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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
samedi 19 mai 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-05-19, Collections de BAnQ.

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L’ORDRE RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* 1 an 6 mois 3 mois Administrateur .Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU En ville, parla poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne .Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays $9.00 $4.75 $2.50 $3.25 $1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 • • • .PIERRE ASSELIN On est prié d'envoyer toute correspondance à la case 4018 de l’Hôtel des Postes en mentionnant tut l'enveloppe le service (Rédaction ou Adminis-tration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur % OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d’avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal, Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année—No 59 Le numéro: 5 sous Montréal, samedi 19 mai 1934 Banques socialistes : banques électorales < L’HOMME INVISIBLE > Un curieux cas de simonie à Québec y# Jè Nous signalions l’autre jour, ici Bicme, la déconfiture de la Banque (française) des Coopératives, survenue quelques jours après la faillite d’une autre institution socialiste, la Banque du Travail de Belgique.Ces deux faillites n’ont pas manqué de créer un grand émoi en Europe et il est curieux qu’elles n’aient pas eu plus d’ccho en notre pays, au moment où toutes les institutions capitalistes indistinctement sont dénoncées par nos rebâtisseurs de la société.Sur les opérations de la Banque des Coopératives (passif: 350 millions de francs, soit, au cours actuel, 22 millions de dollars), un confrère français nous apporte d’édifiants renseignements.Parmi ses clients, la Banque ne comptait pas seulement des socialistes: Y Humanité, la Lumière, la Ligue des droits de l’homme, la Ligue des combattants pacifistes, la Bcllevilloised), faisaient chez elle diverses opérations.Faisant fi des vaincs précautions capitalistes, la Banque acceptait à scs risques le papier remis à l’escompte.Dans certaines de ses agences, on prenait les versements sans remettre de reçu; le directeur de l’agence expliquait à ses clients qu’ils faisaient ainsi l’économie d’un timbre de quittance.Mais ce n’est pas là le mieux.La Banque des Coopératives payait à ses guichets des chèques qui, arrivés à la comptabilité, étaient déchirés et remplacés par des traites à échéance généralement assez lointaine.MM.Leroy et Hulot, le premier chef de l'agence S.C., le second chef du portefeuille, durent meme un jour quitter en douce la maison pour avoir trop ouvertement pratiqué ce système peu répandu dans" le monde Bancaire.Rien n’était d’ailleurs fait comme chez les confrères.Les chefs de service l’avouaient ingénument à certains clients, les bilans publics étaient faux.Il le fallait bien, d’ailleurs, ne fût-ce que pour couvrir une somme d’un million et demi laissée impayée dans les caisses par Moussaï, gendre de Dcvoldcr, directeur de la Banque.Donnons en finissant une petite précision qui pourra servir aux pacifistes désireux de se rendre à Genève sans en avoir le moyen.La Ligue des combattants pacifistes tint, il y a un an environ, tin congrès à Genève.Novina, grand seigneur de cette organisation, voulait s’y rendre, mais n’avait pas l’argent du voyage.H se souvint que son groupement était client de la Banque et ne s’émut pas qu’il n’eût pas d’argent à son crédit.Il fit un chèque, un chèque qui, dans le inonde capitaliste, aurait été dit sans provision, il le présenta au guichet.On vérifia le compte, on constata qu’il n’y avait rien, mais, sans sourciller, montrant une générosité qui certainement attendrira les clients de la Banque, on paya.Et Novina se rendit à Genève.Un autre confrère, M.Gaëtan Sau-voisin, du Figaro, écrit de son côté : Les fonds, d’après l’enquête administrative, n auraient-ils pas servi, par une dilapidation détournée, à financer les candidatures socialistes lors des élections de 1932?Trente-cinq millions n 'auraient-ils pas été avancés à une importante affaire de construction (Tavions sur l'intervention — qui ne met pas sa probité en cause — de M.Re-naudel (2)?La situation délicate, brusquement aggravée, dans laquelle s’est enfoncée la banque, n est-elle pas due au retrait massif de fonds opéré par la C.C.T.(3), par la Fédération postale et par la Fédération des fonctionnaires, qui, sentant leurs caisses en péril, ne se sont pas préoccupées du sort des épargnants lacrifiés par la saignée à blanc des dépôts?Les interventions qui se sont produites au conseil des ministres n’ont-elles pas permis à M.Lebrun et à M- Doumergue de constater, étant donné la personnalité de ceux qui plaidaient pour le renflouement, que les aOocats Québec, adressait dernièrement au public une circulaire où il annonçait en toutes lettres que scs chalands bénéficieraient des avantages spirituels d’une messe hebdomadaire qu’il ferait célébrer à leur intention dans quatre églises différentes.Comme il nommait ces églises, nous crûmes d’abord à une mauvaise plaisanterie; une enquête sommaire a suffi pour nous convaincre que ce monsieur se livrait à son trafic simoniaque depuis près de trois semaines.Voici d’ailleurs le texte de la réclame (nous n’y changeons pas un iota) : c’est trop peu banal pour ne pas éveiller la méfiance.Ou les cures des quatre paroisses précitées ont accepté de jouer dans cette entreprise étrange le rôle d’intermédiaires, et dans ce cas leur bonne foi trop naïve a été surprise, ou, ce qui nous paraît plus logique, le nommé Thi-boulot a rédigé et publié sa circulaire à leur insu.De toute façon, réfléchissez que dans le catholique pays de Québec («le plus catholique du monde », disait naguère le délégué du Saint-Siège), un marchand a recouru impunément au trafic des biens spirituels, qu’il s’en est meme bien trouvé, que la Bonne Presse, sentinelle à retardement, n’en a rien su ni rien dit.Dans les pays où l’ignorance de la masse ouvre la porte à la superstition, il foisonne des sectes religieuses comme les « Crucifiés », qui nous menaçaient, il y a quelque temps, de leurs maléfices.Mais cette bêtise sacrilège, acceptée, sinon encouragée, par la masse des catholiques (il paraît que les rents de Thiboutot ont de la sorte perdu de leurs clients), cela témoignerait, s’il en était besoin, à quel degré de l’incom science certains éléments de peuple sont tombés, faute de science élés mentaire et d’éducation.L’autorité dio» Sans Joute, las intérêts Je la petite épargne qui a fait confiance à la Banque des Coopératives doivent être sauvegardés, mais puisqu il s agissait d’une expérience socialiste et d un organisme politique (dressé, in fine, contre les Caisses d'épargne), ce n’est pas contribuables qu’il appartient de couvrir les frais de la gabegie orchestrée par les amis de M.Blum (4).Que les déposants se tournent vers celte féodalité des services publics — C.C T,, Fédération postale et Fédération des fonctionnaires — qui s’est empressée de mettre