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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
lundi 9 avril 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-04-09, Collections de BAnQ.

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, 1 ! / _ *rrv' - » RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS ¦A 1 an 6 mois 3 mol» $9.00 $4.75 $2.56 180 est, rue Sainte Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), 1 Royaume-Uni, France et > $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .J Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 .$8.00 $4.25 $2.25 .PIERRE ASSELIN Administrateur .Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU Autres pays W' On est prié d’envoyer toute correspondance à la 4018 de l'Hôtel des Postes en mentionnant ,.!¦ eUr l’enveloppe le eervioe (Rédaction ou Administration) auquel on veut «’adresser.H Quotidien de culture française et de renaissance nationale • v -k Directeur-fondateur; s OLIVAR ASSELIN case L’abonnement est payable d’avance par mandat» poste ou chèque affranchi, accepté et payable mtl pair i Montréal, ¦>.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.y f Le numéro: 5 s- Montréal, lundi 9 avril 1934 Premier^ année—No 25 % sous — ui Belles operations Un pas de clerc de l’Italie CECI, CELA ET AUTRE CHOSE La conférence du blé 4 • a •j-, - Au cours de négociation# viennent d'avoir l|eu entre là Suède et fee Soviets, les Russes ont déclaré avoir l’in^tion de remplacer le système actuel dés crédits commerciaux par un système, de crédits financiers à longue échéance.Des pourparlers ont été entâmes avec plusieurs pays eri vue d’obtenir des crédits, pour financer les importa: lions Vers l’U.R- S.SVv/v LTÎ.B.S.S.; a remis à la Trésorerie suédoise des bons pourfisn montant de Î00 millions en huit échéances, dont quatre après le 9 juillet 1940.Lé taux de l’intérêt est de$%%.Le montant de’’emprunt sera inscrit au budget suédois du prochain exercice.L’argent nécessaire sera fourni par un emprurit d’état.Ainsi,—dit le journal qui nous apprend cette nouvelle, — « les Soviets achètent à la condition que le vehdeuç leur prête, et à longue échéance, l’argent pour payer leurs achats!» - Mais c’est précisément ^e système qui a ; permis à la Russie de se remettre sur pied — à la Russie qui venait de répudier sa colos.sale dette nationale et #es dettes privées, de confisquer les tiens, matériels et les capitaux possédés chez elle par l’étranger, et qui, à cet instant même, jurait de ruiner les économies capitalistes des autres pays.Voilà, assurément un pays à qui l'on peut témoigner' de là confiance! Que fait, en somme, le gouvernement suédois ?Pour permettre à un certain nombre de ses sujets de vendre à la Russie, ' il emprunte à- d’autres de ses ressortissants le prix des achats russes, que les Soviets ni lui-même ne rembourseront peut-être jamais.Cela rappelle le brillant marché conclu par le Canada avec je Roumanie après la güerrç.3; ,.La Roumanie avait besoin de machines à vendre.Mais la Roumanie n’avait pas d’argent.Le gouvernement canadien de l’époque, dominé par un patriotisme tout « unioniste », lui prêta 25 millions de dollars, qu’il emprunta lui-même au bon peuple de notre pays et qu’il versa tout de suite— sans couict circuit, eapérons-le, — dans la caisse des industriels intéressés.Les négociations entre les deux gouvernements furent conduites-par un homme éminemment désintéressât -M.Frank Harris, de la maison Maseeydroris.Les avantages de l'opération pour le Canada nous furépt surabondamment expliqués, à Léon Trépanier et à moi, par M.Bratiano, alors président du Conseil des ministres de Roumanie, qui, par une singulière coïncidence,Savait la parole onctueuse et le regard froti-Re notre ancien ministre William Pugsleÿ^ roi des < fixers » politiques de son tenijps.Nous étions là comme journalistes « officiels », lui à titre professionnel, moi à titre bénévole, mais pour raison quelconque le bureau britannique de la près# ne jugea pas à propos d’expédier la depêclie où nous rendions compte de notre,entretien.La fin de l'hititoire, c’est que la Roumanie doit encore, aVec intérêt, plus de 24 millions au gouvernement canadien, qui les doit à ses « coçhone de payants ».Naturellement, la Roumàpiç et la firme Massey-Harris ont profité du marché.La traduction à Ottawa.Nous ne savons si la nouvelle organisation, de la traduction est maintenant en vigueur dans les services fédéraux: il se peut que l'ancien régime fonctionne encore.Dans ce cas, la preuve serait faite que ta réforme votée, par les Chambres par raison budgétaire se justifie' aussi par les besoins de la presse d'information.due ce soit un pays qui retourne à la barbarie |jui en donne l’exemple?)[ Tout le monde ne sera pas d’accord pour ¦Applaudir à cette réaction contre la stupidité jjkrite; ainsi, certains journaux de notre jjrille qui n’ont pas caché leur indignation de la fcesurc, plutôt arbitraire de Berlin.Mais les gens ^ui lisent l'Ordre, gens d’esprit, m’approuveront, ,)’én suis bien sûr.Après tout, si on supprime le nu artistique •{surtout celui des revues françaises), pourquoi ne pas supprimer aussi la stupidité qui, elle, ne l’est pas?— A.R.B.Typographie française.¦' E.L.écrit à l’Action catholique: Quand on aime sa langue, quand on la trouve /digne de grands combats comme ceux dont notre irace s’enorgueillit, on doit avoir le courage de {(’écrire intégralement, on ne peut la mutiler idelibérement.Puisque les accents font partie de jla langue, cessons donc de les sacrifier, même ¦quand nous écrivons avec majuscules.S’il est difficile de se procurer des caractères français dans un pays où l’industrie est entre \les mains des Anglo-Saxons, c’est une raison de |plus, pour nous, de travailler à notre émancipation économique.L’émancipation de l’esprit et .celle de l’estomac sont tellement des choses inséparables.bien qu’on ne s’en rende pas compte fbeaucoup.L’Italie vient de tenter, sous des prétexte» économiques, la création d’un blqp politique 1 dirigé aussi bien contre l'Allemagne que contre la France et la Petite Entente.Pour hardie 1 quelle soit, cette tentative ne peut résoudre d’une façon durable les problèmes d’une Europe centrale, devenue le champ de bataille des intérêts allemands et italiens.Si l’on envisage le traité de Rome au 1 point de vue économique, on y constate deux points faibles: 1 ° l'alliance italo-austro-hon-groise risque de soulever de nouveaux flits, les accords en vigueur interdisant à l’Au- 1 triche d'aliéner son indépendance économique en concluant une entente exclusive avec un Etat déterminé; 2° une association' des trois puissances ne résoudra aucunement les difficultés de l’Autriche et de la Hongrie, en raison des divergences d’intérêt entre ces deux pays, dont les économies ne sont pas réellement < complémentaires.Si l’on passe au domaine politique, oe comprend facilement les réactions enregistrée» par la presse étrangère.Une amélioration des relations entre Etats successeurs était très sou- i haitable, surtout en face d’une menace hitlérienne grandissante.Autre chose est de tenter un protectorat à peine déguisé, destiné à faire pendant à la Petite Entente, élément d’équilibre loin d’être négligeable, mais qui n'a cependant jamais eu la faveur des dirigeants de Rome.La marche allemande vers le sud a fourni un prétexte à l’expansion italienne dans une fausse direction, surtout après les déclarations communes des chancelleries de Paris, de Londres et de Rome, sur la nécessité de maintenir l’indépendance de l’Autriche.Un moment, on a pu croire à un rapprochement de l’Italie vers la