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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
jeudi 24 mai 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-05-24, Collections de BAnQ.

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X L’ORDRE RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLatcau 8511* 1 an 6 mois J mois En ville, par la poste.$9.00 $4.75 $2.50 Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 Autres pays PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU Administrateur *3.50 *1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prié d'envoyer toute correspondance à la 4018 de l'Hôtel des Postes en mentionnant case sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s'adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur, s ÔLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable eu pair è Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année—No 63 Le numéro: 5 sous Montréal, jeudi 24 mai 1934 CAUCHEMAR Petit commentaire sur une petite lettre Vers une alliance franco-russe V m Le redressement diplomatique français continue.Dès le retour à Paris de M.Barthou, le Quai d’Orsay a entrepris une série de consultations destinées à fixer la nouvelle position de la France sur l’échiquier européen.Il n'v a aucun doute que la situation ait énormément changé depuis le commencement de l'année, surtout depuis que les prétentions allemandes se font de plus en plus inacceptables.Le regroupement des alliances s’impose, tout comme la consolidation de certains accords déjà existants.La visite du ministre des af- et qui ne saurait contribuer à améliorer les relations franco-japonaises.Une garantie à la frontière occidentale russe signifierait pour les Soviets la possibilité de se retourner entièrement du côté du Pacifique, où la situation est déjà assez tendue pour pouvoir provoquer un conflit d'un jour à l’autre.Cette garantie risquerait aussi de mécontenter l’Angleterre et de la lancer dans les bras de l’Allemagne.Enfin, une entente entre Paris et Moscou risquerait d’être interprétée à Varsovie comme un mouvement dirigé contre la Pologne.On voit donc qu'il ne manque pas d’objections à soulever contre le pacte éventuel.D’autre part, le rejet d'un accord avec la Russie ne comporterait pas né-, ccssairement une entente franco-anglaise plus étroite, ni même le concours de la Pologne ou de la Petite Entente en cas de conflit, ce qui enlèverait à la France une garantie de sécurité.Le problème est délicat, et il serait dangereux pour Paris de se lancer dans des accords qui ne profiteraient en définitive qu’à des tiers.Comme l'alliance franco-russe présuppose l'entrée des Soviets dans la S.D.N.et comme Mos- Un lecteur qui a évidemment peu d'estime .pour les sciences naturelles proteste contre le vote d’un crédit nicipal de $50,000 pour l’exécution de travaux au Jardin botanique.Quel gaspillage, dit-il, « à l’heure où la Ville est en banqueroute et où il y a encore des gens qui ne savent ni lire ni écrire, surtout à Maisonneuve! C’est insensé pour les besoins de la Ville, de penser n engloutir des sommes aussi fabuleuses au profit de quelques grosses têtes Maric-Victorin ».Et ainsi de million pour aller jusqu’à sa mort révéler aux Yankis, aux Anglais, aux Fran-mu- vais, aux Allemands, que nous ne sommes pas des sauvages, donnez-les-lui sans compter: cela, au fond, nous éoûtera beaucoup moins citer et nous rapportera beaucoup plus que la présence de Cam il lien Houde et de Savignac à la direction de notre grande ville aux deux tiers française.Visiter des jardins botaniques et des musées artistiques à nous, eu songeant que des savants à nous nous font honneur dans les congres internationaux, voilà qui nous fera dépasser Ce lecteur a beau se dire notre dans l’échelle de la dignité humaine le rang de marguilliers satisfaits.et complaisants qui a marqué jusqu’ici, avec quelques réussites électorales, le summum de nos ambitions intellectuelles.Le vote de $50,000 pour le Jardin botanique, le discours du cardinal Ville-neuve, la fondation de I’Ordre, la réforme du programme d’enseignement des RR.PP.Jésuites (ch! oui), ce sont là, croyez m’en, cher « lecteur-admirateur », les seuls événements véritable-au- ment importants de ces derniers mois, sur i au point de vue canadicn-français: le reste, battage électoral et saint-jean-baptisme.UV/ >.K V .«* .1 X) 9 / X ! v U/ x i r i i; V.>7 comme JtAuL, — Que vous avez de grands projets, grand’mère Houde ! — C’est pour te mieux manger, mon enfant ! suite.faircs étrangères français à Varsovie n'a probablement pas dû donner tous les résultats escomptés, puisque Paris semble vouloir pencher vers une orientation nouvelle et tendre la main à la Russie.Il serait cependant prématuré de croire que l’alliance franco-russe d'avant-guerre va renaître de ses cendres ; les nouvelles publiées à ce sujet, ne doivent être acceptées que sous bénéfice d’inventaire.Il semblerait plutôt que pour faire disparaître la mauvaise impression causée en Pologne par la signature du Pacte à quatre, il y a un an, la France est disposée à offrir quelques garanties à la république slave en concluant un accord avec la Russie et cou ne saurait se contenter d'un siège en y faisant insérer des clauses qui semi-permanent au conseil de Genève, tiennent particulièrement au cœur des la Pologne pourrait bien faire quelques Polonais.Cela ne veut pas dire que Varsovie accepterait la combinaison, mais comme le gouvernement français est actuellement placé en face d'un dilemme embarrassant d’où il n’y a que deux manières de sortir, il est probable qu’il offrira une entente à la Pologne, flit.Théoriquement, la masse russe sz-A défaut d'un accord avec Varsovie, rait un contrepoids sérieux à la me-il se retournera vers Moscou, particu- nace allemande.Dans la pratique, un lièrement dans le cas d'un retrait polo- accord avec Moscou donnerait la par-nais de la S.D.N.tie belle à la propagande germanique, et Un accord franco-russe soulèverait j permettrait à Berlin de faire des offres plusieurs problèmes délicats.C'est ; tangibles à Varsovie et peut-être même pourquoi la deuxième solution ne se- ! de conclure une alliance germano-po-, rait qu’un pis aller et que le Quai d’Or- lonaise.prélude, non plus à une Mils'y décidera que s'il ne peut : tcl-Europa.mais bien à