ses prêts à l’abri quand elle s’est aperçue que l’édifice croulait.Objeclera-t-on l'exemple de la Banque Nationale de Crédit ou de telle autre institution bancaire de l’Est qui furent renflouées jadis?C'était là des cas de salut public.Avec la Banque des Coopératives, rien de pareil.La maison était mal gérée, continuellement victime des collusions socialistes et maçonniques.Notre franc à quatre sous, que M.Doumergue s’efforce de ranimer, serait vite réduit à cinq centimes de Valeur s’il était traité de semblable façon! Pas d’aide camouflée aux socialistes qui — de surcroît — firent toute leur campagne de 1932 contre le renflouement des banques par le cabinet Laval.i aux §§Éfpiiis 1ɧ! E Rsa Viîi émm m Beaucoup de magasins donnent des bons ou caries pour recevoir des primes (cadeaux) minimes, et d’autres donnent rien.Mais, n ont encore pensé de donné ces primes pour le bon Dieu qui nous demande si peu et nous donne beaucoup.Voici ce que le MARCHE ROYAL a décidé d’offrir à toute sa clientèle présente et future: Tout client qui achètera au Marché Royal auront part à une MESSE CHANTÉE TOUS LES MERCREDIS DE CHAQUE SEMAINE ET RECOMMANDÉE AU NOM DE TOUS LES CLIENTS (du Marché Royal) pour le bien-être .DE LEUR FAMILLE.Les dits clients auront part à 52 messes par année, chantées cl recommandées dans les églises du Saint-Esprit, Saint-Fidèle, Limoilou et Saint-Pascal, consécutivement.Espérant que vous deviendrez le client du Marché Royal pour profiter des grâces que vous recevrez chaque semaine dans le Saint Sacrifice de la messe.Tout en payant Vos marchandises au meilleur prix du marché cl de première qualité.Nous vous invitons Jonc tous à devenir clients du 'Marché Royal dans Votre intérêt.Une « messe recommandée » à l’intention des clients d’une charcuterie, S aucun lm§ concur* Note de la Rédaction.— La police nous avait promis pour aujourd’hui la photo de Dillinger; mais juste au moment d’aller sous presse nous apprenons qu’il s’est encore échappé.Une fois encore, ce sont les méthodes anarchiques qui sont condamnées par les faits.Devant la logique des choses, la France laborieuse comprendra-t-elle enfin que le syndicalisme électoral a fait son temps cl que, pour échapper à la ruine, la production française à tous les degrés doit se libérer de la servitude des prébendiers et recourir au système corporatif, base de l'équipement des grandes nations modernes?.notre césaine fera cesser, si ce n’est déjà fait, ce maquignonnage punissable au regard du Code canonique; tous les catholiques de bon sens n’en déploreront pas moins qu’en certains milieux « bien pensants » de notre province on considère comme des apôtres, non CECI, CELA ET AUTRE CHOSE Eloquence politique.Il existe un contraste amusant entre les discours prononcés aujourd’hui en Chambre par nos députés et ceux que, candidats,', ils débitaient naguère à leurs électeurs.Les ont leur place sur.les * hustings », sont impitoyablement bannis de la Chambre.Un député se croirait déshonoré de faire appel aux « préjugés » de race, de négliger la statistique.Le grand politique, croirait-on à les entendre, c’est l’homme qui trouve le moyen de vendre du beurre à la Nouvelle-Zélande et d’engager les cultivateurs de l'Ouest à planter la canne à sucre.Le député de Marquette, M.Mullins, ne se chauffe pas du même bois que ses collègues.En 1930, il se promenait dans son comté, un bidon de lait miniature à la main, prédisant aux électeurs le retour de la prospérité avec l’avènement de M.Bennett.C’est d’usage en temps d’élection, et l'on se souvient encore d'un grand Canadien qui, jadis, parcourut la province de Québec, accompagné de quelques jeunes gens revêtus d’un uniforme de matelot : il dénonçait le projet de la marine canadienne.M.Mullins parut devant la Chambre des Communes de la même manière que devant ses électeurs.Brandissant une boîte de conserves, il s’écria sur le ton d’une pythonisse ivre : « Malheur à la femme qui ouvrira cette boîte pour en donner le contenu en nourriture à ses enfants I Ce récipient renferme les détritus de nos fermes.» M.Mullins est partisan de la régie des marchés, et il défendait le « bill no 51 », avec cet appareil grotesque.Drapés dans leur dignité de parlementaire britannique, nos députés firent des gorges chaudes du « quaker » en rupture de ban.Que pensent-ils cependant de leurs propres harangues au corps électoral ?Trop souvent, ne ressemblent-elles pas aux propos tragi-comiques de M.Mullins ?— D.D.Parlementarisme.Le chef de l'Opposition à Ottawa, M.King, a repris dans un récent discours argument principal à l’encontre de la régie des marchés, telle que prévue dans le projet de loi Weir.Le parlementarisme britannique repose sur la responsabilité ministérielle, dit-il; or le budget de l’Office des produits naturels échappera au contrôle de la Chambre des Communes.Il faudrait spécifier, ajoute-t-il, que toutes les dépenses relèvent de cette Chambre.Une majorité partisanne a remis, cette année encore, des pouvoirs extraordinaires au premier-ministre.Celui-ci peut disposer des fonds publics à peu près comme il l’entend.Armé d’un pareil blanc-seing, le Cabinet appliquera sans inconvénient la loi sur les produits naturels.Un gouvernement normal, soucieux des institutions britanniques, le pourrait-il ?Le Matin écrit de son côté : Pourquoi ne nommerait-on pas une commission d’enquête chargée de faire la lumière La volonté du peuple canadien est déterminée, lorsqu'on propose une mesure législative, par le vote de la moitié, plus un, des députés présents.Un autre principe, du parlementarisme, c’est le contrôle dés dépenses publiques par la Chambre.En vertu de l’omnipotence du parti au pouvoir, la responsabilité ministérielle est aujourd'hui mise au rancart.Il arrive parfois que les députés optyit- pour la déchéance de leurs pouvoirs, — car tout arrive sous la pression d'une majorité partisanne.— D.D.pas les journalistes catholiques au langage dur et utile, mais ces braves poires qui pensèrent mériter desjndulgences en mangeant de la vache charcutée par un traficant de religion.de perdre leurs 350,000 millions d’économies?Laden PARIZEAU Celle commission d’enquête rechercherait comment, en donnant 2,75% d’intérêts aux comptes de chèques et 3 ,50% d’intérêts aux comptes de dépôts à Cue — ce que les plus puissants établissements de crédit du monde n’osent se permettre, — la banque croyait pouvoir faire ses affaires.Elle rechercherait aussi si des placements de fonds dam des entreprises de cinématographie, d’édition et d’aviation conviennent bien à une société de financement de coopéraliücs.Enfin, elle rechercherait comment certaines organisations socialistes et syndicalistes, prévenues à temps, ont pu retirer d’un seul coup tous leurs fonds cl laisser les pauvres diables de déposants se débrouiller comme ils le pourraient.propres Portrait Grignon fait de la terre La solution de la peur.Je n’ai jamais tenu le bulletin de vote en bien haute estime, sauf au temps où j’avais, comme tant d’autres, de vertes illusions.Je ne saurais toutefois approuver la solution de la peur que vient de choisir le gouvernement de la Colombie