France et la Petite Entente.Ce rapprochement aurait été très utile, sans doute, mais depuis la dernière ma- I C’est le propre des gouvernements anglo-saxons de vouloir tout réglementer.Le parlement Passe une l-ol; on croit le problème résolu.Le temps et la concurrence font leur oeuvre; le peuple s’imagine ensuite que la loi est la cause du progrès.Ce n'est pas que nous méprisions tout essai de réglementation, et que nous prisions la politique du «'lalssez-faire »; seulement, il est •des problèmes que des ententes ne peuvent foudre, mais seules la coopération réelle et la bonne entente.Le problème du blé est •de ceux-là.L’an passé, les pays grands producteurs de bld signalent des accords à Londres.On préconisait la réduction des emblavures, la fixation d’un prix minimum, .etc.De la sorte, croyait-on, le prise du blé se maintiendrait à un dollar le boisseau.La réalité est aujourd’hui tout autre: le blé cote 67 sous le 'boisseau à Winnipeg, et 89 sous à Chicago.La conférence du blé, qui siège actuellement à Rome, reconnaît la faillite des accords de Londres.Bille n'en préconise pas moins de nouvelles mesures, sensiblement les mêmes que l’an passé: réduction des emiblavures, prix •minimum, abolition de l'aide gouvernementale aux producteurs de blé (qu’en pense M.Bennett?), création de nouveaux débouchés, etc.Cette dernière proposition nous parait la seule praticable; or l’Institut de Rome suffirait à cette tâche.On a vainement tenté, il y a quelques années, de restreindre la production du caoutchouc et {le l’étaln; le même Insuccès, pour les mêmes raisons, attend tout accord sur le blé.La seule restriction des emblavnres entraîne des difficultés intérieures incalculables, pour les pays qui s’y engagent.Au Canada, pareille mesure aura des répercussions sur le» chemins de fer, peut-être même sur les problèmes de l'immigration.Les plaines de l’Ouest jouissent d’un climat singulièrement propice à la culture de certains blés; les terres sont divisées en planches ou sections et nos fermiers sont outillés pour 'l^liirtiaiiothmrdhwsfnéeA - - - V ’ —- D’un autre côté, il est pratiquement impossible d’équilibrer le marché mondial du blé.Le commercé de cette céréale s'élève à des millions de dollars.Les récoltes ne sont pas sûres; l’Argentine et la Russie nous en fournissent la preuve cette année.Les pays signataires se conforment plus ou moins à ces accords tapageurs, La conférence de Rome, comme celle de Londres, aura pour premier effet de provoquer la hausse momentanée des prix, dont profiteront les spéculateurs.Comme effet durable, tout au plus découvrira-t-elle quelques nouveaux débouchés.Pour cela, il n'était pas nécessaire de convoquer une dizaine de pays.Le dernier discours de M.Bourassa nous avait paru contenir des choses excellentes et un certain nombre d’autres qui appelaient tout au plus quelques réserves.De toute façon il tranchait sur la banalité ordinaire de la discussion parlementaire.Nous priâmes d'urgence un des.hauts fonctionnaires de la Chambre des Communes (qui, nous le savons, ne demande qu’à nous être agréable) de vouloir bien nous en adresser 'la version française.M.Bourassa ayant parlé en anglais, il nous fallait attendre la traduction; elle nous est arrivée plus de huit jours après, alors qu’elle ne présentait plus aucun caractère d’actualité.Avec de pareils moyens d’information «ur la pensée et l’action de ses députés, rjen de surprenant que le Canada français s’abrutisse dans l’esprit de parti.; 1 corn- une Quant à la réforme proposée, qu'elle ait ou non, en soi, sa raison d’être, il est à craindre que, comme toute législation intéressant particulièrement le Canada français et qui ne vise pas uniquement à diminuer son influence dans la Confédération, elle soit appliquée dans l'esprit le plus mesquin et le plus francophobe.Oliver ASSELIN P.S.— Cet article nous est inspire par un projet de loi anicricain aux termes duquel le marché financier des Etats-Unis serait fermé aux Etats étrangers ayant déjà des dettes en souffrance dans ce pays.Les Soviets avaient, paraît-il, beaucoup de marchandises à acheter aux Etats-Unis: il suffisait que ceux-ci leur prêtassent l’argent nécessaire.On cable maintenant de Moscou que faute d’un pçêt les relations commerciales entre les deux pays resteront presque inexistantes.La Russie doit aujourd’hui quelque $187,000,000 aux Etats-Ùnis, pour une avance faite au gouvernement de Ké- les Soviets répudient cette dette, sous prétexte qu’elle n’a pas été contractée par eux.Ils ont aussi une réclamation contre Washington pour l’occupation de Mourmask (sur l’océan Glacial) après la Révolution.Il n'est pas plus difficile d'outiller l'atelier d'un journal de magasins, français, y compris ;les accents, les guillemets, etc., que de l’ou-•:tiller à l’américaine.Il n’est que de le de-! mander à son fournisseur.E.L.apprendra 'peut-être avec étonnement que la plupart des machines en usage en France viennent des M.Houde, sorti de l’hôtel-de-ville avec Etats-Uhis.D’autre part, ce qui donne à nos 50,000 dollars qu’il n’avait pas en y entrant, journaux leur caractère anglais, c’est là typo-se vante aujourd’hui d’être à découvert de graphie qu on y pratique.La lettre que nous 1,500 dollars à la banque.S’il est élu de adressait dernièrement le directeur de l’ate-nouveau à la mairie, il aura récupéré dans l*er ^ imprimerie de 1 Ecole Technique, M.deux ans ce qu’il a perdu à contester les der- Fernand Caillet, pour féliciter l Ordre de sa nières élections provinciales.M.Plante, d’au- tenue typographique, renfermait des conseils tre part, fait sa campagne à même la caisse • excellents sur la composition d un journal, électorale de son parti; il nV pas de fortune Pour nous, nous sommes tout disposés k les -pêfsonireHei-'satff ilê- reverm•'dé-sa^profêi^n»f 01.A.Choisissez celui qui vous détroussera.i .)¦ \ noeuvm .italienne, 3.semble plus, difficile à réaliser que jamais.Le traité italo-ausbro-'hongrois soulève un problème européen, comme l’a fait si bien' re-M.Benès, ministre des affaires étran- •e*ne-'*'•V'&C?» C’est selon toute apparence un homme honnête.Un fait est certain: Vest que ni lui ni M.Houde ne pourra remettre en état les finances municipales.Dans ces conditions, votre droit de vote, mon cher concitoyen, ce sera votre privilège de choisir, entre deux larrons, celui qui retournera vos poches.Vous avez écouté ce petit farceur de Gaspard Fauteux qui s’écriait : «Avant d’imposer à Montréal une commission administrative, on marchera sur nos cadavres.» Nos cadavres, mon cher concitoyen, c’est le vôtre.Vous avez écouté le pied de M.Dupire qui philosophait au Devoir sur l’autonomie de la Ville.Eh bien, vous l’avez, le droit d’élire vos administrateurs: servez-vous-en ! Houde, Plante, Lavery-Arcand-Ménard-Lalanne, les quatre Marx Brothers de cette farce, sans omettre Pierre Desrosiers, le conquérant de M.Patenaude : élisez l’un ou l’autre.Peu importe que cè soit un sot ou un fripon, pourvu que vous remplissiez votre devoir « sacré » de citoyen.— L.P.lia Bibliothèque économique de l'Ecole See Heutee Etude» commerciales compte plus de 28,080 ouvrages de référence sur le commerce, ’.'Industrie, la finance, ’.’économie politique, etc.; elle reçoit tous les mois environ 800 périodiques traitant des mêmes sujets.Riche documentation mise gratuitement à la portée du publie.Ouverte tous les Jours de 9 h.à 10 h.du,soir; le samedi, de 9 h, à B h.