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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
lundi 26 mars 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-03-26, Collections de BAnQ.

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x 'J' 2 .i- r # RÉDACTION ET ADMINISTRATION 180 est, rue Sainte-Catherine, Montreal Téléphone : PLatcaif8511* Adminiitrateur ., .PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .Z .LUCIEN PARIZEAU i-' /, ^ .• , k On est prié d'ertvoyer toute correspondence a le 4018 de l’Hôtel des Postes en mentionnant TARIF DES ABONNEMENTS O 1 1 an 6 mois 3 mot* En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), 1 Royaume-Uni, France et [ $6.00 $3.25 $1.73 Espagne .J Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.83 .$8.00 $4.25 $2.25 $9.00 $4.73 $2.50 Autres pays : Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur s OLIVAR ASSELIN ease I, «or l’enveloppe le service (Rédaction ou Adminis-i tration) auquel on veut s’adresser.L’abonnement eat payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.t; Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.¦ Première année—No 14 Le numéro : 5 sous Montréal, lundi 26 mars 1934 détruire l’influence dei puissances occidentales dans le Proche-Orient comme en Extrême-Orient et accroître ainsi dans ces parties du monde l’influence moscovite, tous les moyens sont bons, même la collaboration avec les pays de propriété privée.D’ailleurs, le communisme comme régime économique a tellement évolué en Russie depuis la révolution de 1917, qu’aujour-d’hui il constitue plutôt un Capitalisme d’Etat, fort semblable à celui que paraît vouloir pratiquer la Turquie dans l’ordre financier et industriel.Evidemment, la chaîne d’événements qui commençait à se dérouler il y a seize ans n’est pas près de finir, et, s’il est vrai que les démocraties de suffrage universel et de structure fédérale comme la nôtre ne sauraient s’accommoder d’une La leçon d’un emprunt La politique Le Vatican et P Allemagne UNE ENQUÊTE AUPRÈS DE LA JEUNESSE Sur l’avenir du Canada français Un proverbe Irrévérencieux définit la politique: «L’art d'étre à côté de la question ».Voltaire croyait que c’est l’art de mentir à propos: décidément Voltaire était mal élevé.Le dictionnaire, ce grand proscrit, enseigne que c’est l’art de gouverner les Etats.La politique ne saurait, être malhonnête: un art ne l'est qu’à cause de celui qui l’exerce.Un planiste malhonnête, c’est un planiste qui joue mal; un politique malhonnête, dans le langage philosophique, c’est l’homme d'Etat qui hausse les tarifs quand il faudrait les baisser, qui récompense le gouverneur d’une province quand il devrait le pendre, etc.Consultez, à titre d’exemple, la politique du Grand Turc.¦ Depuis que les hommes chassent en bandes, la politique les a toujours vivement intéressés.Au moyen âge, on sonnait le couvre-feu.Chacun se couchait avec le soleil et se levait avec Sana posséder en matière d’argent tout le flair qu’on leur a prêté (ils ne comprennent ordinairement rien ait jeu des forces morales), les banquiers, dans l’ordre ordinaire des choses, sont généralement bien renseignés sur la stabilité matérielle et morale des Etats, et le fait que le gouvernement de Québec vient de vendre à 99.577% du pair son nouvel emprunt de $7,500,000 à 4% montre de quel crédit financier notre province jouit encore malgré la crise.Quand on songe qu’un emprunt de cette envergure s’émet au public au taux de 3.95% par le syndicat de souscription, à une époque où le dollar, déjà dévalué à 59 sous-or, est menacé d’une nouvelle baisse, on se demande à quoi riment les plaidoyers qui se font entendre de divers côtés pour la conversion forcée des emprunts.Il y a quinze où seize ans, l’épargne placée en fonds d’Etat rapportait eu monnaie d’or 6*4 à 6%%; aujourd’hui, elle rapporte en monnaie identique moins de 2Y2 %.C’est la réponse aux économistes ou aux hommes politiques qui prétendent que, pour ramener le loyer de l’argent à un taux raisonnable après les périodes d’abus du crédit, l’intervention de l’Etat est forcément nécessaire." La stabilisation dé la puissance d’achat de la monnaie suivant le programme de M.Roosevelt est une foutaise, car il entre dans le pmp dés marchandises et des subsistances beaucoup d’autres facteurs que le prix nominal de l’argent.Les taux de souscription et d’émission du nouvel emprunt de la Province de Québec sont une nouvelle preuve qu’au bout d’un certain temps le loyer de l’argent revient de Immense à une certaine norme, indépendamment des mesures législatives.La querelle à peine voilée du Reich contre le Vatican soulève un problème qui déborde la vie politique.Ces deux puissances livrent un combat dont l'issue aura le plus grand retentissement dans les domaines social et moral.On assiste à quelque chose de plus qu’à la vieille querelle du Sacerdoce et de l'Empire entre Henri IV et Grégoire VII.Ce n'est plus l'Empereur qui s'immisce dans les affaires ecclésiastiques, ce sont les maîtres actuels du Reich qui tentent un suprême effort pour détacher les populations allemandes catholiques de Rome, au nom d’un racisme faux contre la vraie religion.Les nazi tentent d'amener Tel est le sujet d’une enquête que nous voulons mener auprès de la jeunesse instruite.Dans tous les pays du monde, c’est la crise morale, celle des hommes et des institutions, qui domine la vie collective.Chez les peuples de fortes passions, le mouvement de réaction fait éclater les cadres de la spéculation intellectuelle: il porte sur le terrain politique, économique, social.Nous, Canadiens français, desservis par le voisinage immédiat d'une civilisation sans racines, sans attaches au passé, par une Constitution qui noirs livre pieds et poings liés aux desseins du gouvernement le plus impérialiste de notre histoire, nous en sommes à cette phase de notre vie nationale où « il faut étouffer ou casser les vitres ».Parce que nous, de l’Ordre, avons critiqué certaines de nos institutions, il s’est trouvé