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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
jeudi 11 février 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1897-02-11, Collections de BAnQ.

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41èrae Ifo.Süff.^-EDTTtON' QiroTIDÏEN’lSrE.—19ème AOTÊb JEUDI, 11 FEVRIER 1897 1 JOURNAL DES INTERETS CANADIENS • M1 • V X- • f1 “Mïv- JE CHOIS.J’ESPERE ET J’AIME RN La rédaction, {dekij[gjH 32, rue de la Fabrique.TI-IOZNIA.S CHAPAIS, Directeur- Propriétaire Administration: 30, rue de la Fabrique feuilleton du CO U RllIER du CAN AlU 11 Fcthiir 1897—N 47 PERDUE ET RETROUVEE (Suite) Et il désignait iimultnu émeut Petit Ange et Poüicier.Il ujoutn : 11 Mai» j'ignorais que Mademoiselle se nommât Plouherno.Je lu croyais lille de M.Je Mat." C'étu t là plus qu’une insolence, c’était uue infamie.La main de Jean se leva et «’abattit sur l’épaule d’Albert, qui plia nous le choc.Et l'officier, très pâle à son tour, lui dit eu plein visuge : 44 pas uu mot de plus, ou je vous soufflette uu milieu de ce sulun.” Quelques spectateurs avaient entendu la phrase et se retournaient déjà.Le jeune Alyrio tira de sv poche un carnet, et de ce curuet une carte qu’il teudit uu sous-lieutenant.Celui-ci lu repous-u Dédaigneusement.“ X’intervertissez pas les rôles, c’est â moi d'attendre vos témoins.Vous connaissez mou adresse.” Et il tourna le dos au gandin, lequel s’éloigua avec l’opprobre moral de sa cou duite et de la leçon qu’il venait de recevoir.Mais il était trop avant dans les idées modernes sur l’houneur qui réclame des compensation snuglantes, pour ne point, s'arrêter â la pensée d’une réparation par Its armes.Déjà les deux jeunes tiiles, le cœur oppressé par uue légitime angoisse* trem bhut d'épou vau te.Elles tremblèrent eu commun bien davantage, It leudeinain, lorsque Madeleine apprit par Jeanue que deux messieurs étaient venus dans lu matiuée et que le sous-lieutenant avait eu avec eux uue assez longue conférence, “ Uli 1 mon Dieu ! murmura Mme Bernai en joignant les mains, que vu t-ü sortir de tout ceci ?— Que Dieu nous protège, ” prononça Petit Ange avec de cruels sanglots dans la voix.Elles confondirent leurs larrues, et toutes deux coururent jusqu’à Saint-Viucent-de-Puul pour y verser leur* prières aux pieds de Dieu.VI LARMES DE JOIE avait reparu dans la journée, mais ©e u’uvail été la qu’une courte réapparition.il était sorti de nouveau dan- l’après-midi, prétexte des courses urgentes, t-t Jool, à son tour, avait quitté la maison pour n'y rentrer que tu ni.La journée qu’allaient passer Jeanne et Made.fine *tait noire de tristesse.Main Mile Bernai, avec une énergie vraiment extraordinaire, vint chercher non amie pour lu garder près d’elle.Quel que fût sou chagnu, elle «’alarmai; de l’exultation morbide qu’elle trouvait dans les paroles «t les regard» de sa compagne.QuauJ elles se rencontrèrent seules et en tête à tête, Petit Ange moutra à Madeleine deux lettres qu’elle venait de re eevior : “ Vois uu peu co que sont les contradiction do l’exi tmce ! J’ai lu, tout à l’heure même, ces deux missives.Elles m’arrivent au uiomeul même où j’éprou-le plus cruel chagrin jieut-étre de ma vie.-Je les ai lue» avecindifférence, et cepen dant elles m’apportent que joie et «alla-foctiou d’amour-propre.Pauvre cœur humain 1 ” Mlle Bernul ouvrit les deux épîtres Pu-ue après l’autre et les lut avec iut-.-iét.Lu première était de lu duchesse de Ni- U1«N.Lu grande dame amie des arts écrivait : “ Mademoiselle- M J ai assisté à la magnifique 6oirée de notre grand Delealle, et j’ai admiré votre merveilleux talent, en même que celui de M.le Mut.Delealie, qui m’a promis une deuxième audition d’une partie de fcun œuvre, me fuit espérer que M.le Mut et voua voudrez bien accepter d'y tenir, comme chez lui, votre partie.Je vais faire la même démarche uuprèa de Mlle Bei-nul, avec le même espoir de succès.” Et la duchesse ajoutait, avec une bonne grAce discrète, en post-scriptum : “ Le cachet est de cinq cents francs.” Bien qu’elle eût l’esprit de sourcis, Madeleine ne put oc défendre d’un sourire ironique : , 44 Elle aime les superlatifs, la duch'essel Notre grand Delsalle,—tout comme pour Vulseuet en personne !— Magnifique soi réi» I tidmiié ! merveilleux talent me fait espérer 1 Ce que c’est pourtant que lu renommée 1 Du soirée de Delsalle n’u rien ajouté ù tou mérite ; mais, voilà 1 elle t’n fait connaître, et maintenant c’est l’admiration qu’on te prodigue.— Oui, ajouta Jeanne, et môme Pad-miration qui se traduit, qui se chilfre par centaines de francs I Nous voilà loin, u’est-ce pas, descents sous de cachet des bals muselle ?Pauvres gens, tout de môme l Leurs sympathies et leurs complimenta me tiendront toujours au cœur.Et c’est peut-être ù cause d’eux que j’attache plus d’importauc» encore à la secoude lettre.” Déjà Madeleiue la parcourait avec viva* ri té.Il y était dit : 44 Mademoiselle, 44 M’est-il permis de vous demanucr quelques instant* d’entretien que vous ne regretterez pus ?Je viens vous offrir l’occasion d’accomplir une bonne uction qui n'a rien de banal.Il s’agit, en effet, de rendre uu peu de calme et de sourire à une femme encore jeune charmante, uue pauvre mère cruellement énrouvèe.Je vou9 apprendrai le leste nu cours de notre conversation.Voua n’aurez d’ailleurs, à disposer que de quelques heures par semaine.Ou ne refusera pas vos prix.” C’était signé : Pai’J.e RàYKàCü.44 Je répondrai à ces lettres demain, lorsque j’aurai l’esprit plus tranquille, soupira Jeanne.Cette pauvre mère que je ne commis pas in’imtéreHse vivement.Pourquoi Dieu ne m’a-t-il pas conservé la mienne ?” Elles achevèrent ainsi leur journée, bientôt reprises, héla- 1 par l'angoisse qui leur étreignuit l’âme.Cependant, le soir, elles se rassurèrent ui peu.C’était Jean en personne qui était veuu chercher sa sœur chez les Bernai.l’ien dans ses traits ni dans son altitude n’indiquait une préoccuputiou.Il se montra même plus gai qu’à l’ordinaire.Mais, le lendemain matin, en se levant Jeanne fut bouleversée de trouver la maison vide.Jean n'était pi us là.Elle courut à su chambre.Su valise de voyage était présenté ,fermée â clef.Aucun des vête incuts civils de l'ollleier n’apparniseait.Il n’v avait là que son uniforme et son sabre perdus aux porte-manteaux.Le jeune homme était donc sorti.44 Père ! ” appela l’orpheline, surprise et effrayée de ne point entendre le pas de Joël résonner dans l'appariement.Joël ne répondit pis, et pour cause : lui aussi était absent.Jeanne prit peur.Elle descendit quatre à quatre chez la concierge, qu’elle questionna, eflnrée.L’excellente Mme Cussoui ne la rassura certainement pas en lui révélant que ces messieurs ” étaient sortis des six heures.Comme on était uu printemps,elle les avait très bien vus pa-ser.Mais, contrairement à trou habitude, M.le Mat ne lui avait pas adressé la parole.La pauvre enfant remonta dans sa chain bre, eu proie à une désolation infinie.Que faire ?A quel parti s’arrêter ?Il ne fallait pas songer à poursuivre le» deux hommes.De quel côté,d'ailleurs,les eût-elle cherchés ?Eu toute autre ville que Paris, une telle tentative aurait déjà pu passer pour folle.Aussi Jeanne ue s’v urrêta-t-elle pas un instant.Elle s'abandonna à son angoisse et e’af-l’aisa sous la douleur.Jamais elle ne s’était sentie aussi nllligée, au^si déuuée qu’en ce cruel moment.Elle était seule, et dans cette solitude affreuse elle sentait le temps fuir, les minutes suivre les minutes avec une lenteur qu’elle jugeait monstrueuse.El pendant qu'elle gémissait aussi, impuissante in u tile, le sort de deux hommes se jouait peui-être aux environs de Paris, dans l’un de ces coins charmnnle, de ces 1 onlieues ombreuses et fraîches qu’elle aimait, en souvenir de la forêt île Carmet, et où elle rêvait d’aller goûter les premières joies de l’amour pur et partagé, un bras de ?ou bi-aimé Pierre.Et qui pourrait dire quel drame 6’ao Compli-suit là-bas ?Jeun avait beau être militaire, il avait beau être brave, M.Myrio pouvait être brave lui aussi, et peut-être favorisé par le sort.Le duel a toujours une part d'aléa, de loterie.Si on aliuit lui rapporter son frère grièvement blessé, tué peut-être ?Oh ! m m Dieu ! Jeanne se secouait, toute frémissante ; elle essayait de ne plus penser ; elle voulait éloigner ces affreux pressentiments.lin coup de sonnette retentit.Elle se leva, défaillante, du prie-Dieu sur lequel elle pleurait, et se traîna, livide.jusqu’à la porte.Qu’alSuit-elle voir eu ouvnn*.cette p< r te ?Sans .loute deux homme» portant un troisième, sanglant, inanimé peut-être ?Et voilà que In jeune fille arrivait à ac entier son père adoptif.Comineni Joël, l’hommo de toutes les prudences, de* toutes les sagesses, avait-il consenti ù prêter lu mm u a cette horrible compression ?Tout entièrement à ces affreuses pensées ce fut en tremblant qu’elle posa iu main sur la porte.Ce furent Mme Bernai et su fille qui en trèrcrit.Elles étaient fort iuquictcs.Madeleine avait laissé une nuit des plus agitées, troublée de rêves abominables qui l’a va t remplie île sombres appréhensions.Du premier coup d\uü, en voyant le vi-nge pâle île Jeanne et se- paupières rougio par les larmes, elle comprit ce qui s’était passé.