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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
vendredi 18 mai 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-05-18, Collections de BAnQ.

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.'4-' I L'ORDRE RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLatcau 8511* 1 an 6 mois 3 mois En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), ) Royaume-Uni, France et I $6.00 Espagne .J Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays $9.00 $4.73 $2.50 $3.25 $1.73 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU Administrateur On est prié d'envoyer toute correspondance à ta case 4018 de l'Hôtel des Postes en mentionnant sur l’enveloppe le service (.Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur, : OLIVAR ASSELIN L'abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.i Première année—No 58 Le numéro: 5 sous Montréal, vendredi 18 mai 1934 Rectification nécessaire COULEUR LOCALE Socialisme indifférent B y a quelques mois, la revue judaïque B’nai Brith, publiée à Cincinnati et largement répandue par toute l’Amérique du Nord, classait la province de Québec parmi les foyers d’antisémitisme les plus actifs du monde entier.Vu la libérale législation de notre province sur les droits civils et scolaires des Juifs, la chose ne laissa pas de nous surprendre; niais dans une question de cette nature il y a place pour des divergences d’opinion, et nous ne crûmes pas nécessaire de signaler son erreur à la .revue judéo-américaine.Dans une analyse de la situation du judaïsme en divers pays et notamment au Canada que publie le dernier numéro, nous lisons: «Bien que la persécution du Juif ne soit pas au Canada un phénomène nouveau, certaines manifestations fascistes ont intensifié l’agitation antisémitique.La propagande antisémitique est devenue si menaçante que l’Assemblée législative du Manitoba, par une loi votée à l’unanimité, a cru devoir amender la loi sur la diffamation de manière à permettre à tout groupement ethnique ou religieux de s’adresser aux tribunaux pour faire interdire la publication ou la mise en circulation d écrits portant diffamation de ces groupements.L’organisation fasciste la plus nombreuse est la Fédération fasciste des Clubs Ouvriers de la Province de Québec.Elle compte 100,000 chemises brunes, 42,000 auxiliaires féminins et une brigade de choc de 2,000 membres.Elle se recrute surtout parmi les Canadiens-Français et comprend quelques membres allemands et irlandais.Sous le commandement de J.Anaclet Chalifoux, elle se prétend à tort ou à raison apparentée au nazisme.Avec l’assistance de journaux d’expression française comme le Devoir, le Canada et le Patriote, Chalifoux et ses associés du mouvement goglu ont entrepris une campagne systématique contre les Juifs.» ¦£.\.Dans cette belle langue de Louis XIV dont il a le secret, M.Thomas Poulin fait à I’Action catholique la philosophie de la nouvelle loi touchant l’Office des débouchés pour nos produits naturels.« On discute maintenant », dit-il, « pour « savoir si ce projet de-loi est socialiste, « communiste ou non.Si nous nous con-« tentons de l’envisager en soi il peut être « assez indifférent, au point de vue prin-« cipes.Il faut l’envisager autrement « pour le juger à sa juste valeur.Nous « adoptons de temps à autre des lois qui « ne cadrent pas plus avec notre legislate tion qu’une cinquième roue à une volte ture.Nous nous étonnons ensuite de « constater que ces lois sont inopérantes, « inefficaces.C’est que nous possédons « plus de bâtisseurs de lois que de légiste lateurs.Un législateur est celui qui « établit une législation (penseur, va!), « c’est-à-dire un ensemble de lois toutes « rattachées à une idée maîtresse.Nous « vivons actuellement, chez nous, d’une « façon générale, sous une législation « libérale.Une loi doit être classée « d’après son modèle.» Dans le cas du gouvernement fédéral, le modèle, quel est-il ?M.Poulin n’en sait rien.Mais tous les lecteurs assez heureux pour avoir deviné le sens du texte législatif que FOrdre a publié in extenso ont compris: 1* Que M.Bennett s’arroge le droit de dire au légumiste, au blatier: «Vous ensemencerez tant d’acres en ceci ou cela; vous vendrez vos produits sur tel ou tel marché et suivant des mercuriales que l’Etat se réserve le droit de modifier à son gré, soit en fixant les prix de détail, soit, d’une manière indirecte, en recourant à l’inflation fiduciaire; 2° Que cette traverse suscitée par le pouvoir central à la libre pratique du commerce nous achemine vers la centralisation définitive, essentiellement contraire à l’esprit corporatif et chrétien; 3° Qu’un Office doté de pouvoirs aussi élastiques, et greffé sur une organisation politique où le libéralisme fait loi, ne peut qu’entraîner — comme le faisait remarquer M.Assclin — l’anarchie de l’économie nationale.« Nous adoptons de temps à autre des lois qui ne cadrent pas avec notre législation »: cela veut-il dire que le bill 51, chevillé à une législation générale impropre à le recevoir, est blâmable, ou, au contraire, qu’il nous change des lois boiteuses dont nous avons l’habitude ?, M.Poulin ne le dit pas.Sur ce point, la Bonne Presse, à commencer par le Devoir, ne s’est pas commise.M.Albert Rioux, démagogue à patte de feutre, a joué du tam-tam en faveur de l’Office, mais, comme l’a dit Langlois, il l’a fait dans le plus pur esprit socialiste.Il y a longtemps d’ailleurs que les « bons » journalistes applaudissent niaisement à toutes les entreprises qui leur rappellent, même de loin, les institutions corporatives d’Allemagne et d’Italie.Ce qu’ils ne voient pas, c’est que, par essence, la corporation sous-entend la dissociation des alvéoles ou cellules économiques, la décentralisation administrative, tandis que la nouvelle régie des marchés est, dans toute la force des termes, une mesure SOCIALISTE ET CENTRALISATRICE.Dan* deux ou trois ans, l’Office sera devenu, comme toutes les institutions du régime parlementaire, un laboratoire de concussion, de favoritisme électoral.tT-i'.- s™,yE# Cette fois, il ne sera pas hors de propos de faire observer à B’nai Brith que les 100,000 chemises brunes de Chalifoux sont un mythe, ses 42,000 chemises féminines un autre mythe, la participation du Canada au mouvement antisémitique, un troisième mythe, et ainsi de suite.ïü "A ^11' H rz F— _ B .jgg r 7L\ m ( OP" VL s, Sur les persécutions dont les Juifs sont l’objet en Allemagne, il y a tant de témoignages dignes de foi que le doute est impossible, mais la direction de B’nai Brith ferait bien de se rappeler qu’en travestissant de façon aussi flagrante le sentiment de la province de Québec à l’endroit de la minorité juive, elle ne prend pas le moyen de faire croire à ce qu’elle raconte sur la situation du judaïsme en d’autres pays.Elle sera peut-être étonnée d’apprendre que sur un total d’une centaine de mille voix, aux dernières élections municipales de Montréal, le candidat antisémite a recueilli tout juste 12,000 voix, dont les neuf dixièmes se sont portées sur son nom à cause de promesses démagogiques comme la réduction du taux de la dette à 2y2 pour cent, la municipalisation des services publics, etc.; que le Canada est un des journaux d’Amérique les plus courageusement opposes à l’antisémitisme; que, pour 99 pour cent des Canadiens-Français, le pitre Chalifoux n’existe pas.Dans son propre intérêt, B’nai Brith devrait désormais se garder d’ouvrir ses colonnes à des histoires mensongères où sont mis sur un même pied les brutes nazistes et un type hautement civilisé comme le Canadien-Français.V gu**1"’”?§ V #3 m / j i t ^ Les droits du policeman La probité en honneur (Figaro) # IV Dollard DANSEREAU Sur commission rogatoire de la police bruxelloise, les autorités allemandes s’occupent de l’affaire du vol d’un panneau du tryptlque de l'autel de Gand.A la suite d’une lettre adressée par un émigrant allemand vivant en Belgique à la police criminelle de Cologne, les soupçons se sont portés sur un ancien antiquaire allemand déjà impliqué dans une affaire de vol.La police berlinoise a Invité les négociants on objets d'art de la capitale à l'informer immédiatement, dans le cas où le panneau volé serait offert en vente à Berlin.En outre, plusieurs photographies de l'Individu soupçonné ont été adressées à la police belge, qui pourra