des sots pour nous accuser de défaitisme.Nous en appelons à la vraie jeunesse: le véritable défaitisme, n’est-ce pas de s’abandonner au courant, à la satisfaction de soi?Notre enquête portera sur quatre points: 1 ° L’education: a) à l’école primaire, b) à l’école primaire supérieure, e) à l’école professionnelle, d) à l’école secondaire.2° La oie sociale: a) nos relations avec la majorité anglaise* b) avec les minorités, c) avec nos compatriotes.3“ La oie économique: Comment nous assurer la place qui nous revient a) dans l’industrie, b) le commerce, c) la finance?4° La oie politique: Comment empêcher que le politicien professionnel, traître à ses commettants, fasse passer son intérêt matériel avant celui des Canadiens français a) à la Chambre des Communes, b) au Parlement de Québec?Nous nous adressons à la jeunesse, parce qu’elle ressent le besoin de reprendre ce que ses aînés ont perdu.Quelques.discours invertébrés suffisent aux patriotes professionnels pour montrer la vitalité de notre peuple.Criminels ‘imbéciles! Encore cinquante ans de cette passivité contente, etinous serons un peuple battu.Un journaliste français, ancien collaborateur de Figaro, écrivait récemment à notre directeur : Voire Montréal n est pas le même que j'ai connu il y a huit ans, à ma dernière visite.Vivant ici constamment, vous n clés pas à même de juger comme moi.La langue, l'esprit, la tendance anglo-saxonne, Vous conquiert de plus en plus; je trouve que le français est parlé de moins en moins;,les générations se suioent et ne se ressemblent pas.Vous perdez du terrain.L'Anglais oous envahit peu à peu.etc.Ce que vous ne croyez pas venant de nous, croyez-le sous la plume d’un étranger qui vous aime et vous connaît.Lès Français répètent encore le mot de Barrés sur le « miracle » de notre survivance.Ils ne savent pas où nous sommes tombés.Mais s’il nous reste du sang dans les vpines, nous pouvons remonter la pente.En répondant à notre enquête, la jeunesse nous y aidera.Nota Bene 1 organisation corporative de l’Etat, il n’en est pas moins sûr que, pour survivre, le capitalisme devra se soumettre à des réformes radicales, chez nous comme ailleurs, et que la première de ces réformes devra consister dans la suppression partielle du régime d’irresponsabilité dont il a bénéficié jusqu’ici.lui (style de M.Houde, le célèbre Interprète de Rostand et de Léon Gauthier).Après le repas du soir, comme on dit dans les pension- loire dans 1 avenir.C est pourquoi Berlin nats, l'homme s’entretenait avec sa femme de n'hésite pas sur les mesures à prendre dans l’économie domestique et de la politique de à eux toute la jeunesse, gage certain de vie- i tous les domaines pour s’assurer le contrôle moral en attendant une domination absolue Monseigneur le Baron, uà se bornait l’univers.Au temps de la chandelle, alors qu'on sonnait plus tard le couvre-feu, le peuple s’enquit de la politique royale.Celle de monsieur le comte perdàit de son lustre.Les arts Intriguaient la bourgeoisie ; ses membres les plus calés faisaient mine d’y comprendre quelque chose.' L'humanité commençait à se polir lorsque, patatras! on inventa la démocratie et les gazettes.' C’en était fait de l’agrément des salons et des plaisirs de l’esprit.Depuis, le monde va de mal en pis.La lampe Edison éclaire nos maisons, la cigarette embrume nos cérvèàux.Nous pouvons nous coucher à l’heure où le soleil se lève.Bon ou mauvais, l’usage des parlements s’est répandu: les pays les plus reculés veulent des députés, coûte que coûte.Les gazettes ont mué: elles sont deve- des âmes.C’est ce côté si particulier de l’hitlérisme qui fait du régime nazi autre chose qu’une expérience politique.C’est plus qu’une mystique nouvelle qui règne maintenant en Allemagne, c’est une vérité métaphysique acceptée de la majorité de la population.Au contraire du régime italien qui, étant foncièrement catholique, pouvait se permettre quelques incursions dans un domaine qui n’était pas le sien, sans qu’il en résultât grand mal, le régime, nazi ne devrait pas, par définition, tenter quoi que ce soit dans le domaine spirituel.Il y a à cela deux raisons: la première, c'est que le pays est pour les deux tiers de confession protestante, la seconde, c’est que la minorité catholique est infiniment trop importante pour que toute action du gouvernement nazi n’ait pas dans le reste de l’Europe une répercussion fâcheuse.C'est à ce titre que les observateurs suivent de très près les événements actuels du Reich.L’hitlérisme.apporte une- conception -toute nouvelle de la vie, de l’univers, à cette masse germanique dont les instincts grégaires sont bien connus.La réaction intérieure a été négligeable.Aussi le Saint-Siège a-t-il dû s’interposer pour sauver non seulement ce qui reste de civilisation en Allemagne, mais aussi la religion gravement menacée.Tandis que la doctrine chrétienne a toujours professé le principe de l’unité foncière de l'humanité, l’hitlérisme affirme, en s’appuyant sur la mystique de la race, la supériorité d’un groupe sur les autres.L’Eglise reconnaît à l’individu des droits imprescriptibles, inviolables, la fonction de l’Etat n’étant que d’assurer leur maintien et leur libre exercice.L’hitlérisme, au contraire, considère l'Etat comme une fin en soi.Le national-socialisme est pour ainsi dire l’antithèse du christianisme, plus particulièrement du catholicisme.Les deux doctrines sont totalitaires et par conséquent incompatibles.Ce qui fait dire, avec juste raison, que le triomphe de l'hitlérisme serait le désastre de la civilisation chrétienne.On comprend que, dans ces conditions, les négociations qui vont reprendre entre l’Allemagne et le Vatican au sujet du Concordat revêtent une extrême importance.Le Vatican ne peut transiger sur des points où la doctrine même de l’Eglise est en jeu.On ne peut soulever le précédent italien, le fascisme s’éloignant considérablement de la doctrine hitlérienne sur des points fondamentaux.Le Saint-Siège ne peut céder à l’Allemagne comme il l'a fait à l'Italie.La