloir, ne sentira-t-on pas combien il a fait plus de mal en persuadant, depuis cent ans, à toute sa “ descendance ”, qu’un peu d’esprit, et quelques plaisanteries indécentes ou impies acquittaient l’homme envers l’homme et envers la société (15; l Comine si c’était trop peu d’avoir contre soi les voltaiviens—sans cemp-ter les hugolûtres, les naturalistes, les symbolistes et les beylistes, M.Brunetière vient encore de s'aliéner les inolié-ristes.Jusqu’ici tous nos critiques, de la Harpe à Sainte-Beuve et à Nisard, n'avaient parlé de Molière qu'avec un enthousiasme voisin de l’adoration.Avec M.Brunetière, il en faut beaucoup rabattre.Il estime,—et il prouve—que nul n'a été plus libre que Fauteur de YE-cole des Femmes, plus dégagé de toute croyance, plus foncièrement irréligieux, que les libertins de son temps n’ont pas eu de représentant plus illustre à la fois et plus déterminé, qu’il n, plus qu'aucun deux, continué la tradition païenne de la Renaissance, et, par un offort contraire à celui des Pascal, des Bossuet ou des Bourdaloue, travaillé à ‘J déchristianiser ’’ l’esprit du XVIle siècle.Quant Tact une.M.Brunetière n hésite pas à y voir un acte d’hostilité déclarée, non contre les “ faux dévots ”, mais contre la religion même.Il partage entièrement sur ce point l’opinion des contemporains qui, eux ne s’y trompèrent pas, comme le prouvent ces lignes de la Gazette de France, dans son numéro du 17 mai 1664, cinq jours après la première —C’est lui 1 s’écria lo ooloncl.—Attendez donc mon père, dit Stella, il faut d’autres indices.—C’est lui, Mademoiselle, reprit Dominique.Ah ! cependant, ajouta-t-il en chant géant de ton, il y a une difficulté, c’est que je ne l’ai pas quitté d’un instant.—Va-t’en au diablo I dit lo cojoncl.Ainsi auouuo autre personne n'est venue dans cetto pièce, et n’a pu s’y trouvor seule.ton badin, familier, enjoué (il a,' dit-on inventé le moi).Précisément, ce qui fait son charme près de tous Fa perdu (9) Eloge de Malebranche, par Fontenellc (10) Port-Royal, t.V, par 353.(11) Port-Royal, t.V.p.355.(12) Lettre d’Antoine Arnauld à M.du Vaucel, très de tout premier ordre, des études qui sont d’un maître critique, des pages et en grand nombre qui sont d’un maître écrivain.Son étude sur la Folie de J-J Rousseau, en particulier, est de tous points excellente.“ Que Rousseau soit mort fou, ce [qui s’appelle fou, presque personne aujourd’hui ne l’ignore ni n’on doute, et on ne discute guère que du nom, du progrès et de l’origine de sa folie.” Tel est lo début du chapitre.En voici les conclusions ; En même temps que sa réputation grandissait, Rousseau voyait grossir le nombre de scs critiques, de ses adver-saircs, de ses ennemis.De là—pour une imagination comme la sienne, pour (13) Port-Royal, t.Il, p.396.