L'ordre, 26 juillet 1934, jeudi 26 juillet 1934
1 * RÉDACTION ET ADMINISTRATION TARIF DES ABONNEMENTS 1 an 6 mois 3 mois 180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal Téléphone : PLateau 8511* I t $9.00 $4.75 $2.50 $3.25 $1.75 En ville, par la poste.Canada (hors de Montréal), Royaume-Uni, France et $6.00 Espagne ••••••••• Etats-Uniset Amérique du Sud $6.50 $3.50 $1.85 Autres pays .$8.00 $4.25 $2.25 Administrateur PIERRE ASSELIN Secrétaire delà Rédaction .LUCIEN PARIZEAU On est prié cfenvoyer toute correspondence a Je eese 4018 de J'Hétel de* Postes en mentionnent eur J’enveloppe le service (Rédaction ou Administration) auquel on veut s’adresser.Quotidien de culture française et de renaissance nationale Directeur-fondateur t OLIVAR ASSELIN L’abonnement est payable d'avance par mandat-ooste ou chèque affranchi, accepté et payable au pair à Montréal.Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre.Première année—No 115 Montréal, jeudi 26 juillet 1934 Le numéro: 5 sous ! D’où viennent les fonds ?Grugeurs de budgets La traduction des polices d’assurances par Vincent Brosseau Après la guerre de Sécession, les Etats-Unis, pour se libérer de la dette fantastique qu’ils y avaient?contractée, frappèrent de droits très élevés les marchandises étrangères.En quelques années, ces nouveaux impôts avaient enrichi la grande république à tel point, que l’Etat se mit alors à distribuer des pensions à tous les vétérans de la guerre civile; les vétérans venant à mourir, les fonctionnaires se virent bientôt gratifiés de pensions.Il semble bien que c’est surtout de la fin du siècle dernier que date cette générosité de l’Etat envers ses fidèles serviteurs.pensions permettrait à nos gouvernements de faire des économies considérables.En remettant aux fonctionnaires les montants gnies d’assurances des Etats-Unis qui ex-verses au fonds de pension et en ne rete- ploitent une succursale dans la province nant plus désormais une partie de leur sa- je Qu£bec confient la traduction de leurs laire, on accroîtrait considérablement le pouvoir d’achat de cette partie de la po- „T, .pulation.On pourrait ainsi procéder à pensant qu un licencie de 1 Université de l’abolition ou du moins à la diminution Montréal serrera de plus près le texte des impôts vexatoires pesant sur le con- anglais, d’ailleurs souvent établi dans sommateur canadien.' une langue infâme, qu’un traducteur peu Combien y en a-t-il de ces fonction- au fait de8 8Ubtilités de la loi.De là naires inutiles, de ces parasites qui mènent I une existence facile, n’ayant d'autre souci „ „ que celui de conserver leur fauteuil, en dana lequel 8onl rédigés ces certificats, attendant de toucher leur pension ?Près- Les compagnies canadiennes de pre-que toujours ils travaillent beaucoup mière importance possèdent générale-moins que les autres; vous les voyez pas- ment Un service français dont les eni-sant des jours heureux à l’abri des inquiétudes financières, entre leur pipe et.leur journal.Quelqu’un se présente-t-il renseignement, ils font la sourde pectus publicitaires.C’est de beaucoup surance, assurance des camionneurs ; Motor tuck merchandise Floater, assurance globale des camionneurs ; Musical instrument insurance, assurance des instruments de musique ; Parcel post insurance, assurance des colis postaux; Personal effects insurance, assurance des effets personnels ; Tourists baggage insurance, assurance des bagages ; Radium insurance, assurance du radium ; Stamp insurance, assurance des collections de timbres ; Transportation insurance, assurance des transports ; Wedding present in» surance, assurance des cadeaux de noces ; Burglary & Robbery insurance, assurance contre le vol avec effraction ou à main armée ; Residence burglary, assurance contre le vol ' s maisons ; Personal hold-up, assurance contre le vol à main armée.Sauf de rares exceptions, les compa- A Montréal seulement, nous avons deux « fédérations* de clubs « avariés » qui sont censées compter chacune quelques centaines de milliers de membres et qui, en réalité, ne représentent rien que les ambitions politiques d’une demi-dou-gaine de grotesques, l’un d’eux flanqué d’un touche-à-tout jésuite (l’Ordinaire a très sagement refusé la nomination d’un aumônier) pour l’interprétation naïve et tout électorale de Quadragesima anna.Ceux-là, heureusement, ne sont que ridicules.blée, d'association sont détruites (resic) par la fameuse section 98 du Code criminel.Le bill Arcand cherche à faire passer les unions ouvrières sous le contrôle du gouvernement, ce qui est bien selon les principes fascistes.Le fascisme développe les préjugés et les haines de race.Dans Québec, les organisations fascistes se livrent à la plus vile propagande antisémite, principalement par le journal « Le .» (ici un nom ordurier).Pourquoi la Conférence de la Jeunesse.etc., comprenant, prétend-elle, quelque 2,500 personnes, adjure les Nous avons aussi une Ligue de Dé- « jeunes gens et jeunes filles de Mont-fense Ouvrière (en anglais, qui est sa réal > « d’organiser des comités contre la langue maternelle: Labor Defense gUerre et contre le fascisme » dans leurs League), fondée pour la défense judi- «écoleg, dubs, fraternités (sic), églises, ciaire, électorale et pugilistique des cri- manufactures ou bureaux » — comités minels en général et en particulier des aimables gens qui visent à faire le bon- i heur des prolétaires en nous zigouillant, CONTRE la production et le transport du matériel de guerre.polices à des avocats canadiens-français, vient sans doute l’innommable huron Depuis, nos gouvernants, toujours en quête de nouvelles sources de revenus, unt fait preuve d’une prodigieuse fertilité d’imagination, lorsqu’il s’est agi d’accabler de nouveaux impôts le contribuable canadien; on a montré moins de courage d$ns le domaine toujours impopulaire des ceo- P0^ un .^ nomies budgétaires.Le gouvernement fé- oreille et continuent leur reve inachevé, la meilleure méthode.Un jeune Lana-déral a bien diminué de io pour ioo.le La plupart des chefs de nos grands ser- dien-Français, M.Thuribe Belzile, rétraitement des employés fédéraux, mesure vices administratifs vous avoueront pou-qui a entraîné la contraction du pouvoir voir expédier la besogne de leur départe- époque où les déficits ,'eceumulint et le, J" f"*"** à, ph".r' “î !“ndml que,.PL 8511.M.Ramsay Macdonald ji L’ORDRE—Montréal, jeudi 26 juillet 1934 L'_",r.T'-= La politique canadienne 2 Inutile des progrès continus et leur instruction ne présente point de lacune.J'ai trouvé en Perse, à Téhéran, à Ispahan, à Kcrmanchah, à Hamadan.des classes de garçons et de filles Israélites capables de supporter la comparaison avec celles de nos écoles primaires de France, — j’entends celles de nos grandes villes.En Irak, à Bagdad, j’ai vu des institutions florissantes, comme le collège Bassoon et l'école Laura Kadoorie : dans le premier, plus de cinq cents garçons, seize cents jeunes filles dans la seconde, tous parlant et écrivant le français correctement.Les établissements de Mossoul et de Bassorah, moins nombreux, ne Sont pas moins bien tenus.Les changements politiques survenus dans cette région n’ont pas eu d’influence trop fâcheuse sur le régime des écoles ; dans celles de l’Alliance israélite, on enseigne, avec le français, l’anglais et l’arabe; mais le français reste la langue d'enseignement.Aux examens scolaires de 1933, à Bagdad, les premières places, pour les trois langues, ont été attribuées à des élèves de l’Alliance.La situation est moins heureuse en Turquie.Il y a vingt ans.rien qu’à Constantinople, j'avais compté quatorze écoles de l’Alliance israélite avec 4,500 élèves.Après le traité de Lausanne, ces écoles ont été, peu à peu, non pas supprimées, mais transformées en « écoles juives de communautés », subissant ainsi le même sort que toutes les institutions