anglaise en préparant une loi d’exclusion contre le vote des Doukhobors.Non, certes, que ces nudistes m’intéressent, mais, par principe, je suis opposé à des mesures d'exclusion qui frisent l’ostracisme, surtout dans Par Berthelet BRUNET ' J OIN du Nord, Claude-Henri Gri- | par ceci : «Le flot baisait la grève.» l—i gnon n’est plus que la moitié de : Ce fut pour Grignon et moi, ainsi que Grignon.Personne n'est moins citadin, d’autres que je ne veux pas compro-Je regrette de n’avoir pu l’aller joindre ! mettre, le signal d'aller nous rafraîchir dans ses montagnes, pour qu’il m’v .dans un estaminet voisin : nous n’é-parle du Déserteur et autres récits de tions pas à l’âge où le flot peut imputa terre qu’il publie cette semaine aux nément baiser ta grève.Au retour, et Editions du Vieux Chêne.après une ou deux chopes, Grignon cala soigneusement sa carrure dans son fauteuil, repoussa d’une main brusque, comme il fait sans cesse, une mèche sur son front, jeta un regard circulaire tout ensemble méchant et rieur collègues, se pourlécha les lèvres de gourmandise, à ta façon de celui qui s’attaque à un morceau friand, puis, après nous avoir annoncé qu’il « avait un poème de sa façon à lire ».il commença de sa basse ta plus profonde.Avec des ahans, des cssouflements, comme le colon de Maria Chapde-laine, disons comme le colon des Lauren tides, Grignon faisait de la terre, il dépiautait monsieur le juge Desaul-niers.Ce fut une belle scène et je vous prie de croire que Valdombre n’épargnait pas scs efforts lorsqu’il fallait tirer une souche de terre : et vous savez que les Bois qui chantent en comptaient quelques-unes.Enfin, après avoir bien travaillé.Grignon, tout rouge de son labeur, s’essuya le front, ses mains moites, regarda encore une fois avec des yeux amuses sa victime qui, toute confite en politesse.n'y comprenait rien encore, salua ta compagnie et.content de sa journée, il partit.Voilà Grignon mieux que je ne saurais le décrire en vingt pages.Et dans un autre article: Eh là! que se passe-t-il?Une banque vient de fermer ses guichets, parce qu’elle avail 100 millions de crédits « gelés » et elle s’est aussitôt tournée vers le gouvernement, c’est-à-dire vers le Trésor, pour lui demander aide, secours.et fonds.On pouvait penser que la presse socialiste allait fulminer, vitupérer, jeter Fanathème sur cette nouvelle défaillance d'une entreprise capitaliste qui.que.Mais la presse socialiste est demeurée prodigieusement calme et silencieuse.Serait-ce parce que les dirigeants de la banque étaient étroitement apparentés au syndicalisme et que de nombreuses organisations ouvrières, ainsi que des personnalités socialistes, y avaient leurs comptes?Serait-ce parce que, prévenues à temps, ces organisations et ces personnalités ont pu retirer à temps leurs dépôts?Mais comment admettre qu’une banque administrée par des non-capitalistes et soumise à l’influence de la Sociale ait pu être mal gérée?Comment croire à une défaillance de technique ou de probité de la part des organisateurs de la société nouvelle?Nos oreilles se réjouiront d’entendre les explications de la Faculté Blum el Co.Ën Belgique, les choses ne se sont guère passées autrement qu’en France.Pour renflouer la Banque.électorale du Travail, il suffirait, parait-il, d’une mise modeste de 50 millions de francs.et ce sont ces méprisables capitalistes qui seront appelés à boucher le trou.En notre pays, c’est avec la perspective de la banque d’Etat — lisez: d’une banque électorale qui transformerait le papier en or et ferait crédit à tout le monde — que l’on affole depuis quelques années l’imagination et les appétits.Et par malheur notre gouvernement fédéral, au lieu de tenir les instituts capitalistes de crédit et d’émission sous un contrôle rigoureux, et même d’en faire surgir de nouveaux pour les besoin de l’agriculture, semble s’appliquer à aigrir les mécontentements contre le système actuel.Un Etat prévoyant, bon père de famille, prendrait le moyen de faire 14 ) Chef du sarti socialiste.un pays comme le Canada ou les Etats-Unis.Brimer.un homme qui, légalement du moins, jouit des droits normaux d’un citoyen, c’est plus qu’une injustice, c’est une faute.C’est ouvrir la voie à tous les abus électoraux, et Dieu sait s’ils sont déjà nombreux, et cela par simple peur, et non pas pour améliorer un système en déliquescence.Il n'y a aucune excuse pour le gouvernement colombien d’agir ainsi, d’autant plus qu’il ne fera qu’aggraver les défectuosités du système électoral, en conférant à des agents, pas toujours tirés sur le volet, des pouvoirs exorbitants dont ils seront les premiers à abuser.On est en régime démocratique ou on ne l’est pas.Si on veut procéder à la réforme du droit de vote, je serai le premier à applaudir.Mais, de grâce, que l’on n’invoque pas quelques mauvaises raisons de plus pour justifier des tripotages destinés à augmenter la clientèle électorale des gouvernements.— A.R.B.Grignon, qu'il écrive sous son nom, sous le pseudonyme de Valdombre, que vous le rencontriez chez lui, près du lac, en chandail et mal rasé, ou chez des amis, à la ville même, veut garder le caractère du colon.Dans le roman ou la critique, il entend faire œuvre de défricheur.Je veux le peindre aujourd’hui, dans ses gestes, son allure et ses discours, et je puis affirmer qu’il joue son rôle à merveille, et aussi avec la plus grande sincérité.Nous savons que Dickens se plaisait à interpréter lui-même ses personnages, et que personne aussi bien que lui ne sut jamais lire et mimer du Dickens.Au point que Dickens, lu par Dickens semblait dix fois plus Dickens que si vous l’aviez lu vous-même en famille et sous la lampe.Il en est de même de Grignon, qu'il faut avoir entendu au moins une fois.Je n’ai jamais regretté autant qu'en commençant cet entretien de n’être point Diderot, qui fit mieux encore que photographier le neveu de Rameau : à travers le dialogue vous entendez le timbre même de la voix de bohème, et vous le "voyez aussi gesticuler.Grignon, qui n'est pas un bohème, ne reste cependant pas calme en conversation et j’en sais peu qui aient le mouvement, la voix, le geste aussi prompts, aussi vifs.Essayons de le saisir.Joignez que notre ami.à peine étais-je entré dans la pièce où il me reçut, enleva, sans poser pour cela le moins du monde, cravate et col : il ne respirait plus.Il entend, comme chacun sait, avoir ses coudées franches, et, sans jeu de mots, le cou et les membres libres.Cet écrivain est encore un animal des bois, et se complaît dans cette vie.sur ses son encore Savez-vous que les empaquetages de la cigarette DUCHESSE sont imprimés dans les deux langues ?Initiative louable de L.O.GROTHE, maison canadienne et Indépendante.Supérieure par sa qualité, la cigarette DUCHESSE satisfait les goûts les plus délicats ; un essai vous convaincra.(r-c) * A' À lire i J'ai voulu lui faire la malice amicale de l’interviewer.Ce n’était pas chose facile : Grignon n'accepte même jamais d’être photographié.Je voulais, avant de lire son Déserteur, qu’il donnât à nos lecteurs ses impressions et ses théories de romancier.S'il accepta, ce ne fut que parce que depuis dix, douze ans, nous sommes ennemis intimes, et qu’en littérature, nous nous entendons comme chien et chat.Et il aura toujours la ressource d’affirmer que jamais il ne m'accorda telle entrevue, et que mon texte n’est que fantaiV sic d’un sous-Gourmont, petit terme d'amitié dont il veut m'accabler de temps en temps.