L'ordre, 16 juin 1934, samedi 16 juin 1934
L’ORDRE RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 1 an 6 mois 3 moi» 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* En ville, par la poste.$9.00 Canada (hors de Montréal), ) Royaume-Uni, France et i $6.00 Espagne .J Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 Autres pays $4.75 $2.50 Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire de la Rédaction ., .LUCIEN PARIZEAU $3.25 $1.75 $3.50 $1.85 $8.00 $4.25 $2.25 On est prié d'envoyer toute correspondance à la case 4018 de l'HAtel des Postes en mentionnant sur l’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur i OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-poste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Montréal, samedi 16 juin 1934 Première année — No 83 Le numéro: 5 sous A la place du jeûne, l’opium La dernière étape de l’escroquerie HOT DOGS» ET CIRCENSES 1 L'Allemagne proclame officiellement le moratoire sur ses dettes commerciales, qui n’ont, bien entendu, rien de commun avec les réparations ou les dettes de guerre.Berlin annonce un moratoire de six mois sur tous ses paiements, y compris sur les intérêts des emprunts Dawes et Young et elle choisit, pour faire cette déclaration, le moment psychologique, celui du défaut des pays débiteurs des Etats-Unis.Cette manoeuvre est la forte somme pour stabiliser un nouveau mark-or.En échange, on signe des papier», qui selon la morale allemande ne constituent que des « chiffons de papier ».Puis on passe au second acte.Celui-là est plus difficile à réaliser.Berlin arrive cependant à ses fins en déclarant que si on ne lui ouvre pas de crédits supplémentaires, il ne pourra pas payer ses réparations (qu’il n’r jamais eu l’intention de très habile, car elle permet de rattacher par payer).Le Reich se procure ainsi de nour un raisonnement spécieux la question des vçaux capitaux.Mais à ce moment déjà, le dettes commerciales et de celles qui ne le to'al des emprunts commence à atteindre des sont pas.Elle permet de faire un rapproche- proportions quasi astronomique.La seule so-ment faux, mais qui porte sur les masses : lution — toujours aux yeux des dirigeants « Si l’Allemagne ne paie pas, les autres pays de Berlin — c’est de recommencer l’escro-n’ont rien à dire, car ils font la même chose.» querie, de falsifier les statistiques et de déclarer un moratoire.On commence par se déclarer incapable de payer les réparations et on réclame un moratoire, qui est accordé, en vue de sauver ée que l’on peut des dettes commerciales.Ceci fait, le gouvernement du Reich, dont la politique échevelée appauvrit chaque jour le pays, se déclare dans l’impossibilité de payer les intérêts puis, après avoir fait traîner en longueur les pourparlers, déclare de lui-même un moratoire sur tous les L’Argentine ayant répudié dans l’intérêt de ses producteurs de blé, à la suite d’une récolte abondante, l’accord qu’elle signait l’année dernière avec le Canada, les Etats-Unis et l’Australie pour la restriction des einblavures et le contingentement des exportations, l’accord tombe forcément à l’eau, et la législation votée à ce sujet par le parlement canadien à la demande de M.Bennett devient également inopérante.En notre pays, cette issue était prévue de tous ceux qui ne s’en laissent pas imposer par les coups de poing, les rugissements et les froncements de sourcils de notre premier-ministre tout en or, improvisé (par lui-même) dictateur économique; et avec d’autant plus de certitude que l’accord intéressait également la France, aujourd’hui exportatrice de blé, la Russie et tous les pays du Danube.fussent devenues graduellement après une préparation intelligente et discrète des esprits ont été jetées en discussion à des plèbes ignorantes, conduites par des associations de prolétaires aigris, de politiciens besogneux et ambitieux, de vieilles femmes sentimentales.Le résultat, on l’a vu, on le voit encore tous les jours: la crainte des guerres, pire au point de vue économique que la guerre elle-même, n’a cessé de grandir; le monde vit dans un état d’inquiétude qui rend impossible le rétablissement de relations normales entre les peuples.Plus la parlote de Genève a fonctionné, plus le mal s’est aggravé.SS 'W, ¦HfeR I # M 1*1,41 m 1 l 1—, m ~ l a i \ JM», h mjm Ùîîf m.' wê m * * * La leçon de cet état de chose, c’est qu’on aurait dû se résigner à subir, dans l’ordre économique, les maux inguérissables nés de la guerre, et travailler patiemment à recoudre, sans se payer de formules de salut improvisées par les démagogues.Pour en revenir à la question des blés, il fallait faire comprendre tout de suite au producteur que la baisse des prix était inévitable; que l’unique remède — un remède relatif — se trouvait dans une diversification de l’industrie agricole qui eût coûté plus de travail à l’agriculteur mais qui lui eût au moins permis de subvenir en grande partie, à ses besoins alimentaires et vestimentaires.Inutile de souligner la différence qui sépare les deux problèmes.Dans le cas des dettes de guerre, il y a interdépendance entre celles-ci et les réparations définitivement enterrées par le moratoire Hoover, et par conséquent impossibilité de payer les Etats-Unis, si ces derniers imposent aux créanciers de l’Allemagne un moratoire.Dans le second cas, le problème reste entièrement commercial et ne soulève pas de question de transferts massifs de devises, puisqu’il est entendu que les crédits gelés ne seront débloqués que progressivement et que les intérêts mêmes ne seront que partiellement exportables.Les dettes commerciales restent donc un problème financier et économique purement intérieur, et dont le paiement ne saurait compromettre dans l’état actuel des choses — si les choses sont telles que veulent bien nous le dire les dirigeants nazis — les finances du Reich et encore moins celles des entreprises privées.Ce moratoire fait partie d’un plan longuement mûri dont voici les grandes lignes en quelques mots.4 x % y-u s> * * * WJ Vs'—'v -ttJsA Le pitoyable échec de l’accord du blé montre d’ailleurs la puérilité de toutes Enfin, le grand problème est résolu : on sait qui est champion ! ces conventions internationales qui visent à concilier des intérêts divergents et dont l’exécution suppose de la part des masses, dans les pays de suffrage universel, une intelligence des effets et des causes qui manque d’ordinaire aux esprits les plus éclairés et les mieux équilibrés; également une discipline qui manquera toujours aux masses populaires d’où sortent les gouvernements démocratiques.L’aventure des blés, éloquente en matière économique, aidera aussi à comprendre pourquoi les palabres de Genève, les multiples pactes et moindre effort, le gouvernement l’a en-contrepactee de non-agression (quel beau mot!), de paix, d’amitié, d’entente, d’alliance, ne peuvent produire rien de bon, après les espérances exagérées qu’ils ont‘fait-naître et malgré la-supériorité ' de vente des cartels de blé?p'our dés présumée de la diplomatie de place pu- sommes fabuleuses, et il semble bel et blique sur la diplomatie secrète.La guerre avait bouleversé le monde, créé partout des foyers de mécontentement et d’ambitions revanchardes.Une Les souscripteurs au plan d'assurance dotation de l'Université emprunts.C’est l’avant-dernier acte d’une escroquerie gigantesque, qui n’a même pas l’excuse d’une répudiation faite par principe.Le dernier acte sera de déclarer que l’Allemagne ne veut plus payer ses dettes et l’on peut être sûr que les dirigeants du Reich sauront rappeler le défaut des nations débitrices des Etats-Unis, qui à leurs yeux constituent un précédent.Evidemment, au point de vue intérieur, on pourra faire gober n’importe quoi aux Allemands, comme aux Russes, aux Italiens et à tous les peuples qui vivent sous un régime de dictature.Mais il sera plus difficile de faire avaler la pilule aux pays créanciers, car-ces derniers pourront toujours - user dtf représailles, comme les dernières dépêches le laissent prévoir.Ce serait d’ailleurs la seule manière de faire comprendre à l’Allemagne qu’elle s’est engagée dans la mauvaise voie, et qu’elle aura tout à perdre à employer des méthodes dignes d’un vulgaire escroc.La liste des souscripteurs au nouveau plan d’assurance-dotation de l’Université de Montréal vient de s’enrichir ces jours derniers de plusieurs noms nouveaux parmi lesquels on relève notamment celui de M.Arthur-L.Décary, vice-président de la mr’îon Rougier Frères.M.Décary s’est engagé pour quatre couragé dans cette voie par des subven- notices au bénéfice de l’Université et, grâce lions, des primes, des garanties.Par “ son 8es*e et à 1 exemple qu il donne, la zrnçarfclrA ., .,., „ .est aujourd hux engage envers 1 agence en effet acquis une haute réputation comme c”t ,1U en ^as , °eces de 1 assure, meme Tout d abord, après avoir emprunté des On sait déjà en quoi consiste le plan trente ans, cette somme lui est versee per- imprimant des assigants, puis après avoir de souscription à l’Université par le moyen sonnellement.Ce qui veut dire qu on lui réorganisé l’industrie sur des bases ultra-mode l’assurance-vie.Qu’il soit permis de le retourne la totalité de I argent qu il aura tterÆü: *z i, _ -m*- - cette ville, la Canada Life.La Sauvegarde â cette fin.gers, par suite de la ruine nationale due au et la Montreal Life, offrent aux diplômés Cette campagne dont le succès semble de l’Université et au public en général une déjà assuré se poursuivra encore plusieurs police spécialement préparée pour les be- semaines.soins universitaires.Dans le cas d’une police de $1,000, par exemple, sur le versement de chaque prime, la sc -me de $30 par année pendant dix ans est remise par la compagnie d’assurance à l’Université, pour l’aider à combler l’écart qui existe annuellement entre ses revenus et ses dépenses.Les sommes ainsi ver:'es sont administrées par un comité de fiducie indépendant de l’administration universitare.L'avantage de ce mode de souscription Ce qui s’est passé au Canada s’est passé ailleurs, notamment aux Etats-Unis: l’agriculteur s'était habitué au bien condamné à perdre dans cette affaire quelques dizaines de millions de dollars, que tout le pays, y compris les agriculteurs de l’Est, devra payer.La régie d’Etat des marchés de produits naturels vise uniquement à faire croire aux cultivateurs des provinces de l’Est que l’Etat fera pour eux ce qu’il a fait pour les producteurs de blé.L’aboutissement inévitable de cette politique, c’est d’abord la démoralisation electo- dernes, on agite l’épouvantail de la dispari- diplomatie attentive, peu bruyante, eût peu à peu habitué les nations vaincues à accepter leur infortune: la discussion publique n’a servi qu’à envenimer les griefs; chacune des grandes puissances victorieuses, à l’exception peut-être de la France, n’a visé qu’à se faire une clientèle aux dépens de celles qui insistaient sur l’application intégrale des traités, et de celles-là l’Angleterre et l’Italie n’ont pas été les moins coupables.Des propositions raisonnables en soi ou qui le manque de crédits.La manoeuvre réussit parfaitement et on pousse loin : on emprunte André BOWMAN Du nouveau en France Le dogme de la responsabilité ministérielle raie du nays par l’exploitation de la théorie socialiste, mais avant tout la ruine éventuelle de l’Etat par l’abus de l’opium étatiste.Une union des groupements nationaux vient de se former à Paris.Leur première réunion de propagande eut lieu à la Salle