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Titre :
Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens
Publié à Québec, ce journal d'information d'allégeance catholique et ultramontaine appuie les partis politiques conservateurs. [...]

Le Courrier du Canada est lancé à Québec le 2 février 1857 par Hector Langevin et Joseph-Charles Taché. La fondation du quotidien précurseur de la presse d'information catholique au Canada est subventionnée par l'archevêché de Québec. Le journal reçoit rapidement l'assentiment d'une grande partie du clergé de Québec dont la faveur était passée du Canadien au Journal de Québec.

Journal d'information locale, nationale et internationale, Le Courrier du Canada accorde une plus grande importance aux questions canadiennes, particulièrement à la défense du catholicisme et à l'épanouissement de la langue française en Amérique. La publication relaie les nouvelles de l'église romaine et appuie la papauté face à la montée de la question de l'unité italienne.

Le Courrier du Canada rejette la publicité pour des divertissements impies en échange de l'exclusivité des nouvelles émanant de l'évêché de Québec. Il milite pour le maintien des valeurs catholiques traditionnelles et le provincialisme, tandis qu'il s'oppose à la démocratie, au socialisme et à l'athéisme.

Hector Langevin quitte la rédaction du journal après seulement quelques mois pour se consacrer à la vie politique. Joseph-Charles Taché en devient alors le principal rédacteur. Conservateur opposé aux libéraux radicaux, il publie sous forme d'articles, du 7 juillet au 23 octobre 1857, un plaidoyer remarqué en faveur d'une confédération canadienne. Il quitte son poste en 1859 pour se consacrer à une carrière de fonctionnaire et d'auteur.

Auguste-Eugène Aubry, juriste français venu enseigner le droit romain à la nouvelle Université Laval, prend la relève à l'automne de 1859. Critiqué pour sa hargne à l'égard des anglophones et de la classe politique en général, il quittera ses fonctions au journal en 1863 et, après avoir repris l'enseignement, retournera en France en 1865, victime par association de la crise gaumiste, lutte opposant les fondamentalistes chrétiens aux partisans « libéraux » de l'enseignement des auteurs classiques.

Eugène Renault, qui écrivait déjà au journal, prend la relève de la rédaction de 1863 à 1873. Au nombre des collaborateurs présents durant ces années, on compte le musicologue Ernest Gagnon et Adolphe-Basile Routhier, homme de loi et auteur, notamment de l'Ô Canada. Guillaume Amyot (1873 à 1875) et Roch-Pamphile Vallée (1875-1880), tous deux politiciens conservateurs, se succèdent ensuite à la rédaction du journal. Homme aux mille talents et intérêts, Narcisse-Eutrope Dionne leur succède de 1880 à 1884 alors que le politicien conservateur Thomas Chapais tient la barre de 1884 à 1901.

Bien que basé à Québec, le journal est distribué dans toutes les régions du centre et de l'est du Québec et même au-delà, où il trouve des collaborateurs et des lecteurs en premier lieu parmi le clergé.

Le Courrier du Canada déclare des tirages de 1900 exemplaires en 1869 et 1500 exemplaires en 1898. Le journal s'éteint en 1901 faute de s'être adapté aux tendances émergentes en matière d'illustrations et de nouvelles à sensation.

BARNARD, Julienne, Mémoire Chapais, t. 2, 1961, Montréal, Fides, p.149-153.

« 25e anniversaire », Le Courrier du Canada, 1er février 1882, p. 1-6.

LAVOIE, Elzéar, « Les crises au Courrier du Canada : affaires et rédaction », dans Nive Voisine (dir.) Les ultramontains canadiens-français, 1985, Montréal, Boréal Express, p.143-159.

LAVOIE, Elzéar, « La clientèle du Courrier du Canada », Culture, vol. 30, no 4, déc. 1969, p. 299-309; vol. 31, no 1, mars 1970, p. 40-57.

SYLVAIN, Philippe, « Les débuts du Courrier du Canada et les progrès de l'ultramontanisme canadien-français », Les Cahiers des Dix, no 32, 1967, p. 255-278.

SYLVAIN, Philippe, « Auguste-Eugène Aubry [1819-1899] », Les Cahiers des Dix, no 35, 1970, p. 191-225.

