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Titre :
L'ordre
Éditeur :
  • Montréal :[L'ordre],1934-1935
Contenu spécifique :
mardi 3 juillet 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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L'ordre, 1934-07-03, Collections de BAnQ.

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# # RÉDACTION ET ADMINISTRATION 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* if TARIF DES ABONNEMENTS 1 -n 6 moi* 3 mois En ville, par la poste.$9.00 $4.75 $2.50 Canada (hors de Montréal), 1 Royaume-Uni, France et } $6.00 $3.25 $1.75 Espagne .J Etats-Unis et Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 .$8.00 $4.25 $2.25 Administrateur pierre asselin Secrétaire de la Rédaction .LUCIEN PARIZEAU On est prit d'envoyer toute correspondance à la case 4018 de l'H&tel des Postes en mentionnant sur l'enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Autres pays Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur s OLIVAR ASSELIN L'abonnement eat payable d’avance par mandat-poste ou chique affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année — No 95 Le numéro: 5 sous Montréal, mardi 3 juillet 1934 Le libellé du papier-monnaie LE TROISIÈME PARTI Week-end tragique Nous n’irons plus chercher de votants au cimetière; nous les prendrons dans le berceau.Les observateurs qui ont suivi de près les événements d’Allemagne n'ont pas été surpris par les assassinats politiques de la fin de la semaine.L’histoire s’écrit vite en temps de révolution.Au point de vue extérieur, la rup-et il ne s'est pas même écoulé quinze ture officielle du parti ne peut qu’être jours entre le fameux discours de favorable aux pays voisins.Moins que Papen à Marbourg et les exécutions de jamais l’Allemagne sera en état de désamedi.La lutte sourde qui se livrait clencher une guerre.Une dissolution entre la gauche et la droite du parti nazi se transforme en lutte ouverte entre traditionalistes et radicaux.La vague hitlérienne qui a porté le chancelier au pouvoir était trop puissante pour conserver longtemps sa force.Elle s’est épuisée pendant dix-huit mois en un luttes farouches qui, au lieu de faire disparaître les dissensions fondamentales qui séparent les deux camps, n'ont fait que les aggraver.Le plus grand danger qui menace le régime, en Allemagne, n’est pas un péril extérieur, mais bien une révolution de sérail ou peut-être même une révolte des masses.Pour l’instant, nous n’en sommes qu’au premier stage, celui de la bataille à mort entre dirigeants qui tentent de s’emparer du pouvoir suprême.Rien ne dit que la révolte ne s’étendra pas, en dépit des répressions impitoyables, lorsque les problèmes intérieurs seront devenus entièrement insolubles.Ce jour-là, le régime n’en aura plus pour longtemps.Le parti national-socialiste porte un germe de mort pour avoir essayé de l’égard des coteries politiques et finan- grouper derrière lui la totalité du pays, QI vous n’avez jamais donné acres, l esprit démocratique et I esprit fas- pour avoir tenté de concilier les incon- O de volupté un sens précis.Cls c , f ¦ otf1’,cs cux.a a fots' c est ciliables.Les deux-tiers du parti, si ce forme aux contours arrêtés, et que Tout cela n’est pas du meilleur fran- chez ,es soc,alifcsf et les communistes bord d'une source, c'est que vous en yais.On y discerne cependant un sincère convertis pour la forme, ennemis jurés , savez le sens plus profondément que désir de mentir, de mentir hardiment, d’une droite qui ne représente qu’un j personne.Sainte-Beuve eut tort d'é-fortemeiit, plutôt plus que moins et pour tiers peut-être des forces hitlériennes, j cr,re un l°n9 et terne livre pour ra-la gloire de Dieu.mais qui a pour elle la Reichswehr, les : me.ner à c! mo/ /e désir qu'on a de la gendarmerie e, les d’homme à doubles muscles dans les cer- tl0nna,res du P^5' Une ruPture ctalt ‘ J^e au-dessus de leur fichu.Définir des de l’association « professionnelle con- inevitable = elle est officielle depuis sa- I la