Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 22 juillet 1892, vendredi 22 juillet 1892
30ème année * • -,, »9 journées dans les jardins, au casino de Fie ï V.Ordinairement il sort du palais à fi heures du matin et.rentre à S heures du soir.Mais à l’heure du diner, ii se rend à la tour qui est au sommet delà colline, et ou nn jouit d’une fraîcheur délicieuse, car l i chaleur no pénétre pas dans la vieille tour, dont les murs ont uuo épaisseur de quatre mètres.Sauf les audiences ordinaires des chefs des congrégations, toutes les autres out été suspendues.CAUSERIE UÏTËRASRE LE COWTEJULE^OE COSKAC (I > 11 y a quelques années, M.Jules de Cosuae posa sa candidature à l’Académie française.Les feuilles du boulevard, les journaux dits littéraires, dont l’influence tic laisse pas aujourd’hui d’être assez grande au palais Mazavin, .'«j récrièreut à l’envi.Leurs rédacteurs avaient ouvert le Dictionnaire des cou-tanj)orainsy de M.Yapcveati, et i\ la lettre G\ il n’avaient pas trouvé M.do Cosnac.Celui-ci, dès lors, n’existait pas pour eux, et l'Académie n’y pouvait pas songer.lise trouve pourtant que cet écrivain, iucounu do M.Ya-pereau.est l’homme de Fmucc qui sait le mieux son dix-septième siècle.Il a publié, sur lu période qui va de la mort do Richelieu à la .mort de Muzariu.sur la Fronde ou particulier, des travaux considérables, neufs, aussi neufs qu'intéressants.Dès 1852, il faisait paraître 1* s Mémoires de Daniel de Cosnac, ar-chovêquo d’Aix, auxquels Saint-H.uve ne comacrait pas moins de deux arti- (1) Mazaiun bt Coi.li Kit t, par le comte de Cosnac.Doux volumes iu-So, E.Pion, Nourrit ut Cie.éditeurs, 1802.de».“ Adressons lu>i remerciements, écrivait 8alnt-l)juvc, à M.le euJl!1 *’ **a* les d»: CosuaÇ, de l’iiltlflife fiitnilh» 50, Daniel de Cosuae, ment dune valeur considérable était alors évêque do \ aient*.*, dit daus connu, le» lv!,rcs de naturalisation Iran- Mémoires que Maz.irin lui donna ÎY'X-çaira qui lui furent délivrées en lCfifi t reine onction en sa présence (t) ; s’ii et qui portent qu’il était â Home ; n’eût été prêtre, il n’eût pu la lui mais à M.(Je Uo-nae était réserve© i'* donner, borne fortuné de signaler nu document1 plus décisif encore,- piibqu il émane du cardinal lui-mèmC.(J était en IG5J in Qu’ils chantent.mais qtl’iU la vérité aurait pu rayer d m*jètciuOiU o• voulait lui donner utïtr mission à payent.Le mot est partout, avec de-et vouloir dérober à la connaissance du i Rome, ii écrit aussitôt ù un ne variantes, et partout on le tient comme public.M.le comte Jules do Cosnac a ! hommes de confiance .** Je suis outre n* mvilEuro preuve de 1 indifférence d'été un éditeur tH qu il convenait de ] de la pensée de 31.de liricntic.àlocci- Mazarin a 1 endroit des libelles dirigés rc date.Comritan* les iutérêt?sion de la maladie du Pape que j’aille contre lui au temps de la 1* rondo et Ixorne p*»ur servir le roi.pour l’élection pendant tout le reste do son ministère, d’uu nouveau Papp, uar il sait bien.que (Jet te indifférence, qui a passé daus jo utf tire rien de mes bénéfices et ne /histoire pour uu0 vérité nist pourtant subsiste que de ce que je j >e 11 x annexer qu’une pure invention.31.de (’osmic le d ira côté cl d’autre.^ aux persécutions démoutro par des faits irrécusables.Le qu’on me fail, on joindrait l’affront de cardinal était, uu contraire, trêa affecté in’eiiv«»v.i dutL»dtidcr l’aumône au lieu dis attaques dirigées contre lui, Cl il de ma*naissance” (Mb avait fort ù cumr de découvrir les au- 1 Y o autre question plu» émurent’r^éo tours et les disributcurs (b* libelles encore que la pré.*ucm .e.-.t edie dj lu p*.»ur Es faire sévèrement punir.L'abbé piètrbe il- Mazarin.L * s de la guerre .Fouqucî frère de Nicolas Fouquet a^ore pour la succesion des duchés de Mau- jiro-jureur général, était chargé de la loue et do èlontfcrrat, L Pape était in p'dicc eccreto de .Mazarin.