(r-b) j marquer gères de Tchécoslovaquie.La prédominance de Rome est aussi importante aux yeux de la Petite Entente, que pourrait l'être celle d’une Autriche habsbourgeoise dans le cadre d’une confédération danubienne, créée sur le modèle Ol.A.Les prix d’Action intellectuelle doute .la peine qu'on s'y arrête.Au cas où on l’adopterait, il" serait bon que les comités du prix David et du prix de l’A.C.J.C.s’entendissent pour Inviter chaque année des candidats de catégories différentes, pour ne pas mettre au concours, la même année, des questions d’histoire ou de littérature, mais des sujets différents qui pourraient ensuite alterner.Le prix unique permettrait en outre à l’Association de la jeunesse de réunir un jury unique, composé de gens plus autorisés que ceux dont on voit les noms dans certains de ses jurys.mussdinien.Ces deux prédominances sont aussi inacceptables l’une que l’autre.Ainsi donc se justifie ce mouvement hostile des petites nations envers les grandes.La création d’un bloc fasciste sous l’égide de Rome a eu sa contre-partie dans le resserrement des liens de la Petite Entente Si la menace de ce bloc se fait trop dangereuse.on peut craindre de voir Prague.Belgrade et Bucarest se détourner d’une France conciliante pour aller, en désespoir de cause, soit vers l'Allemagne, soit vers la A travers la lunette américaine.Elle est plus merveilleuse encore que le télescope gigantesque que Ton vient de construire au pays des merveilles.Elle grossit démesurément tous les objets ou tous les faits qui tombent dans son champ visuel.Les lecteurs intelligents ont pu s’en apercevoir par les comptes-rendus des journées de février à Paris.De tous les comptes-rendus du monde, ils ont été les plus ridicules par leur énormité çt leur inexactitude.Et ce sont ces braves gens qui multiplient tout par quatre ou par cinq, histoire de faire plus riche, qui maintenant prédisent des troubles sérieux dans toute la France, à Paris particulièrement, après les fêtes de Pâques.Leurs « prognostications » sont pantagruéliques à leur manière.Dans le passe, leurs prévisions sont toujours tombées à plat, mais cela ne les empêche pas de recommencer de plue belle.En attendant, ils nous servent des rapports fantaisistes, que de brayes feuilles indigènes intitulent gravement—il faut bien équilibrer les titres, chefs-d’oeuvre du journalisme: « Les Américains craignent de sérieux désordres à Paris après Pâques.» Tout ça, pour résumer l'opinion d’un industriel américain qui s'entend beaucoup mieux à fabriquer des munitions qu’à s’en servir.Ah! quel journalisme, messeigneurs! Surtout muni de lunettes américaines.— A.R.B.L’Association catholique de la jeuneese eanadlenne-françatae a, comme elle dit, couronné les lauréats de ses prix annuels dits d’action Intellectuelle.Nous avons publié, samedi, la liste de# huit «moins de trente-cinq ans» qui ee sont partagé ‘les quatre cents dollars recueillis par l'association.Cela fait huit prix dé linquante dollars au lieu des dix prix habituels de cent dollars.On aura remarqué que les jurys n’ont récompensé aucune œuvre de littérature ou de poésie, et'l’on se sera demandé si les juges, qui jusqu’ici semblaient se croire obligés de décerner toqs les prix, se sont vraiment avisés de la médiocrité des œuvres présentées ou s’ils ont voulu laisser chaque bourse un, peu plus ronde en ee montrant un peu plus sévères, \ Dollard DAXSBREAU Outre la satisfaction que vous obtenez à fumer les cigarettes Roxy, «douces comme de la sole», chaque paquet contient des cartes «Mains de Bridge», échangeables pour de jolies primes de première qualité.Les cigarettes Roxy sont manufacturées par L.O.G rot lie Limitée, maison canadienne et indépendante.Georges LANGLOIS La lutte contre la bêtise.« Beuveur » que vanta Rabelais.Mon maître à la trogne vermeille.Noua viderions, al tu voulais, La plus divine dee bouteilles: Ce n'est pas le jus de la treille.Ht pas tpême un cru bordelais; Male cette boleaon sans pareille Pour te garder contre l’hiver, La vie et eon cortège amer Que dane un verre elle ensoleille.C'est le genièvre de Kayperl Russie, (r-b) La manoeuvre pour arrêter la marche allemande vers le Danube et 1 Adriatique risque de donner des résultats négatifs.Elle pourrait même faciliter les plans de T Allemagne, étant donnée l'attraction qu'exercera toujours la Germanie sur l’Autriche, et, à un degré moindre.Elle est engagée sur toute la ligne, mais cela ne se passe malheureusement pas au Canada.Le gouvernement allemand peut avoir lancé dans le public quelques théories pseudo-scientifiques, question d’entraîner la population derrière lui, mais il lui sera beaucoup pardonné s'il persévère dans la voie où il semble s’être engagé.D’ordre de Berlin, la publication de cet innommable roman-feuilleton en huit cent mille parties, Tarzan, cette grotesque copie américaine du merveilleux Livre de la Jungle de Kipling, sera désormais interdite dans toute l’étendue de l’Empire.La lutte contre la bêtise, quand donc î’organisera-t-on dans les pays civilisés?Faut-il La contrebande au pays la Hongrie.sur (r-a) L’Office des débouchés commerciaux exercera la plénitude des pouvoirs conférés par la loi, sauf ceux du cabinet fédéral.La loi prévoit aussi l’organisation do commissions provinciales et de syndicats de producteurs.Les commissions, dont les membres seront pommés par leur gouvernement respectif, conservent leur juridiction absolue sur la production des matières premières consommées entièrement dans les limites de la province, lis n'exercent que la juridiction des syndicats de producteurs sur les matières exportables non seulement à l’étranger, mais dans une autre province.Ces syndicats, composés de producteurs unis au gré de leurs Intérêts, reçoivent leur autorité de l'O.D.C.; Ils jouissent des droits et privilège® que le tout-puissant Office veut bien leur concéder.Les anciennes provinces françaises prélevaient des droits sur toute denrée qui pénétrait chez elles, sans excepter les produits du pays même.C’est presque un décalque de ce régime que la loi des débouchés commerciaux va Imposer au Canada.11 était impossible do réglementer efficacement la production des matières premières dans le pays tout entier sans en arriver là.Quand elle aura pour objet d'entraver le commerce interprovincial, cetto réglementation sera une Invite jX la contrebande Intérieure, .le suppose que, cette année, la récolte des pommes soit exceptionnellement bonne dans l’Ontario : comment empêcher les gens de Hull de Montréal de s’approvisionner sur le marché ontarien ?On peut.iX peine restreindre les exportations du pays à l'étranger; il est pratiquement impossible do prohiber le commerce entre provinces.Sous l'ancien régime, en France, les entraves A ta circulation Intérieure des denrées excitèrent le mécontentement, favorisèrent, la contrebande.Bien plu», dan» les limitée géographique* prescri- André BOWMAN Nationalité.relative D’autres que mol l’ont déjà écrit : mille dollars divisés en dix bourses, cela faisait trop de prix pour la valeur de notre production intellectuelle de chaque année, et cela faisait trop peu à chaque lauréat pour constituer un encouragement réel, pratique et efficace à la production d’oeuvres de valeur.SI la somme des prix baisse encore l'an prochain et s’il y a un candidat sérieux dans chaque catégorie, chaque lauréat recevra A peine assez d’argent pour compenser les traie de dactylographie et autres traie accessoires encourus pour présenter au concours le nombre ïèquia d'exemplaires de son travail.Un seul Prix de quatre ou cinq cents dollars, donné à un seul candidat, au meilleur travail, à condition qu’il le mérite — quitte à réserver le Prix pour une autre année, s’il le faut, — co seul prix constituerait vraiment un geste d’action intellectuelle et stimulerait davantage la vie de l’esprit