étrangères.Dans les écoles de l’Alliance, l'enseignement du français a été limité aux classes supérieures.Les élèves apprennent en turc certaines matières, comme l'histoire et la géographie; mais il continuent d’apprendre les autres en français.Observons en passant que les professeurs turcs, nommés par le gouvernement d'Ankara, sont entièrement rétribués par les communautés Israélites.En Grèce, en Syrie, en Palestine, en Egypte, les écoles de l’Alliance, non seulement n’ont subi aucune atteinte, mais ont marqué des progrès constants.Quelques milliers de jeunes gens en sortent chaque année, pour qui notre langue et notre culture constituent comme un second patrimoine national.En choisissant le français comme instrument de travail intellectuel et moral, l’Alliance israélite universelle s’était inspirée d'un fait : la prépondérance de l’influence française dans les pays du Levant.Elle contribue aujourd’hui, par ses propres efforts, à maintenir en notre faveur une primauté que nous ne nous montrons pas toujours nous-mêmes assez soucieux de défendre.Maurice PERNOT (Du Journal des Débats du 13 juillet) REVUE DE LA PRESSE vertes.Tout le monde le reconnaît.Mais il ne faut pas tomber dans l’erreur contraire et verser dans les idées fumeuses d'un internationalisme irréel.Ce qu'il faut restaurer, comme le veut Paul Morand, c'est le cosmopolitisme, en économie comme en art ou en littérature.Cosmopolitisme et internationalisme sont, on le devine, deux chôscs entièrement différentes.Si une politique de protection exagérée amène l'insécurité économique et financière, elle est aussi un obstacle à la réduction des dépenses.Autrement dit, une politique de protection coûte toujours cher.Exemple : la politique commerciale anglaise, pour le seul budget de l'agriculture, coûte au contribuable britannique quelque chose comme 29 millions de dollars par année.Et au Ca-r ida, que pouvons-nous penser de notre législation commerciale dont la base essentielle ne s'édifie que sur la politique fragile du « tripatouillage » dés prix ?Quand l’Etat veut réglementer les prix, il doit réglementer la production.C’est alors que les choses n'iront pas toutes seules.Il ne sera pas facile de faire comprendre au cultivateur que, pour devenir riche, il devra, à l'avenir, moins travailler et moins produire.Et le cultivateur aura raison.Comme quoi, il y a souvent plus de bon sens dans une tête de paySan qua dans plusieurs têtes de politiciens.Tout cet organisme compliqué, que l'Etat fédéral mettra sur pied, coûtera affreusement cher.La note sera payée par le contribuable : cultivateur, ouvrier, industriel et tous ceux qui réclament de la « protection » à cor et à cri.Il est entendu qu’une intelligente politique de déflation budgétaire ne s’applique pas en un jour.Mais il faut commencer par le commencement, à savoir : Sduirc les dépenses.C'est le contraire que nous faisons.Elle n'est pas facile à débrouiller.Nous avons deux grands partis et, entre ces deux-là, un autre plus petit dont les électeurs de la Saskatchewan et de l’Ontario n’ont pas voulu récemment.A part l'éternelle opposition entre le libre-cchange et le protectio-nisme, il serait présompteux d'essayer à déterminer ce qui appartient en propre aux libéraux ou aux conservateurs.Que l’un ou l’autre parti soit au pouvoir, il est au moins une chose certaine, c’est que notre administration coûté terriblement cher.Les contribuables commencent à se rebiffer.Au dernier congrès de l’Union des municipalités canadiennes, n’ont-ils pas siginfié clairement leur volonté de ne plus .financer » les allocations de chômage ?On peut voir là la manifestation du désir, indirectement exprime, de voir enfin nos gouvernements appliquer, une fois pour toutes et courageusement, une politique de dégrèvement?M.Hepburn se taille èn Ontario une bonne popularité sur le chapitre des économies et de l’allègement du poids des impôts.Les électeurs commencent à constater que l’Etat doit faire autre chose que dépenser.Quels sont donc les principaux obstacles à une saine politique" d’économies et de dégrèvements ?C’est, surtout, une politique dite de protection conduite au mépris du bon sens.Nous l'avons dit et redit, qui veut trop se protéger finit par vivre dans l'insécurité économique la plus complète.Les exemples ne manquent pas.En Allemagne, la protection est poussée jusqu’à la limite du nationalisme économique.Résultats : ce pays est au bord de l’abîme et on commence déjà à parler de rationner la population allemande comme dès le milieu de la dernière guerre.Tout cela, pour développer dans le peuple cette dangereuse psychose qu’est un protec-tionisme exagéré.Je souligne le mot exagéré à dessein.Le temps n’est plus où l'on peut commercer entre nations toutes portes ou- de Québec, plus particulièrement, la majorité de nos cultivateurs sont encore en état, sans frais considérables, de pratiquer le métier de bûcheron pendant les mortes saisons.Des Ingénieurs forestiers, des Industriels, des économistes, ont étudié le problème du chauffage au bols et se disent convaincus qu’il est éminemment pratique en cette province.Dans ces conditions, l’encouragement à donner ft.ce retour au naturel rapporterait ft.nos populations rurales une partie do ce qu’elles gagnaient autrefois à préparer du bois de chauffage.En consultant les journaux publiés l’an dernier, nous trouvons maints articles intéressants publiés sur ce sujet, parfois sous la signature d’hommes publics, do fonctionnaires, ou de journalistes en vue.SI ces auteurs n’ont pas, pour cause, mol dlfté leur avis, nous serions heureux do les voir ranimer une campagne ft.laquelle ils ont donné naguère un si bel entrain.Cotte fois encore, il s’agit de politique économique, et, dans le meilleur sens du mot de protection nationale.Que les techniciens qui affirment que le chauffage *au bois ut pratique et peut être généralisé démontrent le bien-fondé de leurs affirmations et èn fassent tenter l’expérience, ils auront rendu un grand service à leurs compatriotes.Ils auront en même temps livré la lutte la plus efficace aux trusts du charbon et du pétrole qu’il paraît si difficile de mater.béraux, de rappeler que M.Lapointe n’a pas fait imprimer de billets bilingues.Cette discussion n’est tout simplement qu’une diversion.politique.Puis, selon le vent, ils soutiennent tantôt qu’il y a un grand principe constitutionnel en jeu et tantôt qu’il ne s'agit que d’une question pratique ou technique où les principes n’ont rien à voir : C’est si évidemment une manoeuvre de diversion que les deux ministres affirment, après M.Lapointe, qu’entre le billet bilingue proposé par les libéraux, et l'émission de deux séries, l’une anglaise et l’autre française, la solution Bennett, il n’y a qu’une divergence de réalisation pratique.Mais alors, si quelqu’un a fait de la politique sur la question, ce no sont pas les libéraux, mais le premier ministre, qui a transposé le débat sur le plan des droits accordés par la Constitution, ce sont les quelques Canadiens français qui l’ont suivi aveuglément.Si quelqu’un a fait de la politique à ce propos, ce ne sont pas les libéraux, mais les ministres qui no peuvent pas ne pas reconnaître que lo billet bilingue est la meilleure solution que l’on ait pu proposer, et qui ont consenti quand même ft, voter contre parce que M.Bennett a fait ce jour-là une crise de bile.Politique démographique La plupart des pays ont une politique démographique à laquelle il ne manque que le titre.Mais comme les politiques sociale et économique, elle est le plus souvent improvisée par des politiciens qui n'entendent rien à ce dont ils s'occupent.A*-*i la politique d'immigration ou d'émigration, c'est de la politique démographique.La stérilisation de certaines catégories d’individus, c’est de la démographie au moins autant que c’est de l'eugénisme.Les