Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 4 avril 1894, mercredi 4 avril 1894
38ème annéo No 252 -Edition quotiü ; *¦ r t a t.1Ô0 ^imee Mercredi 4 Avril 1894 n» t ¦ r ».«v* r fti c b r .'« ; ( t/l n ta • r • \ y \Î)A • 4 » .«*4 1 f .» • '* .j.ur f- r ) v/ .« i • */ • rvir IK-.1 • • «1 G < , i .«*>.l.iUl 1 .4,1.0J -i»*».*.| Si* *'*i>»l .2.OP 1 • .oe £ % ''g' V3 # 1 v ï TâPîV OEt.ARNOKLES ‘ * v .*« frfé> • •«»> •wn-Htv.n» tw^’/'û«*.w ’ VT 'i «*- .» ri*>' c**o>y.« »n// i ¦ rl» .i.JOURNAL DES INTERETS CANADIENS *0L'/rJY.d/« *£.¥ OASU'UJMCii Pur annét.• ••.$I.0l> Pour la France.i.&C Wîf .I’ASSUSt Cum.r d'n*** },»* , #*-**«*-^; 4V* .i ?« v.-» *m>nx intéré* U • .w.-it l< ' •« .-%(«••# yCH ivymi P''»1* V* /#i*v*r**f • - sH^yri.im ml H.} .S •< £ f«/< l'*t -INK • rW^S'/WTK.1*-*.ftÂCM'W* ru< •• ¦» r TMirttvaw" - ¦¦¦¦TT1 l'HOMAS Cil AVAIS, Directeur- Propel ¦¦aire.Il .‘.Ij.iebfir./< /i'G /C/t H //O TJSSEA U.Editeur et admi tixtrau ; L Feuilleton du COURRIER du CANADA 4 Avril 1894.—No 2f> LA FEUILLERAIE (Suite) — Je reverrai tout cela, dit Hubert pensif.—Il est do plus beaux site-*, répondit Nelly ; mais je eais par uxpéricnoe •ouibien celui-ci peut pluiro , kon charme tranquille s'insinue jusqu'au cour.— Il iuü laisse do si vifs regrets' reprit Hubert d’un tou plus bas, que je regrette d’y être venu.Nelly suivit son regard et pe nsa qu'il s’arrêtait sur la mas-e de bois au milieu de laquelle les toits immcuscs do Grau lieu reluisaient au Bob.il.—J’avais parfois pensé que vous ne partiriez pas.Elle dit ces mots presquo involontairement.Hubert rougit, chose rare chez lui, et parut à lu fois surpris et embarrassé.Puis il détourna les yeux.—Je tiens à ma carrière, dit-il brièvement, puisqu’il faut que j’cu aie une.Et presque uuwdtôt, il ajouta —Mou oncle nous cherche .pauvre oncle 1 il me manquera lui aussi.uc peux pas toujours exprime) ce que je •ens, mais je vous regrette tous,Nelly.—Et moi aussi, je vous ngn tt- .La voix d’Hubert tremblait mais celle de la jeune tille était douce et tranquil le.—Ils sont si robustes, lui et ina tante reprit Hubert, quo je suis certain de les revoir ; mais vous Nolly, screz-vou» » n-ooro ici ?Vous vous marierez.— Saus dot ?Ce n est guère pro* able, dit-elle avec un petit rire argentin.Mais ma vio a un autre emploi j’ai une dette de reconnaissance à acquitter.—N’exagérez-vous pas le prix dont tous la payez ?Pourquoi semblait-il si emu f Elle secoua la tel©.— Il me semble, dit elle, que c est un privilège de pouvoir ho consacrer à une tâche si douce : rendre en bonheur ce qu’on a reçu en bienfait* et en sécurité Elle s’interrompit.I no victoria apparaissait sur la route, et elle reconnut aussitôt la livrée de Gnin.ieu.La voiture arriva rapidement devant U fta-tion, et Mme Herriason en descendit, vêtue d’une mante de voyage et d’un petit chapeau voilé de gaze blanche.— Hun jour.chère mademoiselle.Quoi ! M.de .Sommerives |>art-iî donc aujourd’hui ?Moi je vais jusqu è la ville ; je lui offrirai une place dans mon •ompartiment, et je permettrai tout» 1rs cigares qu’il voudra.Mai.