-—Sainte-Beuve s’est trompé en attribuant à Montaigne la création du mot enjoué.La prémière édition des Essais do Michel de Moutaignc est do 1580.Vingt ans auparavant, eu 1559, avaient paru les Vies des hommes illustres, grecs et romains, comjnirées lune avec l'antre, translatées du grec en français,^ par Jacques Àrnyot.On y lisait, dans la Vie de Jiïarius : “ L’âne le regarda d’uue façon toute guayu et enjouée» solemmcnt aristocratique : “ Ce momie- de Tartufe : “ Cette pièce de théâtre.ci.il faut que jeu convienne, est «n est absolument injurieuse à la religion compose de fripons, de fanatiques et I capable de produire de très dauge- d’imbéciles, parmi lesquels il y a un pe- reux cfTets ”.Le chapitre sur la Philo- tit troupeau séparé qu’on appelle la I sophie de Molière ( 16) est un chef- honne compagnie.Ce petit troupeau dVeuvre de discussion.Je u’v voudrais %' était riche, bien élevé, instruit, poli, est I reprendre qu’une page sur la qualité du comme la Heur du genre humain ; c’est styl0 de Molière, quo M.Brunetière pour lui plaire que les plus grands lioni- apr^ yp j._j.Weiss, semble mettre mes ont travaillé, c’est lui qui donne la au-dessous de celui do llegunrd.Jerap-réputation.Nous entendons dé reste, pellerai aussi, sans insister du reste, ce que coin veut dire: on est l'auteur puisque j’écris dans l’Univers, que la d’Œdipe et de Zaire \ on est gentil- dièse de l’auteur sur la philosophie et homme ordinaire do la chambre du roi : la morale de Molière et, en particulier on est l’ami de Mme de Pompadour et SUr le Tartufe avait été soutenue, il y de M.de Richelieu ; on a été le Mchaiu- a quinze ans, non sans quelque force et bellun du vainqueur de Rosbach : on n ct quelque éclat dans kun volume inti-ramassé quatre â cinq millions à tripo- tulé : Molière et Bourdaloue et signé : ter dans les vivres ou dans les fourni- Louis Y caillot.turcs militaires : on s est fait " roi chez L’œuvre de M.Ferdiuaud Brunetière, soi , daus son chateau de bernev : qui'ne remonte, je l’ai dit, qu’à 1875 qu importe la “ canaille , et n est-ello I ü3|_ tpj;\ considérable.Elle ne comprend, pas tiop heureuse, trop honorée surtout pas moins j0 011ZC volumes -Etudes cri-do.travailler à l’entretien et à la pa- ! tiquc Sltr /'histoire de (a literature rurc du du - petit troupeau" dont on L.t(nfa,-se, quatre séries.—Histoire et est ?Homme de lettres jusqu’au bout des ongles, l’institution sociale n'a d’autre objet pour Voltaire que d’aider les honnêtes gens à “ cultiver les arts ” ; et si seulement nous consentons à travailler pour lui, il se chargé' de jouir, de littérature, trois séries.—Questions de critipue, deux séries.—Ij'Evolution des Guerres da ns lJhistoire de la liléi'ature, tome 1er,—enfin le Roman naluralisto ùont une nouvelle édition paraissait ees jours-ci, augmentée de quatre chapitres vivre et do penser pour nous.On n’a gm.ltS peti(s Xaturalùtcs, sur la Ban-jamais plus lestement et plus crûment I queroutc dv XaturalUmo, sur l’Amn-condamué.pour le plaisir de • quelquo do yp Alphouso Daudet et les oisifs ’’, les quntve-viugt-dix.neuf cen- Xouveltcs de M.tic Mausossaut.