Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 13 juin 1895, jeudi 13 juin 1895
ggème année No 9 -Edition quotidienne.-18ème année 0 OE ^ABONNEMENT cou**'*” DU CANA,°* «un MH.• - - Ju»welllo!Bl’00 é .oll» Jeudi 13 Juin 1895 : W VA TARIF DES_ANN0NCES Isttu ttiin€»tir«« «eyaal lui* rfwitux coudllloH ralfi l**H « ¦>«>* l oa r» *» §5*o2 rr— /ÏVÔ“-«Û »:SS V» leVBNAL DES IKTEKETS ÜMAMm r>r•¦•iftr .®î*So 1 /- Mix ll|cn«Hi «I mhI< l*«ur clmv|«io lni«rUM 124 l*o«i r Im hmoucm d'naa |ilu*t icritudo fl«odae «KIm fcrrout iimér^M A rainoat d« ÎO ccnUiiM |»»r li^ue poor lu première loMrtlon cl de H, 7, u ut s cc'Dttn* pour Im minmici^ inti«l>qa0nt««.IK'rlmiiim : 20 otnUii U ligne.Tr,iTrAH CH AP Aïs, JHrectcur-BrojrHétairc.11 & HI, Il O B B ÜADE, Quebec.feuill^du COUR RI ER du CANADA 1.5 J 1:1 N 1895.—No 52 ci ISTI ANE (SUITE) K jfia, voilîV au bord do l'Oisellc, gon-léQ\( déberdéCjCt en face elle voit deux fenêtres éclair to.Là est le salut.Mde Marmonnes entendra sou appel, et si le pont qui se trouve à deux kilomètres de il h a pas été emporté, il sera bicutôt A U Hire.lhmt-ôtro môme a-t-il un buclet, et alors il n’y aurait pas do rc.urd.J/idéequ’il peut refuser de voir son ami no lui vient pas memo à l'esprit.Kbt-co qu'on refuse la prière d’un homme qui croit mourir ?Kilo s’approche le plus près possiblo dabord.Même ainsi débordée, l’Oi* selle est ni étroite ! Un vrai ruisseau ! Klle porto deux mains à sa bouche pour que fa voix ne so perde pas dans U tempête, et elle pousse son cri d’appel.— M.de Marmonne?.L’ouregao est tel qu’elle s’entcud à peine elle inc oie.Ne s’apaisera-t-il pas une minute, rien qu’une seoondo ?Le l^oullro creusé entre ces deux demeures est-il si profond que mt me une voix humaine no pubs: le franchir ?—M.de Marmonnes î Marie-Thérèse ! Klle s’épuise en^crisque nul n'entend.Ii lui semble que les cordes de sa voix re brisent ! Klle voit passer la forme svelte do Marie-Thérèse derrière les vitres de f» chambre.Et,comme une ironie, la voix du vieux Guillaume, portée par le vent, arrive ju?qu’à elle ! Oh î ie pont, le pont détruit î Et ce malheureux qui est là-bas, qui croit mourir, qui meurt peut-être, qui l’appelle, qui a bc-oin d’elle, qui implore un pardon, une consolation ! L’énergie do Christiane sc brise î l'idée d’une souffrance qu’elle no peut foniager a raison de son courage.Kilo tomba à genoux, pleure amèroment, par un étrange rapprochement d'idées songe au mot quo l’aule lui a dit en la quittant : “ Chtittiana, vous êtes une sainte ! ” —Si j’étais une sainte, sc dit-elle au milieu desos pleurs, il y aurait un pont sur rOLsello.Tout à coup, clic tressaille.Depuis quelques minutes la pluie a cessé, cl le vent, toujours plus violent, a déchiré un nuage.La lune apparaît, montant rapidement à l'horison, tantôt se cachant derrière une masse de vapeurs, tantôt éclairant la campagno désolée.Et voilà à quclquo difcUooe uno masse noir qu1 rcF6ort sur le ruisseau.Un des arbres dont les racines baignaient dans l’eau^ Ir&ppé par le vent ou par la foudre, est tombé en travers des deux rives.—Mon Dieu 1 Kilo Huit la berge et arrive à ce pont étrange.Il y a du danger à s’engager sur uu troue mouillé, glissait, à franchir 1 obstacle des branches qui encombraient 1 autre rive ; le vent peut lui faire perdre 1 équilibre, et si elle est entraînée dans lo remous formé près de la ruine par les les eaux mugissantes, elle peut périr.ES.e ne réfléchit même pa„.Elle gravit le trono, énorme à la baso, et, moitié marohant, moitié rampant, meurtrio, ensanglantée par les branches qui, dans les ténèbres cinglent son visage, ello est Fur 1 autre bord et oourt vers lo château.Le marteau retentit dans la tourmente, Guillaume ouvro et r*cule de surprise en la voyant daus cot état.Au sortir de oette nuit terrible,il semble étrange do so trouver dans lo salon puisiblc de la Rive parfumé de flours *, mais elle n'a oonsoicnco do rien, et lorsque M, do Marmonnes et sa fille entrent tout effrayés, elle joint instinctivement les mains : ' Au nom do Dieu, venez voir mon onde 1 II out malade, il vont votre pardon.et il y a un pont sur l'Oiscllc ! .Ils ont refait le dangereux trajet, thristiano outre sculo dans la ohambro do M.do Salli8.