civilisation chrétienne n'a pas été mise en question par le fascisme.Elle l’est, dans l’Allemagne hitlérienne, dominée par des Hitler, des Goebbels, des Rosenberg ou des Goering.Une victoire hitlérienne serait le glas de notre civilisation, si fortement atteinte déjà Oliver ASSELIN Ceci, cela et autre chose Premiers indices de redressement.Si la situation politique intérieure française réste encore confuse, on observe sans déplaisir les premiers indices d’un redressement sur les questions extérieures, entre autres du désarmement.La France recommence de parler haut et ferme, et il faut espérer qu’elle continuera de le faire, puisque c'est, malheureusement, le seul moyen de se faire entendre.Le gouvernement a envoyé à Londres une note rédigée dans un style très ferme, sur le réarmement allemand.M refuse de la façon la plus j définitive les propositions britanniques de dcsÉtmesnenti * Lér %^c**‘4Snghusfc*'dmfbf-^ mations publient des.nouvelles suffisamment succinctes pour que l’on puisse se douter du ton et du contenu de la note.Un paragraphe est consacré aux points soulevés par k gouvernement .français pour rejeter, comme il le faut, les propositions britanniques qui font réellement trop le jeu de l'Allemagne pour être acceptables de la part d’une puissance qui ne veut pas tomber au rang de pays secondaire.H n’y a plus maintenant qu’à attendre les réactions.— A.R B.nues des journaux, puis des quotidiens, des organes d’information, la presse, la bonne presse, la presse jaune, etc.Il n’en fallait pas tant pour rendre la vie insupportable.« Savez-vous quelle est la plus grande jouissance d’un aviateur, à deux mille mètres d’altitude ?-C'est de ne pas parler politique.> Un nommé Guy Dupréhaut nous interpelle de la sorte ^ U a l’ate dea^Vonnaltre.> _ , Maintenant que les journaux! existent, l’univers s’étend au delà même de la galaxie, nous n’empêcherons jamais les hommes de gouverner les Etats, les pieds dans leurs pantoufles.Qu’on soit en république, qu’on soit en monarchie, résignons-nous, rien n’y fera.Les snobs et quelques raffinés s'évaderont parfois dans le domaine de la philosophie et des arts, c’est tout.Néanmoins la.« furia »-politique qui nous possède a ses avantages.Grâce à elle, nous dissertons savamment de choses > Ie Prière d’écrire lisiblement sur un seul côté du feuillet; 2° Nous ne publierons que les lettres signées; 3° Adresser toute correspondance au Secrétaire de la Rédaction en men- .¦ - Oliver ASSELIN :A - h-.".- que Le DIRECTION Le nationalisme économique en Turquie L’oeuvre française en Syrie soudre et en fait elle l’a été de façon satisfai- Lasse du joug turc, la Syrie, dès- avant la fin de la guerre, acclamait la France et la sollicitait de prendre en main ses dèstinées.La France a accepté ce rôle avec la qualité de puissance mandataire.Mais il est très malaisé de faire le bonheur des gens et nous en avons éprouvé la dure expérience, puisque nous n’avons pu éviter des difficultés nombreuses et même des épisodes tragiques où le sang français a 'coulé ainsi que le sang indigène.Trop de Hau(s-Commissaires se sont succédé au gré de gouvernants changeants.Nous devons nous adresser certains reproches ; il en est un qu’on ne saurait formuler, c’est d’avoir marchandé à la Syrie nos efforts et nos subsides.Où en sommes-nous à l’heure présente et quels sont nos rapports avec les populations syriennes?La France a loyalement accepté la formule du mandat qui lui enjoint de favoriser en tuteur vigilant l’évolution des Etats syriens vers le plein exercice de leur souveraineté et leur admission au sein de la Société des Nations.M.de Jouvenel, M.Ponsot, ont préparé un projet destiné à être soumis au Parlement de Beyrouth ; tenu en suspens durant six mois, il a donné lieu à une séance aussi longue qu’agitée et à des mouvements nationalistes dans la rue.Il n’y a eu d'autre ressource que de dissoudre le Parlement sans heurt violent.Cela prouve qu’il faut procéder avec prudence.L'exemple de l'Irak voisin peut séduire, mais le massacre de la population chaldéenne est là pour montrer que.l’indépendance de l’Irak a été proclamée sans doute de façon prématurée et sans que fût assurée la protection due aux minorités.Du reste, en Syrie même les minorités estiment nécessaire le maintien du mandat et voient dans la puissance mandataire la principale garantie de leurs droits et de leur sécurité.Au Liban, la situation est inverse.Le Parlement est muet depuis dès mois; le pays étouffe sous un manteau constitutionnel trop lourd.Chambre des Députés, Conseil d’Etat, Tribunal des Conflits, c’est toute une constitution transportée de l’Occident comme un modèle type adaptable à toutes les latitudes.Le nouveau Haut-Commissaire, M.de Martel, se préoccupe avec raison de donner vigueur à l’exécutif et en fait approuver le projet par le quai d'Orsay.Le Parlement réduit en nombre, des élections ramenées de deux degrés à un pour éviter les exigences d’une oligarchie électorale ont déjà apporté une amélioration réelle.La difficulté subsiste de maintenir l’équilibre entre les tenants des diverses confessions religieuses; mais avec de la patience, de l'autorité et du tact, on peut la ré- Une dépêche d’Angora annonçait l’autre jour que la Turquie venait d’adopter un plan d’équipement national comme celui dont la Russie poursuit depuis quelques innées l’exécution.On affectera d’abord 32 millions de dollars (au pair ?la dépêche lie le dit pas) à l’établissement de quinze usines d’Etat, à l’aménagement de mines de charbon et de cuivre, de gisements pétrolifères, des forces hydrauliques de 1 Anatolie.Les usines traiteront surtout le coton, la laine, la soie et le fer.En même temps que la construction et l’aménagemlent des usines, Be poursuivra la formation de personnels techniques suivant un plan de cinq années.Le fonds de construction sera fourni par les banques d’Etat et les machines seront achetées avec le produit de l’emprunt de 8 millions consenti en 1932 à la Turquie par la Russie.Cette nouvelle suggère des