Wagram, à la fin du mois dernier.Comme nous l’apprend 1934, ces groupements ne forment pas un nouveau parti politique.Ils se sont unis dans le seul but d’opposer un front solide à toutes les menées révolutionnaires des partis de l’anti-France.la France : économie corporative, suppression des monopoles d’Etat, réorganisation de la société devant reposer à l’avenir non plus sur l’individu mais sur la cellule familiale.Le député de la Gironde, M.Henriot, reprend les idées de son collègue, mais sous une forme plus vivante qui n’est pas pour déplaire aux amateurs de bonne et belle éloquence que sont restés les Français.Les journaux impartiaux qui nous ar- C’cst une des plus belles piperies j finiment à ce jeu de trouver des exem-de la démocratie que ce dogme de la pies de la vanité des efforts des théoresponsabilité ministérielle.On croit riciens de la responsabilité en régime souvent, dur comme fer, qu’un ministre de suffrage universel.Le meilleur ré-en régime parlementaire administrera gime où les responsabilités sont le sagement la chose publique parce qu’il mieux fixées est le régime monar-aurait, suspendue au-dessus de sa tête, chique.Le chef de l’exécutif, indé-l’épée de Damoclès des élections.Le pendant de toute coterie politique, sait .n ., .peuple, érigé en tribunal, rend des ar- à qui s'adresser quand quelque chose rivent de Paris prévoient que ce mouve- i rgts contradictoires.Confie-t-on l’ad- cloche dans l’administration.L'histoire ment de 1 Ordre français s^etendra en pro- ministration de la justice à des juges est là pour nous fournir des exemples fondeur et dans le sens d une reforme du , élus par le suffrage universel ?Les ra- tant que nous en voudrons.Demander régime actuel qui se fera par le dehors.res pays où cette pratique détestable la même chose en régime démocratique Souhaitons que la France opère ce redres- est en honneur n’ont pas à s’enorgueil- serait demander la lune, sement dans la paix sociale sans trop de Hr de leur régime judiciaire.Ce qui est heurts.Les nouvelles qui nous parviennent ’ condamnable dans l’ordre judiciaire de cette réunion de la salle Wagram per- l’est aussi quand il s’agit des fonctions mettent de croire qu’il y aura bientôt du essentielles de l’Exécutif, nouveau entre les Vosges et les Pyrénées.Oliver ASSELIN Le successeur de M.Carson tractions précises et détaillées, verraient à la prévention des incendies ; ce service existe déjà, mais il ne semble pas très efficace.De plus, faut-il inonder tout un faubourg pour éteindre le feu dans une maison?On pourrait faire plus souvent usage des produits chimiques pour combattre même les gros incendies.Les dommages "causés par la fumée et l’eau dépassent inévitablement ceux que le feu a causés.La prime d’assurance est fonction du montant des dommages, dans tous les pays du monde.Il en coûterait davantage à la Ville peut-être pour se montrer avare de son eau et généreuse de ses produits chimiques ; mais les citoyens trouveraient dix fois plus de profit à rembourser cet excédent au Trésor.Les députés Henriot et Dommange, appelés « les tombeurs des ministères Sta-visky », furent les deux principaux orateurs de Wagram.Ils exposèrent à leur auditoire — plus de dix mille personnes, s’il faut en croire IQ34.— des idées qui sont tout ce qu’il y a de plus antirépublicain.Quand le président annonça les orateurs à la foule comme étant « les plus antiparlementaires des parlementaires », ce fut un véritable délire.Les temps sont changés en France.Il est de bon ton, maintenant, d’e t r e antiparlementaire et cela, de l’extrême droite à l’extrême M.Christopher Carson, directeur du service des incendies, sera mis à la retraite par le Comité exécutif.Il s’agit maintenant de lui trouver un successeur, et trois candidats font en lice : MM.Presseau, Ouimet et Perron.Tous trois sont attachés à la brigade des pompiers depuis plusieurs années.Nous croyons que dans les emplois publics il faut tenir compte des mérites d’un candidat, des services rendus, de son expérience, etc., et procéder à l’avancement régulier jusqu’aux plus hautes fonctions.Cependant, ne serait-il pas opportun de surseoir à cette règle, et de nommer un ingénieur à la tête d’un service technique aussi important que celui des incendies ?Jusqu’à ces dernières années, tous les chefs de police, à Montréal, furent d’anciens policemen promus au plus haut grade.M.Fernand Dufresne, un avocat, recorder depuis quelques mois à peine, fut alors placé à la direction de la police.Il accomplit immédiatement plusieurs réformes, et le service fut considérablement amélioré, grâce à l'initiative du nouveau chef.Aujourd’hui, un nombre relativement peu considerable de policiers et de gendarmes réussissent à maintenir la paix et la sécurité.L’expérience suffit peut-être à l’administrateur d’un service déjà en marche ; il faut des connaissances techniques pour réformer et améliorer ce service.Plus encore que le chef de police peut-être, le directeur du service des incendies a besoin de ces connaissancs.Une solide formation générale ne saurait nuire aussi, même au chef de la brigade des pompiers : soit dit préjuger de l’instruction et de la formation des trois candidats en présence, que je n ai jamais vus.Notre brigade des pompiers, on peut la croire excellente, est susceptible d’amélioration.Le nombre des incendies et les primes d'assurance sont particulièrement élevés, à Montréal ; on pourrait diminuer les Quelques inspecteurs, munis dW Jean-Marie NADEAU Ne quittez pas la ville pour vos vacances sans vous être assuré de pouvoir lire l’« Ordre » chaque jour.Pour une somme minime nous en ferons le service n’importe où vous allez.PLateau 8511.Que vaut cette responsabilité dite ministérielle ?Les exemples ne manquent pas de son peu de valeur.Les journaux de ces derniers jours nous en apportent des échos.A une question des chefs de l'Opposition libérale qui s’inquiétaient du sort des pêcheurs à propos d’un projet de loi du ministère de la marine, savez-vous ce que répondit le chef de l’Exécutif ?Tout simplement ceci : « Ne vous inquiétez pas du sort des pêcheurs, nous nous en tiendrons responsables.» Cette affirmation es pour la galerie et ne vaut rien de rien.Car.en effet, si le gouvernement au pouvoir est battu aux prochaines élections qui, je vous le demande, sera responsable », puisque le parti actuellement au pouvoir devra se cantonner, comme le parti libéral depuis quatre ans, dans une critique stérile.Les libéraux, s'ils sont élus, devront, comme on dit en France, « porter les enfants des autres ».Un autre exemple.On se plaint beaucoup, ces jours-ci, de la mauvaise organisation de notre comptabilité municipale.Les comités de ceci ou de cela se renvoient les uns aux autres les responsabilités de cette maladministration.Cherche la vérité qui pourra.C’est d ailleurs, en régime démocratique, le moindre souci des maîtres du pouvoir de fixer les responsabilités.Il ne faut pas.non plus déplaire aux fonctionnaires.qui sont toujours des électeurs possibles.Nous pourrions nous amuser indé- Jean-Marie NADEAU gauche.Il n’y a plus que les radicaux pour se cramponner aux colonnes de la Chambre des députés.Le radicalisme, en deux mois, a vieilli de cent ans et à un tel point que ses derniers représentants ont l’air de fossiles.L’Aetuallfé Economique est la seule revue du genre publiée en langue française en Amérique.Les personnes cultivées qui désirent se tenir au courant des questions économiques la lisent régulièrement, l’abonnement.$2 par année.En vente dans les librairies à 25 sous l’exemplaire.Un ingénieur pourrait apporter les améliorations nécessaires au service des incendies.Il calculerait lui-même la pression d’eau qu’il faut donner aux bornes-fontai-dans les divers secteurs, au lieu d’abandonner cette tâche aux ingénieurs de l’Aqueduc.On pourrait lui adjoindre un ou deux ingénieurs : la Ville n’en manque pas, et, faute de travaux publics, ils sont inoccupés.Au traitement que nos conseillers ont fixé pour les ingénieurs, cette dépense ne serait guère considérable.Dans l'achat du matériel, un technicien épargnerait de l’argent au Trésor.L’ingénieur saurait quels doivent être la capacité et le rendement de telle ou telle machine, et il n’achèterait pas marteau-pilon pour écraser des mouches.Il acquerrait vite l’expérience nécessaire à fonctions, plus vite assurément qu’un empiriste satisfait n’acquerra jamais les connaissances techniques qu’il méprise.Nous ne sommes point hostiles aux pompiers : tous les citoyens reconnaissent leur bravoure et leur dévouement.Mieux dirigés, pompiers accompliraient des merveilles leurs amis de la police.C’est à la direction qu’il appartient de corriger les défauts observés dans la méthode du service des incendies.Notre conseil municipal est-il capable de recevoir une suggestion de IV Ordre », de la discuter froidement et honnêtement ?C’est ce que nous verrons.Prix de (r-d) nés À lire On conçoit que dans ces conditions des députés courageux comme MM.Henriot et Dommange — il en est d’autres — portent un large succès d’estime.Ce qu’il y a de plus intéressant dans toutes ces manifestations patriotiques qui ont lieu partout à Paris et en province, c'est que la s%ine fraction de la population française liquide rapidement ce qui reste les dernières illusions sur le parlementarisme tel qu’il existe en France.M.Dommange, au cours de cette réunion, exposa, point par point, son programme des « quinze propositions ».Il préconise un changement complet de 1 organisation économique de DANS L’ « ORDRE » DE LUNDI : rem- En 2e page : Un article sur « Catholiques anglais et français au Nouveau-Monde », reproduit de Sept», hebdomadaire publié par les RR.PP.Dominicains à Juvisy, près Paris.Revue de la Presse, par George» Langlois.L’opinion de nos lecteurs.Grève des internes de l’hôpital Notre-Dame.En 3e page : Ceci, cela et autre chose.La richesse de la France, par Gallus.Nos frères de Saskatchewan.En 4e page : Tourisme, par Berthe Delisle.L’Exposition de l’école des Arts ET métiers, par Pierre Boucher.Le théâtre et la musique, par Georges Langlois.L'ORDRE est édité par les Editions de l'Ordre limitée (cette bouffonne désignation est imposée par le seul gouvernement français d'Amérique) et imprimé par la Cie de Publication de la Patrie limitée, 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.