une Zwischen- d autre compensation du côté , Europa dont la petite Entente ferait de l’Est, Parmi les problèmes soulevés : probablement les frais.C est une des par un accord franco-soviétique, il faut raisons pour lesquelles I alliance franco- d'abord mentionner celui d’Extrême- russe est loin encore d’être réalisée.André BOWMAN « admirateur », nous nous demandons si ce n'est pas plutôt un entrepreneur en construction intéressé à détourner le crédit vers l’érection d’un urinoir.Les travaux du Jardin botanique, consistant surtout en terrassements, donneront, pour la dépense, un maximum de travail.Ils aideront à réaliser une œuvre d’éducation publique qui fournira en outre une distraction de qualité supérieure aux sans-auto montréalais, par ces mornes dimanches qu’il leur faut jourd'hui passer à jouer aux dames le trottoir ou à admirer en mâchant de la gomme les prouesses du « pitcher ».Mais surtout, écoutez bien ceci, « lecteur-admirateur »: ils mettront encore davantage en vedette, comme vous le dites, la personnalité du Frère Maric-Victorin, mais, contrairement à ce que vous pensez, ce sera tant mieux pour le petit peuple que ce modeste religieux représente mieux dans les congrès intcriiatio^ naux du monde savant que ne feraient mille notaires, autant d’avocats, plus cinq mille botanistes formés par la culture de « rom, la rose ».Le frère Maric-Victorin est à peu près le seul véritable savant que le Canada français ait produit (les autres ne furent guère que des vulgarisateurs) : s’il lui faut un m CECI; CELA ET AUTRE CHOSE Que voulait-il dire ?pour ne pas pécher contre la grammaire et ne pas ' s’exposer à vos censures ?) Rien d étonnant que, lorsqu’ils entendent le recteur actuel de Saint-Marie dénoncer comme contraire à la morale l’idce de faire étudier Rabelais et Montaigne, tous les anciens élèves qui ne sont pas des buses se disent que l’habileté jésuitique est à la baisse; que des opinions d’honnêtes gens, en littérature, feraient mieux leur affaire que des contes à dormir debout, inspirés par un évident parti-pris de calomnie.— 01.A.Pour nos gardes à carreau.En lisant de Marc Chadourne, dans ma petite critique de Y Anahuac, que «sa Cécile de la Folie n’égale pas la peinture de la passion de Y Adrienne Mesurât de Green », le lecteur doit s’être dit seulement, que j’écris bien mal, — ce qui 'est (Irai, mais ce dont je fournis fréquemment des preuves plus authentiques, ¦— mais que je n’enchaîne pas toujours mes idées logiquement; car ce passage se mêlait à l’éloge d’ouvrages précédents de Marc Chadourne.J’avais écrit en réalité : « Sa Cécile de la Folie s'égale par la peinture des passions à Y Adrienne Mesurât de Green.» Au cours du même article, le typo a remplacé enseignait par affirmait dans la phrase suivante : « .la civilisation héritée de Moctézuma (et non, comme on nous l’enseignait à l'école, de Monté-zuma) ».Relevé, toujours dans le même article, d’autres coquilles qui sont surtout des fautes de français : « les restrictions des pratiques religieuses », par exemple, pour « la restriction.» Enfin, on chante dans le peuple de Paris : « Si qu'on serait des chiens, on s’rait rien heureux.», et non pas « on s’rait bien.» Simple détail, mais n’oublions pas qu'il y a des gens qui nous observent.A défaut de nous faire interdire par l’Ordinaire pour avoir osé répondre à la calomnie de certains Pères Jésuites (à quoi ils s’emploient de leur mieux), ces gens-là nous verraient avec bonheur interdits par les chansonniers.On fait ce qu’on peut.— 01.A.Bottes de « beu » et ceinture fléchée.Quand I’Ordre, il y a quelques jours, montrait dans un dessin d’Esscl un jeune « habitant » invité par sa sœur à courir à la maison mettre sa tuque et sa ceinture fléchée, « car les touristes s’en venaient », il ne songeait nullement à faire de la satire politique.Curieuse coïncidence, au moment où il publiait ce plaisant dessin, les journaux des Etats-Unis inséraient une annonce officielle invitant le touriste américain à visiter la province de Québec, terre des vieilles traditions françaises, du bon accueil, etc.; et ce texte était présenté au lecteur par un habitant en tuque et en ceinture fléchée.Sans le savoir, nous nous sommes moqués de notre ministre de la Voirie.Est-ce nous qui l’avons voulu ?Ol.A.L’apôtre aimable qu’est le R.P.Don-cœur (il y en a beaucoup de semblables dans le même Ordre) se plaisait à dire à ses confrères d’autres ordres religieux, durant son séjour au Canada : « Vous savez, moi, je suis le moins jésuite des jésuites.» Il eut ce mot notamment dans un dîner du Cercle Universitaire, en s'adressant à un frère prêcheur.Evidemment, il y avait le ton, il y avait l’esprit.Et pourtant, on ne connaît pas de religieux qui lui ait répondu sur le même ton : « Et moi le moins dominicain des dominicains », ou « le moins franciscain des franciscains », « le moins obi at des oblats ».Pour une raison ou pour une autre, la réplique aurait manqué d'à-propos.Et peu importe que le crédit de $50,-000 ait été voté par des gens qui n’cn comprenaient pas l’importance: la vérité ne sort-elle pas quelquefois de la bouche des innocents ?objections et même se retirer du concert des puissances.Les propositions soumises par Litvinoff sont certes alléchantes, mais il s'agit de savoir si la ' France trouverait une compensation dans l’aide de la Russie en cas de con-i D’ailleurs, si le conseiller de Maisonneuve, M.Caron, est, comme nous le croyons, un imprimeur, et que ce soit lui qui ait obtenu le vote des $50,000, il n’est pas sûr qu’il n’ait pas compris: de tout temps .ces gens-là ont eu des intuitions bien supérieures à celles de leur entou-N’est-cc pas, typo McLeod mon non On n’a pas non plus ouï dire que, malgré leur peu de respect pour la vérité, le R.P.Fontaine ou le Père Bélanger se soient jamais enhardis jusqu’à dire : « .Te suis le moins jésuite des jésuites ».Cela ne ferait pas sourire, cela ferait rire.Ol.A.rage, ami ?Olivar ASSELIN que repose le sort du film français dans la province de Québec.L’allocution de M.Htirel fut suivie d’un déjeuner au salon bleu de l'hôtel Windsor.Au dessert, le délégué du premier ministre de notre province, le maire de Montréal, le délégué du consul général de France, M.Atha-nase David et M.Edouard Montpetit ont tour à tour pris la parole pour commenter le rôle joué ici