législations sur le mariage, sur la divorce en particulier, ont d’importantes répercussions démographiques, de même que certaines législations sociales.Enfin il y a, en Europe surtout, une politique de la natalité dans la plupart des pays.Les églises protestantes se sont longuement préoccupées, il y a quelques années, du contrôle des naissances ; mais il s’agissait de concilier certaines pratiques individuelles plus ou moins généralisées et les exigences de la morale religieuse.Il n’y a pas que les individus à vouloir pratiquer le contrôle des naissances.Certains Etats, les Etats totalitaires surtout, y prétendent.Il y en a, et ce n’est pas un indice de prospérité, qui trouvent trop élevé le taux des naissances en un siècle où ce taux accuse une forte tendance à la baisse dans presque tous les pays.Ces pays veulent se débarrasser des enfants trop nombreux en les exportant par l’émigration systématique et en limitant les naissances.C’est le cas de la Russie soviétique en particulier.Sans nommer aucun pays, mais en faisant une allusion évidente aux doctrines racistes, l’Ê-VÉNEMENT discute cette politique.Dans certains pays de l’Europe, on prétend régler le nombre des naissances selon des calculs d’égoïsme individuel et national.Aussi ne faut-il pas s’étonner .que la politique de ces pays tende à encourager l’émigration des enfants plus ou moins à charge.Qu’ils aillent croître et se multiplier ailleurs! L’objet de ces préoccupations est, prétend-on, d’alléger les obligations sociales et même de réduire les risques de révolution.Tant d’obligations proviennent de la trop forte proportion des enfants dans .une société, et les révolutions sont généralement servies par une jeunesse désireuse d’arriver.On espère donc, avec le temps, que la population dos pays avancés diminuera rapidement.Dans un quart de siècle, on voudrait réduire d’un sixième le nombre des représentants de telle race particulièrement fière de son origine.Avec le temps, on estime atteindre des résultats approximatifs suivants: Alors, avec la diminution de la natalité, l’éloignement des non désirés, et le prolongement de la moyenne de vie, on aura une majorité d’adultes que les oeuvres de protection de l’enfance et de la jeunesse ne taxeront pas trop ; la richesse nationale « per capita » s’en trouverait accrue, avec d’autres avantages, comme, par exemple, plus d’espace et de confort pour chacun.En Allemagne, la natalité a toujours été au-dessus de la moyenne européenne, bien que la tendance actuelle à la baisse soit accentuée par l’inhumaine pratique de la stérilisation ; mais la natalité étant plus élevée chez les non-aryens que chez les purs aryens, on comprend que la Bochie hitlérienne veuille se débarrasser des générations croissantes d’indésirables — à son point de vue — dont elle croit pouvoir se défaire plus facilement pendant qu elles sont jeunes que lorsqu’elles auront vieilli et pris racine dans le pays.En U.R.S.S.ra natalité, sans être excessivement élevée, cause de terribles soucis à l’Etat par le fait qu’une trop forte proportion des enfants lui sont confiés, par suite de sa politique religieuse et démographique qui a détruit le mariage et rendu même le divorce inutile en généralisant la pratique de l’union libre.Malgré la légalisation de l’avortement par laquelle on a cru soulager l’Etat du fardeau que constituait pour lui l’abandon des enfants nés d’unions aussi éphémères, le fardeau reste trop lourd et les oeuvres de protection de l’enfance deviennent trop onéreuses.Dans les pays où les enfants, jugés trop nombreux, deviennent une cause d’inquiétude pour l’Etat ou pour la race, on en vient à envisager leur déportation en masse.Et cela se passe précisémnt dans les pays qui prétendent avoir trouvé la forme idéale de l’organisation de la société sur des bases scientifiques et humaines ! L’Angleterre adopte bel et bien une politique démographique inspirée des mêmes principes et pratique, depuis plus d’un siècle, l’émigration systématique des enfants dont le Canada a reçu plus que sa part (voir les Annuaires statistiques) et qu’on voudrait imposer dé nouveau avec la bénédiction du prince de Galles.La tâche impossible Le Soleil plaint fort MM.Sauvé et Duranlèau à qui incombe la tâché ingrate et impossible de défendre M.Bennett devant les électeurs qui lui reprochent les billets de banque unilingues.Ils s’en tirent cbmme ils peuvent, ne pouvant concilier les déclarations contradictoires que M.Bennett a inscrites au Hansard.Le valet d’Oxford se tient coi : il médite sans doute sur le mot historique de ce journal conservateur qui a dit de lui qu’il « n’est pas une étoile de première grandeur ».Les deux autres, qu’on avait pris jusqu’ici pour des valets de poker, jouent les valets de comédie qui f.leur maître dans le pétrin en essayant de le défendre.Ils ont réussi le tour de force de se prononcer contre les billets bilingues et de nous en promettre au nom du gouvernement, quoi qu’en ait dit M.Bennett.Nous l’avons déjà signalé, MM.Sauvé et Duranlèau en sont réduits à affirmer, contre la pensée évidente de M.Bennett, que la solution adoptée n’est qu’un essai et que l’on en viendra au billet bilingue, si elle ne donne pas satisfaction.Mais le premier ministre a affirmé que la création du billet bilingue constituerait une violation de l’Acte de confédération de 1867.Qui faut-il croire ?M.Bennett ou M.Duranlèau ?Le ministre de la Marine et le ministre des Postes ont toute liberté après cela de se plonger dans l’étude de l’histoire et des annales parlementaires, de chercher des précédents, des paroles mal interprétée* de Sir Wilfrid Laurier, et, en oubliant la création du timbre bilingue par les 11- p» Il leur reste un an pour ergoter sur le sujet.Après quoi, d’inintelligents ministres qu’ils sort, ils redeviendront d’intelligents électeurs et demanderont à leurs successeurs de rendre compte de leur mandat.Après avoir lu le SOLEIL., je prends le DROIT où je trouve un long article de M.Léopold Richer sur le même sujet.M.Richer reproche surtout à M.Duranlèau de défendre son parti en accusant les libéraux, ce qui n’excuse aucunement la majorité, même si l’opposition actuelle a eu tort de ne pas accorder ce qu’elle exige aujourd’hui lorsqu’elle était au pouvoir.Pour mieux prouver sa thèse, M.Du-ranleau a fait une attaque à fond de train contre M.Oscar Boulanger, député de Bollechasse, contre M.Ernest Lapointe, ancien ministre de la Justice, contre le parti libéral et « une certaine presse qui malheureusement a ses coudées trop franches dans nos milieux éclairés ».Parce que M.Charles Mardi a déjà répondu, en 1903, à M.Israël Tarte qui demandait la frappe de la monnaie dans les deux langues officielles « que la question était plus sentimentale que pratique», cela ne veut pas dire que nos compatriotes d’aujourd’hui ont tort de réclamer les billets de banque bilingues.Parce que sir Wilfrid Laurier a prononcé des paroles dont on se sert contre nous, cela signifie-t-il qu’il avait raison ?Parce que M.Ernest Lapointe et M.Oscar Boulanger ne nous ont pas donné les billets de banque bilingues pendant qu’ils étaient au pouvoir, cela ne diminue pas la valeur de nos réclamations.M.Duranlèau a montré qu’il se souciait plus d’accuser ses adversaires que d’aborder la question franchement et du point de vue que nous l’avons toujours traitée.Les partis politiques ont la détestable habitude de se lancer la pierre.Conservateurs et libéraux s’interpellent à tout propos : « Mais pourquoi n’avez-vous pas fait, pendant que vous étiez au pouvoir, ce que vous demandez maintenant que vous êtes dans l’opposition?» Ou bien encore: « Vous nous accusez de cétte action; mais n’avez-vous, pas fait la même chose lorsque vous étiez au pouvoir?» C’est un jeu indigne autant des libéraux que des conservateurs.Il n’y a rien qui doive outrager le