au Canada français.Il ^ajouterait au stimulant des prix David et créerait une émulation chez les jeunes, car ces récompenses annuelles vaudraient qu’on ee donne la peine de les mériter.Il faudrait naturellement que le titulaire de l’une de cos récompenses ne fût pas admissible à l’autre.D'autres que mol — M Aseelln en est un, al J’ai bonne mémoire — ont déjà fait des suggestions analogues et je crois qu’il faudra en venir là el l'on ne veut pas que les Prix d’action intellectuelle de l’Association de la jeunesse deviennent un simple honneur et reste un encouragement plutôt platonique au travail de la pensée.L’Idée vaut sans La “télégraphie” Les candidats eu Conseil municipal peuvent dire n’importe quoi et.il y aura toujours des gogos pour les écouter.On n'en a jamais vu un eetil qui songeât à dire: « Je ne connais rien de la chose municipale, je veux seulement m’appliquer à la connaître.Quant aux intérêts du quartier, je les défendrai dans la mesure où ils sembleraient être conciliables avec l'intérêt de la Ville, pas davantage.Quand même je recevrais tous mes électeurs chez moi tous les soirs, je ne leur serais pas plus utile que si on me fichait la paix au moins trois soirs par semaine.» Ce discours serait raisonnable mais il ne serait pas écouté.Au contraire, un imbécile, une tête sèche, qui n’a de connaissantes d’aucune sorte, ni d'éloquence, n’hésite pas à tout promettre, 11 est cependant un point où Ton dépasse la mesure, c’est quand on met l'électeur en garde contre l’organisation de « télégraphie » de son adversaire.A ce chapitre, tous les auditeurs deviennent sourds, commencent à bâiller : on en a tant vu I La nomination d’un policeman passionnera les gens : le vol d’un mandat d’échevin n’intéresse personne, est même regardé comme une bonne farce.Et cela montre bien dans quel discrédit est tombé le suffrage universel.Au fond, il en coûte dix fois plus pour empêcher la supposition de personne que pour l’organiser, et c'est « au plus fort la.poche ».Après l'élection, la police et la magistrature aidant, tout s’arrangera.Le bulletin de vote, à quoi cela pourrait-il bien servir, sinon à faire gagner quelque argent à ceux qui ont le courage de risquer la prison pour le maintien du régime électoral ?.,r —• OL A» Interviewé quant à sa situation présente, le célèbre savant Einstein a répondu, rapporte Cadet Rousselle: — Situation fort compliquée.Si mes théories se vérifient, les nazis m’annexeront; ils me proclameront grand Allemand, pur Aryen; les Anglo-Saxons, pour me faire plaisir, me révéreront comme juif.Tout ira bien.Mais si, par contre, dans l'état actuel de la science, mes théories s'affirment encore « relatives », eh bien! je n’y coupe pas.Pour les nazis, je serai un juif.Et pour les Anglo-Saxons, un Allemand .« Quel métier! » conclut le pauvre Ein- LEURS HOMMAGES W J& k'/O v; £k i Y 1 y T i y v» * sn stein.[\ m 0)\m Tout hôtel soucieux de plaire à ses clients s’abonne à Ve Ordre».t.O G A [ü'/Ti m W tes par l’O.D.O., les syndicats do producteurs bien vus du pouvoir régleront l’importation ou l’exportation do tel ou tel produit : c’est le comble.X J Les relations commerciales sont trop complexes, notre constitution donne prise à des conflits de lois trop nombreux pour quo le Canada s'embarrasse encore d'une machine telle que l’O.D.C.lia politique s'.v mêlant, ce sera une source continuelle d'abus dont lions ferons les frais, à la fois comme citoyens et comme consommateurs.ou \ sV i II jft- | ., D'ORDRE est édité par les Editions de I 1 Drdre limitée (cette bouffonue désignation 1 H cs“ Imposée par le seul gouvernement fran-B Amérique) et Imprimé par la de de 1 T^bUcation de la Patrie limitée, 180 est, rue M lodMs Mogtréal, LES CANDIDATS.— Peut-être demain seras-tu notre valet, mais aujourd’hui, nous te saluons bien bas, ô notre roi! Dollard JDAN6BREAD À ¦ Z## t - i ;, - , ‘ v H L’ORDRE—Montréal, lundi 9 avril 1934 I 2 d I - ! - Fondation bénédictine danè la région de Montréal De Paris au lac Ouinipègue en 1837 I .% No tre enqu ête »7r i ; I ! I 1 : Manuscrit inédit de Pierre-Louis Morin d’Equilly, membre de la Société de Géographie, Chevalier de V Ordre du Lys, Chef du Service du Cadastre du Canada.Revu et annoté par son petit-fils, avec une notice biographique.souffert, il fut supprimé par les derniers dé.crets de la Révolution.Au XIXe siècle, avec Dom Guérangei*; il filt rélnstltué, et aujoui^ d'hui la Congrégation de France est la pluîT nombreuse.La Congrégation belge possède aussi des abbayes fécondes.Vous saurez, en Usant sa 8pinte Règle, l’esprit de saint Benoit et de son ordre, et saint Benoît a tellement été mêlé à 1$ vie de l’Eglise et à la construction de notre chré.tien té occidentale qu’il véhicule en somme toute notre histoire.Sans m’engager dans ce monde d’histoire, je mettrai.seulement en lumière un seul trait de la vie bénédictine et de ce qu’elle apporte au bel ensemble de U vie chrétienne' d'entreprises d’apostolat, de prières, d’éducation : son style.Pas le style architectural, ni le style décoratif, male quel, qtie chose de beaucoup plus considérable ; une certaine noblesse, une certaine grandeur, ou un luxe.Je vous l’expliquerai.D’autree religieux incarnent.soit la cha-rité, soit la pauvreté, ou une autre vertu.Le, bépédlotlne ne prétendent à rien en propre, mais saint Benoît leur A si complètement tracé tout le fond de la vie monastique, qu, tous lee autres ordres ont nécessairement pris pour base de leurs institutions lé « commun » bénédictin.Maie lhy a, dans lé cadre de leur, forme de rie, l’élément -de la prière llturgl.que.Ile y sacrifient toute morte d’initiative, avec un esprit d’amour et de sacrifice Const, dêrablé.Ils n’en ont en aucune façon le monopole, mais y apportent toujours une splen.deur, une totalité du don, qu’aucune autre forme religieuse ne lui apporte.Pour eux, tout disparaît devant l’office divin célébré au choeur, gravitant tout entier autour de la messe, rendue la plus somptueuse splrl.tuellement possible.Voilé leur style.Notre temps menacé, Oui, atteint et bleesé même, par la vulgarité de l’utilitaire dan, loue lee domaines, — manières, orientation de l’éducation, choix des carrières, même es-prit des communautés religieuses (point que le brillant conférencier démontra très solide, ment) -— ne doit pas laisser aller la vie spl.rituelle de l’Eglise vers une diminution an*, logue.A quoi bon une abbaye bénédictine t Dans l’ordre pur, désintéressé, son objectif c’est la gloire de Dieu, non par telle Ou telle oeuvre, mala de la façon la plus directe, peut, être décevante pour les esprits préoccupé, d’efficience, mais finalement la plus utile.La vie bénédictine tend toute vers Dieu seul.Elle est tout coeur pour l’almèr, tout yeux pouf le contempler, toute bbuche pour le, chanter.Selon tin mot du midi, c’est la « ravie ».C’est peu de chose mais c’est tout.Avec lee bénédictine donc, toute la splendeur, toute la noblesse, toute la qualité de la vie spirituelle liturgique prend aa place au milieu de nous.C’est très Important A'plusieurs points d« vue, Eeur présence et leur exemple fait refleurir la vie chrétienne, et particulièrement, l’hommage liturgique, d’un nouvel-éclat : fidèles et clercs se rétablissent A leur contact dane un grand sentiment de noblesse, de vénération pour la liturgie, qui est vraiment notre haute culture catholique, notre grand style.Si cela disparaît, c’est un avilissement certain.Il faut ce grand trait qu’indique lt race, la contemplation d’honneur, de joie, d« prière perpétuellement vécue.L’Eglise y i toujours tenu.La vraie prière liturgique est la plu, théologique, la plus dogmatique, la plus riche d’enseignement et aussi, selon le caractère particulier de notre temps, la.plus sociale.Elle est donc une force contre l’abus de l’iu* dlvlduallsme dont nous avons tant souffert.Et cela, c’éèt dé la grandeur.A quoi cel* sert-il ?A de la grandeur et c’est essentiellement précieux.N’est-ce pas de la prodigalité?Oui, c’est du luxe, mais de l’excellent, le plus réel mais l’unique nécessaire, nécessaire comme le fut au Seigneur, avant s* mort, la prodigalité de tout ce que Marie avait de plus précieux.Magnifique, mais ce n’est pas trop.C’est Inutile apparemment, mais c’est le don très pur et désintéressé de l’amour.Des hommes, des femmes, consentent 1 tout sacrifier à cette activité de grand lu:» qui consiste à.tout donner les yeux ferme» pour Dieu.Nous trouvons tout naturel dan» la vie profane de dépenser çâ.et IA largement, ou de donner ce qu’on s de meilleur dans !