par le film français et faire des voeux pour sa diffusion et son succès.Au cours de l'après-midi, M.Pamphile Du Tremblay, à la PRESSE, et le maire de Montréal, à l’Hôtel-de-Ville, ont reçu les directeurs de la compagnie France-Film, les exploitants et les journalistes.L’Ordre remercie vivement la gnie France-Film de l’avoir invité à grès et souhaite un avenir brillant au film français dans notre province.Passé 60 ans.Le congrès du film français say ne trouver est-on trop vieux pour vivre 7 OUT, et on n’a pas économisé assez pour vivre une vieillesse heureuse, exempte de soucis matériels.NON, st on s’est assuré, grâce à VA9SU-RANCE-VIE, une rente ou une pension suffisante.Les représentants de la DOMINION LIFE ASSURANCE COMPANY vous indiqueront le plan d’assurance le plus conforme à vos besoins.TéL: HA 9277 ou écrire à 1010 ouest, Ste-Catherlne, Montréal.PAUL BABY, Gérant provincial adjoint.RAOUL CARIGNAN, Gérant Provincial.Le quatrième congrès du film parlant français a eu lieu hier à l’hôtel Windsor.Le président de la compagnie France-Film, M.Robert Hure], pionnier du film français au Canada, l’a ouvert en souhaitant la bienvenue à tous ceux qui y assistaient: personnages officiels, exploitants, représentants de la presse.Orient, qui reprendrait toute son acuité j s En veine d’économie Ecboe Le maire et les conseillers municipaux, les fonctionnaires et.les membres du conseil consultatif verront leur traitement réduit d'un douzième.Pour employer le langage pittoresque du notaire Savignac, certains fonctionnaires « commandent de gros salaires»; on leur «demandera de travailler quatre semaines pour le traitement de trois ».TAÏAUT : RAGONDIN ! Il a d'abord" mesuré le chemin parcouru, expliqué l’adresse, la prudence, la psychologie, le sens de l’opportunité dont il a fallu faire preuve pour lancer le film français sur le marché canadien.Laissant de côté la production, inexistante au Canada, M.Hurel a parlé ensuite des problèmes posés par la distribution et l’exploitation.Au temps du muet, le film américain régnait en maître absolu sur le marché québécois, grâce surtout à de puissants circuits.Aujourd’hui, la situation est bien changée; le film français, entré chez nous depuis quatre ans à peine, a remporté un triomphe éclatant.Dans notre province, environ 130 salles sont équipées pour la projection de films sonores; de ce nombre, 91 ont fait l’expérience du film français, et on peut dire qu’il passe assez souvent sur l’écran d une cinquantaine d’entre elles.Cependant la distribution et l’exploitation courent parfois de grands risques, car il arrive souvent que les frais de douane, de sure et de certaines redevances sonores dépassent le prix de la copie d’un film ; d'autre Part, le public réclame des programmes doubles, ce qui exige l'importation de 104 films par an.On ne doit pas oublier non plus que le goût du public n’est pas partout -e même: des films qui remportent un grand iuccès à Montréal ne sont pas accueillis favorablement à Québec ou ailleurs, versa, II faut aussi tenir compte de la cen-sure, qui se voit forcée de refuser certains hlms; toutefois, la compagnie France-Film * efforce de se conformer à Voltaire, Rabelais et Montaigne, chez les RR.PP.Jésuites.Parce qu’un rédacteur de I’Ordre, usant d’un droit élémentaire, regrettait que dans nos collèges classiques on n’étudiât pas davantage les plus illustres représentants du génie littéraire français avant le XVIIe siècle, Rabelais et Montaigne, tenus en honneur dans tons les collèges catholiques de l’Europe française, le R.P.Fontaine, recteur du Collège Sainte-Marie, déclarait l’autre jour- devant une réunion d’anciens élèves qu’en réclamant cette étude nous faisions abstraction de la question morale.Entre gens du commun, qui ne disent pas une chose pour faire entendre le contraire, cela voulait dire que Rebclais et Montaigne ne sont pas des auteurs à faire lire par la jeunesse.En émettant cette opinion devant une auditoire d’hommes instruits, le P.Fontaine faisait une erreur de tactique surprenante chez un Jésuite: il eût eu plus de succès auprès d'une assemblée de dames de Sainte-Anne ; les avocats, notaires, médecins et ingénieurs qui l’écoutaient se sont dit tout de suite : Le bon père en met trop; la canaillerie est trop visible.Précisément, c’est un ancien élève du Collège Sainte-Marie qui nous signale un fait d’une rare saveur.Aux environs de 1908, le R.P.Turgeon, puis le R.P.Jos.Lalande étant recteur, les élèves du Collège Sainte-Marie étudiaient le théâtre classique français dans un manuel compilé par M.G.Fougère, professeur de rhétorique au Lycée Saint-Louis, et contenant neuf pièces de Corneille, de Racine, de Voltaire et de Molière, édité chez Dela-lain Frères, rue des Ecoles, à Paris.Les bons pères du Collège Sainte-Marie faisaient apprendre par coeur à leurs élèves, en entier, ce manuel (ah! si Gobeil avait su cela !), la Mcropc de Voltaire.Et rc-marquez-le bien, lecteur, que la prudence du R.P.Fontaine pourrait avoir édifié : il y a vingt-cinq ans, tous les ouvrages de Voltaire étaient encore à l’Index in odio auctoris, c’est-à-dire en haine d’auteur; il y a quinze ans seulement qu’ils ne le sont plus tous ou que tous ne le sont plus ^comment faut-il dire, ô père recteur, Il faut, de temps en temps, des petites nouvelles de ce genre pour reprendre goût à la vie.Le ragondin (1), paraît-il, a fait son apparition dans les rivières normandes.Jusqu’à présent, cet animal ne s’était manifesté que sur le dos de nos élégantes sous forme de manteaux de fourrures, assez onéreux d'ailleurs pour ceux qui les avaient « trappés » dans les magasins.Il y a quelque temps, un amateur avait importé quelques couples de ces rongeurs dans son domaine.Mais les ragondins ont pris la clef des champs et, pour infliger un sévère démenti aux professeurs d’histoire naturelle, qui prétendaient que notre climat n'était pas favorable à cette espèce, ils se sont installés le long des cours d’eaux voisins, ont creusé une sorte de petit métropolitain, dévorent la récolte des maraîchers, car ces animaux sont végétariens, et se reproduisent à une cadence rapide, parce que la femelle a reçu du ciel le don prolifique de trois portées par an.Nous pouvons donc prédire, sans trop nous avancer, que la Normandie fera, dans un bref délai, concurrence au Canada