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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
jeudi 3 mai 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-05-03, Collections de BAnQ.

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fn > ¦ r’- -,,; 4~ ¦I # RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 cat, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* (¦ 1 an 6 mois 3 mois \ Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et [ $6.00 Espagne.J Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 $3.50 Autres pay.$8.00 $4.25 *9.00 *4.75 *2.50 *3.25 *1.75 *1.85 *2.25 On eat prié d’envoyer toute correapondançe à ta case 4018 de rHAtel dea Postea en mentionnant sur F enveloppe la aervice (.Rédaction ou Administration) auquel on veut s'adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur s jOLIVAR ASSELIN L abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année—No 46 Le numéro: 5 sous Montréal, jeudi 3 mai 1934 Les cours de français de Trols-Plstoles LA SAISON DE PÊCHE ProposdeMénage une première victoire du Japon "xVV/K # m Anglicismes i Dans une hrochurette d’une quinzaine de pages, l’Université de l’Ouest ontarien (University of Western Ontario) expose le fonctionnement du cours théorique et pratique de français qu’elle instituait l’année dernière ¦ à Trois Pistoles, sur l’estuaire du Saint-Laurent, pour les mois d’été, à l’intention des élèves de son enseignement des langues romanes, et elle annonce pour la période allant du 5 juillet au 30 août là icsion de cette année.Suivi l’année dernière par 23 étudiants des deux sexei âgés de 18 à 25 ans, ce cours comprend des leçons de vocabulaire» de grammaire et de phonétique données le matin dans une école de l’endroit par M.H.-E; Jenkin, professeur à l’Université, avec le concoure de conférenciers bénévoles recrutés Sur place, etja conversation courante pratiquée le resté défia journée avec la population permanente ou transitoire.Le recteur ou « président » de l’Univer-site, M.W.Sherwood Fox, dit dans l’avant-propos de la hrochurette dont nous parlons: « On nous interroge à tout moment sur la qualité du parler canadien-français, et il en est même qui croient que c’est un patois inintelligible, partiellement composé d’indien.Pour se dépouiller de ce préjugé absurde, il suffira de visiter quelque gros bourg du Saint-Laurent, en ayant soin de prendre contact avec la classe moyenne et la classe dirigeante.On constatera que le français parlé par cette population est du français non seulement authentique mais des plus honorable.Cette langue, par rapport au français de France, est quelque chose comme l’anglais de l’Amérique du Nord par rapport à l’anglais d’Angleterre.(liions d’Ontario ou des Etats centraux du littoral atlantique, pour cèla seul qu’elle n’est pas tout à fait identique à celle qui se parle dans le Buckinghamshire ou dans l’agglomération londonienne.Le français eanadien est grammatical et correct ( gram-intitical and correct), agréable à l’oreille, «empt des nombreuses fautes de syntaxe et de prononciation qui trop souvent déparent langue du peuple en France même.Ré-Kmons donc en disant que celui qui entend k français de Trois-Pistoles entendra égale-»ent celui de Paris, où il n’aura non plus «cune peine à se faire entendre.> Ce jugement plein de sens est celui que rtera sur le parler du Canadien-Français but Canadien anglais cultivé et quelque feu bienveillant.Trois des eleves de l’année dernière, lick Holmes, Leah Jones et Ruby Stauffer, priment sur la population de Trois-Pis-»le« des sentiments qui, au dire du recteur, t partagés par tous ceux qui eurent comme eux l’avantage de loger chez l’habitant.Quand on reproche aux Canadiens français 1 usage abusif qu’ils font de toute sorte d’anglicismes, ils se défendent souvent en invoquant 1 exemple de Paris, dont ils moquent les habitants.Beaucoup de Parisiens, je dois le naître, font un peu la cour aux termes anglais; «icore faut-il voir à quels milieux ils appartiennent.Dans le monde cosmopolite, dans celui du turf, celui des sports et parfois celui du cinéma, la conversation se pare volontiers de mots d outre-Manche et même d’outre-Atlantique.Mais bien souvent on peut dire d’eux, comme Malherbe des roses, qu’ils ne vivent que « l’espace d’un matin » Seuls, peut-on dire, quelques exceptions mises à part, entrent dans l’usage, se répandent dans la masse et font leur chemin en province, ceux qui désignent des objets ou des idées venus d’Angleterre ou d Amérique ; et ils ne tardent pas à prendre une allure française.Il a été de mode, il y a quelques années, dans les bars élégants de Paris, de boire un glass; on tendrait en vain l’oreille aujourd’hui pour entendre ce mot.Dans les caravansérails de la rive droite, aux Champs-Elysées ou en bordure du Jardin des Tuileries, il arrive souvent qu’on prenne le lift; mais dans les hôtels habités par des Parisiens ou fréquentés par les gens de province, c’est Vascenseur qu’on prend’.Les Américains ont fait connaître le cocktail à la France, qui 1 a peut-être apprécié plus que de raison : elle boit aujourd’hui des coquetels.Et ainsi de suite.L’incident japonais touche à sa fin et l’Angleterre semble accepter le principe de la doctrine de Monroe en Extrême-Orient.Les explications de Tokio ont calmé les appréhensions de Londres.Il ne s’agit nullement de fermer la porte aux Européens en Asie, mais simplement d’empêcher certaines puissances de prolonger 1 anarchie du vaste empire jaune pour des fins personnelles.Le ministre des affaires étrangères japonais, M.Hirota, a été très clair sur ce M.Holmes écrit que son séjour de Trois Pistoles a donné à ses études de français un intérêt humain, en ce que la connaissance de cette laiîgue non seulement lui permettra un jour ou l’autre de « discuter avec un douanier de Cherbourg», mais le fait dès maintenant f pénétrer dans la vie sociale d'un des villages les plus charmants du Canada tout entier».