Éditeur :
  • Québec,1857-1901
Contenu spécifique :
vendredi 12 février 1897
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
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Références

Le Courrier du Canada : journal des intérêts canadiens, 1897-02-12, Collections de BAnQ.

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41ème AKNÉE Na 209.—EDITION QUOTIDIENNE.—19ème ANNÉE VENDREDI, 12 FEVRIER 1897 (Tourner JOURNAL DES INTERETS CANADIENS CROIS.J’ESPEBE ET J’AIJIE La rédaction.iDKKîcF1 32, rue de la Fabrique.THOMAS CEEA.TP.A.IS, Directeur*.Propriétaire Administration: 30, rue oser ma vie ; mais croyez-vous que je ne je l’eusse pas exposée dix lois pour avoir la grande allégresse que j’ai trouvé ici à notre retour Y — Méchant I fit-elle avec un sourire en-chunteur, vous nu comptez donc mea ¦oufirances pour rien Y ” Et tout aussitôt, prise d’uQ intérêt moins égoïste, elle demanda : n Et lui, l’autre, comment s’eu e.st-il tiré T J’aime à croire que vous l’avez pas tué, au moins Y ” Le sous lieutenant éclata de rire : w Ai-je donc la figure d’un homme qui vient d’égorger son prochain Y Non, n’est-ce pas Y Eh bien, écoutez : Tout ce duel Huit une simple fantasmagorie ; j’étairi partaitement eûr que ce monsieur était in pleutre.Je u’ai eu qu’à lever la main i la hauteur de su figure ponr qu’il ne /•fifoudit eu plates excuees.Il est même *uu au-dtvant denies désirs et u tenu à n’exprimer lui-même ses regrets de l’in-jident ; je lui eu ai délivré quittance en K>une et due forme.Désormais ce inousi-lur sera des plus sage.".” Mme Bernai avait assisté au dialogue ; file ue put de délêudre d’eu rire tout coin-tb« lee vutres.Or, taudis qu’ou échangeait dc« lazzis et des paroles de bonheur, Jeanne et Pierre, fous de joie de se revoir si peu dejour.-après qu’ils s’étaient quitté» sur un long adieu, s’euiretenuienl a voix bu»*e, les jeux dans les yeux.“ Quel est donc le motif qui t’a rame uè eitût, mou Pierre Y ” iuterrogea la fille.L’eueeigne de vaisseau s’expliqua.U ivait reçcu de Jeuu uu télégramme l’ad-/tirant d’accourir au plus vite.Or il avait déjà formé le projet de revenir à Paris, >yaut trouvé, dès son retour à Brest, son *rdre d’emburqu-ment à bord du Scptu-ht, qui allait faire partie de Peacadre de la Méditerraunée.C’#*t doue uu éloigoemeut de deux aillées, maie à une très brève distance, de bonheur.En attendant l’embarquement, qui devait avoir lieu dans dix jours, il éluit va-pu A Paris, près des siens, prés de Jeanne surtout.Et Jeanne, Je son côté, goûtait l’ivresse de cette hulte momentanée avant la nouvelle séparation, moins cruelle pourtant qu'elle ue l’avait prévu.Quuud l’ciiervacenct de lu première ul* légresse se fut coluiée, son se mit à causer de choses immédiatement intéressantes.L’orphelius communiqua à res frères et Juâl les deux lettres qu’elle avait reçues On parla d’abord de l’invitation de la duchesse de Nîmes.Comme c’était une occasiou maguitiquo, le vieux musicieu jpiua tout de suite pour qu’ou y répondit par une acceptation.Puisque Jeauue et lui appartenaient au monde des urts, ils ne pouvaient souhaiter mieux.Leur talent appartenait au public ; mais, parmi les divers publics devant lesquels ils étaient appelés à se produire, le plus choisi, le meilleur, u’était* ce pas celui des suions où toute l'aristocratie se donnuit rendez-vous Y La question fut un peu plus débattue au sujet de Madeleine.Riche tt heureuse, cellc-ci n’avait nul besoiu du cachet qu’off’ruit la duchesse.Elle ne figurait qu’au chapitre “ amateurs ”, non à celui des“ professionnels ”, Cela constituait une .différence qui pouvait paraître humiliante pour ses amis, uu regard de quelques personnes.Mais, d’autre part, Mlle Bernai était presque indispensable au succès du qua-tur.Il y avait eu outre pour elle uuo véritable satisfaction d’amour propre à ne point laisser occuper su plues par un talent de moindre valeur.Ce fut Jeanne qui trancha le début avec an enjouement exquis.