quant au commerce des pelleteries.Et ce sera normal ; les Canadiens ne sont-ila pas, en partie, d'origine normande 7 Et il était profondément injuste que le ragondin leur fût réservé ! compact con- On peut lire dans la proclamation communiquée aux journaux par notre Petit Caporal montréalais : « Ce sont des sacrifices que l’administration demande à une époque de pressant besoin.Pendant la guerre, on incitait le peuple à l’achat des bons de la victoire et à bien d’autres sacrifices.La crise actuelle a créé une situation assez semblable à celle du temps de guerre et je veux que les conseillers municipaux sachent bien comment l’Exécutif essaie de porter remède aux maux de l'heure présente.Nous ne doutons pas un seul instant (sans doute ! sans doute ! ) que les employés soient prêts à collaborer à notre action.Je suis sûr qu'ils comprennent les soucis des administrateurs.» Dites-nous bien vite, cher monsieur Savignac, le nom de votre secrétaire ! Peu après l’accession au pouvoir de M.Gabias et de ses amis, les fonctionnaires municipaux furent obligés de travailler une heure de plus par jour : c'était une première réduction de leur traitement.On veut maintenant leur imposer à tous une réduction de 10 pour 100: est-ce bien équitable?11 serait plus juste, puisqu’il faut à tout prix faire des économies, de réduire de 15 pour 100 les traitements de $4,000 ou plus, de 10 pour 100 ceux qui s’échelonnent entre $2,000 et $4,000, enfin de 5 pour 100 les autres qui excèdent $1,000.Ces réductions rapporteraient peut-être davantage à la Ville et, assurément, seraient plus équitables.Les fonctionnaires municipaux, dans le désordre des administrations successives, sont peut-être plus utiles que les conseillers élus au petit bonheur.Ils connaissent leur travail et l’accomplissent avec zèle; pourrait-on en dire autant de la majorité des conseillers récemment élus ?le fumoir be l’©ncle Bntbfme Le Conseil de la Société des Nations a adressé des lettres à 81 gouvernements différents touchant la Vente des armes et des munitions au Paraguay et à la Bolivie.Si, après cela, la République de San Marin ne cesse pas de ravitailler les belligérants, c’est quelle aime mieux l'argent que la cause de la paix.?Si IVilson vivait encore, il nous prouverait facilement que le Paraguay et la Bolivie, parlant la même langue, ne sauraient cire en guerre.cen- ?Les Y alibis, voulant t savoir si la Nira a amélioré leur situation, ont consulté là-dessus le charlatan Clarence Darrorv.Quel autre peuple que celui-là possède au même degré le talent de mêler le bouffon au tragique ?aussi et vice Guy LAUNAY (Le Matin) * * * À lire (1) Espèce de petite loutre.La Bolivie et le Paraguay, qui n’ont pas de fabriques d’armes, sont en train de nous démontrer comment on se bat sans armes.ses exigences., M.Hurel rappelle ensuite la réclame par la presse au film parlant français, ans aucun autre pays les journaux n’ont fait P°ur sa diffusion un effort comparable à celui cs journaux du Québec.On n’y trouvait Pas.il y a quatre ans, une seule ligne de pu->cité pour le film français; aujourd'hui, jnoycnne de 30 pour 100 de la publicité dans e domaine des spectacles lui est consacrée.Malgré ce grand succès, le film français P.cot encore aller de l’avant, faire des progrès, 81 es petits exploitants veulent bien accorder distributeurs une plus grande coopération, surtout en retenant chaque film pour une date déterminée En 2e page : PLUS VITE QUE ÇA.M.Thomas Poulin s’écrit un article Intitulé: «Urgent: Revenir au bon sens.» * * * Revue de la Presse, par Georges Langlois.Encore la coopération, par Jean-Marie Nadeau.Un vote significatif, par Dollard Dansercau.En 3e page : La Pensée étrangère.En 4e page ?Monsieur Gide, maître de ballet, par Bcrlhclol Brunet.La MUSIQUE, par Georges Langlois.Soirs de Paris, par Didier de Saufmer.U sera beaucoup pardonné aux Para-guaÿaiens et aux Boliviens de s’être tué mutuellement quelques milliers d'hommes, s’ils peuvent tuer en même temps quelques-uns des niais sophismes dont nous étions en train de périr.La leçon du lointain conflit de ces deux peuples pacifistes, c'est que deux peuples qui veulent se battre trouvent toujours les armes dont ils ont besoin.•une L'Actualité Economique est la seule revue du genre publiée en langue française en Amérique.Les personnes cultivées qui désirent se tenir au courant des questions économiques la lisent régulièrement, l'abonnement, $2 par année.En vente dans les Les cigarettes Duchesse, manufacturées j librairies à 25 sous l'exemplaire, par L O.Grothé, Limitée, Maison canadienne et indépendante, sont de qualité \ supérieure parce que seuls les meilleurs j tabacs sont employés dans leur fabrication.F tes l’essai des cigarettes Duchesse et j nous sommes certains qu’elles satisferont1 "votre goût.(r-a) 1 Dollard DANSEREAU Prix de (r-dl aux ?et en préparant d’avance les pro-jjrajnmes qU j]s mettront à l’affiche.Au fond, j* *%'! do leurs intérêts autant que de ceux importateurs, et c'est entre leur* mains Que nos amis nous créent des amis.II.est mort tant d'hommes au Grand Chaco depuis quelques jours, que.c’est à sc demander si Dillinger n'est fias rendu là, t 1 1 5: M tm HH I HHHÉHHHii KSi : L’ORDRE—Montreal, jeudi 24 mai 1934 9 Un vote significatif [! Ecole des Hautes Etudes Commerciales Encore la coopération Cela ne sc fait pas en An- Le débat sur les loteries, à la Chom- ' loteries bre des Communes, a été fertile en en- [ gleterre », dit-il.scignemcnts de toute sorte.Il faut dire j Puisque « cela ne se fait pas en immédiatement que le premier-ministre.Angleterre », la Terre Promise du pari M.Bennett, avait délié sa suite de l'en- mutuel, les gouvernements provinciaux gagement de fidélité au parti : nos dé- n’auront pas le droit d'instituer de lo-putés «ont voté suivant leur bon ju- terie.Ainsi l'ont décidé 105 députés gement ».