*» je vou laisso ensemble , ces derniers moments sont toujours si désagréables.Je liais le mot adieu.Oui, les moments qui précèdent immédiatement uu départ sont pénibles.Ou pourrait échanger des cheats très douces ou très solennelles, et 1 on no il il rieu, oppressé qu’on est par vu f-eerct angoisse.Nolly se surprenait sans cesse rt gardant Mme llcrrissou ; elle ne l’avait guère revue depuis la scène, inattendue dont clic avait été témoin lors de la mort du pauvre bébé, tt lu jeune femme, regrettant peut-être d avoir trahi ses sentiments intimes, lui montrait depuis lors plus de froideurs.Pourquoi Hubert partait-il • Ne voyait-il pas qu’il était aimé ?La qucMiou do dignité qui, d’après co qu’elle avait compris tout à l’heure, l'empêchait de vivre oisif aux dépens d’une femme riche, cctto question ne saurait-elle être léfiolu par la volonté d’uuo fomuiô aimante ?Après tout, la fortune même de Mme llorrisson no pouvait quo la faciliter cotte carrière à laquelle il avait déclaré tenir.11 y avait h\ quoique eboso d inexpliqué.Mais tunts.Celte séance du Conseil eut lieu au mois de Juin, et co n’est qu'au mois de septembre que j'appris par des demandes qui m'étaient adressées de Prince-Aiboi t que l’on avait fait disparaître les livres Catholiques do la li-to îles livres approuvés A Fusage d-s élèves du 3me et •1 mo d* grés, et que l’on avait remplacé et s livre» Catholiques par le- Ontario Headers.Quelques jours plus tard j’apprenais quo dans cet tains quartiers, Cou répétait que j’avais approuvé co changement.Au cours du même mois M.A.K.Forget, mon collègue au Conseil do Tins t ruction Publique, M.A.Prince, M S.A.pour St.Albert C.E.Boucher M.S.A.pour BatOclie, et.moi, nous eûmes une eut revue officielle avec ies membres du Comité Exécutif jo profitai do la cirsou&luuwû pour expliquer de uouwau la pen6ée quo j’avais exprimée dnvint les membres du Conseil do l’Iiu-lrucLion uu mi jet d*.» livres en usage dans les école» Catholiques, refusant par U môme d’accepter aucune responsabilité duns cette partie des règlements nouveaux, tt demandant avec les autre- membres do la députation que l’on rétablit les Catholiques dans lourd droits d?se servir de leur» livres Catholique.-, dau.-) leurs écoles.Si les membre* du Comité Exécutif ont pu ne pas sabir !o sen-* de mes paroles lors de la réunion du Conseil d.* l’Instruction Publique*, ils Tout pa» pu ne pas comprendre ma protestation—au jour de notre < ntrcvuo officielle.Cependant, malgré celte protestation.M.Haultain vbnt affirmer, dans un document public, que j’ai con enti à l’établissement de ce» règlements tyranniques, Que faut-il pen»cr d’une -emblabl ^ affirmation ?\ euillez agréer, Monseigneur, l’ex- n t o » pre.-ssiou des s mtiments de profond r.s-pect de \ otre très humble, J « ARON*, l’TRE.APPENDICE.C Ca’gary, Üô Février 1S‘J4 A Si Grandeur Mjr A Ta du'.Archevêque dr St-Bon i/acc.Monseigneur, Je réponds aux demandes au .sujet de la langue française abolie par i’Ürdon-UULC.: de LSI*- tant tour 1«.*- examens quo pour ies écohs.Si toutes no» pétitions ne parlaient point le cette violation c’est que nous laissions ec sujet à la sollicitude do Vôtre-Grandeur.C'est à vous que nü h remetti >ns en toute confiance le soin do rcvendiqii t nos droit» sou co rapport, otc'est c.: que vous avez fait dans une pétition différente des nôtres, imii^ qu’on semble vouloir ignorer À Ottawa.L'Ordonnance de 1892 abolit la langue fraucaise.lo— Pout le» Examens.Avant 1892 les candidats aux Fr«wts d’instituteurs pouvaient passer les examen.- en français.Les papiers d'examens étaient traduits par eux en cette langue et j’ai été moi-même thargé de cette traduction à deux foi» différentes.Jeudi i rnier, le 22 cuuraiit j’étais à Régica.Pour ne rien avanç r qui ne soit parfaitexn *nt certain, je i’u*' voir M.