(14) Voir dans la première série dos Etudes critiques, la chapitre sur Voltaire ; dans la secoudo série, l’article sur Diderot : et, dans ta troisième, le chapitre sur Voltaire et Rousseau.Daus ces onze volumes, il n’est pas (15) Etudes critiques p.315, (^15) Etudes critiques 169 à 242.0^2922 Le Courrier du Canada, Mercredi, 30 Décembre 1891 une page qui liait été écrite par l'auteur avec la préoccupation de chercher la vérité et de la dire.Je ne sais pas, pour un critique et unhistorien, de plus bel éloge.Edmond Biitfe NOEL! NOEL! Voici le temps de faire nue visite < c AU BON TON 57-59, rue St-J eau.Assortiment extraordinaire et dca plus varias de produits français en bonbons do Paris, chocolats de fautaUlc depuis trente-cinq contins la lb.: jrnpillottes (French mottoeO ï confitures de Potin, fromage de Brie ; fromage de Millar en pots : chocolat Mcnier ; chocolat Potin.Liqueurs, grands vins ; cognac ; conserves alimentaires ; soupes à l’oignon, au gras ; jardinières, etc.Boîtes parisiennes pour cadeaux.Pour le temps des fêtes, on pourra so procurer _A.TT ZBOTST TON des paniers do liqueurs assorties au bas prix de $7.50 et $15.00, et composés comme suit : PANIERS 1>E 87.50 PANIERS DE 815,00 1 Bouteille Vin Rouge d'Espagne Sherry.Scotch Whisky Rye Vin blanc d’Es pagne Port Cognac Haut - Sauternes Claret (Caroubier; Rhum Vermouth Bourgogne Mousseux « i t * » * * « t * t 4 *1 i I * t U Québec, 3 déc.—1 déc 1S91—1 an.1 Bouteille Champagne Hermitage Port Club Sherrv Hoek Liqueur Père Monis Gauloise Crème de Coco Monopole Rye Boulestin cognac Rhum St- James Fine Old Scotch 357 1 1 1 1 « « • « LE LIEUTENANT-GOUVERNEUR I>E La PROVINCE DE QUEBEC Recevra les Messieurs qui désirent lui faire visite VENDREDI, le 1er JANVIER 1892, DE 11.30 HEURES A.M.5 1 HEURES P.M., Dan- la Chambre du Conseil Législatif.Hôtel du Gouvernement, t 29 Déc.1891.J II.C.SHEPPARD, Major, A.D.c: Québec, 29 décembre 1S91—3f.355 G A1ST AD A QUEBEC, 39 DECEMBRE 1891 Les lettres de credit SI 12.000 0 UN COUP Mensonges des ex-ministres ï.a (lepoNition assermentée «le .11.Ilen ier Dénégation solennelle de M.Charles Langelier l.cm trompeurs «Kum-qii Départe nient du Trésor Québec, 15 Août, 18S8.Le Caissier .La Banque du Peuple Montréal Monsieur J’ai 1*honneur d’inclure sous ce pli un warrant eu faveur de la compagnie de Montréal et Sorel, représentée par la Bauque du Peuple, pour cent douze mille ciuq cent piastres, montant du subside payable i\ la dite compagnie sous l’autorité de fordre-en-cou-seil du 10 courant, et un chèque sur votre banque pour le montant.Veuillez, s’il vous plaît, acquitter et renvoyer le warrant et en meme temps renvoyer les lettres de crédit données par l'honorable premier-ministre pour $75,000 et $6,000 respectivement.J’ai l'honneur d’être, Monsieur, Votre obéissant serviteur, n»tique« et au public en général» qu’ollo h adopté le bon principe de n’avoir QU’UN SEUL PRIX.Do plu?» elle fait une Grande Réduction , -[sur les]- Montres en Ou et en Argent, Horloges et Bijoux de tous genres, Lunettes d’OpIuia et Argenterie, Télescopes, Accordéons, Etc.I.E TOUT K»:m iT AU PI.un has prix POSSIBLE.Nous conseillons à nos lecteurs do no pas manquer do profiter do cette grande réduction.Une vihitc est sollicitée.ELIE BEDARD, 110 RL OGEll E T PI JO U TIER, • Ko It U I*: ST-1M U JL, (Vis-à-vis la Garo du C.P.R., Palais.) Québec, 2 édeembro 1891 — Irn.360 Les JM lu les et Onf/uoit Holloway J FS ! i FL LFS purifient le ?nng, et geériscnt J tous les dérangements du foie, de l’estomac, «leu reins et «les intestins.Flics donnent la force et la