( elui-ci rc-terveuu eoinme médiateur.Jules Maza- vient suas cosse dans sa correspondance riu commandait comme :oF*!înc une sur les sout h: quo lui causent le.a ** lib«.l-compagnie (| infantaric dan l'année les et sur la nécessité de les arrêter.H pontificale.Le çjrdinal Sachoui, légat remercie ! abbé du zèle infatigable a\?o du Pape, qui n'a v ait pas réussi daus sa lequel ii pourchasse les colporteurs de c $ tentative d’aeomaio'l.uiicnt.s’en revint méchante écrits .il assure qu il ne lui à Üurne, laissant ia .suite de lu négocia-1 Ecra jamais possible de rencontrer un lion au jeune capitaine dont il avait lueil eur ami.Nicohit bouquet coucou-ajijué i»: la capacité.Muzariu niit aou rail aveesem frère:» la preparation d uu habileté* au service de la France et eon grand coup de filet pour saisir libelüs-tribua puissamment à faiic* consacrer, t n, distnbiurur# et afficheurs, et le cav-daus le truité de (’hcrasco, les intérêts dioul ravi rc plaisait a reconnaître jtt< l’être ù notre dale, rompt du public lettré avant c^ux même qui ne touchaient qü’ù D gloire de sou ancêtre et ;i l’amour propre de sa iuai-.on (2).’’ Depuis 1.882, 31.do Cosnac a »lnine tous rbs K'-iîiK à un* publication plus importante encore, les Mémolrcn du manjuis dt Sourchct, grand prévôt •le France, dont douze volumes ont déjà paru.Mais, à.côté de lYHiuur.i! y a cii z M.le comté J u le." do (’osu.ie un é rivait» qui no craint pas d’abordfi* pour son propre compte, les grands sujets, et qui sait s’y mouvoir à i’auo.C’est ainsi qu’il nous a donné, sous) le litre de tioavenirs du rcouc de Louis XI F, huit volumes u une lecture agréa hic et de l’érudition la plus sure.Cohuit volumes ont paru de KSdfi a 1>S2.Il a joint, en 183! uu autr * volume Les /Richesses du pilai* Mazarin, qui est des plus curieux et où il a reproduit sur I’m igimi! Y fnvcnfaîre, jusqu'alors inédif.fln-ssé après la mort du cardina:.\ niei.aujourd’hui, deux u.mveaux volumes, Maza ri* i O Colb*rt.L’auteur ne sort pas de l’époque dont il >’est déjà si souvent et si longemcnt ••ccuj»é.I i -e tient, avec raison, sur U* tvrrain qu’il connaît le mieux—et qu’il connaît mieux que perso me.Dans scs précédent ¦< ouvrage.-, il s é* tait surtoutattaelié à l’o:uvre politique it à l’ieuvre artistique et scientifique de Mazarin.Aujourd’ui.l’objet principal de son étude est l’œuvre personnelle du cardinal, caractérisée par !a haut .?.situation à laq mile ii parvint à s'élever, par les mariages surprenants qu’il t:t contracter à ses nièces, enfin, par î.i colosalc fortune qu’il réussit à accumuler.Cette fort me tôt précisément 1* trait d’union qui amène M.de (V-n.c à parier d*.-Colbert.Ce dernier avait tientc-de ix ans lorsqu’au commencement de 1(551.il entra au service de Mazarin en qualité d’intendant, fonctions qu'il conserva jusqu’à la mort du cardinal, en 1001 (”e-t à cette dale que sYiricto le iivre de M.de Cosnac, au moment où s.?ter miiic ’ , moi uii l'homme d'affaires privées fait pl chez lui.à l'homme d'affaires publiques.lara, en présence j 11 était si loin d cire inclinèrent aux isouipierre et do chansons dirigées contre lui qu il eu ionues de qualité, ' voulait non seulement à leur-auteur?, conter jus'jucdà mais encore à leurs ceiiectionneurs.S’il d* p'us beau dénie ni personne fjiti fût n ,j»»t tenu qu’à lui, Mazarinadcs ne sc entré plus heureusement dans les néyo- raicut pas aujourd'hui aux mains des dations uiiîitiire.N n par v >.*utio:i ré.-er\u dip’f»»nati«;ue qui lui était iuipo-rcligiêuse.mais par vocation politique.* Y-, s'il donnait quelque appui aux dis* il prit donc l habit ecclésiastique et rc jtributeurs de cos écri's .cct avertisse* rut la tonsure (1G32.) A-t-il, dans la mont était d’ailleurs accompagné de l’as-suitc, revêtu lo caractère sacerdotale ?durance quo, s’il était vrai qu il les A -1- i i été prêtre ?: protégât on aurait grande considération L’opinion la plus répandue est qu’il ne bâtait pas.Kilo a été soutenue no- {>our la sy.