« un « Un Roi.Pourquoi pas ?» par M.Olivar Asselin ces Dimanche soir, à la radio sans nos comme La causerie quotidienne de l’< Ordre >, par M.Olivar Asselin À 9 h.au poste C K A G Dollard DANSEREAU Hrtinr m ma m m i m (.) «Si ; L’ORDRE—Montréal, samedi 16 Juin 1934 2 Le monstre du Loch Ness est un poisson REVUE DE LA PRESSE L’OPINION DE NOS LECTEURS L’examen de la tête du monstre de Loch New a été fait par M.Forsyth Çhaley, chi-j .7’ol/f p0ur l'OllCSt rurgien-dentiste, en présence du colonel Ham- j r bleton, délégué du Jardin zoologique.Les : Ce premier-Québec de l'ÈVÉNEMENT précisions suivantes ont été données sur l’ani- | illustrera les < avantages > que la Contédé-mal: « Il s’agit bien d'un poisson et non d’un | ration apporte à la province de Québec, amphibie comme on l’avait supposé.Long „ .d’un peu plus de quatre mètres.le diamètre : , ^ncore une avoir pratique une maximum de son corps est de quarante cen- ' p/us au.nc econohuesoc,ale la province de timètres.Le corps est de forme ovale, s’amin- ^bec Paiera P1,1 °.elc.n\ pfof!te'a cissant extrêmement vers la tête, de sorte qu’il ; f une mesure fédérale destinée a soulager donne l’apparence de posséder un très long l" cultivateurs du poids écrasant de leurs ,mm=ë illllf Pliü ÊüüBSi wmm - S23S3S* Ssfri Jules ianguay, _______ 1 tivateur appauvri, cl d échelonner sur une rue IF aver ley, A hunt sic.période de plusieurs années les annuités de remboursement du capital réduit.A cette partie de la législation proposée, il n'y a pas beaucoup à redire, des précautions étant assurées pour prévenir les fraudes et les abus.Mais, poussant plus loin sa préoccupation, M.Bennett entreprend de changer le taux de l’intérêt à payer sur les dettes hypothécaires des cultivateurs, lorsque c.taux dépasse 7 pour 100.Dans la province de Québec et les vieilles province , l'argent prêté par hypothèque aux cultivateurs ne commande pas un taux d'intérêt aussi élevé.Par contre, il y a beaucoup de placements hypothécaires dans les provinces agricoles de l'Ouest qui proviennent des épargnes des vieilles provinces.Dans ces conditions, le gouvernement favorise encore une fois les populations de l’Ouest au détriment des populations de l'Est du Canada.Sur ce point, à moins d'un amendement à la mesure présentée par le cabinet Bennett, il y aura lieu de protester contre l'inégalité de ce paternalisme, selon qu’il s'exerce dans une partie ou l'autre du pays.Les mêmes faits se répètent constamment et confirment nos griefs contre la Confédération.Tantôt ce sont les droits du français sur lesquels on mesquinne tant qu'on peut, tantôt c’est l’envahissement par le gouverner ment central des domaines théoriquement réservés aux gouvernements régionaux, tantôt ce sont les ressources naturelles ou financières de certaines provinces que l’on épuisent au bénéfice d'autres provinces et il se trouve comme par hasard, que ce sont à peu près toujours les provinces de l’Est qui écoppent au profit de celles de l’Ouest.Enlevez-nouS ces griefs, et nous serons fédéralistes à tout crin.substitué, dans nos esprits, à cette préoccupation trop exclusive du gain, qui borne étroitement l’empire de la conscience et du devoir, qui multiplie les arrivistes et les propres à rien.Si.tt si., • si»• • Il est évident que nous n’avons pas le > sens national.Mais il existait il y a quelques générations.M.L’Heureux s'est-il demandé comment ce sens national s’est perdu ) Devinette.pose actuellement) et l'expression de ma sincère considération.Ephrem-Réginald Bertrand.La Presse.Nous l’avons dit, nous le répétons : nos amis sont nombreux et fidèles.Le courrier nous en apporte tous les jours des témoignages nouveaux.Cause catholique et française, cause nationale : qui donc prétendra que ce ne soit là la seule « bonne cause » à défendre et à faire triompher ?.Voici les lettres que nous recevons aujourd’hui avec de nouvelles demandes d’abonnement : Mon abonnement à /’Ordre expirait le 10 juin, et je vous envoie ci-inclus le prix d’un nouvel abonnement pour un an La lecture de votre journal est de ces choses qui viennent à faire partie indispensable du programme d’une journée.J’espère recevoir, par le retour du courrier, les deux volumes de Jules Fournier que la liberale direction de /"Ordre nous offre si généreusement comme prime.P.C.Falardeav, 146, rue Saint-Cyrille, Québec.avant l'automne, et qu'ensuiic il est fort probable que tous les projets seront différés à cause de l’hiver.La Patrie craint donc que les chômeurs ne mois, avant le printemps prochain peut-être, et elle se demande comment ces gens vivront si le gouvernement cesse dès le mois de juillet de leur verser des allocations.La PATRIE fonde ses espérances sur l'initiative privée et invite les propriétaires d'immeubles, par exemple, à occuper des bras à l'entretien de leurs propriétés.De sorte que, à notre sens, ccst sur les initiatives privées qu’il convient de fonder des espérances.Depuis quatre ans, l'entretien de la propriété foncière a été presque complètement négligé, et une détérioration s'est graduellement accomplie dont les propriétaires ont tout intérêt à effacer les traces afin de remettre leurs immeubles en valeur.Le temps est d'ailleurs propice pour entreprendre ces travaux puisque le coût de la main-d’oeuvre est au plus bas.Si tous les propriétaires se décidaient à faire immédiatement remettre leurs immeubles en bon état, des milliers et des milliers de chômeurs, de tout métier ou sans métier, y trouveraient à s’employer continûment jusqu'à l'hiver.Aucune action concertée des pouvoirs publics ne pourrait avoir un si heureux effet sur là situation générale dans notre ville.Ces braves propriétaires pourraient répondre fort justement que la crise les a atteints plus que les autres, leurs propriétés restant vides et improductives, au moins partiellement, sans pour cela être moins grevées d’impôts.Mais on leur répondra que, de toute façon, ils seront appelés à payer la plus grande partie des travaux publics entrepris par l’Etat sans en retirer un bénéfice proportionnel à leur contribution.L’argent qu’ils dépenseraient sur leurs propriétés leur apporterait un accroissement de richesse équivalent à la dépense, tandis que des sommes dépensées par l'Etat en travaux publics, la machine administrative et les personnes interposées à toutes sortes de titres avouables ou non en absorberont une bonne partie en pure perte pour la société.Ici encore l’initiative privée reste préférable à celle de l’Etat et 1'.suggestion de la PATRIE paraît fort sensée en principe.C’est l’application qui en est moins facile : comment obtenir une action concertée, un mouvement d’ensemble de la part des propriétaires d’immeubles pour que l’initiative privée, se substituant à celle de l’Etat, puisse la remplacer efficacement et apporter aux chômeurs un secours équivalent à celui des entreprises de l’Etat ?Voilà la pierre d’achoppement du projet.Si nous avions un sens national Si nous avions un sens national plus éveillé, écrit M.Eugène L’Heureux, à 1’Action CATHOLIQUE.Dans l’arène fédérale, nos ministres et nos députés abandonneraient celte attitude de poules mouillées, qui est de plus en plus la leur depuis plusieurs décades, Sous toutes les administrations.Il n’y aurai/ pas-dieu de se demander si la Confédération' est, pour la race canadicnne-française-un traquenard, et s'il faudra en sortir pour assurer la survivance.Fédéralisme* et provincialisme pourraient aller de pair, selon l’esprit du pacte de 1867.Puisqu'ils sont près du tiers de ta population canadienne, les Canadiens français exigeraient — leurs hommes publics en tête, les ministériels avec la même énergie que les oppositionnisles — le tiers des positions à tous lés grades du service civil, dans la constitution de tous les ministères fédéraux ainsi que dans toutes les missions et commissions importantes.- - ¦ -¦ Monnaie bilingue, radiophonie bilingue, billets de banque bilingues, correspondance bilingue, tout cela nous serait accordé très naturellement, parce que nos ministres et députés — parlant alors le français au parlement et rentrant dans les bureaux administratifs par la grande porte — donneraient à leurs collègues de langue anglaise l’impression que les Canadiens français existent, sont quelqu'un et veulent quelque chose.En face d’un tel spectaale, les Turnbull perdraient de leur outrecuidance.Les caisses électorales recevraient moins de souscriptions et les oeuvres vitales en recevraient davantage, résultat : les élections seraient plus honnêtes et les oeuvres ne raient pas leurs moyens d’action aussi limité.Notre Sainl-Jean-Baptisle serait un jour de récolleciion nationale dont personne n’aurait le mauvais goût de se mcquer.La fête nationale serait suivie de cinquante-deux semaines de vie nationale intense.De l’école primaire à l'université, les instituteurs, les institutrices et professeurs s'appliqueraient à former le citoyen canadien-français en même temps que le chrétien, le chef de famille, et le professionnel.C’est bien sut les éducateurs, en effet, qu’il faut compter davantage pour corriger les nombreuses déficiences nationales que nous ont siècle et trois-quarts de domination anglaise, de voisinage américain et surtout vingt-cinq ans d’industrialisme dépourvu de toute direction nationale.Chacun de neus aurait l’ambition de travailler au complet épanouissement de sa personnalité.La vie artistique et intellectuelle Se généraliserait.Un idéal de qualité serait 1 il y Il m'est très agréable de renouveler abonnement à votre très intéressant trouvent à s’occuper avant de longs i mon journal, pour une autre période de trois mois et je vous inclus deux bons de poste ($1-75) en paiement.A.-S.Paradis.rue du Roi, Québec.Les billets unilingues M.Charles Gautier, au Droit, mente la lettre de M.Armand Lavergnc, parue d’abord dans le Devoir, reproduite dans plusieurs journaux et discutée un peu partout.Il cite un passage dans lequel M, Lavergne indique les conséquences de deux émissions de billets unilingues par la Banque du Canada et ajoute : : i •I de com- Cca conséquences, des journaux de langue française les avaient prévues avant la lettre de M.Lavergne ; d'autres ont fait suite les memes réflexions.Tous s'entendent pour condamner une émission distincte de billets anglais et français au lieu d’une émission bilingue.Pas un, à noire connaissance, n’a encore défendu l'altitude du ministre des Finances.Celle attitude ne se défend pas ; elle est illogique, absurde et injuste.M.Rhodes aurait-il voulu vexer tous les groupes de la population qu’il ne s’y serait pas pris autrement.Sous fli- mort chèque pour trois mois d’abonnement à votre journal.Je voudrais bien faire plus, mais la crise sévit encore.dans nos parages.Tout de même, je persévère, c'est déjà quelque chose, vous en conviendrez sans doute.Je vous renouvelle mes félicitations.Votre journal est toujours intéressant.J’admire surtout votre énergie au sujet de l’enseignement.Puisse-t-on comprendre en certains milieux ! en- I ' I/e TJnmnn est plus économique que l’asphalte naturel de roche et offre pour les routes canadiennes soumises à un climat Je suis chargée par l’honorable juge Choquette de vous transmettre mandat de pour six mois d'abonnement à votre journal, qu’il me dit lire avec grand intérêt, et vous souhaite succès, ajoutant que 1’Ordre devrait contribuer beaucoup à rétablir l'ordre dans les pensées, les actions, et même les ambitions de tous les citoyens désireux de voir la paix et la prospérité rétablies dans notre beau pays et spécialement dans notre province.G.Rochefort, secrétaire.Et même un confrère nous témoigne de la sympathie : Sous pli un mandat de $6, renouvelant pour un an mon abonnement no 265, terminé le 10 juin.Votre journal a mis tous les autres dans l'ombre.Son intérêt ne se dément pas.Vous avez droit à l'admiration de vos compatriotes.Il y a longtemps que je n’ai connu de critique impartiale, aidante et respectueuse ; ce qui n’empêche pas le coup de fouet, mais attendu que « qui aime bien châtie bien », votre férule redressera les travers et vos moyens seront appelés bourrades.Vous le dirai-je, de tous les journaux publiés depuis une trentaine d'années, le vôtre est le seul qui ait adopté et maintenu le moyen terme et dont on peut dire qu’il est au service de tout le monde, de personne en particulier.Léonidas Bachand, Sherbrooke.Merci à tous ces amis fidèles.S’abonner à I’OrdRe, c'est contribuer à une œuvre de réveil national.« Nationaliste » ?suggère avec prudence un de nos correspondants.Et pourquoi pas ?Le nationalisme, pour le Canadien français, est la seule formule de salut.N.B.