santé aux constitutions débiles, et sont d'un secours inappréciable dans les indispositions des personnes «lu sexe, de tout fige.Pour les enfants et les vieillardsles sont d’un prix inestimable.L’Ongucn* Est un remède infaillible pour les douleurs «lans lesjunbcs, la poitrine, pour les vieilles blessures, pl nos et ulcères.11 est excellent pour la goutte et le rhumatisme.Pour les maux de gorge, bronchite, rhumes, .oux, excroissances glanduleuses, et pour toutes le** maladies «le la peau, il est sans rival.Manufacturé seulement à l’établissement du professeur 11(J FLOW AV 533, Kl F OXFORD, 1.N DK FS, et vendu à raison de !s.1 qd , 2s.qd., us 22s., et 33s.chaque boite et pot, et au Canada à 36 cents, «;o cents et $1.50.et çs plus landes dimensions en proportion.BILLETS D’EXCURSION de RETOUR, Lea Billets d’exeunion «le retour soront émis à toute- le* station* fur ce chemin de fer lo 21, 25 et •Il DECEMBRE, et le 1er JANVIER nu prix d’un billot «lo première cla*50 bon pour revenir lo et y comprît lo 4 janvier.Des billets «Pcx* nrsion directs à Québco ot à Ontario, vil lo Grand-Tronc, lo Pacifiquo Canadien et lo l.Blinda Atlantique seront *mis à toutes les station*, les 21, 25 et 31 Décembre, et le 1er Janvier, à un et ¦«n tier- «Pun billet simple bon pour revenir jusqu’au 1 Janvier inclusivement.I) POTTING ER.>n tendant on chef.Rurcau du ehemindo for, ] Mouoton, N.R., > 21 dtcemhro 1891.) LO UlfcJ JOBIN ILf TEIJU cl STATU AiKK COIN DES RUES Ouir Foiiluinc cl Hurlou* QUARTIER MONTCALM, QU EU EC.A VF K 1 ISS EM K NTS.—Je n’ai pas d’agents aux Etats-Unis, et mes remèdes ne sont pas vendus dans ce pays.Les acheteurs devront alors faire mention à l'étiquette su - les pots et les boîtes S •'.««tresse n’est pas ^3;, OXFORD STREET uQNmKF.s, il y .\ falsification.U*s marques de commerce de mes remèdes sont m registres h Ottrwa et a Washington, Signé : THOMAS HOLLOWAY.Jucliec.lcr mai iXyr —tan 3 f pS D H , d ’V ï/Af-é v'&M* r ^ V l'VV ' /‘avid Ouellet, ARCHITECTE et EVALUATEUR, No 113, rue St-Jean, II-F., ilWUKV * /—Atelier-^ 87, lluc (l’Aiguillon •RÉ8IDHNCE 85, Rno d’Aiguillon.Téléphone 314.Québec, 9 mai 1891—30 mare — ian, 13© IjC*n recent* pour la couleur et lo dcBsin Opal et de Bablc pur Olobeft Nouille» do fantaisie O lobe» gravés 14lobe» résistant au gaz et à l’huile -o CHEZ o- x Ax\Oi:nso\ * AIUISTHOXO Plombiers s’occupant do travaux on rapport avec lo gax et la vapeur, 74, HUE SAINT-LOUIS, QUÉBEC.puîTAltontio.i spéoialo donnéo aux jobs ot promu-tcaiv, t cxécuté*.*tfcft 1 r Qi* bjo, 16 décttnbrs 1891—lm.307 AVIS 1.’abonnement au 44 Courrier rt 11 Canada 99 < gi iinlforiiilriiciit fixé A payable* d’avances IJabonneniciit au 44 Jeu.nul de* i umpagneM”est E FEU :bec central Ligne de Québec, Boston, Nev York et les Montagnes Blanches Service de train solide.— Entre Quél>cc et Boston, tous les jours, vil Sherbrooke et White River Jonction.La seule ligne sur laquelle circulent les chars parloirs et dortoirs entre Québec et Springfield et entre Québec et Boston sans changement.1 E HT APRÈS LUNDI, le 2 NOVEMBRE 1 J iSqi [S91 les trains circuleront comme suit : EXPRESS—Départ de Québec, par jc bateau-passeur de 1.00 h.p.ni., de 1 évis à 1.50 h.p m., airive A la Hcauce Jonction à 3.35 h.p.m., arrive il >hcrbrookc à 8 h.p.m., arrive à Newport à 10.10 h.p ni., arrive à Boston à 8.30 h a.m , arrive » New-York à 11.30 h.a.m.Ce train va directement de Québec à Boston sans changement.MIXTE.