sentiment patriotique de toute la nation canadienne-française que de voir les partis politiques exploiter des questions qui touchent de si près à notre survivance.M.Richer a touché juste.Pendant que nos parlementaires de langue française invectivent l’un contre l’autre selôn les disciplinés des partis, nous perdons constamment du terrain, à la grande satisfaction de la majorité non-française.Après cela, M.Richer cite la PATRIE, et fait suivre sa citation des commentaires que j’ai faits l’autre jour de l’article de la Patrie et ajoute : On aura beau prononcer cent discours comme ceux de M.Duranlèau l’autre jour, on ne détruira pas le principe que nos représentants au parlement fédéral et au conseil des ministres doivent respecter la volonté unanime de leurs compatriotes.Et lorsqu’ils agissent autrement, ils trahissent leur mandat.En acceptant l’impossible tâche de justifier M.Bennett, MM.Sauvé et Duran-leau se sont rendu encore plus impossible la tâche de se justifier eux-mêmes.Le chauffage au bois On a déjà fait campagne, en notre province, pour la généralisation du chauffage au bois.On a prétendu que ce combustible pouvait remplacer économiquement ceux que nous importons à gros prix, et des techniciens ont ajouté que ce mode de chauffage n’était pas moins pratique que l’autre.Et cela contribuerait au relèvement économique de notre province.L’ÉVÉNEMENT invite les journaux qui ont déjà fait campagne à ce sujet à la reprendre.Au prix actuel du bols, un profit est assuré à ceux d’entre nous qui peuvent en user comme combustible plutôt que de charbon ou d’huile.Et dans le district Une nouvelle fête nationale Dans le numéro du 24 juillet du Canada, M.Edmond Turcotte propose qu’on adopte celte date comme fête nationale du Canada.Cette date est l’anniversaire du débarquement de Jacques Cartier à Gaspé.M.Turcotte commence par raconter longuement le voyage de Cartier et termine ainsi son article : « Tel est dans sa sublime simplicité l’anniversaire que célèbrent aujourd’hui dis millions de Canadiens.Au milieu des préoccupations prosaïques de la vie quotidienne, il fera du bien à chacun de nous de revivre un moment èn imagination la scène de Gaspé, et de se représenter, dans le geste de la prière, le hardi Malouin dont l’historien américain Parkman disait que les traits énergiques révèlent « a spirit not apt to quail before the wrath of man or of the elements, » « un esprit qui ne saurait fléchir devant la fureur, des hommes ou des éléments.» L’imagination, le courage et la hardiesse de Jacques Cartier sont des vertus qui devraient faire de lui le héros d’une jeune nation à qui il a montré la vole des immenses espaces à conquérir pour la civilisation.Le Canada cherche depuis longtemps, ainsi qu’un drapeau national, une fête vraiment nationale.Pourquoi pas, à l’occasion propice du IVe centenaire, choisir le 24 Juillet ?Quel anniversaire canadien est plus essentiellement NATIONAL à tous les sens du terme que celui de la découverte du Canada par le hardi navigateur de Saint-Malo, Jacques Cartier ?La plupart des fêtes nationales rappellent un événement politique, c’est-à-dire un souvenir qui, pour être cher à quelques-uns, p .t èn froisser d’autres.La plupart des : pays célèbrent la date anniversaire de l’inauguration du régime sous lequel ils vivent.Or cé régime, à moins d’être très vieux, comme ce n’est à peu près le cas que de l’Angleterre, a généralement des ennemis à l’intérieur même du pays.Au Canada, la fête de la Confédération fait hausser les épaules à un nombre de Canadiens de plus en plus considérable.L’anniversaire de la prise de possession du sol canadien par les Blancs, aux yeux de M.Turcotte, marque une date dont tous les Canadiens sans exception, quelles que soient leur origine et leurs opinions politiques, doivent se souvenir avec plaisir.L’idée èn est heureuse et mérite qu’on s’y intéresse.Jean-Marié NADEAU nouvelle administration le moyen de se libérer d’un haut fonctionnaire hostile ou incompétent ; elle facilitera le procédé peu retentissant des destitutions à l’amiable.Dans un quart de siècle, elle aura fait de notre jeunesse, une génération de petits rentiers, n’ayant d’autre ambition que d’aller comme Candide après une vie tourmentée cultiver en paix léur jardin.Une tempête dans mi verre d’eau Dans cette ville guindée, Toronto, où un discours de Mlle McPhail est un événement politique longuement commenté par la presse, où la visite de Mary Pickford eut pour conséquence un incident diplomatique; la controverse Hepburn-Stewart au sujet des « marcheurs de la faim » durerait encore, si les sympathiques chômeurs n'avaient à la fin décidé de rester tranquillement chez eux.Vincent BROSSEAU L’opinion de nos lecteurs Le gouvernement fédéral annonçait, il y a quelque temps, qu’il supprimerait sa contribution aux allocations de chômage.Depuis, M.Bennett, a changé d’idée.Quelques milliers de chômeurs se proposèrent alors de marcher sur la Capitale: on les a surnommés les « marcheurs de la faim » parce qu’ils se plaignent, entre autres choses, que l’Etat les nourrit mal, les loge mal et les habille mal.M.Hepburn, le premier-ministre ontarien, consentait à lès recevoir; M.Stewart, le maire de Toronto, leur refusait l’entrée de la ville.On n’ouvre pas à tout venant la grande porte de l’hôtel de ville de Toronto, n’est-ce- pas ?Là-dessus, controverse.La Ville-Reine, toujours digne, sans un sourire, débattit cette question pendant plusieurs jours.Sur jes bords du" lac Ontario, on n’est pas aussi,, formaliste que chez nous au sujet de l’autonomie municipale; M.Hepburp congédia deux officiers de police.Les chômeurs ayant,abandonné leur projet, la dispute cessa.Autrefois, les adversaires vidaient d’aussi graves querelles sur le terrain ; les chevaliers d’industrie ont remplacé les autres.Ces faits me rappellent une poésie satirique, la « Manifestation boulangiste x>.J'en citerai un quatrain de mémoire: < En descendant de Belleville, Nous étions vingt mille; En arrivant à la Colonne, Il n'y avait personne.» Lès « marcheurs de l’Ontario » n'ont pas même sorti de leur village.« Much ado about nothing » dirait.Bernard Shaw.Montréal, le 18 juillet 1934 Monsieur l’Administrateur, Les fêtes de Trois-Rivières Je vous fais parvenir ici mon chèque pour 6 mois de renouvellement de mon abonnement à votre excellent journal.C’est un plaisir rare et estimable que de lire des articles de presse quotidienne âu Canada, où l’on découvre de la pensée et ce qui est mieux une direction de la pensée, qui ne varie pas au gïé du jour et de l’événement.L’esprit critique dont font preuve vos collaborateurs est nécessaire pour former petit à petit ici une opinion publique de l’élite qui soit consciente et indépendante, et nbn à la merci de la démagogie.C’est là la seule façon d’arriver à l'ordre véritable.Il m’est agréable de lire les Commentaires de votre journal sur les courants d'idées et de politique contemporaine.J’admire vos effotts pour résoudre les problèmes spécifiquement canàdiens-français, tout en m’étonnant que malgré les oppositions ef les difficultés présentes et passées — une minorité si importante n’arrive pas mieux à faire reconnaître ses droits et Son importance.Je lis avec une satisfaction particulière les articles de MM.Oliver Asselin, Bowman et Pierre Boucher, ainsi que les reproductions de la Gazette de Lausanne.Veuillez agréer.Monsieur l’administrateur, mes meilleurs voeux de succès.Depuis deux semaines déjà se déroulent à Trois-Rivières des fêtes inoubliables.La « Porte du Souvenir », élevée à la gloire de Laviolette et de ses compagnons, a été bénite solennellement; on a dévoilé plusieurs monuments, ceux de La Véren-drie, de Pierre Boucher, de Benjamin Suite et d’autres; enfin il y aura, sous peu, dans les jardins du Séminaire de Trois-Rivières un spectacle grandiose de