«J’étais allé à Trois-Pistoles », dit-il, « surtout pour y, étudier l’histoire et l’organisation sociale du Canada français.Cette petite paroisse du Saint-Laurent m’a révélé un type d existence plus séduisant pour l’imagination que tout ce qu’on en pourrait lire dans Louis Hémon ou dans Adjutor Rivard.Tant qu’on ne connaît pas les Michaud, les Letellier et les Morin de Trois-Pistoles, on ne soupçonne pas la gentillesse du Canadien-Français {of the Canadian) ».Mademoiselle Joncs dit un mot du paysage et elle ajoute: « Egalement caractéristique de la province de Québec, l’hospitalité qui nous fut témoignée par tout le monde: l’aimable maire qui nous souhaita dans un sourire et un des bienvenues, la famille qui me traita tout de suite comme un des siens, le pittoresque chef de la fanfare, le bon curé lui-même.» Miss Stauffer n’est pas moins enthousiaste.• Il ne faudrait pas croire que de pareils témoignages changeront quoi que ce soit à l’opinion qu’une grande partie du Canada anglais se fait du Canada français: pour l’Anglais moyen, la supériorité de ne Consiste-t elle pas précisément dans Ils n’en sont pas moins précieux â recueillir, en ce qu’ils nous réconcilient un peu avec nous-mêmes et que, d’autre part, ils nous confirment dans l’opinion qu’il y a du bon monde partout.Gens pratiques, les directeur* du de vacances de Trois-Pistoles nous permettront bien de noter que la semaine de pen sioq des élèves est portée cette année de $6 à $7.Cela, c’est du tangible.Lavisse conté dans une de ses allocutions de Nou-vion-en-Thiérache comment un intelligent étudiant s’y prit pour restaurer malgré l’autorité de ses parents, en train de le gâter.L’« University of Western Ontario » a-t-elle compris qu’il ne fallait pas laisser la sympathique population de Trois-Pis-toles exagérer encore la réputation de bonasserie du Canada français en hébergeant gratis, ou presque, les jeunes Anglais qui lui font l’honneur de lui demander 1 hospitalité ?H faudrait l’en remercier.Ij recoti- t m fM 'srj m r/«; % -/Æ »o~< mm ‘Jvii Si ëë —Üfctî AV*.m '(j VA point.Il faut reconnaître que la note du 18 avril a été remplacée par une autre dont le texte prête moins à controverses;: mais, dans l’ensemble, Tokio maintient ses prétentions et n’a nullement « rétracté », l'annonçait en manchette un journal de Montréal.Tokio s oppose à des manoeuvres étrangères ayant pour effet de dresser la Chine contre le Japon et les autres puissances.Réflexions faites, le Foreign Office en est arrivé mêmes conclusions, Londres préfère visiblement une intervention japonaise en Extrême-Orient à celle d’une autre puissance, d'autant plus que le gouvernement anglais soucie guère d'assumer, à l’heure actuelle, le rôle délicat de gendarme, que le Japon revendique pour des raisons de sécurité politique autant qu'économique.L expérience Hirota n’a pas mal débuté.Le parti militariste s est retiré de la scène pour le moment et laisse aux diplomates le soin de régler l’épineuse question chinoise.Les hommes d’Eltat japonais estiment que l’armée a rempli son rôle en Mandchourie et que la parole est aux chancelleries.Le Japon ne veut pas entrer en conflit armé avec la Russie ni m comme / Le contribuable.— Tous les ans; je repeuple la rivière, et je ne trouve plus rien a pécher pour moi.c’est bizarre.•i La crise agricole Tout le monde a son plan de redressement de famille se désespère* à songer qu'ils n’ont agricole.Je ne veux pas m'exposer au ridicule de plus de terres pour leurs fils! Les Etats-Unis ne présenter le mien car, pour bien comprendre le peuvent nous servir indéfiniment de déversoir, grave problème de notre agriculture québécoise.La tâche du moment est celle-ci: conquérir il faut d'abord faire table ram d’un grand notre propre pays en le libérant dés servitudes nombre de préjugés courants.Un des lieux corn- financières et juridiques qui pèsent sur certaines le plus fréquemment répété est le suivant:; ’de nos régions forestières.Et notre « Produire pour vivre.» Il n'est pas de formules qui soient plus nébuleuses que celle-là.Le cultivateur ne fait rien d’autre que et qu'on lui prêche.Il produit; mais, depuis quelques années, il réussit à peine à «' arracher » sa vie.Pourquoi) Tout simplement parce que ses produits qui s'accumulent dans ses greniers ne se vendent pas.Appliquée intégralement la formule, « produire pour vivre », serait préparer la barbarie des âges lui-même, comme dans les tempe héroïques» qu adviendrait-il de nos populations urbaines qui n’ont que l’industrie pour vivre) Veut-on priver nos agriculteurs de l'avantage certain de notre civilisation matérielle)- Des milliers de chaumières de notre province de Québec sont privés du plus élémentaire confort.Leurs occupants qui produisent pour vivre voient la presque totalité de leur revenu monétaire passer aux mains du percepteur, Ils sont, de plus, les victimes résignées des innombrables incidences d’impôts qui passent inaperçues dans nos lois financières.Une autre panacée miraculeuse, s’il faut en croire des personnes sans doute bien intentionnées, est la coopération.On cite l'exemple du Danemark pour épater la galerie.En principe, la coopération, comme bien d’autres choses, est excellente jusqu à ce qu elle entre dans la pratique, je premier pas à faire dans la voie du coopératisme intégral est la suppression du trust anonyme de l’intermédiaire puisque la coopération >ut essentiel d’éliminer le profit non gagné 'unearned increment).C’est là une tâche impossible à laquelle se sont heurtés tous les Etats.La coopération, c’est bien beau sur le papier, mais la colonisation devrait être, intelligemment conduite, le levier de notre politique agricole provinciale.Nous pouvons fonder facilement plus de ,000 paroisses dans la province.La mise en problème d’éducation.D’accord.Mais éducation doit commencer par celle de l’Etat.Jean-Marie NADEAU aux ne se salut la plus sincère L'anglicisme que l’on rencontre en France n est jamais que l'anglicisme de mot.Quand il prend racine, la langue a tôt fait de l'assimiler: elle l'habille à la française.Il n’offre aucun danger pour elle, car son génie n’est pas dans le vocabulaire.C’est dans la syntaxe qu’on le trouve.Que les mots empruntés viennent de l’anglais, de 1 américain, de l'allemand ou d’autres langues, la phrase reste toujours française.Au Canada, c’est une autre histoire.J’en parlerai prochainement.mims commerce d’exportation de bois, dira-t-on) Il n’est pas de meilleure réponse à cete question que de demander qui profite de ce commerce.Ce sont les sociétés anonymes qui, en 1929 et bien avant d’ailleurs, ont obtenu des concessions forestières au mépris, j'ose le dire, de tout bon sens.Et quel est le capital qui exploite nos régions forestières) Le capital de spéculation.C’est lui que riori* aujourd’hui en hypothéquant le domaine ’kïtiotialyQtiaïï^ibngé^^ueh f929.