vérifier si l’individu a véritablement séjourné en Belgique.Excellent succédané do l'asphalte de roche, le Deiimii remplit toutes les conditions ce-sentlelle» pour le revêtement dea routes appelées à servir à une circulation Intense.Les « Forces morales et spirituelle, de la Un agent de la paix anglais obtient ÏSLTS: fjSSAftZ.350 livres sterling de dommage» Des électeurs pour le plébiscite nines, avait organisé 1 autre soir en Sorbonne pour un accident SU 1 au une réunion sous la présidence d’honneur de de son service.M.Charléty, recteur de l'académie de Paris.Plusieurs orateurs prirent la parole.Le Le préfet de police de Berlin publiait pasteur Marc Boegner donna tout d’abord jours derniers un communiqué dans une définition subtile de la probité, vertu lequel il déclare notamment: morale.Puis l’abbé Violet et Mme Verine, « Le jour où la population de la Sarre ; présidente-fondatrice de l’Ecole des parents, aura à décider de son sort futur, approche.' parièrent de la probité et la famille.La date du plébiscite n'a pas encore été M.Parodi, inspecteur général de l’ins-flxée, niais la consultation populaire arrive , truction publique, la considéra du point de à échéance, à dater du 10 janvier 19 35.que- # ¦ re- de la Sarre Un cas intéressant vient d'être jugé à Londres.Voici les faits.Un agent de police, en faisant sa ronde, entendit le galop de chevaux.Il se rendit bien vite compte que les animaux s'étaient emballés, s’élança au-devant d’eux et les arrêta.Mais il fut blessé assez grièvement.11 porta plainte et demanda des dommages-intérêts, disant que les propriétaires avaient laissé les chevaux et le char sans surveillance et sans avoir < Pourront participer à ce vote tous les ! Le docteur Rist, membre de l’Académie bloqué les freins.Allemands et Allemandes qui, le jour de la de médecine, entretint l’auditoire de la pro- Lors du procès, il fut mentionné que les signature du traité de Versailles, c'est-ù- j bité et la profession; M.Lucien Romier, de règlements de police n’obligeaient pas a ar-dire le 28 juin 1919.habitaient dans le ! la probité et des affaires.j rêter les chevaux emballés et que, par coh- territoire de la Sarre et le jour du plébiscite ! Mmes Malaterre-Sellier, kraemer-Bach, , sequent, le vaillant policeman avait agi a «m-nnt Vimrt ans révolus Mlle Sainte-Claire-Dcville et MM.Marcel : ses risques et périls.Cependant, comme c est .Fery et Guérin-Desjardins se partagèrent le 1 le devoir d’un agent de veiller sur la vie et « C’est pourquoi les personnes qui entre ,a civ; et la bité et ]cs l !a propriété d'autrui (mises en danger par temps, ont change de domicile et habitent , K j les chevaux emballés), le juge en arriva à actuellement dans le Reich, en dehors de , ^ l’issue des discours, l’assemblée.« cou- la conclusion que la demande du policier la Sarre, devront se présenter entre le 3 et ey^rant que dans ]e désarroi de notre époque i était fondée, d’autant plus que le proprié- le 12 mai prochain à leurs bureaux de - ^ respect des valeurs morales et spirituelles ; taire était coupable d'avoir laissé son char police respectifs pour faire connaître qu’ils ; serv;r de base à toute oeuvre de régé- ! et ses chevaux sans surveillance.C'est pour-déslrent participer au vote.» | nération nationale », a émis le voeu « que quoi on accorda à 1 agent des dommages- dans toute la France les membres des asso- Intérêts se montant à 350 livres.Notons que dations présentes entrent en contact et Ira- l’accident s’est produit en août 1932 et que vaillent sans délai à remettre en honneur le propriétaire a dû être l’objet d'une exé-dans tous les domaines l’idée et la pratique cution forcée, car il refusait de payer ce de la probité ».qu'il estimait être injuste.La neutralité hollandaise en péril ces L'activité des nazis constitue une menace des plus sérieuses pour la neutralité de la Hollande, et il convient de mettre en lumière les détails du plan d'opérations en vue d'une offensive contre la Belgique et la vue intellectuel.guerre France, auquel, dès le mois de juin 1932, le général von Epp (actuellement gouverneur de la Bavière) avait apporté tous ses soins, de concert avec l’état-major de la Reichswehr.Ces projets, destinés à remplacer le plan Schlieffer et qui auraient reçu la pleine approbation du chancelier Hitler, prévoient délibérément la violation du territoire hollandais dans la partie du Limbourg avoisinant Sittard; ils permettraient à une armée allemande d'essayer de prendre à revers les troupes belges occupées à assurer la défense de la frontière vers la Rhénanie et le Pala-tinat, et priveraient en même temps les Pays-Bas des ressources d'un important bassin houiller.