volupté, c est employer en amour, où fcssionnelle » et en particulier parmi les medi.La tension est devenue telle que ; .s impulsions sont si exquises, les ar-Marchands de Pipes de Plâtre Catholiques, le chancelier a dû licencier ses ' j'l?CS } espEt.L autre jour, j étais de vue national comme au point de vue de nouveau mobilisée, le pays devra : cheveux dénoués par le vent du large.religieux, se sont conduits en imbéciles.s occuper d’une façon ou d'une autre Un .dec°r de roman anglais, où s épa-Mais la gloire de M.L’Heureux ne d’un ou deux millions de chômeurs rfoutssa.t.: e,e une Tose fabuleuse, la souffre point qu’il se contente d’un débat ! supplémentaires.On peut se demander ! Racine donnaSj1* , pas rêver d’autre chose, ni les marins mer orageuse, à la poi- qui fait marcher le « Führer ».Quoi j *r/ne tourmentée, ni ceux qui partent.qu'il en soit, il a contre lui tout le j m ce.ux ^UI reviennent, ni la fille du groupe des radicaux, dont il ne peut se cZ% k/î/s hberer entièrement.La situation est balle des chemises, ni le missionnaire tellement grave qu'on se demande si des rizières ou de la brousse.J’aurais le pays n'est pas à la veille d'une voulu encadrer cette fenêtre, avec son guerre civile.Si le gouvernement par- so!ei^ et sa fougère, et quand je l au-vient à l'éviter il ne pourra supprimer K/^me Z U d un trait de plume, les réalités finan- en prenant dans un rayon de la biblio-cières et économiques, et, cette fois-ci, thèque un livre au dos bruni Berlin ne pourra compter sur le secours peau des esclaves.Vasco m’a de l'étranger, comme au temps de la montré, dans un atoll où l eau avait la stabilisation du mark.gôétoté penchée steT)lfnStùnche La répression de samedi a été fou- et impatiente comme une invitation au droyante ; cependant, elle ne résout ' voyage.Et j ai quitté la fenêtre an-pas les difficultés intérieures de l’Aile- ^a,se‘ ^7yre ,n.importe où.dans le magne.Au contraire.Elle affaiblit sin- j Sels iJéTlX»oi qui ne% guherement le pays.L execution du ca- rien de la géographie!.Le Big-Ben.pitaine Roehm, l'homme qui « fit » sonnant à contre-temps, laisse Vasco à Hitler et qui trois fois le remit en selle.ses lépreux.Me voici dans la rue.puis aura sa répercussion dans les milieux i ^,an,s.u,n tram °“* Par hasard.Gaba- de 1.milice brunt= radicale.L'assassi- : /J aSjprbTdtmoL)J°ptl ÎZT‘ nat du chef de 1 Action catholique en profond plaisir à savoir quelle ne Allemagne.Heinrich Klausener, dé- ! s’écarte pas de mon épaule.goûtera encore davantage les catholi- ! , tard, vers le soir, j’ai écouté ques du Reich ; celui de Gregor ^ Hommage à Rameau.Ce sont de pe-Stresser.,e fondateur du mouvement "“£?1™^°% nazi en Allemagne du Nord, détachera ne cherche plus à rien définir.Le son bien des national-socialistes du groupe s'allonge, se replie, se casse fragile-Hitler ; enfin, le meurtre, de von ment comme dans un poème de Scria-Tschirsky, secrétaire particulier du bine joué par une femme, se renoue vice-chance,ier.et .'arrestation de ce dts S dernier pourraient fort bien retourner - s,fence, jeune dieu gravissent des de-contre le chef du gouvernement une 1 grés invisibles.forte partie des gens de droite, d'autant plus que la santé du président Hindenburg est tellement sérieuse qu'on craint pour les jours du vieux maréchal.d état.Les ferments de dissolution agissent sur le corps de l’Allemagne comme ils ont agi sur celui de la Russie.Les banques à charte (par opposition à la Banque du Canada) conserveront pendant quelques années leur droit d’émission, et il paraît qu’elles pourront continuer de libeller leurs billets dans la langue qu’il leur plaira.C’est le président du Sénat, M.Mcighen, qui l’assure, et c’est un fait dont il faudrait tenir compte dans l’examen de la question linguistique en tant qu’elle intéresse le libellé du papier-monnaie.D’autre part, le droit d’émission exercé jusqu’ici par la trésorerie fédérale passant à la Banque du Canada, il semble évident que la valeur libératoire attachée jusqu’ici aux seuls