— Rappelons qu’un numéro-spécimen de-, VOrdRe sera adresse gratis à qui en fera la demande.Prière d'écrire à l’Administration, case postale 4018, à Montréal.rigoureux l'avantage supplémentaire de n'être point glissant.(r-c) 3 Mensonge et maladie Alfred Renaud, C.P.222, Montmagny.Ci-inclus mon chèque pour la somme de six dollars ($6) pour douze mois d‘abonnement à votre journal /'Ordre que je n’ai pas manqué de lire depuis son apparition.Je dois vous féliciter, vous ainsi que vos collaborateurs, d'avoir su combler une lacune si profonde en procurant aux Canadiens un journal littéraire, instructif et constructif.Votre tâche sera ardue, je l’admets, mais soyez assurés que déjà un bataillon d’hommes bien pensants se lève dans tous les coins de la province pour vous appuyer, surtout dans les réformes éducationnelles.Bataillez ! tenez ferme ! La victoire s’annonce déjà, sûre et certaine.Serez-vous appréciés ?Se souviendra-t-on î J’en doute.Wilfrid Gervais, surintendant, L’Industrielle-Compagnie d’Assurance-Vie, Québec.Je trouve beaucoup de profit à lire chaque matin votre petit journal de réveil national (dois-je dire : nationaliste f) et je félicite volontiers votre équipe de jeunes, plus heureux que d’autres, qui, sms prétendre à l'infaillibilité, savent se donner la précieuse liberté d’avoir des idées et de trouver à les exprimer correctement.Je ne veux pas manquer, non plus, de me prévaloir du privilège que vous offrez de faire parvenir aux abonnes la brochure de M.Olivar Assclin sur /'Oeuvre de l’abbé Groulx, conférence que j’ai écoutée avec beaucoup d’intérêt le soir quelle fut donnée jadis.Ci-inclus la somme qui doit continuer mon abonnement à /'Ordre (malgré le peu de ressources dont je dis- On a été sévère à l’égard de cette petite danseuse de dix-sept printemps, qui avait fait « marcher » la magistrature et la police en racontant qu elle avait entendu des pseudo-criminels se vanter d’un mauvais coup.Huit mois de prison à la belle saison.C’est dur pour une gamine de cet âge qui avait « bluffé » pour que l’on parlât d’elle.Ce besoin de publicité, cette folie des grandeurs ne sont pas l’apanage de cette jeune fille.Combien de gens mentent à plaisir et jouent les héros et héroïnes de romans pour être célèbres.Certains machinent de fausses agressions, des vols imaginaires.On en a vu qui assassinaient pour être la vedette de l’actualité.Il semble toutefois que ces mystificateurs sont plus près de la mythomanie que d’autre chose.Presque toujours leurs cerveaux sont légers.légers.pour ne pas dire un peu fêlés.Et il est certain qu’ils relèvent plus du médecin aliéniste que de la correctionnelle.On parlera, cette fois, d’enfantillage gravement puni.Enfantillage ?Soit, mais il y a des gens qui restent des enfants toute leur vie durant, et ce genre d’enfantillage est certainement parent d’une maladie mentale.Nous opons aujourd’hui des timbra d’accise, des timbres-poste, des formules postales bilingues.Qui s’en plaint, à l’exception d'une bande de fanatiques qui sont peu nombreux et dont l’opinion ne compte pas ?Au problème qui se posait au gouvernement, il n'y avait qu’une solution acceptable: l’impression de billets bilingues.La veilc banque a deux noms officiels : « La Banque du Canada » et € The Banl( of Canada ».Ses billets seront appelés à remplacer ceux de banques qui émettent des billets français, le gouvernement reconnaît que le français a le droit légal de paraître sur la monnaie officielle.Pourquoi ne pas pousser la logique jusqu’au bout ?Pourquoi ne pas accepter dès maintenant la solution la plus commode et la plus équitable ?Le ministre des Finances a fait un faux pas.Mais celui-ci n’est pas irrémédiable, puisque le bill de la Banque du Canada na pas encore été définitivement adopté.Devant les représentations qui lui sont faites, que le ministre des Finances renonce à son projet et qu’il décide que les billets de la Banque du Canada seront tous bilingues et rien que bilingues.' i nou- Docteur Tancrède Aaaelln, chirurgien-dentiste.6064.avenue du Parc, près rue Laurier, à son bureau de 9 h.à 6 h.sur rendez-vous TéL: DO 3087.Il sera encore temps d’obtenir justice quand le projet viendra devant le Parlement.C’est là que nous verrons s’il y Aura beaucoup de députés conservateurs qui auront le courage de M.Lavergne.L’inoui, c’est que nous soyons obligés de nous battre avec autant de frénésie pour obtenir • une justice , aussi élémentaire, pour faire reconnaître des droits .aussi clairement affirmés par la Constitution du pays, et que nous n’y arrivions , pas.toujours, quel que soit d’ailleurs le parti au pouvoir.(r) Pour faire travailler les chômeurs Le prince de Galles A l’approche des élections générales, lé gouvernement fédéral se propose de substituer U 23 Juin, le prince de Galles célébrera des travaux publics aux allocations de cliô-son quarantième anniversaire.Né en 1894.mage.Montréal serait sur le point de con-il avait vingt et un ans quand, en 1915, il tracter un nouvel emprunt afin de contribuer se rendit en France pour prendre part à la ¦ pour sa part à ces travaux.Mais là PATRIE, guerre mondiale, dans les rangs de l’armée ! comme sœur Anne, monte'sur sa tour d'ob-britannique, et occuper sa première tran- i sèrvation et remarque qu’à là mi-juin on ne chée.I voit encore rien venir et que, selon les ap- Aucune décision n’a encore été prise | patences, l’automne sera venu avant que lés pour marquer cet anniversaire.Mais, vu lès services administratifs aient été mis ert branle, idées du prince, on pense qu’il se bornera, ce jour-là, à déjeuner avec le roi et la reine, au palais de Buckingham, dans une intimité toute familiale.I X Georges LANGLOIS Les internes de l’hôpital Notre-Dame se mutinent et sont congédiés CHEZ Mais oh ne sail à quell' date au juste ces projets entreront dans-la voie de l’exécution.Il y a plusieurs mois,.le très honorable M: Bennett avait publiquement donné à entendre que, maintenant que les conditions économiques s’améliorent de jour e- jour et que le pays é.::rge décidément le la crise de dépression, il se proposait un considérable effort pour substituer du travail aux secours directs.Mais rien n’a encore été fait dans cette direction.Le projet n’est décidé tout au plus qu’en principe.Il requerra sans doute du temps pour son élaboration.Et encore du temps pour sa mise en train, car le mécanisme de l’administration fédérale ne se meut jamais rapidement.Or nous sommes au milieu de juin.L’hôtel de ville n'aura pas d’argent pour faire des travaux avant plusieurs mois.Le gouvernement fédéral, de son côté, ne sera pas plus tôt prêt à lancer les entreprises qu’il projette.De tout cela il n’est pas déraisonnable 1 de conjecturer qu’il n’y aura pas de travaux publics importants pour alléger le chômage Communiqué que nous adressent conjointement la direction de rhôpital et la Faculté de Médecine de l’Université.AUJOURD’HUI, DERNIER JOUR de la.vente des marchandise» de la Central fourniture Co., à 47 pour 100 de leur valeur.Encore quelques occasion».Propos frigorifiques La saison chaude est arrivée.Pourquoi ne pas vous procurer un réfrigérateur ?Vous garderez vos aliments frais et vous protégerez votre santé.En l’achetant chez Doua.Langellcr, vous ferez des économies, car cette maison fabrique elle-même et vend meilleur marché qu'allleurs.Elle vous offre aussi de très jolis meubles, tapis, Instruments de musique, etc.510 est, rue Sainte-Catherine.Tél.: HA 8111.A-'' Les autorités de l’hôpital Notre-Dame désirent renseigner le public sur un imbroglio survenu subitement à l’hôpital entre le Conseil d’administration et le Conseil Médical d’une part, et les internes d’autre part.Ameublement de galon, eollde, confortable, style moderne : un divan et doux fauteuils recouverts de tiesu de qualité, bleu, vert ou rouille, au choix.Le divan, muni de matelas à ressorts, peut se transformer en grand lit ou en lits ju.-menux.Les fauteuils sont bien rembourrés.Prix courant : $64.50.Les trois pièces pour Après cette entrevue, ces messieurs ont maintenu quand même leur attitude à l'égard des autorités de l'hôpital.Le 15 juin, date de leur entrée dans les différents services, ces messieurs ont été priés d’occuper les postes qui leur avaient été assignés.Le 14 juin, à minuit, ils ont cessé tout travail, refusant d’asister les chirurgiens dans les opérations d'urgence qui se sont présentées cette nuit.Ils refusent également de répondre aux appels de l’ambulance, de s’occuper de la médecine d'urgence, etc.Le Conseil s'est réuni de nouveau le 15 juin, "à 11 h.30.Les membres ont résolu de faire comparaître devant eux les internes afin de les amener à réfléchir sur la situation faite à l’hôpital.Ces messieurs ont été convoqués par les membres du Conseil en deux groupes séparés.Le premier groupe se composait des internes relevant exclusivement des autorités de la Faculté de Médecine de l’Université de Montréal, représentée par son Doyen présent à cette assemblée spéciale du Conseil.Ceux-ci, requis de comparaître devant le Doyen qui désirait leur fournir des explications requises en pareil cas et les mettre au fait des sanctions possibles, ont refusé de comparaître, à sa demande expresse, se solidarisant avec lès internes médecins, formant le second groupe.Devant le refus des uns et des autres le Conseil de l’hôpital Notre-Dame s’est à son tour solidarisé avec le Doyen de la Faculté de Médecine et a refusé de les entendre en un groupe unique, parce que dans les deux cas ces étudiants ne relèvent pas de la même autorité.Les internes élèves relèvent exclusivement du Doyen, qui représente la Faculté de Médecine, et les internes médecins relèvent exclusivement des autorités de l’hôpital Notre-Dame, seul intéressé dans le cas particulier.En présence de cette attitude que l’on doit considérer comme un acte d’insubordination grave, les autorités de l’hôpital Notre-Dame les ont priés de se retirer.Les autorités de l’hôpital Notre-Dame recevraient avec plaisir les demandes d’emploi qui leur seront adressées.VI (¦ nos $49.50 £ Mensualités : $3 Le 14 février 1934 le Conseil Médical de l'hôpital Notre-Dame a pris connaissance des demandes d’emploi adressées au Secrétaire en vue de l’internat pour l’année .1934-35, à commencer le 15 juin.Le Conseil a accepté toutes les demandes d’élèves futurs médecins canadiens-français.Une seule restait sur le bureau : celle d’un étudiant juif.Comme le Conseil avait des vides à combler, il recommanda l’engagement de cet étudiant juif en dernière ligne.11 n’y avait eu à ce moment et il n’y a eu depuis aucune demande venant de la part d’un étudiant canadien-français.Par contre, depuis, il y a eu trois démissions de la part d’internes canadiens-français qui avaient déjà signé leur engagement et qui ont quitté l’hôpital pour une question de rémunération.Ces nominations ont été sanctionnées par le Conseil d’administration.Elles ont été vues.de tous à partir de cette date jusqu’à ce jour.Au début de juin les internes canadiens-français ont adressé au bureau médical une requête où ils exprimaient leur mécontentement que nous ayons engagé un juif à l’Hôpital Notre-Dame.Ils suggéraient qu’on le remerçiât de ses services, malgré les engagements que l'hôpital avait pris à son égard.Cette requête fut transmise au Conseil, lequel, après délibération, résolut de respecter les engagements pris à l’égard de ce médecin.Le Conseil, à son tour, a transmis cette résolution, avec les explications requises, au Conseil d’administration.Celui-ci, après délibération, a résolu, à l’unanimité, de respecter l’engagement qui avait été pris par l’hôpital à l’égard de cet étudiant en insistant sur le fait que cet engagement c’avait à aucun moment lésé les droits d’un candidat canadien-français.A la suite de ces différentes résolutions, passées par les bureaux médicaux de l’hôpital, les internes ont maintenu leur oppo-êition.Le Conseil a donc délégué un de ses membres auprès d’eux pour essayer de leur faire comprendre quelles pourraient être les conséquences d’une telle attitude, tant #u point de vue Hospitalier qu’au point de $rue du public.Premier Versement: $5 Divan de studio, modèle Pembroke recouvert de tissu de qualité Supérieure, muni de deux matelas à ressorts et do trois oreillers.Peut se transformer en grand lit eu eh lits Jumeaux.Prix courant : $29.Aujourd’hui : $18.05 Premier versement: $3 Mensualités : $2 Divan de studio, recouvert de tissu de qualité supérieure, muni de trois oreillers et de deux matelas à ressorts.Peut se «transformer en grand lit ou en lits jumeaux.Prix courant : $29.60.Aujourd’hui : Même si vous ne vous absentez que quinze jours au cours de l’été, nous pouvons vous faire le service quotidien de l’< Ordre » à peu de frais.PLateau 8511.H# $16.95 Ver- Mensualités: $3 Premier versement: $3 Divan de studio, modèle Baby Grand, recouvert de tissu de qualité supérieure, muni de trois oreillers et de deux matelas de feutre.Peut se transformer en grand lit ou en lits jumeaux.Prix courant : $24.50.Aujourd'hui : $11.95 Premier versement: $3 35 lits en métal fini noyer, diverse» dimensions.Prix courant de $7 » $!»