(Je Suis Partout) Qu’cn termes délicats.L’échotier d’un journal français raconte, sur la malice féminine en Angleterre, ce petit trait qu’il tient d’un de ses amis: Il avait fait la connaissance d’une très jolie femme qui, étant prise, disait-elle, dans la semaine, consentait à le rencontrer le samedi.Notre ami, qui est, disons-le, très bien de sa personne, ne savait trop quelle distraction offrir à la jeune femme.Ce fut elle alors qui prit les devants: — En Angleterre, dit-elle, pour le weekend, on fait deux choses : l’une est de jouer au bridge.Et elle se tut.I Le Polonais I M.Klobukowski, gouverneur général de l’Indochine, avant de devenir ambassadeur de la République à Bruxelles, était un grand ami de Clemenceau, qui l’appelait « Le Polonais ».Un jour que le gouverneur général protestait, d’ailleurs doucement, et avec le sourire, contre ce surnom, le Tigre repartit: — Mais si vous étiez vraiment tout à fait un Polonais, est-ce que je vous appellerais «le polonais»?Et puis, croyez-moi: c’est plus facile et plus vite fait de dire ce mot-là que de prononcer votre nom.i Docteur Taacrède Aeerlln.chirurgien-dentiste, 6064, avenue du Parc, près rue Laurier, A son bureau de 8 h.à 8 h.sur rendez-vous.T61.: DO 3087.( « L’absence de l’invasion de cette contrée, affirme le général von Epp, fut, en (r) fier les chiffres de nos échanges et de donner au public l’illusion d’une situation économique améliorée.Si les effets ne s'et) font pas beaucoup sentir dans le commerce domestique, écrit-il, « il n’en va pas de même pour le commerce avec l’étranger, où les valeurs sont jugées d’après leur relation avec l’or ».Qui donc a dit que la plupart de nos parlementaires ne connaissent pas l’abc de leurs fonctions ?comme un autre et son rendement n’est pas négligeable.Ce mécanisme, que décrit sommairement M.Gautier, explique comment les sommes employées à capter et à canalisre le suffrage universel transforment la démocratie en une oligarchie des plus dangereuses : celle des intérêts louches, souvent malhonnêtes, qui contredisent les intérêts de l’Etat et de la nation.sant campagne avec nos confrères, nous ne nous faisons pas trop d’illusions.Mais si l'unanimité de la presse française reste sans influence sur M.Bennett, serait-ce, pour reprendre le dernier mot cité de l’EVENEMENT, que notre premier-ministre ne serait pas un homme d’Etat ?Démocratie et oligarchie Revue iœ LA meme , I A quoi sert la S.D.N.?A fermer les dancings , à neuf heures du soir, répond le SOLEIL : pas clé d'un grand avantage ni pour la Grande-Bretagne ni pour le pays canadien.On fera sans doute grand état des de- p0Uf /a majorité des malheureux induits à clarations de M.Thomas à la Chambre des qU{iier leur patrie pour venir tenter fortune Communes de Londres et cela ne contribuera l'Ouest canadien, cette odyssée ne fut pas peu à endormir une partie de 1 opinion qu'une série de désillusions conduisant au dé-ans faire taire les bons apôtres.^ sespoir.Quant à ceux qui ont pris racines Pour sa part, 1 Evénement est déjà ju|.nojre s0[t parfois en chassant les fils des tout disposé à croire que 1 opinion et la po- premiers colons, les conditions actuelles té-litique anglaises ont changé du tout au tout nioignent qu'ils n'ont pas à se louer de leur et du jour au lendemain sur cette question, migration.et que le discours de M.Thomas a suffi pour accomplir ce revirement.C'est pourquoi VEvÉNEMENT ne veut plus de l’immigration.Il n’a que le tort de prendre à la lettre les paroles du ministre des colonies.Il a aussi le tort d’exagérer la confiance en M.Bennett.L’immigration i En attendant que le différend entre le Pérou et la Colombie ait été réglé, la ville