-Christiane 1 Où étici-voua ?Et qu ost-il arrivé ?Vous êtes blessée, mouillée ?Oh ! ne me laissez plus, mon en-*»nt ; j’ai besoin de fous.Ello s’agenouillo près de lui, ot s’efforce de parlor avec calme.J étais allée voua oherobor un ami.Voulez-vous qu’il entre ?.Essayez d'oublier des années de souffranoe et d*a-moitume, ot de retrouver lo passé innocent et joyeux.Ob 1 mon onde, soyez calme ! s’écric-t-dle, effrayée, en voyant l'altération de ses trait?.Mais il ne l’écoute plu».Les yeux dé mesurément ouverts, il regarde la porte.Une silhouette bien connue s’y encadre.—Gaston !.Il est près de lui, l’ami d’autrefois.Se sont-ils j s mais bais ?De longues années se sont-elles vraiment écoulées depuis la dernière étreinte qu’i!s so sont donuée Y Tout est oublié,Lucien appuie sa tête Fur l’épaule de Gaston.Ils ont parfois dormi ainsi dans leur enfance, après une lorguc promenade.Un loog soupir s’échappe do ta poitrine, se3 trait* sc détendent, sa respiration devient calme, et Christiane, en pleurs, sortdou* cernent, les laLiant l’un à l’autre, dans a paix do leur amitié renouvelée.XXV Et lo jour so lève, calme il brillant après la tourmente.Le soleil brille sur cette scène de désolation et semble la transformer.I! fait étinceler comme des diamants les gouttes de pluie qui couvrent les Luilles, il envoie d- s rayons d’or tur les allées jonchées de débris.Les oiseaux chantent, quoique plus d'un nid soit tombé avec la branche qui l’abritait ; iis chantent, déji oublieux de la nuit glacée, et confiants en l’ospir du printemps.L’Oiselle seule reste gri®c, agitée, rapide ; mais ce soir elle sera calmée, elle aosii, et réfléchira de nouveau les étoiles.Marie-Thérèse a pawG en prières onto longue nuit.Vers l’aube, le sommeil a raison d’elle, cl elle tombe endormie ju.-qu’au moment où le premier rayon du soleil frapjasa fenêtre comme une flèche d’or.Cher rayon, on dirait un messager joyeux, l'espoir d’un jour béni.Elle sc lève, prête à aller à l’autre rive, car elle on a le droit maintenant elle s’approche du» la fenêtre et l’ouvr0 toute grande.Est-ce un rêve ?Un léger bateau se balance sut la rivière.C'est J eau qui tient les avitons, et tout près, montant l’escalier rustique de la rive, Christiane vient la chercher.Le cœur de Marie-Thérèse bat plus vite.— Vont*, venez vite.Vous verrez désormais sourire votre père, tout est oublié, effacé, et les deux vieux amis parlent do vous et de Jean.ajoute Chis-tiare plus bas avec un chaud sourire* Divu suit béni ! Ma rie-Thérèse n’avait jamais voulu interroger sou cœur ; elle sent maintenant, à la joie profonde et oalmo qui l’envahit, qu’elle a atteint un do ces sommets si rares ici-bas.Jean la regarde avec un peu d’anxiété.Elle lui tcurit, et sans qu’il soit besoin d’une parole, ils sont heureux.Les voilà -ur l’autre bord.Il no rcs te presque plus d’autre trace de l’orage qu'une fraîcheur plus intense hdus ses ombrages épais, à peine traversés par les rayons de soleil.Que c’est beau, doux poétq'io et pittoresque aussi avec la vieil.o lVrme qui va, tout à l’heure, être témoin do leurs fiançailles !.Chris, tiano ralentit sjn pas, elle marche un peu à l'écart , ils ne s’en aperçoivent point, cl suivjLt, l'un près do l’autre la vieille al'ée dont les arbres se joignent en berceau.Ils ont tout oublié, sauf la beauté do ce lieu et la joie qui remplit leurs cœurs.Ils ne parlent pas; à quoi bon l Ils s'entendent si bien ! Mais voici la fermo avec son porohe entouré de vignes.• — Klle est bien jolie, votre rive, dit Marie-Thérèse, lovaut les yaix, un hou’ rire timide éclairant son visage rougissant.