— Mon cher Henri, commençai- ' I En 2e page : La propagande allemande à l'œuvre, par André Bowman.Revue de la Presse, par Georges Langlois.En 3e page : La Pensée étrangère.En 4e page : L'Actualité Economique est la seule revue du genre publiée en langue française en Amérique.Les personnes cultivée, qui désirent ee tenir au courant des questions économiques la lisent régulièrement.Prix do l’abonnement, $2 par année.En vente dans les librairies à.25 sous l’exemplaire.(r-d) Je me souviens qu’au temps où tous deux nbus étions de l'Ecole littéraire, sous feu M.Germain Beaulieu ou le défunt M.Beauregard, nous reçûmes un soir la visite du juge Gonzalve De-saulniers.Il y eut politesses, souvenirs amicaux et diverses aménités de la part de nos Anciens.Puis le juge, de sa voix la plus poétique, récita deux sonnets et j une élégie indienne.Je me rappelle que I La Musique, par Georges Langlois, l'un des vers commençait ou finissait connaître à tous ses sujets, par des exemples comme ceux que nous signalons, les inconvénients de la banque socialiste, mais en même temps il se ferait un devoir de ne plus gouverner dans l’intérêt des seuls hommes d’argent.L’histoire de la peinture au Canada français (suite et fin), par Jules Bazin.Pèlerinage, par Gustave Lamar-clie.c.s.v.je.A cher.Grignon me jeta un petit .(La suite à la 2e page), Otivar ASSELIN ¦¦¦¦¦¦ _________________;____________________ 7 ¦ ' L’ORDRE—Montreal, samedi I'J mai 19M O 1 Grignon fait de la terre REVUE- IDE Là RRE#E La propagande allemande I I .à 1 oeuvre .1 ; i ( travail Spontané et fécond, pourvu que ces Messieurs soient élus aux prochaines elections et reviennent guider le Canada, pen-Des consommateurs pour notre blé, | dani quatre autres anruct, dans la voie des privations et des misères accumulées sous leur régime.Le projet de loi est essentiellement manoeuvre électorale.On sait que le socialisme a fait beaucoup de chemin dans la population de l'Ouest.En igji, le parlement de Saskatchewan a adopté une loi similaire au Marketing Dill d’Ottawa pour la vente des céréales.La même année, if ,000 agriculteurs de Saskatchewan groupés dans l’United Farmers of Canada demandaient la socialisation du sol et l'établissement du coopératisme socialiste.Ils déclaraient que leur objectif était d apporter à la population canadienne les bienfaits du collectivisme soviétique.Le Grain Marketing Act de Saskatchewan n’a pas eu la vie longue.Les tribunaux canadiens ont reconnu qu il était anti-constitutionnel.Il est évident d'autre part que le gouvernement fédéral a l'intcntjon de sait':.:r les bienveillances des agriculteurs de l'Ouest en leur donnant satisfaction par cette Loi des produits naturels, qui dépasse même le précèdent de Saskatchewan.Les socialisants de la Chambre des Communes ont donné leur approbation entière au projet de Loi.Le gouvernement est assuré de leur appui incondition- On demande des consommateurs ché.de cette expression : « Séraphin .maria Dortalda.» C'est une faute.mais rcgard de cote, mais tout de meme, ap- • esf courante à Montreal comme au privoisé par deux tours de Montreal. se;on /e vers de La La 1uûl,te comp[e au“1' ^ous av.ont 1er porter une lettre à la poste.Dans Fontaine : eu‘ notnmmen,> nombre d immigrants dont ses Discours aux NUAGES, ces essais la présence nous a été singulièrement cou- savoureux de Georges Duhamel que je lis en ce moment, l'écrivain remarque qu’il en est de même en France et que pourtant personne ne songerait à s'improviser sculpteur, peintre ou musicien.Pourtant les lettres sont choses assez difficiles.— Je porte mon roman parfois six mois avant d'écrire une seule ligne.Je prépare même un récit de moeurs villageoises.dont le sujet est trouvé depuis deux ans.et sur lequel je n’ai pas en- j core tracé une seule note.Puis je f Je parcours mon comté de Terrebonne jusqu'aux confins de Labelle.je chasse, je pêche, je fais du canotage.Surtout je rencontre des colons, des draveurs, des trappeurs, je prends un trait ici, un geste là ; mon sujet grossit peu à peu, et arrive le temps du travail.¦— As-tu encore la superstition du V %.", La majorité n'a rien voulu entendre, parce quelle met let victoires du parti avant le bien de la nation et que peu lui chaut que le Canada soit socialiste ou communiste, pourvu que le Très Hon.R.-B.Bennett lui confère, tous sa férule, les honneurs et les privilèges du pouvoir à Ottawa.On peut voir une partie de l’oeuvre accomplie par la propagande allemande eu territoire étranger et juger de la valeur des traités et, à plus forte raison, des accords verbaux conclus avec le Reich.Grâce à ce « gentlemen’s agreement », Berlin en est arrivé à troubler les relations Le conte fait passer le précepte [avec lui.teuse.Enfin, il faut savoir comment se constituera le nombre.A quoi bon.par exemple, faciliter l'entrée au pays d’immigrants etrangers, si les fils du pays sont obligés de quitter le sol natal f L'expérience que nous avons faite de ce côté-là jusqu'ici na pas été heureuse.Devant la personnalité de M.Jacobs, O.H.souponne cet Israélite de vouloir surtout ouvrir la porte à ses coreligionnaires : Il y a peut-être mieux encori.Des journaux conservateurs qui ne peuvent avoir aucune amitié pour la C.C.F., qui ont tout fait pour la discréditer, accordent un laisstx-passer à la Loi des produits naturels.J’estime qu'avec de la patience et de la raison le colon pourra triompher.Il n'aura peut-être que du pain et de l'air, mais il sera heureux.Si la situation économique actuelle revient, ,.ct qu'avec des livres (je ne parle pas seulement du mien) comme le Déserteur, on a réussi à donner le goût de la terre à ceux qui l'avaient perdu, on pourra beaucoup plus facilement passer à travers.C'est la terre qui triomphe toujours.entre Varsovie et Prague, en attendant d'exploiter à fond la situation, sans qu’il lui eu coûte autre chose que des frais de propagande.I v- Mais oui, encore un coup, puisque les victoires du parti en sont la rançon.Un parti qui n’hésite pas à sacrifier le Centre et l’Est du pays, non pour sauver l'Ouest, mais pour s’en assurer les suffrages, n’hésitera pas davantage, dans quatre ou cinq ans, c'est-à-dire à la prochaine veille d’élections, à sacrifier l'Ouest pour s’attacher une autre région du pays.Ainsi Va la démocratie, de dégringolade en dégringolade, et de destruction en destruction, grâce au suffrage universel.Et ce sont les victimes qui y tiennent le plus! /âne.Le cas méritait, je crois, une mention particulière, car il est caractéristique de méthodes dont les chancelleries feraient bien de Dans le même discours, M.Jacobs qui — tout le monde le sait et il ne s’en cache pas, bien au contraire, — appartient au monde juif, a fait allusion à la situation allemande.Il n’est pas téméraire de supposer que, comme le président de l’Aide aux immigrants juifs, M.Robinson, il espère que l’abaissement des barrières générales contre l'immigration permettra l’entrée au pays d'un certain nombre di réfugies juifs.Nous n’avons pas besoin dé réfugiés, qu'ils soient juifs ou anglais, aryens, sémites ou chamites, qu’ils viennent de Liverpool, de Hambourg ou de Berlin : ils ne seront ici que de pauvres et coûteux consommateurs.Si M.Jacobs veut leur faire manger notre blé, qu’il se fasse l’apôtre d’une politique commerciale saine qui fera vivre nos chemins de fer en faisant consommer notre blé aux étrangers en leur pays.