réflexions diverses.sanie.Si la question politique a pris grande importance dans ces régions, la question économique n’en a pas une moindre.La Syrie est menacee d’encerclement.Le port de Caïffa est équipé par l’Angleterre pour attirer à lui le trafic et les richesses dé l’intérieur.Beyrouth doit se défendre; il a l’avantage d’être moms éloigné de Bagdad que ne l’est Caïffa, mais son port est insuffisant et les bateaux de 3,000 tonnes ne peuvent accoster à quai.Des projets d’agrandissement sont à l’étude et leur réalisation va être poussée sans retard.Les communications par voie de terre ne sont pas davantage négligées et la construction de 85 kilomètres de chemin de fer constituera une ligne d’utile jonction.Des travaux d'irrigation sont poursuivis, des terrains d’atterrissage sont créés en même temps qu’une sage prudence proportionne ce programme aux revenus financiers de la Syrie et aux 180 millions dont elle peut disposer, répartis sur une durée de six ans.La Syrie doit pouvoir vivre et s’alimenter par elle-même, c’est le premier but à atteindre.II faudra également alléger le poids de son administration et l’assouplir.Cette réforme doit être faite; elle serà l’oeuvre de demain, mais déjà se précise la pensée de la réforme à accomplir.Ce tableau est sincère.M.de Martel l’a exposé, en toute netteté, à l’issue du déjeuner que lui offrait ces jours derniers le Syndicat des Journaux de la France extérieure.Les trois mois qui se sont écoulés depuis sa nomination au poste de Hatit-Commissairc lui ont permis de prendre contact avec les populations syriennes et leurs dirigeants et de leur donner à connaître son autorité bienveillante.Il met à leur service un large esprit de compréhension et une compétence acquise d’organisateur qui se révèle sous l'élégante simplicité de sa parole La-Syrie n’a qu’à se louer d’être aux mains de ce bon serviteur de la France.que nous ignorons.Elle nous donne l’illusion d’être quelqu’un ou quelque chose.C’est la politique qui rompt la monotonie des réunions Un agitateur ridicule.Dans les temps difficiles, il apparaît une nuée de pêcheurs en- eau trouble.Ils se lancent à la conquête du pouvoir; ils n’oht rien à perdre et se flattent d'acquérir des montagnes d’or.Les appétits grotesques des hommes sont disproportionnés à leurs aptitudes et à leur esprit de discernement.Tous ces chevaliers de l’intrigue ou du gueuloir ne sont pas ridicules; souvent ils sont très dangereux.La Révolution française a fait la fortune, puis le malheur d’une pléthore d’individus de cet acabit.Le chef suprême du parti national fasciste, M.Anaclet Chalifoux, se range parmi les agitateurs ridicules et encombrants.« Les journalistes eux-mêmes ( ?) s’inclineront un jour devant la personnalité marquante du chef fasciste et fédéré », s’écriait M.Delcourt.Fédéré avec quoi?Les journalistes ont l’épine dorsale encore plus rigide que le satellite du jupiter fasciste et fédéré; j’en sais quelques-uns à qui Messer Chalifoux donne un fameux torticolis.Les coqs de faubourg, de l’espèce Chalifoux, sèment le mécontentement parmi le peuple, aplanissant la voie sur le passage des anarchistes qui viennent ensuite.Un moyen efficace de ralentir l’action suspecte de certains avariés, c’est la conspiration du silence.Le jour où les Chalifoux et les Delcourt ne verront plus leur nom imprimé dans les gazettes, nous commencerons d'en être délivrés.D.D.mondaines.Bref, elle est un puissant dérivatif à l’enuui.ce mal incurable qui ronge le coeur de l'homme.: Dollard DANSEREAU Pots-de-vin De quoi parler, celle semaine, sinon de celle institution dont Slaüisky, le'filou ù l'imagination aussi brillante que ses relations et son audace, semble avoir fait un si copieux usage: le pot-de-vin?On assure qu'il date de loin et que dès le temps' où les hommes vendirent quelque chose, certains d’entre eux commencèrent par se vendre eux-mêmes,.Mais l’histoire qui n’est pas sans pudeur a longtemps caché sa laideur de ces turpitudes et, quand elle en a fait les premières mentions, il lui parut plus décent de leûr donner le nom savoureux d’épices.C'était bien, au surplus, celui quelles méritaient puisque au moyen âge on appelait ainsi les confitures, les pâtisseries et les bonbons el que c’étaient là les petits cadeaux offerts aux magistrats qui avaient bien jugé, à Voire avis, en vous donnant raison lorsque Vous aviez tort.A celle époque sans façon, cela se faisait à ciel ouvert, si j'ose dire, et nul n'y trouvait a redire, pas même le roi, puisque saint Louis réglementa la coutume et que Philippe le Bel, bien qu’il ne fût point bégueule cl qu'il fit de la fausse monnaie avec autant d'élégance que nous en faisons à présent, crut devoir la sanctionner en interdisant aux juges de recevoir plus d'épices qu'ils n'en pouvaient consommer en un jour.Seulement, il arriva, comme toujours, que les choses se déformèrent et qüe l’argent, peu à peu, remplaça les confitures.Pourtant, ces petits cadeaux ne s’appelaient pas encore des pols-de-vin parce que le vin n’arriva que plus tard.On prétend que c’est le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, qui inventa le nouveau qualificatif.Il ne s'agit, d’ailleu-s, à l'origine, ni de pots, ni d'espèces.En f395, comme le roi Charles VI désirait mettre fin à en schisme qui troublait la sainte religion, il envoya à Avignon où résidait le pape, notre grand seigneur, qui se fit suivre de lourdes barriques pleines d’un délicieux vin de Beaune dont il connaissait l’éloquence.Notons le geste sans en rechercher le résultat.Il fut, à coup sûr, efficace et c’est, sans doute, pour cela que le père de Montaigne, cent cinquante ans plus tard, alors qu’il allait à Paris rcclamêr au roi certains privilèges pour Bordeaux dont il était maire, se fil accompagner de vingt tonneaux de vin cl qu’il disait: « J’ai plus de confiance daiis la bonté de mes crus que dans la chaleur de ma parole pour ga- (Havre-Eclair) Jusqu’ici, la Turquie a été un paye essentiellement agricole; en tout cas, les rares industries (intéressant surtout l’extraction minière) établies dans ce pays étaient la propriété de capitalistes étrangers.Si le turc, laborieux mais indifférent aux richesses, se prend tout à coup d’un désir û indépendance économique, il est à pré-v°ir que ce désir gagnera bientôt d’autres peuples attardés, tels, par exemple, la Perse, l’Afghanistan, même le Thibet.On, remarquera aussi l’aide pécuniaire Apportée à la Turquie par la Russie.Peu tie temps après s’être consolidés au pouvoir tiens leur x Errata.par le communisme de Moscou.Une erreur de mise en page nous faisait chapeauter de travers deux articles signés A.R.B.dans notre numéro de samedi.Le titre Le véritable droit de l’Etal aurait dû coiffer l’article intitulé La protestation des boursiers, et vice-versa.