— Part de Québec par le bateau-passeur à l.oo 11.p.m., de Lévis à 1.30 b.p.m., arrive a la jonction de la Beauce ù 5.40 heurts p.m., arrive à St-François à 6.30 p.m.Lrs trains arrivent a Québec EXPRESS.— Port île New-York à 4.00 heures p.m., de Boston R 7 45 p.m., de Newport à 6.< o a.m.part de Mierbrooke à 7.40 a.m., arrivant à 1 .évis à 1.30 h.p.m., et à Québec par le bateau pas*-cui à 1.45 p.m.Le convoi va directement de Boston à Québec sans change ment de chars.Char monarque, parloir et dortoir, de Boston A Québec, et de Spring field A tDieliec.MIX I E.—Quitte St-François de la Beauce A 6.00 h.a.m., quitte la Jonction de la Beauce à 7.10 h.a.ni., arrive à Lévis a 10.00 heures a.m.et a Québec par le bateau-passeur à 10.15 a.ni.Tous les trains express sont chauffés A la vapeur de la locomotive.CONNECTIONS A Lévis et Ilnrlaka Jonction avec l’Intcrcolo niai, à Sherbrooke avec le chemin de fer Boston e Maine, pour Boston, New-York et tous les points de la Nouvelle*Angleterre.A Dudswell avec Maine Ccntial.On i>eut se procurer des billets et le bagage est chèque jH'Ur tous les cndioits.P.ur autres informations s’adresser au bureau des bill t>, en face de l’hôtel St-Louis, ou aux •gents de la compagnie.FRANK GRUNDY, Sut intendant général.J.II.IV A LS II, Gérant gén.fret et passager i.(.’uelx-c 30 octobre 180! 86 XU-V CHEMIN DE FEE mTKHOOLUiNJAL 1891-Arrangements d’hiver-1891 LE et Al’RES LUNDI, le 19OCTOBRE «891.les trains sur ce chemin de fer circuleront Midiennement (le dimanche excepté) comme suit : Les trains quitteront Lévis Accommodation pour la Rivière-du-Loup et Campbclton.•••••••» 7*3^ Accommodation pour la Rivièrê-du-Loup.o.o > Express direct pour Saint-Jean et Halifax.14*35 Accommodation pour la Rivière-du-Loup.» 18.00 Les trains awivo'ont à Lévis Accommodation de la Rivièic-du-lxiup.5*3° Express dircctdc St*Jean et 1 Ialifax.11.4” Accommodation de Campbcltcn .,3*20 Accommodation de la Rivièrc-du-Loup .16.50 Rome, 29—Le comte Lefebvre (le Bé-haine, ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, a eu uno entrevue particulière avec le pape.L’ambassadeur a donné l'assura nce (jue la France ne considérerait que comme un uuage passager la récente attaque des radicaux contre F Eglise et l’attitude des évêques français.M.de Béhainc a engagé Jjéon XIII à ne pas juger de^ sentiments de la France d’après les paroles violentes qui ont été prononcées à la chambre des députés.Le gouvernement français désire maintenir les relations les plus amicales avec le Vatican afin de prévaloir la politique du pape eu faveur de lu République.Cette manière d’agir du Saint-Siège a fuit naître dans la plupart des Français de vifs sentiments de gratitude à l’egard du pape.Dans la matinée, le pape avait célébré la messe et reçu les fonctionnaires de sa maison les soldats de sa garde ,
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