“ U h ! mon rêve 1 s'écria-t-elle avec désespoir en se laissant tomber une chai?eet fondant en sanglots.Eu vain Mme Bernai essayat-clle de consoler sa fille, en vain Petit Ange elle-même, payant de retour «on amie, «’offer-çu-t-elie, pour la calmer, de dominer «ou propre chagrin, Madeleine continua à s’abandonner à sa détresse.Et ce fut une communauté de larmes dans ce pauvre petit ^intérieur, où l’orpheline eu avait déjà tant versé si fréquemment.Vers neuf heures et demie, comme elles en étaient nu plus fort de leur chagrin brusquement le timbre résonna de nouveau.Lc« trois femmes sursautèrent et se le vèrent, en se îegardaut, piud pilles que des mortes.Cette fois, c’était bien certainement la mauvaise nouvelle qu'on leur apportait ; car elles en étaient arrivées à ce point de découragement qu’elles ne pouvaient plu» prévoir, qu’elles n’altcnduicul plus que le malheur.Jeanne, toujours clmnceiuntc, «e dirigea de nouveau vers lu porte.Mais elle avait.apj>orLé quelque retard à e mouvoir; elle ne marchait pas assez vite au gré de ceux qui avaient sonné, car derechef la sonnerie éclata avec une vivacité de carillon, mise en branle par une main impatiente.En même temps une voix gaie et railleuse criait par lu serrure : “ Ali ça, Jeun nette, est-ce que tu es encore couchée, par lm-ard ?” C’était la belle voix ferme et pleme du aous-lieutenut Jean Plouherno.Petit Ange eut un vertige.Elle étendit le bras pour se retenir à lu muraille ; mais réagissant aussitôt, elle cria, elle aussi, d'une voix étranglée par l’émotion.“ Madame Bernai ! Madeleine ! c’est lui, c’est Jean 1 — Hé ! oui, c’est Jean, ” répondit la voix attendrie de l’oflicier, tandis qu'il recevait sa sœur défaillante duns ses bras.A suivre.Un grand nombre de journaux allô-mundu dans leurs commentaires sur lu situation en Crète déchirent que la guerre entre la Grèce ot la Turquie est presquo inévitable.Le baccalaureat Pour comprendre le piojet de réforme du bu ecu lauréat de Knmbaud, !1 faut avoir causé avec des professeur:» (Jeux qui purleut Cnuiuneiucut cousta-teut avec éiouuemvni et douleur que le ni veuu des études baisse dans des proportions Incroyables.C’est la décadence là connue partout.•• Beaucoup de candidats au baccalauréat.uiv- disait un professeur, ne savent même pas l’orthographe et leur copie est pleine de fiiutl-s grossières.” A ceci, il y u beaucoup de causes qui ne sont point toutes aussi alarmantes qu’on le croirait.Parmi les Jeunes bourgeois, quelques-uns comprennent, devant 1 immense mouvement qui sollicite l’activité humaine, le néant de cette éducation exclus!veinent universitaire qui ik* mène à rien, qui ne donne aucune force à celui qui la possède, qui ue permettrait pas à un homme de gagner sa vie dans une ville quelconque de i’é-trang r.Ceux-là, véritablement, n’ont pas tout à fait tort.D’autre sont enveloppés de très bonne heure dans cette universelle propagande pornographique qui s’ex troc par les prospectus obscènes, par les dessins, par les journaux, par les livres, par le théâtre.Quelques-uns en savent plus à quinze ans sur ce qu’ils devraient lguoivr, que les hommes de trente ans autrefois ; ils prennent leurs études et le travail lui-iucuie eu dégoût, on a beau faire d’eux des coqs eu pâte, capitonner pour eux ces collèges qui étaient peut-être uu peu rudes jadis, supprimer les pensitius, les punitions, le piquet, les retenues.ltieu n'y fait.Il était donc devenu nécessaire de venir eu aide à .ces lLs de la bourgeoisie, de leur mettre quand même dans la main le passe-partout, la • lef qui ouvre toutes les carrières libérales.Tour cela 11 l’allait enlever ù 1 examen toute solennité et tou*." aieu ” aussi, permettre aux professeurs de recevoir en famille tou» les petits “cancres qui seraient Lis ou neveux d’électeurs bien pensants.De là est sorti le projet Knmbaud.Je sais tout ce qu’on u pu dire sur ce diplôme de bachelier et qui.en l’ait, s'applique moins au diplôme lui-mêine qu’à ^organisation ueuiclh* qui pousse vers des professions encombrées déjà des jeunes giii> qui pourraient trouver ailleurs un meilleur en.» plol do leur intelligence et de leur énergie.Tel qu’il fonctionnait, tel qu’il avait été compris par celte bourgeoisie du commencement du siècle qui.pour conquérir le pouvoir, a dû faire preuve d’un certain tempérament.1 • baccalauréat avait sa raison d’êln .Ce n’était pas un simple examen scolaire, c'était en quelque sorte une date dans la vie d'un jeune homme, une formalité analogue à e lie dans laquelle le jeune Domain revêtait pour la première fois la robe prétexte—uu prétexte à beaucoup de choses.Les recommandations, sans doute, intervenaient là comme partout ; mais, par la composition du jury choisi parmi les professeurs de Facultés, par la publicité des examens oraux auxquels assistaient tous les concurrents de la veille eu du lendemain, l'épreuve of-fiait certaines garanties d’impartialité et de loyauté.Four la première l’ois, le Jeune Fraudais prenait contact avec le monde, avec la réalité : il paraissait en public; Il n'avait plus là le papa et la maman pour l'assister, le professeur accoutumé pour le secourir, les camarades pour le sou filer.I>e hasard, nous dit Knmbaud dans •sou exposé des motifs, jouait là un grand rôle ; mais il Jolie un grand rôle dans la vie.et l’Injustice et la chance y Jouent un rôle également.C’est pré-cisémeut pour cela que l’épreuve était bonne, et que, sans être bien terrible, elle avait uu côté viril.Elle apprenait à des Jeunes gens, qui allaient être des hommes, à avoir de la présence d’esprit, du sang-froid, à compter avec rituprévu er à se tirer d’affaire tout seul.Il faut être tombé au point d’imbé-cillté où en est Knmbaud pour faire uue loi, parce que de grands garçon» de dix-sept et de dlx-lmlt ans pourraient être Intimidés au point d’en oublier la date de la bataille d’Austerlitz î Que ce ministre d’un Gouvernement qui se prétend démocratique refarde donc un peu les épreuves par lesquelles passent les apprentis, qu’il fasse un tour seulement sur les rues populeuses ; il y verra de pauvres gars qui traînent des voitures à bras nu milieu des omnibus, des fiacres, des bicyclettes et qui.menacés d’être écrasés à chaque Instant, n’en vont pas moins leur chemin.Ceux-là on ne les élève pas dans un cotou ; on leur dit : 44 Débrouillez-vous î ” Le projet de Kambaud repose à peu près uniquement sur l’Importance à accorder au livret scolaire.Sur le vu du livret scolaire, le Jury pourra dispenser l’élève de l’examen eu tout ou en partie.•Te crois (pie vous connaissez le français et (pie vous savez co que cela veut dire : dispenser eu tout ou en partie.Dispenser du tout, c'est poulies fils de sénateurs ou de députés républicains ; dispenser d’une partie, c’est pour les fils de conseillers généraux, de conseillers d'arrondissement ou d’électeurs influents.Au point do vue des études, il est également superflu d’insister sur l’absurdité et l’iniquité d’une pareille dis- position.Certains élèves, qui sont toujours premiers dans de petits collèges de province, arriveraient à lu queue de la classe dans des lycées de l’a ris.Il y a des professeurs pnleiyiels, des professeurs qui ont un joyeux estomac et qui accordent toujours des bonnes notes, et des professeurs dis-peptiques et grincheux qui en flanquent toujours de mauvaises : il y a des élèves qui se sont butés sur un passe droit et que les maîtres ont pris en •î île.*» Adopter un pareil système pour uue épreuve qu’on déclare obligatoire pour l’entrée do la plupart (les carrières, est tout simplement monstrueux.Il n'y a d'équitable et de loyal qu’un examen publie sur un programme déterminé et un exnmenconfié à des hommes assez haut placés déjà pour être indépendants par situation et qui ne connaissent pas les candidats, qui ne savent pas d’où ils viennent.Le projet Kambaud est un nouveau triomphe de cette paperasserie qui prend le Jeune Français eu berceau « t ne le quitte qu’à la tombe.L avenir de tout homme qui voudra rester dans la filière dépendra du jugement qu’aura prononcé sur lui son professeur de sixième ; ee Jugement influera sur toute sa destinée.Le projet n'en sera pas moins bien accueilli dans certains milieux.11 donne, en 'effet, une organisation plus so lide, plus homogène et plus forte à cette caste de six cent mille fonctionna lies qui est devenue un véritable pouvoir dans l’Etat, depuis l'avènement aux affaires de ces Républicains oui, dans leur programme d’avant 1S70, annonçaient qu’ils guériraient la plaie du fonctionnarisme.Qui trouverait mauvais que ces braves gens, qui vivent tous sur le budget, mais qui en vivent d’une façon modeste, cpii mènent, pour la plupart, une existence honuètAî et difficile, so soutiennent entre eux V Pourquoi ce professeur, qui a de la peine parfois à joindre les deux bouts, nuirait-il à ce pauvre employé qui s'impose de durs sacrifices pour élever son fils et le faire entrer à son tour, dès qu'il aura l’âge, dans l'administra tiou ?Maintenant que le livret î>*o'.aitc peut permettre à lui s; ul de faire franchir ce pas ditfieilu du baccalauréat, qui était Jadis l’elfroi des mères, ne serait-ce pas une action cruelle eiitr« fonctionnaires et budgétlvores qui se voient, qui se fréquentent, qui vivent les uns sur les autres en province, que de mettre des notes fâche li s» s «ur ce livret