— A.R.B.André BOWMAN gner le coeur des seigneurs du Louvre.» Et de fait, il obtint le succès escompté.Depuis lors, la coutume s'est ancrée rapidement dans les moeurs.Sous Louis XIV, la Montespan ne s'en tint pas aux pois et entonna des barriques; ce fut le temps où Bourdaloue , tonnait en chaire contre la mode nouvelle des « affaires » et s'écriait: « On ne s’enrichit plus par une longue épargne ou un travail assidu; on a trouvé des chemins raccourcis.» Il est vrai que ces chemins conduisaient parfois ù la Bastille, mais c’était l'exccpliorq et, au surplus, n était-on pas traité avec égards dans le château de Sa Majesté?Près d'un siècle plus tard, on vit Turgol interdire le pol-de-üin, mais, hélas! ni les édits, ni les gendarmes ne vinrent ù bout de la pratique et, sous tous les régimes, on a trouvé des corrupteurs et des corrompus.Cela ne Veut pas dire qu’il convienne de s’en féliciter., pays, les communistes russes esquissèrent une tentative dé mainmise politique sur la Tqrquie.Mustapha Remal veillait, et le paysan turc, traditionaliste, attaché à sa terre, n’était nullement disposé à abandonner le régime de la propriété privée.Aujourd’hui, le gouvernement communiste de Moscou n’en prête pas hioins au gouvernement propriétiste d’Angora, pour lui aider à secouer la tyrannie tics économies étrangères, une somme de 8 millions de dollars prise sans doute sur * argent que lui ont avancé les naïfs capitalistes de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis.On a là la preuve que, comme °n l’a souvent affirmé, le communisme Bcbos E.BALLERO i « ORDRE » ET ORDRE Le Devoir, qui a toujours prétendu être un journal d’ordre, a bien de la peine à admettre l'Ordre.Fait ce que peut.Visiter un muiséo, c’est s’instruire en flânant.Le Musée Commercial et Industriel de Montréal, 540 est.rue Lagauchctlèrc.possède plus de 20,000 échantillons do produits bruts ot manufacturés de toutes les parties du monde.Ouvert au public tou» les jours de 9 h.à midi, de 2 h.à 5 h.; les dimanches et Jours do fête, do 2 h.à 5 h.Entrée libre.« Beuveur » que vanta Rabelais, Mon maître à la trogne vermeille, Nous viderions, si tu voulais, La plus divine des bouteilles: Ce n’est pas le jus de la treille, Et pas même un cru bordelais: Mais cette boleson sans pareille Pour te garder contre l’hiver, La vie et son cortège amer Que dans un verre elle ensoleille.C’est le genièvre de Ka/geri m vsi î.i>"* v '.-ïi-v-i/'i: i.ticÊÊÉ - ___________________________ amnm HEHBBSBRSBnnHnrani L’ORDRE—Montreal, lundi 26 mars 1934 2 ¦ i sou itallonue, celle d’un rapprochement entr, l’Autriche et la Hongrie, subsiste.A quoi est-elle destinée ?A faire obstacle à.l'Ansch lues ?AIqts 11 serait plus simple que Vital: tût d’accord avec la Petite-Entente pour pro léger contre Hitler l'indépendance autrj chienne.Mais la Petite-Entente redout moins l’Anschluss qu’une revanche de i Hongrie.La « région danubienne » l’intérei se plus au sud-est qu’au nord-est.C’est pourquoi elle a travaillé, et avi succès, à obtenir le pacte balkanique par li quel les signataires se garantissent réclpro quement les frontières existantes.Ce pact* auquel la Grèce et la Turquie onj accédé, oi la Bulgarie et l’Albanie sont entrées en quel que sorte comme membres libres, contrari la politique italienne dans l’Europe oriental» La triade Italle-Autrlche-Hongrle apparaii donc comme une réplique au pacte balkanl que.dant un sujet qui devait être étudié avec la plus grande discrétion.Ou a certainement fait prouve d’incompétenco en attaquant Indifféremment toutes les catégories de jeunes filles qui travaillent dans les bureaux, ateliers, usines ou ailleurs.Cette agression devait comporter certaines restrictions qu’on a Insensiblement perdues de vue au cours do l’épineuse dissertation que comportait la thèse qu'on a tenté d’émettre, j L’auteur, faute de compétence en la matière, a avancé, sans preuves ut fondement, une argumentation qui devait infailliblement échouer.Je suis d'avis que certaines jeunes filles légères et Indisciplinées cherchent dans les bureaux ou ailleurs des emplois propres & satisfaire leurs caprices et à leur procurer une existence toute de jouissance.Ce nombre, je le déplore, tend à se multiplier.Mais se fonder sur cette minorité pour prétendre que toutes les jeunes filles modernes, oui « modernes », je dis bien, agissent sons une telle impulsion, 11 y a là sophisme grotesque.La masse imposante de dactylos et sténos Aux Trois-Rivières, qui gagnent décemment et honorablement leur - sa juste valeur le trésor quo de malheureux épisodes de la vie sont venus si tôt nous ravir.Voilà, cher Monsieur, que mon ardeur à détendre une cause, que vous aviez déjà jugé à propos de soutenir, m’a entraînée plus loin que Je ne m’y attendais, puisque j’en suis à livrer à la publicité mes sentiments les plus intimes — ce qui va absolument à l’encontre do mes principes.St j'ai pris sur mol do dresser un plaidoyer, contre les attaques illégitimes dont les Jeunes filles employées dans les bureaux, usines, ateliers ou ailleurs avaient été l’objet, c’est que je le croyais tout simplement de mon devoir.Je n'ai pas la prétention d’avoir fait de cette apologie un chef-d'oeuvre littéraire, mais j’avais quelque chose à dire.et j’ai