Ça sc gâtait dès le début, et | recrutés dans neuf provinces différen-1c projet de loi fut défait.tes qui sc connaissent mal les unes les Les partisans de la loterie natio- autres.Le Québec, par son gouverne-nalc sont, pour la plupart, des Cana- ment provincial et par scs députés fé-dicns-Français.Dans le camp adverse déraux, a exprimé son approbation des on trouve de non moins grands per- loteries.Les parlementaires d Ottawa sonnages que nos chefs de parti : M.savent mieux que nous, les Canadiens-Bennett, King et Bourassa, ainsi que Français, ce qu il nous faut ; ils nous MM.Duranleau, Sauvé et Gobeil.Ce- donnent une fièrè leçon de morale.,, lui-ci a invoqué le Père Doncœur pour puritaine.Ils auraient bien pu la garder sc justifier de suivre son « boss », M.pour eux, et en faire leur profit : 1 or- -Bennett.Il avait cité de la même ma- ganisation des paris mutuels n est pas nfère Mgr Gauthier, à propos de VU- une école de morale.Dans une confé-niversité de Montréal.Le député de rence interprovinciale reunie pour amèn-Compton a l'art de torturer les textes der la Constitution, de semblables pro-des autres, et de leur faire dire des cédés entraîneront la déchéance des choses inattendues.A part quelques quelques libertés provinciales qui nous défections qui peuvent avoir les meil- restent.Ce régime qui nous livre à une leurs motifs du monde, nos députés majorité distincte de nous, uniquement canadiens-français se sont prononcés en parce qu elle est une majorité, dure de-faveur du projet.puis plus de soixante ans.Il ne faut _ , _____ guère S’étonner ensuite du peu d im- On se demande d abord si nos con- tancc outera un veneur’ 1 Les Tchèques passent certainement pour le peuple slave le moins attache à l'Eglise.’ La nation de Jean Hus, de Comcnins et de j Masaryk a produit nombre d’hérésiarques et I de novateurs.Au cours de l'histoire, ceux-ci prirent souvent la tête du mouvement natio- reprendre une part active et constructive ail gouvernement de la République tchécoslovaque.En même temps, le prélat, ennemi d* toute « slavisation » violente — sut aussi gagner la confiance et jusqu’à l’amour de se* diocésains de langue allemande.On le vit bien lors des incidents qui accompagnèrent, en 1931, la renonciation quelque peu involontaire de Mgr Kordac au siège arcliié-piscopal.A côté du problème national, le problème social se posait avec une singulière acuité dans le nouvel Etat danubien.Devant la poussée révolutionnaire qui gagnait le monde ouvrier de ce pays industriel, Mgr Kordac affirma hautement la doctrine sociale de l’Eglise, la sollicitude particulière dont elle entoure le* travailleurs.Les lettres pastorales de l’archevêque, si elles excitèrent le mécontentement de certains milieux étroitement allèrent droit au coeur du menu peuple auquel elles s’adressaient.Pour lui-même, Mgr Kordac, prince de l'Eglise sorti d’un milieu de répudier le luxe même licite, resta toujours un modèle d'austérité et d’ascétisme.Mais cet homme d’action fut aussi un grand instigateur de la vie proprement religieuse.Il érigea un nouveau séminaire, auquel il consacra la majeure partie de ses efforts; nul prélat n’a eu plus que Mgr Kordac Je souci du recrutement sacerdotal.Et surtout, 1 archevêque défunt, théologien émérite et prédicateur célèbre, a été l’apologiste par ccllcnce de l’Eglise dans Mgr Kordac enfin, vieillard déjà quand il fut nommé évêque, a été le guide le plu* écouté de la jeunesse catholique en Tchécoslovaquie.Et ainsi l’action du grand prélat demeurera vivace dans les générations à venir.conservateurs, nomma paysan, non content ex- son pays.MEW (Sept) Docteur CARTON Chasse à l’aigle dressé Revue naturiste Entre Genève et l’Amérique latine du Sud qu’il leur faut contribuer à empêcher sur d'autres continents des conflits dont l’économie sud-américaine subirait le désastreux contrecoup ; mais le peuple dans son ensemble n'attache d'intérêt qu'à l’oeuvre sociale de la S d.N.Et il faut bien avouer qu’à cet égard Genève a encore beaucoup à faire.On côthprend donc que des contribuables, mexicains par exemple, et souffrant de la malaria, trouvent exagérée la cotisation annuelle de 462,000 fr.versée par Mexico au Quai Wilson, ft qu’ils préféreraient un hôpital ou des mesures d’assainissement peut-être moins dispendieuses.De là, la crise aidant, certaine lenteur à régler les comptes avec Genève et, fait- plus grave, une désaffection dangereuse.La S.d.N.ne pourrait-elle faire davantage pour.l’Amérique du Sud?Pour retrouver sa popularité, il faut d’abord qu’elle se fasse connaître.Quelle meilleure propagande que celle de l’hygiène?Et dans ce domaine il y a tant à faire en Amérique latine! Les cours excellents de malariologie donnés à Rome sous les auspices de la S.d.N.doivent-ils se limiter aux vieux continents?ne pourrait-on établir un ihstitut à Panama, par exemple, ou l’on pourrait profiter à peu de frais des installations déjà existantes pour la zone du Canal?La lèpre est aussi un fléau des régions torrides de l’Amérique.La S.d.N.y a envoyé un spécialiste, le Dr Burnet ; un centre se crée au Brésil.Mais c’est fort loin de l’Amérique centrale, qui a droit elle aussi à l’attention, et serait stratégiquement placée pour recevoir un centre.Le même problème se pose pour l’ophidisme (morsures de serpents), qui sont un fléau dans l'Amérique centrale, en Colombie et au Venezuela aussi bien qu’au Brésil, où existe déjà l’institut Butantan.Ces pays, durement touchés par la crise, auraient besoin d’une aide qu’ils ne voudront pas solliciter.L’aide de la S.d.N.peut être aussi économique.Là un excès de fierté a peut-être empêché certains Etats de solliciter directement les conseils techniques du Quai Wilson en matière financière.Le résultat est déplorable dans certains cas, comme dans celui des emprunts Kemmerer, contractés par la Colombie, l’Equateur et le Chili.Chose étrange, la S.d.N.n’emploie presque pas de fonctionnaire sud-américain.Alors que certains pays d'Europe lui en fournissent plusieurs douzaines, il n’y a au Quai Wilson ni Argentin, ni Mexicain, ni Péruvien.Très peu d’Etats de l’Amérique latine y sont représentés.N'est-il pas permis de se demander si la S.d.N.n’aurait pas avantage à voir représenté parmi ses serviteurs un membre au moins de chaque nationalité américaine ?N'y trouverait-elle pas son compte, ne fût-ce que par les informations qu’ils pourraient donner?Bien entendu, les Cette jalousie des parlementaires à Américains, étant de sang espagnol, ne que- l’égard des chefs de l’armée, nous allons la manderont jamais.retrouver chez Clemenceau à l’égard du Les principes à la base du Pacte sont maréchal Foch, dès 1 armistice.Celui-ci Le plus grand avantage politique de fajts avant tout d’idéal et d’altruisme.auralt v,ou u 9ue 1 armistice contint des 1 adhésion