scolaire V Si vous étiez dans ee cas.auriez-vous c*‘*tte férocité ù la Krutus ?Pourquoi voulez-vous que les autres agissent autrement que vous n’agir oz vous-même V Les dindons de la farce seront £* s établissements libres qui, jusqu’il*», avaient pu.non seulement se défendre victorieusement grâce à d«*s examens à peu près sincères, mais qui.par cette concurrence, qui est toujours salutaire, avalent empêché le niveau des études de baisser plus encore.Aucun représentant de l’Enseignement libre ne pourra imnirellemout figurer parmi les mtunbf.H des Jurys d'exaiueu.Quand le vent souille: a du côté de l'anticléricalisme aigu, le livret scolaire d’un établissement libre équivaudra.pour un enudidat, au passe port jaune qu’on remettait aux galériens libérés pour les under à trouver du travail ou à la rouelle qu’on imposait aux Juifs au Moyen Agi: pour avertir les chrétiens de se défier.J’ avoue que cotte perspective, tout ou mechagrinant.ne mcpuruU pas man quer de gaîté.Les catholiques aiment les ministres actuels comme leurs petits boyaux ; Ils les soutiennent .ou toute occasion.Au point de vue de l’ironie supérieure, il n’est pas mauvais de constater que l’hypoeirsie tneillotiso et la tartuferie sournoise d’un Kara-baml, auront obtenu un résultat (pie les mesures plus brutales des radicaux u auraient peut-être pas atteint.EDOUARD DKUMONT.Inquiétude* maternel les Le cœur d'une mere no bat que pour iU>« enfants, si elle les voit robustes et en bonno santé, son esprit est en parfaite quiétude, car elle les voit à l’abri des maladies «i nombreuses qui ne s'attaquant qu’aux enfanta chétifs ; mais il y Ji des milliers de mères dont le cœur est sans cesse rempli d’auynitac.*.lotira enfants paraissent, pâles, maigres et souvent une maladie (pu «edéclarera bientôt d’une façon appareille.Ces enfants marchent vers la consomption et l’on ne peut songer à lour précieuse existence sans éprouver uu sentiment do tristes-e et do regret.Quelle est la more qui pourrait laisser ses enfants dans cet état, lo&srjuu grâce au Vin a la Créosote de liètre pure combine à, la gentiane et à la Noix Vomique, elle peut les mettre rapidement a l’abri do cette épouvantable maladie et.du toutes leB affections des bronches et do l’esto-iuac.En vente a la pharmacie St*Koch, J.B.Morin, 325J rue St Joseph.L’ENGORGEMENT EU FOIE Cnrahitna précède ordinairement l’institution do toute médication sérieuse.Pour désobstruer le foie engorgé, rion no vaut, suivant le savant Dr Filliet, la déplétion par co purgatif naturel, inoffensif autant que concentre, qui rétablit, à merveille, l'écoulement normal do la bile et préserve ainsi des coliques hévntîiiquei ducs à la bUr concretét en calculs, lioi-vin, Wilson & Cio, Montréal, seuls agents pour lo Canada.MALADIES o-EST OHAC«Vin QiassaSss» Le Cœur Manquait.KlUDonr, T.N.W., Can., Julu, 1393.(S) 3T* flllr rirait una rxccllonto «inté, a r«nlr Ju«^u'A Il 7 a ilnux anii, lur.^uN-lle Cumin ligntJ da décour&scnirnt.Qat-lquo trsii;.» elle raurntlt une douleur comai© ¦! lo exeur lui uiamiu&tt, et «Uu nût df n’est pa*» r»:53, OXFORD STREET, LONDRES, Il y ( tatslficntion Leu msioues do commerce domes remedes «on fircgistict's à Ottawa et à Wnshi ngton.Siguo : THOMAS HOLLOW AT.SI mar• USfr-àtaUtfA.& à à ki h y - nx S5 MILT.IOR, PC 2 MlI.LtOIl.do OUASSINE amorpho de OUASSINE crlstallisôo * La OUASSINE ADRIAN.osRonticllcment riifîérente do foutra «N*llc3 du commerce, est la soute dont les diets réguliers aient ôté constatas.Kl le excite l'appétit, développe les forces, combat efficacement les Oy&pcp6ios atoniques, les Coliques hépatiques et nophrétiques.» lluJirlnt yfitérai de Thérapeutique, 15 novembre l$82.SE TROUVE DANS TOUTES LES PHARMACIES en gros : 11.Kue do lu Perle, PARIS Vou i o ggîazggigaagEsagBaswEag smscsBinBXEsass Ciiemii! de Fer de Québec et du Lac St-Jean A NOUVELLE ROUTE CONDUISANT AU CELEBRE SAGUENAY T V nnri'?Lt’NBJ, le TCOVEM RUK ÎSi>6,les trains partiront du Terminas, ruo St-Andr ij .letèe Louiic, Quèoco, ot nrnroroni comme suie: * 33323 QUBBX30 7.1ÎO Si» Kl», ]'xi»re»?dirom^lnrài ot .T»u.!!)•« .Malle locale tou.» lo.* jours, cxcontélo Dimanoho, pour St-Raymond (0; ?e ron-ôn» jusqu’à Rivière à l'torro.lus Lunùis, Meroreuis e; Voudreuis souluinont.) .tO |>.221.9 Kxpresi direct Samedi neuiemont (avec char dortoir pour Chicoutimi) pour l’.ooerval vt Ch'contitm.iKOb «!• I3J-* Malle locale «le St-Hnymond tou* les jour.«,oxceptéllo Dimanche (otdo Rivière à Pierre les ^tarais.Jeudis ot Snmodis, ieuloment.) » S.f O p.111-9 Express direct de Chicoutimi et Hoberval et des stations surlos Hasses Lauren-tides, Lundi, Mercredi et Vendredi.GO tniuutei an Lao Edouard pour prendre lo lunch.Billets de retour de nromièro classe, aux taux d*un «ironie parcours de Québec a toutes les stations au nord de Chariesbourg Uucst, einn les «amodia bons pour revenir jusqu'au mardi suivant.On peut se procurer dss billots icpassage chez U.M.Stocking, vis-à-ritl'hôtcl St-Louis, au OliAtoau Erouicnuc et au buroau au Pacifique, 14,rue Buauc.&ERVICK SUBURBAIN.Des billets de saison •*- rom vendus aux prix réduits ordinuiros auront les mois donnant droit au transport gra: uit i’otfets do ménage sides provisions pour la ooasommation journalière.J.O.SCOTT.Seoréiairt et (Kraut.ALEX.UARDY, „ Ateni Gén- du F- at fb S^Boreuahre-lWà Lri / fl h LE COTRE!EK or CANADA, JETDI U FEVJUER 1897 Le “Courrier du Canada’1 pour 50 cts A partir «îe cr jour, nous adre«rrons ]e Courrier du C(nic2o ut ou le» citoyen» fuge*, et je profite de 1 occasion pour re* croyance» e: de nationalité» differente» péter ce que j’ai déjà dit partout : Je ^ croyaient obligé» de iujter Je» uns ponsabihté.^ , que nous voulion- encourager l'ètlucalion, Plus que cela : il n’y a pas une »eu:e ^ 0(>;ül,i5a,.ion et l’agriculture, développer de ce-» mesures dont ie ne désire pas UOs Ti.Ji0\irctk minière», réorganiser le prendre la responsabilité.Je 6ui* heu* service civil, le.» déparfeinentï, conn utter j reux de le faire, je suis a 1 aise p'*ur (je jeotaurér no» finances et rappeler les 11* *i.s défendre ces aduiinisfrations, •*••**• * pouvons défendre les iidmimstrati ms ! J'ui dit de plus que nous demanderions couset VAtrtce» avec succès devant tous au gouvernunent fédéral de ren Ire justice t6.ï.Laruc, bon.W, Y.Lachance, V.t Lachance, J., Lépine, Ger., I.aiierge, Dr., Elz., Lapointe, E., Laflamme, J., Leclerc, J.C., Languedoc, \\\ C., Lemoine.C., Leclerc, B., Landry, E„ Lninon-rngno, T.Labrecquu, F., Larue, J.A., Leclerc, C., Leonard, B.,' Lynch, J.A., Lee, W., Lemieux, Ail.Landry.C.A., Lavery, J.K, Laine, Dam., Laflutnuie, F.H., Lefebvre, Et., Lacerte, Dr., Lemieux, T., Laberge, Alj>h., Jfr .Mercier, J.E., Mailloux, J.A., Marcotte, Dr.M, P., Montminy.Ch*., Madden, Feo., Moreau.E.T., Maguire, NN.J., Millwood, NV., Moroney, F., MacdonalJ, C., Mnreticy.Ls., Meredith, E.G«, Mothot, E.NV., Moreau, L*.N.X Normand, T.E., ÿesbitt, E.T.O O’Donnell, Juo.1» IVdeticr, bon.L.P.,Poitrns.F.,Plante, O., Perry, J., Policy, W.IL.Price, R.•NI., Plaute, Art., Pampalon, T., Peters, Aib., Pontlaiid, C.Proulx, R.A., Phi)-lis, C.A., Perreault, Geo,, Ppuliot, T., Price, T.J., Price.NV., Peters, W., T'a-mud.Aug., Parent, B., Priuco, J.E., Paradis.B., Pageau, P, R.U ^ Roy, J.E., Rouleau, D., Renfrew, C.IL, Robertson, Alex., Rioux, Sam., Roy, H.C., Ritchie, Jim., Rousseau, L., Ri-?ard.A.R., Rickaby, D.S,, Rhéaumc, A, A,, Robitaille, J.B., Rae, V., Rou-milhac.B., Rousseau, J.B., Rnbitaiiie, P., Ross, P., Ro*8, «J.IC., Richardson, IL, Roy, Goo P., Renaud, C., Ramsey, S St-Pierre, E., Sharpies, Hon.J., Slmw, NV., Stuart, C.C.Simard, G., Seifert, G.G., Scott, «LC., Spénard, J., Stafford, L., Scott, H.A.T lâché, Jean, ’ialbot, Cléop.,(Montma-gny,) Turcotte, Félix.Turgoou, Zot., Turcotte.II.A., Thompsqp, Jj.C., Thompson, Andrew, Trudel Emile représentant l'Hon.J.D.Rolland, Tourangeau, A.G.?Trudel, Eug’, Tur cotte, A.J.les hommes bien pensants üe cette province._ ( Pour moi.je ne »ui», â l’iicure qu’il e«t, ?vT %rI*u**î que le continuateur de leur œuvre.Avant u.*> ^«K- d’effleurer le »ujet, je désire po^er un priu-ie e 1 1 cipe de ju»tice que les anglais apj>eilent the golden rule.Cette rég e «loi: * appliquer dan* la vie publique connue dan' * * " * ’ leux à la province en r- aju-imit le »ub.*ide lé* demi afin de répondre au be-oin nouveau crÿe pur Taquinentution de la populaUou.Nou- relu-eni i-on .Si i’ou iiuu= rtiu-e non» 11e considéron» juis notre eau->e perdu ; nulls iron» à lu -ource de i iiuto* r.té et ijuü- dt-mandeionc que l’acte de l’Amérique 1 niuuniqtie du nord -oit e ie concours non pas »ejiiemein (les conservateur* mai* ue tous le- hommes Lieu pensants daus la province.J'accepte donc ce témoignage de votre confiance o«inuit* une coimolatiun et un encourage-m* nt dans lu gr.nde lutte «nie nous en trepreiious.Je voudrai» trouver de.^ cx-preasnms qui pout raient v- us înttiv .» r au plus degré.Je v««u liai* pouvoir revêtir ma pensée des paroles ie» paa entraînantes et les pius cli.de u reuses j our vous démontrer combien j«* comprends la nuble&se de la tâche qui nous incombe en ce moment*.M.Landry rapneuiit tout a i lieuie cette parole fameuse de ce guerrier qui disputait aux ennemis la puis sai.ee française en Amérique 11 y a deux cents an» et plus.Jatme cette tière parole, messieurs, je l’aime uoti j»ie pareequ eile exprime diversité eiltie les races, mais je i ain.e parccMjUe c est la parole d’un brave.J aime la bravoure (tonnerre d’appiaudisiements), je l’ai déjà déclaré ailleurs et je le répète : nous répondions a no* adversaires par la b »uche < e lies eainms.Je suis a ia tète de l’armée pour combattre et je combattrai jusqu’à o*e comme principe «pie Avon»-nou> trôinj»é l’electorat ?