-pathie qu’il leur accordait.Enfin, le cardiual.dans le but de faire c* M.ne Cosnac.au mouieat ou s.* ter- ne i «tait pas.rule a etc soutenue no- ruiiiu, ic caruiuai, uana ic oui uu iauv line la carrière de 31uzarin et où »*om- tamment avec beaucoup de force par sentir mieux encore a Vambassadeur ici.ee véritablement cille de (Ndben, i » crudit M.(Jhantelauze, dans son jivro : i Fine nvéuiancc do sa curiosité, recom-ii ritomuie d’a fl aires privées fait place .j Louis A /F U Marie Mandai.Sans mandait à l’abbé Fuuquet do lui propo- .t ! ^ !H 1 • fl* * I.1 .If * *.I* 1 • I .I.?.!.rw.inn .fil NI.Il (’c qui fait l’intérêt caractéristique du nouvel ouvrage il * M.le comte il • Cosuae, ce n’est pas H récit de* princ paux événement* qui se sont accomplis jiendaut la péiiode de connexité entra Mazarin et Ceîb^rt,— cj récit, ou lo peut trouver ailleurs,— c’est, l’histoire des affaires privées de Muzariu, affaires de tout ordre et* de t"iiU nature, qui eurent pour résultat de coustitu r aux mains du cardinal la plus énorme fortune qui eût jumaios existé en Franc*.Cette histoire n’avait pas encore été faite, ni même essayée.Four lY'crirc, M.de Cosnac a lu dépouillir d’imiom-brahles dossiers, consulter, étu lier u » nombra infini de pièces.Déjà, dans Sou nui es du siècle de Ljttis A / F.il avait multiplié les docu mon t-s inédits , dans ses deux nouveaux \olunies, cYst mieux encore, l’inédit est a t*»utos les pages, et l’auteur serait vraiment en droit dé dire au lecteur : .Ii* t’en ava> e >iii«10.j.- tp.veux a - • t -l.-r.Deux ou trois fois il lui arrive «le reproduire des textes qui ont déjà été publiés ; mais \isiblemenl cela le gèti ll eu est presque confus, «t pour un p_u il s’excuserait.Gardez-vous de croire cependant que son livre soit un simplc-rtemeii de documents.Lo récit, au e**a-traiio, est facile, coulant, agréable.M.do Cosnac excelle àenelià-ser scs documents, à les servir !ial>ilcment dans sa narration.11 on est beaucoup, il ot vrai, qui ne peuvent pas trouver plac : daus son texte, et qu’il ne peut cependant so résoudre à sacrifier.11 tient même ù nous les donner in extenso.Ceux-là.il les place, non point, comme cela est l’usage, dans un appendice unique à la fin de chaque volume, mais dans des appendices successifs à la suite do chaque chapitre.Cette méthode nouvelle mo parait avoir bien des avantages.Ii est certain (pic l’appendice uniqu**, forcément considérable, rebute et effraie.No pouvant ou ne voulant tout lire, on ne lit rien.Avec les appendice** successifs, alors surtout, comme eYstici le cas, quo les pièces ne sont pas trop nombreuses et qu’elles sont tous intéressantes, on a chance que le lecteur s’y arrête.doute Mazarin était cardinal, mais ! scr.pour lui épargner la peine de eoj rc-l’Eglise a toujours almis qu’il pat y; cherches, de faire relier avec luxe un reavoir des cardinaux laïques.Il était leueil de ces libelles et de 1 envoyer à sou chanoine do Si-Jean de Lutrau.et la j logis.rèïlw, en cj cas, imposait la prêtrise) Sur bien daiitns point* 1 historien aux chanoine» dans l’anuée do leur no- j rectifie—toujours avec preuves à 1 ap-ujination ; mais, au moyeu de sursis, pui et force pièces inédites—les tisser* c i te rètgle était suscjptible d exception?, tions do ses devanciers.L espace nie et Mazarin y aurait eu secours.Jus- manque pour signaler toute?cos rcctifi-quc-là dom?rien f>!.que le l'ape lui refusait la di>|»eiise de: recevoir • palais bâti par le cardiual, n était pas les ordres extra tnnpnra.Les époques j ou tout ic monuiu nt.situé sur !o quai ordinaire» pour conférer la prêtrise sont ; Conti, ou siege aujoud hui 1 Institut 11 le» (juatre s un dis des Qiiatres-Temtw avait été bâti par Mazarin rue Neuve* deë-Fctits-Champs et est devenu la bibliothèque nationale.Ii est tout pleiu quatre samedis des Quatre* Temp i t le samedi qui précède lo dimanche de ia Fa-sion.Le refus d innocent de .permettre au cardinal do recevoir l ordi- j de tableaux, de statues, do tapisserie?nation en dehors de l’une do ce.; cinq époques témoigne uuiü doute qu à ce moment Mazarin était assez mal en cour •le Home ; mais il prouve en même de merveilles sans nombres.Le cardinal y avait établir un fait ascenseur^5).cc qui est, ou le voit, un luxe moderne quo beaucoup ne le croient.temps que sou intention était do recevoir Le 20 août 1GG0, lo jour où.