reconstitution historique.Commencées le 14 juillet, les fêtes se termineront le 31 août seulement.Des manifestations comme celles de .Trois-Rivières sont nécessaires.On pourrait les nommer les Fêtes du Souvenir.Elles rappellent au peuple les fastes de son histoire et, tonifiant énergique, nous engagent à continuer dans la voie que nous ont tracée les ancêtres.Les fêtes populaires sont peut-être le meilleur adjuvant du patriotisme.Sous la vive impulsion de M.l'abbé Albert Tessier, un mouvement de régionalisme intense s’est développé dans la Mau-ricie.Quiconque aime son coin de terre, son village, sa contrée, aime Son pays.C’est encore un puissant moyen d’accroître le patriotisme du peuple canadien-français que d’aviver en lui le culte régionaliste.M.l’abbé Tessier, avec une rare intelligence de notre peuple, a guidé le mouvement régionaliste qu’il a entrepris de façon que le culte de la Mauricie ne dégénère en un mesquin esprit de clocher.Le spectacle qu’on présentera les 27 et 28 de ce mois, et les 3, 4, 10 et 11 du mois prochain dans les jardins du Séminaire, reconstitue des scènes des trois grandes époques typiques de l’histoire canadienne ; la vie dans la forêt sauvage et barbare; la conquête de la civilisation chrétienne et française; l’apothéose de la culture moderne.Tout Canadien-Français qui visite actuellement Trois-Rivicres puise une magnifique leçon de fierté nationale et de patriotisme sain.Il faut en remercier les organisateurs des fêtes, aussi habiles pour avoir tiré un tel parti de leurs maigres ressources pour avoir su garder à ces célébrations leur cachet religieux et national.khi'.Sensation Comme il fallait s’y attendre, le DEVOIR cherche à tirer parti de l’accident de la rue Saint-Laurent dans sa campagne contre lé one-man-car, pour l’appeler par son nom.Dans un premier-Montréal, M.Dupire se défend de faire de là sensation avec cette affaire, tout en en tirant les conclusions qu’on devine.Or, dans le même numéro du Devoir, pendant que M.Dupire écrit, en première page : « nous n’avons pas ici le goût de la sensation », on constate que plus de la moitié de la troisième page, la principale page d’informations montréalaises, est consacrée à l’enquête du Coroner sur ce accident.Et si l’on ouvre la PRESSE, on se rend compte que le DEVOIR consacre plus d’espace à cette affaire que le journal tant honni et que son titre est aussi plus important et plus flamboyant que celui de la PRESSE.i 1:'".P.B.Dollard DANSÊREAU CHEZ W00DH0USE Grugeurs de budgets SUITÇ DE LA 1 ÈRE PAGE SOLDES D'ÉTÉ quième pour ceux l'occupant durant au moins cinq ans.A l’arrivée d’un nouveau gouvernement au pouvoir à Ottawa, il est à présumer que le ministère cherchera à mettre à l’écart un commissaire cherchant à contrecarrer ses projets tarifaires; le cabinet ne voudra pas suivre les directives protectionnistes d’un membre de la Commission nommé par ses adversaires politiques.Pour ne pas créer de mécontentements, lé commissaire sera mis à sa retraite avec une pension.Pensê-t-on que si M.Kiitg redevient premier ministre, il maintiendra à Londres son « bon ami » M.Ferguson.Il n’osera peut-être renvoyer brutalement à ses pénates le grand-prêtre de l’impérialisme, de crainte qu’il ne revienne comme adversaire sur la scène politique.L’ancien chef du cabinet ontarien sera tout probablement pourvu d’une plantureuse pension.Lé gouvernement se sera ainsi débarrassé d’un adversaire dangereux.C’est ainsi que Laurier avait fait taire.son ancien collègue Israël Tarte, coupable d’avoir voulu lui succéder un peu trop tôt et qui dans la la Patrie lui lançait chaque jour quelques flèches empoisonnées.Facilités de paiement MOBILIERS nous Georges LANGLOIS Salon, deux fauteuils et un canapé Chesterfield, solldeé et cônfortàbles, beau tissu.Salle à manger, six pièces de facture soignée : buffet, table et quatre chaises.Chambre à coucher, bonne qualité : lit de milieu avec sommier a ressorte à boudins, matelas de feutre et deux oreillers ; chiffonnier et Commode ert noyer.Ce mobilier de trois pièces vaut $149.Une aubaine à Même si vous ne vous absentez que quinze jours au cours de l'été, nous pouvons vous faire le service quotidien de V* Ordre » à peu de frais.PLateau 8511.Mi® $100 Premier Versement: $5 Mensualités: $3.96 Divan de studio, élégant, luxueux, confortable, recouvert de damas vert ou rouille, au choix ; trois oreillers, deux matelas a ressorts ; se transforme en grand lit ou en lits Jumeaux.Prix côu-rnnt : $39.Une aubaine à $24.06 -'J LES PRIMES DE L’cOÇDRE ¦ i: Premier Versement: $3 Mensualités: $2 Nous donnerons gratis, avec chaque abonnement de trois mois, un exemplaire d’un ouvrage d’OIivar Asselin sur L’œuvre de l’abbé Groulx, paru en 1923, mais qui a conservé son actualité foncière et qui, notamment, traite à un point de vue tout nouveau le sujet de l’abandon du Canada par la France.Les abonnés de six mois ou plus recevront en prime un exemplaire du recueil èn deux volumes dès écrits de Jules Fournier intitulés Mon encrier, ouvrage qui sè vend encore en librairie un dollar.Les personnes qui se sont abonnées du réabonnées depuis le 1er juin auront droit à ces primes.Prière d'en faire la demande à l'Administration.financières, et patriotes éclairés Lit à panneaux, fini noyer, matelas de feutre, sommier â.ressorts à boudins.Prix courant : $18.50.Une occasion à $12.08 Premier Versement: $3 Mensualités: $2 Dollard DANSEREAU Secrétaire-bibliothèque, noyer massif, style moderne, facture soignée ; trois tiroirs ; environ 75 pouces de haut.Prix courant : $35.Une aubaine à $10.06 Coffre de noyer massif.Intérieur de cèdre rouge, facture solide : environ 12 pouces de long.Prix courant : $21.Soldé A Brom-O-Sal est le nouveau produit efficace à soulager le mal de tête et la tension d'esprit.Brom-O-Snl chasse les réminiscen-désagréabflea de la veille en facilitant merveilleusement la digestion.En vente dans les pharmacies et les « soda-fountainq ».(r) ¦ 1 On sc souvient qu’en 1931, l’administration Houde avait signifié son congé a M.Crepeau, directeur des services nicipaux ; un an plus tard la Législature lui votait une copieuse pension de $7,500 par année.M.Crepeau qui n’a que quelque 60 ans pourra faire vieux os ; en attendant, la ville en plus des $10,000 de traitement qu’elle doit verser à son successeur, devra lui servir sa « modeste » allocation.Notre loi des pensions, soit fédérale, soit provinciale, est devenue pdur.BULLETIN D’ABONNEMENT $12.05 ces II Woodhonse & Co.Ltd mu- Monsieur l’administrateur, : Avant de quitter la ville pour vos vacances, assurez-vous de recevoir l’« Ordre » chaque jour là où vous allez.Pour une somme minime, nous vous ferons le service de notre journal.PLateau 8511.abonnés pour trois mois — six mois — un an (biffer les indications inutiles).Bien entetidu, j’aurai droit à la prime que vous offrez.[Signé] .Adresse .Veuillez m’inscrire sur la liste dé 105 ouest, rue Sainte-Catherine Rembourse ment des billet» de chemin de fer ou d’nutnlm» dnne an rayon de ISO mille# de Montréal, pour tout achat rie SlIMl.Lu marchandises sànt immagàsmic) et assurées gratuitement jusqu'à la livraisen.VOS Livraison gratuite rien marchandise» dan» nn rayon de 200 mille# de Montréal.pour tout achat de tlOO.! ! : N.B.— L’abonnement est payable d’avanée.une s : •: ¦ 1 WÊÊÊÊk mm —= L’ORDRE—Montréal, jeudi 26 juillet 1934 3 » LA PENSÉE ÉTRANGÈRE » Dernières nouvelles du Masque de fer L'homme, dans sa demeure terrestre, qui est voisine du soleil, en scrutant autour de lui au moyen du télescope, réussit à voir d’autres essaims, c'est-à-dire d’autres univers stellaires, perdus dans les profondeurs de l’espace.Les plus proches sont situés à un million d'années de lumière, c'est-à-dire à 9 quintillions et demi de kilomètres.Les autres se trouvent à des distances plus ses membres les plus sympathiques (soit dit grandes voire jusqu’à 300 millions d'an- san, ironie) w ]a paonne de l’honorable nees de lumière, cest-à-dire a deux sextil- ni- ry , e, , , r lions et 850 quintillions de kilomètres.Bla,se D,agne’ deputc du Sene8aL Ce no,r L'horizon céleste de l’homme, tel qu’il tre* mtelll8e"t « doué d’un esprit politique apparaît grâce au plus grand télescope ac- des plus subtils aimait très sincèrement la tuellément en usage — celui de l’observa- France, conscient de l'oeuvre utile qu’elle ac- Mr Lit; s rp,;‘ T?