l'Impression de m’être acquittée do ma tâche, on termes précis et clairs.C’était le seul objectif que je m’étais proposé.SI j’y al réussi, comme je le crois d’ailleurs, je m’en réjouis.Dè toute façon, je puis vous assurer que j’ai la satisfaction d’en avoir le coeur net.Vous y verrez en le président d'honneur, môme temps les noms des divers professeurs et les matières enseignées dont le programme comprend non seulement les matières indiquées dans votre article, mais beaucoup d’autres qui sont de la compétence de cee divers professeurs.Je dois ajouter que nous avons inscrit cette année GO élèves à ces cours dont 45 à titre d’élèves réguliers qui doivent se qualifier par un examen écrit et oral de fin d’année et l’octroi d’un diplôme s'ils réussissent dans cet examen; les 15 autres assistent aux cours à titre d’auditeurs libres.d i ! =- t .LA TRIBUNE DU LECTEUR ( .i ; i « i LETTRE OUVERTE A MONSIEUR JEAN J.DECARIE i i i Je crois de mon devoir de venir vous remercier du fond du coeur, pour l'assurance et le discernement avec lesquels vous avez su défendre si habilement la cause des jeunes filles employées dans les bureaux comme sténographes, dans votre lettre ouverte à Mme Viviane Décary, publiée dans un des récents numéros de l'Ordre.•Les félicitations que je vous adresse sont d'autant plus sincères que peu de gens dé votre sexe osent se prononcer ouvertement sur cette question du travail de la femme, à l’extérieur du foyer, et préfèrent se réserver l’alternative d’énoncer leur opinion personnelle au moment où ils sont assurés de rencontrer le moins d’opposition possible.Le fameux article de Mme Décary était propre à éveiller chez tous les lecteurs, de toutes les classes de la société, des sentiments tantôt de vive approbation, tantôt d’indignation mal contenue.Il se dégage, au début, un sens pratique judicieux, quoique, pour ma part, je qualifie d'« outré » l’ardeur qui caractérise l’auteur en matière de critique.Il s'agissait tout simplement de mettre en relief la médiocrité de notre littérature canadienne, de piquer au vif l’Intérêt et l’ambition de nos écrivains, pour que ceux-ci manifestent désormais plus d’enthousiasme et d’énergie à produire de nouveaux ouvrages, afin de donner un nouvel essor et plus d'envergure à notre talent littéraire.Mme Décary prétend que nos écrivains n’ont pratiquement plus rien à dire.Ce n’est pas en les molestant comme elle l’a fait qu’elle stimulera l’élaboration de chefs-d’oeuvre.Pour accomplir cette métamorphose, il faudrait plus de tolérance et de flegme.Ce n’est pas en envenimant une plaie qu'on parviendra à la guérir.On pardonne cependant à Mme Décary son peu d’indulgence, en face de notre pauvreté littéraire, quand ou comprend l’admirable fierté régionale dont elle est animée.Nous partageons, cher Monsieur, la même opinion à ce sujet, n’est-ce pas ?Pour en venir à la question qui m'intéresse le plus et que je vais essayer ici de résoudre, je veux parler, vous le savez déjà, des jeunes filles employées dans les bureaux, je dois vous dire, mon ami, que le qualificatif dont vous avez fait usage, pour prendre notre part, était par trop délicat.« Maltraitées » était sûrement trop faible pour exprimer l'injustice fla- grante dont nous avons été les victimes.Votre galanterie de gentilhomme, en présence d’une dame, l’a emporté sur votre désir de récrimination.Je ne vous en veux pas.Loin de là.L’Initiative que vous avez prise de réfuter les accusations qu’on nous avait adressées a contribué pour beaucoup au redressement de la fausse opinion que peuvent avoir do nous certaines personnes inexpérimentées.Vous avez fait plus que votre part.C'est maintenant à mon tour de faire la mienne.1,1 I : Tout ce qu’il nous reste à obtenir, c'est une protection plus efficace pour nos guides diplômés, et leur emploi par la clientèle du tourisme.Veuillez agréer, cher Monsieur Asselln, l’assurance de mes sentiments dévoués.! I ¦ I Victor MOBIN N.D.L.B.— Nous n’ignorions pas l’existence de l’Ecole de tourisme de l’Université de Montréal: en fait, nous en avons parlé naguère dans le Canada.Ce qui nous a fait douter de sa valeur, s’a été de lire, par exemple, dans deg guides officiels, que la basi-•llque de Salnt-Jacques-le-Majeur est une réplique de Salnt-Plerre-de-Rome et Notre-Dame une réplique de Notre-Dame-de-Parls, ou quelque chose comme cela.SI le titulaire du cours d'architecture de l’Ecole de tourisme n'a pas l’autorité nécessaire pour faire supprimer des 'indications aussi baroques, l’Ecole elle-même, pensions-nous, existe peut-être sur le papier, mais pas autrement.Ole A.,1 Mais ce pacte lui-même a été déterminé par l’inquiétude que deux autres pactes ont causée à la Petite-Entente, celui des Qualq d’abord qui rejetait dans l’ombre les puis, sauces secondaires, ensuite celui qui unit Pli sudski à Hitler et qui ne permet plus à 1» Petite-Entente de compter absolument sur l; Pologne.Oui, mais pourquoi la Pologne a-t-eli, jugé bon de se rapprocher de l’Allemagne! Avant de lui jeter la pierre, il serait honnêti de se rappeler sa protestation contre le pat te des Quatre.La France a été avertie.Ei outre, on a observé à Varsovie que la Franci signait beaucoup de papiers avec les Soviet ot que l’alliance russe retrouvait des ama, teurs à Paris.Dès lors, la Pologne a jug nécessaire de se procurer une contre-aseuraa ce à Berlin.Voilà donc, si nous comptons bien, quatn pactes qui sont sortis les uns des autres, qui se répondent les uns aux autres et qui i, dressent les uns contre les autres.La manli de pactiser n’est pas Inoffensive et 11 faudrait mieux savoir,ce que l’on fait pour éviter es chocs en retour.On a, en somme, tous la Inconvénients des alliances sans en avoir li avantages.;— J.B.