à la la piétiise.Four y donner suite, il lui suite de leur mariage et au lendemain a donc suffi de *>e faire ordonner à l’une de la paix des Fyrénéc.-.le roi Louis dos époques établies par b.s règles d.: l’Eglise, qui ne lui imposaient du reste qu'un retard très court.Ou eût été d’autant moins fondé à s’y opposer, à Rome, quo Mazarin, réclamant ia prêtrise.nv faisait (jii’accomplir deux obligations auxquelles il ne pouvait se soustraire sans faillir essentiellement : l’une imposée, comme je l’ai dit, par sou canon ica t de Saint-Jean de Lutrau.l'autre, par son admission au nombre «1 s cardinaux-prêt! es.Lo principal argument de M.Chmte-laitzj tourne donc contre si thèse.Aussi lw F.Thtincr, gardien des archive» du i atican, n’s-l-il pas hésité à la rejeter.Consulté sur cotte question par 31.Loiselo r.i! lui répondait le 25 mars 18(55 : Nos actes du 1 (î décembre U>41.Jules où Mazarin a été créé cardinal, ne disent point >‘il a été prêtre ou non.(’onimc il a été cependant admis à l'ordre do car .inaux-prêtrès, il est hors de doute qu'il a été prêtre.Au retour do oetto légation (en Franco), Urbain NUI le nommait elianoine do Saint-Jean de Latrao, autre preuve irréfragable qu’il a été prêtre : car, à Home, Le livre de 31 lo comte de Cosnac , t .touche ii trop de questions, il renferme j 0,1 11 admettait aux camuucats des basi trop do faits et de détails, pour qu'il bques pat*i;,re;i!;\* que des prêtres, soit possible do l’analyser.Je me bornerai indiquer quelques-uns des point.» les plus saillants.Taudis que tous les historiens sont d’accord sur la date de la naissance de Mazarin, lo 14 juillet 1602, le lieu en est en tore incertain.Quelques uns le font naître A Home, le plus grand nom* (2) Causerie* du Lundi, t.VI.p.234/ NLV et la reine Marie-Thérèse fircut leur entrée solennelle daus Faris, Mazarin malade tu* put figurer a cotte cérémonie : clic lui procura cependant l’occasion de déployer sa magnificence eu y envoyant sa maison.A la sui e, de ses écuyers et do m*> pages venaient sept curasses attelés chacun de six chevaux et dont le dernier était entièrement couvert d'ouvrage d'orfêverio va vermeil ; quarante valets de pied eu riche livrée l'environnaient.Or.ces brillants caress*, s.dépouillés de leurs ornements, firent, après la mort du cardinal, le service de la première compagnie de tians-port daus Fit ris.les curasses à cinq sots, dont Pascal était aonoiiiiau *.(5) Tome I, p.*»1)7 (.1 suivre') Edmund Dikk.11 est probable que ie club libéral national do Londres, donnera un bai -quet à M.Blakc prochainement.Gate démonstration fournira à M.Blak î l’occasion de présenter à M.Gladstone, do la part des libéraux du Canada, le portrait du Grand Vieillard ’ j»oint jar 31.Forbes Mme do Mottevillc dit dans scs Mémo ires ([lie le cardiual assista Mme de Maneioi, sa stenr, à ses derniers mo ments, en 1656.Enfin, voici une preuve décisive, qui émane d’un témoin oculaire ; lorsque la (3) Lettre inédite du 4 septembre 1651.—Mazarin il Colbert.T.I, p.14 fi.11 y aura quatre cauditaUà la prés -doucu des Etats-1 rais : M M.Cleveland, démocrate: Harrison, républicain ; Weaver, du parti du jK-upl., D.dwell, probibitioanbte.Les deux premiers seuls ont chanc: d’être élus ; 31 M.Weaver et Dkiv.ell peuvent tout uu plus causer des embarras.Pour le vice présidence, la lutte so fera entre 31 M.Ste venson.Heid Smith a Grautill.D5B ts?