«v six milliards de dollars étrangers (1-5 environ de la richesse nationale), les Etats-Unis en détenaient 59%, on voit vite quel capital nous sauvons au moyen de servitudes attachées à notre*sol.Nul n’ignore jusqu’à quel point les syndicats financiers américains sont intéressés dans l’exploitation forestière de notre province.Si nous voulons rester maîtres du Saint-Laurent,' soyons le d’abord des rives qui le bordent.Si Ions, aussi, soulager notre agriculture, devrons en prendre les moyens, Des dégrèvements d impôts qui supposent des économies budgétaires sont les premières mesures nécessaires à adopter.Ne pas faire de chaque poste du budget une source de promesses démagogiques est devenu une impossibilité dans l’état actuel des choses.Mais avant que les parties prenantes du budget renoncent, d’elles-mêmes, à leurs prétentions, ' il aura coulé beaucoup d’eau sous nos ponts.Les bons électeurs entendront, sans doute, longtemps encore des discours de ministres dans le goût suivant: — je cite de mémoire — « malgré la crise, mesdames et messieurs, loin de diminuer nos subventions, nous les avons augmentées ».Je prie les lecteurs incrédules de ne pas hésiter à me demander ma reference; je la leur donnerai avec plaisir.Bref, la crise agricole est, 1 ont dit et redit dé très nombreuses surtout avec les Etats-Unis, mais il essaye une dernière tentative pour résoudre à l’amiable lé problème chinois.L’Angleterre se range d# son côté.La France reste neutre, avec quelques sympathies; l'Allemagne soutient lés revendications nippones; la Russie est anxieuse et les Etats-Unis se cabrent La partie est maintenant engagée entre Tokio et Washington.aa race Ménage son nous sauve- Economistes anglo-saxons Devant la commission bancaire ont défilé, depuis quelques semaines, des banquiers, des politiciens et des économistes; ceux-ci furent les plus amusants.On n’a pas, que nous sachions.consulté un seul économiste canadien-français : pourtant ils en valent bien d’autres.Lundi dernier comparaissait M.McGeer, de Vancouver, comme notre ministre du commerce.Il entretint les commissaires pendant toute une journée, puis conclut : «H est étrange qu’une civilisation capable de maîtriser l'électricité ne puisse contrôler le crédit et le commerce mondial.» A six heures de l’après-midi, M.McGeer n'avait pas encore développé toutes ses théories; la commission n’en ajourna pas moins son témoignage sine die.La foule, qui encombrait la salle, écoutait frémissante; mais les commissaires ne se gênaient point pour aller fumer dans le corridor.La mise en oeuvre du plan McGeer exigerait plusieurs amendements au code pénal.« Il faudra peut-être fusiller quelques individus, dit le témoins, mais pas beaucoup.» A un commissaire qui le priait de s’asseoir et de se reposer un peu, l’intrépide économiste répliqua : « Ne vous inquiétez pas de moi : je pourrais rester ici une semaine ! » Il en est des économistes comme des autres techniciens : parmi eux il y a des charlatans, des crétins, des ambitieux, des coquins, des hommes consciencieux et honnêtes, des ignorants et des savants.Les économistes anglo-saxons ne se distinguent guère des autres, et certains d’entre eux nous en font voir de toutes les couleurs.Seuls ils ont l’oreille de nos gouvernants.Les extrémistes et les visionnaires, dans des temps troublés, ont les faveurs de la foule, et c’est la foule qui vote.Les théoriciens comme McGeer, parce qu’anglais et extrémistes, ont une influence qu’ils ne méritent point.Ils passent pour les hommes de l’avenir, et souvent, à cause de l’aveuglement populaire, ils le sont.Le puritanisme de nos concitoyens anglais s’effarouche peut-être de leurs théories; ces jeux défendus le délectent cependant.Les empiètements continus des Etats-Unis en Chine ont provoqué la déclaration Hirota.L’intervention des puissances n’a rien changé à la situation; mais si les Etats-Unis persistent dans leur néfaste politique, il est probable que le conflit prendra une forme aiguë.On comprend très bien que le secrétaire d’Etat Hull ait protesté contre toute tentative déguisée de protectorat japonais, mais on comprend aussi que M.Hirota proteste contre tout prêt américain fait en vue de fournir des armes à la Chine.Le consul-general du Japon à Genève a également protesté auprès de la S.D.N.contre tout emprunt international destiné au gouvernement de Nankin.Tokio a remporté la première manche dans la partie diplomatique qui se joue sur l’avenir de l’Extrême-Orient.Si l’avertissement ne suffit pas et si la Russie et les Etats-Unis continuent leur malsaine activité en Chine, il faudra s’attendre à quelque chose de plus qu’une simple déclaration ou quelques notes de chancelleries.cours nous vou- a ra- nous eux a pour Otivar ASSELIN '.'opinion anglo-canadienne et notre Constitution nomie dirigée par un gouvernement central aux prises avec lea exigences contradictoires de neuf provinces, ces députés se rallient au gouvernement Bennett et à la C.C.F.Ils s'inquiètent peu ou proue de l'autonomie vinciale.Celle-ci, en effet, n'est pas ¦ pour eux l’unique sauvegarde, de leur particularisme, comme elle l’est pour nous.comme André BOWMAN gens, un cette pro- -• oeuvre de nouvelles terres décongestionnerait villes et nos vieilles campagnes.Que de pères nos L'ancien ministre de l'Agriculture, M.ktherwell, ¦ et quelques députée •llo-canadlena se rallieront peut-être âu Hvernement Bennett au sujet de l’Office Produits naturels.Partisans de l’écono-lle dirigée, ils acceptent le principe ^let de loi.C’est là un Indice révélateur • l’opinion anglo-canadienne.Le 27 avril dernier, la Winnipeg Free Ï6ss affirmait la nécessité d’une révision 1 h Constitution.Ce journal cite à l’appui dtalnes déclarations de MM.Bennett, King.