*4 Mme Bernai t’accomnagnern, dit-elle et tu demanderas à la duchesse de te payer eu invitation pour toute ta famille.” Tout le monde uppluudit: aiusi se résolvait le problème, à la satisfaction générais.On pana à la lecture de la seconde missive.Dès qu’il eut entendu le uom de la signature, le eous-lieutenant jeta un cri.44 Raveaud l Mais c’est le nom de la daine que j’ui rencontré sur lu route de G un-tel I” Il était devenu rêveur.De nouveau sa pensée s’abandonnait aux singulières hypothèses qui uvaicut hanté son esprit.Très ému, il dut raconter, pour la troisième ou lu quatrième fois, l’incident dramatique survonu en Bretagne, et répéter les paroles d’adieu que lui avait adressées lu jeuuc femme préresvéc lior lui.tra:tM ; elle dut même attendre que ce trouble se fût disdpé pour pouvoir prendre la parole ; nlurs elle s’exprima en ce* terme" : 44 Mademoiselle, je suis lu sœur aîné de M.Georges Raveaud, et c'est de sa l’em me que j’ai voulu vous parler.Elle ne vous a pas entendue elle-même, mais j’ai eu, moi, ce plaisir ; or il est nécessaire A ma belle-sœur, qui a eu grands chagrins, d’avoir «les distractions douces et apaiJun-tes.Lu musique est de ce nombre, et Ile goûte d’autant mieux, qu’elle a été elle-même une véritable virtuose dans sa jeunesse.Je sais que vous êtes orpheliue.Vouiez-vous devenir en quelque sorte, lu fille de cette pauvre mère désolée Y Vous aurez fait une bonne action, et Dieu vous en récompensera.” Elle pariait a ec l’éloquence du cœur, la nuiveté de 6on u liée t ion.Jeanne, qui tout à l’heure avait remurqué sou trouble, .se sentait gagner elle-même pur une inexplication émotion.11 lui sembluit que cette femme inconnue tenait son tort dans tu main, qu’un lien encore invisible à ses yeux les rattachait l’une à l’autre.Elle promit donc de se conformer au désir de la vieille demoiselle U -le prendre jour avec elle, dés que le concert Je la duchesse de Nimes lui surait permis de div-po»er librcmeut dw sou temps.VIII AMOUR MATERNEL M.Georges Raveaud evait accédé au désir de e& femme et l’avait conduite a 4* Furie.Il avait rappelé auprès de lui une sœur aînée eur la bonté et les soins de laqillie il comptait pour rétublir entièrement‘la santé et la raison de Berthe.Mlle Faille Kuveaud n’avait jamais voulu se marier.Elle avait consacré la meilleure purtie de son existence aux bonnes œuvre niais, devant le grand malheur de son frère el-e le s’était émue de pitié, et maintenant qu l’efficacité d’une tendresse continue sur l’esprit et le cœur de Berthe était démontrée, Mlle Pau le avait résolu de se Vouer à l’uccouiplissement, non moins méritoire que dee œuvres de charité plus gêné raies.Elle avait doue répondu à l’appel de son frère et était venue s’iniullt-r.en même temps que Je ménage, dans un fort bel appartement loué sur l’avenue d’iue, au premier étuge.Elle y était à peiue Jepui." une quinzaine, lorsqu’une lettre de Déballé, un vieil atui dont Mlle Faule avait ja li» élevé ia sueur, lui fournit l’occasion d’an.