à la S.d.N.eût été pour les Quinze années d'après-guerre aboutissant à clauses economiques et politiques : il lui fut Etats de 1 Amérique latine d en finir une |a crise ont remis en vedette des préoccupa- brutalement déclare que cela était affaire de bonne fois avec la doctrine de Monroe, qui [jons de Rcalpolitik.La S.d.N.se doit gouvernement et ne le regardait pas.Gene peut plus leur rendre de services.Mais d’autant plus de ne pas négliger les Etats menceau ne sut et ne voulut pas utiliser dans il y a 1 art.21 du Pacte, qui reconnaît les dont la précieuse collaboration est la plus ics négociations du traité de paix 1 immense accords régionaux.Les nouveaux membres désintéressée.prestige dont jouissait auprès de nos alliés sud-américains de la Ligue (Mexique, Ar- et de nos ennemis le vainqueur de la grande gentine), ou ceux qui se proposaient d’y en- ‘ ”• bataille de France.Tandis que l’Angleterre trer (Costa-Rica), ont donc dû faire à cct journai je Genève) se faisait attribuer d’emblée ce qui consti- égard des réserves expresses.tuait ses buts de guerre, destruction de la L'intérêt politique qu’il peut y avoir pour -•- [lotte dc 8uerre allemande, confiscation de la «n Etat sud-américain à être membre étant [ o pllblic a nmpression que la maison ‘ otlf de commerce, saisie des colonies ger- srStHsHEJEH ELEœH'EiSrB esin perd beaucoup de sa raison d’etre.^,0,, ^^,,»emen^cur^,l^vena melU.ur ; ans une nouvelle guerre, prendre vis-à-vis Ferles les élites comprennent en Amérique Téu HA Siu.d elle toutes les precautions pour éviter un La S.d.N.l’a échappé belle.11 y a quelques jours le Mexique a failli quitter Genève, et nul doute que maint Etat de l’Amérique latine n’eût suivi son exemple.La S.d.N.aurait ainsi été exclue du continent américain.Quelles eussent été pour elle les suites d’un ébranlement si grave venant après tant d’autres ?C’est un sport médiéval que tous les : amateurs connaissent bien.Il est encore t pratiqué en France par des dilettantes, au Maroc aussi et j’ai croisé dans les halliers j du château de Godollo en Hongrie, où feu Prochainement.sur la pIace Napoléon, à -% r* di rT* , chiens, des fauconniers du régent actuel por- < ^ ?.> 0 er e Par e P fur P° onais Kaminski, sera inaugurée.Un sait que la Pologne, écartelée par trois Etats, avait cru, un moment, trouver son sauveur en Napoléon.Celui-ci, d’ailleurs, ne justifia point les espoirs qu’on avait placés en lui.C’est à Sainte-Hélène seulement qu’il manifesta le regret de n’avoir point restitué à la Pologne se; frontières et son indépendance.En 1806-1807, l’empereur avait séjourné deux mois et demi à Varsovie, lors de l’érection du duché de Varsovie.C'est de cette époque que date son roman avec la comtesse Walewska.Il avait encore traversé la Pologne, acclamé avec un enthousiasme débordant, lors de la campagne de Russie, mais n’avait point écouté les sages avis qui lui avaient été donnés alors.Restés fidèles, les Polonais devaient se battre héroïquement à Leipzig; ils entouraient l’empereur lors de l'abdication et, à sa demande, un détachement des fameux chevau-légers polonais l'accompagnèrent à l'ilc d’Elbe.M.Recouly fait ressortir très nettement la déplorable répercussion des intrigues parlementaires sur le fonctionnement du Haut Commandement français et la marche des opérations.« La disgrâce de Joffre, nous dit-il, apparaît comme la résultante de très nombreux facteurs matériels et moraux.Elle est, à beaucoup d’égards, une revanche du régime parlementaire sur le commandant en chef qui détenait depuis trente mois un pouvoir dont les députés étaiént jaloux ».La prétention de la Chambre de juger les opérations militaires en comité secret donnait lieu à des fuites regrettables et à des discussions scandaleuses.La disgrâce de Joffre, à la fin de 1916, jointe à celle temporaire .de Foch, allait amener l’année suivante la ' grave crise de commandement qui motiva la retraite du général Nivelle.« L’annce 1917 verra ces défaillances des chefs civils se multiplier, la crise s'aggraver.Les mutineries qui se produisirent au printemps, après l’échec de l'offensive, n’eurent pas, loin de là, des raisons exclusivement militaires ».La même propagande qui avait amené d’abord la révolution russe et plus tard l'avènement du régime bolchevik, causes de la défaillance de la Russie et du traité de Brest-Litowsk rendant possibles les offensives allemandes du printemps de 1918, était à leur source ; elle était facilitée par les faiblesses du gouvernement à l'égard des menées défaitistes qui ne cesseront que sous la rude poigne de Clemenceau.Il fallait le tact à la fois souple et ferme du maréchal Pétain pour mettre un terme aux mutineries de 1917, et rétablir le moral de l’armée et l’exercice normal du commandement.Mais tandis que, sans investiture officielle des gouvernements, le maréchal Joffre avait acquis une véritable prééminence parmi lès généraux en chef alliés, il faudra la situation presque désespérée du printemps de 1918 pour que le commandement unique, prélude de la victoire finale, soit enfin confié au maréchal Foch.Général A.NIESSEL Une statue de Napoléon à Varsovie ' (Figaro) Le Mexique est heureusement resté membre de la S.d.N.Celle-ci doit cet inappréciable service aux courageux et inlassables efforts du ministre mexicain des Affaires étrangères M.Puig, et du représentant du Mexique au Conseil de la S.d.N., M.Castillo Najera.C’est peut-être l’occasion de dire combien est appréciée ici l'oeuvre du distingué diplomate mexicain.Non seulement il a consacré une activité précieuse à la question de Leticia, dont il est devenu l'un des meilleurs spécialistes, mais il a fait preuve dans maint autre problème (Sarre, Assyriens) de la sûreté de jugement qu’inspire un grand coeur.M.Najera est l’un des exemples les plus frappants de* services que peuvent et doivent rendre à la S.d.N.et au vieux monde les pâys de l’Amérique latine.Ils sont dépourvu* d’ambitions, et l’impartialité, qui nous coûté un effort parce que l'Europe repose sur le jeu de forces équilibrées, leur est facile.Elle est même une tradition dans là diplomatie essentiellement pacifique de pays tels que l’Argentine, l'Uruguay, lo Brésil, le Mexique, et d’autres.Et dès lors les conseils désintéressés de leurs éminents juristes sont à Genève devenus indispensables.Mais pourquoi entre