¦Ier et Henry.Il prône la centralisation des “avoirs, et réclame l’uniformité des lois ""¦Werciales.Pourvu qu’ils y volent leur intérêt, nos '"citoyens anglo-saxons remettront volon-au gouvernement fédéral la plupart des •"volrs de leurs parlements provinciaux.618 168 gouvernements qui se sont succédé Ottawa depuis 1867 ont brimé la.minorité ^Salse et la province de Québec, au profit 8-a puissante et riche majorité anglaise du Os.Comme là Winnipeg Free Press, comme ' Motherwell, nos frères des autres provln- * 6e craignent guère l’intrusion du Cabinet "nett ou de tout autre dans leur politique ¦""le.Attachés à leurs coutumes et à leur rell-'os Canadiens français veulent le main-81 de l’autonomie provinciale.La majorité "glaise du Divorce libéraux Il y a cinq ans, un certain Imre Weiss se mariait à Budapest.Etant lui-même d’une taille bien au-dessous de la moyenne, il pouvait penser que celle à qui il venait de donner son nom était bien faite pour lui : elle n’avait, en effet, rien d’une Junon.Mais, ayant donné le jour à un enfant, Mme Weiss se mit à prendre un embonpoint qui ne fit que s’accentuer chaque jour davantage ; par-dessus le marché, si l’on peut dire, sa stature augmenta tant et si bien que, quelques années plus tard, sa taille avait augmenté de 12 centimètres et son poids de 25 kilos.Ce n’était plus, loin de là, le couple parfaitement assorti des débuts.Le pauvre Weiss n’osait plus s’aventurer en publie en compagnie d’une « moitié » qui le dépassait de plus d'une tête ; pour comble de disgrâce, sa femme avait perdu, en gagnant de la taille et du poids, l'aménité qui faisait jadis le charme de son caractère.Un jour, dans une maison amie, l’infortuné surprit une conversation entre sa femme et un commensal inconnu de lut.— Quel est donc ce petit homme ridicule ?demandait l’inconnu en désignant Weiss.Dollard DANSEREAÜ Radio-mairie Des caisses d’armes suspectes de ce Notre nouveau maire est ami du progrès, comme le prouve sa dernière invention.Il a fait installer un microphone dans son bureau de l'hôtel de ville.Aux frais des citoyens qui paient encore leurs taxes, M.Houde haranguera la population de Montréal à toute heure du jour et de la nuit.11 présentera lui-même aux électeurs les fruits de ses profondes cogitations ; ils seront dits « messages importants ».Un poste de T.S.F.local assurera le nouveau service public.Les postes de la Régie ont vanté, il y a quelques jours, l’impôt sur le revenu.De la même façon, M.Houde lui-même (ou son secrétaire) chantera les bienfaits du régime.Quels sont, en effet, les « messages importants » que les maires passés, y compris M.Houde, ont fait parvenir à la foule par T.S.F.?Les journaux suffisaient à la besogne de rappeler les citoyens au devoir.Le microphone du maire n’aura d'autre utilité que de louanger les actions et le talent.du nr‘ s.A l’avenir, les multiples et disparates conseils municipc.x rendront tellement d’importantes décisions, ve;-1 rait meme pa- le temps de courir au poste de T.S.F.pour les communiquer au peuple avide de les entendre.On décrira peut-être, à jet continu, l’activité débordante de nos édiles, et de nos conseillers, de la même manière que les bonimenteurs du Forum nous instruisent des nombreuses péripéties d'une partie de hockey.i I.Houde est fortement teinté de mégalomanie, c’est un secret de Polichinelle.Il vient d’en donner une nouvelle preuve.—» D.D, Z Selon les journaux hollandais, la police hollandaise a saisi 11 y a un mois plusieurs caisses de fusils et de cartouches au moment où elles allaient être embarquées vaisseau qui devait les emmener à Londres.Les caisses venaient de Berlin, mais talent pas l'adresse du destinataire.Comme personne ne s’est annoncé pour les réclamer, il y a tout lieu de croire que ces armes devaient être employées dans quelque but coupable, La police fait tous ses efforts pour trouver le ou les destinataires, mais jusqu'à maintenant on ne mentionne aucune piste.Bcboe sur un PUDEUR.— Adam et Eve,, au paradis américain, n’ont pas de chance.Ils s’apprêtaient à une fontaine destinée au Grand Palais de la Radio, à New-York: Un Suédois, M.Carlo Milles, les avait sculptés.ne por- Dollard DANSEREAÜ orner La vertu de la barbe Ils étaient nus et ne s’en apercevaient Mais, M.Rockteller junior, qui est en sa point.couvert, lui, de bank-notes, choqué pudeur, fit intervenir un archange qui avait l’uniforme d’un policeman.Le tribunal de Jassy est appelé à se prononcer sur une affaire peu banale.Un certain G.Russo, de Braestl, a Intenté un procès à Vasile Toma, le pope de l’endroit, l’accusant de lui avoir coupé la barbe contre son consentement.Il réclame une indemnité élevée pour le domrbage qu’il prétend avoir subi de ce fait.Outre la satisfaction que vous obtenez à fumer les cigarettes Boxy, «douces comme de la soie», chaque paquet contient des cartes «Mains de Bridge», échangeables pour de Jolies primes de première qualité.Les cigarettes Boxy sont manufacturées" par L.O.Grotho Limitée, maison canadienne et indépendante.La première fois, au vrai paradis, il avait fallu qu’ils fautent.L’ « Ordre » ne vous trompera jamais délibérément.Il s’efforcera de vous tromper à son insu le moins souvent possible.(r-b) Le pope a expliqué son acte en arguant de la nécessité où 11 s’est trouvé de refréner le zèle de Russo, lequel, depuis quelque temps s’en allait prêcher dans la province une nouvelle doctrine religieuse contraire aux canons de l’Eglise orthodoxe.Le pope a ajouté que la longue barbe dont Russo était porteur lui conférait un air de dignité dont il profitait pour faire des adeptes et que, depuis la disparition de cet ornement naturel, le prédicateur avait perdu tout ascendant auprès des paysans.Le tribunal, plutôt embarrassé, a renvoyé le jugement à plus tard» Et la réponse fut : — C’est mon frère.Un pauvre disgràcié de la nature que j’ai pris sous ma protection.L’homuncule a obtenu le divorce qu'il demandait.nous faire croire, que le maire n’au- Correction pays est sûre que le gouvernent fédéral respectera ses privilèges en mate d’éducation, d’assistance publique, etc.L’Office des produits naturels engendrera difficultés qu’une conférene inter-pro-'"tlale En toute justice pour Jean-Charles Harvey, je rétablis une phrase que j’ai citée de mémoire dans ma critique de mardi: «.Des églises bâties avec la sueur des pauvres.» M.Harvey avait écrit : «.quel serait le Christ du vingtième siècle avec des temples magnifiques bâtis par l'argent des gueux sous la peur de l’eefet.»—-L.P.Visiter in musée, c’est s’instruire en flânant.Le Musée Commercial et Industriel de Montréal, 540 est.rue Lagauchetière, possède plus de 20,000 échantillons de produits bruts et facturés de toutes les parties du monde.Ouvert au publie tous les Jours de 8 h.