•' coeur.On en tait parfois beaucoup trop.Me:» pour Dieu, tout n’est pas trop.11 faut qu» nous soyons assez clairvoyants de ce qu'il mérite pour dire : Cela devait être et Dieu s'y attend.SI ce que nous faisons nous-mûmes est Insuffisant, il faut que quelqu’un soit prodigue A Dieu pour nous, A Dieu seul.Il 1» mérite.Cela nous établit dans le luxe spirituel qui est en sol une bénédiction, une allé-greeee, une lumière.v Oui, c’est un sôlell, qui fait travailler tout le sol, misérable, aride, médiocre, et en tin des fleurs de toutes les vertus.Il est nécessaire A toutes.Prions salut Benoît que la petite plant» des oblates bénédictines devienne, avec I» grâce de Dieu, un bel arbre ; pour que le* Ames comprennent le grand effort commencé* poursuivi, et y apportent tout leur concours Et J'espère que d’ici peu, le jour qù un monastère sera chez vous, vous connaîtrez le» Joies si pures de (pour emprunter le mot d« Georges Duhamel) ces «parcs de silence a Les sllencee bénédictins datent du Vie elècla Puissiez-vous les goûter dans ces parcs béni» de Dieu.Aesurei-vous dans la l’rtveyenee, la Trai* Canada Inaurnnce Cu., la British Colonial Fli» Inmriinve Co„ trois bonne* compagnies can»' dlennos.SI oueat.rue S.-Jacquee.à Montré»1 Tél.: PL 1931, Le 31 mars, A la maison d'oeuvres de la Fédération Nationale S.-Jcan-UAptistc, aima.Moment mise A leur disposition, les oblàtcS.bénédictines, qui depuis deux ans se sont réunies dans la maison de‘l'Apostolat Liturgique, avenue du Parc, recevaient, sous le patronage d'honneur do Son Excellence Mgr Gauthier, environ deux cents do leurs amis, venus pour entendre la parole chaude et éloquente du H.P.Doncocur, s.j., en la fête de saint Benoît.Le révérend Père a bien voulu on cette circonstance se faire l'interprète de l'autorité diocésaine pour livrer au publie, ed primeur, le projet de fondation d’un monastère de bénédictines d^ vla région de Montréal.Tel est le sujet d’une enquête que nous voulons mener Auprès de la jeunesse instruite.Dans tous le» pays du rhonde, c'est la qfise morale, celle des homme* et des institutions, qui domine la vie collective; Chez les peuple* de forte» passions, le mouvement de réaction fait éclater les cadres de la spéculation intellectuelle: il porte sur le terrain politique, économique, social.Nôus, Canadiens français, desservis par le voisinage- immédiat d’une civilisation satis racines, sans attaches au passé, par une Constitution qui nous livre pieds et poing* liés aux desseins du gouvernement le plus impérialiste de notre histoire, nous en sommes à cette phase de notre vie nationale où « il faut étouffer ou casser les vitre* ».Parce que nous, de l’Ordre, avons critiqué certaines de nos institutions, il s’est trouvé des sot* pour nou* accuser de défaitisme.Nous en appelons à la mie jeunesse: le véritable défaitisme, n’est-ce pas de s'abandonner au courant, à la satisfaction de soi?Notre enquête portera sur quatre points: 1 * L’éducation : a) à l'écôle primaire, b) à ("école primaire supérieure, c) à l’école professionnelle, d) à l’école secondaire.2* Là oie sociale: â) nos relations avec la majorité anglaise, b) avec les minorités, c) avec nos compatriotes.3* La oie économique: Comment nous assurer la place qui nou» revient a) dan* l’industrie, b) le commercé, c) la finance?4e La Ote politique: Comment empêcher que le politicien professionnel, ¦traître à ses commettants, fasse passer son intérêt matériel avant celui des Canadiens français a) à la Chambre dés Comm#**, b) au Parlement de Québec?Nous nous adressons à là jeunesse, parce qu’elle ressent le besoin de reprendre ce que scs aînés ont perdu.Quelque* discours invertébrés suffisent aux patriotes professionnels pour montrer la vitalité de ilotré peuple.Criminels imbéciles! Encore cinquante ans de cette passivité contenté, et nous serons un peuple battu.Un journaliste français, ancien collaborateur de Figaro, écrivait récemment à notre directeur: Votre Montréal n’est pàs le même que j'ai connu il y a huit ans, à ma dernière visite.Vivant ici constamment, vous notes pas à même de juger comme moi.La langue, Vesprit, la tendance anglo-saxonne, vous conquiert de plus en plus; je trouve que le français est parlé de moins en moins; les générations se suivent et ne se ressemblent pas.Vous perdez du terrain.L’Anglais vous envahit peu à peu.efc.Ce que vous ne croyez pas venant de nous, croyez-le sous la plume d’un étranger qui vous aime et vous connaît.Les Français répètent encore le mot de Barres sur le « miracle » de notre survivance.Ils ne savent pas où nou* sommés tombés.Mais s’il nous reste du sang dans les veines, nou* pouvons remonter la .pente.En répondant à notre enquête, la jeunesse nous y aidera.I \ I , I I Des Mémoires de la Société Royale du Canada.Publié avec la permission de M.Paul Morin.l i exprimant ma gratitude pour les bienfaits que j’avais reçus d'eux (I) pendant mon séjour à Londres.M.de la Porte voulut bien m’accom-de Londres, lui mandant que le passage demandé pagner jusqu’à l’embarcadère, où nous fîmes U par l'évêque de Saint-Boniface pour M.Morin connaissance de toutes les personnes qui se d Equilly était accorde par 1 Honorable Corn- rendaient à la factorie de York.Deux heures pagme, et que ce Monsieur eut à se trouver à après notre départ de Londres, nous arrivions à Londres dans les derniers jours de mai.Cette Gravesend où notre flottille était à l’ancre.Sir bonne nouvelle me causa un vif plaisir et j’écrivis George (2) me présenta au capitaine du brick immédiatement à mes parents, et à mes amis de sur jeque] jc devais m'embarquer et ce marin plein Paris et de Chartres, que j’allais quitter la a"aménité me donna une poignée de main si France pour l’Angleterre et que, de Londres, chaleureuse que je crus un instant avoir le poignet je me rendrais bien loin dans une mission située jis]oqué.près des bords du lac Ouinipègue, dans le centre Le "0;r| y eut un grand dîner, donné par dé l’Amérique Britannique du Nord, pays hyper- ^iëtaires résidant à Londres, à ceux en k°r75 et >90.Remington Rend Limited.(r-bl Abonnez-vous aujourd’hui; faites la propagande d’un journal propre, à une époque où la malhonnêteté ae porte comme un gant.VOS.HA 7107.Le procédé Daman Asphalt permet la construction de routes modèles, à la fols durables et plastiquas.Le Diuttnn-Awiihnlt a fait ses preuves dans le monde entier.Son emploi est des plus économiques.Dans les hôtels, demandez V« Ordre ».Ouais ! Ces projets sont assurément plus faciles en paroles qu’en action.Nous nous (r-n> Sas**#?S •••, .•_ .; : .