—Si nos vœux à touf, oui, à tous, ceux do votre père au?si s’accomplissent il n'y aura plus qu’un domaine, dit Jean d'uoc voix émue.Marie-Thérèse rougit plus profondément, et ohorchaLt Christiane qui lui sourit do loin, elle o.u t cicher sur son épaulo son vis igo couvert do larmes heureuses.«on père.Christiane poursuit sa route, vrai sillon de lumière, amie célesto ucoordée aux tou fl rants pour les consoler, aux heureux pour e&ntiûor leurs joies.Et lorsque Jean navigue, elle et Paule retrouvent Mario-Thérèse à la Rive, où los deux vieux amis ont rebâti le pont sur l’Obelle.__________ FIN ___________ Pasteur et HiDDOcrate Ami lecteur, vous pourriez aussi bien quo moi terminer cette histoire.M.do Sallis n’est pas mort, mais il a abandonné la vio politiquo pour passer dans la vieille fermo les dernières années d’uno vio apaisée.Joan et Maric-Thérèso sont inariéB, —oes unions qui n’ont sur cotte torro quo leur point do départ.Paulo a compris et goûté oo quo le mondo ne comprend ni no goûte, et se t\uvo heureuse d’êtro pauvre, seule, mais, oommo Christiane, (out à coux qui souffrent, priant et expiant pour 'Tout lo monde counaît ot loue la conduite de M.PaPleur, qui vient de donner une belle leçon de patriotisme à quelques personnes qui en avaient vraiment besoin.L'illustre savaut s’est fort honoré en déclarant qu’il ne pouvait oublier la geurro de 1870, et qu’il ne saurait accepter une décoration allemande.Et eu refusant publiquement la croix du Mérite de Prusse qui lui était offerte, il a fait simplement son devoir de bon * Eraryais.La Irçon, dis^nn-nous, était utile et opportune, quoique nous n’espérions pas qu’elle serve à grand’eho.-e.C’est d’ailleurs, le sort de la plupart des Icçodb.Et ceux qui s’y exposent ont souvent le .sens moral trop oblitéré pour pouvoir en profiter.Plus iis contemplent 1 ignominie qu’ils ont coiniæ, p’us ils s’y enlisent, au lieu de sentir une rougeur réparatrice leur monter au front.C'est le cas de notre crapuleux gou uemeut, allant prendre part tux fêtes allemandes de K ici et faisant jouer à uo3 inarms un rôle cruellement répugnant.C’est la cas de nos peintrcj français allant mendier, sous les tilleuls de Berlin, quelques commandes do tableaux, qu oa leur payera avec le prix do vente des pendules qu’on nous a volées.Et le petit incident Pasteur tombe bien à point, ii arrive à fcj heure.Car il va gêner peut ôtrs c:ux qui sc préparaient à recevoir les récompenses prussiennes que l’on va distribuer, soit à l’oojasiou de» l’êtes de Kiel, soit à propos de l’exposition de Berlin, Je dis • “ peut-être parce que les peintres qu’ils sontaliés à Berlin avaient d’avance pris leur parti do cotte perspective honteuso En tout cas, Guillaume, mis en garde par lo relus de M.Pasteur, ne s’exposera plus à un nouvel affront ot avant de donner le galon prussien, il aura la précaution d'exiger qu’on lui en fasse le demande.Il y en a qui sont si peu dégoûtés, que cela no les géoera même pas.Mais nous les attendons pour les clouer au giU let les eflichcr au pilori* ces mauvais Français, qui auront l'aplomb de rcoevoir Us insignes de l’Aigle-Rouge ou de l’Aigle-Noir, et le triste courago de so faire décorer par celui qui sera et restera l’ennemi héréditaire, tant qu’il déiicodra captives, sous son joug do 1er, notre pauvre Alsace et notre malheurouso Lorraine.Quello que soit néanmoins, la grande et consolante satisfaction quo nous ait donnée l’attitude do M.Pasteur, nous no saurions pourtant aller jusqu’à trou ver spirituelle et heureuse l’idée qu’on prête à M, Eéry d'Esolands, de former un comité qui ouvrira une souscription destinée â 1 achat d'un objet d' art, ou souvenir de Citte même attitude.Ce comté se forme sous le patronage de MM.Eéry d’Esolands, Alfred Mo-zi ères, députe, membro de l’Académie française ; Antonin