-bier uu magnifique concert donné par l’artiste.Ce tut IA que Mlle Raveaud fit lu rencontre de Jeanne, qui lui plut uu premier abord.Subjuguée pur son udmiranle talent, séduite par 6a 1 enuté et tu di&tincti on, la vieille fille forma ôur l’heure le projet de gagner l’orpheliue à sa cause.Led renseignements qu’elle prit sur Jeuu-nu donnèrent entièrement raison à celte hVtupatliie d’instinct, et Mlle Faule se décida à écrire ù lu jeune artiste la lettre qui trouva celle-ci eu si bieuvaillunle» dispi» eitiou».La lettre fut suivie d’une vuitc, et l’excelleute fdnirno en reviut tout a fait satisfaite.Il ne resta plus qu’a élaborer le plan de celle cure toute moi a.e, ou le roman, semblait-il.teuait une si grande place.Four y arriver, Fault Raveaud consulta l'intéressée elle-même et mit tout en ordre eu vus de l’execution de ce pluu.Berthe, su sfièt, uvuit recouvré toute su raison depuis l’accideul de G estel ; mais sa tristesse s’en accrue.Elle avait maintenant la notion précise de la déchéanoe intellectuelle qu'elle avait subie, suns avoir perdu eeile du grand malheur qui l’avait occasionnée.Sa situation c’en était, en quelque sorts, que plus misé rubis.Elle souft’raitde ce qu’eile uvuit perdu eu même temps que ds es qu’elle uvuit soullert.Muis là n’était pas lu camie U plus immédiate do scs tortures morales.Eu recouvraut la plénitude de sa raison, Mme Raveaud s’était attaché plus étroitement que jumnirt à la folle espérun-ce qu’sllo avait conçue de retrouver hou «iifunt, perdue quinze mis plue tôt.La nature a de «es caprices étranges.Elle laissa subsister dans los cerveaux humains d’inexplicables rêves, féconds en désillusions amères, mais si porsistantv, h\ teua-ces, qu’on les dirait dsstinés a préparer, à forcer, pour ainsi dire, le miracle.Tel était le cas de la mere infortunée que Jean Flouherno avait arrachée A la mort.Des bon arrivée à Paris, ce te obsession de l’idée avait pris uue forme lieu caractérisée.(A suivre) Lo F.) septembre, la ‘'Semnino Ueli glouse ” reproduisait h* passagv.du “Dictionnaire” du M.R.Rlnfrcl, uû 11 ôinlt dit que litre de 44 révérend ” “est réservé aux pasteurs protesta ut h et aux membres dus différents ordres religieux,” et que, lorsqu’il s’agit du-prêtres séculiers.Il faut dire “ M.l’abbé X.,” et non 44 le Révérend M.X.” Alors, M.le chanoine Carbonncau cita Mgr Barbier de Montault, pour démontrer que ** l’auteur du Dictionnaire faisait erreur.” Et moi, qui ne trouve point que M.Rinfret ” a fait erreur” eu dénonçant, dans son “Dictionnaire de NOS FA U 'LES contre la Langue française.” remploi qui se fait Ici du mot Révérend dans un sens qui est réel-ement contraire à celui qu’il a eu langue française, au témoignage de tous les dietiommires et de l'usage universel de France.—j’ai voulu prouver que l’avis de Mgr Barbier de Montault ne vaut rien en la matière, puisqu'il s’ap puie sur les prescriptions de Benoît XIII, qui concernent .seulement l'étiquette ecclésiastique “latine.” Mal-comme le prélat français réprouvait aussi au nom des convenances l’usage du titre d’abbé donné aux vicaires, aux curés, aux areldprêtivs, aux vicaires généraux, ets.j’aurais dû ajouter (puce reproche de contravention aux con venanccs ne tient pas devant le fait fitie, en France, ce titre d’abbé se donne universellement û tous les dignita! res, même aux vicaires généraux.As surémcnR si la France n’est plus le pays de la politesse la plus exquise.Je voudrais savoir quelle nation désormais tiendra la première place en fuit de Imn ton.de beau langage, et de toutes les convenances, ecclésiastiques ou autres.proposée, (l’adopter l’appellation d’Al! pas M 1U u fret qui propos* cette innovation Elle se fait toute seulfs.depuis vingt ans, si bien que au moins dans Ja moitié des cas.ou emploie auloiird’bid.au Canada, le titre d’abbé.