• L’ORDRE—Montréal, lundi 9 avril 1934 3 A A LA PENSÉE ETRANGERE L’Autriche au carrefour L’échiquier d’Europe Centrale Les timbres-poste Vienne dans l’attente de l’empereur Otto Dans quelques mois, le timbre-poste aura un siècle d’existence, et c’est en Angleterre qu’il a pris naissance.Jusque-là, dans toute l’Europe, les lettres expédiées par courrier ou pair diligence étaient remises au destinataire contre versement par lui d’une taxe proportionnée à la distance: cinq sola de Paris à Marseille, dix sois de Paris à Londres.En 1835, sir Mill eut l’idée « d’un petit carré de papier enduit de colle au verso et portant au recto le sceau postal, pouvant être fixé sur le dos d’une lettre ».Le timbre-poste était né.Male ce n’est qu'en 1849 que ¦la France se décidait à suivre cet exemple et à adopter le timbre unitaire à vingt, puis à 25 centimes.En 1907, le taux descendait à dix centimes, remontait à quinze en 1909, pour enfin, après la guerre, arriver à cinquante.en attendant mieux.Sur le petit carré de papier de Sir Hill, •les collectionneurs allaient's'abattre.Etrange faune que celle-là! Qui expliquera pourquoi vignette oblitérée possède plus de valeur qu'une vignette vierge, pourquoi un timbre raté est une manne précieuse qu'on s'arrache, pourquoi des fortunes ont été et sont consacrées à réunir des spécimens de tous les pays, pourquoi certains exemplaires sont vénérés et connus à la façon des diamants les plus célèbres; pourquoi, enfin, une véritable Bourse internationale des Timbres fonctionne et que des cours, plus stables que ceux dea pierres précieuses, consacrent la valeur de cee bouts de papier?Mystère.Les choses ont la valeur que l’humanité leur donne.Quoi qu’il en soit, les collections de timbres ont, de par les collectionneurs, une valeur marchande réelle dont il faut tenir compte, et dans une succession, un passif ou uns vente, elles représentent une richesse effective.C’est donc en se plaçant à ce point de vue que nous allons passer en revue les plue célèbres collections.Le philatéliste français Ferrari de la Renottêre passait, avant la guerre, pour •posséder la plus belle collection du monde.A sa mort survenue à Genève, en 1918, on apprit avec stupeur Sue, par testament en bonne et due forme, 11 léguait ses trésors.au Musée Postal de Berlin.Lee pouvoirs publics mirent la collection sous séquestre, en tant que biens appartenant à l’ennemi, et quelques années après, leur vente aux enchères publiques rapportait près de huit millions *u Trésor.Parmi les prix atteints dans cette vente, ou peut signaler: six timbres suisses 1843, cinq centimes surchargé, vert Jaune vendue 113,000 fr.; un timbre noir et rouge de Vaud (Suisse), 1849, quatre centimes, 17,000 fr, ; une vignette orange de un centime, 1867.de Terre-Neuve, 8,000 fr.; un Havaï 1861, deux centimes, bleu oblitéré de rouge, 91,000 fr.; deux Roumanie noir-sur rose, oblitérés en bleu, -48,000 fr.Enfin, cinq exemplaires excessivement rares atteignirent les prix ci-"prèe: deux Ile Maurice lp, vermillon et 2p bleu foncé, 1847, 78,000 fr.; deux Espagnols bleus 1851, 2R et 6R 130,000 fr., un spécimen des Iles Bermudes 1848 lip rouge sur bleu oblitéré 30,006 fr.En 1933, on vendit aux enchères publiques, à Londres, la collection de Sir Philipp Manus, la plus célèbre après celle de Ferrari de la Renotlère.L’événement se pro- (luisant à une époque de hauts cours et ayant été précédé d’une formidable publicité, la vente rapporta près de cent mille livres sterling.Vienne le 1er mars 1934 rêvait déjà à cette époque de monter sur le trône de Vienne ét de Budapest et surtout d'assurer à son premier énfant, non pas le titre d'un archiduc quelconque mais celui d'un vrai roi.Le rêve, hélas, sa réalisa, et ja Princesse Zita fut la première à eq souffrir.L’éducation d’un prince Et sur ce Prater populaire, en ces jours peut-être décisifs, oh évoque pour ainsi dire à chaque coin de rué le souvenir de la jeunesse souvent rude du Princè Otto.Cette jeunesse fut loin detré pans soucis; ses études l’occupaient sans doute davantage que d'autres étudiants de son âge.N'oublions pas qu’il les faisait à la fois en deux, langues, en allemand et en hongrois, et que honnis ces langues il dut apprendre encore celle de sa mère, c’est-à^Jire le français, et de plus l'anglais, l’italien, le tchèque .(&.le croate.Il paraît qu'il montrait un empressement beaucoup plus gfand pour les matières « modernes » ; physique, chimie, ainsi que plus tard pour la sociologie.Très jeune il s'intéressait déjà à l’aviation, en connaissait à fond les problèmes pourtant complexes, et avait même élaboré plusieurs projets pour la réforme des lignes aériennes des pays du Danube.La plupart de ses professeurs, au temps où il était encore lycéen, étaient hongrois.L’un d’eux, le comte Degenfèld, devint un véritable âmi pour lui.Il la respectait presque Autant que sa mère, et on dit qu’au moment d’entrer à l’université Otto aurait préféré Une école militaire oU polytechnique ét ce n'est que sur l'insistance de son ami qu'il opta finalement pour l’Uniyérsité de Louvain, où, comme oh le sait, il fit plus tard ses études.En ce moment, sur la terrasse d’un café du Prater, un vieux monsieur très 1890 raconte avec une certaine fierté que le jeune prince avait toujours un sens critjque très développé, aussi bien pour l’histoire que pour les événements contemporains.On l'â entendu parfois avec surprise sé prononcer sévèrement sur certaines actions de François-Joseph et de Guillaume II.D’autre part, il ne se fait Aucune illusion en ce qui concerne l'actuelle *i-tuation des paye de l’ancienne monarchie.L’homme en lequel on a en ce moment le plus de confiance, et qui, en cas de restauration, terait.jnns aucun .douta, «pa ministre de le Cour, c’est le Prince Max de Hohenberg, fils de l’Archiduc François-Ferdinand, le même qui devrait aujourd’hui être le prétendant au trône à s* place, si la Princesse Zita ne s’était pas opposée il y a vingt ans à ce projet Mais loin d’avoir la moindre rancune à son égard, Max de Hohenberg est le partisan le plus sûr et le plus convaincu d’Otto.C'est lui, parait-il, qui l’a persuadé, il y a à peine quelques mois, de ne pat négliger l'Autriche et les monarchistes autrichiens (ce qui fut la politique d’Otto et de Zita durant plusieurs années), et de ne pas oublier que, même comme futur roi de Hongrie, un archiduc de Habsbourg reste toujours et avant tout un Autrichien.Si vous voulez pénétrer dans le fond de la •ntalité viennoise, connaîtra le vrai visage de lie ville qui fut pendant huit jours le centre l'intérêt mondial, h’allez pas dans le 1er rondissemént, dans la soi-disant « Villa » uplée de fonctionnaires, de militaires, de aads commerçants et de banquiers, où vous entendrez évidemment que l'éloge de la fer-etc du chancelier ‘ Dôljfuss ; mais n’allez pas n plus à Brigittenau ou à Floritzdorf, quar-ouvrier, « quartier rouge », où la haine et spoir dé la vengeance règne encore et où, ns l’embuscadé des portés, on parle tou-jrs d’un éventuel doua ex mùchina ou tre miracle qui rendrait Vienne à ses mai-socialistes d'autrefois.Vienne la Vraie, c’est le fameux Prater, :st à la fois notré Luna Parle, nos Champs-ysces, notre Jardin des Tuileries et notre ace de la Bastille.Dans cet immense parc x cent allées, aux mille attractions, des gé-de hauts magistrats en retraite se quée, car 11 y a toujours eu, depuis quinte ans, une sourde rivalité entre Prague et Rôrae.S’il n’y avait, en Europe Centrale, qu'une question de politique intérieure autrichienne — c’est-à-dire la lutte entre les éléments Socialistes, aujourd'hui éliminés du pouvoir, lé bloc des chrétiens sociaux e’ des Helmwehreh et lés nationaux-socialistes d’obédience hitlérienne — la situation ne serait pas très gravé.On pourrait espérer que le Chancelier Dolltuss, fortement