billets du Dominion sera désormais réservée aux billets de la Banque du Canada; qu’en d’autres termes le règlement d’une dette au moyen de papier-monnaie de cette insti-tution ne pourra être refusé.Mais alors, quel sort sera-t-il fait aux billets de la Banque du Canada dans les relations commerciales, selon qu’ils seront libellés en français ou en anglais ?Sauf erreur, les deux catégories auront la même valeur libératoire, indépendamment de leur libellé, et les « offres réelles » faites par le débiteur à son créancier n’auront pas besoin de tenir compte des préférences linguistiques de celui-ci.« Monsieur, je vous dois cent dollars, je vous les envoie par mon notaire (ou par huissier).Je sais que vous haïssez langue et c’est elle que parle l’Etat sur les billets que je vous fais tenir; mais vous devez savoir que vous n’avez pas le droit de refuser.» En sens inverse, votre débiteur anglais (je souhaite que en ayez) pourra vous tenir le même langage.Etant les moins riches, c’est-neus qui aurons le plus souvent l’occasion d’embêter les autres.Que cela nous console de l’insulte qu^on a manifestement voulu nous faire en décrétant l’impression de deux séries de billets, l’une en anglais destinée à circuler par tout le pays, l’autre en français pour l’usage exclusif (du moins on l’a cru) de la * réserve » québécoise.Cela, bien entendu, à condition que sa valeur libératoire ne soit pas conférée au papier-monnaie par les lois provinciales; car en ce cas n’importe quel parlement provincial pourrait réserver aux billets anglais le privilège du cours forcé, et alors la < réserve » québécoise n’aurait d’autre moyen de représailles que d’écarter les billets anglais.Qu’il faille envisager de telles situations dans une Confédération dont tous les sujets sont censés vivre en frères, Voilà qui prouve bien en quelle espèce de malfaiteurs la haine du français finira par convertir un certain nombre de nos concitoyens anglophones.Entre « anglophone » et « anglophobe », penseront Bennett et Hocken, il n’y a après tout que la différence d’une lettre.* * * rique ni du caractère ethnique du Canada.En d’autres termes, pour répondre à la véritable constitution du pays, la monnaie canadienne devrait, d’après lui, être libellée dans les deux langues officielles.tique, il y a la lettre et il y a l’esprit; c était bien la peine à M.Bourassa de faire un si long détour et de donner en passant de telles satisfactions aux gallophobes pour en arriver à dire, en somme, exactement comme nous.* * * Abstraction faite d’un député libéral de langue anglaise qui s’est rallié francophobes et des quatre députés servateurs de langue française qui, à leur honneur, ont appuyé la proposition Lapointe, la Chambre des Communes avait donné sur le libellé des billets de la B.du C.un vote de parti.M.King a reçu à ce sujet, d’un curé de nos lecteurs, juste hommage qui aurait pu s’étendre à tous ses collègues de langue anglaise.En revanche, on sait maintenant qu’au conciliabule tory où la question du libellé des billets s’est discutée M.Bennett menaça de dissoudre le p lenient pour porter la question devant le corps électoral.Le premier-ministre savait d’avance que ses partisans de langue française (moins les quatre réfractaires que l’on sait) ne courraient pas le risque, même infinitésimal, de perdre une session d’indemnité vote dont la portée serait, pensaient-ils, si facile à dénaturer.Il connaît gens.Mais les sénateurs canadiens-fran-çais, casés pour la vie, n’avaient pas en wjk ÿ'w a a ! '1 lüi xVi Dans toute constitution poli- % nous lente du pays serait la meilleure chose qui pourrait survenir : l’Europe pourrait alors dormir en paix.On n’en est m certes pas arrivé à ce point idéal, mais si le mouvement de désagrégation tinue, comme c’est infiniment probable, des plus grands dangers de guerre sera conjuré.Tout ceci est l’aboutissement logique de la méconnaissance des lois économiques d’airain.Aucun B con- ! y } aux cou- f $ pays ne peut rester indépendant des autres, et c'est