la S.d.N.et l’Amérique latine, ce malentendu latent, dont les hésitations mexicaines ont été récemment l’indice alarmant ?ES Amérique latine l’élite seule comprend le rôle et l’importance de l’organisme du quai Wilson.Le peuple y reste étranger.Et si l’on songe que là-bas, surtout dans les républiques andines, du Rio Grande au Cap Horn, la classe dirigeante est restée aristocrate, patriarcale et profondément hispanique, tandis que les masses ont conservé des liens puissants avec le passé indien, si l’on se rappelle que, sauf sur le versant atlantique, la classe moyenne est peu nombreuse, on comprend que l’élite soit à peu près seule à se rendre compte de Un bon mari, un bon jury: justice boiteuse Exemple frappant d'un état de chose gui ne fait pas honneur à la France.en mar- iant haut des faucons encapuchonnés comme des valets de bourreau.Mais la chasse à l'aigle n’est pas une galéjade, elle existe chez les Kirghises, en lisière de la frontière chinoise, dans ces montagnes encore mystérieuses où les Soviets, avec beaucoup de difficultés, essayent de convertir les musulmans à l’évangile du plan quinquennal.Ils n'y réussissent pas facilement car les indigènes sont des nomades qui, à dos de cheval ou de chameau, déplaçant leurs tentes de feutre, donnent du fil à retordre aux soldats du Guépéou.Une jeune fille Suissesse et journaliste, Mlle Ella Maillart, est allée, voilà un an, faire une randonnée de plusieurs milliers de kilomètres dans ces régions peu connues et elle a rapporté une série de notes cueillies au jour le jour, qui viennent de paraître sous le titre ; Des monts célestes aux sables rouges.Ce M.Ogée peut dire qu’il est un type dans le genre de Napoléon : non seulement sa femme s'appelle Joséphine, mais elle l’a trompé en long et eh large.Ce mari magnanime a dit devant le — Je lui pardonne.Rendez-la moi et je vous promets.de ne pas lui faire de jalousie rétrospective.Il a bien le droit de pardonner à la femmp adultère, puisque c’est la sienne : ceux qui en font autant quand il s’agit de la femme d’un autre sont peut-être moins qualifiés pour pratiquer cette morale évangélique.Mais le jury a pardonné, lui, à la dame Ogée un véritable assassinat.Et ça, incontestablement, c’est excessif.Mme Ogée trompait son mari avec un jeune ingénieur et aussi, nous a-t-on dit au procès, avec des messieurs qu’elle rencontrait, au bois de Boulogne, par les beaux soirs d’été où elle avait du vague à l’âme.Ce jeune ingénieur lui ayant annoncé son prochain mariage, elle l’a tué, de trois coups de revolver, dans le lit où il sommeillait, au petit matin, après une nuit bien remplie.Détail qui prouve la préméditation et, par conséquent, caractérise l’assassinat : l’honnête dame avait fait l’acquisition d’un deuxième revolver, le premier lui ayant été racheté par son amant qui, non sans raisons, se méfiait.— Tu ne perdras rien au change, dit-elle, le nouveau est meilleur ! C’est, du reste, l'histoire de bien des désarmements.Et le jury parisien a rendu un verdict d’acquittement pur et simple, sans doute C’est au cours d’une randonnée qu'elle rencontra les chasseurs à l’aigle dressé, descendants d’Attila qui avait fait broder sur sa bannière de commandement ce volatile royal.Ils sont à cheval et portent leurs rapaces gigantesques, si grands que le bec à pointe crochu est à hauteur du front de l’homme.Les serres, nous dit l’auteur, noires, immenses, sortent de leur gaine grise de peau ! écailleuse et s'étalent sur le gant de cuir.! Les aigles poussent des cris terribles ; du bec, l’oiseau essaye d'arracher de ce gant taillé pour que le cavalier puisse tenir les rênes avec un doigt et un pouce.Par un noeud coulant, une longue lanière est fixée à une patte.Le poignet de l’homme est posé sur une fourche de bois, fichée elle-même dans la selle.Les aigles sont abonnés ; sous le capuchon les plu blanches apparaissent en bourrelet.Si on enlève le capuchon, l’oeil apparaît, implacable, brillant comme une pierre précieuse.Ils chassent le lièvre, le bouquetin, la marmotte.Voici justement une marmotte ; 1 oiseau, libéré de sa lanière, est lancé, il ne vole pas très haut, fond vers la bête, lui coupe la retraite en se plaçant devant le terrier et lorsque la marmotte, entendant du bruit, veut regagner son logis, l'aigle la happe.Le chasseur lui arrache 1 attache et lui donne les entrailles à manger.Voici comment, d’après Mlle Ella Maillart, les Kirghises dressent leurs WOODHOUSE CHEZ AUJOURD’HUI ET DEMAIN ' DEUX JOURS D’ECONOMIE Vente de meubles de haute qualité.un morceau Divan de Studio Art Moderne, très solide.Peut devenir en un tour de mains lit confortable* ou faire deux lits jumeaux.Décoré d’ornements en métal, argent et noir.Deux chaises aux coussins moelleux l’accompagnent et composent avec lui un ameublement de Studio superbe, dit Arlington.$90.00 Premier versement: $4.95 Mensualité: $3.95 l’utilité de la S.d.N.Ces influences parlementaires ne se sont pas exercées que pour attaquer certains chefs.Elles en ont soutenu contre vent et marée un autre, le général Sarrail.Limogé au printemps de 1915 pour mises en France, il fut envoyé à Salonique.Clemenceau dut l'en rappeler, car ses relations avec les généraux alliés étaient devenues impossibles.Une troisième expérience malheureuse au Levant en 1925 sera nécessaire pour l'écarter définitivement des hautes fonctions du commandement.capu- mes Cette importance, il faut bien le reconnaître, est moindre que pour l’Europe ou pour l’Asie.l,a prépondérance des Etats-Unis sur le continent américain modifie le rôle que peut jouer la S.d.N.dans les questions territoriales.La question de la sécurité latino-américaine ne se pose donc pas à Genève.Et même dans Un problème comme celui du conflit du Chaco, l’intervention du Quai Wilson a pu rester longtemps retardée.Elle ne peut guère être efficace que si les parties font preuve de raison et d’abnégation, comme on peut espérer que ce sera le cas dans l’affaire de Leticia.Tris beau lit en mitai, fini Imitation noyer.Grandeur ordinaire, muni d'un excellent sommier cible et d'un matelas à ressorts de qualité supérieure.Différentes mesures.Prix régulier $24.50, demain et vendredi: $18.60 Premier versement: $3.parce que : 1 ° L’accusée a très bien pleuré ; 2° L’avocat a très bien plaidé.Mais cela ne justifie pas l’indulgence plénière