(Non 1 l’on ne doit pa?faire aux autre* ce que .N 1 l’ou ne voudrait ]«a» qui nou» fut Lut ; j Avon» nou» aidé à i’éduca.UOa ?(Oui i nom* mémo.CV»t-à-dire traitez vu» ai ve:»airt.« avec ia même mesure de justice que vous voudriez «pie l’bti vous appliquai a vou» même.Je -ui» prêt à fa rejuger notre n.Immigration d’après ces principes par ia j«opu!aiiou iutelligt-nie de Cette pro-vincc.Il y a un autre ] rincipe que le peuple doit prendre en consideration pour juger un gouvernement : ne cherchez ]>a» un gouvernement parfait.Le* gouvernements sont compose?d lmininc», et 1 homiiu* e t -iije; à l’erreur.S’il s’eti trouve dans la province de Québec qui n’a.t jamais coin* mi» d’erreur qu'il »e présente.Je croi» •uvernement* De gou- sincèrement que le* g Boucherville et Taillon ont été le» vemeueut* le» moin* inijarfait.» que nou* av : - eus En deUX JiiOt- VOici et O'IJL' le» gouvernement» De Boucherville et 'Jaiüon ont eu à faire.Je parle d’après mon expérience comme avocat.J'ai eu autrefois des *ucce.»»ion.» à régler.J y ai dépensé beau coup d’activité et beaucoup d’énergie parc?que se» succession* étaient em-tiouillée* et qu Viles étaient dan» un désordre complet.Le gouveracment De Boucherville à recueilli une Succession : celle ie M.Mercier.Elle était des plu* en»-br tuillée».L a ua*»é un an, deux au* à lYtudier et à chercher le moyen de ia avantage de lu pro- regier au plus grat vinct de Québec.Ce n’éta t pu* l’actif qui ou* e in barra?-ait (riie»), C’é»ait le }>a.».-if.Nous y avons travaillé avec énergie.Nou» avons tiré les choses au ciair.Nous avons liquidé les mauvaises Jette*.Non* avons étudié les réclamation.» -an» uombre que non» avon» trou vées et, malgré cela, à l’heure qu’il est, nous n’avons pas encore fini.Quelle n’a j a» été ma surprise lorsque, à la v-ii!e de la dernière session, mon a*si»tant e-t venu me trouver avec une nouvelle réclama non de $25,000 datant de l’administration précédente ; et, depuis la dernière session, nous en avons trouvé encore d’autres.Il e?t facile de comprendre que la {K»ition n’était pas agréable et qu’elle n’était pas de nature à nous faire de la popularité.J’entend* la popularité passagère, car la jopuhirité vraie et durable finit toujours par suivre le devoir accompli (Appl.).Nous n’avions point de revenu.Que de vious-noiia faire V Nous nous sommes soumis à ia situation créée par nos prédécesseurs, qui rendait l’impôt nécessaire, et, avec cet argent, avons rétabli l’ordre où régnait le désordre.il ne nou*était possible défaire beaucoup de législation.Nous avions amplement de quoi nous occuper en déblayant le chemin «les nombreux chars dé raillés sous l'aiminittrajiun précédente.Il est un acte que no» adversaire» ont beaucoup critiqué.Je veux parler de l’emprunt Taillon.Mais s’il- étaient justes ils diraient que ce» $77 au lieu d’être à 4 ou ô pour cent, comme le* emprunts antérieur*, ne p«>rtait que 3 p.cent ce qui équivait à du ‘J'J à 4 pour cent.Maintenant que n’ont pas fait ces deux gouvernement Delloucherville et Taillon pour ^agriculture.Un grand ministre qui vivait sou» Henri IV, Sully, avait pris pour maxime, ces paroles «i*.* la France : Labourage et paturuge sont le» deux mamelles de la France.Le gouvernunent «ie la province «le Québec a suivi la maxime du grand inini»tre et il .-’est «lit : dans la province de Québec comme en France, JAihourage et pâturage sont le* deux mamelles de TEiat.Mais un gouvernement n’est jas bon seulement par ce «ju’il a fait.II peut être I.011 aussi par ce qu’il n’a pas fait.Cela peut vous paraitre étrange et mèms parudoxiii, mais une simple énumération suffira à vous démontrer la vérité de ce principe.Il y u dans la grande ch irtedu roi Jean une règle bien connue et bien respectée de fous : “ La justice ne se vend ” (Appi).Nous u’avons pas vendu la justice.Aucun homme dans la province de Québec ne peut dire qu’il a été obligé d’ucheter la justice.Nous avons respecte aussi la liberté civile et la liberté religie i&e (App.).Nous n’avons pas établi de barrière de péage.11 n’v a pas eu de perquisitions odieuses & domicile.Nous n’avons pa« nommé decommission royale à propos «le tout et à propos de rien.Aucun ministre n’a dépensé 100,000 fr» pour »e promener en Europe aux dépens de la province.Ii n’v a jmis eu de fraude «lans ia légi-lation.Il 11’y a pas eu de lettre de discrédit.Enfin, nous n’avons jxis fait de bocdlage.Aucun de nos adversaires n’a eu le courage d’uccuser les membres du gouvernement de malhonnêteté.On l’a bien insinué dans quelques journaux.Mais en chambre, il n’en a jamais été sérieusement question.Notre règle a été : justice égale et la constitution pour tou» (appl).Voilà ce qui distingue notre administration de l’administration libérale 1 Quelle prostitution de ce nom ! Ce nom e»t aujourd’hui couvert de méfaits tans nom et sans nombre dans notre province.Ce n’était pas un gouvernement «pic nous avions ; c’était un corps révolutionnaire, qui bouleversait tout, détruisait tout et qui n’a d’exemple dans notre histoire que l’administration «le l’intendant Bigot qui siégeait ici même il y a 200 et qui fut lu cause de la perle de la colonie.Le gouvernement De Boucherville u été modeste et tranquille, faisant son devoir sans chercher la vraie réclame et travail lant ferme dans Tintérèt bien entendu de lu province.JV1 succédé avec mes collègues à cette administration.Je n’ai pas recherché cette positiou.Les événements m’y ont appelé.J’y suis pour remplir mon devoir, je l’ai Templi consciencieusement jusqu’à aujourd’hui, je le remplirai jusqu’uu bout.Dane un bref délai la province sera Oui .) Av«jn*-nou- réorganisé les département.» ?(Oui ! Oui !j Vous eu avez la preuve ici ce »«)ir en voyant à me»côté» Je ministre distingué ue la colonisation, Thou.M.('liajai».Avon* nous enlevé le» taxe.* ?(Oui I Oui !) A\uiie*n«u:* eue u;ag«‘* i’agriepiture ?(Oui 1 Oui î) L’hon.M.Beaubien t*»t maintenant ministre «ie l’agncuiiuie tout cour», c’gst à d;r«- «pie tou» u* effort», toute l’énergie, et tout le talent ou’fi a consacres a l’agricuiture et à la coiom-a-lion j i-«pTici seront à 1 avenir con-a-crê* û /agi.culture exclusivement, nous a vou* d-.-ja fait beaucoup jiour l’agriculture, mai* j'ai confiance qu avec .e- zèle dont M.B u il ivu a toujours fait preuve ju-*pi’a 1 .-eut, u j- «urra faire davantage maint« .uai.t qti’i! ].««:er «le.» finances de ia province ?Tour toute réponse, je \ous présente notre nouveau collègue, ie plus jeuue, cette sympathique figure cana benne,l'hon.M.Atwater (A]>pl.).' L vou- pariera tout à i’iu ure «lu projet de conversion de la dette iù attendant «.pie non» j>ui-ioa.» constater grand nombre de conversion» dan.» lu province.Celle question c*»t nou seulement à i’etude, mai- ede e»t sur ie tnp.*, comme i’on dit vulgaireineni.Nous avons fu.t pa»*er une loi antorir-aut le gouveruement a convertir lu dette.Nous nou* en occu-pon- comme de» hommes d'offu.re-, »*t ie trésorier \uu» répétera que nous avons raison «le croire que nous pouvons épargner $200,000 de dépenses annuellement à ia province.Le premier ministre répond ensuite aux objections contre la l-gi.»lation relative aux chemins «le fer qui a pour effet de «ii-mmuer «ie moitié une dette de $3,000,000 dont la province est respomable.li signale aussi les bienfaits de la loi «lu homestead, «ie la révision du Code de procedure Civile rendant un ju-te tribut d'éloge au travaux de l’hon.T.C.Cusgrain, et de Thon, piocureur général actuel.Puis il su demande quel» «ont le» reproches de Toppnb’.tiuu contre le g«»uver-iieiiient.Ces reproches s«»ut cons.^ués dan» 33 motions de n«m confiance proposée» duiant la dernière session et qui peuvent, dit-il, su résumer a ff motions ou p uiot it rien du t**ut.L’opjmsitiou reproche au gouvernement d‘a.M)S administrateur*, et pour cela faut ir souhaiter que ie gouvernement actuel reste au pouvoir.(Uui 1 Oui 1) Je suit bien certain que si jo poeais cotta question a nies adversaires» que la réponse serait négative.(Su%U du compte-rendu à la Sième page) LE COURRIER DIT CANADA.JEUDI 11 FEVRIER 1897 -ECILLER IX GRAND Rsmeclo de Famille de ce Siecle I*rU • riKTClIICl II II f>ner1t v—Dlarrh*t, \ ratnufg, Jtyulcurp daim I /Utornuo, Mal de (Jurat, broid* Habita, H hum ta, etc., etc.Ilmplore » J’FXTEltiKUtt 11 gueriti-Coupure*.(.¦uu/t.alpne, Krulurrs, Entorara.Mal de ci eut», UouUuraJacialta,Scvmlglc, JihuinatUnte, Eryclurca Aucun rfir.ide n’a obtenu um pot.uJarilô si jrnmdn.—Salem uOscm AVlK" En veut u nuit ou ; irnnide botitiJtlfl 23 rend».Ti6» crando bouteille 30 cent».