(L’Action française) Les arguments avancés par Mme Décary, au début de son article, de convaincants qu’ils étaient en matière littéraire, prennent une tournure bizarre quand ils proposent un antidote à l’émancipation de la jeune fille moderne.Ils se succèdent, s’accumulent, s’entrechoquent et vont jusqu’à s’enchevêtrer.On Mario ROLLAND subsistance, nu prix des plus grandes privations, devrait avoir droit à l'encouragement et s’aventure, sans savoir exactement où l’on va, & la protection du public.On ferait acte de sur un terrain Inexploré dont les aspérités L’ECOLE DE TOURISME Le 20 mars 1934.simple humanité en s’apitoyant sur le sort de ces courageuses enfants qui, dès l’âge de dix-sopt ans.Immolent au travail journalier et parfois déprimant, la fraîcheur de leur jeunesse, laquelle, logiquement parlant, devrait s’écouler douce et paisible au foyer.Il serait Insensé de prétendre que ces plus belles années de notre vie sont à tout jamais sacrifiées sans que nous en ressentions un douloureux étau nous broyer le coeur.Nous ne disons pas un éternel adieu à cette jeunesse eu fleur pour aller la séquestrer entre les quatre murs d’uu bureau ou d’une usine, sans que nous en éprouvions un sentiment de révolte contre l’inique destinée qui devient notre partage, un affaissement moral et physique lamentable, en face de ce déclin subit et prématuré de notre bonheur familial.J’en connais quelque chose.La fortune qui m’avait souri jusqu’à'l’âge de dix-huit ans s’est écroulée en un clin d’oeil.Le travail s’est présenté à moi comme seule et unique perspective.Il y aura bientôt cinq ans que je travaille dans une étude d'avocats.Qu’elles sont nombreuses les jeunes filles qui, après avoir goûté l'inestimable bonheur et la parfaite sécurité que seule l’ambiance familiale peur leur procurer, ont été forcées, par suite de revers de fortune, si fréquents à cette époque de crise économique, de s’éloigner du foyer pour n’y pratiquement plus revenir.C’est alors, particulièrement, que nous comprenons les douceurs et les joies perdues du « Home Sweet Home », que nous apprécions à Monsieur 011 var Asselin, Rédacteur de l'Ordre.Cher Monsieur Asselin, J’ai remarqué dans votre journal d’aujourd’hui un article sur les guides de tourisme qui nous fait voir les avantages que nous retirerions d’une école profeselonnedle calquée sur celle qui existe en France.Vos observations sont très justes, mais je dois porter à votre connaissance le fait que vos suggestions sont mises à exécution à Québec et à Montréal depuis une djzaine d'années.Lorsque j’étais à la fois président de la Société St-Jean-Baptlste et de la Société Historique de Montréal, j’ai fondé une école de tourisme sous le patronage de ces deux institutions.Des cours ont été donnés chaque année depuis lors à tous ceux qui ont voulu s’inscrire; nous avons par la suite obtenu l'affiliation de cette école à l’Université de Montréal, et nous avons obtenu des autorités municipales un règlement de police à l’effet qu'aucune personne ne puisse faire profession de guide sans avoir obtenu de diplôme universitaire à cet effet.¦Malheureusement ces prescriptions ne sont pas toujours observées, et il arrive trop souvent que des guides improvisés débitent toutes sortes dé sornettes, la plupart du temps au détriment do la race canadienne-françalse, à ceux que îles compagnies de transport les chargent de piloter à travers notre ville.Il faudrait prendre des procédures judiciaires pour faire observer la loi, et la plupart du temps, ces imposteurs pratiquent leur Industrie sans être inquiétés.Pour vous renseigner plus à fond sur cette question, je voue envole, sous ce ,pll, un feuillet extrait de l’annuaire de notre université; vous y verrez que l’Ecole de Tourisme est sous le patronage du Ministère de la Voirie et que ce ministre en est 1 les plus difficiles.Demander prix.LA 3121.pourraient devenir obstacles Infranchissables.On se heurte à une pierre d’aclioppemont que l’on roule avec violence, sans considération des meurtrissures qu’on pourrait s’infliger, pourvu que les coups qu’on portera aillent frapper, pour le moins cruellement, sans exception, toutes les jeunes filles employées dans les bureaux ou usines.I Jerry Automobile Limitée, 4460, rue S.-Denls, ont dan» leur» divers dépôt» l'auto neuve ou usagée Qui vous conviendra.Avant d'acheter, téléphonez-leur: PL 8321.Vous obtiendrez dan» l'échange les meilleures conditions.Peu importent les pénibles circonstances de la vie auxquelles l’Inclémence du destin les a réduites.Peu importent la fermeté et le dévouement quasi exemplaire qu’un grand nombre d’entre elles déploient, pour ne recevoir trop souvent, comme rétribution de leur, travail, qu’une « dérisoire » rémunération.Peu importent encore les contrariétés, les ennuis, les indélicatesses, dois-je dire les souffrances que certaines sténographes ont à endurer de la part de patrons sans conscience qui, sous prétexte de les payer de leurs services, ne les considèrent plus que comme méprisables subalternes.Je me fais l’Interprète de toutes mes compagnes, les sténographes qui, pour une raison ou pour une autre, sont dans l’obligation d’apporter à leur famille l’appui dont elle a besoin, ou, pis encore, le strict secours qu’elle requiert pour échapper au dénûment.On a pour le moins manqué de tact en abor- (r) La cascade des pactes Il n’est plus question, pour l’instant du moins, d’une restauration des Habsbourg.M.Mussolini a nettement déclaré que ce n’étalt pas à lui de les remettre sur le trône.Ainsi, 11 s’est débarrassé d’une complication inutile.A-t-il, pour autant, renoncé aux résultats des voyages de son collaborateur M.Suvlch à Vienne et à Buda-Pest ?Il ne semble pas, puisque le général Gœmbœs et le chancelier Dolfuss doivent toujours, le 11 mars, se rendre à Rome.On peut donc considérer que la comblnai- ! Docteur Teecrède Aesell», chlrurglen-den Ciste, 5664, avenue du Parc, près rue Laurier, I son bureau de 9 h.à 6 h.sur rendez-vota.TéL DO 3087.