appuyé par les Heimweh-ren, réussira à constituer un Etat chrétien corporatif indépendant et que l’Aùtrlehé entrera dans une ère de tranquillité.Mais, mal-heusement, ce qui complique tout, ce qui compromet tout, c’est que plusieurs courants se rencontrent en Autriche et que ce petit pays est devenu le lieu de'rencontre, et plue encore le terrain de manoeuvre, de.différentes politiques qui so heurtent.1°.Il y a d’abord le courant allemand.Après avoir longtemps cherché sa vole, l’Allemagne, sous l’Influence de Hitler — qui, n’étant pas Prussien, n’a pas, comme ses prédécesseurs la hantise èssêntlelle de la Polo-' gne et de la frontière de l’Est — 6’ést délibérément orientée Vers le @ud, c’est-à-dirè vers l’Autriche.Dèé la première page de Meln Kampf, Hitler indique que l’absorption de l’Autriche doit constituer le premier but de l’effort allemand, e Une heureuse prédestination m’a fait naître & Braunau-azù-lnn, bourgade située à là frontière de cea deux Etats allemands dont la nouvelle fusion nous apparaît comme la tâche essentielle de notre vie, à poursuivre par-tous les moyens.L’Autriche allemande doit révenir à la grande patrie allemande.» Ainsi commence le livré de Hitler.Or, l’Anschluse, cela ne signifie pââ seulement huit millions d’Aqtrlchiens incorporés au Reich.Cela signifie surtcat lp Danube à la disposition des Allemande, là politique allemande étendant son influence souveraine sur l’Europe Centrale, la Hongrie, la Yougoslavie, la Roumanie, la Tchécoslovaquie encerclée.— bref, la moitié de l’EUrope prussianlsée.Du point de vue allemand, l’enjeu certes vaut la partie.Il est sûr que Berlin ne l’abandonnera pas aisément.2°.En second lieu, 11 y a le courant Italien et ce courant est lul-méme double.D’une part, l’Italie est anxieuse d’éviter la poussée allemande vers ses .frontières, vers l’Àdriàti-que.Ellè n’a aucune envie dé perdre la guerre qu elle a gagnée.Or, ce serait renverser la victoire que dé retrouver aux portes de l’Italie un empire quatre fols plus puissant que celui qu’elle avait abattu et désarticulé.Mais l’Italie n’est pas guidée par ce seul instinct de conservation.Elle a but l’Europe Centrale des visées plus ambitieuses.Héritière, pouf une part, des dépouilles de.l’Empire austre-hongrols, elle entonyl exercer dprénatautjyi, Europe Centrale l’influence que les Habsbourg y détenaient autrefois.Elle n’admet Pas q.u» ^d’autres puissent mettre cettè influence en échec et surtout quand il s’agit de ees voisins yougoslaves.L’Italie poursuit donc en Europe Centrale une double notion.Action défensive sur le front allemand.Action offensive sur le front danubien.Et allé attache son prestige à cette dernière.Pouf parvenir à ses fins, ellè essayé de constituer un système économique et politique àuitre-hongro-italien dont elle aurait la direction.Mais On voit mal sur le plan économique ce qu’elle pourrait apporter de nouveau à cét égard, car voilà déjà longtemps que des accords commerciaux, comportant des clauses de ristourné, jouent entfé Rome, Vienne et Budapest et 11 ne semble pae que l’Itallé puisse Impunément développer son effort dans cette direction.3 e.On ne le volt pas davantàge sur le plan politique, car l’Italie y trouve la Petite Entente devant elle.La Pétite Entente n’est certainement pas favorable encore à la constitution d’un bloc politique austro-hongro-itallèn qui équivaudrait, en fait, à la souveraineté d’un système italien en Europe Centrale.La Yougoslavie est hostile à cettè éventualité pour des raisons qui sautént aux yeux.La Tchécoslovaquie n’est guère moins bra- Parmi les spécimens rarissimes de Sir Manus, on relevait deux timbres des Iles Maurice, que le tsar Nicolas II essaya vainement d’acheter 800,000 fr.chacun.La raison de la valeur considérable de cés deux timbres était qu’en 1847, l’ile Maurice avait émis des vignettes Imprimées pouf la première fois dans l’ile et en avait offert deux exemplaires au gouverneur, lequel en affranchi: sans tarder des lettres qui partirent le soir même par un voilier long-cours.Mais, pendant la nuit, un terrible raz-de-marée détruisit les bâtiments de le poste où se trouvait le dépét des nouveaux timbrés.Sir Manus réussit à se procurer — on n’a Jamais su comment — les deux seuls exemplaires de la série.¦ Cet exploit l’avait d’ailleurs quelque peu consolé de n’avoir Jamais pu retrouver deux spécimens de Jamaïque 1921, six pence, représentant une scène de l’abolition de l’esclavage, seuls survivants, avec un autre exemplaire possédé par le roi d'Angleterre, de le destruction ordonnée par le gouverneur de l’ÎIe.Il ressort des cotations — toutes platoniques timbres vaudrait près de trois millions.Après ces deux collectionneurs connus, il convient de citer: le roi George d’Angleterre, l’Américain Arthur Hind — on parle d'une collection d’une valeur de deux cents millions!.Mais l’Amérique est loin, et personne n’a expertisé le trésor de M.Hind; l’Anglais Harmer, et enfin, à titre rétrospectif, le malheureux tsar Nicolas de Russie.Mais nul n’a Jamais pu savoir ce qu’il était advenu de la remarquable collection, qu’il avait réunie à Tsarkoie-Selo, et ce qu’en ont fait les bolcheviks après l'exécution de la famille impériale.A la suite de cea vedettes de la philatélie, on peut noter la collection de Sir William Avery (vendue 612,000 francs en 1912), et celle du «British Muséum» de Londres, d’une valeur approximative d’un million.Pour terminer cette revue des collectionneurs les plus fameux, sait-on combien un philatéliste devrait posséder de timbres en 1934 pour avoir une collection complète ?.Soixante-deux-mille cent quarante-quatre, tout simplement! Songez, en effet, qu’on a émis, rien qu’entre 1927 et 1933, 7,329 timbres nouveaux, et qu’il existe, en timbres antérieurs à 1927, 19,866 types imprimés en Europe, 16,239 en Amérique, 12,852 en Afrique, 9,117 en Asie, le reste en Océanie.Le record des émissions est détenu par le Nicaragua, après lequel viennent la Colombie et la Turquie, ce qui .constitue un excellent moyen d’augmenter les recettes budgétaires.Constatons que notre pays est, à ce point de vue, un des plus pauvres.Pauvre dans le passé, pauvre dans le présent.Les modèles de ses timbres sont généralement d’une banalité désolante et si les collectionneurs ne s'attachaient qu’à la beauté des types, les nêtres n’enfiévreraient certainement pas les enchères.4"°.Enfin, là question do la restauration des Habsbourg, brochant sur le tout, vient encore compliquer la situation.SI l’on ne considère que l’aspect allemand du problème, on est ébligé de reconnaître que rien ne tiendrait, la politique hitlérienne plus gravement én échec que la restauration de la double monarchie ét cela; non seulement du point de vué extérieur, mais du point de vue Intérieur.Les conservateurs allemands, qui se sont ralliés à l’hitlérisme par opportunité ou par contrainte, maie qui, dans leur for intérieur, sont restés monarchistes, trouveraient là, en effet, une nouvelle raison d’espérer, et la stabilité du régime hitlérien pourrait s’én ressentir.Cependant, si l’on considère l’aspect « Europe Centrale » de la question Habsbourg, Il faut également reconnaître qu’aussi bien du côté tchèque, roumain, que du côté yougoslave, la haine des Habsbourg est restée si Vivace que les gouvernements de Prague, de Bucarest et de Belgrade travailleraient à T Anschluss plutôt que d’accepter cette solution et peut-être même iraient-ils encore plus loin.r ! une raux ou êlcnt s la foulé des midinettes, des étudiants, i employés, des chômeurs ou des sôldats.ue dit et que pense « Prater » de la situation tuelle?Prater qui ne s’occupait jamais dé politique, mais qui est quand même "le re-t le plus fidèle de la capitale?Eh bien, lier ne pense pour ainsi dire point aux que chacun de ces On volt combien la situation est épineuse.La conclusion qui s'impose est qu'il faut tout faire pour calmer la violence de ces courants contraires et permettre à l’Autriche de sauvegarder son Indépendance.Mais pour que l’Autriche sauvegarde son indépendance, il faut qu'elle puisse vivre et pour qu’elle puisse vivre, il faüt reconstituer, dans le bassin danubien, une organisation économique cohérente.Or, reconstituer une organisation économique cohérente, c’est retomber dans les rivalités politiques qUe nous venons d’eaquis-ser.Car 11 ne peut y avoir de coordination positive en Europe Centrale sani la Hongrie et la Hongrie a pris une position « révisionniste » qui fait passer à ses yeux les problèmes politiques avant les problèmes économiques et dresse aussitôt contre elle Tchèques, Roumains et Yougoslaves.