\ v «.i*i .rii •, fyÇV, /V*' Le Courrier du Canada, Vendredi, 22 J et 189 • » k'• UiiiMU la mm 245.6.«Superficie 30.47 arpenta.coût Sl,500,00l).Matériel, 16,000.000 pieds de bois.12,000,000 livres dolor.Architecte, George B.Post, do New-York.Somme toute, cette exposition «cia une merveille du commencement à la fin et donnera uno juste idée du progrès matériel accompli dans le monde entier depuis l'époque de la découverte de l'Amérique.Le Canada devra faire les plus grands efforts pour y paraître à son avantage.Jamais il ne s’est offert une si boilc occasion de l’aire constater nos ressources et nos progrès.*lo compte beaucoup sur l'esprit d’entreprise do mes concitoyens.L'KON, JOHN MaelNÏOSH PETITE GAZETTE Mail*, dans cctto grande Ame, l’intér*' t général dotmnait rapidement les émotions d'un esprit ordiuaire, comme le comprend si bieu Mgr Ireland ; et sacri fant peut-être scs affections secretes, i professa que le clergé devait être const! tué pour futilité dis fidèles et non pas les fidèles pour la commodité du clergé ; cette discussion continua patiente it douce pendant quinze nus.Mgr Plessis parvint eufin persuader le cardinal Fontana, et bien que les catholique* an-1 glais ne fussent alors qu'eu bien petit nombre, la proposition fut acceptée en J priucipe, le 13 mars 1 SI 0.jour où Mgrs j Mac Enchorn et Mac Donald furent ! nommés évêques in part Unis.Ce graud évêque laissait siècles à d’élévation et que tout le monde peut ANNONCES NOUVELLES M.lue J.Ciok, corroï-pondftnt île Y Umpire h Ottawa, n 6l6 nom nu1 f certain; de l’tiui.M.Bowel).CE RETOUR De CHICAGO Sos impressions sur l’oxposi tion future Ancienne maison Méthdt fondée en 1808 Snccvfsvm s 1 ZI r*.!*r janvier ISP?, r.rhmnp.igi MH) C/i(‘mises ié;/ères en flauelette, -/.7c., ‘HH) ( /ternis-s blanches, ôüe., tôt) Chemises blanches /tour enfants.7J e., ET 600 PAIRES DEMI-BAS.10 CTS.VMNEZ VOIR pour vous convaimTo voiis-meme ilii Jïas HA llCIl AMUSES.eoxsKin VLI.MENT.VIH] ix d'habitants auraient eu le mémo sort.Ou dit que file de Luyon.la plus imp-oitautedes Philippines, est menacée, i*!!c aussi, d’une destruction complète.uut c «aih tou « Celto parti-, décorée à pro! statues.J.a laiterie jcure auuiiraüte ae ai.îiamcau, que nous apporte le l*ari*-Caiuu!'i.poiut faible, l'un'des poioti faibles de la conférence de l'éiimient firclicvè-que de Ft-Paul y est signalé de maie mai tre, et avec un tact, une prestesse de main vraiment m rvei’icux.I ex nu SI U' non ]>’• VINT •ujaira un , Le coût partent m (I I.MM) important matériel Nous lisons daus VEtendard : •* La l’iîrù alla juele lieu tenant -gouverneur Angers parce qu'il a cru devoir prendre une vacance et aller passer quelques jours à (.'.v-capédi.ie.où > » ccllcnce le gouverneur-général l’a I no attaque de ce genre e*t xu ne autant que n:u intelligente, c mieux que M.Angers n’a gagne pos dont il jouit actuellement.u Nous comprenons que la I\\tri• n'ai-m?|vis le îieutyiiant-gouverucur do la province de Québec, mais l'aversion politique n’excuse pas l'injustice.*• Les affaires De souffrent pas de 1 absence de M.Angers, quoiqu’on dise la 1\ttric.et le fait qu'un messager aurait été envoyé à Cascapédiac pour faire signer au lieutenant-gouverneur quelques mandats ou autres documents li a rien que de très ordinaire.“Combien de fois des messagers ne sont-ils pas partis d’Ottawa pour aller jusqu’à Halifax faire signer quelque papier au gouverneur-général 7 Et l’honorable Letellier de St Just te gènait-il beaucoup pour laisser ia capitale en pleine session.” .•é' Va uit au Un a ii»>rucu.L*«rt •pat a men IN écrologie grandi 00,000 u vsllon c La i:kh< i e Les iuuérat les de la uév.S»rur Me- M'Cthilde, Supérieure.Générale de* S cnrs de la Charité à Kitnouski, ont ou lieu lundi, le 18 du courant, avtc un - solennité et un éclat tnaccoutuiiiés dans les comuiuu^uté?ic*.izieu*v;.