\ Et cela est dit du ton qu’emploie Grignon, lorsqu’il est particulièrement sincère.Je le sens un peu impatient, et je crois bien qu’il a envie d’aller secouer dehors toute cette poussière d'interview qui ne lui est pas habituelle.Je poru-p^, ou ,= sers-tu de la m=- , & ««auecÜ‘“ ^ brouillon de deux ou trois pages, puis j j'écris pendant quatre heures parfois, dix, quinze pages.Ce qui explique que mes fins de chapitres ressemblent vent à des discours.Car je suis naturellement orateur.L’aveu m'enchante, venant d’un Canadien.Si nous ne sommes pas autre chose, nous sommes sûrement le peuple le plus discoureur de l’univers.Nous avons le busting dans le sang, pour ainsi dire.Je n’en tire d'ailleurs aucune conclusion au sujet du Déserteur : aussi bien l'art oratoire, sauf dans la bouche des braillards de profession.n’est pas toujours à dédaigner.Hugo était surtout un orateur, et Flaubert, avec sa manie de gueuler, s'apparentait assez à la profession.Je demande ensuite à Grignon s’il croit à l’avenir possible d’une littérature canadienne.Il réfléchit un moment, puis répond résolument : •— Non.Nous avons trop peur des mots.As-tu remarqué que dans /"Homme et son péché j'ai osé employer naturellement le mot fesses, ce que n'osait même pas Zola.Je n’ai jamais su pourquoi.' Et nous passons tout naturellement à l'affaire Jean-Charles Harvey.— Si Harvey n avait pas été condamné au point de vue religieux, me dit Grignon, il aurait dû l'être au point de vue littéraire.Comme tu le disais, cet échec formidable de Jean-Charles Harvey.— J’estime que formidable est exa-gésé : « petit » suffirait.Grignon sourit avec férocité et con- se méfier.André BOWMAN Pourquoi no pas dîner au Queen's Hotel le dimanche toir?Vous trouverez là cette atmosphère franchement canadlenne-française que vous avez peut-être cherchée sans succès ailleurs.— Outre que vous y prendrez le succulent dîner que l’on y sert pour 90 sous, vous aurez le plaisir d'entendre l’excellente musique du trio composé de Maurice Onderet, directeur, Edmond Trudel et Jean Belland.I ¦ Prospérité einsteinnienne L’Evénement parle chemins de fer.Comme il convient, il s'oppose énergiquement au projet de fusion de nos réseaux.L'argument qu'il employait dans sou numéro de jeudi, c’est l'amélioration relative de la situation financière du réseau national.La fusion n enlèverait pas un dollar à la dette ferroviaire et le gouvernement en restérait responsable devant les obligataires et le public.Par contre, si nous en jugeons par le progrès accompli par les « C.N.R.», depuis le commencement de l'année 1934, H y a espoir que, les affaires continuant de s’améliorer, le poids du service des intérêts de cette dette énorme sera de moins en moins lourd pour l'Etal.Cette perspective justifie les conspirateurs de chercher à mettre la main, pour le compte d'une administration privée, sur une entreprise enfin en bonne voie/ Commentant les chiffres très favorables du commerce et du revenu pendant le tnois d’avril, les partisans de ce coup veulent donner à croire que, sans la dette ferroviaire, le gouvernement fédéral pourrait entretenir l’espérance qu’un jour il commencera de réduire la dette nationale.C’est un autre sophisme grossier pour Servir des fins déloyales.La preuve en est facile à faire.En effet, depuis quatre ans, la dette nationale a augmenté dans une proportion beaucoup plus forte que la dette ferroviaire.Heureux siècle et heureux pays où l'on en est rendu à mesurer la prospérité non à l’importance des excédents, non plus à la fréquence des amortissements de dettes, pas davantage au montant de ces dettes, mais à leur accroissement plus ou moins rapide! La dette des chemins de fer augmente dans une proportion moins élevée que celle de l'Etat?Donc le* chemins de fer sont prospères ! Belle logique 1 Et surtout belle prospérité! i Pour terminer par une anecdote, je me souviens que.toujours à cette vieille Ecole littéraire, il lisait chaque semaine ce qu'il appelait alors ses Poèmes d'amour et de haine.Nous tenions nos assises, si je puis dire, chez le plus pacifique des hommes et des poètes.Albert Dreux.Or.au milieu de la pièce, il y avait une table recouverte de verre.Un jour, en lisant un de ses poèmes, Grignon, qui tonitruait contre quelqu’un d’entre nous, se mit à marteler la table à grands coups de poing.Si bien qu elle finit par se briser.Ce n’est pas à un type semblable qu’il faut demander de longs entretiens.Retenons seulement que dans le Déserteur, il a voulu conter des histoires qu'il connaissait, peindre des personnages qu'il avait vus, et décrire les paysages qu'il avait sous les yeux.: et surtout, comme il tient à le dire, « la terre qui triomphe toujours ».Berthelot BRUNET (r) sou- Lundi, un article de Pierre Boucher à propos des déclarations du R.P.Bélanger, recteur du Collège Jean-de-Brebcuf.V Socialisme électoral C’est ainsi que le Soleil qualifie le projet de loi sur la régie des marchés de produits naturels.C’est dq socialisme, dit le Soleil : iis IL V' M T, a Allons-nous au socialisme?Les ministres et les députés conservateurs veulent nous laisser entendre que non.8 ,*7 * A % « ki J§ M.IVoodsworth, l'avocat des socialistes, nous assure que si.Et le député de Winnipeg connaît bien la question.Nous y allons par cette Loi des produits naturels, qui a provoqué un interminable débat à la Chambre des Communes.En dépit des ténèbres dont on en a enveloppe la rédaction, il apparaît clairement quelle a pour but de confier à l'Etat par l'intermédiaire d'Un Office des produits agricoles la réglementation et la vente dés récoltes du cultivateur.Nous l'avons montré ici mime il y a quelques jours en rappelant une phase des débats parlementaires.Mais c’est avant tout une manoeuvre électorale : i l4.: i® m# MW m Un hommage à Julien Green Avant de commencer ses délibérations, le jury du Prix de la Renaissance a rendu un hommage tout particulier à un des candidats, M.Julien Green, aqteur du Visionnaire.M.Tristan Bernard ayant été obligé — par raison de santé — de donner sa démission, ce qu’il a fait comme il sied avec beaucoup d'esprit, en une lettre en vers, le Jury du Prix de la Renaissance a décidé immédiatement, et avant de commencer son vote, de remplacer M.Tristan Bernard par M.Julien Green.Ceci est, croyons-nous, sans précédent dans l’histoire des prix littéraires et indique en quelle estime les membres du jury tenaient le candidat; c'est pourquoi le nom de M.Julien Green n’a pas été cité au cours du vote.y V ii, t f v* I I 18 HOSPITALITÉ! Le* personnes qui voyagent sur un paquebot “Empress", “Duchess’* ou “Mont” sont l’objet des mêmes atten- 1 A H,: 1% b* tinue : lions personnelles qu’elles recevraient dans un grand hôtel moderne.C’est pour cela qu’elles préfèrent traverser en Europe par la route du Pacifique Canadien.If existe à bord de ces luxueux transatlantiques une ambiance de confort et de cordiale hospitalité qui rend une traversée excessivement agréable.Départs semi-hebdomadaires de Montréal et Québec à destination des ports de Grande-Bretagne et du continent.