à midi, de 2 h.à 5 h.; les dimanches et jours de fête, de 3 h.4 6 b, Entrée libre.seule pourra résoudre, et qu’appa-mtoeQt elle résoudra par la centralisation “"trance.Lee députés anglo-canadiens *** -d* dirigée, même de l’éco- manu- Que nos amis nous créent des amis.par- :.Un même échec a couronné les efforts du général Primo de Rivera et ceux de M.Azana.Il n’est sans doute pas gai pour un peuple de vivre un grand destin.Lee mille sacrifices qu’il faut lui consentir, seule une mystique profonde peut aider i les supporter.Un peuple abandonné a asm propres impulsions n’acceptera jamais de se surpasser.M.Azana et le général Primo de Rivera ont échoué parce qu’ils n’ont pas su élever l’opinion publique.La meilleure chance de succès du mouvement fasciste actuel est d’avoir une mystique espagnole et d’être le seul A la donner.et Gimênez Caballero.I ! Dee chef» Gyroscopes ?Girouettes ?Telles sont les deux grandes solutions géniales réalisées pour faire entrer la stabilisation automatique dans le domaine courant.Toutes deux ont leurs qualités propres.Il est Important toutefois de remarquer que par temps agité, les systèmes gyroscoplques maintiennent l’appareil parallèle à lul-môme contre les remous au prix d’importantes variations de l’angle attaqué.Il en résulte que la portance de la voilure, liée à cet angle varie également, c’est-à-dire que les masses situées dans l’avion, entre autres les passagers, sont soumises à de brutales accélérations verticales: l’équipage ee sent collé au plancher lorsqu’une rafale avant augmente la vitesse relative; 11 en est décollé lorsque dans une rafale arrière réduisant la vitesse relative, l’appareil maintenu A plat contre tout principe de pilotage par son gyroscope, s'enfonce.Au contraire, par temps agité, la girouette maintient constante la position de l’appareil dans le courant d’air qui le porte.De façon peu sensible et sans variations importantes d'accélération verticale, l'avion pique ou cabre sur l'horizon, de façon A garder constantee son Incidence et sa vitesse.SI même les deux solutions gyroscoplques et aérodynamiques aboutissaient en fin de compte aux mêmes résultats, 11 6'en resterait pas moins que la seconde représente comme disent les mathématiciens, la solution élégante par sa simplicité, sa rusticité, l’exclusion de tone circuits électriques, hydro-pneumatiques, l’absence d’accumulateurs, de pompes, enfin, par son prix de revient, qui n’est pas négligeable.V sons sociale, l’autonomie de la commune comme unité territoriale, le syndicat et la corporation comme bases authentiques de l'organisation de l’Etat.Il est intéressant de savoir quels sont ces jeunes hommes, venus de formations différentes, et sur quel programme ils se sont rencontrés.Julio Ruiz de Aida est le premier aviateur espagnol qui traversa l’Atlantique en compagnie du fameux commandant Franco.Alfonso Garcia Valdecasas, professeur de droit civil A l’Université de Grenade où 11 fut le collègue et l'ami du ministre socialiste Fernando de loe Rlos, est un ancien député républicain aux Cortès constituantes.Glmenez Caballero, fondateur de la Gace-ta Litersrla (sorte de nouvelles littéraire® espagnoles) est de ces écrivains qui sentent un jyr la nécessité de dépasser leurs tra-d'homme de lettres.Pour détendre le l Réforme sociale « Le mouvement f Assiste veut une réforme sociale profonde et une justice totale.«Il m’est toujours pénible de parler de la dramatique situation économique de mon paye.Bien irriguée, l'Espagne pourrait nourrir 12 millions de nouveaux habitants.Aujourd’hui, avec/ une dé» populations les moins denses d’Europe, nous avons plue de deux millions d’ouvriers agricoles, nomades, sans foyer, sans racines.Grâce Au Ubfre jeu de l’économie libérale, Ils doivent vivre toute une année avec les gains que représentent soixante A quatre-vingts journée# de trAvell A trois pesetas la\ journée ! Vous préconisez donc une réforme agraire 7 — Elle est plus urgente que jamais.Mais 11 n’y a qu'une solution au problème posé par les grandes propriétés de terrains secs et peu fertiles ; c'est l’exploitation collective pat des corporations agricoles.Pour noué, là production doit être une entreprise commune où prend source le bien-être de tous.«Notre régime d’humanité et de fraternité saura imposer A chacun les sacrifices nécessaires pour que la, situation misérable de noe prolétaires soit améliorée.Notre tAche ne sera remplie que le jour où tout Espagnol aura conquis la dlglnlté humaine.Organisation matérielle : i i si elle est livrée à elle-même, elle aboutit à entretenir le tangage d l'avion.Il n’est pas besoin de toucher aux commandes toutefois’ et c'est déjà un résultat, mais tout à fait lnsuf-' ! Usant.Le but recherché n’est pas en effet | : d’obtenir que l’avion « monte bien à la vague », si l’on veut bien nous permettre cet emprunt au langage des marins, mais par temps agité , ' d’amortir l’effet des remous d’air sur l'appareil de façon à augmenter le confort des passagers en diminuant l'amplitude des embardées de l'avion.Quand nous disons que c’est : là le but d’un stabilisateur automatique, ce : n’est pas tout à fait exact.C’est plutôt un des i \ résultats recherchés dans l’emploi des auto-, mates.Le but c’est avant tout de commander 1 les gouvernes de profondeur et de gauchissement de façon à assurer automatiquement et Intervention du pilote l’équilibre de I veux catholicisme qu'il considère comme la source de toute la grandeur espagnole, il a écrit deux livres très Importants : Le Génie do l'Espagne et Une Nouvelle catholicité.Enfin, José Antonio Primo de Rivera, le véritable chef du mouvement, est le fils de l’ancien dictateur.A l’époque où le nom qu’il porte était,en Espagne le synonyme do toutes les Injures, José Antoüio Primo de Rivera s'étalt attiré toutes les sympathies par le courage avec lequel 11 avait pris publiquement la défense de son père devant le tribunal de» responsabilités Instauré par la République pour juger les membres de la ! I, I .Où en eet 1 Repagne ?L’Espagne est, plus que tout autre pays, le pays dos évolutions rapides et des voites-taces.