^ » A la nouvelle do la mort de cette sainte femme que tous avaient appris à vénérer, les citoyens de Kiuiouski dans un sentiment de sympathie et (b* reconnaissance sont allés offrir à la communauté de faire à leur regrettée supérieure des funérailles publiques, ce qu’cites ne purent accepter, leur règlement s’y opposent.Toutefois 1 humble chapelle trop étroite pour contenir la foule accourue de toutes parts était décorée avec un goût qui dénotait que le cœur avait présidé a foutes ces démonstrations.Sa Grandeur Mgr Blais officiait, :.s->i*cé de M.le chanoine Vézina curé des Trois-l'isîoles.Le rév, 31.Lamontagne, chapelain de la communauté, agis-ait comme diacre et le rév.M.Belzile, Préfet des Etudes au Séminaire, et cousin do la défunte, comme sous-diacre.Parmi les messieurs du clergé présent s nous avons remarqué messieurs les chair fines Saucier, Bo.due et Sybain.lc K.P.Lecomptc.O.31.J., messieurs les abbés Ramsay, ancien curé, seigneur de St-Hughes.Audvt.curé du Sacré-Cœur.Gagné, curé de St-AugMc, Briiiian’.curé du* t'edar Ilaîi, Dauteuil, curé de St Edmond d’Ànqui, Kioux.curé de Mont-Joli, Duval, aucien curé, Malieux, curé de Ste-ILandine, Poirier, procureur du séminaire.Lavoie, secrétaire de l'Eve- i • ché, Normand in.dbecteur du Grand Séminaire et Gauvreau, vicaire à la Cathédrale.La Hévde.Sœur Ste-Hélène Supérieure Générale des Sœurs de la Charité à Québec qui e.*t venue ici pour témoigner do sa sympathie à la Mai.*on-31è;e de Bituouski, assistait au service funèbre, accompagnée de trois de scs sœurs de Québec, et de Lévis.Quatre m&rguilliers, MM.Eu-èbe Lavoie, Regale Bauviilc, Paul Côté et Uifranc Côté portaient le corps ; les co*ns du poêle étaient tenus par L.N.Asselin, Ecr.C.R .préfet du comté, Aug.Tessier, M.P.P., maire de ia ville, A.P.Garou • I aC r.magistrat de district.A.Chamberland.Ecr, protonotaire, J.A.Talbot, Ecr, conseiller de ville, IL G.Lepage.Ecr, conseiller de rami b et air extronu nvitc Vu cen CREME A LA GLACE, SODA-WATER religion et ues a mes.lorsqu il aurait pt; ne.faire nommer que des rvêque- français d • lie w comme lui-même.Le mot de 31.Rameau, à i adresse de la doctrine 3 Ion roc prônée par Mgr Ireland au point de vue religieux, ce inet cft superbe, u uou> disons bravo du fond du cœur.La lettre de M.Rameau est très belle, d’une rare élévation, d'un et l'auteur de !.i / choisi Rue Buade us hauts d t ou v : T V II €* O TT K l.*» *tm» Snlîii-.Ieau /arche de (Juébcc Farines et Grains q»iébt*f, 21 j 111 i - S tip.c.vtru.baril, KM» •* K \ r ra •••••••••••••••••««•* K'*rtv pour Imiibui^or.Kxtr» «fu printemps^.StipcrHuc.I 1?!^ FA KIX1 Sur la rlcinnnn«l»î et pour l’avantage da el^rjfZ.,Jp ç«ltt« tenir à Québec un a^-prtiincni complet D'OKNEMENTS Ch:»nd»-lier>:, CundelahreB, Lattre#, etc?., Soîrrieï et j'.t-ac toute.* Fnrta.Statue* do toutes gnuulctiri et de tou- les grande 'punitif^, ton pariait; rance aux Colonie* & illeure plume ]»our l’écrire, il a acquis un nouveau titre à la racon-naissanco d».s Canadiens, et tout spécialement de.* Canadiens des Etats-Pois.A oici Cctto pièce importante ; elle est adressée à M.Fabre, directeur du Paris-Canada : Monsieur, Je ne saurais vous dire combien j'ai été heureux de lire IVxcel ont article que vous avez consacré, le 18 juin, à Mgr Ireland ; vous y appréciez, avec une txtréiue finesse de jugement et un grand bonheur d'expnssion.le talent et les qua iu's brillantes qui ont excité, à si juste titre, l'émoi d’une sympathique curiosité pour l’évêque de St-Paul.Vous avez, il est vrai, posé quelques sourdines aux éloges un peu outrés sous lesquels on l'accable avec une' indiscrétion, qui probablement, doit être parfois même gênante pour lui.Mais il u’est point do médaille qui n'ait de revers, et il est utile que ia légende soit étudiée*, derrière l'empreinte» gravée de la figure.Vous avez donc é é bien