* «.il Iss Aris DU CANADA 1CCC.nie Notre- Dante Timbre : CHAQUE MERCREDI Lots valant de §2 à $2,00(J îooiM i.iî iiiMir Axt.Langlois, î (.c 6tc Loxpont^gne, Québec.» ¦ ¦ ¦ ¦ —wKTtqj—i——————ox—« Eloigné ou Proche ! v\Ir *7j Beaucoup tie malade?feraient u?nge .Que d'herbe» et.do ruolnos, o: iriiciisfiit toute» le» nmlii-rtX'y:jO( cite», quelle qu'elle huit, mais 7, r pouh prétexte qu’il» sont trop 7&F**'* ©loignop.ili re privent delà /ortA ioulis.inee d'une bonne sntttc Que unis ceux qui soutirent J b lichen que uct remèdes nuu- * L •• ’ vont être trnuguortes dans tou» le» coins du l'univers, fan» pour cela coûter plus a» i* r .' , % cher.Avec los communie* • £*KV ' tlons, qui de nos joui» ho font »i facllemont.un inainde »©-F • ’ rail vrai neni coupable que do ne pus avoir recours a ce» prô- irôcicuïu's tisnure, qui ont guéri tant do made», qu'il serait Impossible d'en lixer le chif e.mémo approximativement.Tou» 1«m tours, de» centaines de demande-* arrivent.Ne icgiigcz donc plus de von-» guorlr.Sachez ulvre l'exemple de tant do malades.Si von» «Dorez quoi est le remede qui vous guérira, écrivez et vous recevrez une réponse au retour do la muilu.Ne mauquez-pas d'adresser a TKiisolunc du gros fcauvngc chez No.25, rue St-Joseph, Québec.«cul vieux remède dg.iu do couliauco pour Asthme, Bronchites, Catarrhe, Toux, etc, fiOo et $1.00 par botto.En vente chez mncion3 ou envoyé i*ar la malle yur ré* du prix, LÊK.dINt» MILLS «t CO., 62, rue ct-Sulpico, Montréal.t tâS.0* % m** I.«m PIMJM> I>IJ llr x NO,\ giiérlMtfiil In pAlour.taquet JilJ1?—-1! démonstration grandiose UN SUCCES INOUÏ Grand ralliement conservateur Clef.d’œuvre oratoire du Premier Ministre AUTRES DISCOURS Témoignages de Grande Valeur Québec, 21 Novomhr© 18Q3.Jé, soussignée, certifie quo plusieur* de nos reli^ieuHC» ont emph'yé, avec tnq grande satisfaction, la préparation Ancho• il'eaknrss Cure ou îiemide Toiiiuue Ancho (Formule du Dr J.P.Lavoie) dans le* divers cas de Dyspepsie, d’Epuiacmciit de Débilité et de Faiblesse, pour lesquel* il est rucuiuiuun'lé.Sr M.DE fcT-LOUIS, Supériourc générslo du couvsm .du iloo-Pasteur.Québec, 11 Novembrol893.Nous nous sommes servis du rcnièd* Anchor Weakness Cure depuis plusinur* mois dans notre communauté (piuison d» St,-Rooh) et tious avoua été très autlafisitc» des rémltats obtenus dans ies différente* maladies pour lesquelles nous l'avons om ployé, «avoir : Dyspepsie, faiblesse de* poumons, Epuisement, Débilité, etc.Ni nus considérons que ce puissant •‘Tonique ” est appelé À rendre les plus grputU oui vices dans les communautés, ainsi qu’c tou* ceux qui sont obligés de so livrer au tiavail pénible do l'enseignement.C’est un reinûde qui eit supporté par les ssto* mues Iss plus faibles, Sosurs de la Congrégation ftotrs-Dame.St-Rooü d« Québio.Québuo, 10 novembre 1803, Meesiourâ—Nous sommes heureuses de certifier que le rcmètlo Anchor IVtahiitn One, dont nous avons fait upige dr.ns notre compiunauté, u donné entière satis Hou.Los ftconrs de l Hôt©l-Dleu * du Sacré-Cœur de Je i» Eu «enta ohes les FUarmaolens at fans Iss marohands do la oampagu* ou s'adresser {t la ‘ ANCHOR MED.CO.QUEBEO (Suite de la deuième page) ^ Mais quund je parie il de» homing d’uf* * faiies à quelque paru qu’ils appartiennent, je nuis sur qu’un bon nombre disent coin* me vous et que le» autres Uudmettent indirectement comme cet homme d’affaires de Montréal, un libéral évidemment, qui disait u un de me,» amis : Those members of the opposition c/fues us no yarantee of a y out l administration.Et comme celui i qui possède il toujours lu meilleure garan j tie, ils préfèrent encore se lier a nous jus-wu’m ce qqe MM.Marclmnd, Déchene, Oludu, Lussier leur ait donné une non ville preuve de leur aptitude à gouverner.A part cela, il me semble que nous avons réclleincnt le droit de dire que l’in* terét général de la province exige que nous restions encore au pouvoir.Il vaut mieux, ce me semble.*, pour la poij’r Uordre.la bonne entente et j>our i’inté* grité des institutions provinciales que les affaires de )a province restent entre les mains du parti conservateur.Nos adversaires ont exercé une iniluence dissolvante, néfaste pour l’avenir de la province, et même pour l’avenir de la Confédération.La provjnce de Québec est la partie principale,le pivot île la puissance du Canada.L’intérêt des populations, est donc de maintenir ces iustitutio s au plus liant b’gro de prestige et de perfection possible.Et l’on me dira j/eul-ètre comment allez-vous réussir.Une partie de la jAipulation est encore victime de quelques préjugés « contre nous, elle est encore dans les ténè- J ores de la mort politique.Nous vaincrons les préjugés par la | guerre, (appl).Pour luire la guerre, il faut des soldats et il faut des armes.Nous avons des soldats, des officiers et des capitaines.Vous en êtes la preuve ici ce soir.A vous-nous des armes ?Oui.Nous avons nos actes administratifs, nos uct es législatifs, nous avons avons le pusse du particouservuteur (Appl.) qui, je puis le dire, a été le plus grand facteur du progrès bien compris dans cette province.El ce n’est pas tout.Il faut lu discipline, et ia discipline ne se maintient que par la présence commute ] Je» chefs au milieu des soldats.C’est pour cela que nous désirons nous t mêler ensemble et rester avec vous sur la brèche jusqu’après la bataille (Appl.), usqu’à ce que la victoire fiO;t gagnée.(Appl).Ne méprisons pas nos adversaires, c’est nue erreur que de passer son temps ! à dire que nos adversaires n’ont aucune valeur.Travaillons plutôt à connaître leurs moyen» de combat d’abord, le terrain sur lequel ils se placent, afin d’ètre plus sur île la victoire et de conserver il notre drapeau Ja belle et grande province de Québec, la plus belle province de la puissance du Canada.(Appl).Ne luisons nas comme cette armée qui allait au combat suns connaître lu géographie du terrain sur lequel elle avait à lutter.Pour réussir que faut-il encore V Un orateur célèbre à qui l’on demandait qu’elle était la principale qualité d’un orateur ré pou d ait c’est l’action, la deuxieme qualité c’est l’action, et la tru.sième c’est encore l’action.Dans lo mémo sons un outre orateur, un grand tribun, O’Connell répondait : " Pour réussir il faut le l'agitation, 2e l'agitation, 3e l’agitation.La même chose pour nous.Ce qu’il turns faut c'est l'action, l’action persistante qui détermine les courants et l’ag.talion continuelle (appl.) Nous n’avons pas peur do no» adversaires.Nous sommes prêts à les rencontrer sur les tribune3 populaires et do défendre notre cause contre leurs attaques, nous voulons que la lumière, et la lumière complète, pénètre jusque dans la dernière chaumière de la dernière bourgade de la province de Québec.Que faut-il encore ?Des soldats, dus armes, do la discipline ne suffisent pas,il faut la direction.Cette direction enustaute et bienveillante donne la foi dnus une cause et qui fait que lorsque le clairon sonne, une année pénétrée de l’intensité de son ardeur pour cette cause s’élance ut nu s'arrête que lorsque la vfctoiro$est gagnée ?(Bravos et applaudissements prolongés.) Nous passons par une époque critique de notre histoire.Rappelons-nous que l'amour et le devouoment seuls «auvent les peuples dans les temps du crise.(App.) Ce n’est pas de la témérité que de dire qu'il a actuellement pour nous dans cette province un pressentiment do victoire.Augmenton* le par l'union.L'uuiun fait la force.J’en appelle à toutes les fîmes intelligentes, patriotiques et canadiennes, il n’y a plus de nuances conservatrices, il n’y a qu'une suulo armée, l’armée de tous les hommes bien pensants qui défirent le progrès et le bonheur de cette vieille et chère province de Québoc.(appis.) Mais quand Appullerez-fous les soldats à la bataille Y Je ne puis lp dire co soir.La première qualité do l’aviseur du chef de l’Exécutif c’est la discrétion et jo umnquèrais à la discrétion en en disant d’avantage.Mais u pu chose est certaine, c’est que la loi passée à la durnière session pour la revision des listes électorales ne l’a pas été en VAun Elle recevra sou application Wpi-).Jp ne veux pas que nous soyons jugés sur des listes frauduleuses.Je veux être jugé par le vote libre et indépendant des électeurs, et avec cela nous ne craignons riep.qpp craindrions-nous ?Il me yient à la pensée une comp.aruiaon que je voudrais vous faire avec touto l’énergie de mou hme.Un jour uii grupd orateur, MonUlepi-burc, parlant pour défendre les libertés civiles et religieuses dp ses ponipatnotus, * dans qp aep plus beaux mouve- ments d'éloquençs : •* Qu© craindrions-nous ?Nous sommes les fils dos croisés et nous ne reculerons pan devant les fils de Voltaire.” (Ovation.) Nous aussi jouîmes fils do croisés, A quelque ftaijpq$lité qq© nous appartenions, nos pères et nos chefs politiques ont lutté pour lef libertés civiles dans ce pays.Noms sommes les fils de Baldwin, de LafonUiue, d© Morin, de Cartier, dont la vie a été une défense continuelle de nos libertés politiques.Québec a vu ces graufis fionunes çoinîmtf.re avec toute l’énergie d'Âines désintéressées, pour la sauvegarde de uos libertés.Nous sommes los descendants de ces preux ; nous Hommes le» fils de ces illustres pures de lu confédération canadienne qui ont légué a leur pays les liberté» constitutionnelles guranlFsaut les droits de chacun.Fils de ces croisé.» politique» nous ne reculerons pas devant lus cory pliées du fugs, (appl.) Nous ut* reculerons pus devant les eoryphés de VAvenir.Nous ne reculerons pas devant les coryphée de la Tutric.