Èn quelques années, elle a connu l’atmosphère de décomposition et d’usure qu’exhalait la monarchie finissante ; ensuite, I’ex-tràordlnalre volonté de renaissance qui animait-les premiers jours de la jeune République.Il ne subsiste plus rien aujourd’hui de cette tension féconde ; 11 n’y a plus dans lé monde officiel qu’une volonté d'abandon presque affichée.Il ne s’agit plus de rénover ni de construire, mais de vivre au jour le jour.Rien ne va bien, rien ne va mal.Ce n'étalt pas la peine de faire une révolution pour en arriver là.Je parlais un jour de tout cela avec quelque» ami# espagnols.Jeunes Intellectuels, professeurs, étudiants, tous m’avouaient leur déception et leur pessimisme.Et, de mon côté, je ne disais rien de bien différent : les échecs du parlementarisme, n’est-ce pas, ça noua connaît ! Un jeune professeur me dit : « Nous appartenons tous à des partis politiques, nous avons lutté pour eux et subi des persécutions.Mais notre succès resta ou restera sans signification.Les problèmes qui se posent, un parti ne peut pas les résoudre.Noue restons affiliée « nos partie, plue par habitude que por conviction ; mala nos regards Se tournent vers le seul mouvement espagnol qui ait une âme, un dynamisme, une conception nouvelle : le fascisme.> Le fascisme ! pour mot le mot était, je l'avoue, Inattendu.J'avais bien entendu parler, par les journaux plus ou moins informés, du fascisme espagnol ; mais je n’y croyais- pas beaucoup.' i dictature.José Antonio Primo de Rivera est un homme jeune.Il appartient à ces nouvelles générations qui affirment de plus en plus, dans tous lés pays, leur volonté de bâtir un monde nouveau.Tous, noue avons soit d’honnêteté, d’équité et de justice, et c’est déjà une première communauté.Au cours du long entretien que J'ai eu avec José Antonio Primo de Rivera, j’ai admiré la force de ses convictions et de sa fol, et cette loyauté fraternelle qui a déjà forcé l'estime de tous ses adversaires.Jacques LASSAIONB ¦ sans .l’avion en toutes circonstances (montée, vol en , palier, descente, virages, vol dans les rèmous, i dans les nuages, la brume).L’emploi de la girouette simple assurait , donc parfaitement le pilotage de la machine, mais par temps agité elle entretenait l’oscillation au lieu de l’amortir.Pourquoi ?C'est assez simple à com- (Sept du 21 avril) Académie dea Jeux Floraux de Tunisie Est-Il permis, én terminant, de constater combien le génie national de chacun des Inventeurs, qu’il s’agisse de Sperry, de Smith, du colonel Etevé, de Constantin ou de Glanoll est profondément Incrusté dans les solutions apportées par chacun d'eux au problème de la stabilisation automatique.Les Anglo-Saxons qui ont quelque peu déifié la machine et la mécanique,*ont demandé aux gyroscopes, aux génératrices électriques le soin de piloter.Les Etevé, les Constantin, les Glanoll ont cherché à résoudre le problème à l’exclusion de toute mécanique fragile et compliquée.Leur dispositif repose sur une petite palette placée dans le lit du vent.Les sources d énergie dont Ils ont besoin, Ils les tirent du milieu ambiant.C'est tout.Réalisée ainsi, la stabilisation automatique est une solution bien cartésienne.— Le plue difficile sers évidemment de donner au peuple espagnol cet esprit de sacrifice, dé solidarité et dé courage.— Je crois que nous y parviendrons, car nous lui apportons aussi une foi.Notre premier effort est de convaincre le peuple espagnol.Nous ne pouvons ni ne voulons rien faire s'il n'est pas avec nous.« Dès à présent, chacun de nOa adhérents est préparé au rôle social qu’il aura à jouer Au fur et à mesure de leur inscription, nos adhérents sont répartis en syndicats, première ébauches de nos futures organisations et de notre Etat.— On m’a dit que votre mouvement rencontrait un très grand succès, surtout parmi Le Concoure d’Hlver dé l’Académie des Jeux Floraux de Tunisie est ouvert.La Joute littéraire sera close le 31 mal 1934.Les résultats seront connus dans un délai d'un mois.Dans Chaque séctlou seront décernés plusieurs prix, des médailles, des fleurs en or et en argent, des diplômes d’honneur, des mentions très hoûorable».Ire section.— Sujet ayant trait à une légende, à un site, à un personnage de U Tunisie (vers,libres).-• • «¦.( « 2e section.— SUJet lyrique (vers libres ou réguliers).3e section.— Sonnets, rondeaux, ballades.4e secton.— Recueils de 600 à 1,000 prendre.Quand l’onde aérienne croit de A à B, l’effort de redressement du gouvernail croît lui aussi de a à b.Il est de sens opposé au mouvement de l'avion, par suite, il le freine.Mais lorsque la vague décroît de b à c et que par conséquent le mouvement de l'avion change de sens, l’amplitude de l'effort du gouvernail de profondeur décroît bien de b à c, mais ne change pas de sens, puisque le gouvernail de i profondeur reste toujours braqué du même côté du flanc fixe.Pendant ce second quart de la période ondulatoire, l’effet du gouvernail actionné par la girouette est donc de même sens que le mouvement de l'avion.Il résulte que la vitesse pendulaire de l’avion, nulle au point B où elle se renverse va croître de B jusqu’à C et qu’arrivé à la position horizontale, l’avion va dépasser cette position pour atteindre la position D où sa vitesse changera de sens à nouveau.Ainsi, sous l’effet des vagues d’air et de la girouette, l’avion va prendre un mouvement de tangage analogue à celui d’un pendule oscillant de part et d’autre de sa position d’équilibre.C’est sur cet écueil que les travaux remarquables de M.Constantin ont buté durant plusieurs années.Il devait appartenir à l’un des anciens collaborateurs de M.Constantin, M.Glanoll, de trouver la solution, c'est-à-dire empêcher que l'avion revenant vers sa position d’équilibre sous l’action de la girouette, dépassât cette position.En somme, il fallait freiner Une Foi C’est bien mal connaître les Espagnols que de croire, sur la fol de légendes périmées ou de reportages faciles, qu’ils sont un peuple bruyant, grandiloquent et sensible seulement au décor et à l’apparence.Je pense au contraire à tous les grands Espagnols que j’ai connus: têtes sévères, lèvres minces ; leurs yeux trahissaient seul» la fièvre intérieure qui les brûlait silencieusement.José A.Primo de Rivera a convaincu les plus vastes auditoires.C’est, paratt-11, un magnifique orateur.Il ne fait pourtant appel i aucun procédé grossier de rhétorique, à aucune vulgarité de la parole ou de la "pensée.J’ai aimé le ton simple et familier de sa conversation, ses phrases précises dont aucun mot n’est Inutile.Tout de suite, il 1 aborde le fond du sujet : « Nous croyons en la mission historique de l’Espagne.L'Espagne est une unité de destin, une entité profonde qui a s U accomplir et qui saura accomplir sa mission universelle.