de Leticia, revendiquée par les deux pays, a été remise à la Société des Nations qui la fait administrer par une commission.Celle-ci vient de faire parvenir à Genève un rapport sur son activité.On y lit que depuis son entrée en fonction le calme a régné dans Leticia, cl que ce résultat est dû à la stricte application des règles quelle a édictées.Une de ces règles, à laquelle elle parait attacher une importance extrême, concerne la fermeture des dancings qui a lieu maintenant à 9 heures du soir.Pour un Anglais, un Français, un A Ut* mand, un Italien, le dollar canadien ne vaut pas 100 sous mais moins de 50 sous.Si par suite le Canada achète pour $19, 000,000 de marchandises anglaises, il ni reçoit que la moitié de ce qu’il aurait eu en 1929.Le témoignage tant commenté de M.Stewart devant une commission parlementaire est, pour M.Charles Gautier, une occasion de disserter sur l’institution des cais- Stupéfiant ! C'est ainsi que le Soleil qualifie Tarses électorales et sur leurs conséquences.11 gument dont un député de Québec a appuyé, rappelle, dans le Droit, que cette institu- & |a Chambre des Communes, le projet de lion, car c’en est une, n’est pas nouvelle et l0j N0 51: il cite des témoignages de sir Richard Cartwright et de sir John MacDonald.Il pour- , „ .rait ajouter que si les caisses électorales ne lrouVe ur] argument stupéfiant pour défendre sont pas d’aujourd’hui, elles ont pris, de nos “ Lo\ «« produits naturels présentée à la jours, un fameux développement.Çhamtre des Communes par le ministre de l Agriculture, Ihon.IV ci r : «Le projet de loi actuellement à l'étude est certainement l'un des plus osés qui aient jamais été soumis au Parlement du Canada, et c'est ce qui fait sa valeur, car, par celte législation, nous entrons résolument dans la voie de l’écono-Rien n’est changé.Qui verse à ta caisse mie dirigée en ce qui concerne parliculicre-élcciorale ?Qui maintient au pouvoir tel ou ment les produits naturels.» tel gouvernement ?Qui fournira la somme énorme qu'il faudra pour tenter de gagner de loi et de la réglementation qu'il imposera les prochaines élections ?Qui essaiera en- après sa sanction, c'est, si l'on en croit le core de faire croire que le protectionnisme député : est nécessaire à la prospérité du pays ?Toujours les mêmes.Tous ceux qui bénéficient du régime douanier, du régime des primes et des bonis, tous ceux qui, sous prétexte de protéger l'industrie nationale contre la concurrence étrangère, exploitent le patriotisme au profit de leurs intérêts privés et au détriment des classes les plus humbles, verseront à pleines mains dans la caisse électorale afin de maintenir au pouvoir leurs créatures et d'étouffer les protestations d'une opinion publique tournée contre iux.iV Quand par conséquent on vient nous affirmer que nos importations de laines anglaises doivent satisfaire les Anglais, parce que pendant les trois premiers mois de 1934 elles ont été de $3,000,000 supérieures à celles du premier trimestre de 1933, nous comprenons que les filatures anglaises continuent de nous bouder.En réalité, comme le dollar a subi une dépréciation de plus de 20 pour 100 de 1933 à 1934 et que les importations n'ont subi qu’une plus-value de , , ., $3,000,000, les ventes anglaises se trouvent o jT c ni,' , , «voir diminué.Et il fallait s'y attendre, cat .Quand ?S.D.N.gouvernera le monde, avec un joüar de 5Q /„ Canadien, s.jamais elle y pamentelle ftrméra les acllèleronl forcémenl moim à l'étranger cabarets a neuf heures, défendra aux debits 'avec un Jo//nr de 100 sous.de tabac d ouvrir leurs portes le dimanche Cela est parfaitement connu à Ottawa.et fera sonner le couvre-feu a k même heure Mais pour donner du prestige au gou- sur toute la machine ronde.G est-a-dire que Vernemenl conservateur, on ira sans cesse ré-si jamais la S.D.N.gouverna,t le monde, pélan( que no(re commerce s'améliore quand elle tendra,t a faire régner, au nom de en fait il subit une régression.1 oeuvre dite humanitaire qu elle poursuit, la U ; ;e ^ c/,i//r«.doctrine et la morale protestantes et puritaines qui sont à la base même de son idéologie.N’appuie-t-elle pas son idéal de fraternité humaine sur l’excellence