(appl.) Nous ne reculerons pas devant les coryphées du Canada J Irene.Noos lie reculerons pas devant los coryphées de VÊUctciir.(appl.prolongé).En avant comme des bravos 1 Québec a le.^ yeux sur vou^non seulement Québec, mais la puissance du Canada tout entière.Québec est seul debout au milieu de toutes les ruines.il convenue que lu vieille cité de Champlain fût le théâtre du grand combat qui va se livrer.C’est d’ici, à cet endroit même, qu’est partie la lière r«* ponse de Frontenac.Nous répondrons comme lui, par la bouche de uos canons I Combattez comme des braves, non pas pour moi, ne regardez pa» à la tôt**, regardez le drapeau que je liens, regardez la cause que je def mis.C’est la cause du vrai, du bien et de la justice.Défendez-lu courageusement, pour que l’on se rappelle de vous.Un jour, un grand capitaine, sur le point de livrer bataille, disait a se» soldats, pour leur communiquer l’enthousiasme qui l'emportait : “Soldais, quand vous retournerez chez vous et que l’un vous verra passer à travers le» rue» de vos vil luges, on dira eu saluant avec respect : il était de lu grande armée.” (Appl).Conservateurs de la province de Québec, je vous dis : Battez-vous en braves ; plus tard l’on vous dira en voua voyant passer : Ils étaient do la grande arme© do 18u7.et aussi ue la grande victoire, de 1807.(Ovation enthousiaste.Après la santé du premier ministre, la santé du cabinet provincial, proposée par le Dr Verge, ex-président du club Cartier Macdonald.Les honorables MM.Beaubien et Atwater ont répondu avec un 6uccôs remarquable.M.Atwater parlant au nom des hommes d’allaires, a déclaré que le commerce avait confiance dans le premier ministre actuel .M.Carbray M.P.P.a proposé la santé du gouvernement fédéral.L’Lon.T.U.Casgrain y u répondu par un discours que tousses amis ont déclaré être Puu des plus beaux de sa vie.Il a démontré que les libéraux ont menti A toutes leurs promesses A Ottawa surtout à celles qui concernent la question des écoles du Manitoba.Parlant des menaces faites aux évêques par les journaux anglais lors du passage de M.Fitzpatrick A Londres ot reproduites dans le Globe, le principal organe libéral, M.Casgrain s’est demandé si l’on menaçait les évêques lorsqu’ils prêchaient aux canadiens de rester fidèles il leur nouvelle allégeance en 17üü, lorsqu’ils encourageaient nos militaires il combattre les américains eu 1812 ot lorsqu’ils prêchaient contre la rébellion, il y a 50 ans.Leuy position est pourtant bien la même encore aujourd’hui : aujourd’hui comme alors, ils prêchent lo respect A Ja constitution.M.Casgraiu a prononcé un maître discours.Dans un bijou do discours, M.J.E Prince a proposé la santé do la législature a laquollo Phon.M.Ilackett a répondu avoc cotto éloquence chaleureuse, imagée, entraînante qui électrisent un auditoire.M.Edouard Boutfard, M.P.P.a proposé la santé du oommorce dans une heureuse improvisation, fort applaudie.MM.Chateauvort, M.P.P, et H.Price ont répondu avec un sens pratique que tout le monde a admiré.Des lettres ou dépêches do regret de ne pouvoir assister au banquet, été lues, venant de sir A.P.Caron, de l’hon.G.A.Nantel, du Dr Grandbois, de M Nap.Rioux, M.PP., do M.Lipiêre Taschereau, avocat.VerB onze heures, lo cl béral-conservateur, de Montréal, a télégraphié, félicitant le premier ministre de ce banquot et souhaitant le plus grand succès au parti conservateur.Convention ajournée Sorül, Qué., 9—Une convention pour lo choix d’uu candidat conttorvntçur aux élections provinciales avait été convoquée hier à Sr«-Victoire.Mais à la suite d'un malentendu, quatre paroisses n'avaient pus envoyé d© délégués et la convention u été.eu conséquence», ajourné© u lundi prochain, àSorol.Lus candidats Ici plus en vue sont M.E.A.D.Morgan ©t M.J.B.Vanasse.On pari© aussi quoique puu de AI.L.Morin, do St-Ours, comme candidat possible dans les intérêts des cultivatcun».Les libéraux vont attemiro pour faire lo ©lioix d'un candidat que U convention conservatrice ait eu lieu.En attüiidant ils organisent uno association libéral© qui doit ho réunir vendredi pour fuiro l'élection do ses officiers.Les écoles de Manitoba Lettre «le Mgr Korean, archevêque de St-Hyacinthe Ba Grandeur Mgr Moreau, évêque de Saint-Hyacinthe, vient d’adroe.ser aux membres de sou clergé une lettre circulaire qui a été lue dimanche dans toutes les églises du diocèse.Nous en extrayons ia partie qui a rapport aux écoles du Manitoba : “ Bien chers collaborateurs, “ Comme vous le savez déjà le prétendu règlement de la question scolaire du Manitoba opéré par le gou-vt r ne ment fédéral, place nos coreligionnaires de l’Ouest dans la terrible alternative de livrer la foi du leurs enf.mts à l’influence délétère do l’école neutre, ou de continuer les sacrifices qu’ils se sont héroïquement imposés depuis six an», pour conserver leurs écoles catholiques.Malheureusement, la crise qui sévit au .Manitoba, plus encore peut-être qu’ailleurs, a réduit ces braves ge.is à un état de gêne ot de pauvreté qui fait craindre que bientôt le fardeau ne soit trop lourd pour leurs épaules.“ Pouvons-nous,| chers collaborateurs, être inuiü'ereuts aux maux dont souffrent ces frèros, en haine— je ne crains pa» de l’affirmer—de leur foi et de leur nationalité ?Au reste, la persécution d’une poignée de fanatiques sectaires fait pe-biir sur t eue chère province des prairies, n'est que le prélude u’une campagne habilement organisée pour détruire, les unes après ies autres, les libertés civiles et religieuses dont nous jouissons ; et conséquemment, la cause de nos frères de là-bas devient doublement la nôtre.“ Pour cès motifs, je viens avec confiance, malgré lesimmenses sacrifices qui vient de vous inspirer la pitié liliale dont vous honorez votre evèque, hollieiter de votre générosité un secours immédiat qui, en permettant au vénérable archevêque de »St Boniface, de pourvoir aux besoins le» plus pressants de ses écoles, soit, de la part du clergé, u.i acte d’énergique protestation contre le fâche auaudon ues droits de ia minorité catholique manitobaine.“ J’ai tru pouvoir assurer le digne archevêque que chacun de mes prêtres sera heureux do contribua r pour au moins ia somme de cinq piastres, au soutien de la cause qu’il défend avec tant de vaillance.Si j’ai trop piésumé de vos ressources, je suis certain de ne pus m’exagérer votre charité et votre sympathie pour un peuple persécuté I “ J espère, en outre, que plusieurs d’entre vous, sans faire publiquement appel à la charité de leurs parois-biens,—lu temps ne me paraît pas Venu de lo faire,—trouveront le moyen d’augmenter leur offrande, eu intéressant à cette cause, si suinte, les parents ou amis favorises de* .a fortune qu’ils pourront facilement atteindre.“ B.en volontiers, je permets que les Fabriques en moyen do le faire, contribuent à cette même fin, pour un montant égal à celui que je sollicite de chaque prêtre.Après 1 culte divin, il n'est certes pus d’œuvre plus digne d’émerger au budget, do l’Eglise, que l’éducation chrétienne des enfants.“Je vous invite également à vous adresser aux communautés religieuses cl aux maisons d’éducation établies sur vos paroisses, et à solliciter, do leur part et do leurs élèves, une contribution qu’elles seront, j’en suis sûr, d’autant plus heureuses de donner, quo lo dévouement à la jeunesse catholique est un de leurs premiers devoirs.“ Votre dévouement, bien chers collaborateurs, me donne l’assurance que l’appel qui, vous es t pi ésente-meut adressé, au nom du vénérable archevêque de St-Boniface et de »cs enfants opprimés, trouvera écho dans vos cœurs.“ Vous voudrez bien remettre vos olTrandes à Monsieur lo procureur do l’Evêché, aussitôt que possible, alia qlio nous puissions donner aux malheureuses victimes de la persécution, l’encouragement et le secours dont elles ont un si pressant besoin.” Bien sincèrement à vous en N.S.t L.Z.Ev.de Saint-Hyacinthe.Une victime de la rasre .Fâvlieiistii liiflncficcfi Quand on* est dans les affaire;, il /aiit veillur tout particulièrement sur sa santé.Aux premium nymptômes d© rl)U|u©% d© toux ou de bronchite, quelques dose© d© Baume Hhumal suffiront pour enrayer 1© mal et amener la guérison Now-York, 10—Un jour.© homme de seize an», Eugène Foley, vient d© mourir d© la rage, apte» trois jours ©t trois nuits de souffrances affreuse», ©liez ses parents, dans Van Alst avenue, u Long island City.Le jeune Foluy avait été mordu au mois d'oclobre donner, par un terreuou-ve que possédaient se» parent».Le chiuu paraissait maiadc depuis deux ou trois jours, et M.Foioy per© l’avait attaché a sa niche pHr nu su ru do précaution.Mais lu chien lit un tel vacarme quu lo jeune Foley alla le détacher.C’er.t alors quo lp chien lo mordit ait doigt.M* Foley pore conduisit son tils chez un médecin qui cautérisa les blessures.Fuis M.Foley tit appeler un vétérinaire, qui, après avoir examiné le terre-neuve déclara qu'il éiu.t atteint du lu maladie qu’ont d’habitude ies jeunes chiens a un certain fige, et conseilla néanmoins de l'abattre, ce qui fut lait.Les blessures du jeune Foley se cicatrisèrent rapidement et l’incident fut oublié.Mais vendredi dernier, le jf'Uûo Foley* tomba presque subitement malade.Le médecin de la famille, mandé en toute hâte, déclare que h* jeune homme était atteint de la rage et qu'il u’étitit pus possible de le sauver.Trois autres médecins appuies en consultation, exprimèrent le même avis.Le jeun© Foioy était en proie à de fréquente» convulsions pendant lesquelles il ne fallait pas moins de trois hommes vigoureux pour i© maintenir dans son lit, et linaluiiieut i) est mort comme nous l uvou» dit, sans qu’il ait môme été possible ü’alléger ses dernières souffrances.L’éclatant succès thérupuutiquo remporte par le Vin à la Créosote ne Hêtre pure, combiné à la Gcutiano et à la Noix Vomique tic J.B.Murin, e.st suffisamment expliqué p0H»tl>leB.chaudière A vapeur, Pun île $30.00 et l'autre de $50.00.l’n engin il gaz de trois forces en fonction actuellement il l'atelier {275.00.Un engin il gaz de cinq forces, {125.00.U11 gros tour A fer A extension, gap 40'* x 40" tournant 13 plod» de longueur, tout complet.