« Ce sentiment de l’Espagne existe au-deseus de chacun de nous.Pour cela, nous devons sauvegarder l’unité de notre pays et faire renaître sa vitalité Intérieure afin qu’il puisse à nouveau participer, d’une façon prééminente, aux entreprises spirituelles du monde.: 1-': i : t la jeunesse." — Nous soulevons beaucoup d’enthou- siasme, c’est vrai.En quelques mois, nous réuni près de cent mille adhérents dans vers.Be section.— Nouvelles, contes, critique# littéraires: 6e section.—— Théâtre, comédies, drsmei, vaudevilles, 7e section.— Composition musicale.Sujets libres.Adresser les déméddes dé renseignèmenli au secrétaire perpétuel : M.Félix DE LACROIX, 23, avenue de Carthage.Tunti (Tunisie).Toute demande de renseignements doit être accompagnée d’un • timbre pôiir !» réponse.avons toute l’Espagne.J’ai fait récemment à Valladolid une réunion publique où il y avait plus de six mille personnes.Nous sommes allée aussi aux environs de Tolède dans des agglomérations de paysans communistes ( et anarchistes.Ces réunions commencées devant des auditoires hostiles se sont tououfs terminées par de grands succès.— U faut maintenant que je vous pose question inévitable : avez-vous des José Le BOUCHER L'ORDRE est édité par le» Editions de l'Ordre limitée (cette bouffonne désignation est Imposée par le seul gouvernement français d'Amérique) et Imprimé par la Us de Publication de la Patrie limitée, ISO est, rue Sainte-Catherine, Montréal.Espagne et Fascisme D'ailleurs, n’attachons pas au mot fascisme une Importance qu'il n’a pas.Le nom de fascistes a été donné aux membres du nouveau parti et ils le portent sans honte.Voici au surplus ce qu'a écrit un des théoriciens du mouvement, M.Alfonso Garcia Val-decasas : « On nous a appelés fascistes et je dis que nous sommes parwlessus tout Espagnols ; et pour le reste, qu’on nous appelle comme on voudra.Il est possible que nous ayons avec Je fascisme, expérience étrangère, des affinités et des coïncidences ; mais nous, i a : : - I une troupes de choc ?\ — Nous, y avons bien été contraints par «a lutte que nous avons à soutenir.Le gouvernement ferme nos syndicats st nos salles de réunion, suspend nos journaux.Les socialistes viennent saboter nos manifestations, attaquer nos adhérente.Au cours de bagar- Abonncz-vou» aujourd’hui; faite» la propagande d’un journal propre, à une époque où U malhonnêteté se porte comme un gant :i Docteur TaaerMe Amelia, chlrurglen-din-Mite.8064, avenue du Pare, prie rue laurlir.* ion bureau de 9 h.à 6 h.eur rendes-vcue.TW DO *087. L’imprimerie de la Patrie exécute lea travaux les plus difficiles.Demandez nos prix.Tél.i LA 3121.(r) Un ciel de cendre rouge, accablant de lourdeil, Laisse fondre le plomb que dans l'air il pieu» Ou cette autre de Pierre Jalabert dam la Revue de France: Celle parcelle de carbone Qui brûle ce soir dans ma chair, Brûlait peut-être, un soir d'automne, Dans la chandelle de Kepler.Et ce vers, dédié à Paul Valéry, par Charles Mauban, collaborateur à la REVtll HEBDOMADAIRE : Mon passé comme un dieu sourit à mes [,dêsitt.Pour moi, en dépit d’une imitation trop évidente de Marie Noël, poète admirable,d peut-être de notre Albert Dreux, je préfère, ces vers de Mlle Vézina: Courbant, dressant leur maigre échine, Soûlés de soif, les mendiants, Miteux, loqueteux, clopinent.Avec la faim entre leurs dents.Avec leur coeur battant sur terre, Le carnaval de la misère, Ils vont trouant les horizons.Qui pour eux n’ont point de maisons.('* Le rythme au moins fait pardonner l1 banalité du thème.respondant à la vie concrète.Marie-Thérèse écrit un jour de Manuel qu’elle entendait les gouttes de sueur (qui coulaient de son front) tomber sur le papier (de son livre) avec un bruit mat.Ne vous écriez pas que le bruit d’une goutte de sueur appartient au domaine de l’absurde.Mais entendez que l’état moral du personnage ne pouvait être en rapport qu’avec un état physique exceptionnel.La psychologie • classique, plus à l’aise, avait à sa disposition, pour des états de ce genre, des visions de serpents, mêlés aux cheveux.» Je me trompe peut-être, mais j’estime que Rousseaux, sans appuyer trop, définit ici l’art de Julien Green, qui est un art en l'air, et, quoiqu’il fasse, sans racine dans la réalité.Ce sont des rêves, peut-être de beaux rêves: pour moi j’ai l’impression d’être à Charenton ou à Saint-Jean-de-Dieu, et les élucubrations, les gestes des fous ne m’intéressent pas.Robert de Saint-Jean, à propos du même ouvrage, ne dit-il pas à son tour dans la Revue hebdomadaire: «L’auteur du Visionnaire touche plus souvent le plafond qu’il ne met le pied sur le sol.» Je respecte tous les goûts, mais ces acrobaties m’horripilent.Aussi bien le plus officiel des romanciers-à-atmosphère (je m’excuse de la cacophonie, mais ces prosateurs-poètes en sont responsables) a-t-il passé aisément de l’un à l’autre.Je veux dire Estaunié, avec Madame Clapain.Je pourrais citer encore Henri de Régnier et son Divertissement provincial ou Alexandre Arooux et le Chiffre.Cependant ces romanciers distingués, s’ils taquinent la muse industrielle, comme, en Angletesre, Arnold Bennett, n’atteignent jamais à l’intérêt, tout peu littéraire qu’il est, d’un Van Dine ou d’une Agathe Christie.Dans les revues du mois que je viens de parcourir, on loue, dirai-je à l’excès, mon cher Pelletier ?un romancier-à-atmos-phère, qui n’a pas encore, que je sache, composé de roman policier, Jùlien Green, auteur du Visionnaire, que je n’ai pas encore lu, mais dont les critiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, ont fait l’éloge à l’envie.C’est un mauvais signe.Vous savez tation d’un des plus mal famés parmi les rois de France.Et n’est-ce pas Bremond encore qui disait de Henri IV, qu’il croyait à sincérité religieuse ?Le squelette de Voltaire, tenant de ses doigts décharnés un exemplaire de la Henriade a dû s’en disloquer dans son tombeau, où qu’il fût.Une réhabilitation qui n’était pas à faire, parce que Pierre Mille et tutti quanti (l’ont faite il y a belle lurette), c’était celle du roman policier.Paul Morand s’en est chargé dans la Revue DE Paris.Le badinage était amusant et fort intelligent, comme tout ce qu’écrit Morand.Seulement, il fit précéder son article d’un chapeau bien fâcheux.Ecoutez-le nous parler de la peur, principal ressort de cette sorte d’ouvrage: « Elle surpasse l’amour en fécondité, car presque tous les dieux lui doivent la vie.