— Tu l'as dit justement, tout ça.ce n'est que des essais, et encore pas Intéressants.M.Homais a passé par là, et l'anticléricalisme de 89.J'entreprends une pointe un peu plus délicate ensuite, passant au français et aux canadianismes de Grignon, qu’on lui a reprochés.Il s'en explique: — Dans Ombres et Clameurs, au chapitre de la réponse à Harry Ber- Ecoutez l’émission radiophonique de de son temps, o il lui est permis de leurs élèves les ouvrages de littérature faire parler leur langage à ses person- canadlenne-françalse.Pour éviter ce re-nages.il a le droit de s'exprimer dans Proclie' donnez des livres de prix r"r'Jm'“r,p,xu'¦MH-C’T- ïïs ., le gout de l auteur.On m a reproche ; liste préparée spécialement à cette fin.Peruse le pays, plutôt que le parti, d avoir lise dans I Homme ET SON PÉ- j 56, ouest, rue Notre-Dame.Tel.: LA 2171 Périssent la liberté et les privilèges du M.Woodsivorth déclarait hier que ce qui porte la Cooperative Commonswealth Federation à donner son appui au projet de loi, c'est qu'il consacre le principe dé coercition et l'enrègimcntement de l'initiative privée.Les socialistes de tous pays ne demandent pas autre chose.M.Woodsworth à remarqué ironiquement que les cortsçrvà-teurs ont des idées plus libérales que les liberaux.Mais oui, puisque les conservateurs sont déterminés, à Ottawa, à tout sacrifier po.r se conquérir les sympathies des socialistes et des socialisants de la Prairie.TA & -• A la radio, le dimanche, à 2 heures Georges LANGLOIS Pour tous renseignements, s'adresser au bureau dos billets de paquebots, à la gare yylndsor, ou à Monsieur D.H.Kennedy, 201 ouest, rue 9.-Jacques.Traitement des altérations du sang pm l'Kxtrelt dépuratif de» Alpee.Préparé nul Escalller, pharmacien.Gap (France).Ce mod.-cament constitue un remède contre les maladies suivantes : acné, rougeurs, boutons, clou», lorpès.eczéma, dartres, démangeaisons urticaire psoriasis.A produit des effets surprenants dans cas d'artériosclérose.Soulage les rhumatisants et est très efflcncè dans les cas de constipation.M.L.Leehlcn, agent 1071.rue Weaver Hall.Montréal.Téléphone : MA 0(80.PLateau 2211.Pacifique Canadien i- cana- RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES VOYAGES EN RUSSIE LES CHEQUES DE VOYAGEURS DU PACIFIQUE Cl \ ADI EN VONT ACCEPTES DANS LE MONDE ENTIER i l C .Ml III——¦lïllll——1 38 8® \ .:â & m L’ORDRE—Montréal, samedi 19 mai 1934 3 - LA PENSÉE ÉTRANGÈRE La S.D.N.et le Gran Chaco L’Intelligence et la Douleur Le conflit anglo-japonais Il n’cst pne sans interfit de lire les nouvelles qui nous viennent de la S.D.N.au sujet de la guerre du Gran Chaco.Depuis deux ans, on se livre dans cette région à des massacres continuels qui ont fait une quarantaine de mille victimes, et l’aréopage de Genève n’a pu rien faire pour empêcher cette tuerie.L’Angleterre prend aujourd’hui les devants et proclame la nécessité d’un embargo général sur les armes à destination des deux pays belligérants.M.Maurice La- des instructions à son gouvernement.Le président Roosevelt a, naturellement, fait publier une déclaration donnant adhésion la plus entière au projet de la délégation britannique.On peut douter de l’issue heureuse de ces négociations autour dé l’actuel conflit sud-américain.Tant que les g vernements laisseront fabriquer des armes, comment en empêcher la vente ?Est-il possible même d’en empêcher la porte, dans un très bon reportage de [Ration ?Il n’est sans doute pas 21,573,000 livres.Le journaliste de 1934 cite les états du ministère du commerce et nous apprend que ces états ne prennent pas le trafic officiel des qui est de beaucoup le plu Les fabriques anglaises n’ont pas dû souffrir beaucoup de la crise.Les américains essaient, depuis longtemps, de faite cesser le conflit du Grau Chacd.Mais ils n’y parviennent pas.Les déléguées à Genève qui s’occupent de cette affaire ont demandé aux américains de ne pas vendre des belligérants sud-américains.L’observateur genevois de l’Oncle Sam a demandé L'industrie française va-t-elle se trouver lions par la dévaluation de la monnaie, exposée à faire, partiellement au moins, les Mais les Anglais, qui refusent de stabiliser frais du conflit économique qui se déve- la livre sterling pour se réserver les mêmes loppe entre le Japon et la Grande-Bretagne?profits, sont les derniers à pouvoir repro-M.Runciman vient de déclarer, aux Com- cher aux Japonais d'agir comme eux.munes, que les gouvernements des colonies La concurrence japonaise a pris des britanniques seront invités à fixer immédia- proportions qui préoccupent toutes les patentent les contingents d'importation des co- lions.Aussi pourquoi s'est-on ingénié à tonnades et des soieries artificielles qui priver les Japonais de l'exutoire normal de s'étendront à toutes les importations étran- l’immense débouché chinois, qui se trouve gères., à leur porte ?C'était une combinaison au- Qu est-ce à dire ?Cela signifie tout sim- trement intelligente que de laisser les coton* plcment que l'Angleterre désire lutter contre nades japonaises envahir l'Inde et supplanter le dumping japonais; mais elle ne veut pas partout les produits du Lancashire.Des né» dénoncer son traité de commerce.Plus en- j gociations ont été engagées, il y a bien des core, elle est obligée de ménager les inté- mois, pour tâcher de résoudre la crise, rets des dominions pour qui le Japon est Pourquoi ont-elles échoué ?Est-ce parce que un excellent client.Alors, on s'abrite der- les Japonais contestent aux Anglais le droit rière une mesure générale, et, comme tou- de réserver leur marché national ?Nulle-jours, les innocents risquent de payer pour ment.Le désaccord fondamental provient les coupables.du fait que les Anglais voudraient se tailler t Le plus fâcheux est que la tournure la part du lion sur le marché mondial.Les qu'a prise l’affaire ne laisse pas entrevoir Japonais devraient se contenter du reste; solution rapide.L’origine de la querelle pour les autres, ils s’arrangeraient comme est dans le fait que le Japon produit à des ils pourraient.prix défiant toute concurrence.Cela ne pro- Ne serait-il pas infiniment plus sage de vient pas de mesures spéciales de dumping ; chercher à combiner tous les intérêts, com-la vérité est que les Japonais combinent les me on vient de le faire pour le caoutchouc ?avantages d'un matériel de fabrication ultra- Ce serait beaucoup plus raisonnable que de moderne et d’une main-d'œuvre exception- se battre sur le dos des autres, nellement sobre et laborieuse.Il faut ajouter, évidemment, l’essor donné aux exporta- son OETHE a dit: «Ce qui fait la cons-V-l cience de l'homme, c'est la douleur.» Plus l’homme est élevé