¦ Aujourd'hui : LES PRIMES DE L«ORDRE» Mensualités: $3 Nous donnerons gratis, avec chaque abonnement de trois mois, un exemplaire d'un ouvrage d’Olivar Asselin sur L'oeuvre de l’abbé Groulx, paru en 1923, mais qui a conservé son actualité foncière et qui, notamment, traite à un point de vue tout nouveau le sujet de l’abandon du Canada par la France.Les abonnés de '.mois ou plus recevront en prime un exemplaire du recueil en deux volumes des écrits de Jules Fournier intitulés Mon encrier, ouvrage qui se vend encore en librairie un dollar.Les personnes qui se sont abonnées ou réabonnées depuis le 1 er juin auront droit à ces primes.Prière d’en faire la demande à l’Adminis-.Lion.$3.99 FERMETURE A 10 HEURES Woodhouse & Co.Ltd 105 ouest, rue Sainte-Catherine Rembourse ment Livraison gratuite de» billets de de„ marchandise» chemin de (er on d'autobus dans un rayon de ISO mille» de Mont- Montréal, réal, pour tout achat rie Stao.La marchanJisa sont emmagasinées et assurées gratuitement jusqu à la livraison.values un Y riens nn rayon de 200 mill*» de pour tout achat de eHW- K# « BULLETIN D’ABONNEMENT PEÇToP .L, 0.ÊROTHE* Limités aanadi—at A HtdônfmdiwA# Monsieur l’administrateur, Veuillez m’inscrire sur la liste de vos abonnés pour trois - six mois — un an (biffer les indications inutiles).Biefi entendu, j’aurai droit à la prime que vous offrez.[Signé].Adresse.;.mois DEPUIS PLUS DE 50 ANS La maison Ulrks a récemment fusionné ên un seul rayon celui des articles religieux et 1 celui des objets du culte, sous la direction de MM.paul Prendergait, et Hector Bousquet.I 1240, btjuare Phillips.Tél.: LA 2121.(r-a> ] N.B.— L’abonnement est payable d’avance.H > dûs ) 1 ' 857955 \ iL'ÔRDRE— Montreal, samedi 16 juin 1934 3 Nos frères La richesse de la France CECI, CELA ET AUTRE CHOSE de Saskatchewan Un ballon d’essai.M.Houdc a l’art de glisser une déclaration suspecte au milieu de considérations sensées.Souvent il n’y croit guère; il allume de la sorte les convoitises de gens capables de seconder ses desseins mal définis.Notre maire s’attache de partisans.A une délégation du Conseil des Métiers et du Travail, il expliquait récemment son programme : i® rétablir le crédit de Montréal; 2® emprunter à aussi bon compte que les .gouvernements de Québec et d’Ottawa; 3° entreprendre des travaux publics.Jusqu’ici tout va bien : rien de nouveau ni d'original dans cet exposé, rien de révolutionnaire non plus.Pourquoi parler ensuite d’une contribution directe de l'Etat dans des entreprises particulières ?Pourquoi faire intervenir l’Etat ?Quel Etat ?Voici comment le Canada rapporte les paroles de M.Houde : « Il y a beaucoup de grands propriétaires qui ont des travaux à faire.Mais ils n’osent les entreprendre.Si l’Etat s’engageait à payer une partie, disons la moitié, des salaires de leurs ouvriers, je crois qu’ils seraient assez encouragés pour lancer immédiatement de grands travaux qui diminueraient de beaucoup le chômage.Et ce moyen ne serait pas coûteux pour les gouvernements.» La Gazette ne dit pas autre chose que le Canada.Nous suggérons humblement au nouveau parti « réformiste » de censurer les déclarations de son poulain.Pareille politique, sous notre régime de démagogie, donnerait lieu à des abus qu'un deuxième parti « réformiste > devrait alors corriger.En effet, quels entrepreneurs recevraient ces gratifications de l'Etat ?Quelle serait la proportion du subside dans chaque entreprise privilégiée ?M.Houdc s’attacherait facilement des amis pour subventionner le parti « réformiste > (qui changerait de nom), et les campagnes électorales d’un maire aussi généreux pour les dix prochaines années.M.Houde s’autorise de la Nira pour lancer son ballon d'essai.Il faut observer que la Nira est appliquée par le pouvoir central, et non par des municipalités, quant aux subsides distribués aux industriels.Notre gouvernement est mieux inspiré de prêter de l’argent aux entrepreneurs que de leur en donner.Même, cette politique ouvre la porte à de tels abus qu’on peut en discuter l’utilité, témoin certain prêt de $60 millions consenti au C.P.R.par M.Bennett, le futur chef spirituel de M.Houde, dit-on, et, par conséquent, du parti « réformiste ».— D.D.Manifestations en France.Le fascisme appelle l’anti-fascisme, c’est un phénomène bien connu.Il commence à être visible en Angleterre, il est devenu .très marqué en- Trance %où, si la majorité de la population lie tient nullement, à instaurefcde .communisme, ni semble qu’elle-tienne moins encore à se traiter à l'huile" de ricin -pbur -faire disparaître les maux de toute sorte'qui affligent le pays.C’est ce qui explique avec quelle facilité se recrutent - les anti-fascistes français.Naturellement, des- politiciens ont commencé d’exploiter cette tendance, et, d’un mouvement de résistance à l’absolutisme, sont arrivés, à transformer des manifestations parfaitement admissibles en troubles plus ou moins sérieux.Cés derniers jours, la police a été obligée d’intervenir à plusieurs reprises dans des réunions et dans des manifestations d’où les éléments communistes, n’étaient pas absents.Pour l’instant.la situation n’est pas sérieuse, et il faut espérer que le gouvernement aura la main forte et saura faire respecter l’ordre dans lé pays, qui en a grandement besoin.— A.R.B.La minutie de M.Lebureau.Un contribuable français a reçu dernièrement -du percepteur un avis l’invitant à verser au fisc la somme de 21 centimes (au pair, $0.0084); il devait à l’Etat un centime ($0.0004), et le percepteur a ajouté les frais d’avertissement — un timbre, sans doute — vingt fois plus oné- Pour la dixième fois.l’Association Catholique Franco-Canadienne de la Saskatchewan organise ses examens annuels de français.C’est un événement attendu avec impatience par les petits Canadiens-français de notre-province.C’est leur journée nationale.Chaque année près de 2,500 élèves des classes les plus avancées et environ 200 écoles y participent.Il est tout naturel d’apprendre le français dans Québec.C’est la langue générale de communication.Il n’en est pas ainsi dans la Saskatchewan, où l’enseignement de notre langue se heurte à toute sorte d’obstacles.Nous n’avons pas d’école normale bilingue pour former notre personnel enseignant.pas de programme officiel pour l’enseignement du français, pas d’examens, pas d’inspecteurs français.C’est-à-dire rien pour guider les maîtres ou maîtresses, rien pour les élèves.En outre, on nous mesure parcimonieusement le temps.C’est façon spéciale de mettre en pratique le pacte de la Confédération.Malgré cela nous enregistrons des résultats satisfaisants, et certains de nos jeunes enfants soutiendraient fort bien la comparai-avec les élèves de Québec.Cela nous le devons pour une très large part à notre grande Association nationale, l’ACFC, qui consacre toutes ses énergies à cette question capitale de l’enseignement du français.Parmi ses multiples initiatives il n’en est pas qui furent plus fécondes en résultats que celle qui donna naissance aux examens de fiançais.Ceux-ci constituent le meilleur stimulant, aussi bien pour le personnel enseignant que pour les élèves.Chaque année, la liste des heureux candidats est publiée dans notre journal français Le PATRIOTE.Les noms des lauréats sont connus d’un bout à l’autre de la province.Plus de 1,000 livres de prix, des centaines de diplômes, des médailles, sont décernés chaque année.Dans les paroisses, très souvent, on organise des fêtes solennelles au cours desquelles on fait la distribution des récompenses.Quel honneur pour un élève qui a décroché un grand prix provincial, pour un pensionnat dont les élèves ont brillamment réussi.Il est donc nécessaire que puisse continuer l’organisation de ces examens, qui ne forment d’àilleurs que l’un des rouages de ses nombreuses activités nationales.rcux que la somme due, dans le cas présent.En Belgique, il n'y a pas longtemps, un receveur de contributions a envoyé à un de ses ressortissants une lettre lui annonçant qu’il recevrait par virement-chèque postal une ristourne de 2 centimes, somme qu’il avait indûment versée à l’Etat.temps, le gouverneur, sir David Campbell, prononçait un virulent réquisitoire contre l’Italie qui, paraît-il, entretient à Malte une agitation factice, la population maltaise étant un conglomérat de toutes les races et non point une « terra irredenta ».Depuis quelque temps, on note un certain nombre de frottements entre l’Angleterre et l’Italie sur des questions coloniales, en particulier à propos de Malte.Il ne serait pas étonnant que Londres prit tout à coqp quelques mesures radicales pour faire cesser une agitation dangereuse dans certaines de ses colonies.Il n’est jamais bon de réveiller le lion et de lui chatouiller la plante des pieds.