pour avoir méconnu cette loi le Ille & que Reich est profondément ébranlé.En deux mots, la crise politique est surtout une crise économique et financière.C’est la répétition de ce qui s’est toujours vu au pours de l’Histoire.un - • V 4tMZ ; r—.II) C’est en même temps, une excel* lente leçon pour les autres nations, André BOWMAN Mes enfants, ralliez-vous au panache blanc de mon sens moral ! ar- CECI, CELA ET AUTRE CHOSE Fragilité un ma L’intérêt de la politique étrangère, au mot une vous pour un Un Bénédictin que nous avons l’honneur de compter au nombre de nos lecteurs et amis nous demande pourquoi nous ne résumons pas quotidiennement dans nos colonnes la marche de la politique européenne où, dit-il, « se joue en ce moment le sort du monde ».Peu de Canadiens-Français ont l’esprit si ouvert, si tendu aux idées du dehors ; un étranger leur ferait le reproche d’être sédentaires, intellectuellement parlant, et irrémédiablement « locaux ».Quant à la critique objective des événements internationaux, nous croyons que le mieux est encore de choisir dans le fatras des articles de journaux ceux qui commentent la politique d’Europe avec le plus de lucidité et de bon sens.C’est pourquoi nous reproduisons aussi souvent que possible Maurice Muret, Wladimir d’Ormesson, Jacques Bainville.Notre correspondant voudrait en outre que notre journal fût en quelque sorte une revue des revues.Là encore, il parle en homme cultivé et curieux d’idées.Mais nos vous .raisons d’obéir à 1 esprit de parti.Or, voici comment ils ont voté: Pour un libellé anglais-français : Dandvrand, Graham, King, Hughes, Little, Manner, McArthur, Parent, Laçasse.Pour l’impression de deux séries, l’une anglaise et l’autre française: Blondin, Meighen, Donnelly, Calder, Ballantyne, Smith, Sharpe, Planta, White, Bénard, Tanner, Chapais, Marcotte, Côté, McCormick, Hocken, McDonald, Fameux, Horner, Aseltine.On a donc ici la preuve que les parlementaires canadiens-français ont fait leur choix moins par esprit de parti que par une naturelle bassesse d’âme qui les fait souscrire sans effort à la thèse de la « réserve » québécoise, si tenacement et si rageusement soutenue par M.Bennett à la Chambre et par M.Meighen au Sénat.De voir dans cette galère le vénérable sénateur Chapais, admiration de toute la « bonne presse » du pays, cela fera réfléchir les Canadiens-Français, ecclésiastiques ou laïques, qui croient encore que chez nous, en politique, les « bons principes » peuvent tenir lieu de patriotisme.M.Chapais est professeur d’histoire canadienne dans la plus cienne de nos universités.C’est surtout lui qui forme l’esprit national de la jeunesse québécoise.Vu son âge, il serait excessif d’inviter ses élèves à lui faire l’accueil que les étudiants de Thalamas, l’insulteur de Jeanne d’Arc, firent à leur maître.Mais, pour l’exemple, la direction de l’Université Laval ne devrait-elle pas l’inviter fermement à prendre sa retraite ?Il aurait encore un loisir de plusieurs années pour débattre avec le savant M.Bourassa le sens fondamental du mot « constitution ».* * * si restreint.Ce qu il vient de nous lancer, si c'est Hitler qui domine maintenant , u c c cst son gant comme aspirant au chain-, ]a Reichswehr ou si c’est cette dernière i qu’assaille la pionnat des poids lourds.Il sera bien détrompé : nous ne voulons pas nous battre.Il a la palme, il a le « kéke » : jamais on n’aura menti aussi bravement, et en une langue aussi foudroyante.Nous sommes ccrapoutî, nous sommes mort ! — 01.A.la philosophie de la politique, comme celle de l’art, aurait peu de chance d’être comprise dans un pays où le mécanisme élémentaire de la politique, ainsi que les principes rudimentaires de l’art, est encore pour bien des gens un puits de ténèbres.Notre collaborateur André Bowman s’efforce seulement de mettre un peu de clarté tous les jours dans la politique étrangère.Les reproductions du «Figaro, de la Nation belge, du Temps, de la Gazette de Lauzanne complètent ses observations.Vous seriez bien étonné, mon Père, si je vous disais que la chute d’un dictateur, une révolution à Berlin, des émeutes dans la province française, intéressent moins le Canadien-Français moyen, voire bachelier, qu’un bon discours de M.Sauvé sur les « Pères de la Confédération ».