“'“r; soit 5 sextillions et 700 quintillions de ki- Ary Leblond rappelle, dans la dermere li- lomètres.vraison de la Vie, que c'est Biaise Diagne qui se fit fort, contre l'avis du gouverneur général Vollenhaven, de recruter pendant la guerre un nombreux contingent de soldats sénégalais.On sait les services que ces vaillants soldats rendirent pendant les tragiques années à la bonne cause.Les Allemands redoutaient fort le contact avec ceux qu'ils appelaient « des Français de couleur ».Ils mettaient, d'ailleurs, dans cette appellation un blâme sévère.Et les Sénégalais, évidemment, ne sont pas des Ariens.Aussi bien éprouve-t-on quelque peine, hors de France, à comprendre l’obstination des Français à méconnaître les barrières qui séparent les races humaines.Les Anglo-Saxons pensent à cet égard comme les Allemands.Lord Salisbury prenait un plaisir méprisant à traiter de « nègre » un Hindou de haute naissance qui remplissait à Londres une fonction élevée.Les Anglais traitent les indigènes de leurs colonies ave humanité, certes, mais avec une méthode froide et distante que les Français n’ont jamais admise et n'admettront jamais.Il y avait, hier, sur les bancs de la Chambre française des députés, deux noirs du plus bel ébène: le citoyen Diagne et le citoyen Candace.Celui-ci reste seul à représenter sa race.Il la représente fort bien.J'ai eu le plaisir de l’avoir pour voisin, lors d’une cérémonie coloniale.Il mettrait dans sa poche, par ses fortes qualités professionnelles, nombre de « grands hommes de province » qui se sont fait une place à Paris.On peut contester l’opportunité et la sagesse de l’attitude française à l’égard des « allogènes » d’Afrique et d'Asie.Les Allemands qui se croient volontiers issus sinon de la cuisse de Jupiter, à tout le moins de celle du dieu Wotan, déclarent criminelle la facilité française.Et M.Hitler, dans la mesure où il croit à la vengeance céleste, doit voir dans ce qu’il appelle la négrification progressive de la France un châtiment céleste.Il sera permis de lui objecter que la « race française », à l’encontre de ce qu’il affirme, se modifie bien peu.Et l’on se demande aussi, tout naturellement, pourquoi l’Allemagne réclame avec tant de violence la res- Le Fisc et les Dadaïstes Les peuples et les races (De la Gazette de Lausanne,) Le Parlement a perdu récemment un de titution de ses colonies africaines, si elle voit dans le mélange des noirs avec les Ariens un danger si épouvantable.Pense-t-elle pouvoir empêcher les mélanges?Elle ne les a pas empêchés au Togo ni au Cameroun quand elle y était maîtresse.Elle ne les empêcherait pas plus demain.Mulâtres et métis ne forment peut-être pas un « matériel humain » de premier ordre.On a écrit des milliers de volumes sur ces questions ethniques, autrement complexes que ne l'imaginent M.Hitler et les pseudo-savants de son entourage, mais ces mélanges de races sont inévitables dans les colonies.La Croix gammée se met en contradiction avec elle-même en réclamant une mesure propre à augmenter le « chaos ethnique ».De la Nation Belge : Nous avons sous les yeux un bien curieux grimoire.C’est un spé nen du formulaire relatif à la contribution de crise qui sera annexé à notre prochaine feuille d’impôts.Recto français, verso flamand ou réciproquement.L'étonnant, c’est qu’on a beau retourner le papelard dans tous les sens, avec ses colories.ses accolades, ses cases, ses renvois, ses astériques, ses pointillés, il lient toujours debout, comme si c’était un authentique chef-d’oeuvre de M.Paul Klee.Que l’administration des finances ail versé da.:- l’expressionniime le plus tourne-boulatoire, le surréalisme le plus affolant et le dadaïsme le plus infantile, n’était plus un secret.Seulement voilà.Quand M.Jean Miro ou M.Max Ernst présentent leurs énigmes, chacun est libre de les résoudre au grc de sa fantaisie.Chacun est encore libre de n'y point prêter d'attention.Mais essayer un peu de traiter par le dédain les Cucibr allons du fisc, comme, par exemple, ceci : (Du Temps de Paris) T'XANS un agréable ouvrage sur le Médecin J—/ de la reyne, M.Louis Vernadeau soutenait récemment une thèse que notre éminent confrère M.G.Lenotre a exposée ici même.Le Masque de fer serait un certain Marc de La Mo'rélie.Cet infortuné, ayant découvert dans les papiers de son beau-père, le docteur Pardoux Gondinet, médecin de la reine, le prôcès-verbal de l’autopsie de Louis XIII, serait allé le montrer à La Reynie.Or, ce procès-verbal établissait que Louis XIII ne pouvait avoir d’enfants : d’où la mise au secret de La Moreliè.Nos lecteurs ont trouvé hier dans le Temps une lettre de l'un de ses descendants, d'où il ressort que Pardoux Gondinet n’a certainement pas autopsié Louis XIII, et qu’au surplus La Morelie est mort dans son lit.Si bien qu’il ne resté rien de la curieuse historiette limousine recueillie par M.Louis Vernadeau.C’est au reste le sort ordinaire de cès traditions orales et populaires.Sitôt qu'on veut les vérifier, elles s'évanouissent; les biographes de Rabelais en savent quelque chose.C'est, semble-t-il, dans la correspondance de Madame Palatine, à la date des 10 et 22 octobre 1711, qu’on trouve mention, pour la première fois, d’un homme qui « est resté de longues années à la Bastille, et y est mort masqué.Il avait à ses côtés deux mousquetaires pour le tuer, s’il ôtait son masque.Il a mangé et dormi masqué ».Madame ajoute que c’était « un mylord anglais qui avait été mêlé à l'affaire du duc de Ber-wyck contre le roi Guillaume ».où l’on donna à l'inconnu ces compagnons peu reluisants (peut-être par humanité) d'autres détenus étaient seuls dans leurs cellules.L’homme au masque mourut le 19 novembre 1703, et fut enterré le lendemain dans le cimetière Saint-Paul, paroisse de la Bastille, sous le nom de Marchiel ou Mar-chiolly.Etait-ce son vrai nom?Bien entendu, presque personne ne l'a jamais cru.L’opinion publique a préféré que le Masque de fer fût un personnage considérable et romanesque.C’est bien naturel.On a beaucoup dit qu’il n’était autre que le comte de Vermandois, fils de Louis XIV et de Louise de La Vallière.Et d'autres ont prétendu qu'il était le duc de Beaufort, le « roi des Halles ».Et d’autres, le duc de Monmouth, fils de Charles II et de Lucie Walters.Et d’autres, le surintendant Fou-quet.Et quelqu’un a dit qu'il était Molière, victime des jésuites I Etc., etc.Tout cela sans la moindre preuve.Car le comte de Vermandois est mort en 1683, le duc de Bèaufort en 1669, le duc de Monmouth en 1683, Fouquèt en 1680, Molière en 1673, et nous n’avons pas d'indice qui nous permette d’en douter.Mais on a surtout soutenu que le Masque de fer était un fils d’Anne d’Autriche et un frère de Louis XIV, tantôt frère jumeau, tantôt frère aîné, tantôt frère légitime, Louis n'étant en ce cas qu’un bâtard.Cette hypothèse merveilleusement excitante a été formulée par Voltaire.N’allons pas jusqu’à dire qu’il l’a inventée: elle devait courir sous le manteau.Mais, enfin, il l'a lancée, rendant ainsi de bien grands services à Alexandre Dumas et à une foule de gens d’imagination, tel celui qui inventa que le Masque de fer, frère aîné de Louis XIV et héritier légitime du trône, s’était marié, dans la prison des îles Sainte-Marguerite, à la fille du gouverneur, M.de Bonpart.Leurs enfants ayant émigré en Corse, c’est ainsi que les Bonaparte