“Ce que dit OUXIS de l’autorité de l’usage en chaque pays pour déterminer les litres à donner aux ct-ee pour rabaisser le “Roi du nord,” qu'on l’appelait ” le curé LabelloY’’ “ Le curé Labellu,” e’étult glorieux, c’était déjà de l’histoire.De même, déjà l’on dit : ** Moi isa b ré.” comme on «liiu toujours ; mais I! u’y a pas actuellement en France uu autre Puni! uieuiu dont ou pourrait, sinon fort Irrespectueusement.prononcer le nom sans le faire précéder du titre de Père ou Révérend l'ère.** Notons d’abord que personne, à ma connaissance, ne don amie la pr« s eriptlon du titre d”*abbé.” mais que ce sont les partisans de l'emnloi de ce terme qui réclament l'exclusion de «¦cliil de “ révérend.” etc.C’est bien '•cia.Nous demandons la proscription du titre de “révérend.” parce que, au Jourd'hui, ce titre appliqué aux prêtres séculiers est un terme Impropre, qui par conséquent n”est plus français dans le sens qu'il avait autrefois.Et nous, ( ’nnndiens-Français, même en y incitant tout le soin possible, nous avons assez de peine à parler l français avec pureté, qu’au moins nous ne devons pas volontairement employer des terinos impropres.—Ici.je vais avouer franchement que.si A l'ori-giue l’on m’avait consulté.j’aurais opiné pou que l’on con ervAt.cn France et Ici, le titre de “ révérend,” que Je trouve plus honorable.Mais l’on no m'a pas consulté là-dessus, pas plus (pie sur plusieurs autres détails da langue française, qui ne sont pas plus de mon goût.Maintenant, Je trouve qu’il faut accepter le fait accompli, et Je l'accepte.En outre, je suis d’avis qu'il ne doit pas y avoir une langue française pour la France, une autre en Canada.une autre A la Martin’ te.une quatrième A la Guadeloupe .me oiti qulêtne en Cocliinclilne.etc.Une seule suffit pour les Français de tout l’univers, (‘elle de la ni Are patrie.“ Ergo.” “Quant ;*l “laisser ce titre de * ré véreml ” aux pasteurs d> s sectes protestantes,” comme je conseille OKMS, j'estime que cela ne serait ni dlgn •.ni habile.Et les religieux et les prêtres séculiers de langue anglaise devraient-ils en faire autant, pour ne pas risquer d’être confondus avec les ministres protestants?” Justement, les ecclésiastiques de langue anglaise ” en font autant !” Ils ne disent pas.bien sûr : ” M.l’abbé.” en français : mais on dit beaucoup, eu anglais : Révérend “Father." précisément pour distinguer les prêtres des ministres pro-Dsi.ams.Lorsque je Ils sur les Journaux : “ Uév.T.Smith.” J’avoue que je ne puis reconnaître s’il s’agit d’un prêtre ou d'un ministre, et l’équivoque qu’il y a IA m'ennuie au dernier point.En français, du moins, faisons en sorte, par l'emploi du titre d'abbé, qu’il n’y ait pas d'équivoque.PI im do vile veux grlN Pardonne u’uiine k vieillir ut limâmes et femme* h’uOurcuut de réparer p u* tous ie* moyens possible*, dus him i’irrépurH-bio ouvrage Lut cheveux gris qui annoncent la viuilleuau, sauvant bien du* inquiétude», ut quo no fuit-ou pas pour ica faire disparaîtra ut hc conserver une befie chevalure nuira ou brime.Lus humilias lie peuvent être préservés quo par l'usage da la ** Sulfuriue " préputoa par J.D.Morin 325^ rue St* Joseph.Catie prépararioti a un etlüt merveilleux ; alio eat ^ennemi dus cheveux Kr*® cunaervo à la chevoluro la vigueur et lo lustre.Tous ceux qu'en fout usugo sont cnchuntéi do sus effets merveilleux "ORNIS ne îvnd pas du tout jimti-ce à Mgr Barbier de M.en ne chant qu’une partie du No.l’J de cet auteur.” Il est impossible d’avoir plus raison que ne l’a ici mon estimable adversaire.Aussi, il ne m’en coûte nullement de me frapper la poitrine d’une effroyable façon.Et sans tarder, pour ce t]ni est de ce bastion.Je capitule devant l'ennemi et ne réclame même pas les honneurs de la guerre.Voici nui confession publique.