{21)5.00.etc.Un engin horizontal—14“ x 24", d© 00 Une turbine A droite eLelffel 15*4" on forces, en bon ordre, bon ordre, {IS.00 Une turbine A drolto Lelffcl 15V»" en diamètre.§00.00.Une chaudière de 00" x 12" de 55 force».Excellente.Une drill A fer, swing 20", {100.00.Un planeur A fer 18" x G", §250.00.Un lot de supports de shaft» de 2%", L’n lots de courroie» de shuft», support», accouplnge» pour le même, étalon Bwhrdlu vbgqkjmfwjp fl FILS k € '*'v*?7*t néR03*airo do ?© servir delevinollleuro qualité do caoutchouc.Les Claaue* et l'ardukilui Granby, tout en étant dans le-* dernlor» goûts, d'un ajust«m«ul ot «sa fini parlait».lant.MCe qui n’est j«a- improbable, c’est que e comité judiciaire '¦era plus tari appelé a te prononcer sur piu-;eur-.pointé, et par ticulièrernent .-ur a que-tion, -ur laque.le: ____ M.B lu lu- o jeté tant de lumière, savoir : j j, inuli|ede ,J|r(, que M.Hackelt a Que le-» écoles o.’îerte- aux catlioli* bien parlé, le -ecr taire provincial j>arle que* par M.Green way -ont purement toujour- bien.>««ri *i scour- d’hier soir e-t ment p rote-tan te-, et que dau- ce eu-, une belle p.ece d él-quence.trlon l’argument de M.McCarthy a lui: valoir dans :u cau-e de Barrett, la taxe imposée pour leur soutien e-t illegale.44 Laissez le parti conservateur cont -Huer le supporter ia cause de lu const.tu f.:on et ce- principes qui seuls ont tait du Canada ia plus importante colonie de 1 An* A Ontario Ouverture de la session M.Evanturel c-lu orateur gleterre en maintenant l’idée anglaise sur Toronto, 11 — La troisième »e-hion à»; ie respect *iû » Dieu et aux loi-, -ans .e- ht hu tiesue ié'jir>.aiute à UntHri** s est ».»u du.ls aucune moralité et aucune société vvrte h.er Hpte.mm.En 1absence de I honorablu M.G.A.Kirkpatrick, le lieuteii iiit qiuivc-rneur.qui e»*t eu Angleterre.sir Casimir .S.Gzowuki, A.D.C.lc peu\en: exister.“ Vou?blâmez injustement Ic-= Cana- J.ens-français parce qu’iif* 11*011*.pa-su ap ! »ut le di.-tcuura du trône.A i’nccasinn du précier les que-tions débattues en juin soixantième nnniveràHire du règne de Sa ., - i -,: Majesté ia reine \ lutoria, il sera pré- Ir^o.mais rappelez-vou-.qu il v plusieurs J t • 11 1 - .* , • sente a 1 approbation «le la chambre une causes qui expliquent comment ils ont etc I Presse ténmKrnant de l'attachement et de L loyauté de «es sujet-?, dans la pro trompés.Ii n y a pa-.de doute que le* Cana vine*- d Ontario, diens-français sont de sincères catholi-.J1 fait connaître ensuite l’objet de plu | sieurs projets de loi qui nerout soumis à iique=, et =1 iinalement leur Lglise d-.-c.- ja t.jiambre : un bill relatif a i’iinmiera- qu'iis doivent insister en faveur de- école* .-éparée-, ils insisteront, cormne c’e-t evi déminent leur intérêt national d’en agir aine.i» Les persécuteurs tien des enfants indigents ; un bill sur les licet ces pour L vente des liqueur* alcooliques ; un bill au sujet Je in réd ic lion uu nombre des conseillers dmu les t j ?* t i t e i Vil K* s ; un bill demandant d*?a funds pour l'établissement d’écoles technique ».Immédiatement apres la lecture du Î-»/3 n r\ TTl 1A OU C OC! discoms du trône le premier ministre, .COUIIJ jJOIluCu \j# Hardy, a proposé que M.T.K.A.- 1 Evanturel soit élu orateur.M.W’hnney a -econdé la motion qui a été adoptée .1 i unanimité.Le gen verneinciit Luurier contint e û récompenser tous ceux qui ont prêté main forte a M.Gre« nw v dan- la j ers i-cution des catholique* manitobuin-.M.| James Smart eot appelé à occuper une po-ilion iiuüorlante à Ottawa, et M.i .U.j Wade, i’auteur d’une brochure infâme »-t pitiicongère sur la que-tion des école*, vient d’être nommé commis-aire pou: tenir une enquête sur la conduite des gardes au pénitencier de Manitoba.Enfant braie vif Et cinq personnes bnilees grièvement Détroit.Midi., lu.—Cet uprè=-midi, à huire-, le feu a détruit une rnni-on - de .Sprin/wells occupée par la famille 'd’un nommé Stephen Ib.guel-l:y.Un 1 enfant de «h-ux ans a été brû.é à mort et une fille de 11 an.*- a reçu des brûlures telle- qu’** ’e en mourra.Cinq autre* membre» de la famille ont été plus ou moins sérieusement brûlé*.On croit que , le feu a été mi- par un incendiuire.Ku^uebkv a été arrêté il v a trois mois Nous ucu- rappd .-n.-» avoir entendu M.-ou- mjiij 7on d’avoir voulu tuer une Laurier dire À Loui-evjlle, il v u quelques tarnille du iiom d * Kuneza! eu e- -rivant de faire sauter la maison avec de Mauvais payeurs u Jvcamite.L Ici mnnéea : 4,Un homme d’aflaire- me disait judis qu’il y avait deux soi tes de mauvais payeurs : ceux qui pavent moin- qu’ils ne doivent, et ceux qui puient plu-, qu’i 1 ne doivent.” Le ciief libéral apjjartient à cer deux catégories de •‘mauvais paveur»”, il nous a donné une commission (iu tarif qu'il n’a »i< n* continuent a discuter vait pu-prorui-e, et il n’a pus nommé la ;i|‘- o-egyptienrie Le .- /-/c ., ainsi ,‘* L Angleterre ne lait corninifcdiou qu il s était -oJenne.i*ment question égyptienne Qe qu’en dit la pres3e française l'ari.-.11 février—i An journanx pari la situation s’exprime ut pa» utten- j tion mix vaines protestations de la France, engagé à établir à propos Je la question car elle -ait bien qu’elle- ne seront sui scolaire.vies d’aucun ré-ultut.Utilisons donc le- territoire* que possède déjà la France.” Le Dix ntucièmt Si celt dit ; “ La «J i-.f pJoinniie est inutile -i la l'rance ne se décide pas à appuyer k-« réclamation s jjar la force d» s urine.-.” Le Tri fine icu.CHAMPLAIN Le caudidut libéral j»our ia pu-ciiaine élection fédérale dan* Je comté de Cliam-p'.uio n’est pas encore choisi.On se réu- McKinley et Habart n.m, -uuiwli prochain, ù SqNuidaïc, «o., ; proclauie3 president et Tice-preBident des Etats-Unis Samt'Eomface • Let journaux libéraux annoncent que M.J.À.Richard vient d’être choisi can-diÿailibéral pour les élections provinciales à tSaint-Boiiilace- C’est un jeune homme né en 1868 à Staufold, P.Q.Il est allé te fixer au Manitoba en 187‘J.Si c’est comme partisan des écoles publiques qu’il se présente, c’est le rôle d’uu Juche et d’un truitre que ce compa triote va jouer en cette circonstance.leregaidde muitre 1-iuel Tarte, pour taiie le choix de celui qui voudra bien se j présenter avec le programme Laurier-j WuMiington, 11—Pour la 27e fois dans 1 arte-Greenwuy à la main et dans le i l’hi.-toiio des Etats-Unis, les sénateurs et i le- républicains se sont réunis hier pour déclarer le vote qui a-sure L’élection d’un nouveau président.Le vice-président, après divtrtes cérémonie-, a déclaré que William McKinley avait reçu 271 voix et W.J.Bryan 170.11 a ensuite proclamé M*.SlcKinley et Garrett A.Habart, président et vice-président des Etats-Unis.Les ministres canadiens Chez le president Olevlcaud Washington, 10.—Sir Richard Cartwright et M.L.IL Davies, ministres canadiens A Washington, ont rendu visite au président Cleveland.On a discuté en détail les relations commerciales entre les deux pays.Le président a fait remarquer qu’il était sur ic point de céder le poste à oon successeur.Los commissaires continuent A avoir des entrevues avec certains membres du Congrès et à causer avec eux dt-s affaires qui les ont utnenês ici.Us sont très bien accueillis, mais on leur n appris qu’ils ne peuvent rien obtenir de positif au sujet d’une entente commerciale.Lorsqu’ils seront de retour uu Canada,les commissaires recoin manderont lu nomination d’une commission qui devra rencontrer uue commission semblable représentant le.» Etats-Unis pour discuter la question des relations commerciales entio les deux pays.Le Comte Mouravieff *- Et la paix Berlin, 11 février.