(r) Le journal à 2 sous vous renseigneri sur les événements, fOrdre vous apprcn dra à les apprécier.Un seul numéro de f ORDRE «oui fournira autant de lecture que la < digests » américains à 10 et à 15 soin Et Z’Ordrb est français.if Machines à écrire Remington.Portatives.Remington Rand Limited.Très modernes.HA 7107.L’Imprimerie do la Petrie exécute les travaux (r) du Ministère des Postes à Ottawa.11 était d’autant plus facile de le faire, que les employés de notre bureau de poste peuvent montrer pattes blanches en cette affaire.L’un d’eux, en effet, s'adressa au Ministère pour avoir des cartes en français, et il spécifiait qu’il les voulait en français.Il reçut des cartes exclusivement anglaises avec la mote que les avis en français manquaient dans le moment.Ne prenons pas cela comme un coup de lait.D’abord il fallait environ une heure pour faire imprimer quelques avis en français.Puis ne faut-il pas s’étonner que, chaque fois qu’il manque de la papeterie à l'un des ministères fédéraux, c’est précisément la française.Et, chaque fols qu'un rapport émanant de l’un ou de l’autre ministère est en retard, c’est toujours le fonçais.Joliettains, adressez-vous au Caire! L’illégale loterie légalisée Le vice, le péché, comme le scandale, doivent exister et existeront en dépit de toutes les lois, de toutes les prohibitions, de toutes les dictatures.Cela peut être regrettable, mais c’est comme ça.Que ceux qui veulent une loterie soient: ils l'auront, leur loterie, malgré M Bennett, comme les Américains ont les leurs malgré M.Roosevelt.Ils l’auront, et en parfait accord avec la loi prohibitive.Voici comment, d’après l’indépendant, de Fall River (cité par la Tribune, de Sherbrooke), procèdent nos voisins, et comment nous pourrions' nous-mêmes procéder : nêteté reconnue, n’offre-t-elle pas de bien meilleures garanties ?Pourquoi n'aurions-nous pas notre petite « corporation » avec président et sergent d'armes élus pour trois ou six mois ?Montréal en tutelle , Analysant le projet de directoire que notre directeur préconise pour l'administration de Montréal, le Nouvelliste est d'opinion que cette tutelle serait bienfaisante et montre que le régime de demi-tutelle auquel la ville de Trois-Rivières est soumise a été fructueux pour cette municipalité.A cela on oppose que ce serait méconnaître les droits de la démocratie, — une bonne blague dont se couvrent tous les pilleurs du coffre municipal, — et pratiquement mettre en tutelle la ville de Montréal.Imposer une tutelle déguisée à la Métropole ne serait pas, après tout, si mauvaise chose.Ce serait même une excellente initiative en temps de crise alors que tous les «crevés» de la vie municipale veulent s:ac-crocher au trésor municipal pour ne pas cou- Trois-Rivières goûte d'une tutelle déguisée.Depuis un an que nous vivons sous ce régime, nous n'avons qu'à nous en féliciter.On serait surpris si nous donnions le bilan du gaspillage des deniers municipaux évité l’an dernier grâce à cette tutelle déguisée.Citons le cas du service municipal de la traverse.La majorité du conseil avait décidé de l’affermer à des conditions désastreuses.Le loyer que la ville aurait obtenu ne couvrait que les deux tiers de l’amortissement et de l'intérêt.Grâce au régime de la tutelle déguisée, le contrôleur des finances bloqua l'opération.Et 1933, année mauvaise, vit ce service de la traverse boucler avec un surplus net de près de vingt mille piastres après avoir pourvu à l’amortissement, au paiement des Intérêts et avoir porté cinq mille piastres au fonds de dépréciation.Si les « droits sacrés » de la démocratie avaient prévalu, le service de la traverse aurait été foutu.se sera vu abominer d’injures par un paquet d’ivrognes butés ou d'ignorants obtus dont lo suffrage lui était nécessaire.Vous qui êtes un observateur attentif des questions qui intéressent votre pays, songez que votre suffrage, au jour des élections, eera annulé par le vote d’un autre électeur qui peut être un brave homme, mais qui votera contre vous simplement parce que sa famille est rouge ou bleue, sans avoir pris la peine de savoir les conséquences de son acte.D’ailleurs qui pourrait se charger de le lui expliquer, de le lut faire comprendre ?.Les conquêtes de la « démocratie » 4— do la DEMAGOGIE, plutôt, ce qui ne paraît pas tout à fait la même chose — se sont faites avec des cris de guerre aussi intelligents que celui-ci : • « One man, one vote ».Le vote d’un homme vaut le vote d'un autre.C’est ce qui fait que le vote du cardinal archevêque de Québec vaut tout juste le vote du manoeuvre communiste de Toronto à qui on a fait croire que les Soviets vont, assurer le bonheur du monde.Et voilà qui juge le suffrage universel ! Dans une autre colonne, le même journal nous reproche l'emploi du mot « bouvier » pour désigner M.Bennett.Mais le régime de la démocratie, ou de la démagogie, puisque ce journal trouve avec raison que c'est la même chose, ne conduit-il pas logiquement, normalement et fatalement au règne des bouviers et n’est-ce pas le moment d’appeler les choses par leur nom > L’emprunt de la Province Le gouvernement de la province de Québec vient d’emprunter $7,700,000.Des firmes canadiennes se sont unies pour couvrir cet emprunt en bloc et ne demander qu’un intérêt de quatre pour cent, tant est complète leur assurance de trouver preneur dans le public aux tranches de cette émission.Tel est le crédit de la province de Québec après quatre années de crise.Les journaux s’accordent à en féliciter 'le gouvernement.La Presse de mercredi : La Pairie du même jour : Le gouvernement de la province n’avalt pas emprunté à un taux aussi bas depuis an moins vingt ans.Et quoi que cela soit partiellement dû au marasme du placement dans les autree domaines, on n’y trouve pai moine une indication que notre province i magnifiquement maintenu son crédit pendant les années d'épreuve que le pays vient de traverser.Nulle autre province du Dominion n’est selon toute apparence en s bonne posture.Plusieurs, et l’on sait qm la Colombie Britannique, par exemple, es! dans ce cas, sont au contraire réduites à.uni condition de quasi détresse.Notre province n’a pas été moins atteinte quo les autres dans ses revenus, qui ont souffert une contraction très prononcée depuis 1929.SI la rapide diminution de e
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