dans la hiérarchie mentale, plus il ressent.Telle affection tire des cris à l’intellectuel, qui laisse indifférent le paysan.Exceptionnellement, on cite des sujets, comme l’avocat de Weir-Mitchell, qui pouvaient tout supporter sans souffrir.L’extase religieuse, les vives émotions, procurent l’analgésie.On raconte que Larrey, coupant une jambe à un colonel trop criard, le gifla soudain: « Vous me rendrez raison », hurla le blessé, qui ne souffrit plus jusqu'à la fin de l'opération.C’était ce que voulait Larrey, psychologue, qui s’excusa de cette gifle anesthésiante.L’héroïsme devant le danger peut ne pas aller avec la bravoure devant la souffrance.Tel qui se moquait de la mort aux armées une re- n'ose pas monter l'escalier d’un dentiste.Pascal calmait ses névralgies en concentrant son attention sur un problème difficile.Kant adoucissait de la même manière ses crises de goutte.Les hystériques présentent souvent des zones insensibles, ce qui permit au docteur Beau de dire que Mucius Scaevola se brûlant sur un brasier la main droite coupable de prévenir cette conclusion.L’avis de d’avoir manqué Porsenna, était un malade de MM.Hoover et Cummins ne couvre que le passé.A l’avenir, il faudra tout payer.Les Américains n’ont pas manqué de faire remarquer que la prospérité des finances britanniques permet la reprise du paiement intégral.La lutte n'est donc pai terminée entre les champions irréductibles du paiement des dettes et les champions d’une liquidation favorable à la reprise des affaires.Ce que l’on peut dire, c’est que le parti de la sagesse est en progrès.prédominance du pessimisme des auteurs.Pouf cultiver sa mélancolie, l’homme se courbe sur le sol de son âme, et dans ce narcissisme, dans ses plaintes, dans ses révoltes, il capte tous les arômes qui émanent de la blessure.Il se grise honorablement d’égoïsme.Lucain nous montre Cornélie, veuve de Pompée, « embrassant étroitement sa cruelle douleur»; «elle jouit de ses larmes, elle aimé son deuil à la place de l’époux qu’elle a perdu ».L’imagination diapré la souffrance de commentaires flatteurs et l’arme de quelque fierté.ou- du Gran Cbaco.La S.D.N.a là l’occa-sion de démontrer au monde ce qu’elle peut vraiment faire pour le maintien de la paix.Depuis deux ans qu’elle veut la réconciliation des guerriers sud-américains, elle a eu sans doute le loisir d’étudier à fond la nature de cette « dispute » qui a fait environ quarante mille victimes.Tout finira sans doute par commendation aux belligérants de ne plus s’entretuer et un « avertissement * aux membres de la S.D.N.de ne plus vendre d’armes aux bellicistes du Grau Chaco.com- Le croyant s'en réjouit et la transpose.Etant rachat, elle lui devient richesse.Le mystique l'ajoute à ses extases.La haine du corps augmente l'amour de Dieu.D’où les tortures que s'inflige le pénitent.Mme Gervaisais usait ses ongles avec une brique et portait, sur la toile qui couvrait sa poitrine, de petites branches de rosier dont les épines lui déchiraient la peau.armes, s considérable.une ?armes aux Et ainsi, d’abord moyen de plaisir, la douleur se transforme.Comme l’argent pour l’avare, elle finit par trouver en elle son propre but.Là névrose et l’aliénation grossissant une fois de plus le mécanisme du normal, mettent cela en évidence dans les perversions sexuelles et dans l’algomanie.On sait combien le macabre peut exacerber la sensualité morbide.Leur union caractérise Les Luxures de Rollinat.A côté des sadiques qui cherchent le spasme dans la contemplation ou l’imposition des torturés des autres, à côté des nécrophiles qui se le procurent dans les embrassements monstrueux de cadavres, existent les masochistes qui le greffent sur leurs douleurs.Enfin, les murs des asiles séparent de nous des aliénés étranges qui, sans remords et sans idées de culpabilité (comme les mélancoliques dont j'ai parlé quelques lignes plus haut), 'se déchirent, se mutilent et ne semblent heureux qu’au moment même où leur conduite nous horrifie ?Cette variabilité de la douleur, cette union intime avec la conscience, cette corrélation avec la délicatesse du système nerveux et la richesse des facultés imaginatives, cette alternative entre la souffrance morale et la souffrance physique qui supprime ou atténue la sensibilité périphérique des anxieux et des mélancoliques, la facilité avec laquelle dans l’extase la conscience du corps disparait me font dire que la douleur est essentiellement rétractile.SAINT-BRICE Jean-Marie NADEAU (Le .Journal, de Paris) Va-t-on à la révision des dettes de guerre?La presse catholique en Allemagne La mésaventure d’un journal allemand ce genre.Les Orientaux, les Egyptiens, les Arabes, les Chinois supportent mieux la douleur que les Européens.D’où les inventions terrifiantes du Jardin des supplices.La femme lui cède moins que l'homme.Elle accepte plus facilement les petites interventions et, devant l'aiguille, le bistouri et les instruments du dentiste paraît nettement plus courageuse.Bénéfice de la maternité.Enfin, le vieillard voit sa sensibilité s’émousser en meme temps que.baisse en lyi le niveau de la vie.Chez les animaux, on observe des différences considérables.Alors que les gros chevaux de travail continuent à manger tandis qu’on les opère, les aristocratiques pur-sang peuvent mourir de 1 excès de souffrance.La geeticalution et les cris qui « dérivent » cette dernière limitent ses dégâts.Elle glisse sur les lamentations comme la foudre sur le paratonnerre.Percy.Dupuytren, Larrey, Luseana avaient constaté que les blessés qui gémissaient guérissaient mieux.Les chirurgiens se méfient à juste titre de ceux qq’ils appellent « les fanfarons de la table d’opération » et qui, ¦ au prix d'un effort véritablement traumatisant de l'énergie, laissent leur pression intérieure augmenter dangereu**-ment.On mande de Berlin au Temps de Pari» La Koelnische Volkszeitung, le grand journal catholique des pays rhénans, est interdit du 29 avril au 7 mai.L’hebdomadaire catholique Maricnbott, d’Essen, a été interdit pour une durée de deux semaines.La légalisation des paiements figurés le voie mais le dernier mot n’est pas dit.Imaginez que le premier magistrat français ait formulé un avis juridique tant l'interprétation donnée par les Chambres au vote tout récent d’une loi.Voilà exactement ce que vient de faire l’attorney général américain.L’affaire nous intéresse au premier chef, puisqu’il s'agit des dettes de guerre.On se rappelle que le Congrès de Washington a voté récemment une loi Johnson interdisant aux nations qui ont fait défaut pour le service de leurs dettes de placer des emprunts en Amérique.Au cours des débats, il fut indiqué clairement que la notion de défaut s'étendait à tous ceux qui n’auraient pas effectué le versement intégral des sommes dues.La Finlande était seule dans ce cas.La sensation fut d’autant plus grande que quand les Anglais décidaient, il y a un an, en pleine conférence de Londres, de réduire le service des dettes de guerre à un paiement figuré de 10%, la résolution fut prise d'accord avec M.Roosevelt, qui déclarait que le paiement réduit écartait la notion de défaut.C’est évidemment sur