•lames Brown, Secrétaire du Conseil de i’instraction Publique et je lui a it *Srai oflicivi'emeut le» «pa -îio ?»uiv.ntes.1).—Sou» i Ord ou n an ce «i«: 1 88S, le» candidat» aux examen.» pouvaient-iL pas-fer leur- examens en français ?II.—-Oui.C.— Les papiers d'examen éuicut-ils pour eux traduit- en français ?R—Vous le savez bieu, vous les ave?vous-mémo traduit?.E—Sous l’Ordonnance d • 1892, qui vous régit aujourd’hui 1* s can iidatg peuvent-ils pas.r encore leurs examens en français.?R — Je no vois pas qu’il puisse en être ainsi.F»—Si ies caudidats écrivaient leurs examens en franç-'iis.c* s examens seront-ils rcceuuus au Conseil d'instruction Publique ?II.—Non.Donc il est clair que la langue française est abolie pour les examens.2o—Pour les Ecole» La langue françai c e»t également abolie, pratiquement, parlant, pour ies écoles.D'après les règlements d'Instruction Publique en conformité à l’Ordon-donnanco do 1892.l’mstructiou doit so donner en anglais, exclusivement on anglais pour les culant» aud .-sus du 2.no livre do lecture.Ainsi,arrivés à ce dégré iusignili iut d’instruction, les enfants Cana lions-français devront recevoir un enseignement tout anglais.Dau?le- arrondissements scolaires français, on pourra permettre l'usage dos deux premiers Ontario Ta'lingual /»’• idvrs, et encore il faudra le consentement par écrit d’un inspecteur, la plupart du temps anglais francophobe.Voilà ht somme do eonuaissruic * de la langue française qu’on perm t, qu’on tolère A regret.Disons donc «le suite que lo français est banni des écoles , c • serti bien plus vrai «t plus simple.L’année d« rcu*rc,u écolo?d’E Imon-ton et «io *St-Albert ont «'té inspeotéos par uu gentilhomme anglais «t protestant.M.llowgiil, «b* M)os)tnin.Les enfants ont été int rrogés par lui en anglais, sur dos matières et dis sujets anglais.Lo français a été relégué bien loin, et M.l'inspecteur a recommandé de bieu veiller à ce quo l’enseiguemout de l’anglais > * » i t donne avec 1«' p!u> grand soin.Quant au français a beat quo libucrit.En résumé,! Ordonnance «le 1''‘JJ enlève donc à lu population française *Li Territoire du Nord Ouest lo droit qua j lui reconnaissait l'Ordonnance «io 1SSS | de so servir de sa langue dans les exa-! mens et dans les écoles et de 1*kir * donner | une éducation française aussi bien I qu’anglaise à scs enfant».Plus d écoles françaises, plus d’école» catholiques ! Tout au plus quo nos école» du Nord Ouest soient catholiques «t | françaises do nom seulement , mais qu'on réalité elles soient anglaises ©t 1 uon catholiques.Voilà !a vérité, quoi-t*vu’en dite M Llaultniu et d’après lui lo Rapport du Comité du Conseil Privé.C‘e»-t la conclusion qui frappera tous les amis de la jurtico qui voudront éuu-dier attentivement les l’ait» sans préjugés de rucc ou de religion.Enfin, je termine par un trait qui montrera que no.» appréhensions ne sout poiot vaines il sans fondement.Eu 189i, uu mois de Juillet, un do no- candidat.» catholiques aux examens des in.»ti tuteurs, avait pa-ré avec succès sur tout h les matières requiscH j»ar le Bureau «1 L iucation.Il devait recevoir un certificat du degré A.MalheureuM-meut, lu lit candidat avait manqué son examen* î*ur l’arithmétique et n’avait obtenu que iS points sur 100 il lut eu fallait u u moins 30 pour obtenir son diplôme.J tique par Mi reliant, -* volume» borché.*.1 7 j Œuvres de l’abbé .M ârtir.ct.!
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