(Laissez-moi rire: Homais, le pharmacien, dans une boite d'Ouvert la nuit, cela est drôle à coup sûr).Chaque fois que l’homme o tremblé, il a élevé un autel.il a créé un demi-dieu moderne, puissant et juste comme Hercule, audacieux et invulnérable comme Achille: le Détective, dont on célèbre le culte dans ces temples qu'on appelle le roman policier.» J’ai lu bien des commentaires sur le vers de Lucrèce : Primus in orbe divos creavit timor (les latinistes feront les corrections nécessaires) mais aucun n’approche, par le comique, le mot précieux de Paul Morand.Je ne lui demande pas d’être catholique orthodoxe, mais encore devrait-il avoir la décence de s’en tenir aux théories les plus nouvelles sur l’origine des religions, voire à celles de 1914, celles de Durkheim (le Totémisme) que cet homme de culture universelle connaît sans doute comme vous et moi.Du roman policier, au roman-climat, au roman-atmosphère, la marge est mince.Trois heures à la bibliothèque sa (dans la Revue universelle).Un vieux bouquin feuilleté, une sottise de journal, une locution fautive, tout lui est prétexte à considérations paresseuses et d’un scepticisme de bon aloi.Si j’ai des lecteurs à principes et idées fixes, ils ne manqueront pas de taxer cette dernière phrase de paradoxe impertinent.Pourtant rien n’est plus vrai: Rainville, partisan, et convaincu, est un historien et qui sait douter.Il y aurait tout un article à écrire là-dessus et qui ne laisserait pas de plaire (à condition qu’il fût de bonne langue) à notre ami Lucien Parizeau.Et actuel encore, puisque l’on cite un peu partout, sans avoir bien compris la pensée de cet homme subtil à l’excès, les opinions, boutades et apophtegmes de Valéry sur l’histoire.Sur l’histoire, puisqu’il s’agit d’histoire, je recommande à mes lecteurs, de méditer l’extrait du Henri III, que Pierre Champion vient de publier à la Revue universelle.C’est encore, bien entendu, une réhabilita-lion.Après Louis XV, Henri III.Les admirateurs de Dumas le père n’en croiront pas leurs yeux: les mignons, les fameux mignons n’étaient que des gardes du corps.Et savez-vous pourquoi le Valois a été tellement calomnié: c’est qu’il était encore plus catholique que les Guises, qui, eux, faisant un parti de leur religion, se voulaient les seuls catholiques de France.Vous entendez bien que ce n’est pas la première fois qu’une bonne coterie s’estime la seule bonne dans Je crois qu’il faut lire toutes les revues françaises.J’entends la dizaine de revues françaises où l’on puisse glaner une page, la moitié d’un article voire un article tout entier.Il arrive que la Revue des Deux-Mondes, en dépit de M.Doumic et autres Gillet, publie une nouvelle, un essai qui vaille d’être analysé.La N.R.F., qui penche de plus en plus vers un communisme informe a, chaque mois, la chronique lucide et intelligente, parfois à l’excès, d’Albert Thi-baudet.Ce Thibaudet qui ressemble aux femmes laides qui ne laissent pas d’avoir leur charme: son méchant style à métaphores beuvienn.es et qui se suivent comme I l les perles d’un collier de stras, sa langue volontairement incorrecte (probablement parce qu’il est professeur) sont assurément le méchant style et la langue incorrecte les plus agréables qui soient.Il y a encore François Le Grix qui donne à la Revue hebdomadaire des réflexions politiques qui sentent comme pas une l’Action française.Seulement l’Action française de François Le Grix a passé par Thureau Dangin et Pierre de la Gorce, historiens estimables, mais à qui personne ne songerait à comparer Léon Daudet, royaliste rabelaisien, Maurras qui est l’héritier le plus authentique des plus mâles classiques (je pense aux meilleurs pages polémiques de l’Histoire des variations de Bossuet, bien supérieures aux pompeuses Oraisons qui furent la terreur et l’ennui de notre rhétorique), et Jacques Rainville, un Voltaire qui s’est brouille avec un pays, et s’arroge un monopole.S’il m’en M.Homais.souvient, ce cher Bremond, avec d’infinies De ce Bainvillc, je n’oublie jamais de précautions, et à propos du père Ange de lire chaque mois ses pertinentes Lectures Joyeuse, s’était essayé à semblable réhabili- ce que notre collaborateur Robert de Ro-quebrune pense de la critique libre de France: je n’ai rien à ajouter là-dessus.Il est cependant possible, en lisant à la loupe, les diverses recensions que l’on fait à Paris d’un livre, de saisir la pensée intime du critique.Ecoutez attentivement par exemple ce que dit du Visionnaire André Rousseaux de la Revue universelle: « .Et cependant nous restons dans un monde terriblement imaginaire.Nous entrons dans cette vie hallucinatoire où se déroulent toujours les livres de M.Julien Green et où les vérités les plus troublantes quant aux mystères de l’âme se mêlent à des détails déconcertants dans la mise en scène de ces révélations.Il semble que M.Julien Green tire du composé humain des vérités trop extraordinaires pour qu'elles puissent se.manifester d'une façon vraisemblable ou tout au moins cor- ¦M.Léon Pierre-Quint, dans la Revue de France nous affirme que: « Le poète à l’heure actuelle écrit avant tout et près-qu’imiquement pour d’autres poètes.» Je regrette qu’il n’en soit pas ainsi au Canada français, car, nous serions débarrassés des innombrables recueils où le rimeur nous parle sans pudeur de sa belle âme.Ce n’est pas à dire quç tous les poètes de France aient du talent.Je cueille par exemple, dans la Revue des Deux-Mondes cette strophe aussi belle qu’une strophe de Choquette, et qui est d’André Dclacour: On étouffe.La ville est sam air.Une odeur D'essence, de benzol et d'huile chaude, écoeure.| populaire., JP Berthdot BRUNET (1) Chaque heure & son visage, Edltl°1,! du Totem, Montréal.-• Le genièvre (gin)de Kuyper fut le prcnW connu au Canada et il reste le favori de *n° gens ».C'est une boisson de gentleman, * P1 i ir-b) V 1
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