ce fait que l'attorney général se base pour proclamer que la loi Johnson ne saurait s’appliquer à aucune des nations qui ont opéré le paiement figuré.Il s’agit de l’Angleterre, de l’Italie, de la Tchécoslovaquie, de la Lettonie et de la Lithuanie.La Grèce est hors de cause parce que l’ajournement est prévu dans son contrat.La Roumanie est en négociations.En somme, l'interdit est limité à la France, qui a suspendu les paiements en invoquant lé moratoire Hoover, et aux Soviets, qui refusent d’assumer les charges du régime tsariste.Lé premier mouvement est de penser que la légalisation des paiements figurés ouvre la revision.C'est l’évidence même.Si les débiteurs sont considérés comme en règle en payant seulement 10%, on arrive automatiquement à l’annulation de la plus grande partie de la dette.Le gouvernement américain s’empresse Un correspondant du Petit Parisien, M.Georges Blun, écrit de Berlin: On se souvient qu’il y a dix jours, le ministre de là propagande, docteur Gœb-bels, haranguant les membres de l’Association de la presse germanique, s’était plaint, avec autant d’esprit que de causticité, de l’uniformité des journaux du Reich.Le ministre avait invité les journalistes à faire montre de plus d’indépendance, sollicitant même les critiques, pour peu que celles-ci eussent en vue le bien du pays.ouvre renver- Le journal Ecclesia, de Pforzheim, a été provisoirement suspendu d’ordre du ministère de l’intérieur badois.Enfin, le Bulletin catholique du diocèse n , ., , , Berlin a été saisi par la police.Cet On n avait pa, ete sans remarquer, a | organe avait pubIié un arlicle 8Ur de récents journaux consciencieux pouvaient exercer T / T .h ?V • ‘ anune 5erta,.nl sans danger che” des Jeunesses hililenennes et foumn- La Gru'ne Post, un hebdomadaire fa- sait d« Rations à l’appui / milial répandu dans toute l'Allemagne et .Aix-la-Chapelle, la police a interdit édité par l'ex-maison d'éditions libérale aux journaux de se servir de 1 expression Ullstein, à laquelle appartenait feu la nouveau paganisme, que 1 on applique Gazette de Voss, vient d’en faire l’expé- tendances du national-socialisme et qui serait rience.Ce journal a, en effet, publié sa- rie nature à susciter des désordres publics.La medi un article extrêmement courageux, qui police de cette ville a interdit également lui fait honneur.membres des jeunesses catholiques de porter Cetté rétractilité explique une anesthé- Répondant au ministre de la propagande, leurs uniformes, sous peine de confiscation, sic signalée avec étonnement dans tous les l’auteur disait à celui-ci ses quatre vérités traumatismes et blessures qui s’accompa- et lui démontrait que suivre ses conseils, gnent demotion.Dépendant de la cons- c’était, en un mot, se suicider, cience, la souffrance disparaît quand celle- Le Dr Goebbels vient de lui donner rai-ci est occupée ailleurs.Les autoobservations son, car il a pris, ce matin, un arrêté intermultipliées soulignent en effet l’analgésie, disant la Grune Post pour une durée de au moment du drame, des accidents de • trois mois.Cet arrêté est entouré de con-montagne, des blessures de guerre, des ac- : sidérants sur lesquels il serait vain de s'é- ! cidents d’automobile, des agressions par les I tendre.Il nous suffira de dire qu ainsi qu il ; fauves.Et je ne parle pas de l’insensibilité convenait de l’y attendre, le ministre de la Une dépêche d’Essau, que reproduit des martyres.propagande a été d’avis que les critiques de de nos confrères, annonçait il y a quelques !a feuille hebdomadaire étaient « prejud,- jourg qiVun typographe de VEssencr Volk.cable, a 1 Etat ».Cette formule elasUque et zeltuilg> naguère organe du parti du centre EH5S5E5È EEEE—Hïï denburg au chancelier Hitler à l'occasion du 45e anniversaire de celui-ci, fait suivre d’un point d’interrogation, au lieu d'un point d’exclamation, la phrase par laquelle le Président souhaitait longue vie au Führer.SAINT-BRICE (Le Journal de Parts) Le public b l’Impression que la maison J.1).Langeller ne vend quo de» Instruments do musique.Nous tenons à lui faire savoir que depuis environ un an elle vend tout ce qui est nécessaire à l’ameublement d’une maison, toi que: meubles, tapis, réfrigérateurs électriques, poêles, etc.Cela vous paiera de visiter son élubiisncniDiiî, car elle venu meilleur marché qu'ailleurs.510, est, rue S.-Cathertae.Tél.: HA «111.aux L’orgue radio-synthétique Les orgues actuellement en usage, si parfaites qu'elles soient au point’clé "vue" musical, présentent le double inconvénient d’être encombrantes et de coûter très cher.Aussi, un professeur de l’école Sainte-Marie d’Albi, l’abbé Puget, a-t-il eu l’idée, avec la collaboration de M.Léonce de Saint-Martin, suppléant au grand orgue' de Notre-Dame de Paris, de transformer cet instrument, sans que le résultat acoustique en soit modifié.Pour cela, il a tout simplement appliqué à l’orgue les ressources modernes de la radiophonie (micro, amplificateur, haut-parleur).L’amplification permet notamment de réduire le nombre des tuyaux.aux Dans l’aliénation les perversions du sens de la douleur sont considérables.Les excités, les maniaques se dévêtent par les temps les plus froids, se couchent nus sur le sol sans être le moins du monde gênés.Chez certains mélancoliques, la sensibilité semble avoir fui l’enveloppe corporelle pour se rétracter tout entière dans l’âme qu’étreint une angoisse atroce.Un médecin put se suicider avec le manche ébréché d’une brosse à dents et disséquer lentement les plans de sa poitrine pour, finalement, enfoncer son arme bizarre dans le coeur ainsi méthodiquement mis à découvert.Les délirants que nous appelons les « auto-mutilateurs » se livrent sur eux-mêmes à des attentats effrayants, se sciant la langue avec un morceau de verre, déchirant leurs organes les plus susceptibles.L’esprit qui brûle éteint les nerfs périphériques.Le réveil de ces derniers marque toujours l’amélioration des troubles mentaux.Cette renaissance du « sens de la douleur » indique son utilité biologique.Elle est intimement unie au plaisir, dont elle diffère par le degré et non par la nature.Les émotifs que tout endolorit puisent dans leur hyperesthésié même.des joies d’une infinie déicatesse.On sait — et cela a inspiré un des supplices chinois les plus raffinés — que la prolongation d’une volupté entraîne la lassitude, puis la souffrance.L’opposition des ombres fait chanter la lumière.La douleur rehausse la vie.Le « rien ne m’est plus, plus ne m’est rien » représente la pire des misères.La guerre nous a montré comment de menus bonheurs, parfois très aigus, se greffaient sur notre malheur général.L’obéissance s’y parfumait souvent de quiétude.Nous éprouvions des joies simples et puériles semblables aux plantes tendres et tenaces qui germent et poussent sur de vieilles murailles.Les contraires sont associés dans notre physiologie et notre psychologie.Nos sentiments, nos idées, nos actes eux-mêmes possèdent deux valences.L’amour est construit de sadisme et de masochisme, du besoin de dominer et du désir de sé soumettre ; toute pensée sc sert du
de

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