—-Le comte Moura* vieil', le gérant du ministère des affaires étrangères de Russie, a déclaré, lorsqu’il est passé à Berlin, que non but principal serait de maintenir ia paix en Europe.Ce serait A ses yeux, un grand malheur, “i la Russie venait A être entraînée dans une guerre avec une autre nation, soit seule, ?oit alliée à une autre pui->arice.Le comte Mouravieff aiu-mt dit, pamit-il,qu il donnerait sa dominion, si lu Russie venait j • être forcée de déclarer la guerre.D’après lus avis de i* Ounse, les trou-j e* turques et es musulmans armés ont eu une rencontre avec les chrétien*, dans î'aprei-miui, aux environ» du ia Cauée.Quinze soldutd ont été tués.Londres, 11 — 11 résulte des nouvelles! particulières et oihcieiles.ainsi que de lettres d’ofhciers, envoyées d’Athem-s, que les dé-»«'rdres qdl t-XIatelit SClUelle-ment eu Crète *ont tiua, sans aucun a»»ute u o es agitateur» grecs et que bschrétiens ont ete ie* premiers agreaseurs.L»* gouvertieu eut jjrec, convaincu qut* la chute de l’empire orcutnan est proche, croit le mont nt venu de mettre a exc-cu-:• n le p:«/jet qu’elle C»re-âe depuis long» eu ps : s’annexer a i’iie de Crete.Lei autorités européennes ioiit d avis que la aitu .rit u est grave et menace la I>ox de i’Eun pe tout entière, en pré-he-icc du contlit que l’on redou e entre ia Turquie et 1» Grèce : car on ne croit pas ^ que, dans Ce eus, /entente entre les puissances puisse te maintenir.Tous .es to p^u- tragiques et 1er pi ur tiieâtra.e».Pour être ju-tc, il faudrait encore citer lej pjgfs qui noue ont enchantés par leur romance e-t-i£r.c t, il me faudrait rendre lu grâc- e*.e babil charmant de Cascamillo et parier de,- jeunes tei-gneutt a-^ez vilain?pour detaucher le frère de Don Miytul.ina s .e temps me prrëse et l'e-j -.ci* me tu t J-.-fm*.l.e* per-otiüujeë êtuient revêtu4 d’un coutume dout .e r.whcr-e et l'eciu feraient envie aux princes vrais, qui vivent en chair et en o».On se serait cru transporté laie «ion; .es L- nivemité Laval de Québec, ancien élève de l li-stitut P&«teur et des hôpitaux de Paris \o 80, Il LL STE- A.\.\E, OLE DEC ente de O oupons •XTOTRE VENTE DE COUPONS ayant Jusqu’il préMont été un succès, ous ajoutons aujourd’hui un grand Jet d’autro1! coupons et plusieurs pièces de marchandises qui seront aussi vendue* à ja verzeAéO par cont d’oecoinjHe.Fut* ili* 1,000 v 1 ge- do bons Tweeds Anglais, Ecossais et Canadiens 60ut offorts à 60 par cent d’escompte pour les deux derniers jours de la semaine.11 frm^rlf:?.CLOVER.FRY & CIE 1 *• cmn* quoique cour or.cn pagnois savent imiter ie faste et les deurs.S'occupe particulièrement des ma’adies ! du cœur et de l estjtuac 4fév,15j.Masniflqne Magasin à Louer Le pl ia beau poste de commerce de S; Sauveur, rue St - Valter gran- Cet à-propos, cette bc-auié, cette couleur locale dam* nabiu u u j.—s peu contribué au *ucce* J-r ia tmgedie, et honneur ù la mai son qu; a pu .e- fournir.Il me faut encore signaler i’exce.lente k musique executee par >a nouvelle la-.^rr.Garie Ind«q>eniaotn Cnatuplain' e-t encore au berœaut mais comme son enfance e.-t vigoureuse et harmonieuse- Ce po«te ie frxer.*t es: -.c*ce ie-aer.î parM.J.E.Tp-panier.aiarcbsnide r^-yeû- e».j C’e*: le rs r* â- nûeux s::-e -« ^Te^^ en u; r 5^ce 1 pe-aest i r.ré are ;c*u4e» les x-’weriur -tio- - r.;*i- r e ;a*f fi^i 1 - t :.*!».:: o.-irepoarle ma-'X.-iti.tci.Cvc.i.n o n e t**.Pt •* 11 «-r.: a ! ¦.r n .5’ ire.-hs: .Sitôt Vrc FELIN F^LTI’v, rne Be.h-à.No.75, S:-»*-jTf or, ;u i Cûs,Grrti«r fidùrt.: -c il-fr*: .M-;.r r.AV Sacces;«uon du R, P.Artbur Bouchard ” t VIS es: m: le prrsar.: douné que le R6r6-' read P.ArîXur K uebari, ci-Jevaat de — — Qa^bte.:rt r.u ?*;WkJrt etd«c ui,K»12 it ert.rt derate r, *r-.u ri-j'Ki» azne.dim .’I»;»- :*t -a »ûr.s I.*.rx- vie :e liment, i.r i: .i - -.c:., p roc a r» or de* acr riirs jattres-j s : r * ;.».»»•} .-r.e a .ta Cv » «iu*r.ee, I i.».- I.t a;t • .> i*fT>r: r.e• ^5 on vie* r6»!aiun-, 1: : - .tre \h ciîe t..idrr entre le* 11 ami du -1 uz.u-LùiKlier.C7:»t n- »ut t-av s.HLNiU TETU.Pire.P.L*.-.S rr*»rarrar heritiers de f» u li P.Arth&r li-ou'h-vrd.0- thec.iû fteritr tS.7, li-Zf journaux engagent donc tes puissance a : ^uo-Aie ei PouJia avec leur K>lo ae ma stt-r »ujirei ae la Grèce jwur ^ e“s ; cornet e: je clarinette on: .-oulevè les ap-u aggrave quo m h tuatiuii eu 1 urquie.L.» Gazette üe Coh#gntî de cette vi ledit que la Grèce ne réussira pas amis tative d’annexer ir.Crete.La 1* rance irtCuiise peut-être ce projet, mais ia Rus-ie et la triple alliance son: dQccord pour maintenir ie statu q 10.Le commerce dubois L‘- marchand- de bois sont tout sou piaiidi-seim-nts de ia foule et mente 1 • iionneUTr on Honneur 1** maire , et led échevim fangu vy.Diolei, N inclut, B.Côte, Koy et Drouin.Eu couiuiençMit, M.le yreflier donna lecture uu procès verbal de ia ueruiere nuance, qui fut adopté a unauimité.En terminant, j’c.‘frira à M.rabU-Arth.L;v:a*=e me- p.u= -incère- félicita-ti«jii= jxiur le brillant -uccèr dv?uPias?tre?rouge.-»*’.C’était la digne récompense ùe longs et pénibles labeurs.MANBO.St-fioch, 11 février LS97.ÆL-~:I Parfumer e LA CROIX ROUGE SV'SjSw: vMxiw TROIS TRAINS PAR JOUR ENTRE QUEBEC et MON!REAL Lai i Je QuOlec, Station du J'alui».6.00 a.m.(jours «lo tua» 110) Arr a Mo.trcul 3,36 p.m.1.25 p.m.(Biuiuii L« ) Arr.ta Montreal 7.66 n.m.44 4 4 Cuire JDalU./ 1.40 p.m.I 7 00 p.m.jours Je itw.j 14 11.00 i>.m.J jour* at » eu».( M Ht.Windsor 7.12 p.m.Carra Oallà.0,30 a.m.COMPLETS FAITS DIVERS i Provenant d’an Fonds de Ban* qncronte feront vendus cette semaine.PLUS BAS OUS________^ LE PRIX COUTAS T c p v 7 • •••••- *« — • • • • • pake» Blais 265, rue St-Joseph Ancien Doste de ALAIN & CIZ LU HT N.—Modèle de 75 ct> pour.0 5 CHAR DORTOIR l.\E FOIS PAR SEII.UXE FOL R LES TOURISTES ALLANT A LA_ CALIFORNIE 93 plaint UNIVERSITE LAVAL—Cot’RS PUBLIC .- _v • Demain, vendredi, à S heures du soir, Lu une lettre u un M.Deniers, qui se M'jm-ieur l’ahbé P.Filiün, profe-eur de chimie à ia faculté de- Arts, donnera un cour* public, avec conference*, -ur ie s ijat suivant : 4 Les réceniti découvertes de Lord Jialeiyh et de M.liamsay, laissent tllt-i intactes tes théories dt Lavoisier sur le rôle de ioxyjène 7 !) *|U uu chassis du ui&gtsiu uu M.Ferland.dans u halle Cntfuipmin, lui cause eut tain duumiHce.A eu sujet, il est décidé qu ou s’en occupera le plus tôt pOSHlblU.Lu une h-tire de M.Z.Beaulieu, de mandant de lui louer un étal actuelle | ujt-nt inoccupé sur le marché Montcalm.I M.ie piésident annonce alors rju’il lui M.Joseph Blondeau vient de faire re^to un main une somme de 81,0'JJ.4d cession, pour dépenses générales et une somme de £2.003.D4 pour uage».M.1 échuvm Dussault, président, annonce alors qu'il a convoqué la préseule séance pour decider définitivement si i’on doit rentrer ou construire en neuf les cabanes des marchés C h implain et Fiiiiay.Avant de prendre aucune decision concernant ira cabanes du marché Champlain, M.le ma re buegère de les faire f>til voierunes mime de 552U dans un*MiiHi* examiner p»r un ingénieur, uui fera 6on malfamée hiersoir.Il u porte plainte rapport et donnera le montant du c lût des travaux.Le comité décide alors de demander a Teinturerie.«Buanderie A VAPEUR PFEIFFER FAILLITE M.Alfred Dombroaki a été nommé gardien provisoire.COUK DE POLICE Pas de prisonnier eu cour do-.l’olice ce matin.L'on a cependant procédé a rien-quête dau;» l'atTairu Forgoes et Wiaeman qui a été ajournée a demain* VOLÉ Un ieune homme de Montmagny s'est >deur?.«•nv:nitcs: Esa, bouquetnlockey Club, etc.,etc.r>0ubé Successeur de P.Mat’aie Coin des rues St-Jean et du Palais l.n Vhitruutcie de ta Croix ICntnje 11 décembre— Laissera Montréal à r.ô"1 a.m.tou» 'es Jrudls.Li s r«->trvf» d'avance.l e* biiivt- d' ibretre-t« ur pc-ur 1 s iouriites decirant aller en Floride, au Mexique, Te*:r.s « t t u- ie» enj o.ts de la COte du i'acitbiUtf, bou: ui* l.vu+ui iu vente.Pour i blets, chars palais e: dortoirs oa intor» mations,s’axrc.-scr a GEORGE DUNCAN.Tclcp.94.Axent aes pasiagere.Bureau des Billets et de Télégraphié, Vid»ù-vi$ le Bureau de Poste ci à la Gare du Palait.- 8 fôv.1697.« 15 eu matin.FOUR LES AFFAMÉS Le montant du Houacriptions pour venir Chemises, Coüets et Poignets Splendidement Laves et Repasses IE5 GILETS de Dame?lr.vf« e: rerr.i « - *o-nt j Nous ar .sure tnaib a«n*ii .*?•.*.enteil* - ue r.ie;ux t e : t t.-toutes les :.uance# dérir avec ie plus xras-S A 1 assemblée générale ce .a succursble j de Quebec, société de-» Artisans, tenue lu 4 uu courant, ies uiuasieurs suivants ont Les ordres pur Express promptement servis TELEPHONE 52L Il a été décidé de dénia ir hui: cabanes été réélus : President, F.X.Bé.anger ; sur le marché P inlay.Ces e thanes font ier \ice-préa., J.A.Cantin ; 2etne vice face au bloc TluOiudeau.A ce sujet, le j.réa.Lugene Bia.s ; (Secrétaire, I*.L.comité décide que lus personnes qui Lmilu Bu.aug .r ; trésorier, i-.N.Valle- ’ occupent actuellement eu* c a nam.-s seront rand ; 1er com.-ord., J'.Gagnon ; L’urne A.S.PFEIFFER & Co.4 et G, RUE IVicMAHON J.n jure d» lf J.y Hat St-Patrice ’T nov—!*,ra placées a l’intérieur du ia nâtiss**.coin.*nrd., Joa.Picard ; uireciuura, I.M.l’éche\in Côte.-J.B., déclare que .Marcotte, J.Onéa.Beaubien, J.fS.ce ciiangeineiit aura pour effet d’arné* ! Matte ; censeur!?, P.J.Mailloux, F.ii**rer Je marché et de donner Batisrac-1 Luiond, Kd.Gignac.tion au public et aux charretiers rjui se trouvent dans cet endroit.N ayant plu* rien a gérer lu comité ajourne.a TOL*j4S£Z-VOLT8 ?I .Si oui, ne tardez pas à vous procurer I Société theatrale LES PIASTRES ROUGES je Vin uu Créosote tie J.B.Mutin, BOOç rue St*Joseph, vis-à-via la Congrégation.I! nous u été donné hier f»oir d’a^sinter , à une hoirée drainutique dans la r-aile Jacques Cartier, à St Uoch.Un y a jou^ j* -t “iria-tren rouge»”, la fameute tragédie «rompo-ét* par Royers-Villarrf.M, le curé fell A W VS MARTINEAU Son Honneur le juge Cnsnult a rendu jugement hier dans la cuubu du Shaw va Martineau et al.Le» défendeurs sont : conduuinéH a payer $HÜÜ avec intérêt et ! dépens.COUR DU RKUORDKR ¥ J.5TJTÎ-W Bri3i’tM+A KSfet smü
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