inspiré, en indiquant que plusieurs prélat* américains ne tiennent pas toujours ce langage sympathique et conciliant que fou a été heureux d’applaudir à îa .Société de Géographie.Je suis convaincu que Mgr Ireland n’éprouve aucun de ces sentiments de raideur étroite et exclusive qui déparc-quelquefois les qualités chrétiennes de ses collègues ; aussi ai-je beaucoup admiré tout ce qu’a dit Mgr Ireland, dans cette mémorable séance, sur le désintéressement d'esprit avec lequel un évêque doit s'élever au-dissus des questions de personnes, de nationalité et même do politique ! Ce discours m’a rappelé la mémoire vénérée de notre grand érôque canadien.Mgr Plessis, qui bieu longtemps avant l'illustre évêque de Saint-Paul, a provoqué, soutenu et dirigera création d'un épiscopat, qui tic fut pas de sa nationalité, dans le Canada, où il était évêque.Bien qu’il fût Français et entouré d’un clergé français, anciennement et complètcimnt organisé, il jugea qu’il était utile, pour l’Eglise, d’établir un évêque anglais, dans cvtte contrée de l'Alnériquc du Nord.L'entreprise u’était pas sans difficulté, car cc projet ne plaisait qu’à moitié à la Cour de Rome, qui dé>irait que l'Amérique anglaise demeurât tout entière sous ia direction des évêques Canadiens-Français, dont elle avait apprécié le zèle intelligent.Bien n’aurait donc été plus aisé, pour Mgr Plessis, que de s’en tenir aux premières démarches ; il aurait pu, à loisir, caresser ie rêve d’un épiscopat français, oce’u*if.unique, dominant et l'.iti-utc a ni* mmnn-lc remplie promptoiacnt •lu Al.initobn (FIiiUc jaune T&t r ir»Tr «9, Rue Blinde, Québec, Maison à Montréal rue Notrc-J) Avoine Orirt1.i me Provisions, lvi Québec Rouiir r~ai> pur livre.Jî î inc Y* p.ir 1 i v rc.J’i» uloj r.j - an i not.(Kufo par uouz'iinc •••••••••••••« Sucre d'érabl».1 par livre.Fromage par livra .Oipnon j»jr baril.Pomme par baril.Oratigo boltbcc et Montrla! bf p.ni.Iuuh lc.i dim nu un.cm i t'tivoiunit, On dirait que le (Hole et le Mail»fréquentent la même cuisine quand il s’a* uit de manger du français.Voilà, en effet, que ie même jour, ces deux feuilles renouvellent leurs touhaits pour îe triomphe de M.Grocuway.Le Globe, organe du parti libéral, est vague sur la question des écoles séparées, car il faut ménager un peu les canadieus-fran-çais de Québec dout on aura besoin aux ébections.Cependant, il ne trouve dans je bilan du régime Green way lien qui puisse iuduire les électeurs du Mauitoba à lui reuouveîler leur coufiance.Donc, ij approuve l’associé des McCarthy Charlton et autres dans sa croisade fanatique et dangereuse.Il faudra s'en souvenir.Le J/ai7 a moins de scrupules.Lié à aucuus partis, organe du fanatisme a eugle, il prie pour le triomphe de 31.Grecnwav, surtout à cause des idées francophobes du premier-ministre inani-tobain.Les arguments sont toujours les mêmes : renseignement religieux dans les écoles est incompatible avec le progrès ; le Manitoba doit abolir ce système s’il veut voir augmenter sa population par l'émigration.Les succès de cette province durant ces dix dernières années font la réfutation complète de ce pauvre raisonnement.C est demain que se décidera le sort de l'émule de M.Mercier, qui n.connue lui, plongé lu province dans une agitation malsaine.Nous espérons que les habitants de l'Ouest comprendront mieux que par le passé leurs véritables intérêts et qu’ils diront d’une manière éloquente et énergique, que la première munition ie soir.La statue héroïque dj Franklin par Hohl-Smith sera installée dans uue niche de* l'édifice.Beaux-Arts.—320 pieds sur 500— Deux annexes.120 pieds sur 200 pied; chacune.Surface totale du plancher.5.1 arpents—Surface do la muraille pour y suspendre dns peintures, 1 15,852 pieds—La nef et transept, nord, sud, est et ouest, 100 pieds de large et 70 de haut.Hauteur du dôme.125 pieds.Diamètre du dôme, 60 pied.