se seraient trouvés descendre en droite ligne d’Henri IV et de Louis XIII.L’histoire eut quelque succès, car il en est question dans un manifeste vendéen.Napoléon 1er constate philosophiquement, dans le Mémorial de Sainte-Hé-lcne, que telle est la platitude des hommes que le Sénat l’eût sans doute entérinée s’il le lui eût demandé.On n'en doute seul instant.La solution la mieux justifiée est celle de M.Funck-Bréntano.Il reconnaît dans le Masque de fer un certain Mattioli, favori et ministre d’Etat du duc de Mantoue.Au nom de son maître, ce Mattioli vendit Casai à Louis XIV pour cent mille écus, plus commission de cent doubles louis et d'un diamant de prix.Après quoi il vendit en Europe le secret de'ce marché, trahissant à la fois son maître et le roi de France.D’où fureur de Louis"-XIV.Attiré à trois milles de Pignerol, le 2 mars 1679, Mattioli fut enlevé par une ddûzaine d’hommes qui, sous la conduite de Câlinât en personne, violèrent secrètement la frontière, et il fut remis aux mains du gouverneur de la forteresse, M.de Babil-Mars.L’homme au masque, ce doit être lui.En effet, la lettre à l’abbé d’Estrades où Louis XIV approuve qu’on enlève Mattioli et ordonne qu’on l’enferme à Pignerol, « sans que personne en âit connaissance », se termine par cès mots: « Il faudra que personne ne sache ce que cet homme sera devenu ».Et une brochure de 1682 raconte que Malpoli fut enlevé par des cavaliers qui « le masquèrent » en le conduisant à Pignerol.D'autre part, nous savons les horns des cinq prisonniers qui se trouvaient dans cette forteresse quand Saint-Mars la quitta pour se rendre à Exiles, ét nous pouvons nous assurer que trois d’entre eux étaient décédés en 1697; l'homme au masque, qui ne mourut qu’en 1703, est donc nécessairement un des deux autres, qui s’appelaient Dauger et Mattioli.Et il est sans doute le second, puisque lé nom sous lequel il fut inscrit sur les registres, Marchiel ou Marchioly (prononcez à l'italienne Mar-kicl, Markioly), est le sien même, légèrement déformé à la française selon l’usage du temps: quand il parle de son prisonnier, Saint-Mars l'appelle Martioli.Tel est l’essentiel dé la démonstration de M.Funck-Brentàno.Lair avait jadis soutenu que l’homme au masque était au contraire Dauger.Cette idée a été reprise, il y a deux ans.Eustache Dauger, chevalier de Cavoye, était un dévoyé, un « homme du milieu »; il devint l’amant de la Brinvilliers et fut mêlé à l’affaire des poisons.Il connaissait peut-être de dangereux secrets.Mais quand on voit que tant d’autres de ses complices furent impitoyablement condamnés à mort, on se demande malgré soi pourquoi l’on n'adopta pas à son égard une solution plus simple qu’une mise au secret si coûteuse et compliquée: car enfin, songez qu'un officier comme Saint-Mars lui était en quelque sorte consacré, ne devait pas le quitter d’une semelle, et n’était même pas Autorisé à s’en aller én congé.Pour Mattioli aussi, on se le demande un peu, avouons-le.En effet, nous avons vu depuis lors des violations de frontières infiniment plus audaciéusès que celle que se permit Louis XIV: il y a notamment l’enlèvement encore récent d’un certain général russe, en plein Paris.Faut-il donc croire que la moralité politique a considérablement diminué clans tous les pays depuis deux siècles?.J'en suis absolument persuadé.Ce n'est que l’hypocrisie publique qui a augmenté.Jacques BOULENGER Cet horizon s’élargira-t-il encore?Le savant répond affirmativement et dit que, une fois achevé le télescope de cinq mètres d'ouverture présentement en construction, l’univers visible sera dix fois plus grand et ses limites seront portées à des distances qui confondent l’imagination.Jusqu’à ce jour, on a découvert environ cent millions de systèmes stellaires, lesquels se meuvent dans l’espace à une vitesse pouvant atteindre 25,000 kilomètres à la seconde.• i.Elle n’arrive pas à « se déjudaïser », Pourquoi aspire-t-elle à se « négrifier »?Malgré les persécutions dont les Juifs sont l'objet, dans le Reich, depuis plus d’un an.malgré les expulsions en masse, Israël, en effet, s’obstine, Israël relève la tête.Et tout porte à croire que la chasse à l’homme va recommencer.Le journal du ministre de la propagande, Der Angriff, publiait, il y a quelques jours, ces lignes: « Il est nécessaire au bout d’un an de reviser les rapports entre Juifs et non Juifs.» Le porte-parole de M.Goebbels déclarait ensuite que les Juifs « recommencent à se comporter d’une manière consciencieusement juive, c’est-à-dire bruyante et insolente ».Une nouvelle correction s’impose, concluait Y Angriff.Quand on a un coeur dans la poitrine, comment pourrait-on ne pas craindre pour les Juifs d’Allemagne un renouveau d’épreuves sanglantes?Ils s’étaient courageusement « réadaptés » à la vie inférieure et difficile où les contraint l’Allemagne du Troisième Reich.La dernière livraison des Cahiers juifs (Alexandrie-Paris, no 9) apportait récemment des précisions intéressantes sur le courage avec lequel les étudiants juifs allemands ont planté.là l’étude de la médecine et du drot pour devenir agriculteurs ou simples artisans.Sous cette nouvelle et humble figure, ils gênent encore M.Goebbels et les purs de la Croix gammée.Quel spectacle ! A Le Daman est plu» économique l’asphalte naturel de roche et offre pour les routes canadienne» soumise» à un climat rigoureux l’avantage supplémentaire de n’être point glissant.que Régularisation de la contribution nationale de crise à charge de redevable, lorsque les rémunérations et al!—lions à charge de l’Etat, ainsi que les profits et bénéfices du mari et de la femme (col.1 à 6.litt.a + b) atteignent au moins 25,000 fr.au total ou, lorsque les rémunérations et allocations à charge de l’Etat (col.3 et 6, litt.a + b payées ou attribuées à des personnes qui habitent et vivent en commun atteignent le chiffre de 25,000 fr.précité (R.330 — Arrêté royal du 15 juillet 1933).(r-c) Reprise ?Allons-nous vers une reprise des affaires ?La crise économique est-elle sur le point de prendre fin ?Il ne se passe guère de jour sans que l’un ou l’autre spécialiste des questions économiques nous annonce de « sérieux » indices de reprise.Aussi se prend-on tout doucement à espérer.Sans doute la note juste est-elle donnée par cet industriel du Lancashire qu’un visiteur interrogeait dernièrement sur la marche des affaires.— Eh bien ! comment cela va-t-il ?lui demanda le visiteur.— Pas trop mal, je vous remercie.— Les affaires commencent tout doucement à reprendre, hein ?— Aucun .doute, elles reprennent.Ainsi, l’année dernière à pareille époque, mes métiers étaient à moitié vides.— Ah ! Et maintenant ?— Maintenant ?Mais, mon cher, ils sont à moitié pleins.Cette histoire de prisonnier masqué parlait beaucoup à l'imagination: aussi eut-elle dès l'origine un succès qu elle n'a pas pérdu.On conta que le masqué était d'à-ciér et que sa mentonnière à ressorts permettait au mystérieux détenu de manger sans le quitter.On expliqua que le gouverneur de la prison des îles Sainte-Marguerite lui marquait une déférence extrême, et Voltaire ajouta que Louvois, étant allé le voir, « lui parla debout avec une considération qui tenait du respect».L’homme au masque était servi à table par le gouverneur; admirablement vêtu, il aimait de passion le linge fin et les belles dentelles.