— A.R.B.Triomphes français.Nombre d’aviateurs ont franchi l’Atlantique depuis la guerre.Deux équipages seulement, cependant, l’ont traversé de l’est à l’ouest et de point en point, sans aller à l’aveugle comme les trois Allemands qui atterrirrent dans l’ile Verte, à l’embouchure du détroit de Belle-Ile, il y a une dizaine d’années.Costes et Bellontes d’abord, Codos et Rossi ensuite, savaient où ils allaient, et ils y parvinrent.Paris-New-York est un vol qui a tenté les plus braves et qu’ont réussi les plus habiles, et chaque fois qu’il a été réussi il l’a été par des Français.Dans la conquête de l’air il y a eu de la gloire pour tous les peuples, y compris ceux que l’Anglo-Saxon regardait autrefois comme inférieurs ou dégénérés; mais la France peut se glorifier d’avoir été au premier rang dès le début, et d’y être restée, — 01.A.Rien qu'un geste.On rapporte que les Soviets, en délicatesse avec la France, font des efforts louables pour améliorer les relations entre les deux pays.Ils ont décrété qu’à l’avenir les enfants russes seraient obligés d’apprendre le français à l’école, ce qui leur permettrait de mieux connaître < l’occident pourri », selon la phrase célèbre du prince Ukhtomslcy.Inutile de dire que ce geste reste un geste, pour la bonne raison que les Soviets n’ont pas suffisamment de professeurs capables d’enseigner le français et que si les relations entre les deux pays se refroidissaient, l'enseignement de la langue française serait probablement interdit immédiatement.On peut se de-' mander si les Soviets rendront obligatoire l’étude du japonais, si Moscou et Tokio finissent un jour par se mettre d’accord, A.R.B.L’entrée des vins eu Canada.Le nouveau traité commercial franco-canadien ne peut être signé.Si étrange que cela paraisse, ce n’est la faute ni du gouvernement d’Ottawa ni de celui de Paris.Si les pourparlers sont arrêtés, le tort revient à l’Afrique du Sud et à l’Australie.Ces deux derniers pays, se prévalant du pacte d’Ottawa, s’opposent à l’entrée au Canada de vins français sous un tarif préférentiel.Les deux pays austraux demandent des compensations à la France.On peut se consoler de cette anomalie, en songeant que le Canada pourrait agir de même, le cas échéant.En attendant, si le traité ne peut être signé, lés vins français coûteront plus Cher aux consommateurs.— A.R.B.Les alliantes et les cabinets.Le redressement des alliances s’est traduit dans les affaires intérieures de plusieurs nations par des changements ministériels qui ne sont pas sans signification.La Pologne a débarqué quelques membres de son cabinet pour avoir affiché des sentiments trop visibles, la Roumanie a eu sa petite crise ministérielle, suite du coup d’état bulgare.A Sofia, les agrariens en-tentophiles ont remplacé des hommes politiques aux tendances assez obscures, mais certainement pas favorables à Paris.Enfin, le cabinet belge subit un remaniement considérable et M.Huysmans cesse d’en faire partie.Déjà, en Angleterre, on assiste à une éclipe de sir John Simon, qui selon les dires de personnages bien placés, n’a su tendre la main ni à l’Allemagne ni à la France et a placé Londres dans une situation difficile.Ce qui démontre une fois de plus que les affaires extérieures ont une influence considérable sur la politique intérieure d’un pays.— A.R.B.Interdépendance économique.Une fois de plus, on constate l’interdépendance économique qui existe entre pour tous les états du monde, et M.Jackson Dodds, parlant à London devant l’Association des Banquiers, a fait la juste remarque que l’Europe devrait acheter plus de blé au Canada parce que la production en Amérique du Nord est plus économique que celle de l’Europe.La remarque est excellente, mais est-ce que M.Dodds ne pourrait pas suggérer au pays d’acheter un peu plus à l’étranger des marchandises et des produits qui sont meilleur marché que ceux que l’on trouve au pays ?— A.R.B.Le tarif élastique aux Etats-Unis.C’est chose faite ; le président Roosevelt aura le droit de modifier comme il lui conviendra les tarifs douaniers aux Etats-Unis, sans passer pour cela devant le Congrès.Le chef de l'Etat pourra augmenter ou diminuer les droits en vigueur de 50 pour 100, ce qui permettra de régler maints conflits économiques et de marchander avec les nations étrangères.On est en plein sur le chemin de la réciprocité commerciale, et cela ne peut avoir que des avantages, à condition que ce pouvoir présidentiel ne devienne pas une arme purement politique.On songe, à Washington, à conclure 27 nouveaux accords commerciaux, entre autres avec le auxquels on peut utilement se reporter.Le produit définitif des rôles, au titre ! des contributions directes et taxes assimi-j lées donne, pour l’ensemble du territoire français 16,912,247,663 francs, dont ! 6,559,447,896 francs pour les impôts sur les revenus (général et cédulaires, non compris les impôts fonciers.Le nombre des con- L’entrevue des deux dictateurs, Mus- fribuables pour cette même année 1932, sur solini et Hitler, a provoqué des commen-j de ‘ ImP°t g'l)®ra[> était .taires un peu partout, sauf en Italie et 2,080,164).On a compte 65,304 contri- en Allemagne.Quoique le sujet des con- buableV.nsffr.Its dans les.roles de 1 lmPot pour prévoir dune façon assez prec.se induslriell et commerçant, inscrit, dans le, quelles seront les questions évoquées au rôlel atteignait 769.189.Enfin, le nombre cours de cette rencontre.Il est probable tota, des assujettis à ]-impôt sur le$ béné.que Mussolini desire assez entrer en con- fice$ agricoles atteignait 129,812, ce qui tact direct avec le « Führer », mais il est 1 constitue une chute considérable encore plus certain qu’Hitler cherche un dernier allié dans la personne du Duce.L’Allemagne est dans de trop mauvais draps pour qu’elle ne tente pas un dernier effort en vue de s’entendre avec l’Italie, qui jusqu’ici lui a été si précieuse.Il sera évidemment question de contre-alliance dans les pourparlers qui vont avoir lieu, car l’Allemagne est dangereusement isolée à l’heure actuelle.Il "s’agît de savoir à quel prix Mussolini vendra?son concours, ou même s’il le vendra du tout.Si cependant l’Allemagne se décidait définitivement à abandonner scs.-prétentions sur l’Autriche — ce qui semble quasi impossible — il y aurait bien des possibilités d’accord entre le Ille Reich et l’Italie, car pour être exploitée sérieusement, l’alliance italo-austro-hopfroise se révélera très onéreuse.De toute façon, les deux pays espèrent retirer des avantages sérieux et concrets de cés conversations ; on en a une preuve dans le silence imposé à la presse.Le Duce qui ne manque pas de sens diplomatique.,rendrait peut-être un grand service, à.l’Europe s'il parvenait à persuader Hitler de cesser ses rodomontades et scs menaces.Il peut ne pas tenir la démocratie èn bien grande estime, mais ce n’est pas une raison pour qu’il encourage la destruction de pays qui pour être encore en régime démocratique n’en représentent pas moins pour cela le pivot de la civilisation.(De notre correspondant) Les évaluations diverses qui ont été faites de la richesse de la France ont fréquemment prêté à discussion ; les éléments d’estimation permettent des conclusions variables.Néanmoins les économistes et le# techniciens ont pu établir des données assez précises.Le professeur Charles Gide, peu de temps avant sa mort* publia un important ouvrage sur « le bilan de la guerre la France », dans lequel il avait établi entre la France d’avant la nouveaux Voilà certes des fonctionnaires corrects et honnêtes.Seulement, on peut se demander ce qu’ont coûté ces chinoiseries en heures de travail, écritures, timbres, dérangement du personnel, etc.Le jeu ne valait pas la chandelle.Il faut avoir vécu en Europe, surtout en France, pour savoir à quel point l’Ad-piinistration peut être cmmielleuse.L’Europe peut encore nous donner maintes leçons très utiles; en matière d’administration, elle pourrait dans certains cas prendre exemple sur nous.— P.B.une comparaison guerre et la France d’après la guerre au point de vue de la richesse.Il montrait que la richesse territoriale de la France avait plutôt augmenté par suite du retour de I’Alsace-Lorraine et par suite de l'extension du domaine colonial; la richesse industrielle de la France n’avait pas diminué.Mais ces mêmes richesses évaluées en monnaie avaient énormément diminué par suite de la dépréciation de la monnaie française; de plus la perte était considérable en matière de valeurs-mobilières : leur montant évalué à 40 milliards francs-or ne devait pas dépasser après la guerre une quinzaine de milliards, soit une perte de 25 milliards francs-or.Les statistiques officielles fournissent au moins 2 éléments d’appréciation: on sait quels sont les impôts que paient les contribuables français, et l’on connaît également le montant des successions déclarées chaque année.Il va de soi que les chiffres publiés peuvent ne pas correspondre exactement à la réalité puisqu’il faut tenir compte des fraudes, des omissions, des successions non déclarées et des revenus dispensés de l’impôt.Ces statistiques ne peuvent naturellement pas donner des chiffres tout à fait récents, en raison même de la difficulté qu elles présentent pour leur établissement ; actuellement ce sont les chiffres de 1931 et 1932 encourager une D’un pas à l’autre.Un des articles les plus importants du traité de Versailles interdisait à l’Allemagne d’avoir des troupes sur la rive gauche du Rhin.Cette mesure avait été imposée, afin de prévenir toute attaque brusquée contre la France ou la Belgique.Un autre article stipulait que la région rhénane serait occupée pendant une période de 15 ans et plus, en garantie de l’exécution du traité.Or, le traité de Versailles n’a pas été appliqué dans son intégrité, mais les Allemands sont arrivés, après force gémissements, à obtenir une évacuation anticipée.Ce premier point gagné, ils travaillent à remilitariser la rive gauche.La chose est évidemment difficile, mais Berlin ne perd pas l’espoir d’arriver à faire rapporter cette clause, et, entre temps, les soldats allemands se balladent librement, en uniforme en Rhénanie.Berlin nous parlera ensuite de son sincère désir d'entente et de paix.— A.R.B.son Canada, très intéressé au marché américain du bois.Il vaut encore mieux avoir affaire à l’administration qu’aux politiciens.— A.R.R.L’entrevue des dictateurs.Le retour de lord Snowden.On parle beaucoup du retour de lord Snowden dans l’arcne politique.L'ancien chancelier de l’Echiquier vient de lancer quelques attaques contre M.MacDonald qu'il accuse de s’êtré mis à la solde des conservateurs.Il attaque également sir John Simon sur sa politique étrangère.Il est fort possible que lord Snowden redevienne un personnage de premier plan.Mais ce serait yn aussi grand malheur pour l’Angleterre que le retour d’un Lloyd George.— A.R.D.Le désarmement.Chaque jour nous apporte une nouvelle contradictoire sur la conférence du désarmement.Au lieu de reconnaître, purement et simplement, que les pourparlers n’ont plus aucune chance d’aboutir, les puissances s’obstinent à parlotcr, et les .journaux' a publier dés nouvelles qui se contredisent 'a 24 heures d’intervalle.Au commencement de-la semaine, on déclarait que la conférence avait été sauvée, le lendemain qu’il y avait interruption, le surlendemain qqç.l’on était sur le point d’arriver à une .entente, et ainsi de suite, ad nauseam.En réalité, il n’y a pas de pourparlers sérieux possibles entre des puissances qui ne veulent pas désarmer, et en face d’une Allemagne qui vient de porter ses effectifs au double de ceux qu’autorisé le traité de paix.Les conversations sont d'autant plus inutiles que l’Italie reste en simple observatrice et que la Hongrie refuse tout compromis en soulevant une question d’alliances qui lui déplaît.En attendant, on nomme des comités et des sous-comités d’études.