—Le “ No.12’ ’du chapitre de Mgr Barbier renferme deux aliémin, savoir : lu.le premier ; 2o.le second.J’ai cité celui-ci.sans parler de celul-lft.Or, c’est le premier qui déterminait le vrai son « du second.Et j’ai donné uu sens erroné ce dernier, pour n'avoir pas tenu compte du premier.Fuis j’en ni profité pour m’étonuer du peu de logique de Mgr Barbier.11 .semble, de prime abord, y avoir tant de mauvaise foi dans le procédé dont Je lue suis servi, qu’il devient iÆ cessairo d’expliquer comment j’ai pu me tromper A ce point.Nous n’avons pas.à Chicoutimi, l’ouvrage de Mgr Barbier.Je tenais pourtant à le voir, avant de répondre, uu premier article de M.le chanoine Car bontteau.* L’automne dernier, J’eus occasion dans un voyage de rencontrer ce livre, que j’ai eu entre les tualns durant cinq ou six minutes.Ce fut alors que, contrôlant la citation qu’en avait faite M .le chanoine, J’aperçus ce ” second ” alinéa du No.12, et que.dans la précipitation forcée où je me Mouvais, Je le rattachai erronément non pas au “ premier,” tuais au No.11 pré cèdent.Jugeant l’affaire, avantageuse, Je erayonuai le passage sur un bout de papier ; et six semaines plus tard, le 10 décembre.J’en fis le bel usage que l’on sait.Je fais donc :i Mgr Barbier, en ce point seulement,la plus complète amende honorable que l’on ait Jamais vue.Et Je regrette vivement de ne pouvoir faire lire la présente rectification aux lecteur» des cinq ou bix Importants journaux de Québec, de Montréal et de Chicago, qui ont reproduit mon article du li) décembre .Voit-on assez, par cet exemple, comme lu plume est une arme dangereuse.| aimons tous la viande hàché*.et combien Incurables sont parfois les Plusieurs l'emploieraient s’ils n’avaient blessures qu’elle cause ! Si vous avez | le trouble de la faire.Mais pourquoi la .trompé vos lecteurs, volontairement ou non.vous ne.pouvez plus réparer “ tout” le mal qui en est résulté, quels que soient vos regrets et vos efforts.11 en est des mots tombés de lu plume, connue des minutes passées : ça ue revient plus ! EfiiittyçjjJe responsabilité, que celle de •ifcrivafa î Mais 11 o.si déjA bleu tard pour défendre le qualificatif “ abbé.” I/itsnge le généralise de plus en plus parmi Vous.Je prédis que.dan* vingt ans.Il sera devenu universel au Cumula comme* en France.Qui sait ?Dans quarante ans.peut-être un autre terme l’aura remplacé : et alors il nous faudra, malgré nos cheveux bin nos, courber encore le front devant l’usage, l’aveugle Süuvcralu du langage ! O R N LS.Mais revenons A l’nrtUle du correspondant de la ” Semaine religieuse,*• et faisons un peu de dissection.“Au dictlonualre qui,” etc., “opposer un écrivain FRANÇAIS, un autour ecclésiastique certes non méprisa-Lie.”—EU bleu, à cet écrivain 44 français,” A cet autour ecclésiastique, on peut opposer aussi “ tous ” les éeri- prëparer soi-même ( Vou« pouvez voua procurer la Viande Hachée Anglaise de Laing prête ii employer.Mise c» •nuiatrus do 1 ut- 2 ’livre* et un aconitx (1^5, 10, 20 et 25 livres oc en barils.C’est m meilleure qualité, nous la garantissons Demandez-ia a votre dérailleur, «’fine IT pas, laissez nouslü savoir, nous vous la procurerons.The LÂINS Go.Ltd.MONTREALi * ttts Xr "*8 Le Cœur Manquait, ïîxrDonr, T.N.W., Osx., Juin, 1393.(3) M* fil’.r *?a!t une s« Irt dentt.!