accordée à cette femme qui n’avait même pas l’excuse de la passion, puisqu’elle trompait aussi son amant.Il est vrai qu’au cours des débats, -elle l’a accusé d’être un « brutal ».C'est un comble ! On comprend encore qu’une jeune fille abandonnée par son séducteur — surtout s’il lui a laissé, comme souvenir, un enfant — n’admette pas une rupture pour cause de mariage avec une autre, — et se venge.La dame en question n’était pas du tout dans ce cas-là.En cette tragique aventure, il n'y a qu’une culpabilité, une seule, et c’est la sienne.N'importe, les magistrats populaires ont acquitte : ic’est un scandale judiciaire de plus et un véritable encouragement à l’assassinat .considéré comme le dénouement normal de romans ses erreurs com- Mensualili: $2.Matelas, le dernier cri du bien-être.Sur ressorts très souples.Se vend régulièrement $17.50, demain et vendredi: $12.06 sa proie, Aussi chaises « Bentwood ».Prix régulier $3.50.demain et vendredi: $1.75.Chaises en chêne verni.Prix régulier $1.99, demain et vendredi: *0.00 Chaises de cuisine en chêne verni.Prix régulier 53.50, demain et vendredi: $1.25 compagnons: Pendant quarante jours et quarante nuits on le fatigue, le portant sans arrêt, encapuchonné.On lui donne de la viande une fois par jour en la coupant dans un plat avec de l'eau.On lui découvre alors les yeux pour qu'il la voie.Après les quarante jours on fixe de la viande sur l’épaule d’une chèvre qu'on éloigne de dix pas au moment de nourrir l’aigle, La deuxième fois la chèvre est à vingt pas, la troisième fois à cinquante pas.L’aigle est ainsi dressé et on l’habitue à la voix de l'homme.On le tient toujours un peu af- Pantalons en flanelle blanche, gris pftle et gris foncé, avec ceinture extensible, 22 pouces de large au bas.Très chics pour l'été.Tailles 28 il 4fi.Prix régulier $3.50, demain et vendredi: $1.85 Woodhouse & Co.Ltd 105 ouest, rue Sainte-Catherine Livraison gratuite d vs marchandises dons un rayon lie 200 milles de Montréal, tout achat de flOO.l.es marchandises sont emmagasinées et assurées gratuitement jusqu'à la livraison.Rembourse menti des billets de | chemin de ter ou j d’nutobnw dans un rayon de milles de rénl.pour tout achat de 8100.où il n’y a peut-être pas une seule page consacrée à l'amour digne de ce nom.11 est grand temps, vraiment, de réformer l’institution du jury qui, pareille en cela à bien des humanitaires, est l’inconsciente complice de sanglantes férocités.15 0 Mont- Une route traitée au ' Daman reste élastique, tout en conservant des qualités de résistance très supérieure tl ce*lle des chemin» empierrés ou simplement bitumés.pour Clément VAUTEL 7 *33S - MMnflHHÉI ¦HH ¦¦«¦Man L’ORDRE—Montréal, jeudi 24 mai 1934 \ 4 - LES ARTS LES LETTRES i LA MLISICLE SOIRS DE PARIS Livres nouveaux M Schlusn, les ténors Roswaenge et IVictlrisch.Mmes Ida Leidcr et Maria Muller.Pour la propagande à l'extérieur, l’Allemagne organise, à Berlin, des cours d été destinés aux étrangers; les titulaires en seront professeurs de musique les plus réputés du Reich.Elle organise aussi des festivals en plein air qui attireront de nombreux touristes ___quels on ne manquco-a pas de faire admirer du même coup les autres beautés de l'Allemagne, politique hitlérienne aussi bien que musique tudesque.Le Festival de Heidelberg, qui aura lieu du 15 juillet au 15 août, sera peut-être la manifestation artistique la plus importante de cet été en Allemagne.Il manifestera le caractère propre de la poésie allemande, et les visiteurs étrangers y verront un exemple d'échanges culturels de tout premier ordre.Il va sans dire que les meilleurs artistes y participeront, comme Heinrich Ceorge, qui interprétera Côlz de Berlichingen et le rôle d'Adam, dans La cruche cassée, de Kleisl.Cette dernière oeuvre sera jouée dans une salle du château, accommodée à cet effet.D’autre part, sur les hauteurs du Heilin-genberg, on construit un vaste théâtre en plein air, destiné aux oeuvres modernes.Mais, en dehors de Heidelberg, il y aura cet été sept centres principaux de spectacles en plein air.Avec une propagande aussi savamment et puissamment organisée, il n’est pas étonnant qu'un peu partout dans le monde, au Canada en particulier, quand quelqu’un parle de peuples et de pays musiciens, on pense tout à l’Allemagne et à la Russie que d’au-considèrent comme les pays par excellence de la musique?La propagande musicale arrivent.En leur présence.Gable traite la jeune tille grossièrement et la menace.Grâce à cette machination, elle est sauvée.Lady for a.day : Un dernier effort.le tout dernier.lc finish, comme on dit chez les sportifs, et la saison est finie.Mais ces six dernières semaines ainsi de suite.Tout, dans ce film, avant les grandes vacances sont, tout a 1 est charmant, malgré sa simplicité, et rap-1 honneur des théâtres et des cinémas de pe|]c plutôt une comédie de René Clair Paris, qui parfois avec un héroïsme juvé- , qU’lulc bouffonnerie américaine, nile se mettent à la conquête de succès duré ; il n’y a plus aujourd'hui que dans les cercles de couture qu’on ignore que Guillaume II fut au contraire, en 1914, lc fidèle porte-voix de son peuple.Il n’en a pas moins raison de montrer que dès l'instant de son avènement au trône Guillaume II fut par scs coups de tête, interventions inconsidérées dans toutes les crises internationales, une cause de perturbation pour l’Europe.L’auteur dit dans son avant-propos:; L’appel des souvenirs, par Jean de la Brète.un volume 252 pages, chez Plon.L’Allemagne hitlérienne et la Russie soviétique sont passées maîtresses dans l’art d’utiliser la musique et l’art dramatique pour leur propagande, tant à 1 intérieur qu à 1 extérieur du pays.En voici quelques exemples, recueillis dans divers journaux: Rien de « romanesque » au sens déprécie du mot.Avec mesure et discrétion, une femme raconte sa vie : ambitions.luttes, soucis, chagrins, renoncements.: i i i scs .| Le Grand Jeu : Un autre grand street t u pu ic.• ccs de la saison française.Le Grand Jeu, Oiand nous parlons u cinéma, nous ^jstojrc banale d’un homme amoureux que ne pouvons pas ne pas mentionner Lady ; ]c (léscspoir pousse à s’engager à la légion for a day, 1 a mira c conte te ccs étrangère.Film admirablement réalise par hollywoodien qu on joue en ce moment au jacques Pe\
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