Meroié, membre de l’Iustitut ; Henri Martin, fils du célèbre historien : de Girardou, Paul Strauss, eonceiller municipal de Paris ; Louis d’Uurcout, et Xavier Mélot.Il faut vraiment que l’on ait la cervelle à l’envers pour donner do pareilles proportions à la ohoso la plus naturelle du monde, et ce serait faire croire que 10 patriotisme, dans notre pays, est tombé si bas, qu’on est obligé de faire uno démonstration nationale, pour marquer la date de la moindre de scs manifestations.Refuser une croix pmssicnno, mais c'est la première pensée qui doit venir à un bon Français 1 Qu’on raconte le fait avec éloge alors que lo gouvernement de la république et quelques rapins manquent de teuuo vis-a-vis do l’Allemagne4o’cst parfait, et 11 n’était pas mauvais de le souligner.Mais constituer un comité, provoquer une souscription, offrir un objet d’art o’ist métamorphoser maladroitement et incxaotciuont, Dieu merci co qui est le plus vulgaire des devoirs eu un acte d’héroïsme extraordinaire que l’on doit faire passer à la postérité.C’est, sans le vouloir, outragor lo patriotisme français en dépassant les limites do rcmballomcnt permis et faire croire aux peuples étrangers que , chez nous, lo sentiment de la dignité nationale se fait tellement rare qu’on se croit obligé do le mettro tapageusement en lumière lorsque par hasard, il vient à He produire.Nous n’en sommes pas U, fort heu-reuscmeLt.La règle générale, ohez nous, o’ost le paSriofcisme.Et l’on no s'indigie ooat:o oeux qui on manquent, quo parce qu'ÜB forment uue petit© exception.Offrir un obj :t d’art à M.Pasteur, dans de pareilles conditions, aurait le fâcheux inconvénient d’établir quo c’est tout le contraire, et que la France est misérablement réduite â acclamer le citoyen qui aime tout bonnement son pays coinnio il doit l’aimer, et qui a gardé dins le fond de son cœur l’espoir dos saintes représailles.Et fci le erayou ot la plume nous ont transmis avec admiration la belle conduite que la légende prête à Hippocrate, c’«.si quo les circonstances u’avaient ri**n de commun avec l’acte de M.Pasteur.Hippocrate, lui aussi, fut un grand savaut.lo plus savant parmi les Grecs de son temps, Oa raconte qu’il obtint de merveilleux succès médicaux, durant ld pesta terrible qui ravageait Athènes, et-qu’il refusa les riches présents que lui envoyait le foi do Perse, pour l’engager à venir soigner scs sujets, quo le même fl Sa u avait atteints.G\s présents, l’illustre médecin de Cos les aurait r .'poussés avec mépris, déclarant qu’il ne voulait pas 44 aller partir des eecourn aux.ennemis de sa patrie ” .La scène a été immortalisée — et elle le méritait.J’estime qu’il n’est pas indispensab’e d’en faire autant pour l'acte do M.Pasteur, qui était à la portée do tout le monde, et qu’il est e^oessif do voir un comité assumer le ridicule d’une manifestation aussi disproportionnée.Paul de Cassagnac.¦ — ¦ ——^ Archeveque et ministre La Croix publie une correspondance des plussigûifloatives,récemment échangée entre lo ministre des cu!tej, M.Poincarré, et 8.G.Mgr Sonnois archevêque de Cambrai.Donnons d’abord la lettre ministérielle : Paris, 10 mai, 131)5.4’ Monsieur l’archevêque, Los journaux publient le texte d#* dé durations ou Jv !er.trca émanant des prêtres de votre diocèse qui, groupés généralement par cantons à l’oocasion de cérémonies d»versos, font ainsi connaître publiquement les appréciations et- protestations collectives que leur inspire la loi de tinauces du lt» avril dernier.Quelle que puisse être l’opinion personnelle do ces prêtres, iis uc devraient pas oublier que tous les citoyens doivent obéir, aux lois régulièrement votées par les représentants du pay4, et ce n’eôt pas à des ministres de la religion, alors surtout qu’i'.s Font rétribués par l’Etat, do donner le conseil et l’exemple de manifestations de ce genre.J’ajoute qu’en signent dos lettres ou déclarations collective?, cch prêtres ont vio’é f articles 5 do la loi du IB germinal an X.