— A.R.B.Ne taquinez pas le lion.La situation politique à Malte est devenue extrêmement tendue.Une démonstration fasciste, au cours de laquelle les manifestants ont crié : Vive Mussolini ! a eu le don d'exaspérer les Anglais qui parlent sérieusement de prendre des mesures d’exception dans l’île.Il y a peu de l’ACFC L’organisation minutieuse de ces concours, la correction de 15,000 pages écrites, l’achat et la distribution des livres de prix, coûtent chaque année à l’Association des sommes considérables.La crise qui affecte la Saskatchewan beaucoup plus fortement que toute autre province a réduit nos ressources d’une façon alarmante.Nous n’avons pas le droit cependant de suspendre le travail de notre Association, parce que la survivance des minorités françaises dans les provinces de langue anglaise nécessite une vigilance de tous les instants.C'est pourquoi, comme chaque année à pareille époque, nous faisons appel à l'aide de ceux qui, dans Québec, comprennent que le patrimoine de la race ne se limite pas aux rives du Saint-Laurent.par rap- port aux années précédentes.Du 1er avril 1931 au 31 mars 1932, 377,315 successions ont été déclarées, dont 5,132 étaient négatives et 372,183 positives.Le montant de l'actif global brut déclaré s’est élevé à 16,825,224,098 francs; le passif déduit atteignait 855,278,751 francs.En conséquence l'actif net soumis à l’impôt se montait à 15,969,945,347 francs, qui correspond à de francs d’avant-guerre.L’annuité successorale qui, avant 1914, était d’environ 5 milliards de francs, a diminué des 2/5.Voici quel a été le montant de l’actif net des successions déclarées de 1927 à somme un peu plus de 3 milliards Nous savons que la crise se fait sentir -là-bas aussi, et que les charges y sont lourdes, mais il ne faut pas oublier qu’elles sont beaucoup plus onéreuses ici, où, en dehors de tout le reste, nous avons encore à consentir de très grosses dépenses pour assurer aux petits Canadiens-français de la province les bienfaits d’une éducation catholique et française.Québec est d'ailleurs intéressé d’une façon directe au double point de vue moral et économique à la survivance de nos groupes.C’est une vérité indiscutable à laquelle on 8e pense pas assez.L’enseignement du français dans nos écoles, l’éducation française dé nos enfants, sont d’une importance capitale pour le groupe canadien-français de Québec, aussi bien pour son influence future que pour le développement de ses affaires.En nous aidant dans le temps difficile que nous traversons à maintenir ces examens de français, nos frères de l’Est se protègent efficacement contre un isolement futur qui pourrait être dangereux.Il ne s'agit pas de sommes considérables.Ce que nous désirons c’est un geste : « La qiaman de Québec se penchant vers ses petits enfants de la Saskatchewan et les encourageant à rester fidèles à leur langue, à leur foi, aux traditions de leur race.» 1932: Successions positives Années Actif net (fr.) 1927 381,456 12,142,639,216 359,981 13,478,108,271 388,620 15,894,351,656 357,240 15,978.934,378 1931-1932 372,183 15,969,945,347 • 1928 1929 1930 Le nombre des successions n’a donc pas beaucoup varié, il en a été de même de l’actif net total ; mais, ce qui varie c’est le nombre des millionnaires et des multimillionnaires : en 1931-1932 on compte 1,727 millionnaires contre 1,760 en 1930 et 1,684 en 1929.Le nombre des très grosses successions a diminué en 1931-1932 par rapport à l'année 1930, alors qu’il avait augmenté en 1930.Sur 1,727 successions de plus de deux millions déclarées en 1931-1932, on en compte 4 (au lieu de 7 en 1930 et de 5 en 1929) supérieurs à 50 millions; il n’y en a que 50 (au lieu de 62 et de 74) de 10 à 50 millions et 123 (au lieu de 167 et de 117) de 5 à 10 millions, et enfin 50 (au lieu de 522 et 530) de 2 à 5 millions.En même temps diminuait le nombre des très petites successions : 29,051 de 1 à 500 francs en 1931, contre 31,505 en 1930 et 34,286 en 1929.C’est dans le département de la Seine que les successions ont été le plus breuses et le plus important : 26,156 déclarations en 1931-1932 pour un actif net de 4,288 millions et demi.C’est aussi dans ce département qu’ont été enregistrés les 4 héritages supérieurs à 50 millions cha-! cun et d’un montant total de 325 millions.Il est intéressant de noter que le montant de la taxe successorale, établi d’après le nombre des enfants vivants ou représentés, qui a été perçue sur les 372,183 cessions positives" déclarées en 1931-1932 s’est élevée à 304,339,091 francs.^ Telles sont quelques-unes des données grâce auxquelles on peut se faire une idée de la richesse de la France.Bien entendu il faudrait recourir à une étude minutieuse Les relations italo-allemandes s’étaient un peu refroidies ces temps derniers.Hitler va tenter de les rétablir.Les résultats des conversations de Stra seront intéressants à suivre.— A.R.B.chant.M on Dieu, qu'il est donc joli là, si âme et par en desssous minait les fondements bien empaqueté! Oh! ne le dérangez pas! de sa foi.Voilà comme il sera toujours.Il étudiera, étudiera sans cesse; mais, quand le soin des pauvres âmes le réclamera, il étudiera encore.Bien fourré dans sa houppelande, il dira à ceux qui viendront le trouver: « Oh! laissez-moi, laisséz-moil » « Troublé, miis non converti », Renin né répondit rien, car « le trait avait porté juste ».L’anecdote se place pendant les années d’Issy, mais ellé exprimé à merveille l’attitude d’âme qui fut hàbituellè au séminariste de Saint-Sulpiee.Pelotonné dans son individualisme, Comme un angora dans sa fourrure, Renan défend jalousement son moi et met tous sés soins à le cultiver.Pour lui, « qu’est-ce, au fond, que le grand séminaire, sinon un milieu propice à la culture de son esprit.» Ernest Renan séminariste Cependant il poursuivit avec passion ses études, sur un rythme implacable, sous la direction de M, Le Hir.C'est un religieux dévoyé vers la science, par crainte de l'effusion mystique.Les ÉTUDES consacrent un intéressant article au magistral ouvragé dé M.Pommier, maître de conférences à Strasbourg, sur là jèuneise de Renan et ses éludés.Voici le Trégoràis à Sàint-Sulpice : Ernest Renan avait un peu plus de vingt et demi quand, le 12 octobre 1843, il entrait à Saint-Sulpice.Ce qu'oit s’attend à trouver dans un jeune homme qui se présente au grand séminaire, c’est l’esprit de ferveur, le désir foncier de consacrer sa vie à Dieu, de se dévouer aux âmes, sans lequel il n’y a pas de véritable vocation.Précisément, ces dispositions sont si peu perceptibles dans le jeune Trégorois transplanté à Paris, qu’on se demande si le germe même en existe.Dans ses lettres, écrites d'une plume souvent exubérante, dans les réflexions qu’il se plaît à jeter sur le papier, on s’étonne de ne pas la connaissance des élèves et figure sur la liste de nos bienfaiteurs.Nous espérons que notre appel sera entendu, et d’avance nous remercions nos nombreux et généreux amis de l’Est.entendre l’accent personnel, la résonance authentique d’un coeur donné à Dieu.Et pourtant, Renan est au printemps de son âge, il n’a pas connu de ces épreuves qui brisent une vie dans son élan.Par certains côtés, il a même une sensibilité très vive, il éprouve dès accès de nostalgie après les retours de Bretagne, il porte à sa mère une affection ardente, passionnée, dont les épanchements pourraient paraître quelque peu excessifs, sinon romantiques, à dés natures non moins profondes, mais plus discrètes.A peine arrivé à Saint-Sulpice, il écrit à sa mère: « Comment ne pleurerais-je pas notre séparation?.Oh! que j’achèterais cher un baiser de ma mère!.Il n’y a aucun sacrifice qui puisse me coûter, quand il s'agira de me procurer un pareil bonheur », là réunion en Bretagne.Mais il a tôt fait de prendre lès dices de piété comme une charge.Chez lui autant T esprit était vif autant le coeur était paresseux.La pente du coeur est bien plutôt ce.que Renan appelle « égoïsme philosophique » : tout ramener à « la recherche personnelle de ses convictions ».Dans ses Souvenirs, il a raconté comment un de ses maîtres sulpiciens, M.Pinault, le trouva un jour dans une allée du parc d’Issy, assis sur un banc de pierre, en train de lire le traité de Clarke sur l'Existence de Dieu.«Selon mon habitude, dit Renan, j’étais enveloppe, dans une épaisse houppelande.« Oh! -lécher petit trésor ! dit-il en s’appro- ves petits Canadiens de notre province 8e connaissent pas suffisamment Québec, ni *on histoire.Les manuels scolaires que le Département de l’éducation leur met entre les •nains ne sont pas très prodigues sur le compte de la vieille provincé.N’eit-il pai à craindre que plus tard ces enfants, devenus pères et mères de famille, ne s’éloignent dangereusement de l'Est, influencés peut-être par toute I étendue des rivalités économiques.Nos examens dé français offrent uité excellente Occasion dé leur faire mieux connaître et mieux aimer Québec.Ces livres de prix qui leur sont offerts au nom dé leur* frerés dé l’Est frappent léur imagination et créent des liens de gratitude et d’affection qui ne 4e briseront que bien difficilémént.A 1 intérieur du livre, l’Association inscrit le nom et l'adresse du donateur, de sorte qué 1 enfant sait à qui doivent aller ses remerciements et sa réconnaissance.C’est un souvenir qui chez lui ne s’effacera pas.En général, nous préférons qu’on nous asse parvenir des dons en argent plutôt que «es livres, parce que, connaissant le nombre eleves dans chaque division et leur âge, n°us sommes mieux à même de connaître le genre de livres qui leur conviennent.De plus, 'es dons nom- VOYAGES MODERNES Vous voulez faire une croisière pour vos vacances!?Laissez aux Voyages Modernes.CGenin.Trudeau & Cie) le soin d'en préparée l'Itinéraire.Représentants d'expérience.Agents pour toutes compagnies de transport.42 ouest, rue Notre-Dame.LA.2261.ans (r-e) SUC- Les biens des Juifs seront confisqués pour arriver à des conclusions précises et tout à fait exactes, surtout en matière de Lés dons du séminariste breton n’écbap- M.Pembroke Stephens, envoyé spécial paient pâs à sés directeurs dé Saint-Sulpicé.dy Daily Express en Allemagne, qui fut Même leur richesse ét lèur éclat paraissent récemment arrêté, croit savoir avoir quelque peu voilé à leurs yéux l'im- compenser les pertes causées portance de certains déficits de piété et de germanique par les juifs étrangers, le gou- 5,“ “n,i‘"'i0" A la radia la dirnnak, à daa, h™,a, lança au jeune philosophe d'Issy l'exclama- j * *n.vV travail et frustrés de leurs Ecoutez l’émission radiophonique de E^EeBE; =SPSE est de 1 histoire individuelle comme de 1 h.s- chérit le Daily Express sous sa propre plVs considérable qu'H soit possible de mmmm m§m propriétés immobilières dont l’estimation peut varier à l’infini.exer- que pour au commerce CALLUS vers L’ASSOCIATION CATHOLIQUE FRANCO-CANADIENNE Le président-général _ en argent nous permettent non seulement d acheter des livres, mais encore à défrayer les dépenses élevées qu’en-rairient les examens.Même dans le cas de dons nous aident Raymond DENIS N.B.