— L.P.L’« Action française » chez les Dominicains.« Un fait assez mince dans sa matérialité, mais, à notre avis, fort important j par ses contours psychologiques, est la déposition de M.Astruc à la Commission Stavisky.« M.Astruc était l’agent de publicité de Stavisky.Interroge le 4 juin dernier, il a fait des déclarations qui ont été largement divulguées par Le Populaire et par L’Action Française.Les autres journaux à notre connaissance, n'en ont rien dit.» L’observation est doublement intéressante.D’abord elle montre que deux journaux seulemeent ont souligné l’influence amollissante sinon franchement corruptrice exercée par le nommé Astruc sur la presse française.Au surplus elle est empruntée au grand hebdomadaire Sept, publié à Juvisy, près Paris, par les RR.PP.Dominicains.On le voit, Sept ne se croit pas tenu de faire le silence sur une louable attitude de I’Action Française parce que certaines opinions religieuses de ce journal ont été condamnées à Rome.En notre pays, il suffit de reproduire de I’Action Française d’irréprochables articles de politique étrangère, pour qu’aus-sitôt des hordes d’inquisiteurs travaillent sournoisement à émouvoir les Semaines religieuses contre les journaux coupables de ces reproductions, que les Semaines consultées ont pourtant reconnues licites.01.A.comme \ une Fournier l’a fait observer dans son Encrier, je l’ai moi-même souvent déploré, M.Bourassa n’aime pas les raisonnements simples: sur le terrain de la logique il lui faut à tout prix se distinguer de la plèbe.Dans la question du libellé du papier-monnaie, la « plèbe », f est nous et quelques autres, et notre simpliste manière de voir, c’est qu’une banque centrale a beau être propriété privée, elle doit être assimilée à un rouage officiel si l’Etat la charge d’une fonction qui lui incomberait normalement, à lui l’Etat.Mais le député de Labelle ne saurait raisonner aussi bêtement.Dans son discours du 22 juin, que nous avons sous les yeux, il commence par poser en principe que le débat qui vient de se terminer était, de part et d autre, du battage électoral; qu’eu pratique le libellé de la monnaie n’a aucune importance.Encore un peu et il prendrait à son compte le mot de Laurier, rappelé ces jours derniers par les gallophobes des deux Chambres, à savoir que questions de langue, en matière d’argent, sont des chinoiseries de faux an- « Une grappe d’oublis ».Le mot, on le pense bien, n'est pas de nous.C’est le.titre d’un article où M.Eugène L’Heureux, de I’Action catholique, essaie de réparer l’oubli que nous lui avions reproché, et de nous dire quel «chambardement» les Juifs ont apporté dans « nos lois, nos coutumes et nos institutions ».Pour justifier son affirmation, il cite du cardinal Rouleau la lettre où celui-ci exprimait hautement son approbation des droits scolaires accordés aux Juifs, mais une lettre antérieure se rapportant à uri projet de législation A tout prendre, il y a deux leçons à 9uj devait être abandonné.Puis, ayant fait en passant ce léger accroc à la vérité, il nous accable de cette « grappe » d’allusions à diverses attitudes prises par I’Ordre sur divers sujets ; De notre côté, nous n’avons pas la cruauté de faire remarquer au directeur de I’Ordre tous scs oublis, toutes ses erreurs, tous scs illogismes, toutes scs impertinences.Cela, parce croyons pas avoir la mission ni le temps de détruire tout ce qui nous entoure, à commencer par nos confrères en journalisme pour finir par la congrégation des Jésuites, en passant par les collèges classiques, l’association professionnelle confes-sionnelle, la confiance des catholiques dans pour la seule formule de redaction des les encycliques, les loyales tentatives de billets de banque qui s’accordât avec les restauration