de l’individu dont l’expression la plus parfaite, à sens, sc retrouve dans le gouvernement démocratique et le parlementarisme?N’a-t-elle pas cru très sérieusement, à l’époque de sa fondation, qu il suffirait de démocratiser 1 Allemagne pour la rendre « bonne », pour tuer en son germe le militarisme, la haine, l’ambition, l’esprit de revanche et de domination ?1 out cela, c’est du Rousseau, c est-à-dire du protestantisme, en action.Le député de Québec-M ontmorency a Ces jours derniers, à la Chambre des Communes, parlant au nom du gouvernement, M.Thomas déclara que L'Angleterre n'entendait pas imposer sa politique d’émigration aux dominions.Et la députation an- Jusqu’ici, sur ce point, M.Bennett a glaise applaudit.On comprend donc mieux, fermement tenu tête aux partisans canadiens dans la métropole, que les pays britanniques d’une émigration anglaise.Mieux que per-d'outre-mer ne sont pas des dépotoirs pour sonne, le premier ministre sait que l’intérêt le trop-plein d'une population même an- privé est seul le mobile de la propagande glaise.C'est un progrès.menée pour obtenir un relâchement au rè- glement de la porte formée.Après avoir cité ces témoignages, M.Gautier montre comment les hommes d’affaires avisés, réalistes et surtout pratiques qui alimentent ces caisses récupèrent les capitaux ainsi versés.Une sollicitude qui s’étend à de tels sujets montre de quoi la Société' des Nations serait capable.si seulement tout le monde ne la quittait pas.1 y M.Héroux, au Devoir, se fait moins d’illusions.Il considère que si la campagne en faveur de l’immigration se fait moins intense, ce n’est que partie remise et qu’on aurait tort de se désintéresser de cette question.Et dont ce qui fait la valeur d’un projet Je doute que M.Bennett tienne tête bien longtemps aux partisans de l’immigration anglaise et qu’il résiste avec beaucoup d’opiniâtreté à une propagande dont le premier mobile, comme le souligne fort justement TEvéNEMENT, est l’intérêt privé : M.Bennett n’est ni aveugle ni sourd aux appels de l’intérêt privé, ou du moins de certains intérêts privés.Il Test encore moins quand ces intérêts privés s’accordent si bien avec sa politique générale.Comme le fait remarquer le même journal, la presse d’expression française est unanime à combattre l’immigration en temps de crise, avec l’appui d’une faible partie de la presse anglaise : Il ne fait aucun doute que r unanimité de la presse française du Canada, parfois bien secondée par une partie de la presse anglaise et par quelques députés courageux, impressionne les véritables hommes d’Etat.Mais comme M.Bennett ne s’est pas souvent laissé impressionner par la presse Une expérience coûteuse a démontré que française sur d’autres questions, il est peu l'immigration, telle que pratiquée en Canada probable qu’ l se laisse impressionner par pendant plus d'un quart de.siècle, n’avaif j elle au sujet de l’immigration.Tout en fai- .I 1.— Qu'il soit osé ; 2.— Qu'il nous donne de l'économie Il en résulte que, si le gouvernement de Londres n'entend point avoir l'air de nous imposer se, émigrants, il délire tout de même, le plu, tôt qu'il le pourra, en sauvegardant les apparences, nous en faire cadeau.L'indice est sérieux, fl confirme des dizaines et des centaines d'autres, qu'on a pu relever ces mois derniers.Il s'accorde avec un certain nombre de faits, avec certaines tournures d’esprit qui incitent à l'action et qui nous interdisent de considérer jamais comme dénuée d'actualité cette formidable question de l'immigration.dirigée.¦ I Le député de Québec-M ontmorency rend vraiment le travail facile à nos parlementaires.Car des projets de loi osés, il est à la portée du premier venu d'en proposer.Que ion ouvre un concours dans la population, et vous les verrez pleuvoir de tous côtés, depuis la socialisation des banques à la destruction de la propriété, en passant par tous les musellements que ion voudra.» • Piperie aussi de l’économie dirigée.dirigée dans le sens de l’impérialisme britannique et, surtout, dans le sens de quelques intérêts particuliers.{, son George* LANGLOIS L’OItDRE est édité par les Editions
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