*-i prtnJic xin.t co -tt'« h chaque rf-p.»».erutr.-nsn ».» vtrintii.R M*r.qok Se Iratf r (r,»:, tnutf l*t Ph(trn\ •*.Grot 40Sr42,r.St-Lataro,PariB n m îKv^CUItF.a MANUFACTURE DE PAPIERS PMMPMUES E, L£L Y 43, rue do Colombes, à COURBEVOIE - prés PA.ÏII3 -* PAPIERS-LAMY “ "ïîîîïÆ» ”• PiPlFR^-I ÂHYM Charbon A h transport rftlluIiu“ilaltH en toutes nuance» et opeces.On trouvera des Catalogues avec instruction Je tous les papiers susnommés, au bureau du jnarr.al.Ces Papiers se terrien! aussi chez le* principaux fournisseurs rie proûuits ph,>t(fi’jphiqiict.wyvx rv».AITÉMIE Ferrugineux Récamcertse de IF.600 f.~Mcdallles d'OP» Recommande pour faciliter les Crois• sauves et Formations tlifiiciUs, il procure au sang la force et les Globules rouges qui un font la beauté; il fortifie l'Estomac^ excite V Appétit, combat Y Anémie, le Lymphatisme; abrège les Convalescences, etc» PARIS, 22, ruo Brouog 19, FAAUA FOURNISSEURS ORDINAIRES DU CLERGE, DES FABRIQUES, UES INSTITUTIONS RELIGIEUSES' ET DES MAISONS D’EDUCATION INVË\TI0K FIX DE SIECLE ! i si ère Protège - Vue c J Brcvotéü en France et à FEtrangor AVES AUX CYCLSSTES ! La Visière Protèsc-Vue est utile à tout le 1 fnon ie -, elle «en bien appréciée par les touristes : amateurs “¦ I ssassitssssr "¦ de luire miroiter a nos yeux pour capter • les suffrages populaires.* .u) Est-ce que les électeurs n'auraient pas ^ Charles Pnrrnclie, député de Shef- raison do vous tenir ce înngnge ?Mais il .TiÆ'}?""¦%> ‘‘'"p .° ° meut Je Dr de (irosbois sera l’udverraire ne vous le tiendra pas, eoyez-cn sur, car de M.Savuriat, M.P.P., aux prochaines les raisins sont encore trop verts.élections provinciales.Il est bien évident, d’après ce que nous LA CONTESTATION DE LONDON venons de voir, que M.Marchand tombe T rttl#i.tl ,, T , i i - , , , .London, Ont., 11—Le procès en cou- toujours dans la meme faute qu'on lui a testutiou d'élection a subitement pris DIVISION ST-JACQUES Les libéruux de cette division semblent embarrassés au sujet (lu choix de leur I 1894.candidat Ce ,l’cit pus qu’il manquedW La iScmciine JWiti.juc, dix-sopt man puants a entrer on lice avec M.O.Augé, jg().j 1 * député actuel, mais tous n'out pas les | .‘ , - - - 1 La Jicvuc Commerciale, vingt avril 1894.La Semaine Commerciale, diz-sept août 1394.Fête du Travail, trois septembre 1894.Journal de VExposition, septembre 1894.La Semaine, (revue de lu presse), seize février 1895.Le Canadien-français, vingt-quatrejuiu 1895.Daily Telegraph, (labor edition) août 1895.Plusieurs departements sont la proie des flammes LE TRAVAIL DES POMPIERS IMPUISSANT Un detoohemeut de la brigade de Montreal se rend a Ottawa Ottawa.Il—Un incendie s’est déclaré dans une des bâtisses du parlement vers cinq heures moins vingt minutes hier soir.Le feu a origine dntis le blue ouest, dans une salle a einpaquetugo au département dus travaux publics.Tous les hydrants situé» t*ur le terrain du gouvernement étaient gelés, du »orio qu’on nu pouvait s’eu servir.Cela prit quelque temps pour conduire les boyaux a incendie jusqu’aux hydrants ilo la cité, et quand on y est arrivé.la pression était si faible qu’elle ne pouvait guère produire d'effet.Le Feu s’est communiqué rapidement au toit sur la façade sud u (i hri.40 minutes.Toute la difficulté à combattre le feu provient de ce (pie la bâtisse est située sur un terrain considérablement plus élevé que Poudroie d’ou l’on su procure l’eau.On a été obligé de monter les boyaux à iuceiidii* sur ie toit de la bâtisse principale d'où les pompiers mit dirigé le» jets d’eau sur le toit de la bâtisse en flamme».La pompe à