“ Le gouvernomeut.monsieur l’archevêque, no peut laisser passer de telles démonstrations sans les blâmer très fiévè-rement.J’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien mu faire connaître les mesures quo vous no manquerez pas de prendre pour les réprimer et eu éviter le retour.“ Agréez, monsieur l’arehcvêqu», l'assurance de ma haute considération.Le ministre de l'instruction publique des beaux arts et des cultes, l’O INCARNÉ.A cette lettre, qui lui apportait, en termes d’une politesse douteuse, un-injonotion dictée par oe qu’on pourrait nommer le caporalisme gouvernemental, Mgr Sonnois a t’ait la très digne réponse que voici : “ Monsieur le ministre, 41 Votre honorée lettre, datée du lu mai, m’est retournée do l’archevêché et vient me trouver à l’extrémité du diocèse, eu cours do visites pastorales.Je me hâte d’y répondre.44 Vous me demandez, monsieur le ministre, de vous indiquer quelle mesure je compte prendre coutre les prêtres, mes diocésains, qui ont livré à la publicité leurs appréciations sur la nouvelle loi des finances qui atteint nos communautés religieuses.44 Veuillez me permettre de vous répondre, eu toute simplicité ot droiture, que je oompto n'en prendre aucu-no ; et voici pourquoi : oes messieurs n’ont point parlé, écrit ou agi eu exercices de leurs l’ouctious officielles comme ministre d’un ouhe reconnu par l'Etal.Co qu’ils ont fait, ils l’ont fait à titre ot eu condition de citoyens français et électeurs, usant du droit quo la Consti tution française, républicaine contemporaine, reconnaît et garantit à tous les citoyens, jo veux dire droit à la liberté civique de la pensée, do la parole et- de la publicité.•4 Si, dans l’oxcroicc de oo droit, ces messieurs ont manqué à l’artiolo 4 du 1S germinal an X, le tribunal compétent ost là pour examiner, apprécier et juger le délit.Vous ne trouverez pasmauvaif, monsieur lo ministre, quo je me fasse un scrupule d’empiéter sur scs fonctions.“ En co qui me oonccrnc vis-à-vis do mes prêtre?, jo fais réserve do leur exprimer en famille pendant les prochaines rotraites saocrdotalos mes dispositions personnelles à l'égard et au sujet de la déplorable mesure ûnanoièro qui frappe IjEQÜlt Hlio v% If* : ¦ - : ;r d administraient.nos communautés, c’est-à-dire l’un des orgsnes les plus actifs et les plus utiles do la vitalité chrétienne do uotre obère patrie lraoçaise à l'heure actuelle.*• Veuillez agréer, monsieur le ministre, l’assurance de mes sentiments les plus respectueux.” i MakiK-Ar.i’iloNhK, Archevêque de Cambrai.Comme il était aisé de le prévoir, la Lanterne s’oit empressée de commenter l'incident, ot l’on imagine facilement •iuns quels termes.Tout d’abord la feuille juive f.it scs cotnplinionti à'M.Fjiooarrd pour Ha lettre, dont elle approuve “ absolumeut le principe ’’ ; mais en même temps die lui fait un grief ir*hâ>ent.Et en tcèxe icap?, ils insultent ceux ; qui srnt ûièles au devoir ci au dreuiM Avis aux abonnés letai- dataires TAVw : « / .:b"\nés rt: - T- ‘ « • «mkc xvw Y- ÿ-e r» ^ -»• ** r *' .srràr ti JV r-.cvwr»- • ' * «rv u: u:r: lu* Mx: 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-0.* 000 coBptw, de sorte qu’il suggère ds charger rinterpellati^n en ra^tiea.L‘V*on M.li.v; »Axr dit que .e* opérateur» d;> I lstcrcoionial auront quinte jours de vacance «eue année durant .a-¦ue le leur sa.i^o leur sera payé.p»arc* que :-ç- it io pi.4 {Lîxt;r4 par sic# îi ^.W.¦ .?.! .j :*.•«¦ .2t.r 1: lAjari ri* j Leredaa La.:i-r, .-c rn p» osùiiai * î r .*:-.**.- .; zze ear.t :: :z~*r:L:- i ri - i *• r.raiî e- pifirt.J4 I • .• • .- • - .: • * i' c*i u- -z t: i », 5 > -A .* • à .* .- ¦ aTc: i: e.: * Jc.-ira: i.-.Prévenez cette * v> fjr.w .- 1 r,.— ^7 • if ;.¦; > Ke .*.r* : iv: : J * :& ¦ • c*
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