-.Cûut S670.000.Edifice à l’épreuve du feu.bien que destiné à être temporaire.Murs de briquvS.toit, planchers et galle ries de fer.l'ècheriea.—1G.>x3ô5 pieds.Annexes, se joignant à l'édifice par des arcades, forme circulaire, 135 pieds de diamètre, coût 8225.000.Surface du plancher.3 1 arpents.Architecte, Henry Lvcs Cobb, de Chicago.Matériel, 2,000,000 pieds de bois, 600,000 livres de 1er.Edifice le plus joli de l'exposition, situé sur une île en forme de banane, et c n forme au site.Dans je corps de la bâtisse sera l'exposition des poissons, dans l’annexe ouest, l’exposition d » tout ce qui est nécessaire à la pêche et dans celle de l’est, aquaria.J.a deventurc en vitre des n quarias aura 575 pieds de longueur ; surface, 3,000 pieds.Capacité 1 10,000 galions d’eau.Boissons do H tuer dans les réservoirs de 10,000 gallons.L'eau salée sera apportée do l’océan Atlantique, condensée à 1/5 et remise l*éut normale avec do l'eau fraîche.—Quelle Fera l’édifice le plus considérable ?.—La galerio des arts et manu fact lires.Elle sera deforuie rectangulaire et trois fois plus grande que *St l\c;ro do Borne, •1 fois plus grande que le Colisée qui pouvait contenir 80,000 personnes.En voici les dimensions : 1G87 pieds sur 787, hauteur des murs GO pieds, hauteur j s pavillons, J122 pieds, hauteur dus pavillons à chaque coin, 07 pieds, hauteur du toit au ecu tre *'»4 Y,(,r?;»«i 11 nir le M MANCHE, «lier o:> retour pour l« V.MKPI | jour revel * Jir o» frtir»* lo voyage prix d'un eiioplo billet.n/i-r ilfontreal et Toronto DlMjr ‘*u *2 .Un n, un b h tenu pnrtiri do o nuisisj«,uï,f (excepté le d.miincho).J 00 à 4 25 15 00 h 10 00 4 On à 4 Les Pilules et Omirent Holloway o nu a o /.ES VILPLESpurifient le smg, fît guérifsens tou?le?d^rrtngenie.nt.H «lu fuie, de redoiunr, des reins et des intestius.Elles donnei.t li force et la santé aux constitutions débiles, il suit d’un recours inappréoinblo dans l*1'* indispositions dos personnes du texe, do tout Four les enfants et les vieillards sont d’un prix inestimable.L'ONG P EN T Est un rtinèdo infaillible pour 1rs douleurs dnn les jambes, la poitrine, pour les vieilles blés sures, plaies et ulcètcs.Il céi excellent pour lx goutte et lu rhurua-t i«me.Four Ica mnux de gorge, bronchite, rhume*, toux, cxcroissages glanduleuses, et pour toutes les inulidics do In peau, il e>t env.s rirai.Manufacturé expressément h l'établiioenient du profc.«#cur//O5/,01f.l )’, 5'i.T, rue OXFOilD, LOS DUES, et vendu rui^on de 1s.Ijd., 2i yi., lis.22 l , et 3'ii.chaque hoite et pot, et nu Canada A 36 cents, OU cents et .fl.50, et le» plus grandes ditnenslnus on proportion.I 00 A 4 5 il 10 ! Bœufs, 31 mutons Quebec, l£rc qfinist.25 h.p.in., arrive u In Juiietion Durlswcll.» i.J'» li.p.i:».,arrive ù Sherbnuike « *.» h* p.m.i arrive à UoMoii à IU 1».a ni, hitLm* .» New V« rk a I 1.1U h.a ni.Cn train court • r la jet »i 1.05 p.m., urr.\»' à l.i i- r.lîmu Dij.I-mH à 12.*10 h.a.m., lii’f-e ShP!br«H)Uo à II.«5 b.i».m., l.ii-o la jonction «le Da l.-*%*1! à 12.55 ux-i u- m., arrive à l.évfiù lî.'jO li a.m., et à Québec pu b; bate, i p t «eut’ à (I af» b.i.m.t’harn à pnv*.»'»««r^ et «iorbnr v**urrt»t «1 in*clemon t «1 ! 1» tuii ;'i Québe**, > i.t jonction «i».' la Itirièrc Dl'UieJic cl Shcrbr«H*ke.t’ii tr< palai* et «lortoir Wagnor.de FÂby «:i il Québec, via la junction do Dudswell.A1XXTK.—Quitte St r’rinvu> «le la Ib.uuec îi fc OU h.n.m., quitte in .toiictii'ii de la Deaiiee à 7.U5 b.n.m , nrrlvo à I*êvi.- à 10 30 a.in , et à Québeo p.n b* bateau payeur à 10,15.Totw le* Indu-Arrête roui iin^t minutes rt «|o< ropn" «1* | rém éré «•la «- e Miront Kcn'i* nu rvütaurunt •!«• la gare ut um *«alî«> à diner, A l:« junction do Dud-trol!. dije,:?* - rnecoi'lan?h\«îo lui eh«'iiiiii: do fer R«» t «a u Maine et Maine rouirai.I/o# pif*-.ager* voya-'ennl *-nr cette route ne >«»nt pas #ujoî
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