vapour “Conqueror" eat u l’œuvre sur la ruu Sparks et la pompe ù vapeur “Chaudière’' sur la rue Wellington.Lo feu, s’est étendu de l’entrée principale bur la rue Wellington, et a brûlé le toit jusqu’il l’annexe construite sous le gouvernement Mackenzie.A 9 heure» et quart le feu était uude»* 8us des bureaux du major général Gos ceigne.Depuis une heure l’incondio a fait beaucoup de progrès j tarée que ie boyau de la pompe a vapeur ('ompicror a crevé.Vers 0 heures, on a réussi a obtenir un fort j- t d’i au qui a eu un grand effet contre les flammes qui, si cela continue.M'arrêteront a lu tour mentionnée plus haut t‘L u atteindront pas les bureaux (b la marine et des pêcheries et do la doua ne qui se trouvent nu-cievsus.11 heures—Le feu est tout près des bureaux de la douane et a brûlé ceux d«-pêcheries (pii ho trouvent à 1 étage supérieur.Il ne reste plus dans l’étage supérieur nue le» bureaux de a police montée qu seront ceitaiueineiit détruits.Uiuu m-peut le» sauver.Le feu devra s'éteindre de lui-meme.parcoque la brigade ne peut obtenir d'cllet appréciah’t*.Jusqu’à present, aucun des bureaux ipii si* trouvent dans le bas i.*a été endommage si ce n’est par l’eau.La plupart de» bureaux brûles ner (aient a la conservation de paniers et doc .nents.Il y avait aussi (b s bureaux de papeterie et une galerie photogra plnque.On ne peut dire encore si l'on a a déplorer la porte de documents et ar chives (ie quelque importance.Ottawa, 12—L’incendio a continué jusqu'à ce qu'il n’y eur plus rien a cousu mer et à une heure a.m.la partie brûlée fumait encre* Lu partie incendiée comprend les bu reaux des travaux publics dans les m m sarde», les départements de la niariue et de» pêcherie» et de lu police a cheval.Le département de la police u cheval u été détruit ver» minuit.La brigade du feu aurait aussi bien fait de laisser faire le feu, si l’on considère ie peu de service qu’elle a rendue.Le toit a été entièrement consumé au dcssti* des dép-iretucn déjà mei *io.i nés et il ne reste plus que de» murs et des tout» calcines, u011)1 t •« St.Windba 7.12 p.tu.Carré Dalbw 0.30 a.tn.CHAR DORTOIR - liYK FOIS TAU SI! Il A IA R POUR LES TOURISTES ALLANT A LA__ CALIFORNIE I.ni##ora Montréal û 9.5') a.u*.tous les .Ivttdlfl.Lit» ré.-erve# d’avance, Des bill» t# d’alior et ro-tturi*‘u»l s touriite» désirant aileron Flondo, au .Mexique.Texas tt t:>UN le# ealneiti »io lu Côiodu Pacitiquj, sont ma:n*en int en vente.AVKttTlsjtr.MRKTS - .le n’al p.x» d’ae t* »u» Etat» t*«-t me» i-m.«t.-s ne Mint pa* vendu» duo* ce pay* Le» ;iclict< u»« devront alors faire attention t l’étni'ir***- «.nr le» pot# et le* loit* » ?-• t‘t*dft»»8 »'p»t |i«« Vgt, OXFOKL) HTItEKT.LUN PII Kd, Il y ¦ UlBlfic.-" *-i Le» l'.Moin » de commerce de me» remede» »on» »ir.«i»i t » a Ottawa et .» W •»fn ni;(ori.Santé T H l)M A3 HOLLOWAY Pour billot», char# palais et d >r:oir# ou intor» minions,s'aurewer u m , Ai UKOliaiS DUNCAN.Tolcp.04.A;:cut dus piiA«:.b**.C.fl .C .45 p.m., ) M I XT ; do i St-François et fléau ce J net.! u train# circuit al tou# le# jour*.Ji- mai.eiif# «n Kaceordomenr à llurlakaJc.du rniin Finrcis avec Pl.xpres# lovai de l’intcrcoloi.ial .10 Dal* itou-itf.L’cxnris# laisiant Uuéuec lo #nme II so rou ira uni i.*.wu'.mu uikiiciù ie •iiiiiauuiK» mitiiiu < i.a: ; uiimuri .1 t.; tp*.à l* l x pro## sain eiiaa-rcaien; i Quebec a Sp-inrriehi, so niccopuint .-In ruruoue avec I • Pullman urectcmcnt ' °ur «»*t(»n« Char# dortoir# dircctomeut sur PKxpre*# de Lnu-hco a Boston.l ourautre#informa’ions#*u lrc
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