« Un jour, dit encore Voltaire, le prisonnier écrivit avec un couteau sur une assiette d’argent et jeta l’assiette par la fenêtre, vers un bateau qui était au rivage, presque au pied de la tour.Un pêcheur, à qui le bateau appartenait, ramassa l’assiette et la porta au gouverneur.» Celui-ci le fit retenir jusqu’à ce qu’il se fût assuré que le homme était illettré: «Allez, lui .Et cela par 28 degrés à l’ombre ! Quand on pense qu'il y a des gens, et qui se disent cultives, qui trouvent quelque obscurité au Cimetière Marin de M.Paul Valéry ou qui s’embrouillent dans les incidentes de M.Marcel Proust.Aucune loi, pourtant, n’astreint les contribuables à lire ces auteurs réputés difficiles et encore moins à les comprendre.Mais la loi, que nul n’esl sensé ignorer, astreint même les moins lettrés à déchiffrer les grimoires autrement compliqués de M.le contrôleur des contributions.Un homme charmant, entre nous, qui avouera n’y en comprendre lui-même mais qui Vous collera 'roidçmenl à l’amende si Vous ne comprenez pas.Peut-être y a-t-il quelque chose d’excessif dans le laisser-aller et dans le « bon-garçonnisme » français aux colonies, mais combien plus excusable cette conduite que la cruauté systématique des autorités nationales-socialistes! Les France, dans cette affaire, se conforme bien mieux que l’Allemagne tant à l’esprit de l’Evangile qu’à l’enseignement simplement humain des meilleurs philosophes.Maurice MURET pas un GALLO Quels que soient vos problèmes de placement, le Crédit Anglo-Français se fera un plaisir de vous renseigner au meilleur de leur connalssancè.Voyez-Ies ou téléphonez.HArbour 7289.pauvre dit-il, vous êtes bien, heureux de ne pas savoir lire.» Dans une autre version, du P.Papon, l'assiette devient une chemise couverte d'écriture, qu'un moine trouva sur l'eau; l'ayant portée au gouverneur, il eut beau protester qu'il n'en avait rien lu; deux jour après on le trouva mort dans son lit.une (r-e) ."" Rescapé > « f : Par ailleurs, un certain Chevalier, major de la Baitille de 1749 à 1787, rapporta qu’après la mort du îprisonniér masqué on brûla tous les meubles et ustensiles de sa cellule, ce que le P.Griffet corrobora en 1769, non sans ajouter qu'on fit gratter et reblanchir les murailles, et qu'on défit et remplaça les carreaux du plancher, tant on craignait qu'il ne s'y trouvât quelque papier caché; mais on sait aujourd'hui que le P.Griffet n'avait d’autre source que Chevalier, lequel avait été nommé major de la Bastille quarante-six ans après la mort de l'homme au masque; et tout cela retire beaucoup d’importance à leur témoignage.Voilà la légende.Et voici maintenant ce qu’on sait de précis par diverses mentions du journal du sieur Du Junca, lieutenant du roi à la Bastille; par une lettre du sieur de Saint-Mars, gouverneur de Pignerol, puis d’Exiles, puis des îles Sainte-Marguerite, puis de la Bastille, datée du 6 janvier 1696; et enfin par une lettre de M.de Pàlteau, petit-neveu du précédent, datée du 19 juin 1768, à laquelle nous n’accorderons pourtant pas trop de crédit, quoiqu'elle rende un accent de vérité, car elle est bien postérieure aux événements.A Pignerol, Saint-Mars avait cinq prisonniers.Nommé gouverneur d’Exiles en 1681, il reçut l’ordre d’emmener deux d'etitre eux, « lesquels n’ont point d’autre nom que messieurs de la tour d’en bas ».En 1696, étant aux îles Sainte-Marguerite, il décrit les précautions minutieuses qu’il prend pour que ses détenus, notamment « ancien prisonnier », ne communique avec nul autre que lui ou ses deux lieutenants.Et Du Junca note sur son registre, le 18 septembre 1698, que M.de Saint-Mars, nommé gouverneur de la Bastille, y est arrivé ce jour même, « ayant mené avec lui, dans sa litière, un ancien prisonnier qu’il avait à Pignerol, lequel il fait tenir toujours ' masqué, dont le nom ne se dit pas ».Ainsi l’homme au masque, c’est cet ancien prisonnier que Saint-Mars avait à Pignerol.aux îles Sainte-Marguerite et à là Bastille.Il avait eu l’ordre de l'emmener avec lui lorsqu’il devint gouverneur de cette dernière forteresse en 1698.Il le fit voyager, soit dans sa propre litière, soit dans une litière qui précédait la sienne, sous escorte.L’homme était masqué, non de fer, mais de velours noir, et on lui voyait les dents et les lèvres (il portait donc un loup).A la Bastille, il fut d’abord placé tout seul dans une chambre.Mais le 30 avril ans et demi après son arrivée, on lui donna Comme compagnons un nommé Maranville, ancien afficier, « mauvais sujet», fort gueux et mal vêtu, âgé d’environ soixante ans, et un nommé Tirmon, domestique.Tirmon fut transféré à Bicêtre, où il devint fou, et Maranville passa de la Bastille à la prison « ouverte » de Charén-ton, où lés prisonniers frayaient beaucoup avec l’extérieur.Bref, on ne prit pas la moindre précaution pour s’assurér de leur discrétion.Et il est à noter qu'au moment S180 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.Le mot « rescapé » est banni de la langue.Nos immortels n’en veulent point dans leur ineffable dictionnaire.Ce gui n'a guère d'importance puisque lorsque ce monument des « invalides de ta littérature » paraîtra, nous serons tous morts, et eux aussi.Cet ostracisme est cependant une injustice.Car « rescapé » est aujourd'hui d’usage courant.Le mot a son histoire, tragique et eu- t’MtMJW’ SERVICE CONFORT l RAPIDITÉ SÉCURITÉ D AU.W AV5 rieuse.C’était en 1906.Une effroyable catastrophe avait dévasté les mines de Cour-rières.Dans les galeries, mille hommes étaient restés, tués par le grisou.De tous les coins du globe, les reporters accoururent.Et sous l’affux des télégrammes, les P.T.T.ne savaient plus où donner de la tête.Un télégraphiste, M.Jules Godin, trouva dans une dépêche le mot picard « recappé ».Une coquille, en pareil moment, est bien excusable.¦ Il transmit « rescapé ».Le terme a fait fortune.« Rescapé », qui s’apparente sans /ç vouloir à ï € escapé » de la fauconnerie, à /’ « escapade », qui désigne « la liberté qu’on se donne contrairement à quelque obligation », et à l'anglais « escape » qui signifie aussi « échapper », est entré dans la langue, avec son atmosphère de catastrophe.C’est un bâtard, dont la signification est, hélas ! bien moderne.Il enrichit le dictionnaire du sens nouveau.tragique de : « qui revient de loin.fut frôlé par la mort.s’en est sorti par miracle.» L’Académie l’a prescrit.Mais il a st souvent vu la mort de près ! Il ne craint pas ce coup fatal.N’en déplaise aux pontifes, il en .res- ! Utiliser le chemin de fer c’est hâter le retour de la prospérité.?\ Le réseau du Canadien National compte 23,750 milles de voies et 4,954 gares ou stations, dont 386 aux Etats-Unis.En 1933, il a transporté 9,434,000 voyait a payé $95,000,000 geurs et 31,000,000 de tonnes de marchandises, en salaires à 76.000 employés.son / Ces chiffres sont éloquents; ils disent l'importance d’un système de transport qui fonctionne en toutes saisons et qui, dans certains cas, est le seul à pouvoir rendre les services désirés.Cette importance et cette fidélité à servir le public seraient des motifs suffisants à l’encouragement que le Canadien National est en droit d’attendre du public, mais il y en a d’autres.A-t-on réfléchi que la prospérité du réseau National est si étroitement unie à celle du pays qu’utiliser ce réseau c’est servir la nation et assurer son progrès économique.Le Canadien National offrant, de plus, avec l’excellence de ses services, toutes les garanties de confort et de sécurité d’un chemin de fer de première classe, vous avez les meilleures raisons de le choisir pour l’expédition de vos marchandises et Vos déplacement» en tous tempe.! ! \ capcra.ATH0S (Havre-Eclair) Y»l Les limites de l’Univers visible t Jusqu'à quelle distance l’homme peut-il voir, au moyen des puissants télescopes modernes, les lointaines entités cosmiques de l’espace?En d’autres mots, à quelle distance se trouvent les frontières de l’Univers visible?Le savant E.Hubble vient de répondre à cette question dans une communication présentée à l’Académie américaine des Sciences.Notre système stellaire, dit-il.peut être comparé à un formidable essaim d’abeilles voyageant dans l'espace.Le nombre d'abeilles composant l'essaim est évalué à cent milliards et l’une d’elles est notre soleil.Les chemins de Jet délivrent, t M, des billets
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