sociale, l’institution de la St- Jcan-Baptistc, l’union si naturelle du patriotisme et de la religion, les groupes catholiques militants, la liberté des âmes à un non pas tirer,du vote: 1° Que le député canadien français ne vaut guère mieux, pour la défense de sa langue, qu’un législateur anglophone éclairé et équitable comme M.King à la Chambre ou M.Graham au Sénat; KIFK1F 2° Que le soulèvement d’opinion que disaient redouter les députés torys à commencer par M.Bennett ne doit pas être tellement à craindre, puisque, du côté libéral et dans les deux Chambres Quand vous rencontrez une boisson en usage depuis plus de 250 ans, dites-vous qu'elle a du mérite.C’est le (gin) de Kuyper.que nous ne Errata.cas du genièvre (r-c) CCS A la fin de l’article de Dollard Dan-sereau sur la Confédération, paru samedi en première page, au lieu de : entre les deux peuples qui y font parties, il faut lire ; qui y sont parties.L’écrasement de la révolte s'est accomplie avec l'aide de l’armée régulière et de la gendarmerie.Mais deux organisations restent au fond du cœur anti-hitlériennes.On ne saurait patriotes.Mais aussitôt, élevant le débat a ce qu’il croit être sa hauteur — sa hauteur à lui, M.Bourassa, — il entreprend de nous démontrer, par l’exemple de la Belgique, de la Suisse, qu’une monnaie libellée en anglais seulement ne saurait donner du parlement, tous les parlementaires anglais, moins un, ont voté à l’unanimité Même si vous ne vous absentez que quinze jours au cours de l’été, nous pouvons vous faire le service quotidien de l’« Ordre » à peu de frais.PLateau 8511.CCS donc prévoir exactement ce qui va se passer maintenant en Allemagne, ni si, les chemises brunes liquidées, le Stahl-hclm ne fera Le genièvre (gin) de Kuyper fut le premier connu au Canada et il reste le favori de « nos gens ».C’est gentleman, à prix populaire.droits du français.une boisson de idée juste du passé histo- Olivar ASSELIN une (r-b\ pas son petit coup tmtaamm .PP"' ;r' ¦ /¦vv - 2 — L’ORDRE —Montréal, mardi 3 juillet 1934 Cours complet de chant grégorien selon la méthode de Solesmes Z ( Ecboe REVUE DE LA PRESSE • !" i La harpe de Marx Harpo Le colonialisme économique Il serait vain d'espérer que, dans Espérons qu'il nous dira d'ici peu ce .mr prochain,' notre administration fera les que sera cet enseignement.Pourvu qu'il ne ® Harpo avait acheté jadis, au prix de gros sacrifices qu il faut pour garnir de livres prétende pas le substituer à l’enseignement efforts — car ii n’était pas riche — une harpe établissement municipal.Le mieux, à notre secondaire actuel ! Mais pourquoi ccnte- ' d'occasion qu’il avait trouvée dans l'arrière- ! humble avis, est donc de fonder des espérances naire ?Les élèves devront-ils avoir cent ans?boutique d’un brocanteur et l’avait payée, t (a réouverture de la Bibliothèque Saint- Les professeurs, peut-être, auront cet âge ?après maints marchandages, quarante dollars.Sulpice, que la crise économique surmontée Alors ce sera la gérontagogie.A moins que ! devrait rendre possible dans un avenir peu cet enseignement soit dispensé à des élèves ; contre distant.I i vu; un ave- * Donné par le R.P.Dom Georges Mercure, O.S.B., en la salle de Mont-Saint-Louis, du 16 au 21 juillet L'Angleterre a toujours repris d'une mais ce qu’elle donnait de l'autre.C’est un secret de sa politique et une clef de son histoire.Elle n'a - trop mal réussi à continuer ce jeu en Europe, quitte à renouveler ses équipes d’hommes politiques pour donner le change aux autres Etats quand cela était nécessaire.Il va sans dire que dans le cas de ses relations avec ses colonies, cela devenait un véritable jeu d'enfant.' RI Le R.P.Dom Georges Mercure, O.S.toujours, dans Ictude et la véritable intelli-Au bout d’un an, il réussit à l’échanger B., maître de choeur du monastère bénédictin gence du chant grégorien, un heureux per fee- une neuve d’une valeur de 250 dollars, de Saint-Benoît-du-Lac, donnera à Montréal, bonnement de son art et acquiert plus de lar- qui auront cent années d’études