— Prière d’adresser les souscriptions à l’Association Catholique Franco-Canadienne, Vônda (Sade), ou à Raymond Denis, président-général, même adresse.en argent, nous prélevons toujours une certaine part pour l’achat de livres de prix, de sorte que le nom du donateur est porté à (r) WEB § • » 2% L’ORDRE—Montréal, samedi 16 juin 19 1 4 LES ARTS LES LETTRES j,® l'embellissement du foyer qu’elles ne manqueront pas de fonder.L'exposition des travaux de couture s'est terminée hier soir.La section du tissage et celle des arts décoratifs ne fermeront leurs portes que dimanche soir.J’engage mes lecteurs A y faire une visite : ils ne seront pas déçus.L’exposition de l’École des Arts et Métiers peu d'assurance pour être au niveau de ses nouveaux camarades.L’orchestre d'amateur réuni récemment par M.Roberval pour remplacer les professionnels dissidents s'améliore constamment s'il commet encore des fautes de discrétion.Cette semaine, l’effort de modernisation du décor ne s’est pas soutenu, le deuxième acte se déroulant dans de vieilles friperies.Concert d ’orgue Le Théâtre et la Musique ! i Le sujet se prête également à la comédie et au vaudeville.L'auteur a voulu en faire une comédie, mais sa nature, qui le porte plutôt vers le vaudeville.le trahit très souvent.Il en reste une pièce amusante que le M.R.T.a montée avec ingéniosité sur son petit plateau dont les dimensions Fin d'année là aussi.Mais événe- dérouteraient les plus habiles des ment d’importance : création d’une metteurs-cn-scène.Les amateurs qui œuvre d’un auteur canadien.M.Henri formaient la distribution ont montré Letondal.' beaucoup plus d’intelligence de leurs Dans Cheval de Course.M.Le- , rôles et d'aisance en scène qu'on ne tondal veut peindre les dessous de la pourrait en attendre d’amateurs dont vie d'artiste dont le public ne voit que quelques-uns avaient fort peu d'expé-le beau côté.Il nous fait pénétrer dans ricnce.L’auteur lui-même composait le milieu spécial des messieurs-dames i avtx bonheur le vieil oncle gâte-sauce qui pratiquent ce qu'on pourrait ap- survenu inopinément de sa lointaine peler les arts auxiliaires du chant, Californie, qui tyrannisent le chanteur tout en .l’exploitant.Il nous présente un artiste -1 ' opéré G montréalais victime de ces « racketeers » .qui viennent bien près de compro-mettre son bonheur en même temps que son avenir.Mais, comme il convient, tout s’arrange, grâce surtout à la fidé- | lité indéfectible de la fiancée.D’autres Nous entrons décidément en va-La dernière semaine de l’an- ij cances.née-spectacles n'aura pas été la moins chargée, image d’une année elle-même saturée.Un petit musée de merveilles Pierre BOUCHER turc ; certaines pièces réunissent toutes les qualités.En même temps qu'elle leur enseigne les secrets de la couture, la Mère Sainte-Marie-de-l’Annonciation s’efforce d’inculquer à ses élèves le goût.Au moyen d’un subterfuge ingénieux, elle leur apprend un travail qui ne plaît pas à toutes les femmes : le reprisage.Elle leur montre aussi comment tirer parti de ce qu’on trouve trop vieux : avec deux pantalons blancs que son père ne portait plus, une jeune fille s’est fait un manteau blanc qui n'est pas mal du tout.Les élèves sauront se vêtir elles-mêmes et plus tard vêtir leurs enfants avec goût et à peu de frais.De la couture, je passe au tissage, dont l'enseignement est confié à la Mère Sainte - Madeleine - de - Galilée.Son habileté se retrouve dans les travaux de ses élèves : tapis, couvertures, serviettes, sacs, étoffes et garnitures de toute sorte.De belles pièces, fort bien faites, en lin, en toile, en laine canadienne.Je remarque en passant de jolis sacs à main qui se vendraient à prix fort dans nos grands magasins, deux manteaux dont l'étoffe à carreaux, bleus et blancs pour l’un, noirs et blancs pour l'autre, a été tissée par les élèves, un grand nombre de coussins qui ne dépareraient pas un bel appartement de style moderne.Dans la section des arts décoratifs, c'est une féerie.Sous la direction des Mères Sainte - Angèle - de - Brescia et Sainte-Geneviève-de-Nanterre,- les élèves ont appris l’art de tirer parti des figures géométriques, de mêler les couleurs.de repousser le cuir, l’étain et le cuivre.Nécessaires de pupitres, sous-main, appuis-livres, liseuses, coupe-papier, lampes, coffrets, plateaux, assiettes, cendriers, glaces à main, bracelets, vases et flacons ornés de motifs d’étain, affiches même, etc.Le directeur d'un grand établissement de l’Ouest de notre ville s’est émerveillé l’autre soir de tout cela.Il y a vraiment de quoi s'émerveiller, tant ces objets sont faits avec soin et avec goût.Les travaux de deux jeunes filles en particulier, deux sœurs, dénotent une sûreté de main, une habileté vraiment remarquables.C'est tout à l’honneur des deux religieuses qui les ont formées : toutes deux d’ailleurs ont suivi les cours de l’Ecole des Beaux-Arts, dont elles ont conquis le diplôme.Les arts décoratifs, les arts domestiques, certains métiers, nous ne nous en sommes guère souciés pendant de nombreuses années.Quelques privilégiés.gens de goût, rapportaient de leurs voyages ou achetaient ici à prix fort des objets d'art que nous ne savions pas produire.Certains, favorisés par la fortune, s’offraient un cordon bleu, des vêtements cousus par main habile, un appartement décoré par un artiste étranger.C’était l’exception.Presque toujours et presque partout, cuisine, couture, décoration, cela se faisait au petit bonheur.Puis on s'est avisé un jour que notre pays pourrait suivre l'exemple de nombre d'autres, que certains arts et métiers offriraient un débouché à notre jeunesse en même temps qu'ils contribueraient à notre relèvement écono- Au M.R.T.! V Vous vous libérerez des malaises sés par les fermentations de l’estomac, en consommant chaque jour un pot’ d9 Yogourt Croix Verte, comme dessert, n rend la digestion facile et agréable.Pour livraison à domicile, appelez chez Deltsle le fabricant, AM 0434.On le vend égale* ment dans les principaux restaurants.Mlle Jeanne Scrvêtre, déjà connue comme pianiste, donnait jeudi un récital d'orgue à l’Immaculée-Concep-tion.Son programme indiquait sa préférence pour l’école française, Bach seul ayant été jugé digne de figurer à côté des maîtres français.Et parmi ceux-ci.la jeune organiste préfère évidemment les modernes, Boëllmann étant, avec Couperin, le seul qui n’ait pas connu le vingtième siècle.Les autres avaient nom Widor, Pierné, Bonnet, Vicrne et Gigout.La Société canadienne d'Opérette Mlle Scrvêtre a déjà de 1 autorité, donnait cette semaine scs dernières rc- , Son mécanisme est sûr.Elle connaît présentations.Elle avait mis à l'affiche , les ressources de son formidable ins- unc opérette moderne, jamais jouée à trument.Je la féliciterai surtout d ap- Montréal, Princesse Seardas.musique Porter a ^ orgue des qualités toutes d Emmerich Kalman, livret de René féminines au lieu de chercher à ac- j mique.La direction de 1 nstruction que M.Lctondal auraient complique p £t André Mauprey.quérir les qualités propres a ses publique s’est occupée d organiser 1 intrigue en faisant naître le doute I confrères de l’autre sexe.Chaque sexe l’enseignement des arts décoratifs, des dans l'esprit de la jeune fille si sou- Action situee que que part en Eu- g dcs qua]ités propres et rien ne me arts domestiques et de plusieurs mé-dainement abandonnée et auraient r°Pt centrale.Aventures a un jeune parait déplaisant comme de voir un sexe j tiers.Les congrégations enseignantes, rendu plus pénible le retour à Montréal P^ncc avec une danseuse de music- chercher à jmitcr l’autre servilement.qui ne les avaient jamais complètement du chanteur infidèle.Mais 1 auteur n a hall qui imposent le rapprochement - Dans dcs arts qui peuvent être pra- : négligés, ont donné une impulsion nou-pas voulu greffer trop d actions secon- tout le monde le chuchottait — avec { g ^différemment par l’homme ou .vclïe à ceux qui intéressent la femme, daires sur l’action principale.celles qu on attribue au ro.Carol, au- ^ ,a femme_ „ ne doit pas y avoir H Une analyse serrée pourrait sans lourd hui range, dit-on.Livret dans la ^ ^ interprétation «standard».A j doute reprocher à l’auteur certains dé- tradition de 1 operette viennoise, sans ]• e particulièrement, où la puis- n ajoutent rien à 1 intérêt et sont Oeuvre qui convient fort bien a la ; donner à l’orgue sa pleine puissance tefPj cafCS^e Pfr w.dl ^r “ g™' d’ailleurs en dehors de l’action.Le troupe de notre société.Si la nuse-en- ; que dans le Grand Choeur dialogué, de i tf6 des fminïn^ est jeune ténor, sa sœur et sa fiancée scène se ressentait un peu du fait que ; Gigout.qui l’exigeait.Elle aurait pu ^ane\ religieuse eminente est pourraient fort bien arriver ensemble ce spectacle suivait immédiatement les donner du volume dans quelques I anV: de cette Ecole dont elle a confie au lever du rideau, se présenter en représentations du Soldat de Chocolat.' autres œuvres mais elle a préféré re- a direction a la Mere des Séraphins, sâtite rors &rrs» sjtss.chanteur, et les trois « mousquetaires » nière, bien que Ion ait confié les rôles |a fcmme et Mlle Scrvêtre, organiste, j ratifs‘ de New-York survenir un bon quart principaux aux mêmes interprètes.Mlle j qarde cette qualité.M.Georges-Emile d'heure plus tôt.Cela abrégerait uti- Lamoureux avait pourtant chanté toute Tanguay pourra se féliciter de son les travaux qu’elles ont exécutés au lement le premier acte et ferait pénétrer une semaine en dépit d'un rhume dont élève.cours de l’année scolaire qui vient de le spectateur en pleine action.En outre, elle réussit à se remettre au point de Se terminer.L’intérêt que je porte aux tout ce qui, au même premier acte, suit retrouver pleinement sa voix pour les Georges LANGLOIS arts domestiques me commandait d’aller le départ pour New-York, ne parait représentations de cette semaine.Avec _______________________ e ___________________ voir ce qu’elles ont accompli.La supé- pas essentiel et les réflexions de la con- M.Daunais, elle forme maintenant un 1 rieure de l’Ecole, la Mère des Séra- cierge sur le « terme » manquent de couple habitué à jouer ensemble et fa- e %?" Vous Uouv "rez"^ Phins.m’a fait un accueil des plus cha- couleur locale, cette expression n étant nulier au public qui ne s en lassera pas cette atmosphère franchement canadienne- leureux et m a guidé elle-même à pas d un usage courant à Montréal, de sitôt.Cela contribue à donner plus française que vous avez peut-être cherchée travers les différentes salles.D abord, Mais en retranchant ces scènes, le de solidité et d’homogénéité au spec- sans succès ailleurs.— Outre que vous y ]a couture et ce qui s'y rattache.Cha-rôle de la fiancée deviendrait trop res- tacle.; prendrez le succulent dîner que l’on y sert oeaux.manteaux, robes, tricots, linge treint puisqu’elle n'apparaît pas au A leurs côtés, l’inimitable Gaston re^enentë8musqué®du Irio corn- fin, dessous, on y trouve tout cela, fet deuxieme acte, ht un personnage prm- baint-Jacques, qui compte un peu trop ; posé de Maurice Onderet, directeur, n allez pas croire que c est d un autre cipal qui apparaît à peine en scène, sur son habileté à se tirer d’un rôle Edmond Trudel et Jean Belland.(r) âge.Tout en se conformant aux règles cela n'est pas très encourageant pour qu’il n’a pas appris et risque souvent ' de la modestie, les religieuses et leurs l’interprète.L’auteur a donc cru devoir de mettre ses camarades dans l’em- j I élèves savent suivre la mode.J’ai rediluer son rôle.On pourrait trouver barras.Avec ce trio, le second person- Avant de quitter la ville J marqué un amour de chemise dont aussi qu'il suffirait d’un impressario nage féminin était une nouvelle venue pour vos vacances, assurez- | ' s'enorgueillirait mainte femme chic, retors pour rouler, à l'aide de la fausse à l’opérette.Mlle Rose Marty, pseu- vous de recevoir l’« Ordre » prima-donna, le jeune ténor naïf.Mais donyme qui cache une jeune personne chaque jour là où vous allez.1 auteur — on sent bien la le vaude- de talent qui, en silence, se préparait ! p ^ villiste et le revuiste plutôt que le co- depuis assez longtemps au théâtre, et rour une somme minime, mique — a voulu camper un trio pitto- a fait un début qu'on peut appeler pro- nous vous ferons le service de resque, comme il a voulu créer des metteur, bien qu’on ait abusé de ce mot.notre journal.PLateau 8511.personnages pittoresques en introdui- Pour une première expérience, c’est sant la concierge bavarde et le vieil beaucoup plus qu’encourageant.Il lui oncle de la Californie, rôle-chef, reste à assouplir son jeu et sa personne celui-là.et à acquérir, avec de l'expérience, un
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