ï i J icutei d’hier, ni aux réformes municipales e le nouveau régime de l'hôtel de ville va iliser, paraît-il, d'ici péu, ni à Hitler, ni à ussolini, ni à une éventuelle intervention lèque.Le leit-motiv de Prater est; «Le ince Otto et les Habsbourg vont-ils reVa* ü T î» Otto, idole des vieux C’est de lui que parlent les étudient#, les pûtes, les commerçant*, les chômeur», les dinettes.Vous pouvez avoir ia photo à itir de 10 groschen (environ 30 cm.) ainsi e sa statuetté pour un shilling (3 frs).ut le monde l’achèté, tout le monde regarde teut le monde se demande: A quand lâ tsuration dés Habsbourg, et signifie-t-elle même temps prospérité?S'ils reviennent jour, ce sera, contrairement à l’Allemagne, triomphe des «vieux».C’eét grâce aux dus de 50 ans » qu’une nouvelle légende née,' ürie légèhdé qüi" rWatne ùn èmpértür' ur l’ancienne ville impériale.C’est en tique sorte comme lâ campagne en fevjtm l’abolition de la prohibition aux Etats-Unis, il on croyait qu’elle ferait revivre le temps la prospérité.L’Autriche espère mainte-it que le retour dé ce jeune homme de 22 i représentera en même temps la renaissance i temps où Vienne était encore la capitale ne monarchie de 50 millions d’habitants.La jeunesse montre quelque hésitation visit de cet enthousiasme plutôt rocamboles-Elle se penche plutôt vers l’hitlérisme ou s le socialisme, qui ont leur programmé et ri revendication» concrètes, tandis que ia tsuration et l’éventuelle union avec la Hon-n’est qu’une définition vague de l’avenir, sera peut-être tout aussi incertain que le «ent.Mais les viéux répliquent qué, si le nce Otto est encore trop jeûné pour prendre t seul le « gouvernail » dans le pays le frappé par la crise mondiale, il serait en-ré non seulement du prince Stahrenberg, chancelier Dollfuts et du Major Fey, mais •i d’une femme qui inspire incontestable-it beaucoup de respect et beaucoup d’»u-lé et qui est l’ex-impératrice Zita.Quand une femme veut devenir reine On dit que si elle est ambitieuse elle est même temps raisonnable, et si elle se déci-1 à revenir à Vienne, ce serait après Avoir Msurée que l’indépendance et même l’ave-de l’Autriche ne seront plus en péril.On onte d’ailleurs qu’autrefois, c’est grâce à 1"c son malheureux mari était monté sur trône fragile de la double-monarchie, et *&ns elle le Prince Otto serait en ce mo-it un des obscurs archiducs totalement in-nu$ vivant en Hongrie, en Belgique, en Ita-de quelque modeste revenu de famille.On sait que d’après lé loi de la maison Habsbourg les enfants de François-Ferdi-^ assassiné à Sarajevo en 1914, nés de union avec la Comtesse Hohenberg.n’a-mt pas le droit au titre d’archiducs ou chiduchesse, ni à la succession au trône, èudant, il .existait un accord tacite entre nÇois-Ferdinand et l’Archiduc Charles, qui t la loi aurait dû lui succéder.D’après accord ce dernier était prêt à renoncer à droits pourvu que les parlements autri-1,8 et hongrois acceptent de modifier cer-*s lois de la succession impériale.Cependant, au moment où, vers 1912 ou François-Ferdinand voulut faire voter la nécessaire à cette succession, une femme, rincesse Zita de Bourbon, femme de Char-quement à ces plans.Cette femme d’o-ne française, descendante d’une famille ûr* plus illustre que celle des Hapsbourg, L’expérience a déjà plusieurs fois été faite.Le Plan François-Poucet, le plan Tardieu, *le plan Streéa, le plan Mussolini, toutes ces constructions plus ou moins abstraites, plu* ou moins académiques, mais qui répondaient toutes à la même nécessité économique, ee sont constamment heurtés à ces invariables obstacles.Et la confusion n’a pas cessé.Flnlra-t-on par montrer ici et là plus de raison, plus de souplesse ?Chacun — Italiens, Hongrois, Autrichiens, Petite Entente — mettra-t-il: du sien pour saliver l’Europe Centrale et l’Autriche ?Souhaltcms-le, sans ¦m être trop »ûr.>Lé.eaonde, a dit.Chateaubriand, n’est pas conduit par les intérêts.Il est conduit par les passions.» Pourtant, dan* 1» question d’Autriche, ce né sont pas lés intérêts économiques ou politiques qui dominent.Ce sont essentiellement dee élément^ spirituels.Devant le raz de marée hitlérien, Vienne représente le bastion d’une culture, d'un Idéal, d’une civilisation, d’une foi.La guerre entre Dollfuss et Hitler n’est pais autre chose qu’une guerre de religion.!• h; : v Marcel FRANCE (Havre-Eclair) C'est sous cet angle qu’il faudrait apprécier les choeas pour réagir et pour agir etfi- iu cacement.ment convaincu de fraude et de vol, d’anciens combattants massacrés pour en assurer la protection, des magistrats enquêteurs poignardés.Les jeux de l’esprit sont une chose agréable quand ils s’amusent à des rébus ; Chez nous aussi Wladimlr d’ORMESSOX (Sept du 10 mars) !’ Voules-vous un dlctionnairé pratique et da prix modique î Consultez le Dictionnaire Larousse complet, édition canadienne, publié par la Librairie Beauehemin, 430, rue Saint-Gabriel.Le seul dictionnaire approuvé par le Conseil de l'Instruction Publique.Les 840 premières pages de ce livre viennent directement de la Librairie Larousse, de Paris, et ont été révisées en 1928 : c'est donc une édition récente.Les 400 dernières pages du mâmè livre sont up supplément historique, géographique èt biographique avec environ 7,000 article* concernant le Canada.Prix : l'exemplaire, gl.35.En vente chez tous les libraires.(r-b) mais quand ils usurpent sur les âmes, attendez-vous aux catastrophes.Empereur d’Autriche ou roi de Hongrie ?Lequel des deux pays l'accueillera le premier?L'Autriche, affirme-t-on dans les cafés du Prater; l'Autriche qui n'a pas d’autre solution en ce moment, où ne se rencontrerait aucune résistànce réelle à ce plan, ét où séuls quelques pays voisins l'ônt empêché jusqu'ici.Le problème hongrois est déjà plus compliqué, et même, certaines opinions entendues, beaucoup verraient d’un mauvais oeil l’Autriche rallier son sort à celui de la Hongrie.« Restons Autrichien», et qu’Otto se contente d'un pays petit mais fidèle, qui ne demande qu'à vivre en paix avec ses voisins et avec tout le monde.» Cependant la majorité voit déjà renaître de ses cendres la monarchie sinon intégrale, du moins partielle, et le Palais de Schoenbrunn recommencer (’ancienne vie de la Cour, rendre à Vienne son éclat d'autrefois, à la province son symbole et à toute la population la paix et la stabilité.Mais quand, en rentras* datis la ville, je suis passé par le 2e arrondissement, « quartier juif » de la ville, où les vieux Israélites chuchotaient en groupes ét se demandaient si demain ce ne serait pas le sort de leurs frèrés d’Allemagne qu’ils devraient partager, et
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