par des pro en faisant valoir au marchand que sa vieille dans [a 5Cmaine du 16 au 21 juillet, un cours 1 geur.Le plus ineffable, c’est qu’on ait cha«é fc$SeUrS, de ctnt année.s d'otprérience ?Pa- harpe était un instrument ancien, digne de complet de chant grégorien selon la méthode Les compositeurs n’ignorent pas l’intaris-M.Fauteux d’une bibliothèque où il y ['°!?P*"' "rc nomme professeur tenter un amateur.de Solesmes.sable source d’inspiration que constitue l’en- Depuis l’indépendance des Etats-Unis, avait des livres pour le placer dans une bi- * 1 enseignement centenaire, il faudra avoir Huit jours apres, ,1 apprenait que la Dom Mercure a fait en France un sé- semble des mélodies grégorienne,, par leur l’Angleterre se montre d’une grande libéra- bliothèque où il n’y en a pa.ou s, peu.annt,e formation ct, d entrainement «harpe ancienne) avait ete revendue 1.000 jour de Mp, a„nées.durant lesquelles il s’est exceptionnelle variété modale.Encore faut-il lité.apparente envers ses colonies.Mais il Puisqu'il fallait fermer une bibliothèque, la cssionne se qu au surpus es nomma- dollars à un collectionneur.La fameuse harpe appliqué à approfondir la question grégo- j savoir puiser à cette source et n’avoir pas, de n'y a que les politiciens coloniaux intéressés meilleure solution eût été de fermer la Mu- ?C Cr°“ P’U '0le C concours- était en réalité une piece unique due a un derme, spécialement au point de vue des dif- son contenu, une insuffisante notion, a ce jeu et les naïfs électeurs du suffrage nicipale.d’affecter les crédits de celle-ci à .1/.DliranlcClU Ital ique .uthier fameux d autrefois et possédait une fêrents systèmes d'interprétation dont on croit Enfin, un tel cours sera utile meme aux universel pour y croire.La prépondérance Saint-Sulpicc, de la tenir ouverte et d’v c valeur inestimable.¦» j le chant grégorien susceptible.Elève, pour simples fidèles, qui, pour' apprécier parfaite, de plus en plus marquée de l’économique laisser M.Fauteux.Nous avons une biblio- Le m'n'ître de la marine.M.Alfred j Pour une fois, Harpo le menteur avait, |es Prudes d'orgue, de la Schola Cantorum ment le chant qu'ils entendent, doivent en domaine fermé aux foules, sur le politique, thèque où il y a quelques livres, elle est fer- Duranlcau.a quitté Ottawa vendredi matin îanî 'e savoir, dit ia vente.de Paris, il a suivi, pour le chant grégorien, connaître les principes.Un gros obstacle au domaine où la foule se croit maîtresse, faci- mée.Nous avons une bibliothèque où il n’y Pour s.c rendre à Saint-Jean, au sacre de 1 p .» *rnnl* les cours du R.P.Dom Gajard, maître de succès de la cause grégorienne, c’est que les lite constamment ce jeu de la politique an- a pas de livres, elle reste ouverte.Il n’y a Forget.Le Devoir nous apprend qu’il n t"C „ choeur de l’abbaye de Solesmes et successeur fidèles ne sont plus dans les dispositions d es- glaise.Apparemment les « dominions » qu’à Montréal qu’on peut voir de pareilles a * voyagé par avion afin d être de retour g Qn je j'arnv^e ^ Singapour d'un boy- de Dom Mocquereau.Ses études sérieuses, et prit nécessaires pour apprécier ces modes jouissent d'une autonomie de plus en plus inepties ! dans la capitale à temps pour prendre part ¦ Kout de dix-sept ans, Imré Kereszteny Pradque journalière des cantilènes grégo- tiques.Le cours qui leur est offert, et complète, mais leurs monnaies sont à la re- » aux délibérations de la Chambre» l’aprcs- L ¦ n„kté l’Furone il v a oueloues bennes, recommandent assez aux communau- Dom Mercure envisagera toujours du point morque de la livre sterling et leur commerce La Pohce, danger public m,d, du même jour., j ^dZ 1e but de retrouver son père disparu * religieuses et au public de Montréal le de vue de son utilité surnaturelle, le, disposa ¦NB ¦* uwtitçtîîK mmmm livre* Pr5Venir.Mai: pourquoi passent-ils toujours chaînes elections et peut nous importera alors dans une petite ville de la côte le ravisseur i“r°j-1 l.mp
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